Bonsoir, bonjour,

bref... Une revenante !

Oui, je sais, j'ai encore beaucoup à faire

mais bon manque de temps,

d'envie, de motivation,

Je vous remercie pour vos message,

habituellement, je réponds à chacun,

mais je ne sais même plus où j'en suis,

cela n'enlève pas l'importance de vos review,

c'est bien parce que vous êtes là que je poste

un nouveau chapitre...

Je vais essayer de m'y mettre plus,

de finir au moins ce que j'ai commencé.

Je vous fais un gros bisous,

et j'espère que vous apprécierait ce nouveau chapitre...

à +...


Once upon a time…

Cric, cric, cric…

Le bruit métallique d'une clé resserrant un boulon résonnait dans cette nef immense baigné dans les ténèbres disparaissant çà et là sous les cloches métalliques ne tintant aucun son mais vomissant leur lumière jusqu'au sol en béton gris….

Cric, cric, cric…

Fur le seul chant entendu en ce lieu dans les profondeurs de la nuit…

Cric, Cric, cric..

Elle embrassait la forme, assurant, grâce à la main ferme et expérimentée qui la maniait, une tenue parfaite.

Cric, cric, cric…

Un silence, puis d'un œil avisé, un autre endroit à serrer se fit repérer.

Cric, cric, cric…

Un son que cet homme connaissait depuis qu'il fut enfant…

Cric, cric, cric…

Enfin… l'instrument arriva au son ponctuant la fin de sa phrase, le son du métal se posant sur le bois d'un établi. Alors une onde se propagea, impactant imperceptiblement les objets autours d'elle. Le seul mouvement perceptible fut la houle du liquide ambré remplissant la moitié d'une bouteille en verre. Aggravant la houle, la main calleuse, experte et négligemment nettoyée par un chiffon, la saisit, dévissa le bouchon et versa dans un verre vidé depuis peu le fameux nectar.

Oui un nectar, du moins, les deux liquides ont en commun cette couleur… celle de l'ambre le plus sombre, seulement les effluves qui en émanaient dévoilaient un parfum fort d'alcool, mais aussi de tourbe, loin de la douceur sucrée du premier jus… Tourbé, exceptionnellement tourbé, peu appréciait ce goût particulier, ce goût de terre… ce gout minéral… ce goût de métal… ce goût de fer.

Lui, il l'aimait ce goût ferreux, tout comme son père l'aimait… Son père… tout revenait à lui cet absent de toujours, le bruit, c'était lui, le goût c'était lui, cette odeur d'huile et d'essence, c'était lui. Il était partout dans sa vie, partout, sauf avec lui. Et qui en a quelque chose à faire d'où il est passé ? Personne n'en n'a rien à faire du passé, surtout pas lui. Mais cette nana…

- Tsss… siffla-t'il, agacé, ce qu'elle pouvait l'emmerder celle-là, pensa-t'il avant de vidé ce verre qu'il venait de remplir.

Il posa le verre sur l'établis puis repris la bouteille pour le remplir à nouveau…

- Tu sais que tu es sensé le savourer, reprocha faussement une voix d'homme.

Le buveur se contenta de grogner avant de prendre une pince suspendue au mur. Il repartit alors en direction d'une Porsch de couleur jaune donc le capot ouvert laissait voir ses entrailles.

- Putain de voiture de p'tite bite, maugréa-t'il alors qu'il s'accroupissait pour attendre la mécanique.

L'intervenant, adossé à un plan de travail derrière le mécano, le regardait impassiblement de ses yeux rouges. Les bras croisés contre son torse, il resta perplexe quant à la présence de l'autre homme ici.

- Tu sais quand Sting t'a parlé de sa bagnole, je crois pas qu'il s'attendait à ce que tu rappliques dans le garage du club à trois heure du mat'… un lundi, soupira alors le spectateur.

Aucune réponse… En même temps, l'inverse l'aurait étonné. Las, il soupira, il mit les mains dans les poches avant de son jean noir soulevant les flancs de sa chemise grise, puis il se redressa et marcha nonchalamment auprès du mécanicien aux piercings. Enfin il se posa à un piler de béton tout près.

- Gajeel ? Il se passe quoi ? Demanda-t'il avec sérieux et une pointe d'inquiétude.

- J'ai plus d'garage, si t'es pas au courant, répliqua alors Redfox sans regarder son interlocuteur.

- Ça je sais, ceux de Phantom l'ont cramé…

Le Kurogane hoqueta, puis il leva la tête afin d'ancré son regard dans celui de l'autre homme. Ce dernier continua…

- Je sais qu'ils te cherchent, tu crois que j'ne suis pas ce qu'ils deviennent… Gajeel, si t'as des emmerdes, j'peux…

- T'mêles pas d'ça, Raios ! Ragea Redfox qui s'était redressé brusquent afin de surplomber le jeune homme de sa hauteur.

L'idée qu'il s'impliquât à nouveau dans les affaires de Phantom lord rendait le ténébreux furieux et cela se voyait clairement en cet instant. Une étincelle brûlait dans ses yeux, immédiatement, le jeune homme la perçut, il savait qu'il venait de réveiller le dragon… Au fond, il ne pensait qu'à son bien avec sa manière bourrue. Le jeune homme se mit à sourire puis se gratta l'arrière du crâne, penaud d'avoir osé proposer son aide. Il haussa les épaule…

-Avec Yukino, on va bientôt partir en voyage de toute façon, on n'a pas encore eu notre lune de miel, dit-il avec un sourire en coin. J'ai pas vraiment le temps de m'occuper des gangs de toute façon, rit-il.

Une expression sévère au visage, le Kurogane retourna auprès de son verre. Rogue baissa la tête, toujours intrigué par la présence de Redfox… Ce dernier posa son verre.

- La bagnole du branleur est réparée, annonça-t'il.

- Enfin… Je crois pas que Sting en aura besoin prochainement, dit le jeune homme. Il est plus branché familiale depuis la naissance de Lévy.

- Hein ? Fit le ténébreux intrigué en se retournant.

- Ouais, sa fille, il l'a appelé Lévy comme une amie à lui qui est morte, y a pas longtemps… une chic fille, ajouta Rogue, tristement.

Décidément, elle lui revenait toujours dans la gueule celle-là… Redfox soupira, las.

- Il se ferait greffer des seins pour pouvoir allaiter à la place de Minerva, s'il pouvait. Enfin… pas de quoi venir à trois heures du mat', ironisa Cheney.

- Tsss… Tu te plains comme une gonzesse, envoya Redfox, nettoyant avec un chiffon ses outils.

- Tu devrais peut-être t'en trouver une, ça t'éviterai de réveiller les potes pendant tes insomnies, proposa le co-directeur du Sabertooth.

- J'ai pas besoins qu'on me casse les couilles en permanence… Puis j'ai pas besoins que tu me chantes une berceuse, Raios, t'as qu'à aller te pieuter, répliqua le brun.

- Ouais… il faudrait encore qu'elle te supporte. Soupira le jeune homme pour la forme. Bref… Je vais aller « me pieuter », abdiqua le jeune homme en voyant que discuter avec Gajeel ne mènerai à rien.

Il tourna les talons et se dirigea vers la porte, il saisit la poignée et s'arrêta un instant…

- C'est Rogue, maintenant, rectifia-t'il.

- Gihi, eut-il en guise de réponse.

Un léger sourire se dessina sur son visage, il s'effaça quasiment aussitôt.

- Fais attention à toi, murmura Rogue avant de sortir du garage.

Le silence revint alors, seul le bruit des outils posés sur le plan de travail résonnait. Gajeel rangeait consciencieusement le matériel, il détestait lorsqu'un garage soit en désordre… Ne pas trouver un outil, quand il faut, rien de plus chiant… Des pas se firent entendre, de l'ombre, un homme de grande taille, bien bâti, noir, vêtu d'un costume gris et d'une chemise mauve, vint se placer sous la lumière derrière le Kurogane. Gajeel ne se retourna pas…

- Merci d'avoir attendu qu'il parte, dit simplement Redfox.

- Je n'ai rien contre Raios, confirma l'homme avec une voix grave et suave.

- Tu t'es décidé à te montrer… Boze.

- Je suis obligé, t'as tué tous les mecs que je t'avais envoyé, répondit Boze.

- ça t'apprendra à déléguer, reprocha Gajeel.

- Qu'est-ce que tu crois ? Que je suis comme José ou toi ? J'ai forcé aucun de ces types, ils avaient tous envie d'avoir ta peau… C'était leur manière de mettre fin à Phantom, tuer le chien enragé de José, répliqua l'homme avec conviction. T'as pas changé, t'es toujours aussi nuisible.

- Tu crois ça ?

- T'es bien le toutou d'Ivan, maintenant.

- Ouais, soupira Redfox avant de se retourner pour faire face à son interlocuteur. Et tu comptes me buter, tout de suite ?

- Pas ici, répondit Boze.


Gajeel fumait sa cigarette tandis qu'il était assis dans la voiture de Boze, ce dernier avait mis de la musique de la funk… Pas vraiment le style du ténébreux. Il zieuta la main droite du conducteur, il lui manquait deux doigts. Ces deux doigts, Gajeel se souvenait très bien du moment où… il lui avait coupé. Sous l'ordre de José, phalanges par phalanges, Boze le suppliait d'arrêter, mais il continuait… Avait-il eu le choix ? Pas vraiment. Avait-il éprouvé du plaisir ? Il ne serait le dire avec certitude. Torturer, tuer… Il pensait que c'était ça sa véritable nature… Il pensait qu'il prenait son pied avec ses trucs de sadique… Mais ce qu'il aimait, ce qu'il aimait vraiment… C'était cette sensation de puissance. Il terrifiait ses hommes et ça lui allait, c'était toujours mieux que de finir comme une merde dans la rue. Puis c'était pour elle… pour Wendy.

Boze stationna près d'un entrepôt sur les docks… Toujours le même genre d'endroit, ironisa Gajeel pour lui-même.

- Descends, fit le noir.

Le Kurogane obtempéra comme il le faisait depuis le début. Après tout, il était vraiment un chien. Un sale clébard qui montre ses crocs à chaque main qui s'approche de lui. Un clébard qu'il faudrait piquer… Il devait s'avouer qu'il était crevé… Rogue avait eu raison, il aurait dû dormir… Le problème… dès qu'il ferme les yeux, il la voit elle, avec cette déception dans les yeux. Pourquoi elle veut pas sortir de sa tête ? S'agaça Redfox tout seul alors qu'il marchait jusqu'à l'entrepôt. Boze ouvrit la porte de tôle et il les vit… La meute. Ces hommes, une partie de Phantom, le fixaient rageusement, tellement de haine dans leurs yeux.

Gajeel avança affichant un masque inexpressif comme il savait si bien le faire. Il ne pouvait pas leur en vouloir de le haïr… Lui-même, il se donnait envie de gerber. Chacun de ces hommes, ils les avaient torturés, ou bien, il avait tué un ami… une vermine, personne d'innocent, il pouvait être sûr de ça. Mais même les vermines peuvent avoir des sentiments…

D'un coup d'œil, il prit connaissance de ce lieu… Alors c'était ici qu'il allait crever… il vit des pièces détachées de voiture… Quelle ironie !

- Alors Kurogane ? Tu la ramènes plus ? Hein ? Lança un des hommes.

Ils commencèrent à l'insulter, à lui cracher dessus… Ils peuvent pas plus ces minables… Maintenant, il comprenait pourquoi Boze avait rappliqué. Il ne reste que des trouillards, incapable de tenir un flingue sans trembler, courageux uniquement parce qu'ils étaient nombreux. Le Kurogane resta impassible, il avança jusqu'à un cercle de lumière.

Il était crevé de tout ça… Il n'avait pas envie de se battre, plus envie… Comment trouver la volonté, plus il se battait plus cela semblait difficile… De vivre. Il est qui en réalité ? Gajeel Redfox, le Kurogane, un dragon… ça lui avait rapporté quoi ? Wendy était en sécurité et toutes ses embrouilles entre les Dreyar, il n'était qu'un chien, encore, comme d'habitude. Il obéissait à ses maitres, incapable de faire des choix pour lui… inexistant. Il pensait être un grand, alors qu'il n'était qu'un paumé. Elle…elle le savait cette flique, Lévy Macgarden. Elle le savait qu'il était seul… et les autres s'en sortiraient beaucoup mieux sans lui. Il était temps de payer ses dettes… tableau noir.

Il entendit un cliquetis, puis il se retourna. Sans surprise, Boze pointait une arme sur lui. Voilà… Le moment… Gajeel n'avait étrangement pas peur, il resta immobile, fixant son bourreau, incitant à vite finir. Seulement, Boze n'était pas un assassin, jamais il n'avait tiré sur une personne désarmée, cela ne faisait pas partie de ses principes. Les autres l'encourageaient à le faire, mais il continuait à hésiter.

- Qu'est-ce que t'attends ?! Vas y ! Ordonna Gajeel.

- Tu vois même ce chien veux mourir Boze, tues-le, dit un homme.

Boze tremblait…

- Putain ! Fais-le ! Hurla Redfox.

Alors Boze calma sa main, mettant fermement en joue le brun, décidé, quand… la porte du hangar s'ouvrit avec fracas, laissant apparaitre une silhouette imposante avec un manteau posé sur les épaules.

- Bien, bien, bien… Une petite sauterie ! S'exclama la voix caverneuse de la silhouette.

Les hommes présents le reconnurent et se raidir de frayeur… Des murmures se firent entendre alors qu'il entrait tranquillement par la même voie qu'avait emprunté Gajeel plus tôt. Boze, pétrifié par la peur, regardait l'homme venir à lui. Il déglutit…

- Lu-Luxus, réussit-il à articuler.

Luxus passa tranquillement à côté de lui sans rien dire, se dirigeant droit devant Gajeel.

- T'as rien à foutre ici, l'éclair, ragea le ténébreux.

- Espèce de connard, dit sur un ton monotone le balafré.

- Qu…

Luxus frappa avec son poing droit dans le ventre de Gajeel, ce dernier se plia de douleur et se mit à cracher du sang. Le blond n'y était pas allé de main morte. En réalité, il ne le faisait jamais. Luxus se baissa doucement…

- Bouges-toi le cul, connard, t'as pas fini ton job, lui murmura-t'il.

Se redressant, il tourna les talons et reparti avec sa nonchalance habituelle en direction de la sortie.

- Je vous le laisse, annonça-t'il avant de sortir.

Motivée par l'affaiblissement qu'avait provoqué Luxus, la meute se rua sur le dragon. Gajeel essuya le sang de sa bouche, se relevant.

- Désolé, mais ma famille m'attend, dit-il avant de disparaitre sous ses assaillants.

Sous ce ciel crépusculaire, une fumée s'élevait, traçant de multiple méandre vaporeux en ce matin naissant. En dessous, assis sur un banc, il regardait le lointain de ses yeux verts. Il reprit son cigare en bouche… un moment seul. Normalement, il n'avait plus vraiment le droit de fumer, sa démone de femme lui interdisait. Mais il était difficile de se priver d'un vice aussi apaisant, au pire, elle sentirait cette odeur boisée, puis elle le…punirait. Il pouvait s'empêcher de sourire à cette pensée, sa femme semblait certes être aussi douce que du coton, ce que tout le monde aimait en elle. Cette beauté exceptionnelle, cette douceur, cette générosité, les qualités qu'elle mettait toujours en avant, autant lorsqu'elle s'énervait elle pouvait être un véritable…démon. Beaucoup la craignait, pas lui, il trouvait cela plutôt irrésistible chez elle…sa démone… Soufflant sa fumée, il soupira, il préférait largement être avec elle dans leur lit en ce moment que d'avoir à sauver le cul d'un crétin. Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour protéger ces abrutis ? Il entendit alors la porte du hangar s'ouvrir, puis des pas venant vers lui péniblement… Une jambe qui trainait, des grognements de douleur, des halètements effrénés, pas de doute, le nouveau venu allait lui gâcher se moment de tranquillité. L'homme blessé se laissa tomber sur le banc aussi sous un râle de douleur. Luxus le zieuta rapidement, son coéquipier était dans un sale état pas de doute, mais c'était toujours mieux qu'il y avait quelques semaines.

En effet, le ténébreux était couvert de sang, son t-shirt précédemment blanc collait et se teintait de pourpre sous l'effet du liquide vital. Gajeel regarda Dreyar…

- Tu m'en file un, demanda-t'il presque d'une manière autoritaire, en regardant le cigare.

- Tsss… C'est pas le genre de truc qui se gâche en le refilant à un débile comme toi, répondit Luxus sur un ton méprisant.

- J't'emmerde, grogna Gajeel.

Le blond fixa le fleuve devant eux… Soufflant sa fumée par la bouche et le nez.

-T'as fini tes conneries de suicide ou tu veux toujours chialer comme une gonzesse ? Finit-il par demander.

Gajeel leva sa tête en arrière et soupira.

- Ouais, j'vais finir le boulot pour le vieux, t'inquiètes, confirma-t'il en soufflant.

- C'est pas pour ça que je suis venu sauver ton cul...

Le Kurogane afficha un léger sourire moqueur.

- Quoi ? Tu deviens sentimental ? T'avais peur de me perdre ? T'sais t'es pas vraiment mon genre, ricana-t'il.

- Dis pas de conneries, rétorqua Luxus. Si je l'ai fait c'est parce que j'ai promis à une chouette gamine de veiller sur son con de frangin.

Redfox tourna les yeux en sa direction.

- C'est pas de ma faute si tu fais des trucs débiles comme ça, dit-il.

Dreyar retira son cigare de la bouche, puis il baissa la tête avec une expression des plus sérieuses.

- T'as une famille, tête de clou, que tu la mérites ou que tu la mérites, c'est pas la question. Ton merdier, tes conneries, elle s'en branle… Ce qui compte ce qu'tu sois là pour elle… T'es nul, tu sais que détruire…

- Pas la peine de me faire un tableau, interrompit le brun.

- Ta gueule, je parle, ordonna Luxus. J'crois pas ce que je vais dire, marmonna-t'il entre ses dents. Malgré tes merdes, il y a ta sœur, et elle, elle est plutôt réussie, et même si ça me fait du mal de l'admettre, c'est grâce à toi… Et tu vas me faire le plaisir de ne pas la bousiller en pensant qu'à ta pomme.

- Qu'est-ce qu'il te prend ? C'est pas ton genre d'être sentimental ?

Le blond se mit à sourire très légèrement, chose rare venant de lui.

- Les types comme nous, on pense ne savoir que détruire, puis, chais pas comment, mais il y a des gens capables de tenir à nous… de nous aimer alors qu'on passe notre temps à nous haïr.

- Ouais, enfin la démone, j'la trouve un peu tarée…

Le balafré ricana dans sa barbe.

- P'ête mais avec elle, j'ai créé, j'ai construit quelque chose que personne ne pourra me prendre… ma famille. Lorsque j'ai tenu mon fils pour la première fois, je me suis juré que je ne laisserai personne le détruire, surtout pas mon père. C'est la raison pour laquelle je me bas…

Gajeel fixait son coéquipier, jamais il ne lui avait parlé ainsi, ni autant… Quoi dire quand le terrifiant Luxus se confie à soi ? Il avait bien envie de lui rire au nez, se moquer de lui, de cette « guimauve », mais au fond, il comprenait comment les ambitions puissent changer… Cependant, il était encore dur pour lui d'admettre que ce n'est pas sa force qui l'aiderait à atteindre son but. Ça lui prenait vraiment la tête… Luxus finit par se lever.

- De toute façon, c'est moi qui doit te buter, dit-il en s'étirant. Aller, bouges ton cul, on se casse.

Sur ces mots, il partit pour rejoindre la voiture. Redfox sentant qu'en se levant d'autre douleur se réveillons resta assis.

- Grouilles-toi le tas de ferrailles ! Ordonna Luxus.

Gajeel grogna avant de se redresser péniblement, puis il rejoignit avec peine la portière du côté passage. Luxus le toisa et siffla entre ses dents…

- Putain, tu vas tout me dégueulasser, râla le blond.

- Merde, ragea le brun en s'asseyant.

Luxus s'assit à son tour et démarra sa voiture aux ronronnements si particulier.

- On va où ? Demanda le Kurogan.

- Au QG, ta petite-copine flic a quelque chose à nous dire, répondit le blond.

Le brun tiqua.

- C'est pas ma petite-copine, rétorqua-t'il.

- Si tu le dis, admit Luxus. Bref… Elle sait où est passé ton père et celui de l'enflammé, apparemment.

Cette révélation mit, immédiatement, Gajeel dans ses pensées… Où il est ? Qui en a quelque chose à faire ?...

Lui, il veut le savoir…


Mi, ré, mi, si, ré, do, la…

Les notes du papier… les notes devenant réelles, un son, une harmonie une mélodie… Quelle mécanique splendide ! Des touches, des marteaux, des cordes… Un objet donnant forme au mot, au phrase, la forme de la musique.

Mi, ré, mi, si, ré, do, la…

Une phrase continue, enjouée se propageant dans ce salon dont les tapisseries au sol gardaient précieusement l'harmonie en son sein.

Mi, ré, mi, si, ré, do, la…

Les petits doigts blancs se baladait gaiement sur les touches noires et les blanches. Elle jouait… oui, elle jouait avec délectation. Petite novice, elle s'évertuait à restituer les mots du compositeur avec quelques maladresses, certes, mais n'enlevant en rien le bonheur de ce moment.

Mi, ré, mi, si, ré, do, la…

Elle n'avait que six ans et suivant les touches ses mèches de cheveux azurs dansait aussi sur cette mélodie.

Mi, ré, mi, si, ré, do, la…

La petite fille illuminait le lieu par son grand sourire angélique, vêtue d'une robe jaune, elle personnifiait l'astre solaire à elle toute seule. A côté d'elle, une vieille femme au sourire bienveillant surveillait le doigté de son élève.

Mi, ré, mi, si, ré, do, la…

Des mots pourtant tristes donnant des phrases heureuses dans cette lettre pour une certaine Elise… Ses grands yeux noisettes emplis de joie derrière ses lunettes rouges, une auditrice, assise à l'arrière regardait la petite fille, le visage blanc et doux animé d'une tendresse que seule une mère pouvait éprouver. Quelques phrases, encore, puis la petite-fille arriva à la fin… Elle ne put s'empêcher de rire… Elle regarda alors son professeur.

- C'est bien, Lévy, tu as bien travaillé ce morceau, félicita-t'elle de sa voix nasillarde.

Contente, Lévy se leva et alla voir la femme à la longue chevelure châtaine retenu par un ruban vert qui avait quitté son siège.

- Tu as entendu, maman ? Dit-elle.

- Oui, Lévy, tu es très douée, affirma-t'elle.

- Madame MacGarden, je suis très contente des progrès de votre fille, elle sera prête pour le spectacle de vendredi…

La femme sourit…

- Oui, mon époux et moi y serons, affirma-t'elle de sa douce voix.

- Oui ! S'exclama la petite. Avec papa !

Puis elle étreignit sa mère avec amour. Les câlins et la tendresse faisaient partis intégrante du caractère de la bleutée, elle profitait de ces moments pour humer le parfum de fleur d'oranger de sa mère. La femme lui caressa tendrement la tête, puis elle prit un sac rouge posé sur une chaise…

Le soleil se couchait doucement en cette belle journée, dans les rues de Magnolia. Lévy tenant le sac rouge en bandoulière, la main dans celle de sa mère, cette femme à la belle robe blanche, marchait gaiement sur les pavés de la rue commerçante. Ses grands yeux noisette ouverts, regardant avec extase les vitrines, surtout les librairies, habituellement, elles s'arrêtaient toujours dans l'une d'elle afin d'acheter un nouveau livre… mais pas ce soir. Lévy voulait rentrer vite… Cependant, la petite-fille stoppa nette en voyant un objet… Etonnée, sa mère la considéra.

- Qu'y a-t'il, Lévy ? Demanda-t'elle.

La petite bleutée montra un ruban de couleur jaune avec une fleur rose…

- Je le veux maman pour faire comme toi, dit-elle.

La femme sourit tendrement, touchée par le désir de sa fille.

- D'accord, acquiesça-t'elle.

Une fois le ruban acheté, Rya le plaçant dans les cheveux de sa fille. Il était vrai que cette mer azur avait tendance à être sauvage. Délicatement, elle leva les mèches au-dessus de son front ne laissant que deux mèches encadrer son visage poupon, puis elle fit un nœud sous la fleur rose qui se plaçait au-dessus de son oreille droite.

- Et voilà, annonça madame MacGarden.

- Oui ! S'enjoua Lévy en sautillant. Maintenant allons rejoindre papa !

La petite prit la main de sa mère et partit d'un pas rapide en direction de leur maison, Rya ne put s'empêcher de rire en subissant l'empressement de sa fille.

Lévy n'en tenait plus, elle ouvrit la porte de leur maison à grand coup.

- Papa ! On est là ! Hurla la petite.

Au fond du couloir, un homme pointa son nez. Ses cheveux exactement de la même couleur que la petite était totalement en batail, en chemise et en pantalon de costume, il paraissait néanmoins défroqué malgré sa silhouette svelte et sa tenue droite. En le voyant, une large sourire se dessina sur le visage de la petite-fille…

- Papa ! S'exclama-t'elle avant de courir vers lui.

Ce dernier l'attrapa en course et la souleva, la tenant à bout de bras au-dessus de lui.

- Oh ! Ben, t'es toujours aussi légère ? Tu ne veux pas grandir ou quoi ? Taquina-t'il.

- Arrêtes ! Râla la petite en boudant. Je veux te faire un câlin, stupide papa.

Il la descendit à son cou qu'elle s'empressa de serrer, puis elle colla son nez dans son col… cette odeur forte de cigarette. Cela faisait trois semaine qu'elle ne l'avait pas vu, ni touché… Trop heureuse, elle s'accrochait à lui comme-ci sa vie en dépendait.

- La prochaine fois, on vient avec toi, ordonna-t'elle.

- Pas de problème, j'ai besoin de petit main-d'œuvre sur le chantier pour aller dans les trous obscurs avec plein d'araignées et serpents, dit-il en la chatouillant.

- Non ! Arrête ! Je veux pas y aller ! Hurla la petite en rigolant.

- Ben, tu veux ou tu veux pas ? Faut savoir, titilla le père.

Amusée, la mère les regardait jouer ensemble tandis qu'elle rangeait les affaires de sa fille. Il porta sa fille sur le canapé pour continuer à la chatouiller. Se débattant, la bleutée se rendit compte que son ruban se détachait…

- Arrête, papa ! Mon ruban ! Fit la petite.

Le père récupéra le tissu.

- C'est joli, constata-t'il. Tu fais comme ta maman ?

- Oui, dit-elle en le prenant des mains. Je veux être aussi belle que maman.

- Mais tu es déjà belle Lévy, rassura Rya en les retrouvant.

- Tu sais ma poupée, ce sont des objets magiques, expliqua John.

- Même pas vrai, bouda la petite, incrédule.

- Si, c'est un porte bonheur, grâce à celui de ta maman, je l'ai rencontrée, continua le père.

- Un jour, peut-être qu'il t'aidera à trouver ton amoureux, ajouta la maman.

Lévy fixait le ruban, dubitative quant aux histoires de ses parents.

- Je veux pas un amoureux, je veux avoir plein de livre ! Déclara-t'elle avec conviction.

Les deux parents éclatèrent de rire…


La petite fille à la chevelure azur était aux anges, son père lui avait acheté des livres qu'elle lisait tranquillement dans sa chambre, jusqu'à ce qu'elle tomba sur un mot qu'elle ne comprenait pas… Elle décida de demander le sens à ses parents, elle prit son ruban comme garde page et descendit de son lit. Sortant de sa chambre en chemise de nuit, elle entendait ses parents discuter dans le bureau, elle descendit les marches…

- John, j'ai peur avec toute cette histoire, dit la mère.

- Je sais, mais j'ai téléphoné à Makarov, je lui expliquerai tout, expliqua John. Je ne peux pas laisser faire cela, ces vestiges, ces œuvres, leurs places sont dans un musée, pas entre ses mains.

- Oui, mais…

- Ne t'en fais pas…

Lorsque Lévy arriva dans le bureau, le père enlaçait sa femme pour la réconforter. A ce moment, il vit la petite bleutée.

- Lévy ? Tu n'es pas au lit, dit John.

Sur ses mots, Rya s'écarta de son mari et regarda sa fille.

- Il y a un mot que je ne comprends pas… expliqua la petite désolée.

- Encore en train de lire, tu dois faire dodo Lévy, gronda la mère.

Elle souleva Lévy dans ses bras… Le père se mit à rire, sous les regards interrogateurs des femmes.

- Ce n'est pas tout le monde qui doit gronder sa fille parce qu'elle lit trop, rit-il.

Rya sourit…

- C'est vrai.

- Tiens Lévy, je vais te montrer quelque chose, dit John en prenant une boite sur le bureau.

Il l'approcha de la bleutée… Elle regarda avec émerveillement. Dans la boite, il y avait une statuette en jadéite, celle d'une femme ailée. C'est Pachma, la protectrice des enfants, c'est la seule représentation de la déesse et ta maman va traduire ce qu'il y a dessus, explique John.

- Ce qu'elle est belle ! S'extasia la petite fille.

La statue la captivait au point qu'elle n'avait pas entendu un bruit sourd… Soudain, du rouge recouvrit l'objet, des tâches avaient aussi giclé sur elle. Puis la statuette tomba… avec le père de Lévy.

- John ! Hurla d'effrois Rya.

- Pa-pa… fit la bleutée.

Alors Rya cacha le visage le sa fille contre elle.

- Ne regarde pas, Lévy.

- Maman, pleura la petite.

- Je vous en prie, ne lui fait pas de mal, supplia la mère.

Un autre bruit sourd retentit, la bleutée qui ne voyait rien sentit sa mère s'écrouler. La bleutée arriva à terre, elle tomba dans un liquide pourpre. Redressant la tête, elle remarqua son père allongé, immobile…

- Papa !

Elle agrippa sa chemise et le secoua.

- Papa, bouges… papa, s'il-te-plait… Elle secoua encore et encore, au fond d'elle, elle savait, son cœur serré… elle savait, mais elle ne voulait pas le croire. Maman, papa veut pas bouger ! Sanglota-t'elle, avant de tourner sa tête en direction de sa mère.

Le cœur de la petite cessa de battre, elle le ressentait ainsi… Une douleur incroyable, pas physique, mais puissante… Elle voulait vomir… Sa mère… Sa robe blanche s'imbibait de son sans tandis que ses yeux étaient vide…

- Maman ?!

Lévy saisit sa main… froide… Pourquoi froide ? Pourquoi elle ne bougeait pas ? Non… Elle le savait. Un déluge de larmes coula sur ses joues.

- Maman, papa, levez-vous, supplia-t'elle en pleurant.

- T'as pas compris, ils sont morts p'tite, se moqua une voix d'homme.

La bleutée leva son nez pour découvrir trois hommes dont deux tenaient chacun une arme fumante. Celui qui avait parlé était au centre un sourire sadique plaquer au visage, il fixait la petite fille avec ses yeux pourpres, ses cheveux blonds formaient une crinière indomptable. Une chevelure de fou, des yeux de fou, un sourire de fou, tout chez cet homme effrayait la petite… Levy se cacha les yeux avec ses mains pleines de sang à genoux dans la mare de sang…

- Maman, papa… Sanglota-t'elle. Maman, papa…

- On fait quoi de la môme, demanda un des hommes.

- J'ai bien envie de jouer avec elle, dit le fou avec un ton pervers. Elle me rappelle mon petit ange…Mavis.

- Zancrow, je ne crois…

L'homme fut interrompu par un coup de pied dans son visage venant du blond.

- T'as un problème avec ça ! Tu oses contredire le fils de Zeleph, ragea-t'il.

- Non, non… dit l'homme visiblement terrifié.

Le dénommé Zancrow retira son pied tranquillement.

- Bien, alors va me chercher un couteau, ordonna-t'il.

L'homme obéit en sortant de la pièce… Puis le blond se pencha. La bleutée était pétrifiée par la terreur.

- Tu veux bien me montrer ton cœur… dit-il…

Soudain, il se reçut l'homme qui était sorti sur lui.

- Putain, qu'est-ce qu'il se passe ? Ragea Zancrow.

Un autre homme apparut, très grand avec une longue chevelure hérissée grise vêtu d'un jean noir, il fit un crochet à l'autre homme… Il s'attaqua aussi à Zancrow. Lévy retrouva possession de ses jambes et partit en courant… Elle sortit tout de suite de la maison courant pieds-nus sur la route goudronnée…

- A l'aide ! hurlait-elle.

Elle pleurait et ne voyait pas vraiment où elle allait, mais elle courait, le plus loin possible… Elle courait, elle courait encore et encore… puis elle se prit le pied dans quelque chose et chuta. Au sol, elle sentit une grande main la saisir et la soulever au-dessus du sol. Un géant… Il avait les yeux rouges lui aussi…mais c'était l'homme qui se battait contre les tueurs de ses parents.

- Lâchez-moi, ragea-t'elle en se débattant.

- Oh ! Du calme, mini-crevette, chui de ton côté, dit l'homme de sa voix rauque. Heureusement que t'as des p'tites jambe et qu't'es maladroite, j'aurai pas couru comme ça longtemps.

Une voiture fonça droit sur eux, elle s'arrêta net devant. Un homme à la chevelure rouge sortit sa tête de la voiture.

- Métallicana, entre, vite ! Ordonna-t'il.

Métallicana prit la bleutée contre son torse robuste, elle vit alors une chaine en métal avec un dragon en guise de pendentif. Il s'installa à l'arrière de la voiture, asseyant la petite à côté de lui. Le rouge démarra tout de suite.

- Et les parents ? Demanda le conducteur.

- Trop tard, répondit le gris.

- Merde, s'énerva alors le rouge.

- On l'amène à Makarov, dit seulement Métallicana.

Des bruits de freins retentirent dans la rue, le rouge regarda dans le rétroviseur. Lévy vit qu'il avait les yeux verts.

- Je crois que ça va se compliquer, annonça-t'il.

Métallicana prit une arme à sa ceinture, puis il regarda la bleutée.

- Mets ta ceinture, mini-crevette, dit-il avant de passer sa tête par la fenêtre.

Il tira sur les poursuivants. Bien qu'il accélérait, il n'arrivait pas à semer les deux voitures. Lévy se mit les genoux contre la poitrine, se retrouvant ballotée. Elle remarqua qu'elle tenait son ruban à la main, elle ne se souvenait même pas du moment où elle l'avait pris. Elle le serra dans sa main. Soudain le pare-brise arrière se brisa à cause d'une balle. Métallicana surplomba tout de suite la petite en la baissant, puis il continua à tirer encore et encore… Quand la voiture sortit de tout contrôle…

- Ils ont touché un pneu, annonça le rouge.

Quittant la route, la voiture percuta un arbre. Se remettant le plus rapidement possible, les deux hommes sortir de la voiture. Métallicana prit la petite contre lui. Les deux hommes coururent afin de s'enfoncer dans les bois, ils se retrouvèrent derrière un arbre. Lévy put voir que l'autre homme avait un tatouage de dragon rouge sur son bras droit.

- Vous êtes des dragons ? Demanda-t'elle sans savoir pourquoi.

- Quoi ? S'étonnèrent les deux hommes perplexes.

- Pour…

- Ouais, on est des dragons, mini-crevette, confirma Métallicana en interrompant l'autre homme. Et y a rien de plus fort que les dragons donc t'as aucune raison d'avoir peur.

Ils entendirent des pas…

- On y va, dit le rouge.

Ils reprirent leur course dans les bois, des coups de feu éclatèrent.

-Putain, fit le gris.

Il s'arrêta alors près d'un arbre creux avec un trou dans le tronc.

- Va falloir que tu te caches là-dedans mini-crevette, dit-il.

- Chui pas une mini-crevette, râla-t'elle.

Le gris fit un sourire en coin, amusé par la bouderie de la petite après ce qu'elle avait traversé.

- T'es forte, petite, tu t'entendrais bien avec mes gosses, constata-t'il.

- Tu as des enfants ? Demanda-t'elle.

- Ouais, une petite fille angélique et un garçon tête à clou comme moi, expliqua-t'il. J'te les présenterai, ils sont super mes gosses, ajouta-t'il avec fierté.

- D'accord, fit-elle.

- Aller, caches-toi dans ce trou, indiqua-t'il. Et n'ai pas peur.

- J'ai pas peur de ce trou, quand je serais archéologue, j'en visiterai plein, annonça-t'elle.

- Gihi.

La petite s'installa dans le trou…

- Ne bouge pas sauf si je viens te chercher, ne fais aucun bruit…

Lévy hocha la tête et s'enfonça encore plus dans le tronc de l'arbre. Totalement dans le noir, elle ne pouvait qu'entendre les bruits. Les pas de Métallicana s'écartant d'elle, d'autre bruits de pas, des coups de feu encore, encore. Chaque coup la faisait trembler de peur.

-Le fils du patron est mort, clama un homme.

- Merde !

- C'est le type au cheveux rouges

Les bruits de pas se firent de plus en plus pressant, encore des coups de feu comme une rafale… Lévy se cacha les oreilles ne voulant pas les entendre, elle s'empêcha de pleurer, pourtant, elle en avait envie, tellement envie.

Soudain, Métallicana cria…

- Putain, Ignir, hurla-t'il.

- Ton pote est mort, il a buté Zancrow, t'as intérêt de nous dire où est la gamine, menaça un homme.

- Tu peux crever avant que j'te le dise, ragea le dragon.

- Tant pis…

Une autre rafale suivit ces mots…

- On fait quoi pour la gamine du coup ?

- Avec le froid, dans une forêt… Elle canera dans la nuit… Vous enterrez les deux mecs ici, on ramène le corps de Zancrow au boss.

La bleutée entendait creuser durant des heures. Elle ne devait pas bouger, ils n'étaient pas loin, mais elle avait froid… tellement froid. Elle mit sa tête dans les genoux et laissa tomber ses larmes… Elle était seule dorénavant.


Le jour se levait dans la forêt qui bordait Magnolia, pleine de sang, d'urine, de terre, la petite sortit du tronc. Elle n'avait pas dormi et mourrait de froid. Alors qu'elle avançait, ses pieds était douloureux. Elle erra des heures, puis une journée dans la forêt… Elle arriva, enfin, à une route goudronnée… Un couple en voiture la retrouva alors…

Au poste de police Lévy resta dans une sorte de transe, elle ne parlait plus… Le psychiatre expliqua qu'elle avait enfouis ses souvenirs… Elle resta à l'hôpital… deux jours. Un petit monsieur avec une moustache, un policier, il lui dit qu'une tante viendrait la chercher… Elle ne dit rien, elle ne parlait plus… Les informations lui passaient au travers comme si elle n'était plus dans son corps… Une tante, quelle tante ?

Une femme lui prit la main, lui caressa avec douceur, elle souriait à la petite…

- Bonjour Lévy, je suis Belno, je vais m'occuper de toi, dit-elle d'une voix apaisante.