Bonjour,
nouveau chapitre,
j'espère qu'il vous plaira...
Secret of a Cemetery
En cette journée pleinement entamée, le fourmillement diurne, qui animait traditionnellement toute métropole, jouait son concerto disharmonieux habituel, moteur, voix, travaux, sirènes de ceux qui protègent et de ceux qui secourent. La monotonie de la vie de chacun composant une bouillie servie des millions de fois dans des millions de points de ce monde. Dans cette ville de Magnolia, des curieux s'attroupèrent auprès d'un immeuble abritant une galerie d'art, curiosité attisée par la présence de policier, d'impact de verres… Le brouhaha des différentes voix montrait l'étonnement et l'éternel circuit des rumeurs.
- Il y aurait eu des morts.
- Je connaissais la directrice.
- Des coups de feux, j'en ai entendu cette nuit.
- J'ai préféré appeler la police.
- Il y en a marre de ses gangs pourris.
- Chut !
- Personnes n'a rien vu ?
- Qui est mort ?
-Non, personne.
- Pourquoi la police ne fait rien ?
- Que s'est-il passé ?
… Dans cette chorale, la voix des journalistes se faisait plus forte, des questions, encore des questions… Le nombre massif de questions n'égalait que la rareté des réponses. Des réponses… n'est-ce pas la chose la plus difficile à trouver ? Et même lorsque vous détenez cette manne, qui vous dit qu'elles vous satisferont ? Qui vous dit qu'elles vous plairont ? Et qui vous dit qu'elles ne sont pas un mensonge ? Mais le réel problème avec les réponses, ce sont les questions qu'elles attirent encore et encore, jusqu'à finir noyé dans cette mer inconnue et sombre.
Peut-être que le plus simple reste encore de ne pas s'en poser ? De les éviter soigneusement se préservant ainsi de toute contrariétés qu'elles pourraient engendrer...
Cette océan de l'incertitude vint s'écraser sur le littoral d'un îlot de brique abritant en son sein deux naufragés en fuite provisoire, se protégeant temporairement de ses vagues obscurs et violente de l'incertitude. Un îlot, dont le microclimat étouffant émanait des deux seules formes de vie qu'elle accueillait, semblait minuscule. Quadrangulaire, il ne se résumait qu'à une pièce, qui, malgré les rideaux gris de la fenêtre, était faiblement éclairée par les rayons du soleil. Ce dernier avait même l'audace de pénétrer dans les lieux par la fente laissé entre les deux étoffes, marquant un trait blanc qui dévoilait un lit sur lequel reposait les deux naufragés totalement nus. Il touchait d'abord un petit corps à la peau d'albâtre marquée çà et là par différents suçons, bleus et morsure, montrant qu'il avait fait l'objet, il y a peu, de plusieurs campagnes explorations intenses. Le trait de lumière se concentrait sur ses hanches bien formées, d'une rondeur à donner envie à n'importe quel dessinateur à s'essayer une esquisse exquise. Allongée sur le flanc, l'ensemble ressemblait à une île aux dunes de sable fin et doux où se heurtait une mer azurée rappelant les lagons paradisiaques des tropiques. Cachant son nombril, sa petite taille était soulignée par un bras robuste tendant vers bronze mate, tel la partie d'une sculpture des anciens temps à l'anatomie héroïque parfaite malgré les cicatrices qui le jalonnaient. Le dos, le fessier, les jambes fermes et musculeux confirmèrent l'image qu'introduisait le bras. Allongée sur le ventre de tout son plat, cette masse s'appropriait la plus grande partie du lit. Des sillons de combats marquaient ce corps masculin, ainsi que de récents labours rouges passions.
A l'inverse du reste du monde, le silence régnait en ce lieu. Certes leurs respirations se faisaient entendre, mais rien ne dérangeait le calme et la tranquillité des lieux. Jusqu'à ce que la jeune femme se mit à bouger, imperceptiblement en premier lieu… puis les mouvements se firent un peu plus francs s'accompagnant de petits gémissement de peur, d'angoisse… Elle commença à parler de manière incompréhensible… on discerna peu à peu quelques un, « non », « Gajeel », « Enterré », « mort » …
- Ultia ! Elle ouvrit les yeux sur ce dernier mot, son cœur s'emballa, sa respiration était saccadée.
Elle paniquait… Tentant de se reprendre, elle découvrit une table de nuit avec réveil… trois heures dix-sept de l'après-midi, la fenêtre, le soleil. Parcourant le lieu du regard, elle vit la guitare sur son socle. Elle s'en souvint, elle s'était déjà réveillée après un cauchemar ici-même. Se calmant, elle inspira fortement, humant ce mélange d'effluves animales, métalliques, de whisky, du tabac aussi… Cela lui revenait, cette sensation de plaisir, de plénitude, sentir son cœur son bas ventre explosé, sortir de son corps… Elle se sentait idiote, mais elle n'avait jamais ressenti cela à avant. Et là, ils l'avaient fait tout le reste de la nuit, tellement de fois… Ils ne s'étaient pas du tout contenté du canapé qui n'était qu'un préambule. Tout cela, à sa demande à elle, non pas que Gajeel ce soit fait prier pour continuer. C'était comme si elle avait cherché à rattraper toutes ces années de femme… frigide. Le terme de son mari devenait soudainement moins approprié.
Doucement, elle déplaça son bras afin de toucher du bout des doigts la pression chaude sur elle. Une simple caresse et elle déclencha une réaction en chaîne, un grognement d'abord, puis le bras se mut pour serrer un peu plus l'étreinte, son corps bougea, ensuite, de manière à plaquer son torse contre le dos de la belle. Enfin, il plaça l'autre bras sous son oreiller et son nez dans le cou de la jeune femme, s'enivrant de son odeur. Le contacte du souffle sur sa peau la fit frissonner.
Voyant qu'elle ne cherchait pas à s'échapper de cette emprisonnement, le ténébreux déposa ses lèvres contre la peau suave de Lévy. Il mordilla le lobe de son oreille et pelota sans vergogne un de ses seins. Elle écarquilla les yeux… Ils n'allaient pas… encore ! La tirant encore plus contre lui, elle sentit le gonflement sous ses fesses…
Si, ils vont encore le faire…
- Aïeux ! Fit la bleutée en enfilant des vêtements propres.
Comment découvrir des parties du corps dont vous ne soupçonniez même pas l'existences, faire l'amour avec Gajeel Redfox toute une nuit, au réveil et aussi sous la douche. Tout en s'habillant la bleutée maudissait son excès de luxure. Lévy dut emprunter des affaires à Wendy, une robe courte à dos nu verte qui se nouait à la nuque, malheureusement. Elle soupira, excédée. Elle se retourna pour voir l'homme qui finissait d'enfiler sa chemise… Cachant le torse tatoué qu'elle aimait tant… Elle salivait, encore. Ne pouvait-elle donc pas se calmer ! On dirait une droguée qui ne pensait qu'à sa dose pour éviter de penser au reste. Malgré ses remontrance interne, elle ne le quitta pas des yeux, jusqu'au « gihi » qui la sortit de sa transe. Pas peu fier de l'effet qu'il provoquait, le ténébreux souriait légèrement tout en la regardant. Prise au faite, Lévy devint cramoisie, elle avala sa salive.
- Ce… Ce n'ai pas ce que… tu crois, balbutia-t'elle. J'ai juste besoin d'aide pour nouer la robe.
Sur ses mots, elle se retourna pour démontrer qu'elle disait vrai et, accessoirement, pour cacher sa gêne. Elle entendait les pas sur le parquet se rapprocher, puis elle sentit des dos lui frotter le dos. Elle tremblota et grogna, il rit, légèrement moqueur.
- T'inquiète, crevette, rassura-t'il, amusé. J'ai pas le temps un nouveau round, j'ai un boulot à remplir pour Ivan.
C'est vrai, son infiltration… Elle venait de redescendre sur terre en réalisant cela. Tout ce qui leur restait à faire et le moment fatidique de la rencontre entre les gangs arrivait à grand pas. Et elle ne savait toujours pas qui était Zeleph... Et les infos et Ultia…
Elle sentit les liens de sa robe lui chatouiller le dos, il mit ses cheveux de côté et il commença à les nouer. Son angoisse la reprenant, elle ne put s'empêcher de poser une question, bien qu'il était trop tôt pour comprendre réellement ce qu'ils étaient tous les deux, elle voulait savoir…
- Tu reviens à Fairy Tail, ce soir ?
- Peux pas, répondit-il. J'dois faire une livraison, j'en ai pour douze heures de route sans pause.
La réponse qu'elle ne voulait pas entendre, enfin, pas pouvoir est toujours mieux que ne pas vouloir, non ? Par contre, un voyage de nuit, en voiture, la bleutée était quelque peu inquiète.
- Luxus t'accompagne ? S'enquit-elle.
- Non, j'y vais avec Flare, répondit-il en finissant le nœud.
Quoi avec Flare ?! Cette espèce de psychopathe, nymphomane qui fantasmait clairement sur lui et qui avait des formes… des seins énormes, faux de tout évidence, et qu'il appelait par son prénom… La bleutée se mit à bouillir intérieurement. Mais elle se retint, garda son calme… Elle se retourna, affichant un grand sourire.
- Merci, dit-elle.
La commissure de la lèvre du ténébreux légèrement soulevée, il la regardait d'un air moqueur. Elle commença à se demander ce qu'elle avait. Il lui prit le menton entre l'index et le pouce, il se pencha doucement, la bleutée abaissa ses paupières, se préparant au contact. Leurs lèvres se touchèrent pour se confondre dans un baiser hardant. En manque de souffle, ils se séparèrent. Elle ouvrit ses yeux noisette, son cœur tambourinant, il la rendait dingue.
Il s'écarta et la considéra, la jeune femme rosit. Un peu vexée, elle n'était pas tarée… enfin, juste un peu, ce qu'il faut. Elle se gratta la gorge, se redonnant contenance et décida d'échapper à ce regard… gourmand. Elle se retourna pour prendre ses chaussures. Elle se pencha… Le brun en profita pour lui claquer une fesse, elle se redressa immédiatement laissant échappé un petit cri et ses chaussures.
- Crétin ! hurla la belle rouge pivoine, en se frottant le lieu de l'impact.
Grommelant dans sa barbe, la jeune femme reprit ses chaussures pour les enfiler. Elle se calma peu après, au fond, elle était flattée qu'il prenne la peine de la rassurer. Elle alla dans la salle de bain se coiffant les cheveux tout en souffrant de ses courbatures. Malgré le côté bon enfant qui régnait, elle repensa aux paroles d'Ultia, juste avant qu'elle ne mourût, ces mots étaient revenus dans ses cauchemars, « enterré », « mort ». Elle avait lu la charade, y avait-il un lien ?
« Enterré » cela évoquait quoi ? Un lieu peut-être ? « mort » ? mort enterré…
- Un cimetière ! s'exclama-t'elle. Il s'agit d'une tombe.
Vite, elle posa sa brosse et partit rejoindre Gajeel dans le séjour. Aucun mot ne sortit de sa bouche, lorsqu'elle le vit. Ce dernier baissa son portable, une expression sinistre sur son visage. Quelque chose de terrible était arrivée…
Malheureusement, elle vint seule à Fairy Tail, pourtant elle aurait aimé qu'il fut là en cet instant. Elle essayait de tenir bon, mais dès qu'elle entra, elle vit Cana et Juvia pleurant toute les larmes de leur corps. Grey se tenait à distance adossé au mur, il serrait les poings. Lorsque la bleue l'aperçut, elle l'appela. Elle s'approcha, les deux femmes s'étreignirent.
- Lévy… C'est horrible… sanglota l'océane.
Elle craqua… La bleutée pleura à son tour, serrant son amie.
- Je… je sais, bredouilla-t'elle.
Les deux femmes s'écartèrent, puis la bleutée serra Cana, tout aussi abattue. Lévy continua son chemin pour rejoindre la salle d'autopsie. Elle croisa Mirajane qui pleurait dans les bras de son frère, Locky, Warren, Biska, Arzak… tous exprimèrent leur tristesse selon leur pudeur. Lorsqu'elle vit Max, elle lui fit une caresse au bras. Il mentit prétendant que ça allait. Il l'assura que Meldy était en lieu sûr aussi, s'accrochant à une bonne nouvelle. Lorsqu'il lui demanda si elle allait voir son corps, elle ne sut quoi répondre… Elle ne savait pas si elle en serait capable.
Fried intervint, rapportant que même Evergreen avait laisser quelqu'un d'autre faire l'autopsie. Elle comprenait… Ils se connaissait tous depuis tellement longtemps. Pourtant elle avait aussi mal, en à peine deux mois et demi, elle s'était déjà attachée à eux.
Elle prit son courage à deux main et avança pas à pas, elle descendit les escaliers. Elle était comme déphasée, elle avait cet étrange sentiment que cela ne pouvait être réelle. Pourtant, ça l'était… Peut-être est-ce cette sensation qui l'obligeait à continuer sa marche ? Il fallait qu'elle se force à admettre la vérité, même si elle ne voulait pas la connaitre, elle devait…
Au bout de ce couloir, trois personnes attendaient. Elle entendait hurler de tristesse… Lucy. La blonde pleurait dans les bras d'Erza, tandis que Makarov laissait aussi échapper des larmes, malgré son visage fermé. Lévy approcha doucement des deux femmes. Lucy répétait « c'est impossible ». La rouge restait forte, consolant son amie, souriant tristement à Lévy.
- Il est… mort…ils l'ont tué, hurla la blonde.
- Erza amène Lucy dans sa chambre, tu veux bien ? proposa le vieil homme.
Scarlett hocha du chef et conduisit la jeune femme loin de la chambre des morts. La bleutée pleura à nouveau. Elle sentit la main du directeur sur la sienne, il lui sourit.
- Tu n'es pas obligé d'aller voir, expliqua-t'il d'une voix bienveillante. Avec ce qui s'est passé…
- Non, je dois le voir de mes propres yeux, interrompit-elle.
Pourtant, elle ne bougea pas. Elle hésitait.
- Je…
- Prends ton temps, coupa Makarov. Mais je dois te prévenir, il a été torturé.
La bleutée resta immobile, fixant les doubles portes, ces redoutables doubles portes semblant être les portes de l'enfer en cet instant. Elle détourna le regard.
- Je… je crois avoir compris la charade, dit-elle, sans savoir pourquoi elle donnait cette précision en cet instant.
- C'est bien, répondit simplement le directeur.
La jeune femme inspira un grand coup, Gajeel devrait être là à ses côtés, se répéta-t'elle. Alors la porte s'ouvrit brusquement, des cheveux rose Natsu. Ce dernier furieux mit un coup de poing dans le mur.
- On doit faire quelque chose le vieux, ragea-t'il.
Makarov ne répondit rien, laissant l'homme exprimer sa colère. Alors le rose remarqua Lévy… Ils se regardèrent un court instant avant que le bleutée ne se laissa tomber dans ses bras.
- Natsu… pleura-t'elle.
Il la serra dans ses bras fort.
- Je vais t'accompagner, dit-il, calmement comme si sa rage n'avait plus d'importance.
La jeune femme ferma les yeux et le remercia, elle avait vraiment besoin de sa force pour pouvoir y aller et il l'avait bien compris. Ils se séparèrent et se prirent la main, se soutenant ainsi. Ils avancèrent au moment où Lévy le décida. Ils passèrent ensemble les portes.
Cette salle au carrelage bleu paraissait plus froide qu'à l'accoutumé, une seule table portait un corps, celle au centre. Il y avait un drap qui le cachait. Ils s'approchèrent à pas lent. Ils se lâchèrent la main. Natsu saisit un bout du drap, attendant le signal de la jeune femme qui fixait le corps. Elle lui fit signe de la tête. Soulevant le drap, elle vit d'abord ses cheveux roux, des piques, puis la peau blanche de son front, enfin son visage… Son cœur se déchira… Léo était mort.
Instinctivement, elle mit sa main devant sa bouche retenant un cri, elle cacha son visage dans ses mains peu après. Natsu décida que cela suffisait. Il remit le drap et guida la jeune femme dehors, la consolant. Elle repensait au moment où elle l'avait rencontré, à seconde fois, à la soirée au musée, quand il lui avait parlé de Kareen… Elle lâcha prise dans les bras de Natsu, malheureusement, cela ne suffirait pas… Elle voulait Gajeel.
Non, elle devait être forte, elle le devait à elle, aux autres et à Léo. Elle se reprit doucement, essuyant ses larmes, puis elle regarda le rose, le remerciant.
- Tu devrais aller rejoindre Lucy, ajouta-t'elle. Elle a besoin de toi.
- Ok, mais…
- ça ira, le rassura-t'elle, déterminée.
Il vit une lueur de détermination dans les yeux de la bleutée. Convaincu, le rose partit, laissant Lévy avec Makarov.
- Qui ? Demanda la bleutée dès que Natsu disparut dans les escaliers.
- Il nous faut les résultats d'analyse pour confirmer, mais il semblerait que ce soit Cobra, répondit Makarov.
- Orasio sei, conclut la bleutée.
- Le problème est que Cobra est connu pour administrer divers drogues et psychotropes à ses victimes, expliqua le vieil homme. Dont le thiopental sodique.
Cette annonce fit trembler l'enquêtrice.
- Le sérum de vérité, constata-t'elle avec effroi.
« Si y a un truc où je sais qu't'es douée, c'est pour envoyer chier la mort… Alors quoique tu ressens, fais-le. »
Gajeel lui avait dit cela avant qu'ils se séparent, elle resongeait à ces paroles. Il avait raison, la mort, elle la connaissait, tout comme chacun d'entre eux. Elle n'avait donc pas à se laisser abattre par elle. Zeleph payera, se dit-elle. Ses bras croisés contre sa poitrine, la bleutée se résolut à ne pas céder et elle n'était pas la seule.
- On sait comment cela à pu arriver ? Demanda Grey, sortant Lévy de sa transe.
Cette question pendait aux lèvres de chacun, tous s'étaient repris. Professionnels, ils ne pouvaient pas se permettre de perdre du temps. Pleurer viendrait plus tard. Pour l'instant, ils devaient comprendre et appréhender les conséquences. Erza afficha une expression grave.
- Non, répondit-elle.
Evergreen entra ensuite dans la pièce, un dossier dans les mains, une mine triste. Makarov lui fit signe de parler.
- Les analyses ont révélé des traces de sérum de vérité, annonça la légiste.
Tous s'indignèrent de cette nouvelle.
- Qu'est-ce qu'on fait ? Demanda Grey. On ne peut pas savoir ce qu'il leur a dit.
Natsu tapa du poing sur la table.
- T'es qu'un enfoiré, tu penses vraiment que Léo…
- C'est toi, l'abruti, rétorqua l'homme à la chevelure ébène. Même moi, je suis incapable de tenir face à ces drogues.
Les deux hommes se mirent debout, prêts à en découdre.
- Natsu, intervint Erza, sur un ton grave.
Les deux hommes se retinrent alors.
- Il n'y a que toi, Gajeel et Luxus qui ont reçu l'entrainement nécessaire pour supporter ce genre de produit, dit calmement Fried, discrètement installé contre un mur.
Lévy fut étonnée de cette affirmation, lorsqu'elle examina Natsu, il semblait extrêmement troublé à cette mention. La bleutée savait pertinemment que pour acquérir une résistance à de tels produits, il faut subir une véritable torture, s'administrant drogues sur drogues.
- Nous ne pouvons savoir, ce qui a pu être révélé, dit Makarov d'une voix stricte. Concentrons-nous sur ce que nous sommes capable de savoir.
Sur ces mots sages, le vieil homme regarda Lévy, l'invitant à révéler ce qu'elle avait appris. Warren pianota sur son clavier.
- Voilà les plans des trois cimetières de Magnolia, annonça-t'il, tandis qu'ils s'affichaient sur le grand écran de la salle de réunion.
- Warren, tu peux nous mettre le texte, demanda-t'elle, en se levant de sa chaise.
Ce dernier s'exécuta, la bleutée s'avança pour examiner de plus près… Cherchant à mettre en application sa théorie.
Là où Jean l'a conté,
Sont enterrés les jumeaux pourpres du passé,
Dans un décor noir, blanc, vert pour Arthur.
J'comprends que dalle, envoya Natsu comme un cheveu sur la soupe.
Personne ne voyait le lien hors-mis le mot « enterrés ». Pourtant, la bleutée sentait qu'Ultia voulait lui parler de cela… Elle ne serait l'expliquer comment, comme si au plus profond d'elle, elle avait déjà compris. Peut-être à force d'étudier le fonctionnement de Zeleph, elle arrivait à lire entre les ligne et à voir sa logique.
- C'est qui Jean ? D'abord ? lança le rose, agacé par cette masturbation intellectuelle.
- Un des cimetières est celui de l'église St Jean, dit Warren.
Tous le regardèrent, stupéfait.
- Tu pouvais pas le dire plus tôt, crétin, soupira Max, assis à côté de lui.
- Focalise sur celui-là, ordonna Erza.
Le plan du cimetière pris les trois quarts de l'espace. Ce dernier était circulaire avec en son centre l'église, de grandes allées découpaient le disque en quatre parcelles, elle-même découpée par des allées secondaires rejoignant les artères principales.
- Et maintenant, comment on trouve une tombe en particulier ? Il y en a des milliers, questionna Grey.
- Quatre-vingt-quatre milles, précisa Warren, désolé.
Les yeux se posèrent alors sur la bleutée qui se concentrait alors sur le texte. Saint-Jean… Pensait-elle.
- L'Apocalypse, dit-elle. Elle regarda le plan et constata que les quarts étaient disposés selon de points cardinaux. Zoome sur le quart Est, ajouta-t'elle.
- Tu peux nous expliquer ? S'enquit Grey.
- Saint Jean est l'évangéliste qui a écrit les Révélations, ou l'Apocalypse, si vous préférez, or il conte que la révélation viendra de l'Est, expliqua la jeune femme.
Elle reconnaissait bien là le sens de l'ironie de Zeleph, apocalypse signifiant dévoilé, quoi de mieux que de cacher quelque chose de dévoilé. L'écran se centra sur le quart Est.
- Comment sont nommés les quartiers du cimetière ? Demanda l'enquêtrice.
- Euh… Il porte des noms de couleur, blanc, rouge, noir et blême, pour les quartiers, puis par point cardinaux et les allées nord-sud par lettre et nombre est-ouest, répondit l'informaticien.
- Ce ne sont pas des noms des couleurs, Lévy pensive, tous la fixèrent dubitatif. Ce sont les quatre cavaliers, la mort, la guerre, la maladie et la peur… le texte parle de pourpre…
- Donc le rouge, dit Erza.
Lévy hocha du chef… Warren sélectionna le quartier rouge.
- Dans cette logique les jumeaux pourpres du passé sont des soldats, des guerriers ? Interrogea Cana.
La bleutée cherchait dans sa mémoire ce qu'elle pouvait associer soldat pourpre, guerrier pourpre… Elle fouillait au plus profond de ses connaissances.
- Peut-être qu'il y a des jumeaux enterrés… commença Max avant d'être interrompu par la main de Lévy qui lui fit signe de se taire, tandis qu'elle réfléchissait. Elle regarda le plan, elle devait penser qu'il s'agissait d'une position et certainement… Des soldats ? Des guerriers ? Le rouge est la guerre…le passé alors ce n'étaient pas des hommes.
- C'est la guerre, pensa-t'elle, tout fort. Nous cherchons la guerre sous une forme ancienne… un dieu.
- C'est bon, Lévy a pété un câble, constata Cana, traduisant l'étonnement de l'assemblée.
Lévy n'y prêta pas attention et continua sa réflexion, elle sentait que ça venait. Le rouge… dieu rouge…
- Mars, comprit-elle.
- Mais… mais Mars n'a pas de jumeau, contredit Lucy.
L'enquêtrice ne put s'empêcher de laisser échapper un sourire, en regardant la blonde.
- Pas dans la mythologie, mais en astronomie, il en a un, Antarès, une étoile rouge qui disparait le jour levé, s'enterre au Sud, expliqua-t'elle.
- Alors il nous faut descendre au sud, en conclut Scarlett.
- Oui, mais quelle allée ? Demanda Warren.
Tous lisèrent la dernière partie…
- Y a un évangéliste qui s'appelle Arthur ? Demanda, naïvement, Natsu.
- Idiot, soupira Lucy, consternée.
Là, Lévy dût se résoudre à constater qu'elle était bloquée.
La nuit touchait à sa fin, la bleutée continuait à chercher ce que pouvait signifier cette dernière partie. Il fallait croire que son esprit n'était pas aussi tortueux qu'un des plus grands psychopathes de cette terre… ce qui devrait plutôt la rassurer. Seuls Max et Lucy restaient auprès d'elle malgré la fatigue. Elle devinait aisément qu'ils avaient eux aussi besoin de travailler pour ne pas penser à Léo. Cana vint les rejoindre, apportant des cafés., après en avoir donné au deux autre elle en tendit un à Lévy qui la remercia.
- Celui-là est à moi, précisa-t'elle, les yeux brillants, pas besoin d'expliquer l'ajout spécial de la jeune femme.
ça va quand même ? Demanda la châtain.
- Oui… C'est surtout toi, tu le connaissais bien, fit la bleutée.
Cana s'assit sur le bureau, soupirant.
- Ouais, sourit-elle tristement. On avait fait pas mal de mission, ensemble. J'préfère me souvenir des moments drôles…
- ses tentatives de dragues incessantes, ironisa Lucy.
Les trois femmes rimèrent de bon cœur.
- Il allait même jusqu'à déclamer des poèmes, ajouta la blonde.
- Oui, confirma Cana, du genre tes yeux ont la couleur du ciel ou la terre, ou de je ne sais pas quoi…
Ou d'une lettre ? Songea alors la bleutée… Elle prit un stylo et un papier, cela ne se peu… Les deux femmes, interloquées, la regardèrent.
- Lévy... ? Interrogea la blonde.
- Je crois qu'Arthur fait référence à un poète et à un poème en particulier, répondit la bleutée en écrivant.
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles…
- Tu veux dire que Zeleph est amateur de poésie ? Douta Cana.
- Zeleph est un érudit, de plus ce poète est un surdoué devenu marchand d'arme, nul doute que Zeleph s'est senti proche, dit-elle.
- Eh bien, un marchand d'arme poète, ironisa la châtain.
- Regardez, montra Lévy. Noir est un A, blanc est un E, vert est un U.
- Il nous manque toujours un nombre, souligna Max.
- On peut penser que le U est le V latin donc un cinq, présuma la jeune femme.
Max alla vérifier sur le plan allée E, allée 5, tombe E…
- Vous avez donc trouver, conclut Makarov en entrant.
Dans son lit, Lévy eut tout le mal du monde à s'endormir. Elle n'avait pas réussi à joindre Gajeel, cela la rendait profondément malheureuse. Elle se posait une montagne de questions sur la mort de Léo, sur elle et Gajeel, sur le pillage de tombe de cette nuit, mais aussi sur ce qu'ils allaient trouver. Elle soupira une énième fois, se retournant au grand dam de Lily qui en tant que félin digne de ce nom souhaitait avoir ses seize heures de sommeil. La bleutée sourit amèrement, le manque d'occupation laissait de funeste pensées l'envahir… La boule de poils avait le mérite de la tranquilliser un peu.
Elle entendit la porte du bureau s'ouvrir, se refermer… Des pas lourds, pas gracieux, masculin… Le cœur de la petite femme tambourinait, lorsque la poignée de la porte de la chambre s'abaissa, elle se mit sur le flanc droit, releva sa couverture et ferma les yeux, faisant semblant de dormir. Pourquoi ? Elle ne sait pas.
La porte se ferma, puis les pas s'approchèrent… Elle sentit une pression sur le matelas derrière elle. Une forte masse s'installa sous la couverture contre elle… Un bras passa autour de sa taille, la serrant. Fini la comédie…La bleutée se retourna précipitamment pour lui faire face et se blottit contre lui, mettant son visage dans le cou de l'intrus. Elle s'agrippa à sa chemise comme si sa vie en dépendait. Elle ne pleura pas… non. Mais elle lâche prise en se cachant contre lui. Ce dernier l'étreignit dans ses bras forts, la consolant. Elle n'avait pas eu besoin d'ouvrir les yeux, elle huma simplement son odeur de musc, de métal, de tabac… de parfum de femme capiteux… Un pincement au cœur, elle se mordit la lèvre. Au moins, il était là, se contenta-t'elle.
Ils ne s'endormirent pourtant pas, se contentant de rester dans ce cocon silencieux.
- Pourquoi lorsque l'on fait une fouille clandestine dans un cimetière il faut la faire systématiquement de nuit ? Plaisanta Cana les joues rosies par l'alcool avec un pied de biche à la main.
- Pour la même raison qu'on évite de boire avant une mission, répliqua Luxus, en tenant une pioche sur son épaule robuste.
- Rabat joie, fit la châtain.
- Tsss…, Siffla Gajeel qui portait une pelle. Y a pas d'raison d'être joyeux.
Le groupe de trois personnes déambulait dans une des artères principales du cimetière, guidé par le petit bout de femme à la chevelure azur. Leurs vêtements foncés les faisaient passer pour des ombres se perdant dans l'obscurité de la nuit.
- C'est encore loin, crevette ? Demanda le ténébreux.
La bleutée ne répondit pas, elle vérifiait les coordonnées sur son smartphone. En réalité, elle n'avait pas adressé la parole à Gajeel, même après qu'il se furent levés. Au point que même le ténébreux avait remarqué que quelque chose n'allait pas. Il grommela quelque mots d'agacement que l'on devinait injurieux.
- Holà ! Y a de l'eau dans le gaz ! Souligna l'alcoolique de Fairy Tail.
Le blond, quant à lui, se contenta d'effectuer un grondement de lassitude.
- C'est par là, la bleutée montra sa droite.
Ils continuèrent à marcher dans une allée plus étroite. Lévy s'arrêta et éclaira le lieu rechercher. Ils découvrir un monument funéraire en forme de petit temple antique, un caveau avec comme nom Spriggans.
- On va galérer à fouiller c'truc, constata Cana.
Elle haussa les épaules, approcha de la grille du caveau et envoya de grand coup de pied de biche… pas du tout discret. Lévy, s'affolant, commença à partir auprès d'elle, mais gardait une distance de sécurité pour ne pas se recevoir un coup.
- Cana… Je… je pense qu'on devrait trouver une autre méthode, intervint la bleutée, en vain car la brune s'acharnait sur le verrou qui céda.
Cana la regarda de ses yeux violets, un grand sourire au lèvre, plutôt fière.
- C'est ouvert, dit-elle, victorieuse.
Lévy entendit les deux autres ricaner tout bas… Cana entra, suivie de Luxus qui haussa les épaules en signe de compassion. Gajeel était resté sur place, un sourire amusé aux lèvres.
- La subtilité, souffla la jeune femme, avant d'entrer à son tour.
A l'intérieure, un autel en granite rectangulaire s'érigeait au centre de la pièce carrée. Les trois murs comportaient chacun neuf loculi fermés par des plaques sculptées certaines gravées, d'autres vierges. Quelque sculptures d'inspiration antiques décoraient les lieux. Cana s'assit nonchalamment sur l'autel.
- Vous croyez qu'après la mort, les riches restent riches ? Lança-t'elleavec désinvolture.
Luxus examinait les inscriptions. Tandis que la bleutée s'enfonçait dans la pièce.
- On ouvre lequel ? Demanda-t'il.
Lévy parcourut les lieux du regard.
- Tous, répondit-elle.
Ils s'attelèrent à cette tâche. Remuant la poussière, les deux hommes forcèrent chacun une plaque. Luxus ouvrit la sienne en premier, seulement au lieu de découvrir un corps, il y avait des sacs en toile. Cana l'aida à les sortir, ouvrant le premier, elle siffla.
- ça en fait un sacré pactole, dit-elle.
Effectivement, les sacs étaient remplis d'argent, des liasses de cinq cents. Gajeel découvrit des armes.
- C'est quoi c't'endroit ? Se demandait Luxus.
- Une réserve ? Supposa la bleutée.
. Elle saisit le pied-de-biche et tenta de retirer avec une certaine difficulté la plaque. Gajeel vint prendre le relais, mais elle lui envoya des coups de coude pour l'écarter.
- Je n'ai pas besoin de toi, ragea-t'elle.
- J'y arriverai plus facilement, argumenta-t'il.
- Je sais… que… tu… as… une facilité… à te frayer… un passage… dans un orifice, grogna la bleutée en tirant sur son outil.
- Quelque chose me dit qu'on parle pas de caveau, s'amusa Cana en regardant Gajeel et Lévy.
Le ténébreux grinça des dents.
- T'as un problème, crevette ! Dis-le ! Ragea-t'il.
Lévy se retourna, furieuse, la barre métallique dans sa main.
- Tu veux vraiment savoir quel est mon problème ? hurla la bleutée.
- Sérieux, vous allez pas vous engueuler là, soupira Luxus.
- Laisse-les, s'enjoua Cana qui les regardait telle une fan de télé réalité.
- Tss… Fit le blond en continuant sa mission.
- Mon problème est que j'avais besoin de te parler, que tu me répondes au téléphone… Tu sais combien j'avais besoin de toi ?
Redfox écarquilla ses yeux rubis.
- j'suis v'nu te rejoindre dans ton lit dès qu'j'ai pu, j'te signale, rétorqua-t'il.
- Oh ! Fit la spectatrice, affichant un sourire grivois.
- Ce n'est pas ce que tu crois, lui dit Lévy.
- Bien, fit Cana. T'entends, ils partagent le même lit, dit-elle à Luxus qui ouvrait un autre loculus.
- J'm'en… branle, souffla-t'il entre deux halètements.
- Et je devrais te donner une médaille pour ça ? Gronda la bleutée sur le brun. Tu empestais… cette… cette…
Gajeel afficha son léger sourire en quoi.
- cette quoi ? Défia-t'il en s'approchant d'elle.
- Cette pute ! Cria-t'elle.
- Flare n'est pas une pute…
- Non… C'est une paumée, finit le blond en sortant encore des sacs.
- Chut ! Laisses-les finir ! courrouça Cana.
Gajeel s'approcha doucement de la petite femme, se collant à elle. Elle ouvrit en grand ses yeux noisette.
- Navré de t'décevoir, mais t'es seul petit cul que j'veux, affirma-t'il avec un sourire carnassier.
Lévy devint cramoisie en cet instant.
- J'croyais que vous n'aviez pas couché ensemble ? S'étonna la châtain.
En entendant cette voix,ils se séparèrent, rapidement. Gajeel prenant le pied-de-biche pour ouvrir le loculus de Lévy. Cana fixait la bleutée d'un air badin. Elle tenta de retrouver contenance en faisant semblant d'examiner le contenu des sacs.
- Tu savais qu'ils couchaient ensemble ? S'enquit Cana auprès de Luxus.
- J'le savais avant eux, répondit le blond.
- Mira ?
- Mira.
La bleutée examina les plaques gravées… Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'elle tomba sur l'une. La date dessus la fit trembler… elle correspondait au jour de la mort de ses parents. Elle lut le nom.
Cown Raz
Elle mit peu de temps à reconnaitre l'anagramme : Zancrow… sa tombe.
Après des heures de travail, ils avaient fini par tout ramener à Fairy Tail. Surtout le squelette de Zancrow, le fils de Zeleph. Evergreen en prit possession, espérant pouvoir extraire de l'ADN. La légiste partit immédiatement pour Crocus afin d'effectuer cette analyse dans un laboratoire spécialisé.
Exténuée et couverte de poussière, Lévy se douchait dans sa salle d'eau, prenant soin de se nettoyer les cheveux et profitant de la sensation relaxante de l'eau coulant sur sa peau. La chaleur fut aspirée un court instant par la porte qui s'ouvrit, signalant l'arrivé de quelqu'un. Un corps se colla au sien. La bleutée prit du savon dans sa main et se retourna, elle les déposa sur les pectoraux bien sculptés de l'intrus. Elle s'appliqua à caresser le dragon tatoué.
- Je… Je suis désolée pour avoir un peu perdu mon sang froid tout à l'heure, dit-elle.
La toisant, le ténébreux haussa un sourcil.
- D'accord, j'ai complètement craquée, admit la jeune femme, honteuse. Mais avec tous ce qui s'est passé ces derniers jours… Je ne sais plus où j'en suis et je…
Les lèvres de Gajeel se plaquant violemment sur les siennes l'interrompirent. Elle se laissa porter par la langue vorace de son homme. Lorsqu'ils mirent fin au baiser, la bleutée ne se souvenait plus de ce qu'elle voulait lui dire. Fière de son effet, le brun se pencha un peu plus, empoignant les fesses de la demoiselle.
- Je sais déjà comment tu peux te racheter, susurra-t'il dans le creux de son oreille.
Le ton sensuel employé engendra une onde frissonnante qui enveloppa tout son corps. Elle ne fut pas au bout de ses peines car Gajeel crut bon d'happer le lob de son oreille le suçant et le mordillant… Elle ferma les yeux, elle savait aussi comment se racheter.
Cette nuit dans le manoir Heartfilia semblait des plus paisible. L'avantage d'être dans un coin éloigné de la ville assurait cette paix. Dans les bras possessifs de son amant, Lévy dormait à poing fermé. Elle n'entendait pas les bruits des pas des hommes qui entrèrent discrètement dans les lieux. Un commando de professionnels lourdement armé envahissait la demeure à l'image d'une marée noire… furtive, nuisible, mortelle…
Deux de ces hommes arrivèrent dans la chambre s'approchant doucement, prêts à tirer quand… réveillant son amante, Gajeel saisit avec vivacité l'arme d'un des hommes lui tordant le bras. Le tirant près de lui, il prit son couteau et le planta dans le cou de l'autre homme, avant de tirer dans la tête du premier. Plusieurs coups de feu retentirent accompagnés de cris.
Le ténébreux mit son jean, gardant le fusil d'assaut d'un des hommes qu'il avait abattus. Lévy, le cœur battant, enfila rapidement un débardeur, un short et prit son revolver dans la table de nuit. Entendant d'autres arrivés, deux hommes d'après les pas, Gajeel se cacha sur le côté de la porte faisant signe à la jeune femme de le rejoindre. Tenant son arme à deux mains, elle obéit. Le premier entra, ce n'est qu'une fois bien dans la pièce que Redfox lui tira dessus, Lévy tira sur le second.
Le ténébreux avança en premier, la bleutée le talonnant. Une fois dans le couloir…
- Baisses-toi ! Ordonna la voix grave de Luxus.
Il s'exécuta. Le blond, armé d'une mitraillette, envoya une rafale de balles, dégageant le passage, obstrué par des hommes armés. Lorsqu'il finit, il siffla, Mirajane, en robe de chambre, sortit, tenant son fils par la main. Erza, au bout du couloir, fit en sorte que sa fille puisse s'échapper de sa chambre en se battant contre une dizaine d'hommes avec une force et une habileté hallucinantes à l'aide d'un sabre d'entrainement. Lévy prit Rose-Mary dans ses bras, la soulevant. Gajeel avança ouvrant la voie avec Luxus, tandis que se fit sentir une explosion.
- Salamander, soupira le ténébreux.
- Quel crétin ! Il va tout faire péter, ajouta le balafré.
Ils descendirent les escaliers, Gajeel et Luxus tirant tour à tour au-dessus de la balustrade. La bleutée protégeait le plus possible la petite fille effrayée. Le hall était un véritable champ de batail, les cadavres jalonnaient les lieux tandis que le sang recouvrait le marbre.
Sortir d'ici, cela devenait la seule solution. Encore une explosion… Rose-Mary cria, la bleutée la serra un peu plus. Gajeel les couvrait… Elle courut vers la porte.
Ils sortirent, finalement. Un homme chargea Mirajane, Lévy n'eut pas le temps de réagir. Mira se défendit, elle prit le couteau de l'homme et lui planta dans une cuisse. Elle donna les clés de la voiture à son garçon.
- Rejoins Lévy, ordonna-t'elle à son fils qu'elle avait lâché.
L'enfant ne bougeant pas, Lucy le prit dans ses bras et se précipita auprès de la voiture avec Lévy. Sur le chemin la blonde fut touchée par une balle.
- Lucy ?! S'inquiéta Lévy.
- ça va, dit la blonde qui continua son trajet, malgré sa blessure.
Alors que la bleutée s'était retournée, elle voyait Mirajane se battre au corps à corps contre un de ses hommes et le dominer entièrement, un autre vint à son contact, elle s'en débarrassa rapidement… Lévy rejoignit la voiture La bleutée installa Lucy et les enfants dans la voiture. Elle regarda derrière elle à nouveau. Elle vit Gajeel qui n'avait pas cesser de les couvrir.
- Casses-toi avec les gosses, commanda-t'il.
- Mais…
- Casses-toi ! hurla-t'il avec rage.
A conte cœur, elle s'installa au volant. Prenant les clés à Sacha, elle démarra et partit en accélérant au maximum. Alors qu'elle conduisait une explosion immense tonna, elle vit les flammes dévorer le manoir, le cœur de la jeune femme cessa de battre.
- Non ! Hurla Lucy en larme.
Merci à
Lululi
Yakimeni
Ecatherina
Neliia
Clemantine
Dark White Fang
pour leurs commentaires sans lesquels je n'aurai plus envie de continuer...
