Le Projet A
Disclaimer : Voir prologue
Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.
Note : J'utilise les noms d'Harold et de Raiponce. J'adore « Hiccup » mais j'exècre « Rapunzel » à un tel point que la version française gagne haut la main.
J'utilise aussi le nom d'Harold Horrib'Haddoc, même si je préfère Horrendous. La raison apparaîtra vers le chapitre 3 (normalement).
Note 2 : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…
Merci à Emmawh, Plume1304 et Aangelik pour leurs reviews. Merci à Azuria1 et à Monkey'sMoney pour avoir rajoutée cette histoire dans ses favoris. Et merci aux 59 autres personnes passées sur le chapitre 2 et le premier bonus.
Merci à Aangelik, qui a relu ce chapitre avec attention et relevé pas mal de fautes. Je ne suis donc plus unique responsable s'il en reste )
Et maintenant, place à la fiction !
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
Partie 2 : Bienvenue au Vieux Castel
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
Chapitre 3 : Répartition
À Londres, le ciel était bleu, parsemé de quelques nuages. Le soleil, maintenant que la matinée était bien entamée, dardait vaillamment ses rayons sur la gare de King Cross. Une gare qui, comme tous les premiers septembre, allait connaître une agitation sans pareille.
En effet, depuis 9h30 du matin, une horde de gens étranges semblait avoir débarquée en ville. Si certains n'avaient de bizarre que la chouette qui trônait sur le chariot à bagages, d'autres étaient plus étonnants, comme cet homme qui portait son caleçon au-dessus du pantalon. Les comics donnaient vraiment une mauvaise image de l'habillement moldu.
Le plus étrange était que si ces gens entraient dans la gare par la porte, comme n'importe qui, ils n'en ressortaient pas. Du moins, pas ceux de moins de 17 ans. Ceux-là, accompagnés de leurs parents, disparaissaient dans un mur, duquel ne ressortaient que les adultes.
Derrière ce mur, une voie, la 9 ¾. Sur cette voie, un train. Quoi de plus normal dans une gare, me direz-vous ? Mais ce train n'était pas n'importe quel train et n'allait pas vers n'importe quelle gare. Ce train rouge et noir se nommait le Poudlard Express et ne s'arrêtait qu'à un seul endroit : Pré-au-Lard, point de départ vers la plus célèbre école de magie du Royaume-Uni.
Maintenant qu'onze heure, heure de départ du convoi, approchait tout doucement, le temps des adieux était venu. Chacun unique et différent.
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
« - Et soit bien sage, Jack. Je ne tiens pas à recevoir une lettre de Poudlard comme quoi tu as fait exploser quelque chose ou causer une révolte parmi les Elfes de Maison. Suis-je claire ? questionna Tatiana.
- Oui, maman », répondit distraitement le jeune garçon, occupé depuis 20 minutes à fixer le train avec envie. Si seulement sa mère voulait bien le laisser partir.
De son côté, North rigolait. Autant en profiter tant qu'il le pouvait. Une fois rentrés à la maison, se serait sur lui que la jeune femme reporterait son inquiétude pour son fils. Pendant deux semaines, au bas mot.
« - Et surtout envoie-moi une lettre demain matin. N'hésite pas à m'écrire souvent, mon chéri.
- Je le ferai, m'man.
- Prends bien soin de Bunny. Ne le laisse pas s'échapper. Brosse-toi bien les dents, et change de chaussettes tous les jours.
- Maman ! Je ne suis plus un bébé, répondit Jack, quelque peu exaspéré.
- Je sais mon chéri, je sais. Mais,… commença Tatiana, au bord des larmes. Tu vas me manquer.
- Tu vas me manquer aussi, lui répondit son fils. Bon, je dois y aller ou je n'aurai pas de place. On se voit à Noël !
- Oui, à Noël. Et écris-nous, Jack ! »
Le garçonnet, tout à son contentement, ne répondit même pas.
« - Je suppose que ça devait arriver, murmura la jeune femme.
- Ne t'inquiète donc pas comme ça. Il est grand et débrouillard. Un peu orgueilleux, mais plus que capable de s'occuper de lui.
- Mais c'est mon bébé, North.
- Ton bébé a grandi. Allez viens », dit-il en entrainant la maman hors de la voie 9 ¾.
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
« - Comporte-toi bien. Sois polie et aie de bons résultats. Surtout en métamorphose. Et n'oublies pas de te lier avec le plus de grands noms possible. Ton année n'est pas très fournie en ce domaine, mais la fournée 1980 sera bien plus intéressante, ne t'inquiète pas, professait une grande femme brune à sa fille.
- Oui mère, répondit cette dernière.
-Essaye d'être répartie à Gryffondor. Ou Serdaigle. Mais évite-nous la honte d'avoir une Poufsouffle dans la famille, par pitié.
- Je ferais mon possible, Mère.
- Elinor, très chère, il me semble avoir aperçu Amos Diggory, par là-bas. Ne vouliez-vous pas vous entretenir avec lui à propos du Bal d'Automne ?
- Ah, oui, c'est vrai. Merci, Fergus. »
Sur ces mots, la femme s'éloigna. Lord Dunbroch prit soudain une expression beaucoup plus sérieuse.
« - Pour une fois, n'écoute pas ce que dit ta mère. Fais ton possible, évite les ennuis et ne te préoccupe pas de nous quand la répartition viendra. Tu iras où tu dois aller, rassura-t-il sa fille. Même si Serdaigle m'étonnerait beaucoup, rajouta-t-il avec un petit sourire.
- Merci Père, lui répondit-elle, soulagée. Je… Je pense que je ferai mieux d'y aller avant que Mère ne revienne. Vous… Vous prendrez bien soin d'Angus et des trois monstres ?
- Comme je te l'ai promis, Princesse. Même si tu ne me l'avais pas demandé, je l'aurai fait. Tes frères sont aussi mes fils. »
Faisant fi des convenances si chères à sa mère, la jeune fille enserra la taille de son père et le garda contre elle quelques instants. Puis, elle empoigna sa malle et monta à bord du train.
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
« - Hum, euh, je… Je suppose que tu m'enverras ta maison. Par lettre, je veux dire, s'embrouilla quelque peu Stoïk.
- Je l'enverrai par chouette. En espérant qu'elle ne se fasse pas bouffer par un dragon. Tu sais comme ils sont rapides et…
- On sait gamin. Envoie-la à la forge. Y a pas trop d'écailleux dans ce coin-là. Je ferai le reste du trajet, le coupa Gueulfort, un ami du village qui les avait accompagné.
- Oui, je ferai cela.
- C'est bien, fils. »
Un silence gêné s'installa. Gueulfort soupira. Aucun de ces deux-là n'était vraiment doué en matière de relation. Entre le fils qui passait sa vie dans les livres et le père qui ne comprenait pas son rejeton, la conversation ne risquait pas de décoller.
« - Bien… Harold, ton père voudrait te dire que tu vas lui manquer. Il espère que tu t'intègreras à Poudlard et que tu t'en sortiras bien avec les cours. Il voudrait aussi que tu n'oublies pas de donner régulièrement de tes nouvelles. »
Harold se contenta d'hocher la tête, Stoïk ne dit rien. Gueulfort soupira une fois de plus.
« - Stoïk, ton fils aimerait que tu saches qu'il va faire son possible. Il te dit aussi de faire attention à toi quand tu chasseras le dragon. Il te promet de faire de son mieux en classe et de revenir pour Noël. Il t'enverra des lettres, qu'il fera déposer dans ma forge. »
Stoïk fit un signe de tête. Harold, quant à lui, empoigna sa malle et monta dans le train.
Gueulfort se retint d'hurler. C'était pire que de ne pas être doué. À ce stade, ils pouvaient carrément être qualifiés d'handicapés sentimentaux.(1)
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
« - Prends bien soin de toi ma chérie, commença Gothel.
- Oui Mère.
- N'oublie pas de relancer le sort tous les jours. Et fais bien attention.
- Je le ferai. Je maîtrise le sort du Secret, il ne devrait pas y avoir de problèmes.
- Je sais que tu le maîtrises. Et je sais que je peux compter sur toi. »
Raiponce sourit, fière de la confiance de sa mère. Elle s'était entraînée très dure pour maîtriser le sort, chose indispensable pour que sa mère la laisse partir. Heureusement, la folie protectrice de Gothel lui avait fait poser des barrières qui bloquaient les émissions de magie. Il lui avait alors suffit d'utiliser la baguette de sa mère, libérée de la Trace ministérielle, le sort qui repérait les jeunes sorciers non-autorisés à pratiquer la magie hors de Poudlard, et le tour était joué.
Raiponce avait été très attentive à ces leçons. Poudlard, c'était son rêve de liberté. Alors elle n'était pas prête laisser sa chance s'échapper. Même si laisser sa mère seule lui brisait le cœur.
« - Prenait soin de vous, Mère.
- Je l'ai toujours fait ma chérie, répondit-elle en prenant sa fille dans ses bras. Je t'aime de tout mon cœur, Raiponce.
- Je vous aime encore plus, Mère.
- Et moi bien plus que cela. »
Se détachant de sa mère, la jeune fille attrapa sa malle, puis monta dans le train d'un pas volontaire. Elle s'installa dans un wagon, puis regarda par la fenêtre. Sur le quai, sa mère n'avait pas bougé et des larmes dévalaient ses joues. Raiponce s'efforça de retenir ses propres pleurs.
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
Onze heures tapantes, le train démarra. Sur le quai, de nombreux parents regardaient la locomotive disparaître, certains en larmes, d'autres dignes. Mais tous pensaient à leurs enfants.
Dans le wagon n°4, Jack avait trouvé une place. Un joli wagon pour lui tout seul. Enfin, c'était le cas jusqu'à l'arrivée d'une drôle de paire. Gred et Forge Weasley, qu'ils avaient dit. Drôles de noms, même dans le monde sorcier. Ils étaient jumeaux et eux aussi entraient en première année, mais contrairement à Jack n'avaient pas l'air de douter de leur future maison.
« - On sera à Gryffondor, comme toute la famille, dit Gred. Ou était-ce Forge ?
- Et toi, tu comptes aller où ? demanda le deuxième.
-Je ne sais pas. Toutes les maisons ont l'air chouette.
- Mais Gryffondor est la meilleure. Les Poufsouffle sont des peureux, les Serdaigles sont ennuyeux et ne parlons même pas des Serpentard, ils sont tout simplement malfaisants. »
Jack ne répondit pas. Ces deux-là avaient l'air d'avoir une vision bien arrêtée de ce qu'étaient les gens. Une caractéristique suffisait donc à définir quelqu'un ? Les gens étaient Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentard ? Rien de plus, rien de moins ?
Ses questions disparurent bien vite quand les deux garçonnets vidèrent le contenu de leurs poches sur la banquette. Un joli assortiment de chez Zonko, aussi fournit que celui de Jack. Le brun le pressentit, ils allaient bien s'amuser.
Pendant ce temps, à l'autre bout du train, Mérida était elle aussi assise sur une des banquettes rouges, en compagnie d'une troupe bruyante qui la changeait de l'éternel silence de son château en Écosse. Elle ne connaissait le nom d'aucun de ses compagnons, mais ils étaient amusants.
Tous étaient plus âgés et essayaient de la convaincre que leur maison était la meilleure. Mais tous étaient d'accord pour dire que Poudlard était merveilleux.
« - Tu vas voir, il y a des fantômes partout. Mais le meilleur, c'est celui de Poufsouffle. Il s'appelle le Moine Gras, il n'arrête pas de déprimer sur le fait qu'il ne peut plus manger, commença un garçon.
- Tu dis n'importe quoi. Le meilleur, c'est le fantôme de Gryffondor. Son nom, c'est Nick-Quasi-Sans-Tête. Il a été mal décapité alors sa tête ne tient plus que par un petit bout ! s'exclama une grande fille brune.
- Mais c'est dégueulasse, s'exclama un autre garçon, un Serdaigle si Mérida se souvenait bien.
- Oh ça va, hein. La Dame Grise est aussi déprimante qu'un mur. Nick, au moins, il met de l'ambiance.
- Oui, mais… »
Mérida décrocha de la conversation. Le voyage allait vraiment être chouette. La jeune fille ne regrettait pas un seul instant d'avoir quitté le domicile familial.
Pendant ce temps, Harold traînait sa valise dans le couloir. Tout ça, c'était la faute de son père. Ils étaient partis en retard à cause d'une histoire de dragon mal achevé. Ils étaient donc logiquement arrivés en retard, pour ne pas dire presque trop tard, à King Cross. Ce qui fait que quasiment tous les wagons étaient complets, voir surpeuplés. Et les rares qui ne l'étaient pas comptaient des gens vraiment trop étrange pour lui.
Le jeune garçon commençait à désespérer, quand il trouva enfin un wagon où il restait de la place. Et mieux encore, un wagon où se trouvait quelqu'un qu'il connaissait.
« - Raiponce ! Je suis content de te revoir. Je peux m'installer ici ? demanda-t-il.
- Sans problème. Il n'y a que Cédric et moi dans ce wagon, répondit la jeune fille. Il entre en première année, comme nous ! Cédric, je te présente Harold. On s'est rencontré sur le Chemin de Traverse.
- Enchanté, dit l'autre garçon.
- De même, répondit Harold.
Ce dernier s'installa sur une banquette libre, puis sortit un des livres achetés au Chemin de Traverse. Un silence quelque peu gêné prit place. Silence que Raiponce brisa rapidement.
« - Sinon, vous savez déjà dans quelle maison vous allez aller ?
- Probablement Poufsouffle, répondit Cédric. Quasiment toute ma famille est allée là-bas. Tu as déjà une idée, toi ?
- Non, pas trop, dit Raiponce. Ma mère a été à Serpentard, mais je n'ai pas trop envie d'y aller. Gryffondor serait bien.
- Mon père a été à Gryffondor. Il dit qu'on s'y amuse bien. Mais je ne pense pas que j'y aurai ma place, expliqua Harold.
- Mon père à moi n'a pas voulu m'expliquer comment on est réparti entre les quatre maisons. Il dit que ça fait partie du mystère de Poudlard. »
Harold décrocha de la conversation. Il était loin d'exceller dans le domaine des relations humaines et les deux autres semblaient se suffire à eux-mêmes pour ce qui était de la discussion. Il se reconcentra donc sur son livre « Dragons : Créatures de légende », bien qu'il l'ait déjà lu 2 fois depuis qu'il l'avait acheté.
Le temps fila. Drôle d'affaire que le temps, la plus relative des choses. Pour Mérida et Jack, une fois l'amusement des premiers instants passés, le voyage fut long. Pour Raiponce et Harold, il fut relativement court, l'une plongée dans sa conversation, l'autre dans son livre. Mais pour tous vint l'heure de voir le château apparaître à l'horizon.
Tous les quatre s'étaient changés un peu avant d'arriver, prévenus par un préfet. Et maintenant, ils étaient tous là, sur le quai de Pré-au-Lard, eux et tous les autres première année. Aucun ne savait vraiment ce qu'il convenait de faire. Jusqu'au moment où…
« - PAR ICI LES PREMIERE ANNEE. PAR ICI, S'IL-VOUS-PLAÎT », hurla une voix titanesque, un peu plus loin.
Quand ils arrivèrent près de l'homme qui avait crié, la surprise fut à son comble. Non seulement cet homme était immense, mais en plus, il se trouvait au bord du lac, près d'un petit embarcadère.
« - Bien, reprit-il, sans crier cette fois. J'suis Hagrid. Gardien des Lieux et des clefs. Et gard'chasse, aussi. Bon, ben, mettez-vous dans les barques. Et pas plus d'quat' par rafiot, hein. S'rait dommage de couler aujourd'hui. »
« Pas besoin d'être quatre dans ces bouts de bois pour couler », se dit Harold. Mais histoire de ne pas rester sur le quai, il prit place avec Raiponce et Cédric.
De leur côté, Mérida et Jack s'étaient retrouvés ensemble. Mérida parce qu'elle fuyait les plus âgés rencontrés dans le train qui voulaient toujours lui prouver que leur maison était la meilleure, même s'ils ne pouvaient monter dans les barques, et Jack, parce qu'il était toujours avec les jumeaux Weasley, qui se révélèrent être des cousins de Mérida.
La plupart des enfants angoissaient. Il faut dire que traverser un lac immense en pleine nuit sur des barques ayant l'air plutôt abimées, y a plus rassurant. Mais la peur fit bien vite place à l'émerveillement. Le château, qui n'était qu'une ombre lointaine à leur arrivée à la gare, se révélait maintenant dans toute sa majesté, gigantesque masse noire pailletée de milliers de petites lumières et ornée d'immenses tours.
Le bonheur fut de courte durée. Bientôt, les embarcations rencontrèrent la terre ferme, sur laquelle descendirent les futurs étudiants. Là, après un tonitruant « ON A PERDU PERSONNE ? » de la part du Gardien, ils furent emmenés en haut d'un grand escalier, où les attendait une vieille dame au maintien fier.
« - Les v'là, Professeur, dit l'homme.
- Je vous remercie, Hagrid. Vous pouvez rejoindre la Grande Salle, je les prends en charge, dit-elle, avant de se tourner vers les enfants. Bonjour, je suis le Professeur Mcgonagall, sous-directrice de Poudlard. Je vous prierais de me suivre. »
Sans un mot de plus, elle effectua un demi-tour sur elle-même et poussa la porte. D'un pas rapide et avec un rythme quasi-militaire, elle mena sa troupe au travers du Château. Arrivée devant une double porte immense, elle s'adressa une nouvelle fois aux futurs première année.
« - Derrière ses portes se trouve la Grande Salle, où vous prendrez tous vos repas durant l'année scolaire et où vous effectuerez vos heures d'études obligatoires. Avant toute chose, vous serez réparti dans une des quatre maisons de Poudlard. Je suis moi-même directrice de la maison Gryffondor. Chaque maison a ses caractéristiques propres. Les autres étudiants de cette maison seront votre nouvelle famille. Vous mangerez, dormirez, étudierez, vivrez avec eux. Sur ce,… »
D'un geste plein d'assurance, la dame ouvrit les portes en grand. Et là, les pauvres enfants qui la suivaient devinrent la proie de milliers de regards. « Ils sont encore plus petits que les précédents », « Tu crois qu'on en aura beaucoup dans notre maison, cette année ? »,… Autant de commentaires qui fusaient de toutes parts. Mais la plupart des première année ne les entendaient pas. Ils étaient plutôt fascinés par le magnifique plafond, voûte représentant le ciel nocturne d'Écosse qui était, pour une fois, sans nuages. Mais leur admiration fit bien vite place à de l'étonnement quand le vieux chapeau placé sur un tabouret devant la table des professeurs fit quelque chose de physiquement impossible pour un morceau de tissus : il chanta.
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
Albus Dumbledore rêvassait. Son esprit vagabondait, allant de sujets importants en sujets essentiels : Comment s'en sortirait son nouveau professeur de Défense Contre les Forces ? Sybille allait-elle encore passer les trois premières semaines de cours à prédire la mort de ses élèves ? Avait-il assez de bonbons au citron en réserve ?
Il quitta cependant bien vite ses pensées. La chanson du Choixpeau était terminée, la répartition allait commencer. (2)
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
Jack souffla un bon coup. Le test d'admission était bien loin de ce qu'il avait imaginé. Pas de démonstrations de magie à faire, ou de monstres à combattre. Juste un vieux chapeau rapiécé à mettre sur sa tête. Il se fit d'ailleurs la réflexion que si un élève avait des poux, l'épidémie serait probablement quasi-totale parmi les première année.
La jeune fille rousse, « Mérida », se rappela-t-il, avait été envoyée à Gryffondor. Il la vit rejoindre trois autres rouquins, probablement les frères aînés dont lui avaient parlé Gred et Forge. En l'observant un peu plus, il la reconnut ! C'était la tornade qui lui avait foncé dessus à la sortie de Fleury et Bott. Il fallait espérer qu'elle ferait un peu plus attention aux autres dans les couloirs. Le jeune garçon reporta son attention sur les élèves qui passaient l'un après l'autre sur le tabouret.
« - Gray Emma, Harley James, Horrib'Haddock Harold »
Le dernier nom raviva des souvenirs en Jack. Tout en regardant le minuscule garçon mettre le chapeau, trop grand pour lui, sur sa tête, il se rappela une leçon que lui avait donné son grand-père.
« - Là, c'est la famille Bones. Ils sont connus dans le monde politique. Et là, les Malfoy, qui sont souvent conseillers des Ministres, expliquait le vieil homme.
- Grand-père, à quoi ça va me servir ? Je préfèrerai aller jouer, moi, geignit le petit garçon, âgé de 9 ans.
- Tu es le second du Clan Frost, Jack. Un jour, tu devras peut-être aller présenter des excuses au nom de l'Héritier à ces gens. Mieux vaut les connaître en avance. J'en étais où, moi ?
- Les Malfoy, souffla le brun.
- Ah, oui, les Malfoy. Bon, et ici, tu as les Horrib'Haddock. Ils ne sont pas vraiment du genre à se montrer dans les bals, mais sont de bons alliés. Leur spécialité, c'est la chasse au dragon. »
Jack émergea soudain de ses souvenirs quand le Choixpeau s'écria « Poufsouffle ! ». Un tueur de dragon. Ce gamin était un tueur de dragon ! « Un meurtrier » souffla une petite voix dans sa tête. « Un assassin ! » continua la voix, semblant devenir hystérique. « Il a le sang de nos frères sur les mains ! Il détruit notre Mère Nature ! Tueur ! Bête infâme ! ». Jack, comme à son habitude, fit taire la voix et repéra quelque chose d'encore pire chez ce fameux « Horrib'Haddock » : c'était un faible. Pas une personne faible magiquement ou physiquement, non. Un faible moral. Le genre qui se cache dans son trou en espérant que son prédateur sera victime de la chaîne alimentaire avant lui. Cela se voyait dans sa façon d'être, de rentrer les épaules, de baisser la tête. Jack n'aimait pas ce genre de personne. Alors, en parfait accord avec la petite voix hystérique au fond de lui, il décida de le détester.
Jack fut appelé à son tour. Bien vite, le Choixpeau cacha ses yeux. Une voix rauque se fit alors entendre dans sa tête :
« Intéressant. Vraiment. Intelligent, avide de montrer son talent, un peu trop manichéen à mon goût. Un esprit un peu particulier, une conséquence de ta filiation, je suppose. Poufsouffle ne t'irait certainement pas, pas plus que Gryffondor. Serdaigle pourrait t'aider, mais tu ne saurais pas t'intégrer parmi eux. Je ne vois donc que… »
« - Serpentard ! »
Jack, ni content ni fâché de sa maison, retira le chapeau et se dirigea vers l'unique table qui avait applaudi sa répartition. Il s'assit parmi ses pairs, qui le félicitèrent d'avoir atterri dans « la meilleure maison possible » et se concentra sur la fin de la répartition. Il vit Tower, G, Raiponce être répartie à Serdaigle, puis les deux jumeaux, qui se révélèrent s'appeler Fred et George et non pas Gred et Forge, être envoyés à Gryffondor l'un après l'autre.
La répartition se termina Zélia, David. Dès que le garçonnet eut rejoint la table des Serdaigle, la sous-directrice tapota sa cuillère sur son verre. Le contenant fit un bruit monstrueux, qui se répercuta sur tous les murs. « Vive la magie », se dit Jack. Il n'empêche que cela avait arrêté toutes les conversations.
Quand le silence fut total, un vieil homme avec une longue barbe blanche, au dos bien droit malgré son âge manifestement avancé, se leva.
« - Mes chers enfants, je vous souhaite la bienvenue. Tant de mots me seraient nécessaires pour vous expliquer ce magnifique lieu qu'est Poudlard. Alors je ne peux dire qu'une chose : Bon appétit »
La dernière syllabe eut-elle résonnée que les plats d'or sur les tables se garnirent d'un nombre incroyable de mets différents. Tellement que Jack hésita un moment sur quoi prendre, avant de se décider pour un peu de tout ce qui était à sa portée, c'est-à-dire roastbeef, haricots verts, pommes de terre au four et œufs durs. Il se tâta un moment, puis se dit que les bonbons à la fraise ne feraient probablement pas bon ménage avec le reste.
Pendant qu'il mangeait, le garçon à sa droite commença à lui parler :
« - Je m'appelle Marius Dixon. Sang-pur sur 4 générations. Et toi, qui es-tu ?
- Jack. Jack Overland, comme l'a dit le professeur Mcgonagall.
- De la même famille que North Overland ? demanda l'autre garçon.
- C'est mon grand-père, pourquoi ?
- Je me souviens que mes parents m'ont dit que ça avait fait un désordre terrible quand il a perdu son statut d'héritier. Il m'ont aussi dit qu'il ne valait mieux pas côtoyer les Overland tant qu'ils n'étaient pas revenu en grâce par rapport à la famille dirigeante actuelle du Clan.
- Tu écoutes toujours ce que te disent tes parents ?
- Rarement, à vrai dire, lui répondit Marius, un petit sourire au coin des lèvres.
- Je pense que l'on va bien s'entendre… » continua Jack.
Le repas continua, ponctué par des conversations anodines entre les deux garçons. La nourriture disparut, et les fantômes entrèrent en scènes, volant par-dessus les tables et faisant peur, ou du moins essayant, pour certains, aux nouveaux. Mais s'il y en avait bien un qui n'avait pas besoin de se forcer pour faire peur, c'était le Baron Sanglant. Grand, sinistre, au costume couvert de taches de sang, il se contentait de flotter à quelques centimètres au-dessus de la table, tout en fixant la nouvelle fournée de Serpentard. Une fois arrivé en bout de table, sans dire un mot, il disparut.
Une fois le spectacle terminé, le Directeur se leva une nouvelle fois.
« - Maintenant que vos estomacs sont pleins, et avant de vous laisser partir découvrir, je me dois de vous expliquer quelques règles. Tout d'abord, la forêt aux abords de l'école se nomme la Forêt Interdite. Comme son nom l'indique, il n'est pas permis de s'y rendre, sauf sur ordre d'un professeur. Mr. Rusard, notre concierge, tient aussi à ce que je vous rappelle que la nouvelle liste des 382 objets interdits est dès maintenant accrochée sur la porte de son bureau. Vos horaires vous seront distribués demain matin, au déjeuner. Le déjeuner, le dîner et le souper (3) se déroulent respectivement à 8h, 12h30 et 18h30 et votre présence y est plus que souhaitée. Le couvre-feu est à 21h pour les trois premières années, 22h pour les quatrièmes et cinquième et minuit pour les deux dernières. Au-delà, ne sortez pas de vos salles communes ou ne vous faites pas attraper. Vous marchez sur mon pied, Minerva. Pour les premières années, veuillez suivre les Préfets jusqu'à vos dortoirs. Sur ce, jeunes gens, bonne nuit. »
Jack se leva, tout comme Marius, puis repéra un jeune homme qui criait « Les premières années, suivez-moi ». Allant se placer près du préfet, il se dit que Poudlard était une bien étrange école.
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
(1) Cette petite scène m'a été inspirée par une des scènes supprimées de HTTYD (que l'on retrouve facilement sur youtube en tapant HTTYD : Delete scenes) qui se déroule plus ou moins comme ça sauf que c'est Stoïk qui s'en va chercher le nid des dragons.
(2) Dans ma grande fainéantise, je n'ai pas écrit de chanson pour le Choixpeau. Un, parce que je n'aime pas ça. La preuve, c'est une partie que je passe quasiment chaque fois dans les fics que je lis. Et de deux, je n'ai aucun talent lyrique. Donc je vous épargne le massacre.
(3) Petit-déjeuner, déjeuner et dîner, pour les Français.
Et voilà un nouveau chapitre. J'avais un peu peur qu'il soit trop court, mais finalement il est aussi long, si pas plus, que les autres.
C'est pas mon chapitre préféré, mais il est nécessaire.
Au départ, je voulais écrire toute la Répartition du point de vue de Dumbledore, mais finalement, le faire du point de vue de Jack m'a permis de rajouter une petite chose. Qui n'était même pas prévue à la base mais qui s'est imposée à moi ce matin. Ainsi que les bases de sa relation avec Harold, qui débute vraiment mal.
Alors, quelle est cette petite voix dans la tête de Jack ?
N'hésitez pas à laisser une review ! Ça fait toujours plaisir.
D'ailleurs, je voulais vous proposer un jeu la dernière fois pour fêter les dix reviews mais j'ai oublié. Donc, ici, je vous le propose pour la 15ème : L'auteur de la quinzième review aura droit à une phrase de son cru (peut-être un peu remaniée) placée dans un des prochains chapitres.
4203 mots.
