L'affaire est dans le pain !

« Putain mais POURQUOI c'est toujours moi qui me coltine les trucs chiants ! fulminait Aomine.

- Toi au moins tu n'as pas à supporter un idiot nerveux et un passif goulu, répliqua Midorima en remontant ses lunettes.

- Mido-chin, est-ce qu'on peut prendre ces gâteaux ? questionna Murakasibara d'une voix traînante.

- Non, déjà qu'on doit attendre trois heures alors arrête de nous faire chier avec tes fichus gâteaux ! Quant à toi, l'idiot nerveux t'emmerde profondément, gronda Daiki en pointant le vert avec son doigt.

- Personne t'as appris la politesse, nanodayo ? Et ne me touches pas, ce n'est pas hygiénique, grimaça Shintarou.

- Le train de tes insultes roulent sur les rails de mon indifférence, répliqua Aomine, sentant une pointe de fierté à l'idée de clouer le bec au superstitieux.

- Oh, serais-tu devenu intelligent à force de m'écouter ?

- Non justement, c'est parce que je ne t'écoute pas que je conserve mes neurones.

- Hum, vu le peu qu'il te reste, c'est sûr que ça ne va pas durer longtemps. »

Aomine serra la mâchoire. Ce qui était sûr, c'était que cet enfoiré de superstitieux était vraiment bon en joute verbal ! Au moins, il avait un rival de haut niveau de ce côté-là. Murasakibara fit sursauter tout le monde en renversant une bonbonnière posé sur le côté mis à la disposition des enfants. Il s'excusa mollement et ramassa ce qui était tombé par terre, quelques bonbons dans la bouche.

« Répugnant. Il ne peut vraiment pas s'empêcher de jouer à l'enfant, celui-là.

- C'est toujours mieux qu'être un vieux aigri, rétorqua Aomine, plus pour embêter Midorima que défendre son ami.

- Mais le pire reste un adolescent prépubère teigneux, répliqua le vert, des éclairs dans les yeux.

- Prépubère ? Mon gars si tu savais ce que tu pourrais apprendre dans les magasines de ...

- Mine-chin ! l'appela Murasakibara, le coupant dans sa tirade.

- Quoi encore ?

- Il reste assez d'argent pour ça, non ? fit-il, en pointant une sucrerie diverse.

- Rah la ferme ! J'ai pas l'intention de rester pourrir ici une minute de plus. Oï ! Ça vient ? grogna-t-il à l'intention du personnel.

- Quelle grossièreté, je comprends mieux pourquoi tu n'es bon qu'au basket.

- J'ai d'autre talents cachés, personne ne peut me battre à part moi !

- Ils sont très bien caché alors.

- Au lieu de critiquer ma façon d'être, tu peux m'dire en quoi t'es bon à part tirer tes foutus trois points ? »

Le ton montait de plus en plus entre les deux adolescents tandis que des répliques plus incendiaires les unes que les autres fusaient. Atsushi appela plusieurs fois ses compagnons qui l'ignorèrent royalement. De plus en plus contrarié à l'idée d'être en retard, Murakasibara fini par rugir leur nom, et les deux intéressés tournèrent la tête vers lui.

« Vous me donnez envie de vous écraser, dit Atsushi, une aura terrifiante autour de lui.

- Essaye un peu pour voir gros tas, gronda Aomine.

- De vrais gamins, souffla Midorima.

- Mes... messieurs, appela une petite voix. »

Ils ne firent pas attention à la bonne femme qui tentait tant bien que mal de les appeler. Akashi, qui en avait assez d'attendre, avait décidé d'entrer et fût blasé de voir le comportement qui animait ses anciens coéquipiers. Puis, il fit part de toute sa prestance, ce qui figea instantanément les trois bagarreurs qui tournèrent la tête vers lui, pas rassurés.

« Bande d'idiot, il vous faut autant de temps pour récupérer du pain ?

- Akashi, commença Midorima.

- Non Shintarou, je pense que j'ai assez attendu. Où est le pain ? Si en plus de vous, le personnel ne se donne pas la peine de se dépêcher, je ne sais pas si je vais bien pouvoir tenir longtemps, grinça-t-il, ses yeux semblant les assassiner du regard.

- C'est-à-dire que … essaya d'expliquer Aomine.

- Messieurs...

- Qui y a-t-il, Daiki ? Tu aurais une bonne excuse à me fournir ?

- Messieurs...

- Si ces deux attardés n'avaient pas été ici, ça ferait longtemps que tu aurais eu ton pain, dit Midorima.

- Qui est-ce que tu traites d'attardés, enfoiré ? s'emporta Aomine.

- Il suffit !

- Messieurs...

- Vous me donnez envie de vous écrasés à énervé Aka-chin.

- Messieurs... »

Sentant la colère monter de plus en plus et ses bras croisés se crispant sur son torse, Akashi fini par tourner la tête vers l'origine de cette voix, prêt à assassiner celle qui osait le déranger lorsqu'il faisait une démonstration de supériorité. Il avisa une petite jeune femme qui sursauta violemment en croisant ses yeux vairons courroucés. Il lui demanda d'une voix glaçante ce qu'elle attendait. Elle répondit d'une petite voix, effrayée :

« Voici votre pain, il est prêt depuis dix minutes. »