Hello

Nouveau chapitre,

Merci de suivre…

On pour répondre à une question, après ce

Chapitre, il en restera quatre, ce qui fera un total de

20 chapitres.

Voilà,

J'espère que celui-ci vous plaira…


Deadly night

Un centième de seconde… un millième de seconde… pour saisir fermement l'objet lourd, en bois… une statuette, dans ses fines mains … pour se lever, se dévoiler… pour s'approcher… pour donner l'élan à son geste… pour frapper… pour l'assommer… pour qu'elle chût enfin…

Lévy resta, immobile, un instant, ses yeux se posant tour à tour sur l'objet et la jeune fille allongée devant elle. Sa respiration était rapide…

- Qui êtes-vous ?

La voix grave et féminine sortit la bleutée de sa transe… Elle se ressaisit et dirigea son regard dans la direction de l'interlocutrice… Ultia, le regard méfiant, la fixait avec ses profonds yeux obsidiennes, un regard de feu pourtant qui aurait pu la tuer s'ils avaient été une arme. L'enquêtrice lâcha sa massue improvisée.

- Je suis la personne qui vous a sauvé, répondit la bleutée en rejoignant Meldy.

Cette dernière sanglotait et tremblait toujours sur sa chaise… terrifiée. Lévy dénoua les liens qui la retenaient, l'adolescente se frotta les poignets libres brûlés par les cordes.

- Merci, dit-elle.

La rose, quelque peu ressaisie, se leva rapidement afin de détacher sa mère adoptive. Alors que la jeune fille approchait ses doigts des cordes, Lévy et Ultia se fixaient sans dire mots. L'enquêtrice remarqua que la brune semblait avoir compris quelque chose… avoir reconnu sa voix. Rien d'étonnant pour une tueuse professionnelle, les fausses identités, elle connaissait.

- quoi ? s'étonna Meldy, en voyant la main droite d'Ultia déjà libre.

La femme à cheveux corbeau se redressa, soudainement, elle prit Meldy par le poignet et la tira derrière elle.

- Aïeux… Ultia, tu m'as fait mal, râla la jeune fille.

- Restes derrière et ne dis rien, ordonna Ultia, sévèrement.

Regardant sa mère, la rose réalisa que celle-ci braquait une arme sur l'intruse. Lévy faisait de même après avoir récupéré l'arme d'Angel au sol. Les deux femmes restèrent silencieuses, cependant un échange de regards intenses s'effectuait entre elle, chacune cherchant la faille de l'autre. Après s'être toutes les deux considérée, Lévy commença à parler…

- Vous ne l'auriez pas laissé tuer Meldy ? Cette question dans la bouche de la bleutée sonnait plus comme une affirmation.

Au fond qu'y avait-il d'étonnant à ce qu'une femme comme Ultia eût pu se libérer ? L'inverse l'aurait été d'autant plus…

- Finalement, vous avez sauvé cette pourriture, confirma la galeriste en montrant du regard Angel.

- Ul...tia ? murmura l'adolescente, choquée.

- Ecoutez, je ne vous veux aucun mal, assura Lévy.

- Dois-je croire quelqu'un qui se fait passer pour une autre personne… Misty ? Demanda la brune.

- Quoi ?! Fit la rose, surprise.

Lévy ne silla pas, elle garda sa concentration.

- C'est vrai, je vous ai menti, mais je ne vous mens pas, maintenant, insista la bleutée. Posez votre arme…

- Vous d'abord, Misty, commanda de sa voix grave la brune.

Meldy réalisa alors qui était cette jeune femme à la chevelure azure, pourtant elle avait trouvé Misty si gentille… Un femme si gentille… De plus, elle venait de la sauver et de la libérer.

- Je suis désolée, mais j'ai lu votre dossier, les gens que vous avez tués… Je ne peux pas vous faire confiance, Ultia, refusa Lévy à regret.

L'adolescente fixa à nouveau sa mère, cette dernière se mordit la lèvre écarlate en entendant cette phrase… une tueuse ?

- Les… les gens que tu as tués ? Meldy semblait perdue, elle considéra encore sa mère espérant…la vérité… ou mieux, de se réveiller dans son lit, maintenant. Angel a dit…

Ultia tourna la tête en sa direction… La jeune adolescente avait les pensées qui vacillaient, elle regardait la brun, suppliante… Elle voulait comprendre.

- Angel disait que j'étais stupide, que tu les avais tués… tous… ma mère, mon père, ma famille… Et puis toi, tu étais là ce jour-là, la jeune fille à la chevelure rose prit sa tête entre les mains, croyant perdre pieds. Elle aussi, elle dit que tu es une tueuse et puis cette arme… la jeune fille semblait se parler à elle-même tant sa voix était basse et tremblante.

Ultia se tourna totalement, gardant la bleutée de profil. Elle tenta de s'approcher de sa fille, mais cette dernière recula.

- Non ! Hurla-t'elle. Je… Lâches, cette chose ! Ordonna-t'elle en désignant l'arme de la tête.

Se mordant la lèvre inférieure, la femme à la chevelure de jais obéit et déposa son revolver sur le bureau. Tendant les mains, en direction de la rose, elle tenta une nouvelle approche.

- Meldy…

- Tu les as tués… C'est vrai ? Tu les as tous tués…

Ultia s'arrêta, ferma les yeux et inspira avec force…

- Oui… avoua-t'elle dans un soupire qui semblait vider la femme de toute sa force vitale.

Meldy ouvrit ses yeux inondés par la douleur, découvrant une femme coupable n'osant pas regarder son crime en face.

- Toutes ses années ! Tu m'as menti ! Ragea la rose, elle s'avança les poings fermer, avança auprès d'Ultia et la gifla avec une telle force que le visage la brune suivit la main lapidaire. La femme à longue chevelure ébène ne dit rien… Résignée, elle accepta cette punition et cette haine. Peut-on pardonner la personne qui nous a tout arraché et détruit ? S'en suivit une succession de coup et de cris venant de la jeune fille trahie par la seule personne au monde qui n'aurait jamais dû lui faire autant de mal. Excédée, Meldy s'écroula devant Ultia, Lévy s'approcha d'elle et la serra dans ses bras… Ultia ne bougea pas, immobile, elle laissait cette nouvelle vie s'effondrer sur elle-même, chaque larme, chaque cri de sa fille étaient pareils à des coups de poignard dans son cœur.

- Tu es un monstre. Pourquoi ? Pourquoi… pourquoi ? Sanglotait la rose.

Alors… Ultia s'agenouilla à son tour, une larme détenant toute la tristesse du monde coulait sur sa joue.

- J'avais reçu des ordres, répondit Ultia, justifiant à elle-même son acte. Des ordres d'une personne dangereuse…

- De Zeleph, finit Lévy.

Intriguée, la brune la toisa.

- C'est pour cela que je suis là, pour que vous m'aidiez à l'empêcher de nuire plus, expliqua la bleutée.

Lévy ayant fermement déconseillé à Meldy de partir, la rose se reposait dans le canapé, sans parler à Ultia. Les deux femmes attachèrent Angel, encore inconsciente, à une chaise.

- J'ai été durant des années le bras droit de Zeleph, nous avons été très proches, J'étais comme sa fille, je crois que c'est pour cette raison que nous avons pu vivre ainsi, tranquillement, jusque-là, mais il faut croire que nous sommes en période de ménage… Ultia semblait savoir parfaitement à quoi s'attendre, en parlant de « ménage ». Je vais vous donner les informations qu'il vous faut, mais il y a une contrepartie, annonça la galeriste.

Lévy la considéra, le visage de la femme était fermé, une capacité professionnelle qui lui permettait de passer d'une émotion extrême à un calme froid en un temps record. Cependant il nul besoin d'être expert en profilage pour comprendre ce qu'elle voulait.

- Fairy Tail vous donnera deux nouvelles identités et vous éloignera le plus possible d'ici, affirma la bleutée.

La brune ancra son regard sombre dans ceux de la bleutée, jaugeant sa sincérité.

- Je ne pense pas que Meldy voudra vivre à nouveau avec moi, dit-elle avec amertume.

Elle soupira et partit en direction de son bureau, déplaça une toile derrière qui camouflait un coffre. Elle l'ouvrit après avoir composé un code. Elle y sortit une clé USB.

- Il y a toutes les informations sur Zeleph dans cette clé, elle est unique, expliqua-t'elle, en serrant l'objet.

La bleutée hocha du chef, puis elle sortit de sa poche un papier. Le papier sur lequel était écrit sa charade. Elle le tenda à la femme à la chevelure corbeau.

- J'aimerai savoir si vous comprenez cela ? S'enquit l'enquêtrice.

La galeriste lit méticuleusement la note. La bleutée fixait ses réactions, de toute évidence, Ultia la comprit. Elle plia le papier et regarda Lévy…

Quand…un bruit… du verre brisé…Des éclaboussures pourpres…Du sang…

Lévy fixait la femme en face d'elle, dans les yeux de la brune, la douleur, puis elle bascula en arrière. La bleutée se précipita auprès d'elle… Sa cage thoracique est touchée… Elle n'arrivait plus à respirer…

- Enterré…mort… murmura, péniblement la brune avant de cracher du sang.

- Ultia ! Hurla Meldy qui tenta de les rejoindre.

Un autre coup de feu toucha la tête d'Angel, des bouts de cervelles volant.

- Un snipper ! Cria la bleutée avant de rejoindre la rose en courant.

Elle la saisit par le poignet et elles se mirent à l'abris derrière le bureau. Les tirs continuaient d'une manière aléatoire. L'immeuble en face, il est dans l'immeuble en face. Lévy serra Meldy attendant que cela ce calme. Les tirs s'arrêtèrent au bout de quelques minutes, la bleutée zieuta par-dessus son épaule, la clé USB, elle la voyait au sol… Seulement, elle était à découvert et trop loin. Elle attendit encore, il ne se passait rien, le snipper était peut-être déjà parti. Elle devait tenter sa chance.

- Reste-là, commanda la bleutée à l'adolescente.

Elle se dégagea et se mit en position pour se redresser rapidement, elle inspira avec force et… Elle partit. S'approchant, elle tendit la main vers l'objet quand un tir le détruisit. La bleutée en resta pétrifiée… Non, elle avait tout ce qui lui fallait là-dedans… Toutes les réponses…

Elle fut soulevée du sol brutalement… avant qu'un tir atteigne là où elle était… Elle se retrouva plaquée contre un torse recouvert d'un t-shirt gris

- Tu veux crever ! ragea une voix rauque qu'elle connaissait que trop bien.

Elle leva la tête, Gajeel était bien là. Son pistolet à à la main, il tira sur la lumière de la pièce, coupa en partie la vue au tireur. Il balança la jeune femme derrière le bureau puis il tira en direction du snipper. Il cessa ses tirs au bout de quelques minutes, s'assurant que la rafale avait fait fuir le tireur. Le silence revint dans la pièce… Lévy et Meldy se relevèrent doucement. La rose courra au-dessus du corps inanimé de sa mère.

- Ultia ! Ultia ! Non ! Ultia ! Je t'en prie… je n'ai que toi… pleurant, l'adolescente posa la tête sur le corps. Je…je te pardonne, Ultia, je t'en prie, me laisse pas toute seule…

Lévy resta immobile, en arrière, elle sut ce qu'elle devait dire, tout était de sa faute, elle aurait dû le savoir, elle aurait dû être plus prudente. Elle aurait dû… Elle n'avait plus rien et par sa faute, il y a eu deux mortes. Son regard se posa sur Gajeel, visiblement très énervé. Elle approcha, honteuse.

- Gajeel, je…

- T'as d'la chance que l'autre marchand de sable m'ait appelé, interrompit-il. Quelle conne !

- je… Je suis désolée, murmura la jeune femme timidement.

Le ténébreux ne répondit pas, il lui tourna le dos et prit son portable…

- Ouais… dit-il au téléphone. On a un cinq neuf, ici…

- Lévy ?!

La bleutée vit Max entrer dans la salle, inquiet, il s'approcha d'elle.

- Tout va bien ? S'enquit-il.

La jeune femme hocha timidement du chef, gardant au final sa tête baissée, puis elle partit rejoindre Meldy, lui posant délicatement une main sur son épaule.

- Les flics vont arriver, il faut qu'on se casse, affirma le Kurogane, sans ménagement.

Lévy resserra sa main sur l'épaule de la jeune fille, pleurante.

- Meldy… murmura-t'elle. Tu dois la laisser.

Rageusement, l'adolescente fixa la bleutée.

- Tout est de votre faute ! Hurla la rose. Pourquoi je vous suivrai vous, plutôt que la police ?

La femme à la chevelure azure, se sentant coupable, ne sut quoi dire face à la rage de la jeune fille, en cette instant justifiée.

- T'as envie de crever, alors ne vient pas avec nous, répondit Gajeel. Il s'approcha des deux femmes, il saisit le bras de la bleutée pour la relever. C'est pas notre problème, on se barre.

Lévy tenta de protester, comment pouvait-il se comporter comme ça avec Meldy ? Est-il à ce point monstrueux ?

- D'accord, entendit-elle timidement, Lévy se retourna, Meldy s'était relevée à son tour. Je viens avec vous.


Le groupe de quatre personnes sortit à pas rapide de l'immeuble par la porte arrière. Gajeel, armé, ouvrait la marche, tandis que la bleutée la fermait en ayant récupéré le revolver d'Angel. Ils arrivèrent à la ruelle dans laquelle Max avait laissé la voiture, une autre était garée à côté, un tout-terrain noir aux vitres teintées. Une portière s'ouvrit, Lucy, vêtue de ses vêtements de terrain, sortit. Elle vit, immédiatement, Lévy et se précipita auprès d'elle. L'examinant, elle remarqua tout le sang sur la bleutée.

- Mon dieu ! Lévy, tu vas bien ? S'inquiéta-t'elle.

Lévy détourna le regard, honteuse face à Lucy.

- Je vais bien, murmura la bleutée.

La blonde, voyant qu'il s'agissait d'un mensonge, afficha une mine sceptique. Gajeel interrompit les retrouvailles.

- Où est la Salamandre et Titania ? Demanda-t'il en faisant entrer Meldy dans la voiture de Max.

- Ils poursuivent le tireur, enfin, la tireuse d'après ce qu'a rapporté Erza, répondit Lucy.

Gajeel réfléchit quant à ce qu'il devait faire, puis il zieuta rapidement en direction de Lévy. Il fixa alors Max, d'un air sévère. Le châtain frissonna, ayant l'impression d'être jugé par le bourreau lui-même pour le crime d'avoir mis Lévy en danger.

- Amènes la gamine auprès du vieux, ordonna-t'il.

Max se raidit, hocha du chef et obtempéra, soulager de rentrer à Fairy Tail. Meldy ne regarda pas la bleutée qui la fixait avec regret. Lévy sentit alors une pression sur son avant-bras, Gajeel la tenait fermement.

- Toi… Tu viens avec moi, lui dit-il dans un commandement qui lui donnait aucune occasion de répliquer.

- Tu ne vas pas aider Natsu et Erza ? S'étonna la blonde.

Le brun ne répondit rien, comme si la réponse allait de soi, puis il partit en maintenant toujours la petite femme. Cette dernière avait du mal à suivre les grands pas presser du ténébreux, elle avait cette impression désagréable d'être une enfant punie pour avoir fait une bêtise. Elle tenta de se libérer, retirant son bras d'un coup sec. Il stoppa et la considéra…

- Je peux encore marcher seule, affirma la bleutée. Pourtant cette affirmation manquait cruellement de sa détermination habituelle.

Il la lâcha tout de même, puis il se retourna pour continuer sa marche. Elle le suivit… Alors qu'elle se perdait dans ses pensées, dans ses remords… Il semblait que c'était la seule chose à faire, le suivre.

Ainsi, sans réfléchir, elle s'installa dans sa voiture… Sans réfléchir, elle en sortit… Sans réfléchir, elle entra dans un immeuble… Sans réfléchir, elle monta les escaliers un à un… Sans réfléchir, elle entra dans l'appartement de Gajeel… Sans réfléchir… A nouveau, elle avait cette sensation de vide en elle. Elle aurait pu… Elle aurait dû savoir… L'angoisse et l'écœurement s'emparèrent soudainement d'elle, pas de répit, elle se précipita aux toilettes pour vomir tout ce qu'elle pouvait encore et encore… Elle sentit une présence derrière elle, une grande main lui retint les cheveux. A quoi bon ? Le sang colmatait déjà quelques mèches tenant plus du marron que de son azur habituel… Qu'importe… Elle vomissait, se purgeant de cette pourriture, de cette corruption, de cette haine, de cette noirceur… Elle se répugnait. Elle vomissait encore, cela n'en finissait pas, agenouillée devant la cuvette, la main du ténébreux ne tenant pas ses cheveux, posée sur le dos de la jeune femme semblait être le seul point rassurant, chaud alors qu'elle tremblait comme si elle était frigorifiée. Sa gorge brûlait, son sternum était douloureux, ses larmes coulaient. N'ayant plus rien dans l'estomac, elle cracha sa bile, si acide.

- Désolée ! Pleura-t'elle entre les relents.

Le brun ne dit mot, il se contenta de rester auprès d'elle, le visage neutre. La jeune femme se calma quelque peu, se reculant, son dos se bloqua contre le torse de l'homme. L'odeur de sang et de vomis se mélangeant envahissaient la petite pièce. Doucement, un bras du ténébreux se plaça sous les jambes de la bleutée, l'autre sous son dos, il se leva tout en la soulevant. Il traversa le salon, la chambre pour arriver dans la salle de bain.

Il la posa sur ses jambes flageolantes…

- Je suis désolée… pleura-t'elle.

Le ténébreux claqua la langue…

- Arrêtes de dire ça, crevette, murmura-t'il en retirant la veste de la jeune femme. Tu devrais t'laver.

Elle hocha de la tête, l'homme la considéra un instant, jugeant qu'elle pouvait se débrouiller, il la laissa seule dans la salle de bain. La belle sanglotait tandis qu'elle s'épluchait doucement. Ses vêtements étaient tachés de sang, des bouts de cervelles collaient çà et là. Elle retira son ruban, dire que Mirajane venait de le remettre en état… Encore du sang. Elle devait l'attirer.

Allant dans la baignoire, elle ouvrit la douche… eau chaude, bouillante… Chaque passage de l'eau laissait une trace rouge de brûlure sur sa peau blanche. Se laver, se désinfecter plutôt… Puis elle rinça abondamment ses cheveux… Tout rincer… Tout laver…


Gajeel prenait sa douche à son tour la laissant seule. Angoissée, perdue, Lévy ignorait quoi faire. Le brun lui avait ordonné d'aller se coucher… Mais cela la terrifiait. Ne portant que le T-shirt noir que lui avait prêté son hôte, elle errait dans l'appartement. Ses larmes coulaient avec aisance le long de ses joues de pêche. Elle cessa sa marche en arrivant devant la fenêtre du salon, elle s'immobilisa et fixa les lumières artificielles de la ville, elle voyait le fleuve… Comme ce soir-là, à Sabertooth. Le mal-être qu'elle avait éprouvé alors n'avait rien à voir avec ce qui lui arrivait… Elle aurait dû savoir ce qu'il allait se passer. Bien sûr que Zeleph n'allait pas envoyer que Angel… Pourquoi ? Pourquoi n'avait-elle pas fait plus attention ? Pourquoi son intelligence avait défailli ? C'est son seul atout…

Elle entendit un soupire, elle se retourna, penaude… ses yeux rougis par les larmes. Elle découvrit le ténébreux ne portant qu'un boxer noir et une serviette beige à la nuque. Son torse dévoilé montrait ses nombreuses cicatrices. Il la regardait, de ses yeux sombre… Redfox mit fin à cet instant et alla derrière le bar qui séparait le séjour de la cuisine, il trouva rapidement une bouteille dans un placard, ainsi que deux verres. Faisant le tour du bar, il vint les poser sur la table-basse. Il s'assit dans son fauteuil en cuir marron, dévissa la bouteille et versa le liquide dans un des verres. Il bougea ensuite la bouteille au-dessus de l'autre…

- Je… je n'en bois pas, commença-t'elle à dire timidement.

Le ténébreux remplit tout de même son verre à un quart. Résignée, la bleutée s'assit dans le canapé, repliant ses jambes sous ses fesses, elle prit le verre. Gajeel saisit le sien et s'affala au fond de son fauteuil. Il fixait la jeune femme, cette dernière ne disait rien. Pensive, une expression triste régnait sur son doux visage, pourtant les larmes ne coulaient plus. Elle s'agrippait de ses deux mains à son verre, comme s'il s'agissait d'un objet magique pouvant la soutenir. Tout en ne la quittant pas du regard, le brun but une gorgée, puis il abaissa son bras.

- J'comprends pas c'qui t'a pris, crevette, dit-il, gravement.

La bleutée tremblota, elle leva les yeux pour le regarder avec honte.

- Je…je suis désolée, répondit-elle, les larmes bordant ses paupières inférieures.

Tiquant, le ténébreux serra les dents.

- P'tain, arrête de dire ça, s'agaça l'homme.

Il lui en voulait, pensa-t'elle, désolée. Son cœur se brisa à cette pensée… désolée… ce mot envahissait sa tête.

- J'croyais qu't'étais intelligente, et tu te casses pour faire une connerie pareille, ragea Gajeel.

Elle aussi, elle le croyait. Touchée par ses mots, la bleutée sentit ses larmes chercher à revenir. Elle essuya rageusement avec le revers de sa main, puis elle finit par boire son verre en entier. Elle grimaça, qu'est-ce qu'elle n'aimait pas ce goût… Se balançant en avant, elle posa le verre sur la table basse et tenta de se servir à nouveau. Sa fine main, sur le goulot, la prise lui fit enlever par la grande main du ténébreux qui la prit par la panse. Lévy le regarda, presque suppliante… Il dévissa le bouchon et remplit le verre un peu plus que la première fois. La bleutée se frottait nerveusement ses genoux nus.

- Je… je ne voulais pas blesser quelqu'un d'autre, murmura-t'elle.

Gajeel haussa un sourcil. Elle leva la tête, des cascades de larmes roulant sur son visage.

- Je ne voulais pas blesser quelqu'un d'autre, répéta-t'elle en hurlant. Je suis faible, je… voulais montrer que j'en étais capable. Ses cordes vocales lui firent mal, elle baissa la tête et continua plus bas. J'ai échoué, je… ne suis qu'une meurtrière.

Suite à ces derniers mots, elle avala son verre cul-sec, grimaçant à nouveau en le posant. Elle dirigea son bras auprès de la bouteille… Mais le ténébreux lui retira. Il saisit un poignet avec une force contenue. La tirant près de lui, elle s'empêcha de tomber en posant le plat de l'autre main sur la table basse, il se pencha. Il releva la main qu'il tenait et l'examina un instant. Il frotta avec son pouce les creux. Il saisit ensuite l'autre poignet…

- Kya ! Cria la jeune femme.

Elle se retrouva, sans comprendre comment, assise sur les genoux du ténébreux. Il procéda de même avec l'autre main. Lévy ne comprit pas, interloquée, elle le fixait. Son cœur battait frénétiquement… Paradoxalement, elle se calmait grâce à cette proximité.

- Y a pas d'sang, constata-t'il.

- Je les ai lavées, répondit Lévy, surprise.

Le ténébreux fit un léger sourire… il continua de caresser les mains de la jeune femme du bout des doigts.

- Ce sont pas des mains de tueuse. Il montra, ensuite, ses propres mains. Des mains calleuses, rudes, marquées… Même en les lavant, j'le vois toujours… le sang. Les creux, les marques, appartiennent aux couteaux, aux flingues que j'ai tenus… elles gardent les traces de ma volonté de tuer…

La bleutée caressa à son tour les mains du ténébreux avec délicatesse.

- Ta volonté de tuer… murmura la jeune femme.

La volonté de tuer… Est-ce si simple ? Un meurtrier… n'est-il qu'un être qui à cette volonté ? Cette soif de sang, cette envie… Lévy ne savait pas quoi répondre, elle n'arrivait plus à réfléchir. Etrangement, elle se sentait mieux, le cœur un peu plus léger. Qu'est-ce qui faisait cela ? Les mots de Gajeel ou l'alcool… Elle n'était vraiment pas habituée à boire des alcools forts, deux verres suffiraient à lui faire perdre la tête. Puis il y avait cette proximité… Elle l'aimait… Elle en était même devenue accros, plus le temps avançait plus elle s'en était rendue-compte. En cet instant, cela devenait vital…

Elle encercla à peine les poignets épais de l'homme de ses doigts fins, puis elle plaça ses bras de sorte qu'il l'enlace. Déposant délicatement ses fines mains sur les pectoraux, elle cacha son visage dans le cou de taureau du ténébreux. Fermant les yeux, elle écoutait sa respiration, comme pour se bercer.

- Tu l'as toujours… Cette volonté ? Demanda la bleutée.

L'étreinte se resserra autour de la fine taille de la jeune femme, la plaquant encore plus à son torse.

- Non, répondit-il dans un soupire.

La bleutée ouvrit ses paupières, s'écartant du cou. Sentant cet écart, le brun tourna la tête pour ancrer ses pupilles rubis dans les grandes orbes noisettes de la belle. Elle vit tout de suite cette lueur… cette envie. Elle l'avait déjà vu, je te veux... Non, elle le veut. Elle fit glisser ses mains sur la peau mate du brun, s'installant sur sa nuque pour l'une, à l'épaule pour l'autre. Elle se hissa alors, rapprochant son visage… Le ténébreux déglutit…

- Crevette, chui pas sûr qu'tu sois en état…

Elle ne le laissa pas finir sa phrase que ses lèvres se plaquaient contre celle de Gajeel. Elle n'avait aucune envie d'entendre ses hésitations, elle n'avait aucune envie de se poser des questions… ni de penser aux conséquences d'un tel acte. Très vite, l'homme lui répondit rapidement, elle ferma les yeux pour savourer sa victoire… au goût de whisky. Elle ouvrit sa bouche alors, laissant la langue du brun entrer. Les deux langues dansant l'une contre l'autre avec fougue, la bleutée se trouva quelque peu désemparée… tant de fougue, elle n'avait jamais connu ça. En réalité, elle trouvait les baisers déplaisant, mais là… elle s'en délecta avec avidité. Continuant le baiser, la belle se plaça à califourchon sur l'homme. Ce dernier mit une main dans les cheveux soyeux de la jeune femme, incitant à approfondir, encore et encore. Elle émit un petit cri lorsqu'il empoigna brutalement une de ses fesses sous son t-shirt de son autre main, il en profita pour sucer la lèvre inférieure de la jeune femme. Il l'embrassa à nouveau à pleine bouche… Lorsque ce second baiser termina, leur séparation laissa place à des halètements. Elle caressa le visage du brun, chaque piercing, ce qu'elle le trouvait beau.

Cependant, le ténébreux semblait hésitant… Elle en fut surprise et même vexée… Qu'un homme aussi sûr de ses capacités comme Gajeel hésite, pouvait être une preuve qu'il ne la désirait pas tant que cela… Voilà, elle se remettait à réfléchir… Hors de question… Pas de réflexion…

Faire le vide… Elle passa à l'offensive, caressant et bisant le torse robuste de l'homme, il la laissa faire. Elle le dorlotait avec cette douceur qui la caractérisait. Elle sentait parfaitement le cœur du ténébreux battant à un rythme irrégulier. Elle bougea son bassin, frottant son bas-ventre au sien. Il grogna, fermant les yeux, sa verge se gonflantt, tandis que la culotte en satin de la jeune femme s'imbibait de son flux…

- putain, Lévy, soupira-t'il. Dis-le.

Gajeel semblait lutter… lutter contre son envie. A croire qu'elle déteignait sur lui… cet homme impulsif… cogitant sur ce qu'il y avait de mieux à faire. Lévy leva la tête, approchant doucement sa bouche du creux de son oreille.

- GajeeL… prends-moi, murmura-t'elle, suppliant avec luxure.

Fin… Le brun l'empoigna avec force, la collant à lui. Il huma avec force son odeur et suça son cou blanc avant de le mordiller. Une de ses mains se faufila sous le t-shirt, attrapant un sein ferme, pinçant son tétons rose. Son autre main caressa son clitoris à travers le doux tissu, le massant… Se retenant un peu par pudeur, le belle effectuait de petits glapissements… mignons.

Il la bascula, soudainement, sur la table-basse… Les verres et la bouteille tombant au sol. S'agenouillant devant elle, il lui retira le tissu de satin noir qui lui servait de sous-vêtement. Il écarta ses jambes, mettant chacune des cuisses galbées de la jeune femme sur ses robustes épaules. Le sexe de la belle était humide et gonflée par l'excitation… Le ténébreux mit doucement sa langue entre les lèvres de sa vulve. Il atteignit le bouton qu'il enveloppa, le léchant, le suçant… S'en délectant. La jeune femme bougea malgré elle son bassin… Elle s'agrippa aux rebords de la table. Buvant son jus, il enfila sa langue dans son vagin. Elle se cambra, submergée les différents vagues de chaleur qui démarrer de son antre. Sa tête en arrière, elle commençait à ne plus tenir…

- Ga… Gajeel, arrêtes, supplia-t'elle car pas du tout coutumière à ce genre de sensation.

Ne l'écoutant pas, le brun poussa le t-shirt en glissant les mains sur le corps de la belle. Dévoilant sa poitrine, il l'attrapa, malaxant ses seins. Ensuite, il pinça les bouts de chaires rosés, les tirants. Lévy en lâcha un cri…

Sa vulve se contractait, elle allait venir… mais le ténébreux stoppa avant, s'écartant de son entre-jambe. Contrariée, la bleutée l'interrogea du regard. Gajeel affichait un sourire carnassier. Il retira son boxer, montrant son sexe bandé. Soulevant sans mal son amante, il s'assit dans le canapé et l'empala à l'aide de sa verge. Encore un cri de la belle… qui enfonça ses ongles dans la chaire du brun, maintenant à califourchon sur son homme, ce dernier lui retira définitivement son dernier vêtement. La tenant fermement par les fesses, il la fit glisser à sa virilité… Chercher à bouger ne servait à rien pour elle, tant il contrôlait tout. Le mouvement… le rythme… l'effet électrisant des piercings de son pénis… Lévy en perdait la raison. Elle laissa glisser ses mains sur les bras musclés, Le rythme était au départ lent, mais intense… Ses gémissements dévirent plus forts quand il l'accéléra, s'enfonçant de manière plus brutale. Se penchant en arrière, elle se donnait entièrement… Le rythme devenait effréné… Fermant les yeux, des larmes de plaisir franchirent la barrière de ses paupières. Enveloppée par la chaleur, le plaisir…. S'en était trop… Son vagin emprisonna la verge de son amant, elle hurla son nom alors qu'elle atteignait son premier orgasme.

Ne retirant pas son pénis, il réussit ensuite à allonger la belle dans le canapé. La surplombant cette fois, Il effectua d'amples coups de bassin, cherchant le plaisir le plus profondément en elle. Impossible…Se disait-elle, elle sentait un plaisir naissant à nouveau… La belle attrapa le cou de son amant comme si sa vie en dépendait. Le ténébreux grogna… la bleutée se sentit partir dans un nouvel orgasme accompagné cette fois-ci de son partenaire. Le corps de la bleutée se cambra sous ses cris, tandis que, bramant, l'homme se vida en elle.

Haletant, il lui fallut un petit instant avant de bouger… Il contempla la femme sous lui, en sueur, la belle suintait le plaisir, ses joues rosies, ses pupilles dilatées. Il caressa sa joue et se pencha pour l'embrasser délicatement, Lévy en frissonna et le prit avec amour. Se redressant ensuite, Gajeel se mut pour s'allonger sur le canapé, prenant la petite jeune femme contre son torse. Elle était comme une poupée entre ses mains. La bleutée avait réussi à hisser son petit corps pour s'installer sur le corps massif de son amant… Les yeux clos, le ténébreux l'encercla d'un bras possessif. Ils prirent ainsi le temps de calmer peu à peu leur souffles qui se perdaient dans le silence de cette nuit.

En cet instant, il n'y avait plus rien …plus d'erreur, plus de culpabilité, plus de larmes, plus de sang, plus de crime, plus de mort… Non, il n'y avait qu'eux seuls.

Ils ignoraient qu'un message reçu s'affichait sur le portable de Gajeel… Ils ignoraient qu'il venait de Luxus… Ils ignoraient qu'il contenait ces mots :

L'un des nôtres est mort.


Merci à :

Lululi

Neliia

Dark White Fang

Clemantine

Yakimen , merci pour les fautes )

Pour leur commentaire encourageant… Désolée d'être cruelle… je ne fais pas exprès.