Chapitre 53 : Ne me l'enlever pas

Bonsoir tout le monde !

Je fais un rapide passage sur le site en cette heure tardive pour vous poster le chapitre 53 tout beau tout chaud ^^

Un grand merci à chacune d'entre vous pour avoir été nombreuse sur le chapitre précédent à me laisser une review. Je suis heureuse de pouvoir toujours compter sur votre soutien. C'est toujours un grand plaisir de vous lire à chaque fois )

Allez je vous laisse lire et on se retrouve en bas !

Bonne lecture !


Chapitre 53 : Ne me l'enlever pas

PDV Edward

Bella était saine et sauve mais de retour sur un lit d'hôpital alors qu'elle avait quitté les lieux la veille.

Pour plus de sûreté, Carlisle avait préféré l'hospitaliser et faire un bilan complet de son état de santé surtout au niveau de la cicatrisation de ses plaies et des coups qu'elle avait reçu. Encore.

Bien heureusement, même si le mot ne serait sans doute pas à son goût et pas plus au mien, elle n'allait récolter que des bleus autour du cou, qui commençaient déjà à apparaître. Leur couleur violacé contrastait avec la blancheur d'albâtre de sa peau pâle, en revanche Aro était en chirurgie et le pronostic n'était pas bon.

Je l'avais compris tout de suite en entrant dans cette pièce en chantier ou le sang était partout.

Caius avait été abattu sans état d'âme par Alec qui ne se remettait pas d'avoir laissé sa patronne partir. Il avait activement mené les recherches afin de les retrouver le plus vite possible. Nous étions dans l'impasse totale après avoir découvert l'émetteur GPS sur le sol de la maison dans le Queens.

Le visage du garde du corps s'était décomposé en comprenant que le plan qu'il avait imaginé avec Bella était tombé à l'eau.

Des heures durant nous étions dans le flou total, jusqu'à ce que Jacob pénètre en trombe dans la salle de conférence de la compagnie avec un ordinateur dans les mains.

- Aro a activé sa puce GPS !

Je mettais retourner vers Marcus sans comprendre et à l'expression de son visage, j'avais compris qu'il n'était pas plus au courant que moi.

C'est là que j'avais compris qu'Aro était lui-même équipé de ce petit matériel sous forme de bague en or qu'il pouvait décidé ou non d'activer. Et il venait de le faire. Sans doute parce que Bella devait se trouver avec lui.

Apparemment Jacob était le seul à connaître la présence de cette puce sur l'associé de la compagnie, une décision qu'il avait prise il y a seulement quelques semaines après l'agression dont avait été victime Bella.

Il n'en avait parlé à personne, si seulement Bella avait été au courant, elle n'aurait pas eu à se jeter une nouvelle fois dans la gueule du loup.

L'ironie dans cette histoire, c'est que Caius les détenait tout près, dans les quartiers de Manhattan dans un bâtiment appartenant à la compagnie. L'endroit était en pleine construction pour une agence fluviale s'installant dans la région.

Sans vraiment réfléchir Marcus avait donné l'assaut immédiatement et nous avions suivi le mouvement, nous trouvant juste derrière un Alec déterminé, l'arme à la main.

Une fois les sbires maitrisés devant la porte, en silence pour n'alerter personne, nous avions distraitement suivit le signal d'étage en étage, de pièce en pièce et nous étions entrés en trombe dans la pièce ou se trouvait un Aro entre la vie et la mort et un Caius entrain d'étrangler Bella.

Les balles avaient fusé mais à ce moment-là, ma préoccupation première n'était que Bella.

Même avec le vacarme provoqué par notre entrée fracassante, les mains de Caius étaient toujours autour de son cou à serrer de toutes ces forces.

Le visage de la femme que j'aimais de toute mon âme était bleu et je savais qu'elle était entrain de partir. Alec avait tiré sans état d'âme plusieurs balles dont une l'avait atteinte en pleine tête, le tuant sur le coup.

Le corps de Bella était alors parti en avant. Je m'étais élancé pour la rattraper de justesse avant qu'elle ne s'écroule au sol. Les cris de Marcus en arrière fond qui demandait une ambulance de toute urgence m'avait fait comprendre que la situation était grave pour l'associé de la compagnie. Quand à Bella elle avait repris rapidement quelques couleurs pour mon plus grand soulagement, mais son état était faible. Sa déclaration, qui avait fait bondir mon cœur de joie, même en ces circonstances, en avait été un parfait exemple.

Elle avait été rapidement prise en charge par des ambulanciers et je ne l'avais pas lâché depuis lors.

Nous étions arrivés à l'hôpital, où mon père nous attendait déjà, prêt à s'occuper de ma Bella.

Cette dernière avait alors eu la force de demander des nouvelles des filles et surtout de son associé mais j'avais du mal à lui avouer la réserve des médecins et ensuite de mon père face à son état de santé. Il avait rejoint la salle d'opération une fois sûr de l'état de Bella et il n'était pas revenu depuis.

Comprenant que je lui cachais une partie de la vérité, elle était maintenant murée dans le silence attendant comme nous, le sort que son meilleur ami allait récolter. Son regard était rivé sur la fenêtre dans l'expectative. Refusant toujours de me séparer d'elle, je me tenais à ses côtés, sa main dans la mienne.

Charlotte et Lise étaient avec Esmée alors que Kiara était près de Marcus pour connaître l'état de l'associé de sa mère. Elle était venue ici et avait serré Bella contre elle durant un long moment. Ses yeux embués de larmes m'avait fait mal mais je savais que ma fille tentait par tous les moyens de cacher à sa mère sa peur sous-jacente. Elle ressentait la même chose que moi, j'en étais certain.

Bella lui avait demandé d'une voix brisée de la tenir au courant quand il y aurait du nouveau sur Aro. La jeune fille était donc sortie de la pièce pour obtempérer. A l'expression de son visage, j'avais compris lu son désarroi et sa terreur face à la situation.

- Je ne peux pas le perdre …, murmura Bella pour la première fois depuis des heures.

La détresse de ses mots, me brisait de l'intérieur. Que n'aurais-je pas fait pour la soulager un peu de la douleur qu'elle portait en elle, de cette souffrance qui se lisait facilement sur ses traits.

La vie ne pouvait pas lui faire ça, pas une nouvelle fois.

Lui arracher quelqu'un d'aussi important pour elle, la briserait un peu plus encore. Après les derniers évènements, je doutais qu'elle arrive à s'en relever. Pas après les souffrances autant psychologiques que physiques, qu'elle venait de subir.

J'avais tellement envie de hurler ma rage et ma peur à la face du monde. D'aider de n'importe quelle façon afin qu'Aro s'en sorte et reste parmi nous.

Mais je ne pouvais strictement rien faire. J'étais totalement impuissant, je ne pouvais que subir avec elle.

- Tu ne vas pas le perdre Bella …, essayai-je de la rassurer.

Elle se tourna vers moi et me jeta un regard froid en coin avant de secouer la tête.

- N'essaye pas de me rassurer … je sais ce qu'il en est …

Elle renifla légèrement et reporta ses prunelles sur la fenêtre ou plutôt sur le vide.

- Bella …, soufflai-je en me rapprochant un peu d'elle.

- Edward, me coupa-t-elle en retirant sa main de la mienne et en plongeant ses yeux dans les miens. Je pensais ce que j'ai dit tout à l'heure … je le pensais … chaque mots …

- Mais … ajoutai-je voyant qu'elle n'osait pas continuer. Vas y continue …

Son souffle se fit plus court et une larme coula le long de sa joue. Je me doutais qu'il devait bien avoir un mais dans sa phrase.

Son aveu était celui que j'avais attendu durant des jours, des semaines, des mois mêmes, mais je me doutais qu'il avait été prononcé sur le coup de l'émotion et parce qu'une nouvelle fois, elle avait failli mourir.

Pourtant, elle devait le penser. Je savais qu'elle pensait chaque mot de ce qu'elle m'avait dit. Ces yeux parlaient pour elle.

- Mais … toi et moi …

Je compris soudain l'origine du problème et je m'en voulu de ne pas y avoir pensé avant.

Bien entendu que la peur était toujours là. Ce besoin viscéral de se protéger pour ne pas avoir à subir un nouvel abandon de la part des personnes les plus importantes pour elle, était encore bien présent. Elle ne pouvait pas oublier sa terreur du jour au lendemain.

- Bella, je comprends, ne t'inquiète pas. Je comprends parfaitement. Je sais que les choses sont toujours les mêmes entre nous et je ne te pousserais pas … jamais … tu peux me faire confiance …

Elle me jaugea durant un long moment se demandant si je lui disais ou non la vérité. J'aurais pu être blessé par son manque total de confiance mais cela me donnait encore plus envie de me battre pour la garder près de moi et l'aider avec ses terreurs.

- Je veux juste être là pour t'épauler en attendant que … en attendant que tu te reconstruises …

Elle hocha la tête et m'adressa un sourire triste. Je tendais la main vers elle qu'elle saisit tout de même après un bref instant d'hésitation.

Le silence retomba entre nous et il ne fut briser que par un coup sur la porte plusieurs heures plus tard.

Carlisle suivit de Kiara entrèrent dans la chambre et je vis que leurs visages étaient tout de même bien sombre. Je retins mon souffle dans l'attente.

- Carlisle ? Appela Bella la voix éraillée. Comment va …

- Il est sorti du bloc … les 24heures qui viennent vont être décisives. La balle a touché une artère, nous avons réussi à arrêter l'hémorragie mais il a perdu énormément de sang … nous l'avons transporté en soin intensif mais il n'a pas encore repris connaissance …

Ce n'était pas les nouvelles espérées mais Bella était dans un état pire que le sien quand elle avait été admise ici et aujourd'hui elle allait bien.

Quand mon père eut fini de parler, c'est Marcus le regard hagard et surtout l'air perdu qui entra dans la chambre.

- Oh Marcus …

Le frère d'Aro leva les yeux sur Bella et l'émotion qui le traversa fut parfaitement visible pour tout le monde. Elle lui tendit la main que son associé attrapa et serra.

Ils ne faisaient que se regarder mais pourtant on sentait leur connexion.

Leur relation était moins évidente que celle liant Bella avec Aro mais je savais que Marcus aimait autant son associé que son frère. Il était seulement un homme plus effacé et moins démonstratif que son jumeau.

- Et vous ? Comment allez-vous ? Demanda-t-il quelques instants plus tard d'une voix morne mais sincèrement inquiète.

- Elle va bien … elle peut rentrer à la maison …

C'est mon père qui avait répondu à la place de Bella. Tout en parlant, il avait un papier dans les mains qu'il était entrain de signer et qu'il lui tendit.

La jeune femme hocha la tête et j'avançai vers elle, le fauteuil roulant afin qu'elle puisse prendre place.

Comme Kiara lui avait ramené des affaires propres de la maison, afin de les troquer contre ceux qu'elle avait à son arrivé, plein de sang, elle était prête à sortir d'ici.

Je l'aidais à s'installer et la poussais vers la sortie. Nous nous retrouvâmes tous les cinq dans le hall de l'hôpital. Aucun de nous ne savait vraiment quoi faire.

- Je vais retourner dans la salle d'attente, annonça Marcus, je vais attendre le réveil d'Aro.

- Je vous accompagne …

Un regard échangé entre Kiara, mon père et moi nous confirma que nous pensions tous les trois à la même chose mais nous ne pouvions rien faire.

Ce n'était pas une bonne idée que Bella reste alors qu'elle avait besoin de repos mais nous savions que si elle en avait décidé ainsi, aucun de nous ne pourrait la faire changer d'avis.

C'est donc préoccupé que nous la suivions jusqu'à la salle d'attente.

- Edward … souffla Kiara réellement inquiète pour sa mère.

- Je sais Kiara, mais nous ne pouvons rien faire …

J'étais aussi impuissant qu'elle dans cette situation.

La seule chose que nous pouvions faire c'est être là pour elle et la soutenir.

PDV Bella

Aro sur un lit d'hôpital à se battre pour survivre exactement comme moi quelques temps en arrière.

A cette seule pensée, je frissonnais. Comment un homme que je pensais inébranlable en était-il arrivé là ?

Aro représentait pour moi, la force brute, la puissance et le pouvoir. Il était cette épaule sur laquelle je pouvais compter à chaque instant, l'ami trop protecteur qui se préoccupait de ma sécurité et de ma santé et l'homme qui avait veillé sur mes filles.

Il m'avait sauvé la vie, non seulement à la mort de mon mari mais également à plusieurs reprises durant ses dernières années en exigeant toujours plus de gardes du corps.

Il représentait beaucoup pour moi. Sans m'en rendre compte, il était devenu indispensable.

En prenant la décision, qui n'en était pas vraiment une d'ailleurs, de rester à son chevet, j'avais très bien capté les visages inquiets de ma fille, de Carlisle et d'Edward mais je ne pouvais pas être loin d'ici.

Ils ne comprenaient pas ce besoin viscérale que j'avais de rester ici. Si je le perdais, je ne pourrais pas m'en relever. Pas cette fois, pas encore.

J'étais face à l'un de mes pires cauchemars. Me protéger n'avait servi strictement à rien parce que sans m'en rendre compte, des personnes qui n'étaient au départ rien, étaient devenus tout.

J'étais de nouveau dans l'expectative à me demander si j'allais encore devoir faire face à un deuil de plus. La douleur de l'attente, le vide que je ressentais au fond de moi, tout cela grandissaient encore et encore.

Aro était mon meilleur ami.

Oh mon amour pour lui était bien différent de celui que je portais à Edward mais cet homme était important dans ma vie. Et vivre sans lui m'était inimaginable.

Surtout après ce qu'il avait fait pour moi.

Mon cœur était comme anesthésiée et mon cerveau était complètement éteint. La seule chose qui importait pour moi, c'était de savoir qu'Aro allait s'en sortir.

Il le fallait.

J'avais besoin de lui, Marcus était anéanti. Jamais ô grand jamais je ne l'avais vu dans cet état, même pas à la mort de Dimitri qui pourtant était très lié aux jumeaux.

Ce n'est que tard dans la soirée que Carlisle vint nous annoncer qu'il était réveillé.

- Les effets de l'anesthésie sont encore bien présents, il risque d'être incohérent mais il a demandé après vous Marcus et aussi après vous Bella …

S'il avait demandé après nous c'est qu'il allait bien non ?

Marcus se tourna vers moi et Edward le visage fermé, lui passa les branches de mon fauteuil. Il me serra la main doucement avant de nous laisser avancer.

Face au spectacle de mon associé si fort et dur d'ordinaire dans ce lit d'hôpital, me fit froid dans le dos.

- Les gens … les plus … important pour moi …, murmura Aro les yeux mis clos.

Je fronçais les sourcils face à son état de faiblesse évident. Ces cernes violets étaient profondément enfoncés sous ses yeux gris d'ordinaires si vifs. Lui qui n'avait jamais été bronzé était à l'heure actuelle, plus blanc encore que moi.

- Aro …

- Ne soyez pas triste … je vais bien …

Ça j'en doutais et le coup d'œil que me jeta Marcus confirma ses doutes autant que les miens.

- Il faut que tu t'accroches, mon frère. On a besoin de toi …

Aro eut un rire qui le fit tousser et il se tint les côtes sous la douleur apparemment qu'il venait de ressentir.

- Je ne vais surement … pas … vous laisser … à coup sûr que … la boîte … croule avec vous …

Cette fois ni Marcus ni moi ne pûmes nous empêcher de rire avec lui, même si nous étions plus retenus.

Il n'y avait que lui pour tenter de faire de l'humour malgré son état de faiblesse qu'il tentait pourtant de combattre malgré tout. Une autre preuve de son caractère de battant et de sa force d'âme.

- Je suis le dur à sa maman …, chuchota le malade avec un sourire pour son frère.

Je fronçais les sourcils face à sa remarque étrange.

Aro n'évoquait jamais leur mère pour la simple et bonne raison qu'elle était morte alors que les deux frères n'étaient encore que des bébés. Dépressive, elle s'était tuée en se jetant du haut d'un pont.

Marcus me jeta un coup d'œil et je compris qu'il était aussi surpris que moi.

- Tu devrais te reposer, mon frère …, déclara-t-il en lui serrant la main.

- Ne partez pas longtemps … les contrats n'attendent pas …

Marcus poussa mon fauteuil hors de la pièce puis referma la porte de la chambre.

Carlisle apparut soudain devant nous, un dossier dans les mains. Il retira ses lunettes et nous observa quelques instants.

- Vous aviez raison, docteur Cullen, Aro est très incohérent…

Le médecin hocha la tête et son air grave ne faisait que renforcer le sentiment de malaise que je ressentais au plus profond de moi.

- Ce ne sont que les effets de l'anesthésie … il a perdu beaucoup de sang, mais Aro Philips est un homme fort … il va s'en sortir …

J'hochai la tête mais ma gorge restait quand même nouer.

- Bella … vous êtes épuisée … vous devriez rentrer …

- Mais …

- Le docteur Cullen a raison Isabella, me coupa Marcus avant que je n'ai pu exprimer la moindre résistance … Aro va dormir, vous ne pouvez rien faire de plus ici.

C'est contrainte et forcée que je finis par me ranger à leurs avis. Je demandais à Edward qu'il nous raccompagne Kiara et moi à la villa.

Charlotte et Lise étant avec Esmée, nous trouvâmes donc une maison vide en arrivant.

Kiara nous salua rapidement et je me retrouvais donc seule avec Edward.

Je fixais durant de longues secondes l'endroit où elle avait disparue, le cœur lourd. Je me demandais bien ce qu'elle ressentait en cet instant. Mais je savais aussi que si elle n'était pas restée avec nous, c'est qu'elle ne tenait pas à en parler. Elle voulait être seule et je la comprenais.

- Je vais t'aider à te mettre au lit, me lança doucement Edward, interrompant le fil de mes pensées, puis je vais rentrer …

- NON ! M'exclamai-je me retournant vivement vers lui. Non …

Mon cri fut si soudain et spontané que j'en fus surprise moi-même.

Incapable d'affronter son regard ni même son jugement, je préférais regarder le sol retenant mon souffle.

Comment allait-il interpréter ma réaction spontanée ?

Comme j'évitais ses prunelles émeraude, je ne le vis donc pas s'accroupir devant moi et passer sa main sous mon menton pour me relever la tête.

- N'aie pas peur … je ne te ferais aucun mal … ma Bella …

Durant quelques secondes, je ne compris pas pourquoi il me disait ça avant que je ne me rende compte que je tremblais de tous mes membres. Il avait raison, j'étais pétrifiée par les conséquences que pouvaient engendrer mes paroles.

Il me lança un sourire qui se voulait rassurant puis avança mon fauteuil vers la chambre.

- Tu veux prendre une douche ?

J'hochai la tête et je rejoignis la salle de bain spacieuse, attenante à la chambre. Je m'installais sur le fauteuil de plastique installé pour moi, et entreprit de me laver essayant d'oublier les marques sur moi. Mais les cicatrices de mon enfance, les plaies laissées par les balles et les bleus tout frais s'épanouissant sur ma peau me firent monter les larmes aux yeux sans vraiment que je m'en rende compte.

J'étais un champ de bataille, ces marques étaient là pour me le rappeler.

Je me mis à penser aux derniers évènements et je m'effondrais littéralement, dans le fond de la douche, le pommeau de douche dirigé sur mon visage. Les larmes coulaient en abondance le long de mes joues et bientôt des sanglots énormes s'emparèrent de moi, soulevant mon torse et me coupant presque la respiration.

La douleur resurgit et je me mis à trembler.

Il me fallut un moment pour entendre l'appel d'Edward.

Je sentis l'eau cessée de couler et surtout des bras réconfortants s'enrouler autour de moi.

Je n'eus aucun mouvement de recul, me blottissant même contre cette chaleur qui réchauffait le gel en moi.

Aro ne pouvait pas mourir.

Je ne pourrais pas m'en relever.

- Je suis là … je suis là, mon amour.

Littéralement enroulé autour de moi, il resta là dans le fond de la douche à me serrer contre lui, le temps que je parvienne à reprendre pieds et à calmer mes sanglots.

Il était habillé mais ne semblait pas se soucier que je trempe ses affaires.

Quand je commençais à claquer des dents sous l'effet du froid extérieur, il déposa une serviette sur moi et me sécha avant de me soulever dans ses bras et de me porter jusqu'à la chambre.

Telle une enfant, il me passa un pyjama qu'il avait sorti de je ne sais trop ou, et tira les couvertures pour que je m'installe dans le lit.

Je le vis très bien retirer ses propres vêtements trempés, ne gardant que son caleçon, et me rejoindre doucement.

Je me remis à pleurer sitôt mon visage contre son torse.

Là contre lui, je lâchais enfin prise et pleurer sur moi-même comme je ne l'avais pas fait depuis trois mois, comme je ne l'avais jamais vraiment fait.

Je pleurais sur mon sort, sur les épreuves que j'étais obligées de vivre, sur les personnes que j'avais perdues et celles que j'allais peut-être perdre encore, sur la douleur que mes enfants devaient porter. Je pleurais sur cette terreur en moi qui était entrain de gagner.

Edward resta là à me serrer sans prononcer un seul mot, me laissant craquer mais me réchauffant par sa présence. Ma carapace n'était plus.

J'étais Isabella Mary Swan et j'étais cette petite fille terrorisée qui venait de perdre ses parents.

Ce n'est qu'aux petites lueurs de l'aube que je finis par céder au sommeil, épuisée par les sanglots et les larmes que j'avais versés durant une bonne partie de la nuit. Bien entendu mes songes furent peuplés de cauchemars, de cri et de douleur.

C'est en hurlant que je me réveillais, me redressant droite comme un I dans le lit. Je m'époumonais ne prenant pas conscience de mon entourage.

- BELLA ! Je suis là, je suis là Bella !

Je tournais la tête vers la voix apaisante et mes larmes reprirent alors que je pensais mes yeux à jamais secs étant donnés la quantité d'eau que j'avais déjà versée.

- Ed … ward ? Appelai-je difficilement, la voix rocailleuse ayant encore en tête les corps sans vie dans mon cauchemar.

- Je suis là … tout va bien … tu es à la maison …

A travers le voile d'eau recouvrant mes paupières, je plongeais dans ses prunelles émeraude et contemplais son doux sourire.

- Ne pars pas …

- Jamais. Jamais, Bella.

Je savais que sa promesse n'avait pas de poids contre le temps et la mort.

Dimitri m'avait fait la même promesse et il était parti. Tuer par Caius Vladescu.

- Il m'a tout prit … Caius Vladescu m'a tout prit …

Il enroula ses bras autour de moi et de nouveau son torse accueillit mes larmes.

J'ignorais combien de temps, je restais ainsi mais j'entendis très nettement les petits coups sur la porte de ma chambre.

Je sursautais comme si le bruit avait été assourdissant et effrayant alors que les coups étaient doux et peu sonores.

Je tournais vivement la tête alors qu'Edward lançait un entrer à la personne derrière le battant.

Je retenais mon souffle alors que la porte laissée entrevoir la silhouette fluette mais identifiable de ma fille aînée.

Kiara referma la porte derrière elle et se tourna vers nous.

Elle ne rata rien du spectacle, que j'offrais, ni mes larmes, ni mon état lamentable, ni la présence d'Edward.

Elle s'approcha de nous en silence et monta sur le lit, se postant devant nous. Elle me regarda un long moment, puis son père. Ses yeux se voilèrent et elle laissa tomber sa tête entre Edward et moi.

D'un même geste, nous enroulâmes nos mains autour d'elle, la serrant contre nous.

Je relevais la tête vers Edward et je pus lire toute l'émotion qu'il ne tentait même pas de contenir.

Il me rapprocha de lui et de son autre bras engloba notre fille dans une étreinte dont nous avions besoin.

Une vraie famille.

Nous étions une vraie famille.

Kiara confirma ma pensée avec les mots qu'elle souffla dans mon cou.

- Maman … papa …

En tournant la tête vers Edward, je le vis fermer les yeux et se pincer les lèvres. Une larme lui échappa alors qu'il se penchait vers Kiara et lui embrassait le sommet de la tête.

- Ma fille …

PDV Kiara

Je n'avais jamais autant eu besoin de l'étreinte de quelqu'un qu'en cet instant.

Mon père et ma mère réunit, me procurant l'amour et la chaleur dont j'avais toujours eu besoin mais dont j'avais toujours manquée.

Bien entendu, mes terreurs étaient tapies au fond de moi mais au moins là entre eux, j'arrivais à les éloigner.

J'oubliais l'espace d'un instant, le vide que je lisais dans les profondeurs du regard de ma mère.

J'avais l'impression que ses démons étaient entrain de gagner la bataille et cela me pétrifiait.

Je m'étais juré qu'elle ne perdrait plus jamais personne mais je n'avais aucune prise sur la vie. Je ne pouvais que prier pour qu'Aro soit assez fort pour s'accrocher à la vie et rester parmi nous.

Parce que dans le cas contraire, je n'étais pas sûre qu'elle soit assez déterminée pour surmonter sa perte.

Quand le calme revint dans la pièce, maman me serra contre elle et me souffla à quel point elle m'aimait. Je lus cet amour dans ses yeux ainsi que dans ceux de mon père qui avait maintenant sa place dans mon cœur, une place qu'il aurait dû avoir depuis ma naissance. Je n'étais pas amère de la situation, j'étais juste soulagée d'avoir enfin remonté le fil de mes origines et d'avoir trouvé ce père dont j'avais toujours rêvé.

Depuis trois mois, nous avions construit une vraie relation, et je savais que je pouvais compter sur lui à chaque instant. Comme en ce moment, il était là pour moi pour mes sœurs et surtout pour maman.

Je descendis du lit et entrepris d'aider ma mère à s'habiller.

Bien que je tentais de ne pas regarder, je ne pus faire autrement quand je l'aidais à passer une robe de coton bleue nuit et des collants opaques. Les marques sur sa peau étaient des rappels de ce qu'elle avait vécu ces dernières semaines. Les bleus datant de la veille autour de son cou, me fit renifler et me montra ce qu'elle avait encore enduré 24heures auparavant, dans les mains de Caius Vladescu.

La haine me venait en sachant de quoi il était responsable. Ma mère, mes sœurs, mon père, la famille Cullen, moi …

Cet homme avait apposé sa main sur chacun de nous, laissant une marque gravée, indélébile maintenant dans nos âmes, dans nos cœurs et sur le corps de maman.

Si Alec n'avait pas tué cette ordure, j'aurais été capable de le faire et je n'en éprouvais aucun remord ni aucune mauvaise conscience.

Je priai pour qu'Aro ne soit pas une nouvelle victime de sa folie.

Il était à peine dix heures quand nous arrivâmes à l'hôpital. Marcus était dans la chambre de son frère, assis sur le fauteuil de plastique près de son lit.

Ses yeux injectés de sang montra parfaitement qu'il était resté là depuis notre départ et qu'il n'avait pas fermé les yeux une seule seconde. Aro à ses côtés était plongé dans le sommeil.

J'avais passé la majeure partie de mon adolescence à tenir tête à cet homme que je trouvais trop autoritaire et surtout trop psychorigide mais j'étais aussi anéantie que maman de le voir dans un tel état.

Marcus et lui faisaient partis de notre famille depuis mes 5 ans. Ils étaient comme une sorte de grands oncles monomaniaques mais qui étaient là au moindre problème qu'on pouvait rencontrés.

Notre « famille » était peu conventionnelle, du moins elle n'avait rien à voir avec le modèle traditionnel mais nous en étions une malgré tout.

Sa réaction face à l'état de maman quelques semaines plus tôt avait prouvé très clairement la place qu'elle avait pour lui dans son cœur et la place que mes sœurs et moi nous avions aussi dans sa vie.

Il n'avait pas eu la vie plus facile que maman mais malgré ses méthodes pas toujours diplomates, il avait toujours été là, Marcus également.

- Isabella, Kiara, Edward … souffla ce dernier à notre entrée.

Lasse et éreinté par la nuit qu'il venait de passer, il se leva lentement et s'approcha de nous à pas lent.

- Marcus … comment va-t-il ? Demanda Edward posant la question qui nous brûlait les lèvres.

Le jumeau d'Aro haussa les épaules et ferma brièvement les yeux en se passant la main dans les cheveux.

- Pas mieux mais pas plus mal qu'hier … les médecins disent qu'il devrait s'en sortir …

Maman hocha la tête mais l'inquiétude était toujours bien présente sur ses traits.

- Vous devriez vous reposer Marcus … vous êtes épuisés …, souffla mon père les mains sur le fauteuil de maman. Nous allons rester avec lui.

- Merci.

L'associé de la compagnie ne renchérit rien et nous lança plutôt un sourire sans joie, nous remerciant.

Il jaugea la pièce du regard avant de poser ses yeux sur un fauteuil à deux mètres du lit dans un coin de la pièce. Sa tête ne fut pas posée sur le dossier que ses yeux se fermèrent et qu'il plongea dans le sommeil.

Je m'installais sur le fauteuil qu'il venait de délaisser et portais mon regard sur le patient dans son lit. Voir Aro d'ordinaire si fort et robuste dans cet état, avait quelque chose de choquant pour moi et je ne doutais pas qu'il en était de même pour maman et papa.

Les minutes s'écoulèrent lentement, alors que nous étions tous trois au chevet d'Aro à le regarder se reposer.

Il devait s'être écoulé une bonne heure quand un vibreur se fit entendre dans le silence presque assourdissant de la pièce. Ayant éteint mon mobile avant d'entrer dans la chambre, cela ne pouvait donc pas être moi.

Je relevais la tête pour voir mon père sortir son téléphone de sa poche.

Il allait pour l'éteindre quand ses yeux se posèrent sur le correspondant.

- Esmée … souffla-t-il à notre intention avant de décrocher …

Je n'entendis qu'un faible bourdonnement alors que mon père parlait doucement dans le combiné pour ne déranger personne.

- Bella … Charlotte et Lise …

A la mention de mes petites sœurs, maman se redressa et tendit la main vers le mobile.

- Mes bébés …, chuchota-t-elle doucement.

Papa débloqua le fauteuil pour sortir de la pièce. Je lui fis signe que je restais là. Maman pouvait rassurer mes petites sœurs. Elles devaient être dans tous leurs états de ne pas avoir de nouvelles. Les sachant en sécurité chez Esmée et Carlisle, nous n'avions pas pensé à les appeler pour les tenir au courant.

Mes parents sortirent de la pièce et je me tournais doucement vers Aro.

Je tombais directement dans ses prunelles grises brillantes. Les poches violettes sous ses yeux et le visage livide me firent légèrement paniquer. J'avais presque l'impression qu'il était en sueur, fait étrange car il faisait bon dans la pièce.

- Jolie Kiara … si jolie … vous êtes le portrait de votre maman … vous irez loin … très loin …

- Aro ? L'appelai-je en me levant de la chaise de plastique pour me rapprocher de lui.

- Ne laissez pas votre maman plonger … jamais Kiara … elle va avoir besoin de vous …

Je paniquais face à ses paroles et posais ma main sur la sienne.

Elle était glacée.

Il me regardait les paupières à demi closes et son visage blanc comme linge. Ses paroles sonnaient comme un adieu déchirant.

- Aro, attendez je vais appeler une infirmière …

- Kiara, écoutez-moi, murmura-t-il en attrapant mon poignet pour le serrer de toutes les maigres forces qui lui restait … dîtes à mon frère que je l'aime … et surtout dîtes à votre mère que je lui interdis d'abandonner …

Il relâcha sa prise sur mon poignet et son visage s'affaissa.

- Aro ! Criai-je paniquée.

Je me tournais d'un seul coup et courut vers la porte que j'ouvris à grand fracas criant de toutes mes forces pour appeler de l'aide.

Des personnes se mirent à courir vers moi, des femmes en blouse blanche, des docteurs à la mine grave. Ils entrèrent dans la chambre et s'afférèrent autour d'Aro.

Marcus, réveillé sans doute par mes hurlements, avaient les yeux fixés sur son frère, qui était emporté hors de la chambre par les médecins.

- Prévenez le bloc opératoire, de toute urgence ! Dites-leur que nous arrivons immédiatement.

Ils passèrent devant moi à toute vitesse et je restais pétrifiée assistant en spectatrice à la scène, osant à peine penser à ce qui était entrain d'arriver à Aro. Mes mains tremblaient et j'étais sur le point de défaillir.

- Par pitié … épargnez-le …

La supplication déchirante de Marcus me fit tourner les yeux vers lui.

Il regardait la direction dans laquelle les médecins avaient emmenés Aro, les yeux brouillaient par les larmes qu'il tentait de retenir.

Je posais ma main sur les siennes et tentais de lui insuffler du courage que je n'avais plus.

Nous savions parfaitement que les choses venaient de prendre un tournant tragique. Le mauvais pressentiment que je ne cessais de ressentir au plus profond de moi, n'avait jamais été si fort. La sentence qui allait s'abattre sur nous allait être cruelle.

- Que s'est-il passé ? Lança une voix caverneuse derrière nous.

On se retourna d'un seul coup pour apercevoir ma mère, le visage crispé, nous fixer avec terreur.

- Il vient d'être emmené au bloc … les médecins étaient entrain de parler … d'une hémorragie ... souffla Marcus sans avoir l'air de vraiment y croire.

Les mots d'Aro raisonnaient encore dans ma tête. C'était un adieu.

Je regardais maman se décomposer et c'est comme si le poids du monde me tomba sur les épaules.

Un coup d'œil à mon père et il comprit mon état actuel. Il pinça les lèvres et porta une main à son visage pour se pincer l'arête du nez.

Nous pensions exactement à la même chose.

J'aimais Aro bien sûr et Edward aussi. Mais il n'avait pas la même importance pour nous que pour maman. Il ne pouvait pas abandonner. Il ne pouvait pas faire ça à ma mère.

Je me détournais pour éviter que mes parents ne voient l'émotion me parcourant.

Si Aro mourrait, j'allais perdre ma mère. Je la perdrais aussi surement que nous avions perdu Dimitri.

Le temps me parut infiniment long alors que je restais plantée bien droite sur mes jambes, à l'extérieur de la salle d'attente.

Ma mère s'était positionnée non loin de moi, et fixais le vide, mon père juste à ses côtés, quand à Marcus, il avait cessé d'arpenter le couloir et avait fini par s'asseoir sur une des chaises de la salle d'attente. Il avait une vue imprenable sur les infirmières et surtout sur le couloir ou avait disparu son frère.

J'imaginais ce qu'il devait ressentir. A sa place je serais entrain de mourir intérieurement à l'idée que mes sœurs soient dans un état aussi critique qu'Aro. Ils étaient jumeaux, partagés une connexion que personne ne pouvait comprendre.

Leur relation fraternelle étaient évidente pour quiconque les fréquentaient un tant soit peu. Il en allait de même pour maman.

Il devait s'être écoulé une demi-heure, peut-être un peu plus quand Carlisle passa la porte.

Il n'était pas en service lors de la crise d'Aro mais visiblement il avait été appelé d'urgence. Il portait sa tenue d'opération, un bonnet dissimulant ses cheveux blonds, et une combinaison blanche. J'aurais pu être soulagée de le voir apparaitre.

S'il avait été là pour gérer la crise cela voulait forcément dire qu'Aro s'en était sorti. Il n'y avait pas de meilleur médecin que lui. Il avait réussi à sauver ma mère, il pouvait parfaitement le sauver également.

Je plongeais mes prunelles dans les siennes si bleus et limpides et mon cœur s'arrêta littéralement.

La douleur afflua en moi au moment où il s'approcha de nous, le visage fermé.

Je sentis Marcus se lever et se diriger presque en courant vers lui. Ma mère elle ne bougea pas d'un pouce, mon père non plus. Mon grand-père se posta un mètre de nous et pinça les lèvres.

Il ne prit pas tout de suite la parole, regardant Marcus et maman à tour de rôle. Les mots ne semblaient pas vouloir franchir ses lèvres. Je n'avais pas non plus envie qu'ils nous annoncent la nouvelle.

Le médecin ferma les yeux avant de les rouvrir et de prendre une profonde inspiration se donnant visiblement contenance. Nous attendions dans l'expectative, pas un de nous n'oser lui poser la question fatidique.

- Il y avait un caillot dans son cerveau … il a perdu énormément de sang … nous avons essayé de le transfuser afin de lui apporter des plaquettes, nous avons fait tout ce que nous pouvions … mais il a eu une attaque cérébrale …

Ma mère hoqueta et elle s'étrangla alors que Marcus portait les mains à son visage, suppliant Carlisle de lui dire que son frère allait bien.

Le médecin gardait son calme mais ses yeux brillaient et il fixait Marcus puis ma mère comme si il voulait s'excuser. Posant une main sur l'épaule de l'associé de maman, il donna le coup de grâce auquel je m'attendais.

- Son cœur bat toujours, il respire mais … d'un point de vue neurologique … Aro … Aro est parti … son cerveau s'est éteins … je suis désolé …

Marcus craqua et laissa les sanglots s'emparer de lui, se rapprochant du médecin qui ne put que le serrer contre lui pour l'aider.

Dans un état second, je me tournais vers mon père qui les yeux écarquillés ne savait pas quoi faire.

Nos yeux allèrent vers maman.

Sa bouche grande ouverte et les bras ballants, elle restait totalement inerte. Soudain des tremblements se mirent à la parcoururent et portant ses mains à sa tête, elle se mit à serrer ses doigts sur son visage.

- Mon amour …

- Maman …

Papa et moi nous rapprochâmes d'elle mais nous ne pouvions rien faire, elle ne nous écoutait pas.

- Pas encore … non … Aro … pas encore pitié …

- Je suis désolé mon amour …, murmurai Edward sans fin, en attrapant ses poignets délicatement pour la faire lâcher prise sur son visage.

La détresse de ma mère, me brisa de l'intérieur et je restai là à contempler la vie s'en prendre une nouvelle fois à elle, lui arrachant une personne importante pour elle.

Aro était mort.

Pourquoi ?

Pourquoi le deuil était la seule chose que la vie lui accordait ? N'avait-elle pas assez souffert comme ça ? Jusqu'où cela irait-il ?

J'étais là spectatrice de la décadence de ma mère et je ne pouvais rien faire pour arrêter les choses.


Je me cache pour éviter de recevoir des projectiles ^^

Alors vos avis ? Il me tarde de lire vos review !

Fin triste malheureusement pour notre Aro .. Comment Bella va-t-elle réagir ? Qu'est-ce que cela va impliquer pour la suite ?

Bonne semaine à vous et à bientôt !