Chapitre 51 : Retour à la maison

Bonsoir tout le monde !

Et non vous ne rêvez pas, il s'agit bien du chapitre 51 que j'ai pu enfin poster.

Je tiens à vous présenter mes plus sincères excuses pour cette attente que je vous ai fait subir.

J'ai rencontré de nombreux soucis ces dernières semaines me prenant tout mon temps si bien que je n'ai pas eu une seule minute à moi. Rien n'est encore résolu mais j'ai enfin pu relire le chapitre afin de vous le poster ce soir.

J'espère ne pas vous avoir perdu depuis tout ce temps. Merci en tout cas pour vos reviews et pour vos encouragements …

Allez je vous laisse découvrir et on se retrouve en bas …


Chapitre 51 : Retour à la maison

PDV Bella

Prendre son mal en patience était devenue mon expression favorite ces dernières semaines.

Mais après trois mois d'hôpital à ne rien voir d'autre que ma chambre et de temps en temps le parc entourant le bâtiment, je recouvrais enfin ma pleine et presque entière, liberté.

Le soulagement fut le premier sentiment que j'avais ressenti en entendant enfin les mots tant espérés.

C'est Carlisle qui m'avait annoncé l'excellente nouvelle, quinze jours auparavant.

Flashback (deux semaines plus tôt)

Le docteur venait de terminer les soins quotidiens et examinait avec attention la cicatrisation de chacune de mes blessures afin de vérifier que tout se passait correctement.

Mes plâtres avaient été retirés seulement une semaine avant et déjà cela avait représenté pour moi une avancée considérable. N'étant plus entravée par cette chose énorme enroulant ma jambe, je pouvais bouger à ma guise et retrouver une certaine autonomie, perdue depuis l'agression.

Pour quelqu'un habituée à se débrouiller seule depuis son plus jeune âge, je n'arrivais plus à supporter d'être dépendante jusqu'à mes déplacements.

Certes, je ne pouvais pas m'appuyer dessus sans ressentir une douleur très forte mais au moins je pouvais de nouveau me laver sans aide et me rendre aux toilettes sans appeler une infirmière.

La rééducation avait commencé et j'essayais de faire un maximum pour recouvrer le plein usage de mon corps.

Mon poignet était de nouveau libre également mais le moindre mouvement représenté tout de même un effort considérable pour moi.

Je savais que ca reviendrait. Il fallait juste du temps et de la patience. Encore.

Pour le moment, la seule chose importante pour moi était l'accord de Carlisle pour sortir de cet enfer. J'avais besoin de retrouver enfin mon intimité, mon chez moi.

Je voulais rentrer avec mes enfants et reprendre enfin ma vie.

Les filles venaient tous les jours mais mon absence se faisait sentir de plus en plus chaque jour. Lise ne voulait plus me quitter le soir allant même jusqu'à se mettre dans des états incroyables quand il était l'heure du départ. Kiara devait me l'arracher des mains pour qu'elle me lâche. Charlotte sortait en larmes quand à mon aînée, elle tentait de se rassurer comme elle le pouvait en se disant que bientôt je pourrais être de nouveau avec elles, comme avant.

Pourtant je savais, par Edward, qu'elle trouvait le temps tout aussi long que ses petites sœurs, sans parler de mon propre état à devoir les laisser partir alors que je devais rester entre sers murs.

Quand Carlisle avait commencé à parler de sortie lors de ses examens quotidien, j'avais enfin eu l'impression de voir le bout du tunnel. Mais à chaque fois, les mots tant attendus ne sortaient pas et je désespérais.

Ce jour là comme à chaque fois, je gardais un faible espoir en moi. Carlisle m'auscultait comme tous les jours, très concentré sur son travail.

Je m'attendais à ce qu'il relève la tête et me regarde gravement avant de ranger son matériel, d'échanger quelques mots et de me laisser. Quelle ne fut pas ma joie quand il releva la tête et m'adressa un grand sourire qui réchauffa mon cœur.

- Si tout se passe correctement et que vos analyses sanguines sont bonnes en fin de semaine, je pense pouvoir signer votre bon de sortie lundi prochain.

Je le regardais avec une telle incrédulité qu'il éclata de rire face à mon expression.

- Et oui Isabella, confirma-t-il sa main sur la mienne, mais vous devrez me promettre que vous suivrez à la lettre mes recommandations et que vous viendrez toutes les semaines à la fois pour un contrôle mais aussi pour votre rééducation. C'est important que vous soyez très sérieuse avec vos soins pour redevenir aussi forte qu'avant.

Il avait pointé son doigt dans ma direction avec un air sérieux sur le visage.

- Je vous le promets Docteur Cullen, dis-je telle une enfant.

Je ne pus m'empêcher de sourire en pensant qu'enfin j'allais pouvoir sortir de cette chambre et surtout de cet endroit de malheur.

Le fauteuil roulant serait de mise bien entendu, étant donné que je ne pouvais pas m'appuyer sur ma jambe blessée et je ne pouvais utiliser des cannes à cause de mon poignet, mais au moins je serais très loin d'ici.

- Je dois bien avouer que vous allez me manquer …, souffla-t-il à voix très basse comme si il ne voulait pas me l'avouer.

Je fus émue par ses paroles. Je ne m'attendais pas à ce qu'il m'avoue et surtout ressente quelque chose dans ce genre. Pas après ce que j'avais tenté de faire à son fils.

Mais Carlisle Cullen, pas plus qu'Esmée d'ailleurs, n'était pas rancunier et j'en étais grandement heureuse. Je comprenais maintenant d'où venait la gentillesse naturelle d'Edward.

Le docteur Cullen et lui avaient de nombreux points communs tous les deux. Edward était bien le digne fils de ses parents.

- Merci Carlisle … pour tout …

Il plongea ses yeux bleus océans dans les miens et me sourit de manière bienveillante.

Sa manière de se comporter avec moi me touchait véritablement et mes émotions à fleur de peau étaient exacerbées par ces attentions.

- Je n'ai fait que mon travail …

Et en plus il était humble.

- Vous savez bien que ce n'est pas le cas … vous avez fait bien plus que ça.

- Peut-être … mais en tout cas je suis heureux de vous voir enfin sortir d'ici.

Fin du flashback

Finalement, Carlisle donna son aval pour que je puisse sortir le lundi suivant.

Quelques anomalies dans ma prise de sang, l'avait inquiété, il avait donc préféré me garder encore un peu à l'hôpital.

Cette attente forcée avait bien faillit me rendre folle mais heureusement aujourd'hui était le grand jour.

Je rentrais chez moi. Ou plutôt dans ce qui serait bientôt mon nouveau chez moi.

La maison de Dimitri était vendue et nous avions enfin trouvé avec les filles un endroit complétement nouveau, situé à seulement une demi-heure de la compagnie et 20 minutes des écoles.

Il s'agissait d'une banlieue chic, réputée pour son calme et sa tranquillité.

C'est Kiara qui était d'abord tombée en adoration devant la grande bâtisse de style contemporain.

Flashback (huit semaines plus tôt)

La décision de déménager était omniprésente mais je savais que j'en avais besoin pour enfin réussir à tourner la page de mon mariage.

Je ne pouvais pas oublier mon mari, nos 6 ans de vie commune et les deux merveilleux enfants qu'il m'avait donné, étaient les preuves les plus tangibles de son existence dans ma vie et dans mon cœur. C'était une période de ma vie que je garderais à tout jamais dans ma mémoire mais je ne pouvais plus vivre dans le passé en m'enfermer comme je le faisais depuis 4 ans.

Depuis le temps que Kiara me demandait de quitter cette maison, elle avait bien entendu accueilli la nouvelle avec joie.

Comme je voulais que tout soit fait rapidement, j'avais donc confié à Kiara et à Aro la lourde tâche de visiter des biens et d'en sélectionner quelques uns que je pourrais visiter virtuellement.

J'avais confiance en ma fille, je savais qu'elle ferait les bons choix.

Et je ne m'étais pas trompée.

- Maman, je crois que j'ai trouvé …, s'exclama-t-elle en entrant en trombe dans ma chambre d'hôpital faisant claquer la porte contre le battant.

- Bonjour Kiara moi aussi je suis contente de te voir, comment ta soirée s'est-elle passée ? Très bien je te remercie.

Je regardais ma fille les bras croisés attendant qu'elle se reprenne mais ce n'était visiblement pas dans ces intentions car elle grimaça avant de balayer ma remarque d'un coup de main.

- Oué bonjour. Maman, j'ai trouvé ce que l'on cherchait …

Elle me regarda des étoiles dans les yeux et je compris tout de suite où elle voulait en venir. Il n'y avait qu'une seule chose qui pouvait lui donner ce sourire éclatant.

A son expression, je compris que je n'allais pas être déçue de son choix.

- Regarde !

Elle posa sans aucune délicatesse son sac de cours et en sortit une tablette sur laquelle elle pianota pendant plusieurs secondes. Elle installa ensuite une fesse sur mon lit tout à côté de moi et sans se départir de son sourire, me montra ce qu'elle avait affiché sur l'écran.

Elle passa la demi-heure suivant à me montrer toute sorte de cliché mais cela était inutile, je savais dès la première photo, qu'elle avait raison.

Nous venions de trouver l'endroit où nous allions habiter.

Il s'agissait d'une villa de couleur ivoire, dans le style contemporain, remplie de colonne et de courbe. Elle paraissait grande même de l'extérieur, mais ce que je remarquais tout de suite, c'est les installations pour enfants sur le côté de la maison.

Cet endroit était fait pour une famille. Je le savais avant même d'avoir visité.

J'eus le droit à plusieurs clichés de chaque pièce.

Tout d'abord l'entrée de taille apparemment normale qui débouchait sur un immense salon vide pour le moment mais avec des cheminées, une immense fenêtre ronde dans le fond de la pièce et des couleurs chaudes à mille lieux de notre salon actuel.

La cuisine était dans le style américain très fonctionnel et bien entendu luxueux. Il y avait 5 chambres de grande taille au premier étage et des salles de bains pour chacune d'elles, mais ce qui me fit définitivement craqué se fut la dernière pièce au deuxième étage.

Un immense endroit faisant actuellement office de suite parentale, avec dressing, salle de bain chaleureuse et surtout un balcon donnant la vue sur un jardin comme j'en avais toujours rêvé.

Une piscine entourée de palmier où les filles allaient adorées se baigner mais également et surtout des parterres de fleurs, des buissons entretenus, une terrasse accueillante avec un grand barbecue, des arbres qui avaient l'air centenaire et un potager.

Quand j'étais petite ma mère en avait un dans le jardin de notre petite maison. Certes de taille beaucoup plus raisonnable mais je m'étais toujours dit qu'un jour je ferais comme elle.

Peut-être allais-je pouvoir enfin le faire.

Tout un espace sur le côté de la maison était réservé aux enfants et j'aimais ce bout de terrain en pelouse abimée pour qu'elles puissent jouer au football, au basket ou à tous les sports qu'elles voulaient, il y avait un gigantesque chêne sur un peu plus loin et on pouvait voir une échelle apposait sur le tronc imposant. J'étais certaine qu'il y avait une cabane dans cet arbre.

Quand je relevais la tête, je savais que Kiara avait tout à fait raison.

Cette maison était faite pour nous, inutile de chercher plus longtemps.

Fin du Flashback

Une fois notre nouveau lieu d'habitation trouvé, Aro avait engagé pour moi une société de déménagement et c'est encore une fois Kiara qui avait organisé l'emballage de nos affaires.

Mise à part le salon, je ne voulais rien changer à l'aménagement de la villa, il avait donc été facile de tout transporter.

En ce qui concernait la décoration, je savais déjà qui je voulais.

C'est moi qui l'avais appelé, 6 semaines plus tôt, alors que j'étais seule un matin après les soins de Carlisle.

Flashback (six semaines plus tôt)

Une, deux puis trois sonnerie et enfin le bruit d'un combiné décroché.

- Esmée Cullen, a qui ai-je l'honneur ?

La voix douce mais ferme de la mère d'Edward ma ramena plusieurs semaines en arrière quand elle avait tenté de me soutenir alors que je découvrais que cette femme était la grand-mère paternelle de ma fille.

J'avais comme l'impression que Tanya s'était une nouvelle fois jouée de moi et que ma vie avait été basée sur les mensonges qu'elle m'avait débités.

Je lui en voulais beaucoup mais même si je l'avais su quelle attitude aurais-je adopté ?

Aurais-je pris le risque de faire entrer Edward dans nos vies, dans sa vie quand elle n'était encore qu'un bébé ?

Je n'avais pas la réponse et je préférais ne pas me poser la question.

- Bonjour Madame Cullen.

- Isabella ? C'est vous ?

Son ton avait l'air surpris et je pouvais aisément comprendre pourquoi. Quelles raisons avais-je de lui téléphoner ?

- Oui.

Un long silence s'installa et je me demandais réellement ce qu'elle pouvait penser à ce moment-là. Peut-être n'allait-elle pas bien prendre ma demande ? Peut-être que maintenant que son fils savait, elle ne voulait plus rien à voir avec moi.

- Isabella … je suis contente et soulagée de vous entendre … vraiment …

J'ouvris la bouche, choquée avant de la refermer et de l'ouvrir de nouveau.

Contente ? Soulagée ?

Je n'étais rien pour elle, mis à part la responsable des récents malheurs de son fils et la mère adoptive de sa petite-fille.

- Je …

- Comment allez-vous ? Carlisle et Edward m'ont dit que votre état était meilleur … mais vous ne souffrez pas trop ?

Que pouvais-je répondre à ça ? Son ton était plein de sollicitude et surtout de franche curiosité.

Elle semblait vouloir véritablement de mes nouvelles.

Cela me toucha au-delà de ce que je pouvais imaginer.

- Non … non … je … votre mari est très compétent … enfin … c'est un excellent médecin …

Mon ton était hésitant alors que sans que je m'y attende mes larmes se mirent à couler le long de mes joues silencieusement.

Esmée Cullen semblait véritablement soucieuse de mon sort et en prendre conscience me touchait au plus profond de mon cœur sans que je sache vraiment pourquoi.

Peut-être parce qu'elle était l'exact model que je voulais retransmettre à mes enfants et que j'aurais voulu avoir dans mon enfance.

- Nous avons eu si peur, Isabella, si vous saviez …

- Bella …

- Je vous demande pardon ?

- Vous pouvez m'appeler Bella …

Je l'entendis renifler et je me demandais l'espace d'un instant si elle pleurait elle aussi, ou si elle ressentait le même genre d'émotion que moi.

- Merci …, souffla-t-elle si bas que je n'étais pas certaine de l'avoir entendu. Vous ne m'avez pas répondu … comment allez-vous réellement ?

Je me demandais brièvement si je devais mentir et lui dire une demie-vérité mais qu'allais-je y gagner ?

J'étais certaine qu'Esmée saurait immédiatement si je mentais ou non et pour être honnête je voulais lui dire la vérité comme pour me soulager.

- Physiquement je vais … mieux … mes blessures guérissent … mais enfin …

- Moralement ce n'est pas la même chose …

- Non …

Avouer ça à Esmée, me libéra un peu. En dehors d'Edward qui était au courant depuis sa récente visite, et Aro qui devait s'en douter, je n'avais personne. Je ne pouvais pas laisser Kiara porter mon fardeau. Ce n'était pas son rôle.

- Je ne vous dirais pas que les choses iront en s'arrangeant … mais vous apprendrez à vivre avec malheureusement …

Au moins elle ne cherchait pas à me réconforter par des phrases sans fondement. Elle était juste sincère.

- Je l'espère …

Le silence tomba de nouveau avant que la mère d'Edward ne le rompe.

- Alors que me vaut cet appel ?

Je me raclais la gorge avant de revenir au but initial de mon coup de téléphone.

- Les filles et moi déménageons … et j'ai besoin de vos talents de décoratrice d'intérieur pour seconder Kiara …

Nouveau silence, cette fois je me demandais la raison de ce blocage.

Ma demande n'avait rien d'extraordinaire.

Je voulais juste que quelqu'un s'occupe de l'aménagement du salon et des quatre chambres, pour que les filles se sentent le mieux possible dans leur nouvel environnement.

- Vous êtes certaine que vous ne voulez pas le faire vous-même ?

- Pour être honnête non. Du moment que je sais ce que vous posez et que j'ai connaissance de vos choix avant, je veux juste que la maison soit décorer de manière chaleureuse et que l'on sache immédiatement que des enfants vivent là. Je veux un endroit où on se sent bien.

J'avais pu admirer le travail d'Esmée sur l'hôtel de Dubaï, cette femme avait un talent indéniable, elle était l'une des meilleures à mon sens et je savais que notre nouveau lieu d'habitation était entre de bonnes mains avec elle.

- Je vais faire tout mon possible pour répondre à vos attentes alors … ne vous faîtes aucun soucis là-dessus.

Je n'en avais aucun mais je préférais me taire sur ce point. Accepter les compliments, était difficile pour la famille Cullen. Du mois pour ceux que j'avais plus longtemps côtoyer, à savoir son fils et son mari.

- Kiara voudra surement vous aider …

- J'en serais ravie …

- Je sais …

Nous rîmes doucement toutes les deux avant qu'elle ne redevienne silencieuse. Je savais avant qu'elle ne parle le sujet qu'elle allait aborder.

- Merci Bella … pour Edward et pour Kiara …, murmura-t-elle.

- Votre fils sera un excellent père pour elle … il l'est déjà.

Et je pensais véritablement ce que je disais.

Je sentais l'épanouissement de ma fille et sa joie d'avoir enfin trouver cette figure paternelle qui lui manquait tant depuis de nombreuses années.

- Merci Esmée pour ce que vous avez fait.

Je pensais à se soutien qu'elle m'avait apporté même si je l'avais rejeté, à cette attente qu'elle avait accepté pour que je puisse me faire à l'idée et que j'en parle à Kiara.

Je lui en étais reconnaissante.

- Je n'ai rien fait de plus que mon rôle de grand-mère … et de mère …

L'espace d'un instant je me demandais si la dernière partie de sa phrase ne m'était pas adressée, étant donné son insistance. Mais n'était-ce pas plutôt le fruit de mon imagination ?

Elle devait parler de son fils.

- Alors merci d'être vous.

Fin du flashback

J'avais eu la visite d'Esmée le lendemain et après m'avoir serré chaleureusement la main, nous étions passées à la décoration de la maison.

Si bien que maintenant jour de ma sortie, ma nouvelle villa était prête alors que celle de Dimitri, ne serait plus à moi d'ici trois jours.

En sortant de l'hôpital dans un fauteuil roulant poussé par Aro, je me demandais bien qu'elle serait ma réaction quand je serais devant la villa dans une heure. Je tenais à dire au revoir à cette maison, ainsi qu'à tous les souvenirs de ma vie avec mon mari.

J'avais besoin de voir la façade une dernière fois pour enfin tourner la page.

C'est mon associé qui s'était proposé de venir me chercher puisque les filles étaient à l'école et que je n'avais pas osé demander à Edward de le faire.

Je ne l'avais revu que quelques fois depuis le mois de janvier et jamais seul. Il respectait ma demande et bien que je sous soulagée dans un certain sens, je ne pouvais m'empêcher d'être déçue aussi.

Je n'arrivais plus vraiment à me suivre sur ce coup là.

Quand Aro m'aida à m'installer sur le siège passager de sa Bentley, je poussais un discret soupir de soulagement à l'idée que j'étais enfin dehors.

Certes, j'étais loin d'être en grande forme mais au moins j'allais enfin retrouver un semblant de vie normale avec mes enfants.

Le boulot n'était pas pour tout de suite, je m'accordais encore quelques semaines pour ça. Le temps au moins de remarcher correctement et surtout avoir réglée certaine histoire toujours en cours.

Quand Aro s'installa derrière le volant et qu'il démarra enfin, je savourais le bruit du moteur et ensuite de la vitesse qu'il imposait au véhicule.

J'étais bien là. J'avais l'impression de remplir mes poumons d'air frais pour la première fois depuis un long moment.

- Le cauchemar est enfin fini …, me lança Aro en lançant la voiture sur l'autoroute.

Je hochai la tête sans lui répondre vraiment. Son analyse était erronée. Le cauchemar ne serait fini que le jour où le véritable responsable de l'enlèvement de mes enfants et de celui de la famille Cullen serait derrière les barreaux … ou mort.

Le silence tomba entre nous alors que j'observais le paysage qui défilait sous la fenêtre de la voiture.

Emprunté ce chemin pour la dernière fois sans doute me fit un drôle d'effet. Cette maison avait accueilli tant de joie des années auparavant alors que Dimitri et moi venions tout juste de nous marier.

C'est quand j'avais aperçu cette maison que j'avais réellement compris à quel point Dimitri et moi ne vivions pas dans le même monde. Mais jamais il ne me l'avait fait sentir. Je m'étais, et cela dès le premier instant, sentie à ma place dans la villa.

Nous étions heureux. Charlotte était née ici, dans le bonheur. A ce moment de nos vies, nous pensions réellement que cela durerait toujours.

Mais bien entendu, rien ne s'était passé comme nous le voulions.

Alors que nous avions décidé depuis seulement deux mois d'avoir un nouvel enfant, Dimitri était mort et je m'étais retrouvée toute seule et surtout enceinte. Il m'avait fallu deux long mois pour m'en rendre compte.

Si au début, vivre dans cette maison était un réel soulagement, la situation avait vite tournée dans un tout autre sens.

Kiara avait eu raison. C'était un mausolée dans lequel je me tairais avec mes souvenirs et mon immense chagrin. Prendre la décision de la vendre, était quelque chose de très difficile mais maintenant à l'heure actuelle, j'en avais besoin pour avancer mais cela n'empêchait pas mes larmes de remplir mes yeux à la seule idée de devoir dire adieu à cette partie de ma vie.

Quand Aro s'arrêta devant les escaliers menant à la porte d'entrée, je restai un moment assise sans pouvoir bouger. J'étais capable de faire ça. Je le devais, pour moi et surtout pour mes enfants afin qu'elles puissent enfin avoir une vie à peu près normale.

Je finis par ouvrir la portière ou Aro m'attendait avec le fauteuil roulant.

Je me levais difficilement du siège et posais mes pieds sur le sol. Je ressentis une légère douleur en me mettant debout mais cela ne fut que passager.

Une fois assise sur mon nouvel engin, mon associé me poussa le long de la planche de bois ayant été posé sur les marches devant la maison.

Visiblement quelqu'un avait tout prévu pour que je puisse entrer sans réels problèmes.

Le choc fut plus fort que je pensais en pénétrant dans le salon vide.

Je fermais les yeux sous le coup de l'émotion. Une larme s'échappa bien malgré moi et je restais un moment muette respirant l'odeur des lieux, essayant de graver en moi ces sensations particulières que je ne ressentais qu'ici dans cette maison.

- Au revoir Dimitri, ne pus-je m'empêcher de murmurer tout bas en regardant le paysage au travers de la vitre devant moi.

Nous sortîmes de la maison, seulement une heure plus tard après que j'ai enfin réussit à me détacher du lieu.

Je venais de clore un chapitre particulièrement douloureux et c'était un premier pas vers la nouvelle vie que je tentais de construire pour mes filles et pour moi.

Une fois remontée dans la voiture, on prit la direction de notre nouveau lieu d'habitation. Je pris conscience du nœud qui se formait dans le creux de mon estomac.

J'étais pourtant décidée, je savais ce que je voulais, j'essayais de reprendre le dessus et de retrouver ma carapace, et pourtant, j'avais conscience que je n'étais pas aussi forte et déterminée que j'aurais aimé le faire croire à mes proches. La moindre petite chose pouvait me faire basculer. Cette espèce de terreur dissimulée dans le tréfonds de ma conscience, me tétanisait.

Je voulais tourner la page pourtant. Je savais que j'étais prête, mais c'était comme si mon subconscient lutté contre ce que je voulais où ce que j'avais besoin.

J'étais une contradiction à moi seule et j'avais du mal à comprendre mes propres émotions. J'étais surtout angoissée par les réactions que je pouvais avoir.

Pour le moment ça allait. La première étape s'était passée sans trop d'encombre mais quand serait-il du reste ?

- Je sais que vous avez peur, murmura Aro au bout de dix longues minutes de silence, plongée dans mes réflexions.

Je me tournais vers lui, les sourcils froncés me demandant ce qu'il voulait dire par là.

- Je vous connais depuis le temps. Vos yeux sont assez expressifs pour moi ...

Oui, mon associé me connaissait. Mais étais-ce une raison pour lui avouer ce que je ressentais au plus profond de mon être ?

Il devait se douter de l'impact qu'avait eu sur moi les derniers évènements. Mais à quel point ?

Reconnaître mes faiblesses n'avait jamais été mon fort même quand j'étais plus jeune. Ce n'était tout simplement pas dans ma nature.

- Et qu'est-ce que disent mes yeux ?

- Que vous mentez.

Je tournais mon visage vers le paysage extérieur pour éviter de lui montrer ma réaction face à ses paroles. Il ne savait pas. Depuis le temps, il ne pouvait pas s'être rendu compte de ça.

Je ne savais même pas moi-même ce que signifiait ce que j'avais découvert dans cette lettre. J'avais la furieuse impression que ce n'était pas une coïncidence, que tout était lié.

Mais fallait-il que j'en informe Aro alors que je n'étais sûr de rien ?

J'avais besoin d'éclaircir cette histoire avant de pouvoir en parler à qui que ce soit. Je ne pouvais pas diffuser de fausse information, surtout pas après ce que venait de vivre la compagnie.

La barre était dure à maintenir droite, je ne pouvais pas ajouter de fausse accusation à tout ça.

- Isabella, Edward m'a parlé de ce que vous lui avez dit et je vous observe depuis votre réveil, je sais parfaitement que vous cachez quelque chose, mais je n'arrive pas à savoir quoi.

Je restais silencieuse et cela sembla plus l'énerver qu'autre chose.

Ma décision était prise pourtant. J'éclaircirai la situation avant de mêler qui que ce soit à tout ça.

- Je ne cache rien du tout Aro.

Même à moi mes paroles me paraissaient tous sauf sincères mais Aro savait bien que je ne parlerais pas. Mon associé souffla d'exaspération et ses jointures se resserrèrent sur le volant.

La situation ne lui plaisait pas et je pouvais le comprendre.

- La dernière fois que vous m'avez caché quelque chose vous avez failli mourir Isabella … deux fois sans parler des trois mois d'hôpital !

Il avait raison. Mais cela ne me fit pas parler et il le comprit.

- Très bien … mais au moindre problème, je veux que vous veniez m'en parler … immédiatement !

- De toute manière, vous m'avez alloué des gardes du corps supplémentaire non ? Il ne peut guère m'arriver quoi que ce soit.

En plus de mes deux gardes du corps habituels, Alec et Felix, il avait loué les services d'une agence de protection rapproché et un gorille de la taille d'une bête de foire me suivrait n'importe où, ou j'allais.

Chacune de mes filles avaient également quelqu'un pour les protéger mais de cela j'étais totalement d'accord. Même la famille Cullen était surveillée.

Sait-on jamais.

- Avec vous permettez-moi d'être septique !

Un petit rire m'échappa, vite réprimé par le regard de presque tueur qu'il me lança.

La voiture ralentie soudain et je tournais la tête pour voir apparaitre un portail en fer forgé noir qui devait faire trois mètre de haut. Les portes s'ouvrirent et je restai les yeux écarquillés.

Magnifique. Voilà le seul mot qui me vint à l'esprit.

Aro avança la voiture le long du chemin de gravier dont les bords étaient délimités par des parterres de fleurs de toutes les couleurs.

Ma maison. Mon nouveau chez moi.

Je m'y sentis tout de suite bien, à ma place. Je restai un long moment le sourire aux lèvres à contempler les lieux sans pouvoir détacher mon visage de ce paysage enchanteur qui allait devenir mon chez moi.

Aro sortit de la voiture et la contourna avant de m'aider à en descendre. Je m'installais sur mon fauteuil roulant et il me poussa vers l'entrée ou une rampe avait été installée provisoirement, sans aucun doute pour moi.

Mon associé ouvrit la porte et je me retrouvais dans le salon, bouche bée ce qui ne m'était pas arrivée si souvent que ça, ces dernières années.

Esmée Cullen avait parfaitement réussit à recréer l'ambiance que je voulais dans cette pièce, un endroit doux et chaleureux qui respirait l'amour et la vie de notre petite famille. Je voulais que nous nous y sentions bien et se fut le cas immédiatement quand j'entrais.

Des tapis moelleux, des canapés familials, des coussins tout doux et des couvertures dans lesquelles on peut se blottir, des murs aux couleurs chaudes et non digne d'un catalogue de décoration, et des cadres. Des photos de notre famille étaient disposées dans tous les recoins de la pièce ce qui faisait défaut à notre ancien chez nous.

Les baies vitrés étaient gigantesques et permettaient à la lumière d'entrer sans vergogne dans le salon éclairant la pièce et la réchauffant. Le jardin s'étendait presque à nos pieds et les plantes étaient déjà entrain de reprendre vie en ce début de printemps.

C'était chez moi.

Mais le plus important dans cette pièce se fut les visages éclairés de mes filles quand je posais les yeux sur elles.

Elles étaient là. Toutes les trois et elles m'attendaient.

Je posais mes mains sur les roues de mon fauteuil et demandait de l'aide à Aro pour pouvoir me relever. Je ne voulais que rien entache nos retrouvailles et surtout pas ce bolide à deux roues.

- Bonjour mes enfants.

Lise fut la première à réagir et à se mouvoir, un grand sourire sur les lèvres.

- MAMAN ! Cria-t-elle en courant vers moi.

Ce n'était qu'une enfant de 4 ans mais la force qu'elle y mit me fit plisser le nez de douleur. Préférant retenir un cri, je serrais les dents pour éviter qu'elle ne prenne peur. Elle n'y était pour rien elle. Ce n'était qu'une petite fille.

Mais Kiara était trop à l'écoute de mes réactions pour ne pas s'en rendre compte. Elle s'approcha vivement de nous et décrocha sa petite sœur de mes jambes pour la porter sur sa hanche.

Lise poussa un cri de fureur et tendit les bras vers moi.

- Lise, fait attention, tu fais du mal à maman !

- Kiara … ce n'est rien, elle ne le savait pas.

Ma fille fit la moue et me regarda toute penaude, certaine qu'elle avait fait une bêtise.

- Mon ange, ce n'est rien, j'ai juste des petits bobos, ça va passer ne t'inquiète pas.

Je fis quelque pas pour m'asseoir sur le canapé et je tendis les bras vers moi enfant.

Kiara la relâcha et Lise s'avança doucement vers moi pour venir finalement se blottir contre mon flan. Pouvoir enfin faire ce geste me procura un bien fou et je relevais la tête pour tendre la main vers Charlotte qui attendait.

Mes enfants contre mon cœur, je me sentis enfin bien, pour la première fois depuis de longs mois.

C'était mon bonheur à moi.

- Tu partiras plus, hein maman ? Demanda Lise les larmes aux yeux.

- Plus jamais je vous le promets. J'ai pris une décision, j'en ai parlé avec Aro. J'ai décidé de donner beaucoup plus de responsabilités à Jacob mon assistant comme ça je pourrais prendre plus de temps pour moi et pour vous surtout. Je travaillerais toujours et certain jour, je serais encore très occupée mais je ne passerais plus autant de temps à la compagnie. Nous allons enfin pouvoir réaliser tous les projets que nous avions.

- On va aller au parc aquatique ? Demanda Charlotte les yeux brillants.

J'hochai la tête.

- Et on va partir en vacance ? Demanda Lise.

Nouveau hochement de tête.

- Les magasins ? Ajouta Kiara.

- Aussi.

- Dès que j'irai un peu mieux, je vous emmènerais faire tout ça, je vous le jure.

Les filles poussèrent des cris de joie et je me joignis à leur sourire.

- Maman, tu veux visiter la nouvelle maison ? Elle est trop jolie ! S'exclama ma cadette en sautant sur ses pieds.

Elle faisait des bons lançant sa poupée en l'air et la rattrapant. Mes enfants avaient retrouvés leur exubérance et leur joie de vivre et j'en étais grandement soulagée.

- Edward pourra venir avec nous ? Questionna Charlotte.

Je restai un moment sans rien dire me demandant quelle réponse j'allais pouvoir formuler ma réponse. Ma fille venait de mettre le doigt sur ce que je redoutais le plus depuis que je savais que les filles vivaient avec Edward.

Il était entré dans nos vies de façon soudaine et surtout entière. Mes enfants s'étaient attachés à lui et maintenant elles le voulaient avec nous.

Comment allions nous nous en sortir maintenant ?

Comment allais-je faire pour leur faire comprendre que nous ne pourrons pas voir Edward tous les jours, qu'il avait une vie et que nous avions la nôtre surtout en sachant que Kiara pourrait y aller quand elle le souhaitait ?

Je jetais un coup d'œil à mon aînée me demandant encore comment j'étais censée répondre à la question de ma cadette sans la blesser, elle.

Je ne voulais pas qu'elle choisisse entre nous. Elle devait apprendre à connaître son père, je ne pouvais pas m'opposer à ça et de toute façon, je n'en avais aucune envie.

- Lise chérie, nous en avons déjà parlé. Edward va vivre dans son appartement et nous allons vivre ici. Si maman est d'accord nous irons le voir de temps en temps pour lui faire un coucou et parler avec lui mais nous ne pourrons pas passer tout notre temps là-bas et il ne pourra pas passer le sien ici.

Lise fronça les sourcils et je me crispais presque en attendant sa prochaine question qui ne vint pas pourtant puisque Kiara lui coupa la parole avant.

- Et si nous faisions visiter la maison à maman ? Demanda mon aînée un sourire aux lèvres.

Tout le monde acquiesça et je m'empressai de me lever trop heureuse que le sujet Edward soit écarté.

Aro m'aida à franchir les escaliers et c'est en évoluant doucement que je découvris l'univers des filles puis le mien.

En entrant dans la chambre, je me retrouvais sans mot. J'étais enfin apaisée et sereine dans cette pièce ce qui ne m'était plus arrivé dans mon ancien endroit que je partageais avec Dimitri.

Ici c'était neuf et je n'avais encore rien vécu de mes cauchemars et de mes angoisses dans ce lit.

Un endroit totalement vierge, parfait pour repartir de zéro.

Mais bien que cette chambre était faîte pour moi, je ne pouvais pas encore m'y installer pour la simple et bonne raison que j'étais incapable de monter les escaliers seule. Je fus donc contrainte de prendre mes quartiers dans la pièce d'appoint du bas, juste à côté de mon nouveau bureau. Une chambre chaleureuse et facile d'accès y avait été aménagée.

En redescendant, Aro y déposa ma valise et il s'éclipsa me donnant un peu d'intimité.

Restée seule dans la pièce, me procura des frissons. C'était bien la première fois depuis un moment que je me sentais aussi seule.

Les filles étaient dans le jardin entrain de jouer au ballon et Aro devait surement être dehors entrain de passer un coup de fil pour la compagnie.

Secouant la tête pour chasser cette impression de peur, je me dirigeais vers le lit et m'aider du matelas pour pouvoir me lever et prendre la direction de la douche.

J'avais vraiment besoin de me rafraichir.

En revenant dans la chambre, je m'installais sur mon lit et me mis à réfléchir à une question que j'avais préféré ignorer jusque-là.

Devrais-je appeler Edward ?

Cela faisait trois mois qu'il prenait soin de mes enfants sans relâche de jours comme de nuits. Il les avait rassurés, il les avait aidés et surtout il était là quand ils avaient besoin d'aide.

Aujourd'hui, je sortais de l'hôpital et lui se retrouvait seul chez lui.

C'était sans doute perturbant comme situation.

Il les avait déposés à l'école comme chaque matin mais ce soir elles étaient avec moi.

J'attrapais mon téléphone et j'hésitais un moment, me traitant mentalement d'idiote de ne pas faire ce dont j'avais envie. Quelles conséquences cela pourrait-il avoir de téléphoner à Edward pour savoir s'il allait bien maintenant que les filles n'étaient plus avec lui ?

Alors que je m'apprêtais à composer le numéro, bien décidé à aller de l'avant, quelqu'un toqua à la porte et je reposais le mobile sur le lit.

- Entrez !

Aro passa la tête dans l'encadrement de la porte avant d'ouvrir le battant. Respectueux à souhait, il n'entra pas et resta sur le seuil, tout en m'adressant un sourire.

- Je vais devoir retourner à la compagnie. Vous n'avez plus besoin de moi ?

- Non, je vous remercie Aro … vraiment …

Il m'adressa un sourire puis un signe de la main avant de quitter la pièce avec la promesse qu'il m'appellerait aux moindres soucis. De toute manière, je me doutais qu'il reviendrait bien vite ici et que j'irai sans doute dans les bureaux de la compagnie incessamment sous peu.

Après le départ d'Aro, je me réinstallais sur mon fauteuil avant de me diriger vers le salon ou les filles étaient entrain de jouer.

Pouvoir retrouver ces moments ensembles, qui remontaient à bien plus loin que mon séjour à l'hôpital, me fit un bien fou et quand je retrouvais mon nouveau lit quelques heures plus tard, je fus apaisée.

C'est la sonnerie de mon téléphone qui me réveilla à 6 heures du matin sans que je ne comprenne vraiment pourquoi.

C'est dans un état semi comateux (sans mauvais jeu de mot), que je me relevais difficilement et que j'attrapais mon téléphone toujours aussi bruyant.

Ne vérifiant même pas mon correspondant, je décrochais.

- Bonjour madame Voltury ! Murmura une voix suave dans le combiné me faisant me pétrifier sur place.

Mon cœur s'arrêta de battre avant de repartir de plus belle.

Je décollais le mobile de mon oreille et vérifiais le correspondant. Aro.

- Votre associé est avec moi … je pense qu'il est temps que nous parlions de ce que vous avez découvert, madame la PDG ?


Alors ? Vos avis ?

J'espère que le chapitre a été à la hauteur de vos attentes … pour le prochain, Bella va devoir affronter le responsable de ses malheurs …

J'espère pouvoir poster la semaine prochaine en tout cas je ferais mon maximum !

Passez une bonne semaine et à bientôt ^^