Yosh ! De retour, les exams, la rentrée, etc...

En plus, j'avoue que j'ai de plus en plus de mal

à trouver de la motivation,

souvent, je me pose des questions...

Bref nouveau chapitre,

J'espère qu'il vous plaira,

merci pour vos reviews...


Behind a Mask

Là où Jean l'a conté,

Sont enterrés les jumeaux pourpres du passé,

Dans un décor noir, blanc, vert pour Arthur.

La bleutée soupira avec force tout en basculant sa tête en arrière. Ses lunettes au cadre rouge sur le nez, elle fixait les moulures du plafond, caché de la demeure ancienne des Heartfilia. Depuis combien de temps réfléchissait-elle sur ce papier ? Elle l'ignorait, elle remarqua seulement que lorsqu'elle eut repris son analyse, la soirée commençait doucement à s'annoncer et là… il faisait jour. Pourtant, elle savait qu'il ne suffisait pas de grand-chose… juste d'une clé de lecture. Frustrée, elle expira tout en se grattant la gorge et plaqua son front à son bureau dans un simple mouvement de bascule… oubliant ses lunettes.

- Aïeux… ronchonna-t'elle, las, sans pour autant décoller son front du plateau en bois.

- Tsss… tu deviens dingue à force de réfléchir, la crevette…

Elle leva son nez en entendant cette voix rauque qu'elle connaissait que trop bien… et ce « crevette ». Elle serra les dents, pourquoi lui en avait-elle parler ? Elle commençait à croire qu'elle était masochiste… surtout avec cet homme. Elle dut se lever pour le voir de l'autre côté des piles de livres et de dossiers qui s'érigeaient devant elle. Affalé sur le fauteuil, les pieds croisés sur l'accoudoir d'un autre siège, son attention absorbée par son portable… jeu de bagnole, Gajeel semblait avoir pris ses aises chez la bleutée. Depuis combien de temps il était là ?

- C'est sûr que cela ne risque pas de t'arriver… rétorqua la jeune femme.

Maintenant qu'elle était debout, elle constata le plateau posé sur sur un guéridon avec une théière une tasse propre, ainsi qu'une assiette et un verre, contenant respectivement un sandwich et du jus d'orange dans un passé proche. Mirajane avait dû lui apporter discrètement pour le petit déjeuner. Elle ne s'était rendu-compte de rien…

- Je vois que tu t'es servi, reprocha-t'elle.

Il zieuta rapidement dans sa direction, avant de reprendre son occupation.

- J'avais la dalle, répondit-il simplement.

- Le thé ne t'intéresse pas ? ironisa-t'elle.

- Pour les gonzesses…

Elle leva les yeux au ciel et partit pour prendre la théière, elle constata amèrement qu'il était froid. Gajeel siffla, attirant l'attention de la bleutée. D'une main, il sortit de son sac un thermos qu'il lui lança. Elle l'attrapa, surprise… Dévissant le couvercle, elle découvrit du thé chaud. Il y sortit un paquet de pain au chocolats qui lâcha négligemment sur le bureau. Alors si elle résume… Il a mangé son petit-déjeuner et est parti lui faire un thé et lui acheter des viennoiseries… ? Etrange, oui étrange… Enfin, elle ignorait ce qu'il était le plus… Le fait qu'elle ne l'ai pas remarqué… ou qu'il eut fait acte d'intérêt pour elle.

- Depuis combien temps tu es là ? S'enquit Lévy.

- Un bout de temps, répondit-il simplement en reprenant son jeu.

Elle soupira, las du caractère si peu loquace de l'homme. Elle se servit, ensuite, une tasse de thé, s'installa dans le fauteuil à côté du ténébreux et déballa son paquet. Tout en s'asseyant, elle poussa les jambes du brun qui ne tarda pas à ronchonner… grognant dans sa barbe son indignation contre le genre féminin qu'elle représentait et qui selon lui passait son temps à déranger sa tranquillité.

- Tu n'es vraiment qu'un ours mal léché, reprocha la jeune femme à la chevelure azure.

Une expression amusée se dessina légèrement sur le visage du ténébreux.

- C'est censé être une insulte ? badina-t'il.

- Désolée, les noms d'oiseau, ce n'est pas mon genre, rétorqua la bleutée, agacée. Je suis polie, moi, pas comme d'autre.

- T'insinue quoi ?

- Que l'on frappe avant d'entrer chez quelqu'un et de manger un repas qui ne lui ait pas destiné, précisa la jeune femme.

Le brun souffla, se pencha et toqua sur le bureau avant de s'affaler à nouveau sur son fauteuil. Pourquoi insistait-elle avec lui ? Emplie de lassitude, elle hocha la tête, consternée par la désinvolture du jeune homme. Alors qu'elle commença à boire son breuvage, elle remarqua avec une certaine gêne que le ténébreux la fixait de ses yeux rubis. Elle détourna ses orbes marron, embarrassée. Pourquoi tout était si compliqué avec lui ? Pensa-t'elle. En fait, ce n'était pas vrai, tout était simple et compliqué à la fois, elle ne pouvait pas expliquer cette sensation… comme être toujours en équilibre… Simple, compliqué ; rassurant, irritant ; dure, sensible… seul, toujours seul… Elle se trouvait tellement impuissante auprès de lui car elle s'en voulait en pensant que leur échange n'allait que d'un sens. Elle avait cette étrange impression de profité de lui, de ce sentiment de sécurité qu'il lui procurait… Elle aimerait lui rendre la pareil, mais était-ce possible ? En était-elle capable ? Elle leva les yeux pour les ancrés dans les iris rubis du jeune homme…

- Wendy… Comment va-t'elle ? S'enquit-elle inquiète.

Elle vit une lueur de tristesse passé dans les yeux du ténébreux avant qu'il ne regardât dans une autre direction. Il soupira, raclant sa gorge en même temps…

- Elle fait avec, répondit-il avant de laissé un instant de silence prendre place. Elle est forte, affirma-t'il ensuite avec conviction.

Lévy n'en doutait pas… Wendy avait une force incroyable en elle de par son sens humain sans défection et cette capacité qu'elle eut d'accepter sa condition de non-initié aux affaire de son frère. Les faiblesses qu'elle redoutait le plus était celle de Gajeel et les siennes…

- Et toi ? Demanda le brun avec un regard perçant.

Elle ? Elle ne s'était même plus posé la question, elle devait aller… oui cela allait, bien même.. Son éducation et son sentiment de culpabilité voudrait qu'elle réponde « bien »… « Je vais bien » … Mais elle savait bien que c'était faux… elle ne voulait juste pas penser. Il est plus commode de penser aux malheurs des autres lorsque l'on va mal…

- Je vais bien, dit-elle, un très léger tremblement dans la voix.

Le silence… Les mensonges les plus douloureux et les plus évidents avaient ce don, celui d'installer un silence gêné, agrémenté d'interdit, de doute et d'amertume… Heureusement, on toqua à la porte. Lévy posa sa tasse rapidement et fit un sourire taquin au jeune homme. Les gens civilisés frappe aux portes…

-Entrez ! Invita la bleutée.

La porte s'ouvrit sur Léo qui avança et la ferma délicatement derrière lui. Il approcha des deux protagonistes s'arrêtant afin de pouvoir les voir tous les deux. La bleutée fit un grand sourire.

- Léo, je suis tellement heureuse de te voir, dit-elle avec sincérité.

Il est vrai que depuis leur « soirée » ensemble, Léo n'avait pas cessé d'être sur le terrain. Il faut croire que les gangs avait besoin de leur avocat favori souvent ces temps-ci.

Le roux lui sourit…

- C'est toujours un plaisir de te voir, charma-t'il de sa voix suave.

Un léger grognement lui rappela la présence d'une autre personne dans la pièce. Il tourna la tête.

-Gajeel, salua-t'il en inclinant discrètement du chef.

- Le roi lion, rendit le brun, bougon, en jouant à nouveau.

L'avocat ne tint pas rigueur des manières bourrues du ténébreux, habitué, mais aussi préoccupé… Lévy ne tarda pas à le remarquer.

- Quelque chose te tracasse ? Demanda-t'elle, soucieuse.

Le roux souffla… une expression emprunte de trouble se dessinant sur son visage.

- J'ai reçu un message… pour toi, annonça-t'il avec hésitation.

Interloqué, le ténébreux leva les yeux en direction de l'autre homme. Quant à Lévy, elle le fixait toute ouï.

- Stéphan Kyzyl… Il veut te voir, chez lui… aujourd'hui, continua Léo, en regardant gravement la jeune femme.

- La démone n'est pas là, dit simplement le brun pour signifier que la transformation en Misty Ripper semblait compromise et par conséquent la rencontre aussi.

- Il ne veut pas rencontrer Misty, mais Lévy, précisa le roux.

Gajeel se crispa, oubliant totalement son jeu.

- De quoi tu parl…

- D'accord, interrompit la bleutée, déterminée.

Elle se leva immédiatement, sous les regards surpris des deux hommes.

- Lév…Lévy, tu es sûre ? Il se peut qu'il soit Zeleph… S'inquiéta Augstar.

La belle hocha la tête… s'étirant.

- Juste le temps de prendre une douche, dit-elle sans se préoccuper de ceux qui la fixait.

Elle commença à se diriger en direction de la partie chambre, quand elle sentit son poignet se faire attraper avec fermeté, sans brutalité pour autant. Elle fit demi-tour, interrogative… Voyant l'air sévère du brun qui l'avait attrapé, elle comprit qu'il planait un certain désaccord.

- Gajeel ? Entama-t'elle.

- Hors de question qu'tu y ailles, dit-il, gravement.

- Ne t'en fais pas pour moi, dit-elle, d'une voix douce, elle ne sut pourquoi, cette marque d'intérêt la touchait profondément.

- Tsss… chui pas inquiet, te fais pas d'illusion. C'est juste qu't'as pas été capable de passer un soirée son griller ta couverture, reprocha le ténébreux.

Là, il la rendait furieuse… La bleutée gonfla les joues, hors d'elle. Elle dégagea son poignet et s'approcha du ténébreux.

- Maintenant, écoutes-moi bien monsieur lekuroganejefaistellementpeuràtoutlemondequejepassepourungrandgangster, elle prit sa respiration. J'ai été flic et j'ai grandi dans un milieu mondain, ce qui explique que je sois polie, moi…

- Tsss… Arrête de me faire chier avec cette histoire, coupa Gajeel. J'ai compris que son altesse était un être à part.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire, je sais très bien comment ces personnes fonctionnent et je me suis très bien débrouillée, n'est-ce pas Léo ? Demanda-t'elle.

Le roux avait entamé une retraite vers la porte quand il fut pris à partie. Il se figea sous le regard insistant de la jeune femme. Celui-ci tenta de prendre une posture décontractée… se grattant la tête…

- Vous savez, si je ne me mets pas en couple… c'est pour éviter ce genre de discussion… esquiva l'avocat, entrant de ce fait dans une politique de neutralité.

Les deux protagonistes se raidirent, Lévy devenant écarlate et Gajeel ayant de légères rougeurs sur les joues.

- ON N'EST PAS UN COUPLE ! Clamèrent-ils en cœurs.

Léo n'arriva pas à retenir un sourire amusé…

- Si vous le dites…concéda le professionnel du barreau et bourreau des cœurs, dubitatif.

Lévy se contenta de secouer la tête et partit sans demander son reste, laissant les deux hommes seuls. Exaspéré par la ténacité de la jeune femme, le brun soupira, puis il s'aperçut que l'autre homme le fixait avec amusement.

- Fermes ta gueule ! Dit-il en le menaçant du doigt.

Le roux fit comme-ci sa bouche était cousue et leva les bras en signe de pacifisme. Le ténébreux, quant à lui, grogna et sortit de la pièce d'un pas rageur.


Perdue au milieu de la nature, voilà ce qui correspondait le mieux au lieu d'habitation de Stéphan Kyzyl. La forêt à perte de vue… au centre, une clairière au milieu de laquelle était installée une vaste, demeure au trait contemporain s'intégrant en harmonie avec la nature environnante grâce au bois et aux bais vitrées

La bleutée prit une forte inspiration, elle savait ce qu'elle faisait… Mais le manque de confiance de Gajeel l'avait réellement mise sur les nerfs. Elle sortit de la voiture et partit à pas pressés auprès de la porte d'entrée. Elle sonna… et attendit avec une certaine impatience. Il ne mit que peu de temps à lui ouvrir. Grand, brun, une barbe de trois jours, une cinquantaine d'années, sa cicatrice au visage et toujours cet air désinvolte et badin, Lévy le trouvait impressionnant et froid malgré ses airs. Elle se souvint de ce qu'il lui avait dit, qu'ils étaient pareil et qu'il venait de nulle part, rien ne pouvait être plus vrai et faux à la fois. Il la considéra…

- C'est mieux, constata-t'il.

Il tourna les talons et s'enfonça dans sa maison, invitant implicitement la jeune femme à le suivre, ce qu'elle fit. Ils se retrouvèrent dans un vaste séjour au décors épurés et zen… La bleutée s'assit dans un des sofas blancs au centre de la pièce, déposant sa besace à côté d'elle. L'homme alla derrière un bar sur lequel il mit deux verres, il se servit du bourbon et demanda de la tête ce que voulait son invitée.

- Pas d'alcool… dit-elle, ne sachant ce qu'elle voulait en particulier.

- Une habitude professionnelle ? S'amusa l'hôte des lieux en servant un jus de fruit. Prenant les deux vers, il s'avança en direction de la bleutée. Pourtant, tu es morte princesse, plus besoin de suivre les règles.

Il posa le verre de la jeune femme sur la table basse devant elle avant de s'assoir sur un fauteuil face à elle.

- C'est ce que vous faites, vous ? Ne plus respecter des règles, depuis que vous êtes morts ? S'enquit-elle.

L'homme eut un moment d'arrêt, avant de sourire… avouant sur son visage une certaine admiration.

- Plus de masque, alors… conclut-il. Ta tante disait souvent que tu étais brillante.

Encore ce pincement au cœur qui prit la bleutée. Elle sentit le regard de l'homme, il semblait compréhensif.

- C'est ce qu'il y a de pire, ceux qu'on blesse… Dit-il. La bleutée acquiesça du chef. Donc tu sais qui je suis, et tu l'as dit à tes amis de Fairy Tail.

- Non, confia Lévy.

- Je t'en remercie, dit-il soulagé.

- Pourquoi avez-vous fait cela ? Pourquoi cette vie ? Demanda-t'elle.

- A ton avis ? Répondit l'homme.

- Zeleph… Dit-elle.

Il but une gorgée de son verre avant de confirmer.

- Des sacrifices furent nécessaires pour cela, ajouta-t'il avec amertume. Je devais trouver Zeleph… pour lui faire payer, pour tous ce qu'il m'a pris.

- Et ? S'enquit la bleutée.

- Malheureusement, j'ai peu de chose sur Zeleph, juste qu'Ultia est la seule personne à l'avoir fréquenté, mais cela, c'était avant qu'elle adopte sa fille… ça l'a changé, répondit-il.

Il montra du menton un dossier qu'il avait laissé sur la table basse. L'enquêtrice le prit et l'ouvrit. Le dossier était sur la marchande d'art, ainsi que des photographies de massacres dans des pays éloignés.

- Une mercenaire ? constata la jeune femme.

- Oui, Ultia faisait partie d'une équipe de mercenaire travaillant pour le compte d'entreprise peu scrupuleuses au niveau des droits de l'homme, diamant, uranium, pétrole… Ils asservissaient les populations ou bien exterminé ceux qui se révoltaient…

Alors que Lévy feuilletait, elle s'arrêta sur un point précis. L'homme remarqua tout de suite ce qui l'intrigua.

- Elle a exterminé toute sa famille… avant de l'adopter, ajouta-t'il.

Le village de Meldy, tous mort… un véritable génocide. La bleutée avala sa salive face à de tels massacres.

- Je ne t'apprends rien en te disant que beaucoup de ses entreprises ont un lien avec Zeleph, je pense qu'Ultia fut son bras droit durant une époque, ajouta Stéphan. Ce que j'ignore, c'est pourquoi elle est toujours en vie ? Je ne pense pas que Zeleph soit le genre de personne à faire une telle erreur de calcul. Ultia est le seul moyen de savoir…

- Qui est Zeleph. Finit la jeune femme pensive.

- Oui…

Lévy posa le dossier délicatement.

- Durant un instant, j'ai cru que c'était vous, avoua-t'elle, aveux qui eux le mérite d'amusé son interlocuteur. Vous possédez cette statuette en jade… J'avais six ans la dernière fois que je l'avais vu, le jour où mes parents se sont fait tuer…

- Je t'assure que je n'ai rien à voir avec leur assassina…

- Je sais, affirma la bleutée. J'ai compris qu'Ultia vous l'avez vendue. J'ai aussi compris qui vous étiez… elle tourna la tête afin d'ancré son regard noisette dans les yeux sombres de l'homme, souriant avec bienveillance, elle continua. Vos yeux… Vous avez la même particularité que votre fils, cette iris, seul le chromosome Y le porte, donc un père et un fils. Je présume que c'est de ce sacrifice dont vous parliez.

Stéphan se tut… ne sachant quoi dire. Lévy percevait du désarroi chez cet homme pourtant solide.

- J'ignorai qu'il était en vie, je ne l'ai su que depuis peu et il était déjà trop tard, expliqua l'homme avec tristesse.

- Il aimerait savoir que vous êtes en vie, ajouta la jeune femme à la chevelure azure.

- Vous ne comprenez pas, je n'ai pas le droit de lui faire cela, rétorqua-t'il.

- Il a le droit de le savoir, insista Lévy. Il est vrai que j'ignore par quoi vous êtes passés, les épreuves que vous avez traversées, mais vous n'êtes plus seul et vous n'avez plus besoin d'être Stéphan Kyzyl… mais d'être à nouveau Silver Fullbuster.

Un sourire tendre et nostalgique se dessina sur visage de l'homme comme si des souvenirs agréables revenaient à lui.

- Vingt ans… vingt ans que je n'ai pas entendu ce nom, dit-il une larme coulant sur sa joue.

- Ne me demandez pas de mentir à Grey… supplia presque la bleutée.

- Vous ne comprenez pas, dit-il implorant. Je suis condamné.

Un silence pesant s'installa entre eux… Bien que Lévy voulut comprendre, elle n'osa pas approfondir les dire de son hôte. Elle voyait qu'il était profondément brisé… Finalement ce fut lui qui mit fin à ce silence.

- J'ai un cancer, stade terminal, je n'en ai plus que pour quelques semaines, je ne tiens pas à lui faire endurer ça, dit-il calmement tout en fixant son verre.

Désolée…le seul mot qui vint à la tête de la bleutée, que dire dans ces cas-là à part un telle stupidité narcissique. En quoi le faite qu'une inconnue soit désolée puisse changer quoi que ce soit à l'état de cette homme. A cogiter ainsi, elle se mit à rager contre elle-même, contre sa stupidité, son impuissance… Toujours cette impuissance…

- Non ! S'exclama-t'elle, surprenant l'homme face à elle, des larmes roulèrent sur ses joues duveteuses. J'ignore ce que vous pouvez ressentir, mais je sais ce que c'est que d'être un enfant qui a perdu ses parents… Et je sais que si je pouvais les revoir, un mois, une semaine ou bien un jour, je saisirais cette occasion, pour leur dire encore et encore que je les aime, qu'ils sachent qui je suis.

- Et cela… même si vous les voyez mourir une seconde fois ? Demanda Silver.

Elle eut immédiatement une vision de la mort de ses parents, accompagnée de la douleur de les perdre, des larmes, de cette sensation que le monde qui vous entoure s'écroule. Puis elle se souvint de ce doux bonheur d'être avec eux, en sécurité, de rire, de se sentir aimé et il était évident que Silver aimait son fils…

- Oui, affirma la jeune femme sans aucune hésitation.


Lévy avait œuvré avec opiniâtreté pour décider Silver qui abdiqua au final, difficile de se débarrasser d'un masque que l'on a porté depuis vingt années. Elle prit ensuite contact avec Makarov qui informa Grey de venir. Les retrouvailles avaient été éprouvante et réellement douloureuse. La bleutée se sentit des plus mal à l'aise, en réalité, elle ignorait si elle avait bien fait. Elle finissait par croire qu'elle devenait un professionnel pour blesser ses nouveaux amis du plus profond de leurs âmes…

Afin de ne plus penser à cela, elle s'installa à l'écart dans son bureau. Son cœur se meurtrissait, mais elle cherchait à l'oublier par tous les moyens. Malheureusement Silver n'avait pas pu l'aider pour comprendre l'énigme sur laquelle elle butait depuis des jours. L'idée qu'Ultia pouvait comprendre la taraudait de plus en plus. D'après ce que lui avait révélé Fullbuster, elle devait en savoir beaucoup et devait être suffisamment proche de Zeleph pour qu'il ne la tuât pas… Peut-être avait-elle son affection ? Elle s'avouait volontiers qu'elle aimerait lui parler… Elle avait perçu certains regrets chez elle, notamment par rapport à Meldy. Une femme triste… Peut-être est-il possible… Quelqu'un frappa à la porte.

- Oui, entrez, dit la bleutée.

Entra alors la jeune femme à la longue chevelure nacrée le sourire traçant un trait d'une oreille à l'autre, les yeux scintillants d'étoiles. Lévy resta interdite… La blanche s'avança précipitamment auprès d'elle.

- Lévy, Lévy, Lévy, Lévy, Lévy ! S'enjouait-elle.

- Euh… Oui, hésita celle-ci.

- Tu as fait quoi à notre cœur de métal ?

Ne comprenant toujours pas, Lévy l'interrogea du regard.

- Tu ne t'es pas rendu compte que Gajeel t'avait suivi avec sa moto après que tu sois parti, expliqua l'albinos.

- Hein ?! S'étonna la bleutée.

L'ainée des Strauss regarda dans le ciel, rêveuse… ne s'occupa pas de la jeune fille devant elle.

- Toi et lui… lui et toi… Il te protège comme un chevalier, un héro solitaire au cœur tendre…

La bleutée gonfla les joues… désespérée devant l'imagination de la blanche qui s'emballait, pourtant Lucy l'avait prévenu.

Elle laissa Mirajane divaguer… tandis qu'elle pensait à Gajeel, il n'avait donc pas confiance en elle… elle paraissait si faible. Non, elle ne l'était pas et elle lui prouverait à cet idiot. Elle dut attendre une heure que la blanche se calme.

Une fois que Mirajane sortit de son bureau la bleutée se décida à prendre les devants. Hors de question de blesser un nouvel ami et hors de question de dépendre de quelqu'un… Cependant elle ne pouvait pas réussir entièrement toute seule, elle alla rejoindre les membres du groupe présents toujours éveillés. Par chance, elle trouva Max et se précipita auprès de lui.

- Lévy ! Alors c'était pour son père que tu voulais le dossier de Grey, constata-t'il en la voyant.

- Oui… Et j'ai encore besoin de toi, expliqua-t'elle les yeux emplis d'espoir.

Vers vingt-trois heures trente, la bleutée quitta le manoir Heartfilia avec Max. Ce dernier se gara quelques rues plus loin de la galerie d'Ultia. A l'arrêt, il sortit son ordi et confia une oreillette à la jeune femme qui attachait ses cheveux en arrière.

- Lévy, je crois vraiment que tu ne devrais pas y aller seule, s'inquiéta le châtain.

- Je ne suis pas seule… puisque je suis avec toi, répondit-elle.

Elle ponctua sa phrase avec son plus beau sourire qui fit perdre ses moyens au jeune homme, ce dernier détourna le regard pour fixer son ordinateur.

- Il s'agit d'une tueuse professionnelle, argumenta-t'il sur un ton des plus sérieux.

- Ne t'inquiètes pas, je n'y vais que pour chercher des informations, rien de plus, je ne devrais croiser personne, rassura la bleutée.

Il la considéra à nouveau, dubitatif.

- Qu'est-ce que tu cherches précisément ? Demanda Max.

Cette fois-ci, ce fut à son tour de détourner le regard. Perplexe, elle ignorait quoi répondre, pourquoi venir ici ? Que faisait-elle là ? Pourquoi ? Quoi ? Elle était incapable de le savoir… C'était idiot, mais la raison principale pour laquelle elle faisait cela était qu'elle ne voulait pas passer la nuit à cogiter et à rien faire… Il fallait qu'elle agisse, c'est la seule chose qu'elle savait.

Elle inspira avec force et ferma les yeux avant de dire :

- Je ne sais pas, avoua-t'elle, honteusement.

En disant cela, elle confiait qu'elle était dans une impasse. Bien sûr que Max méritait une meilleure réponse, mais il méritait tout autant la vérité. Après tous, il lui faisait confiance, sinon ils ne seraient pas là.

- D'accord, ajouta simplement le jeune homme. J'entendrai tous ce que tu entendras et tu pourras me parler…

La jeune femme hocha la tête et sortit de la voiture.

- Lévy ! Interpella-t'il.

Elle se retourna.

- Merde, fit-il avec un léger sourire.

- Je prends, sourit-elle à son tour, avant de disparaitre dans la prochaine rue.

Quelques minutes plus tard, elle arriva devant l'immeuble. Elle s'approcha de la porte.

- Attends ! Lui ordonna Max par l'oreillette. La bleutée obéit. J'essaye d'ou… vrire…

Au ton utilisé par le jeune homme, elle devina facilement qu'il y avait un problème.

- Qu'y a-t'il ? Murmura-t'elle.

- Rien n'est verrouillé, le système d'alarme est éteint… Lévy, il y a un problème, constata-t'il avec stupeur.

Seulement, la jeune femme n'avait aucune envie de rebrousser chemin. Elle saisit la poignée et ouvrit doucement la porte.

- Lévy !

- Tout va bien, rassura-t'elle. Il ne vaut mieux plus que l'on se parle. Silence radio. Dit-elle.

Avant que Max ne put protester, elle coupa l'émetteur. Dans l'obscurité de la galerie, elle avança sans beaucoup de problème. Une source de lumière arriva à elle, le bureau d'Ultia. Des voix féminines s'y élevaient aussi. Trois voix d'après ce qu'elle entendait. Malheureusement, la distance faisait qu'elle ne comprenait pas la discussion. Intriguée, la bleutée s'approcha du lieu, montant un à un les escaliers dans la pénombre. La boule au ventre, elle ne s'imaginait pas s'arrêter tout de même. Une fois au palier, elle distinguait clairement la voix d'Ultia, de Meldy et d'une troisième femme.

- Je…je ne comprends pas, sanglotait l'adolescente à la chevelure rose.

- Quoi ? Tu es vraiment stupide, méprisa la troisième femme.

- Meldy, ça va aller, tenta de rassurer Ultia.

- C'est ce que tu disais à tes victimes ? Demanda la troisième femme.

Suffisamment proche, Lévy put voir les trois femmes. Meldy et Ultia étaient chacune attachées à une chaise de chaque côté du bureau, les larmes roulaient sur les joues de la rose. La troisième femme restait debout, une arme à feu à la main. L'enquêtrice la reconnut à sa longue chevelure bleu ciel très clair, la petite-amie de Meldy. Un sourire et un regard sadique s'affichait sur son visage.

- Tu vois, j'avais de l'admiration pour toi, dit-elle en se mettant devant Ultia. Je savais tous ce que tu as fait… tu étais comme un ange de la mort… C'est comme ça que j'ai choisi mon nom… Angel.

La femme aux cheveux noirs leva les yeux, le regard rempli de colère.

- Tu n'es qu'une détraquée ! ragea-t'elle avant de se recevoir une gifle.

- Ultia ! Cria Meldy.

- Je vais bien, rassura la brune. Ecoutes, je sais que Zeleph t'as envoyée pour me supprimer, mais elle n'a rien à voir.

La bleue éclata d'un rire sardonique.

- Tu te trompes, j'ai reçu l'ordre de vous tuer toutes les deux, rectifia Angel. Après tout ça vie est d'une de tes erreurs…

- Je suis un monstre, j'ai fait beaucoup d'erreurs, mais Meldy est n'en est pas une, affirma la brune avec ferveur.

Angel sourire, d'un sourire qui n'augurait rien de bon. Elle se plaça derrière Meldy, faisant dos à Lévy. Puis elle posa l'arme sur sa tempe…

- Non ! Hurla d'effrois Ultia.

Meldy pleurait, suppliant.

- Alors, tu la verras mourir, déclara Angel.

Elle retira le cran de sureté de l'arme …