Le Projet A
Disclaimer : Voir prologue
Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.
Note : J'utilise les noms d'Harold et de Raiponce. J'adore « Hiccup » mais j'exècre « Rapunzel » à un tel point que la version française gagne haut la main.
J'utilise aussi le nom d'Harold Horrib'Haddoc, même si je préfère Horrendous. La raison apparaîtra vers le chapitre 4 (normalement).
Note 2 : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…
Note 3 : J'utilise Severus Snape au lieu du francisé Severus Rogue pour conserver l'allitération en « s » de l'original.
Merci à Aangelik pour sa correction.
Et je me suis rendu-compte d'une chose : Je n'ai pas énormément de reviews (6 ou 7 par chapitres, ce qui est déjà pas mal du tout, mais peu quand on voit qu'une quarantaine de personnes arrivent jusqu'au chapitre 5), mais j'ai des revieweurs d'une fidélité à toute épreuves. Alors merci à vous, Plume1304, Emmawh, Aangelik, Deadlyfury, Were-Wouf, Isis Nephtys et Philou.
Philou : Merci pour ta review ! J'avoue avoir seulement survolé la première année, mais il ne s'y passait rien d'intéressant et j'aurai fini par vous saoüler à décrire les cours ). Mais les années à venir vont être plus approfondies, ne t'inquiètes pas.
Et maintenant, place à la fiction !
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Partie 3 : Tout ce met en place.
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Chapitre 6 : Premières vacances d'été
Jack s'ennuyait. Enfin, il s'ennuyait souvent, mais là, encore plus que d'habitude. Quand on a vécu à Poudlard pendant 10 mois, c'est dur de revenir à une vie plus « banale ». Même si banal n'était pas un adjectif que l'on pouvait facilement associer à la famille Overland.
De plus, il se retrouvait seul. Avant de partir pour Poudlard, Jack avait l'habitude de jouer avec sa sœur. Habitant au beau milieu de la campagne, ils n'avaient pas la possibilité de voir énormément d'autres enfants, alors ils se contentaient l'un de l'autre, Emma acceptant de jouer au foot et Jack ne ronchonnant pas quand il s'agissait de faire une marelle.
Seulement, Emma, plutôt que d'attendre que son frère revienne de l'école, s'était faite un nouvel ami. Un certain « Jamie ». Et depuis, elle semblait avoir complètement oublié Jack, demandant presque tous les matins à sa mère de la conduire jusque chez ce… cet…. Ce voleur de sœur !
De ce fait, Jack se retrouvait seul et, comme on il l'avait déjà souligné, il s'ennuyait. Sa mère et son grand-père avaient bien essayé de le distraire, l'une en l'attelant à ses devoirs de vacances, le faisant rapidement fuir, l'autre en l'emmenant dans son atelier de jouets, d'où le jeune sorcier avait réussi à se faire mettre dehors par le vieil homme en moins de cinq minutes, ayant provoqué, sans que lui-même sache exactement de quelle manière, un incendie qui avait détruit tout un circuit de train en bois.
Depuis, les journées de Jack se partageaient entre les solitaires, jeu de carte que Sandy, un ami de son grand-père, lui avait appris et auquel il ne gagnait jamais, le matin et les après-midi qu'il passait au bord du lac, gelant et dégelant successivement l'eau près des rives, tout en discutant intérieurement avec la Voix. Avec toute la mauvaise volonté possible, il finit même par faire ses devoirs de vacances.
Et puis, le 1er septembre arriva.
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Mérida, pour sa part, n'était pas loin de désespérer. Sous la houlette de sa mère, elle tentait tant bien que mal d'écrire une dissertation de trente cm de parchemin sur le thème de : « La troisième révolution des Gobelins de l'Ouest de la France ».
Élinor avait en effet décrété que sa fille n'était pas digne de confiance par rapport à la rédaction de ses devoirs de vacances. Pire même, elle semblait considérer que le cursus de Poudlard souffrait de graves manquements et avait commencé à dispenser elle-même des cours à sa fille.
La matin, la rousse devait donc se rendre à neuf heure dans un bureau réquisitionné par la Lady Dunbroch, où celle-ci relisait les rédactions de sa fille, la faisait recommencer si elle les jugeait mal faites. Puis, vers 11h, elle apprenait à Mérida l'Histoire et la Géographie d'Écosse, la musique ou la broderie, selon ses envies et ce, jusqu'à 13h, heure de table.
Ensuite, l'après-midi, c'était métamorphose, métamorphose et… métamorphose. Mérida entendait encore sa mère lui répéter à tout bouts de champs : « Les Dunbroch sont une référence en matière de métamorphose, et surtout de métamorphose animale, depuis 7 générations. Il est hors-de-question que tu remettes cette tradition en cause ». Alors, elle lui faisait réviser absolument TOUS les sorts de première, plusieurs fois, et commençait même à lui apprendre ceux de deuxième.
En bref, quand 16h sonnait et qu'Élinor libérait enfin sa fille, celle-ci n'avait qu'une envie : dormir.
Quelques fois, quand sa mère était trop occupée, Mérida avait quartier-libre. Enfin, en quelque sorte. Elle devait alors s'occuper des trois monstres qui lui servaient de petits frères. Pendant son année à Poudlard, les garçons avaient réussi à faire fuir pas moins de 7 nounous différentes. La dernière en date, une certaine « Marise Popper », ou un truc du style, avait même fui en s'envolant à l'aide de son parapluie.
La jeune fille n'espérait donc qu'une chose : que ces maudites vacances finissent. Elle n'avait même plus le temps d'aller dans la forêt.
Et enfin, le 1er septembre arriva.
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Pendant ce temps, tout au sud de l'Angleterre, Raiponce regardait par la fenêtre. Elle avait l'impression de revenir un an en arrière.
On aurait pu croire que, après avoir constaté que sa fille était capable de prendre soin d'elle toute seule pendant 10 mois, Gothel relâcherait un peu la bride. Que nenni. C'était encore pire. Dorénavant, même les fenêtres étaient bloquées par magie. Raiponce avait parfois l'impression d'être une princesse enfermée en haut d'une tour scellée. Et encore, la Princesse devait avoir un quota de sorties plus élevé que le sien.
Son seul rayon de soleil dans ce qui était devenu une morne routine, c'était le jeune garçon qu'elle avait rencontré peu de temps auparavant. Un certain Flynn Rider.
C'était un résident de l'orphelinat qui se situait à trois ou quatre kilomètres de chez elle. Elle n'avait jamais entendu le son de sa voix et ne l'avait jamais vu sans qu'une vitre les sépare. Ils avaient cependant trouvé un truc pour se parler. Pendant que sa mère était dans son laboratoire, la jeune fille prenait une feuille et un stylo, puis écrivait son message et passait le bout de papier par le petit jour entre la fenêtre et le rebord. De son côté, Flynn lisait le message puis écrivait sa réponse à l'aide du bic qu'il prenait soin d'emporter.
Au fil des jours, Raiponce finit par apprendre beaucoup sur Flynn. Il était le plus âgé de l'orphelinat, avait perdu tout espoir d'être un jour adopté, aimait bien inventer et raconter des histoires aux orphelins plus jeunes pour les aider à s'endormir et avait prévu de s'enfuir vers la ville dès qu'il aurait l'âge de quinze ans.
De son côté, la jeune fille ne pouvait pas lui dire grand-chose. Elle ne pouvait pas révéler qu'elle était une sorcière, ni lui dire que la maison était enchantée pour repousser les intrus. Elle se demandait d'ailleurs comment le jeune garçon avait fait pour passer les barrières. Peut-être que le fait qu'il soit moldu et mineur ne le rangeait pas dans la catégorie « menaces ».
Comme elle ne pouvait pas parler de tout cela, elle lui racontait ce qu'elle aimait faire. Les peintures qu'elle avait faites depuis son retour. Ses jeux avec Pascal. Ses efforts un peu vains pour jouer correctement de la guitare.
Les jours passèrent, les deux enfants continuèrent de se voir, sans que Gothel, absorbée par ses recherches, ne se doute de quoi que ce soit. Fin août, Raiponce finit par dire, ou plutôt par écrire, à Flynn qu'elle repartirait bientôt pour l'Écosse. Tentant de rester enjoué, le jeune homme lui fit passer un « On se reverra à Noël » plein d'espoir par-dessous la fenêtre.
Et puis, le 1er septembre arriva.
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Et au Nord du Pays de Galle, Harold rangeait différentes armes sur le râtelier de la forge de Gueulfort. Suite à son retour de Poudlard, Stoïk avait décidé qu'il était temps pour lui de participer à l'entrainement Dragon.
Participer à cet entraînement, cela avait été son rêve, quand il était plus jeune. Un rêve qui, une fois concrétisé, était vite devenu un cauchemar. Même s'il possédait une connaissance approfondie des dragons, Harold était tout simplement trop faible pour soulever un bouclier ou une épée. Et ça, c'était un sérieux désavantage face à un lézard cracheur de feu furieux. Après avoir manqué de finir grillé à la première séance, Harold avait réussi à convaincre Gueulfort, qui faisait office d'entraineur, de le dispenser d'entraînement, sans pour autant en parler à son père.
Après de nombreuses suppliques, le viking plus âgé avait fini par accepter, à deux conditions : Harold assisterait à tous les entraînements et il viendrait l'aider à la forge durant le weekend. Le jeune sorcier s'était empressé d'accepter.
Il passait donc ses journées assis sur les gradins de l'arène, à regarder les autres enfants de son âge combattre, fiers d'être l'avenir de cette coutume qu'Harold considérait comme barbare. D'un autre côté, la situation n'avait pas que des désavantages. Le garçon était plus qu'heureux de pourvoir observer ses animaux préférés de près. Et puis, il y avait…. Astrid. L'amour de jeunesse d'Harold. Qui lui semblait encore plus belle, illuminée par les flammes multicolores des différents dragons. Même si la jeune fille ne semblait pas se souvenir de l'existence d'Harold.
La plupart du temps, les recrues affrontaient les dragons spécifiques à Beurk. Parfois, l'arène disposait aussi d'exemplaires un peu plus rares, comme les Verts Gallois ou les Noirs des Hébrides. Il y avait cependant un dragon que les élèves n'affrontaient jamais : le Furie Nocturne. Pourquoi ? Car on n'avait jamais réussi à en attraper un. C'était le but ultime des Horrib'Haddock depuis près de cinq générations. Attraper et tuer le premier Furie Nocturne de l'histoire de Beurk.
Le weekend, quand l'entraînement était suspendu, le jeune Haddock partait aider le viking estropié à la forge. Gueulfort ne le laissait jamais s'approcher des flammes, mais lui confiait le rangement de sa réserve, ou l'affûtage des épées. Rien de bien intéressant.
Le seul problème, c'était que tout cela était chronophage. Au point qu'Harold en était réduit à faire ses devoirs le soir ou durant la nuit et à attendre impatiemment que l'heure de retourner à Poudlard sonne.
Et enfin, le 1er septembre arriva.
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11h. Le Poudlard Express fila tout droit vers l'Écosse. Et sur les quai 9 ¾, ne restait que les parents d'élèves, qui fixaient le panache de fumée qui s'éloignait.
Parmi eux, les réactions étaient assez disparates. Certains laissaient leurs larmes couler, d'autres essayaient tant bien que mal de rester maître d'eux. Mais tous, ou du moins la plupart, étaient quelques peu abasourdis et perdus de voir leurs enfants s'éloigner ainsi, que ce soit pour la première ou la septième fois.
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Dans le train, l'ambiance était loin d'être aussi morose. Bien sûr, certains élèves, surtout des Premières Années, se mettaient à pleurer suite à la séparation, mais cela leur passait bien vite.
Dans le wagon n°7, Jack s'était installé avec Marius. Quelques autres Serpentard les avaient rejoints plus tard, mais les deux garçons étaient dans leur bulle, Marius racontant ses vacances en Europe à son ami.
« - Et là, une espèce de de poisson géant sort du canal et se met à marcher. Le guide nous a dit qu'il appartenait à l'espèce des Saturnyniens(1) et que les Doges, les maîtres-sorciers de la ville, avaient conclu un pacte avec eux. Ils protègent la cité et les sorciers s'arrangent pour que les moldus ne les découvrent pas. Après Venise, on est parti à Paris, parce que Mère voulait absolument faire les magasins sur les Champs-Élysées. Après on est enfin rentré à la maison.
- Comment vous avez réussi à faire tout ça en deux mois ?
- Bah, on a l'habitude. Ils me trainent un peu partout depuis que je sais marcher. Trois mois avant de partir, ils font un plan de route que l'on doit absolument suivre sous peine que mon père refasse une crise de nerfs, comme à Berlin Est il y a trois ans.
- Il a fait une crise de nerfs parce que vous n'aviez pas suivi le plan ? questionna Jack.
- Non, parce qu'on lui avait volé sa baguette. Il s'est mis à renverser toutes les tables du restaurant, accusant chaque serveur qui s'approchait d'être coupable du vol. C'était drôle. Ca l'était moins quand on a dû le récupérer au poste de police, répondit Marius ».
La narration des vacances fut vite expédiée, Jack n'ayant pas grand-chose à raconter. Très vite, Marius sortit son jeu de cartes explosives. Jack ayant déjà démontré son incapacité à jouer correctement aux cartes, il perdit les 7 parties qui suivirent. Ils avaient commencé à comparer leurs collections de cartes de chocogrenouilles, quand une tête inconnue fit irruption dans le wagon.
« - Il est temps de mettre vos uniformes, les informa le garçon, que son badge identifiait comme Préfet. Nous arrivons à Poudlard dans une quinzaine de minutes.
- Bien reçu », lui répondirent les deux Serpentard.
Ils rangèrent les différents jeux sortis au cours du voyage, avant d'enfiler leurs robes. Effectivement, moins de quinze minutes plus tard, le train ralentit, avant de s'arrêter. Les deux amis descendirent sur le quai, avant d'être emportés par la foule.
« - On ne prend pas les barques, cette année ? demanda Jack
- Non, c'est réservé aux Premières Années, histoire que le Château leur fasse une grande impression. Mais nous, on a droit à un truc tout aussi classe », répondit l'autre garçon, en entraînant son ami vers des calèches… qui ne semblait attachées à aucun équidé capable de les tirer.
Jack, contrairement aux autres Deuxième Année, ne fût pas émerveillé par ces calèches. Il en fut même effrayé.
« - Regarde Haddock, lui signala Marius, sans remarquer le malaise de Jack. Le voilà qu'il caresse l'air comme s'il y avait des chevaux pour tirer les voitures. »
Jack tourna la tête vers son interlocuteur, confus. Mais il y avait des chevaux devant la voiture. Et il était dur de les manquer.
Enfin, chevaux, c'était vite dit. Ce qui était attaché aux calèches avait la forme générale d'un cheval, mais cela s'arrêtait là. Le… euh… truc, semblait n'être fait que d'os et de peau noire comme le charbon. De plus, les équidés squelettiques possédaient une paire d'yeux rouges comme l'enfer, exempt de toute pupille ou iris. Juste une boule rouge écarlate enfoncée dans leur crâne. Des ailes, semblables à celles de chauve-souris géantes, étaient actuellement repliées sur leur dos, rajoutaient un peu plus à l'horreur, les faisant ressembler à des chevaux démoniaques.
Remarquant enfin que son ami ne semblait pas se sentir au mieux de sa forme, Marius finit par l'entraîner dans la calèche, le forçant à s'asseoir sur les banquettes aux tissus rêches. Une fois que toutes les portes furent fermées, les calèches se mirent en route.
Au bout d'une vingtaine de minutes, les élèves de la deuxième à la septième année arrivèrent devant le Grande Porte de Poudlard. Jack, qui avait profité du voyage pour se remettre de sa vision, se dépêcha de descendre de la voiture, évitant de regarder les chevaux. Il se laissa emporter par les autres élèves vers la Grande Salle, où la répartition allait bientôt commencer.
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Mérida était assise à la table des Gryffondor, entourée par ses envahissants cousins. Elle qui avait vu la Grande Salle tous les jours pendant une dizaine de mois, elle remarquait que l'on avait sorti le grand jeu pour les nouveaux. Les bannières des maisons semblaient comme neuves. Les assiettes brillaient tellement que l'on pouvait s'en servir comme miroir. Des centaines de bougies flottaient dans l'air, sous le plafond magique et illuminaient la pièce d'une lueur tamisée. Et bien sûr, sur l'estrade devant la table des professeurs, trônait ce qui deviendrait bientôt l'élément le plus impressionnant de toute cette mise en scène. Sur son tabouret siégeait le Choixpeau Magique.
Toute à ses pensées, elle sursauta quand Mcgonagall ouvrit les portes d'un grand geste, entrant avec à sa suite une foule de Première Année. Le professeur marcha d'un pas décidé jusqu'à l'estrade, laissant les enfants au pied de celle-ci. Au moment où la vieille femme se plaça aux côtés de l'artefact, une déchirure sur le bord de celui-ci s'ouvrit en grand, et une voix grave, une voix que Mérida avait entendu il y a un an jour pour jour à l'intérieur même de sa tête, commença à chanter.
« Voici maintenant mille ans… »
« Ennuyeux », décréta la rousse. Plutôt que d'écouter palabrer ce vieux bout de tissu, elle se tourna vers deux de ses cousins, Fred et George, qui semblaient préparer un mauvais coup. C'est ainsi qu'elle passa la demi-heure qui suivit à écouter les jumeaux préparer leur plan de commande de stock de bombabouses depuis Pré-au-Lard, et tout cela en passant sous le nez de l'horrible concierge, Argus Rusard.
À la fin de la Répartition, Gryffondor avait gagné sept nouveaux membres, trois garçons et quatre filles. Comme l'année dernière, Dumbledore se contenta de quelques mots, à vrai dire une blague bizarre à laquelle Mcgonagall, assise à sa droite, coupa court, avant de faire apparaître la nourriture dans les plats disposés sur les tables.
Durant le repas, la Gryffondor laissa trainer son regard sur toute la salle. Elle finit par repérer Harold, assis à la table des Poufsouffle. Puis son regard dériva sur Overland, qui fusillait le dit Harold du regard. Fronçant les sourcils, elle se fit la remarque qu'il faudrait un jour qu'elle essaye de trouver pourquoi le Serpentard en voulait tellement à son ami. Elle continua de balader ses yeux un peu partout, avant de tomber sur la table des Serdaigles. Assise là, la jeune fille aux longs cheveux blonds qu'elle avait croisée l'année passée sur le Chemin de Traverse. Finalement, elle ne lui avait jamais adressé la parole. Peut-être que cette année, l'occasion se présenterait.
Le souper prit fin, laissant à Dumbledore l'occasion de faire son traditionnel laïus sur les règles de Poudlard. Un sourire se dessina sur les lèvres de Mérida quand le vieux sorcier rappela qu'il était formellement interdit de se rendre dans le Forêt. Le Directeur finit par les libérer, les Première Année suivant les Préfets et les autres prenant un chemin qu'ils avaient mille fois emprunté l'année précédente.
En s'affalant sur son lit, la jeune fille se dit que le Château Magique lui avait vraiment manqué.
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« - Haddock, ton horaire.
- Merci Turner», répondit le jeune garçon.
Mordant distraitement dans un petit pain, Harold prit la feuille que lui tendait la Préfète. Continuant son déjeuner, il parcouru distraitement le bout de papier, avant que ses yeux ne se bloquent sur une case.
L'année précédente, tous ses cours étaient en commun avec les Gryffondors. Mais apparemment, la situation ne convenait pas au Directeur, qui l'avait dit dans son discours d'accueil. « La situation est à l'entraide et à l'entente, aujourd'hui plus que jamais ». Ce qui fait qu'il allait maintenant devoir suivre la moitié de ses classes en compagnie des Serpentards. Et qui dit Serpentard, dit Overland. Ô joie. Il n'aurait même plus Mérida pour lui donner des conseils en Métamorphose. L'année commençait vraiment mal.
Attrapant son sac, le jeune Poufsouffle se dirigea vers son premier cours de la journée. « Botanique », lut-il. En compagnie des Gryffondor. Au moins, sa journée connaissait un bon début, elle. Approchant des serres, il se dirigea vers la n°1, là où se déroulaient habituellement les cours du Professeur Chourave.
Professeur qui était déjà présente sur place. Mrs. Chourave était une petite femme, potelée, aux cheveux bruns jamais coiffés et au chapeau toujours de travers, couvert de terre et de feuilles, même le matin.
« - Mr. Haddock ? s'étonna-t-elle. Il me semblait qu'il restait encore une petite dizaine de minutes avant le début du cours.
- Euh, c'est le cas, Madame, répondit Harold en consultant sa montre d'un rapide coup d'œil. Mais j'avais fini de manger alors…
- Bien, bien, le coupa-t-elle. Toujours aussi assidu à mon cours, à ce que je vois. C'est parfait que vous soyez venu plus tôt, vous allez pouvoir m'aider. Nous avons cours dans la serre n°3, aujourd'hui.
- La n°3, madame ? » s'enquit le garçon.
Si la serre n°1 ne contenait rien de bien dangereux, tout au plus un vieux géranium dentu, la n°3 était la Serre où l'on rangeait toutes les plantes humanoïdes, comme la Voltiflor, une plante qui avait des jambes.
« - Oui. C'est la parfaite saison pour rempoter les mandragores. Mais pour cela, on va avoir besoin de fumier de dragon. Et vous savez que la magie et les excréments de dragon ne font pas bon ménage. Alors, il va falloir tout transporter à la main. Hagrid devait m'aider, mais il a des sombrals malades. Donc, il va falloir me donner un coup de main, jeune homme ! dit-elle en attrapant elle-même un des sacs pestilentiels à ses pieds.
- Des sombrals ? demanda Harold, tout en attrapant lui-même un sac.
- Ce sont les créatures qui tirent les calèches de Poudlard. Mais elles sont invisibles pour la plupart des gens, c'est normal si vous ne les avez pas vu hier.
- Ce sont des genres de chevaux noirs et avec la peau sur les os ?
- Vous en avez déjà vu dans des livres ?
- Euh, non. Je… Je les ai vus hier. »
La petite sorcière le regarda, interloquée, mais ne fit pas de remarque. En deux allés-retours, tous les sacs avaient été transportés. Le professeur lança à Harold un sort désodorisant, histoire de chasser l'odeur dragonesque, puis lui attribua 10 points pour son aide.
Quelques minutes plus tard, les autres élèves arrivèrent, y compris Mérida, qui se plaça à côté d'Harold. Et le cours commença.
Cinquante minutes plus tard, Harold, requinqué par le cours de Botanique qu'il adorait, retourna dans sa Salle Commune, histoire de prendre les livres qui lui seraient utiles pour ses autres cours. En passant, il remarqua un nouveau papier sur le tableau d'affichage.
« Essai de Quidditch, venez nombreux ».
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Raiponce soupira de bonheur. Elle avait attendu cela toute la semaine. En fait, juste trois jours, vu que le 1er septembre était un mardi et qu'ils n'avaient eu cours qu'à partir du mercredi. Mais trois jours, c'était long.
Enfin, maintenant que le samedi était arrivé, elle pouvait s'adonner à son passe-temps préféré. Pascal sur l'épaule, elle était repartie en exploration. Assise dans sa salle-cascade du Rez-de-chaussée, elle avait longuement hésité. Quel étage choisir ? Et quelle aile, quel couloir ? Au bout d'une dizaine de minutes, elle avait fini par se décider pour un couloir de l'aile nord du sixième étage, une partie du Château déjà exploré l'année passée, mais elle était sûre que le Tableau d'Hildegarde la Malchanceuse, une sorcière du XIXème siècle connue pour s'être cassé 157 os sur les 206 que contenait le corps, ne lui avait pas dit tout ce qu'elle savait.
Sur le chemin, elle repensa à ses trois jours de cours. Notamment au cours de métamorphose. Et à sa rencontre avec Mérida Dunbroch, une fille qu'elle avait déjà rencontrée mais qui, apparemment, voulait essayer de devenir, si pas une amie, au moins une connaissance proche.
Raiponce finit par arriver dans le couloir qu'elle voulait explorer. Elle repéra bien vite le tableau d'Hildegarde, qui fit un grand sourire en la voyant arriver. Elle se faisait parfois la réflexion que les tableaux oubliaient volontairement des détails quand ils lui disaient quelque chose, pour la forcer à revenir leur parler.
« - Miss Tower ! Comment allez-vous, très chère ? s'enquit le tableau.
- Bien, Mrs Hidlegarde. Et vous-même ? »
Et le tableau se mit à parler, parler, parler. Sans s'arrêter. Raiponce essayait tant bien que mal de repérer les éléments intéressants dans les paroles du tableau, mais elle disait tant de choses. Puis, la jeune fille regarda l'heure, pour blanchir subitement.
« - Et il y avait ces quatre garçons, il y a quelques années. Ils venaient souvent dans le coin. Je me demande s'ils n'avaient pas une cachette dans ce couloir ou…
- Mrs Hildegarde, je suis désolée, mais je dois y aller. Je reviendrai vous voir, pour que vous continuiez cette passionnante histoire, l'interrompit la jeune fille, pour ensuite se précipiter vers le parc du Château.
- Je ne bouge pas d'ici, ma chère. À bientôt », s'écria le tableau.
Complètement essoufflée, Raiponce arriva à destination, où se trouvaient déjà plusieurs personnes.
« - Eh bien, tu as failli être en retard. Deux minutes plus tard, et tu étais refusée. La ponctualité est très importante, si tu veux être acceptée chez nous.
- Je… Je, ahana-t-elle, je suis désolée. J'avais pas vu l'heure, répondit-elle, reprenant son souffle contre un poteau.
- Mouais. Bon si vous êtes ici, ce que vous aimez votre maison. Vous aimez la gloire, la sueur, les larmes. Si vous êtes ici, c'est que vous aimez le Quidditch… Alors, vous l'aimez, le Quidditch ?
- Oui, lui répondirent les élèves présents.
- J'ai rien entendu !
- OUI !
- On dit « Oui, Capitaine ! »
- OUI CAPITAINE ! crièrent ses interlocuteurs.
- Bien. Tous les postes sont remis en jeu. Alors, vous allez vous séparer en quatre. Les attrapeurs, vous vous mettez là. Les batteurs, à ma droite. Les gardiens, près des anneaux et les poursuiveurs, devant moi. »
Raiponce se plaça dans le groupe des poursuiveurs.
« - Aujourd'hui, vous allez jouer sur les balais de l'école, histoire d'être à égalité. Si vous êtes pris, il faudra vous acheter un balai, l'équipe vous aidera à le choisir. Ou alors, jouer sur un des balais de l'école, mais ils ne valent pas grand-chose. Nous allons commencer par les Poursuiveurs. Prenez un balai et suivez-moi ».
L'heure qui suivit ne fut, pour Raiponce, qu'un enchaînement de passes, du marquage de buts et de figures à apprendre le plus vite possible. À la fin, elle était complètement moulue. Satisfaite d'elle-même, mais cassée en deux.
« - Les résultats seront affichés demain midi. Maintenant, je vous prierai de retourner à vos occupations, histoire de ne pas déconcentrer ceux qui vont suivre, leur dit le Capitaine de l'équipe. »
La jeune fille ne se le fit pas dire deux fois. Une fois retournée dans la Salle Commune de Serdaigle, elle s'affala dans un des fauteuils, où elle s'endormit comme une souche.
Le dimanche midi sembla arriver avec la lenteur d'un escargot nain asthmatique. Mais enfin, le papier fut affiché.
« Attrapeur : Arthur Hubart »
« Gardien : Alizée Farth »
« Batteurs : Brad Jurmis et Mickael Ris »
« Poursuiveurs : Zélie Thorn, Raiponce Tower, Alexandre Mazer »
« Raiponce Tower » relut-elle. Elle était prise. Elle-était-prise.
« - JE SUIS PRISE ! hurla-t-elle »
Puis elle s'arrêta. Maintenant, il allait falloir convaincre sa mère. Ugh.
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(1) Pour voir à quoi ressemblent les Saturnyniens, ce sont des aliens de la série Doctor Who. Ils suffit donc, de taper leur nom dans google image.
Et la partie 3 débute. Elle sera probablement un peu plus longue plus longue que les parties 1 et 2 (quatre ou cinq chapitres), car on va plus s'attarder sur les évènements, au lieu de survoler comme on l'avait fait avec la Première Année de nos héros. J'avoue que le titre du chapitre est un peu mensonger, vu que les vacances en elles-mêmes ne prennent même pas la moitié du chapitre.
L'animal qui tire les calèches est un Sombral. C'est un animal créé par Rowling que j'ai essayé de décrire le mieux possible. Sa particularité est qu'il ne peut être vu que par les gens qui ont vu et compris la mort, plus cas particuliers. La raison pour laquelle Harold peut les voir, est assez claire, je pense (sinon, voir Prologue) et pour Jack… et bien ça épaissit un peu plus le mystère.
Et j'ai décidé de mettre Raiponce comme joueuse de Quidditch. La plupart du temps, on voit Mérida comme joueuse de Gryffondor. Mais bon, elle a déjà les visites de la forêt avec Harold et le Projet qui va arriver, il faut lui laisser un peu de temps-libre, à cette pauvre enfant.
On se retrouve lundi prochain pour la chapitre 7 : Sortilèges, Quidditch et Maraudeurs
4308 mots.
