Le Projet A

Disclaimer : Voir prologue

Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.

Note : J'utilise les noms d'Harold et de Raiponce. J'adore « Hiccup » mais j'exècre « Rapunzel » à un tel point que la version française gagne haut la main.

J'utilise aussi le nom d'Harold Horrib'Haddoc, même si je préfère Horrendous. La raison apparaîtra vers le chapitre 4 (normalement).

Note 2 : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…

Note 3 : J'utilise Severus Snape au lieu du francisé Severus Rogue pour conserver l'allitération en « s » de l'original.

Merci à Aangelik pour sa correction, et merci beaucoup à Emmawh, Isis Nephtys, Philou, Were-Wouf, DeadlyFury et à la petite nouvelle : Coralinda.

Philou : Le lien entre Mérida et Raiponce va effectivement naître, mais on n'en entendra pas réellement parler avant le chapitre 11. Et Harold ne va pas se lier aux autres (excepté Mérida) avant longtemps. Pour la Voix, ce n'est ni celle de Pitch (reconverti en voisin grincheux, voir Bonus 2), ni Voldemort. Ce qui laisse encore une infinité de possibilités. Les cours de Botanique commencent bien en première (dans mes souvenirs), mais on en entend parler qu'au début du livre 2. On ne verra pas de relations amoureuses avant un bon petit moment.

Merci pour tout tes compliments (et désolé de cette réponse expéditive, mais les RAR dans les chapitres sont normalement proscrits. Si tu me laisse une adresse mail ou mieux, si tu t'inscris sur le site, ce qui a pas mal d'avantages, je me ferais une joie de te répondre plus en détails).

Coralinda : Tant que tu en laisse une à la fin de review, ne pas laisser un mot dans les chapitres précédent n'est pas grave ). Et j'accepte ta proposition avec plaisir. Aangelik se charge déjà de corriger, mais je lui ai demandé et cela ne lui pose pas de problème que cette histoire ait plusieurs bêta. Donc, si tu savais me laisser une adresse mail. Ensuite, Jack a un peu échappé à mon contrôle. Il n'était pas censé prendre des proportions pareilles mais c'est pas plus mal. Et en plus, il aura bientôt sa punition. Et pour Flynn, et bien ce n'est pas un personnage que j'apprécie franchement donc le mettre en moldu me servait. On le reverra d'ici le chapitre 9.

Merci pour tout tes compliments (et désolé de cette réponse expéditive, mais les RAR dans les chapitres sont normalement proscrits. Si tu me laisse une adresse mail ou mieux, si tu t'inscris sur le site, ce qui a pas mal d'avantages, je me ferais une joie de te répondre plus en détails).

PS : Premier, pas première. Je suis du genre masculin : ).

Et maintenant, place à la fiction !

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Chapitre 7 : Sortilèges, Quidditch et Maraudeurs

Mérida, assise sur le banc de l'arbre-table qui était devenu leur point de rendez-vous à elle et à Harold, patientait. Ou plutôt, elle commençait à perdre patience.

Selon sa montre, il était presque 10h20. En clair, Harold avait vingt minutes de retard. Et vingt minutes, dehors, dans les bois, à la fin du mois d'octobre, c'était long. Elle s'apprêtait à repartir, déçue que son ami l'ait oubliée, quand une branche craqua à sa gauche.

« - Enfin, s'exclama-t-elle, quand elle eut reconnu Harold. Je peux savoir pourquoi tu m'as laissée poireauter aussi longtemps ? Il fait FROID, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué !

- Désolé. Je… J'étais occupé et je n'ai pas vu le temps passer.

- Encore à la bibliothèque, hein ? T'as trouvé quelque chose ? »

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Harold regarda sa montre. Neuf heure quarante-cinq. Il avait encore le temps de chercher un peu. Sûr du chemin à suivre, il se dirigea vers la section métamorphose, quand un livre, posé sur une table, attira son attention.

« Sortilèges et Maléfices : Cessez enfin d'être une victime. » titrait le volume. « Cessez enfin d'être une victime », relut Harold. Peut-être était-ce ce qu'il lui fallait. Attrapant le bouquin, il s'installa à une table, avant de s'intéresser à la table des matières. La plupart des sorts contenus dans le livre étaient soit sans intérêt, soit vraiment effrayants. Mais arrivé à la lettre « i », le Poufsouffle marqua un arrêt. Voilà peut-être le sort qu'il lui fallait.

Il jeta un énième coup d'œil à sa montre. 10h10. Il était en retard. Mérida allait le tuer.

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« - Non, rien, répondit le jeune homme à son amie, tout en s'assurant que son sac était bien fermé.

- Mouais. Bon, on fait quoi, aujourd'hui ?

- Ben, dit-il en sortant une carte partiellement complétée. On a fini cette partie la semaine dernière. Alors, on pourrait commencer un nouveau quartier. On n'a pas encore fait la partie Nord-Ouest.

- Mais c'est là qu'il y a… s'inquiéta Mérida.

- D'après Firenze, ce n'est pas dangereux tant qu'on ne s'approche pas trop. Et de toute façon, c'est à plus de 7km de la lisière, dans les Bois Perdus(1). Tant qu'on s'en tient au plan, il n'y a pas de problèmes. »

La Gryffondor sourit. Harold n'aurait jamais osé s'adresser comme cela à quelqu'un en dehors de la forêt. Mais les arbres semblaient provoquer un drôle de changement chez le jeune garçon. Comme si… comme si une autre partie de lui ressortait à l'ombre des bois. La rousse secoua la tête, histoire de chasser toutes ses pensées parasites, avant de reprendre la discussion.

« - Ok pour la partie Nord-Ouest, alors. T'as le sortilège ?

- Oui. Tiens, dit-il en lui tendant un bout de papier. Tu sais t'en occuper ? »

La jeune fille ne prit même pas la peine de répondre. Harold était peut-être un expert en théorie et recherche, mais il avait de sérieuses lacunes en pratique. La première fois qu'ils avaient voulu tester le sortilège de cartographie qui leur permettait de créer un plan de la forêt au fur et à mesure de leurs explorations, le parchemin avait pris feu suite à un mauvais mouvement du garçon. Alors, maintenant qu'il commençait à se remplir, hors-de-question de prendre le risque de le laisser réessayer.

« - Voilà, dit Mérida. Maintenant, tout ce que l'on va découvrir aujourd'hui va s'ajouter. Prêt à partir ?

- Prêt ! répondit Harold, en rangeant ses chaussures dans un panier caché sous l'arbre-table.

- Un jour, tu vas marcher sur un truc empoisonné et on sera bon pour aller voir l'infirmière, soupira son amie en avisant ses pieds nus. J'espère que tu as déjà prévu une excuse à lui servir. »

Harold se contenta de s'enfoncer dans les fourrés. Mérida s'empressa de le suivre. Même pas dix mètres plus loin, le Poufsouffle s'était arrêté, s'extasiant devant une plante que Mérida s'avouait incapable de reconnaître.

« - Tu sais ce que c'est ? demanda-t-elle.

- Évidemment ! C'est de l'ellébore. Je ne savais pas qu'on en trouvait dans la forêt. Ça veut dire qu'il y a des Billywigs(2) dans le coin.

- Si c'est le cas, mieux vaut pas traîner ici. J'ai pas envie de me retrouver à flotter en l'air pendant deux jours. »

Mérida n'était peut-être pas l'experte en botanique du groupe, laissant ce plaisir trop théorique pour elle à Harold, mais elle s'y connaissait en bêtes, magiques ou non. Et avec les billywigs, des insectes bleus qui volaient si vite qu'ils en devenaient invisibles, le mieux était de quitter leur territoire le plus vite possible.

Le duo continua ses explorations. Harold répertoriait les plantes qu'il découvrait sur son carnet, et Mérida lui indiquait les animaux magiques dont elle repérait les traces, pour pouvoir tout noter sur la carte plus tard. Complètement plongés dans leurs recherches, les deux adolescents ne remarquèrent même pas la croix blanche apposée sur le tronc du chêne qu'ils venaient de dépasser.

Les deux sorciers étaient accroupis prêt d'un plan de mûrier magique, quand Mérida remarqua quelque chose de totalement anormal pour la Forêt Interdite. Elle était silencieuse.

« - Harold…

- Qu'est-ce qu'il y a ? J'essaye de voir si des botrucs(3) ont fait leur nid ici.

- Je… Je crois qu'on est allé trop loin.

- C'est pas le moment de paniquer par rapport au fait que l'on brise un des principaux règlements de Poudlard. Et probablement que l'on en brise plusieurs, en fait.

- Pas trop loin dans ce sens-là, idiot. Je crois qu'on s'est enfoncé dans les Bois Perdus. »

Harold se redressa d'un coup, la Forêt semblant se faire tout à coup plus menaçante.

« - On avait marqué la limite, non ? demanda-t-il.

- Avec une croix blanche, sur un arbre. Maintenant, on est peut-être passé devant.

- Le mieux, c'est de faire demi-tour. En plus, c'est par ici que se trouve la cuvette dont m'ont parlé les centaures. Même s'ils n'ont pas voulu me dire ce qu'il y avait dedans.

- P-probablement des araignées géantes, dit Mérida, dont le visage semblait avoir été déserté par le sang.

- Qu'est-ce qui te fait dire ce…

- Plus tard », dit-elle en attrapant la manche du garçon, avant de se mettre à courir.

Dans l'arbre qui se dressait à moins d'un mètre, huit yeux noirs et luisants fixaient le dîner s'enfuir. Toutes les pattes se mirent en branle. Scrieeech allait pouvoir s'amuser un peu. La nourriture est toujours meilleure quand elle a eu peur.

Harold avait justement remarqué l'immense arachnide qui s'était mise en mouvement.

« - Qu'est-ce que c'est que cette horreur ?

- Un acromentule, répondit son amie, tout en continuant à courir.

- J'avoue que ça m'aide pas des masses.

- Une araignée géante anthropophage vivant à Bornéo.

- C'est tout de suite plus clair. Mais qu'est-ce qu'elle fout ici, si elle vit à Bornéo ?

- Bordel, Harold, tais-toi et COURS ! »

Scrieeech rattrapait doucement ses proies. Encore quelques mètres, et elles seraient à point pour être dégustées. Ah, de belles proies pour elle toute seule. Un peu malingres, mais la chair humaine fraîche était trop rare pour cracher dessus. L'araignée sentait déjà la viande se dissoudre sous l'assaut de ses acides et…

La créature géante n'arriva jamais au bout de sa pensée. Deux sabots et 550 kilos de muscles lui défoncèrent l'abdomen. Ses pattes gesticulèrent quelques instants, avant de se recroqueviller vers le thorax dans un mouvement post-mortem.

Le centaure dégagea ses sabots du corps inerte, avant de tourner ses yeux bleus vers les deux enfants tétanisés par la peur. Peur de l'araignée qui avait failli les manger et peur de se regard glacé et accusateur.

« - Il me semblait t'avoir dit de rester éloigné du Nid des Araignées, jeune poulain.

- Firenze… commença Harold.

- Et pourtant, tu y es allé. Est-ce de l'idiotie ou de l'inconscience ?

- Je suis désolé, je…

- J'ai maintenant les sabots souillés de sang, par ta faute.

- Je… Je… tenta Harold.

- Et bien, retrouve ce courage qui t'as poussé à désobéir, jeune sot.

- Firenze, je…

- Parle ! s'énerva le centaure.

- Arrêtez ! intervint Mérida. On… On n'a pas fait exprès d'aller aussi loin. On n'a pas vu la croix sur l'arbre. Nous sommes désolés. Mais laissez Harold tranquille.

- Le courage des Gryffondors, constata Firenze, calmé. Pour aujourd'hui, je veux bien vous croire. Mais vous avez une dette envers moi. À cause de vous, j'ai dû tuer un habitant de la forêt et j'aurai à m'en expliquer. De plus, j'ai brisé la loi des centaures, en venant en aide à un humain.

- Nous, nous vous serons éternellement reconnaissants, Fils des Étoiles, répondit Harold, qui avait repris ses esprits.

- Les vieux noms ne te seront d'aucune utilité, jeune poulain. C'est la première et dernière fois que je vous aide. Si vous mettez une nouvelle fois votre vie en danger, vous devrez vous débrouiller par vous-même.»

Le silence s'installa dans la clairière.

- Firenze… Je suis vraiment désolé. Pour tout ça, reprit Harold.

- Être désolé ne rendra pas la vie à cette créature.

- S'il y a la moindre chose que nous pouvons faire… commença Mérida.

- Je réclamerai le remboursement de ma dette en temps voulu. Maintenant, retournez au Château. Vous en avez assez fait pour aujourd'hui », conclut le centaure avant de tourner les sabots et de s'enfoncer dans l'ombre des vieux arbres.

Mérida et Harold restèrent seuls, avec le cadavre de l'arachnide, dans la clairière.

« - On a gaffé, hein ? dit l'Écossaise.

- Plutôt. Bon, allons-y, avant qu'une autre merde nous tombe dessus. »

Caché par les branches d'arbres, Firenze regardait les enfants s'éloigner. Une part de lui s'en voulait de s'être montré aussi dur. L'autre, qui avait pour l'instant la majorité, lui rappelait le sang qui tâchait ses sabots par la faute de ces inconscients. En soupirant, le centaure se dit qu'il n'était vraiment pas fait pour gérer des enfants. Encore moins des enfants humains.

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Jack était bien. Enroulé dans sa couverture, il n'avait aucunement l'envie de bouger. Surtout que l'on était samedi, alors rien ni personne ne le ferait sortir de son lit.

« - Debout Jack ! » s'écria quelqu'un en lui arrachant violemment sa couverture.

Rien, si ce n'était son imbécile de meilleur ami.

« - Marius, grogna-t-il, en essayant de récupérer sa couverture. Laisse-moi dormir.

- Là, tu rêves. Je t'avais dit, hier, d'aller te coucher tôt.

- On est samedi. N'as-tu pas un peu de pitié pour le pauvre Jack et son besoin de sommeil ? geignit le paresseux.

- Je n'ai de pitié pour personne, et surtout pas pour toi. Allez, debout, on va se retrouver aux pires places si l'on traine encore.

- Aux pires places pour quoi ? demanda Jack, maintenant redressé.

- Mais pour le match ! »

Ah. Oui. Le match de Quidditch. Marius lui en avait parlé pendant toute la semaine. Serdaigle contre Serpentard. Il entendait encore le jeune homme : « Il est impératif d'être présent pour supporter nos camarades », lui avait-il dit. Il ne savait même pas que Marius connaissait le mot « Impératif ». Et à vrai dire, lui-même n'était pas vraiment sûr du sens.

Soupirant, Jack attrapa ses affaires, avant de se diriger vers la salle de bain du dortoir. Le bon côté d'avoir été réveillé aussi tôt, c'était qu'il n'aurait pas à se battre pour être le premier dans la salle de bain.

Tout en faisant ses ablutions, Jack se remémora les deux mois et demi qui venaient de s'écouler. Cours, devoirs, blagues avec Marius,… C'était passé étonnamment vite. Même si les cours, surtout celui de métamorphose, étaient souvent barbants. Heureusement, ce serait bientôt les vacances de Noël, et le retour à la maison. Malheureusement, Noël signifiait aussi le solstice et le rituel avec…

« - Bon, Jack, tu te grouilles ? On va être en retard. Il est bientôt 8h ! s'écria Marius de l'autre côté de la porte.

- Huit heure ? Tu te fous de moi ? Le match ne commence pas avant 9h30. Qu'est-ce qu'il t'a pris de me réveiller aussi tôt ?

- Ben je te l'ai dit. Si l'on traine, on aura des mauvaises places. Et puis, il faut encore déjeuner et tu prends toujours une plombe pour manger. Maintenant, sors de là.

- TA GUEULE ! » cria une voix venant du dortoir.

Apparemment, Ashton Barcke n'avait que moyennement apprécié d'être réveillé aussi tôt. Et connaissant la brute, Jack préférait sortir en vitesse histoire de sauver son meilleur ami de l'œil au beurre noir qu'il ne tarderait probablement pas à avoir. Se séchant en vitesse, il enfila son pantalon ainsi que l'éternel pull bleu si vieux qu'il commençait à blanchir sur les coutures. Sortant de la salle d'eau, il attrapa sa veste, sa baguette et Marius, avant de foncer hors de la Salle Commune de Serpentard.

Tout en se dirigeant vers la Grande Salle, Jack essaya de se rappeler les règles du Quidditch. À vrai dire, le sport ne l'intéressait pas vraiment. Il adorait voler, mais il n'avait jamais vraiment saisi l'intérêt de lancer une balle au travers d'anneaux géants. Ce qui n'empêchait pas Marius de le traîner à chaque match et d'avoir essayé de le convaincre de participer aux sélections de l'équipe de Serpentard, qui cherchait un attrapeur. C'était d'ailleurs un certain « Higgs » qui avait été choisi.

D'une manière machinale, il s'installa à sa place habituelle, sans même remarquer qu'il s'était mis juste à côté de l'équipe de Quidditch. Ce ne fût que quand Marius, reconverti en mère poule pour l'occasion, se fit remarquer en essayant de gaver Higgs qu'il y prêta attention.

« - Tu devrais quand même prendre un toast. C'est pas bon de voler le ventre vide, asséna Marius.

- Fous-moi la paix, Dixon. Je t'ai déjà dit que j'avais pas faim, lui répondit l'attrapeur.

-Mais quand même. Juste un petit toast.

- Bon, Higgs, on peut y aller ou ta maman n'a pas fini ses recommandations ? demanda Adrian Fletch, capitaine de l'équipe.

Higgs ne laissa pas passer sa chance. Avant même la fin de la phrase, il s'était levé et précipité loin de Marius. Le reste de l'équipe partit à sa suite.

« - Tu le connais ? demanda Jack.

- Non. Mais c'est notre attrapeur et je suis persuadé qu'il va rater son coup, s'il part le ventre vide, répondit Marius.

- Tu as conscience d'être effrayant ? s'enquit Jack, tout en beurrant sa tartine.

- Je ne vois pas de quoi tu veux parler », dit son ami, avant de mordre dans son propre toast.

Le jeune homme soupira. De toutes les personnes de Serpentard, voire de Poudlard, il avait fallu qu'il devienne ami avec cet olibrius, comme disait son grand-père.

Pressé par Marius, Jack engloutit son déjeuner, avant d'être trainé de force vers le stade de Quidditch, qui se trouvait dans la partie est du parc.

Arrivé au stade, le duo s'installa tout en haut des gradins, et loin de la tribune des professeurs. « Les meilleures places », d'après Marius. Il n'empêche qu'au match précédent, les « meilleures places » étaient celles tout en bas des gradins. Il faudrait un jour qu'on explique à Jack les critères de son ami.

Après 30 minutes d'attente, alors que les gradins commençaient sérieusement à se remplir, le commentateur vint prendre sa place juste devant les gradins réservés aux Professeurs. C'était un certain « Lee Jordan », un ami des jumeaux Weasley, d'après ce que Jack savait. Et avec son habit entièrement bleu et bronze, on avait du mal à le croire totalement impartial.

Enfin, le match commença.

« - Chers élèves de Poudlard, commença Jordan, je vous souhaite la bienvenue à ce premier Match de Quidditch de l'année 1990. C'est un match qui opposera les fiers Serdaigles aux vils Serpentard. Je vous demanderai d'accueillir comme il se doit l'équipe de SER-DAIGLE ! »

Du vestiaire à la gauche du stade, du moins la gauche selon Jack, sept joueurs sortirent l'un après l'autre, déjà sur leurs balais.

« - Et voici THORN, TOWER ET MAZER, les trois POURSUIVEURS. Suivis de JURMIS ET RIS, les BATTEURS. À leur suite, le GARDIEN ou plutôt la très jolie GARDIENNE, FARTH et enfin, l'ATTRAPEUR et CAPITAINE, ARTHUUUUUUR HUBART ! »

Les gradins réservés à la maison Serdaigles explosèrent d'une immense ovation. Ceux dédiés aux Gryffondors et aux Poufsouffles firent de même. Parmi les Serpentards, seuls quelques rares personnes applaudirent. Soutenir la concurrence était assez mal vu, à vrai dire.

« - Et maintenant, l'équipe la plus vicieuse que l'on ait vu depuis longtemps à Poudlard, voici les SERPENTARD !

- Mr. Jordan, je vous prierez de garder un minimum de neutralité.

- Bien Professeur Mcgonagall. Je disais donc, voici les SERPENTARDS ! »

Du vestiaire opposé à celui des Serdaigles, sept joueurs, tout de vert vêtus, surgirent sur leurs balais.

« - Alors, voici MCKYNLEY, STUART ET FLINT, les trois POURSUIVEURS, suivit de ZEEMAN et HUART, les BATTEURS ainsi que CAPITAINE pour ZEEMAN. Ensuite, JONES, le GARDIEN et pour finir, un petit nouveau, HIGGS, l'ATTRAPEUR ! Je laisse maintenant la parole à Mrs. Bibine, arbitre de ce match.»

Jack avisa la femme aux yeux jaunes et au nez rappelant un bec, qui avait été son professeur de Vol l'année précédente. Placée entre les deux équipes, elle avait un gros coffre posé à ses pieds.

« - Bien, commença-t-elle. Je rappelle que le match ne prendra fin qu'à partir du moment où le Vif d'Or sera attrapé par un des deux attrapeurs. Je rappelle aussi que tout manquement au règlement se verra sanctionné. Capitaines, serrez-vous la main. »

Hubart et Zeeman s'approchèrent l'un de l'autre et, en se fixant droit dans les yeux, se serrèrent la main. Contrairement à ce qui se passait lors de matchs Serpentard/Gryffondor, aucun des deux n'essaya de briser les phalanges de l'autre. Une fois cette formalité finie, Bibine reprit la parole.

« - Joueurs, sur vos balais. À mon coup de sifflet… »

L'arbitre ouvrit la malle d'un coup de pied. Elle laissa partir les Cognards et le Vif d'Or, puis se saisit du Souaffle. Elle siffla un grand coup, et lança la balle entre les joueurs.

« - Et c'est parti, commença Jordan. La balle est à Thorn, qui la passe à Mazer, qui la repasse à… Non, Stuart l'intercepte. Il la passe à McKynley, qui fonce vers les anneaux de Serdaigle et il… est fauché par un cognard, envoyé par la batte de Ris. La balle échoue à la jeune Tower, une nouvelle venue dans l'équipe. Elle fait la passe à Thorn, qui fonce, passe à Mazer, Thorn, Tower puis Mazer qui tire et… MARQUE ! 10 points pour Serdaigle ! »

Le match dura ainsi pendant près de 1h30. Jack avait beau dire ce qu'il voulait, il appréciait quand même de venir regarder les joueurs évoluer ainsi dans les airs. Sa partenaire de potion se montrait d'ailleurs étonnamment bonne et avait rapporté plusieurs buts à son équipe.

Serdaigle menait 180 à 110, quand les deux attrapeurs se mirent en chasse.

« - Ah, dit Jordan, voilà Higgs et Hubart qui partent à la course au Vif. Il semble cependant que c'est Higgs qui l'a vu en premier, ce qui lui donne une légère avance. L'expérience d'Hubart lui permettra-t-elle de réduire l'écart ? Les deux joueurs sont presque au coudes-à-coudes. Hubart tend la main, il y est presque… Mais non ! C'est Higgs, qui d'une accélération soudaine, dépasse le Serdaigle et se saisit du Vif, mettant ainsi fin au match et rapportant 150 points à l'équipe de Serpentard ! C'est donc Serpentard qui l'emporte, avec 250 à 180. Mais je dis bravo aux Serdaigles, qui se sont bien battus. Chers camarades, nous nous retrouverons en janvier, pour le match qui opposera Gryffondor et Poufsouffle. C'était Lee Jordan, commentateur. »

Jack regarda les joueurs rentrer dans leurs vestiaires. Emporté par l'ambiance, il se laissa emmener par Marius vers la Salle Commune des Serpentard, où l'on s'apprêtait à fêter la victoire toute l'après-midi, voire même une partie de la nuit. Dans un dernier coup d'œil, il aperçut une chevelure blonde qui rentrait dans les locaux des Serdaigles.

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Mercredi 15h, Raiponce sortait de son entraînement de Quidditch. Voilà quinze jours qu'ils avaient affrontés Serpentard, et qu'ils avaient perdus. Une défaite que Hubart, leur capitaine, avait assez mal pris. Surtout que Serdaigle avait mené tout le jeu et que la défaite était surtout due au fait qu'il n'avait pas réussi à attraper le Vif d'Or. Cependant, rien n'était perdu pour la Coupe de Quidditch. C'était sa dernière année à Poudlard, et Hubart VOULAIT cette coupe.

Ce qui faisait qu'il avait encore corsé les entraînements. Il avait même voulu en rajouter un le dimanche, en plus de ceux déjà présent le mercredi et le samedi matin, mais le début de mutinerie qui s'était alors développé l'avait convaincu d'en rester à deux entrainements/semaine.

Et encore heureux. Même si Raiponce était vraiment contente de faire partie de l'équipe de Quidditch. Surtout avec le mal qu'elle avait eu à convaincre sa mère, qui s'était même déplacée jusqu'à Poudlard. Le souvenir la faisait encore frissonner.

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Le feu tourna au vert émeraude, et une grande dame, à la robe rouge sang et couverte d'une cape noire, sortit de l'âtre.

« - Mrs. Tower, l'accueillit le petit professeur Flitwick. Je suis heureux que vous ayez pu vous déplacer.

- Professeur, répondit froidement la femme. J'aimerai savoir pourquoi vous m'avez fait appeler.

- Eh bien, votre fille, Raiponce, qui est une élève de la maison dont je suis directeur, m'a fait part d'un problème. Elle a été acceptée dans l'équipe de Quidditch et il semblerait que vous lui refusiez la permission d'y participer.

- Je ne vois pas en quoi cela vous regarde. Raiponce, dit-elle en se tournant vers sa fille, il me semblait avoir été claire.

- Mais Mère, …

- Le Quidditch est un sport dangereux.

- Madame, si je puis me permettre, tout est mis en place pour que la sécurité des élèves soit…

- Je ne vous permets pas. Raiponce, n'avais-je pas été claire ?

- Si Mère, mais j'aime vraiment jouer au Quidditch. Et puis, je suis grande maintenant. Il ne me manque plus qu'un balai et votre autorisation…

- TU NE JOUERAS JAMAIS AU QUIDDITCH ! » s'énerva Gothel.

Des larmes commencèrent à perler aux coins des yeux de la jeune fille, choquée par la réaction de sa mère.

« - Je vois, soupira Gothel. Je suppose que je passe encore pour la méchante….

- Madame, je vous prie de m'écouter, intervint Flitwick. Je vous assure que tout est mis en place pour que la sécurité soit au maximum.

- Vous me le jurez ?

- Sans aucun problème, Madame.

- Bien. Mais sachez qu'à la moindre blessure, ma fille sera retirée de l'équipe et que vous regretterez de m'avoir promis cela. »

Raiponce fonça sur sa mère, qu'elle serra dans ses bras.

« - Merci Mère. Merci infiniment.

- Ne me le fait pas regretter, Raiponce.

- Je vous le jure. »

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Son balai, un comète 1700, célèbre pour sa stabilité, était arrivé trois jours plus tard. Un bon balai de gardien, mais il se valait aussi pour un poursuiveur.

Le seul problème du Quidditch c'était que, associé aux travaux qu'elle devait rendre, il ne lui restait plus beaucoup de temps pour son passe-temps préféré : l'exploration. De ce fait, voilà que, à la mi-décembre, ce n'était que la semaine dernière qu'elle avait réussi à faire parler Hildegarde la Malchanceuse à propos de cette fameuse cachette qu'utilisaient quatre Gryffondors il y a une petite quinzaine d'années.

Après, seul deux jours lui avaient été nécessaires pour craquer le mot de passe. « Les Gryffondors sont les meilleurs ». L'orgueil était vraiment un gros défaut quand il fallait définir un mot de passe.

Et là, le trésor était apparu. Enfin, trésor, c'est un grand mot. Pas d'or ou de bijoux, juste des carnets. Mais que des carnets qui auraient fait bondir de joie les jumeaux Weasley. Des sorts pour créer une carte, des plans de blagues, voire des recettes de potions.

Elle avait tout emporté, et à l'abri de son lit à baldaquin, un plan était né. Un plan qui nécessitait l'aide d'une personne rencontrée il y peu de temps. Quelqu'un avec qui elle avait pris contact le matin même, à la sortie du cours de métamorphose.

« - Mérida, je peux te parler cinq minutes ? demanda la Serdaigle.

- Euh, ouais. Qu'est-ce qu'il y a ? répondit la rousse.

- J'ai quelque chose à te proposer… »

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« Ca y est », songea Harold, en regardant son sort fonctionner presque parfaitement sur l'escargot qu'il avait trouvé la veille. En encore un peu d'entraînement, et sa vengeance pourrait enfin être accomplie.

Mais Noël approchait. Il faudrait attendre janvier pour la mettre en place. Mais cela faisait un an et demi qu'il attendait, un an et demi qu'il subissait ces attaques perpétuelles. Mais bientôt, cela s'arrêterait, bientôt, il cesserait enfin d'être une victime, comme disait le livre. Oui, bientôt.

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(1) Qui a reconnu l'allusion ? Geeks, dénoncez-vous ).

(2) Le billywig est une sorte d'insecte bleu dont la piqûre provoque des cirses de lévitation pouvant durer plusieurs jours. Il appartient au bestiaire d'Harry Potter.

(3) Le botruc est une sorte de lutin ressemblant à une brindille. Il vit souvent dans les arbres dont le bois est utilisé pour fabriquer les baguettes et protège sa maison contre toute intrusion, pouvant jusqu'à crever les yeux des envahisseurs. Il appartient au bestiaire d'Harry Potter.

Voilà. Le Projet A se met en place. La vengeance d'Harold aussi. N'hésitez pas à proposer des idées par rapport à ce que pourrais être ce projet ou la vengeance.

Et tout le monde a sa spécialité. Raiponce en métamorphose, Jack en potion, Harold en botanique et Mérida en Soin aux créatures magiques. Ça va avoir son importance, dans les chapitres à venir.

Et pour Firenze, c'est un personnage du canon, bien qu'il soit un peu plus « méchant » ici. Ce qui s'explique par le fait qu'il vient quasiment de commettre un meurtre pour sauver les gosses.

Et j'ai calculé son poids en fonction du poids d'un cheval normal (ça varie entre 70 et 900 kilo, donc j'ai pris un entre-deux). Surtout que les centaures du film sont tout bonnement titanesques.

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