Le Projet A

Disclaimer : Voir prologue

Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.

Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…

Merci à Aangelik pour sa correction.

Merci à DeadlyFury, Were-Wouf, Emmawh, Philou, Coralinda et la petite nouvelle : Mamzelle Luciole, pour leurs reviews et la mise en follow de Mamzelle Luciole.

Merci à Dorkos, Geekette1, Kaisuky, Mamoryu et Redchi-San pour leur mise en follow de la fic (et en favori pour Redchi). En espérant pouvoir bientôt savoir ce que vous en pensez.

Philou : Merci beaucoup pour ta review. Et c'est dans le chapitre qui suit que l'on apprend enfin ce qu'est le Projet A. Pour Jack, c'est vrai que j'aurai pu approfondir par des métaphores. D'un autre côté, c'est prendre le risque d'alourdir le texte. Je verrai bien s'il me prend un jour l'envie de réécrire le Projet A.

Merci pour tes compliments, et à bientôt !

Coralinda : Merci pour ta review. C'est vrai que dans les productions récentes, il faut y aller pour déceler l'accent québécois. Dans les plus anciennes, il est plus visibles, s'il on peut dire.

Je suis aussi triste que toi de devoir ralentir la publication, mais si j'ai le malheur d'avoir des examens de passage, je ne pourrais peut-être pas publier de toutes les vacances. Alors j'ai pas trop le choix.

On apprendra dans ce chapitre ce qu'est réellement le Projet A. Je ne l'ai jamais dit textuellement, mais il y avait moyen de deviner à l'aide des indices disséminer un peu partout et avec quelques connaissances sur le monde d'HP. Et j'ai l'habitude des yaois. Il y en aura probablement dans cette fic. Mais les interactions entre Harold et Jack avaient plus pour but de faire rager ma bêta que espère de tout son cœur de Hijack ^^.

Je suis parti en Normandie, faire les plages du débarquement.

Merci, et à bientôt !

Et maintenant, place à la fiction !

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Chapitre 12 : Révélations

Assit dans le confortable fauteuil qui faisait face au bureau de Dumbledore, Harold commençait tout doucement à paniquer.

Déjà, parce que se faire appeler dans le bureau d'un homme connu pour son indulgence envers ses élèves et pour son habitude à reléguer tout ce qui est maintien de la discipline à la sous-directrice n'était pas rassurant.

Ensuite, l'idée que son père vienne à apprendre cela était un tout petit peu stressante. Stoïk la Brute aimait le courage, voire l'inconscience. La désobéissance, par contre, c'était une autre histoire.

Et enfin, parce que voir Jack Overland s'amuser à bidouiller les bibelots du vieux sorcier était à la limite de l'angoissant. Surtout quand lesdits bibelots émettaient de la fumée et vibraient de temps à autre. Harold ne donnait pas dix minutes à celui que le garçon tenait en main pour exploser.

De son côté, Albus réfléchissait. Il avait cédé à l'énervement en allant chercher ces deux jeunes garçons. Maintenant, il allait falloir manœuvrer finement, sinon il était bon pour expliquer pourquoi il pouvait voir le jeune Overland malgré le sortilège et pourquoi il avait laissé le Poufsouffle réaliser sa vengeance. Heureusement, ses adversaires étaient des enfants. Avec un peu de chance, ils se contenteraient d'hocher la tête, d'accepter un bonbon au citron et s'en iraient dans la demi-heure. Mais pour cela, il fallait s'y mettre.

« - Ne vous inquiétez pas, Mr. Haddock, je ne compte pas vous manger, commença Albus, en sortant son sourire n°9, celui du « Vieux papy gâteau ». Je suppose que vous savez pourquoi vous êtes ici ?

- N-Non, monsieur, je ne sais pas.

- Vous savez, Mr. Haddock, contrairement au Professeur McGonagall, je suis partisan de laisser les élèves régler leurs affaires entre eux. Tant que cela ne dépasse pas les limites du raisonnable. Après tout, il est mal vu de s'occuper des affaires des autres. N'êtes-vous pas d'accord ?

- Si, monsieur. Je…Je pense que c'est ce qu'il faut faire, répondit tant bien que mal Harold.

- Cependant ! Cependant… Il est parfois nécessaire d'intervenir. Quand la situation stagne il faut, disons, aider le destin. Suivez-vous mon raisonnement, Mr. Haddock ?

- Je crains que non, Monsieur.

- Eh bien, je parle de votre situation, à vous et au jeune Mr. Overland ici présent. J'aimerais savoir quelles sont les raisons qui vous ont poussé à lui jeter un sort et à le rendre invisible.

- Je… » débuta Harold.

Kling, fit le…euh…truc que manipulait Jack, en rencontrant le sol. Le jeune homme n'y fit même pas attention, occupé à fixer Harold comme si c'était la première fois qu'il le voyait.

« - Comment ça « tu m'as jeté un sort et rendu invisible » ? Explique-moi, exigea le Serpentard.

- Je… Je voulais juste…

- Tu voulais quoi ? Ça t'a fait marrer de me voir souffrir parce que personne ne me voyait ?

- Non je…

- Et je parie que si je n'avais pas découvert que tu pouvais me voir, je serais encore en train d'errer seul dans les couloirs. D'ailleurs, c'est pour ça que tu peux me voir, hein ? Parce que tu as jeté le sort ?

- Oui, mais…

- Pourquoi tu m'as fait ça ? POURQUOI ?

- Mais parce que tu le méritais ! s'exclama Harold

- Quoi ? fit Jack, abasourdi.

- Ça fait plus d'un an que, pour une raison que j'ignore, tu t'acharnes sur moi. Tu ne peux pas me croiser dans les couloirs sans te moquer de moi, me rabaisser, m'humilier. Tu as même écarté un des rares amis que j'avais. Alors oui, je t'ai jeté un sort. Oui, je t'ai fait souffrir. Mais pas plus que je n'ai souffert à cause de toi. »

Jack resta sans voix. Il savait qu'il n'avait pas été tendre avec le Poufsouffle. Mais l'avait-il tant fait souffrir que cela ? De son côté, Dumbledore se frottait les mains. Discrètement, bien entendu. La bombe était lâchée. Un des deux adversaires était à terre. Ne restait plus qu'à assommer le deuxième, et l'affaire était dans le sac.

« - Bien. Maintenant que les choses ont été mises à plat, parlons de la suite des évènements. Mr. Haddock, pouvez-vous annuler votre sort ?

- Je, euh, je ne sais pas. Il n'y avait pas de contre sort dans le livre. On peut toujours essayer le sortilège d'annulation, dit-il en sortant sa baguette. « Finite Incantatem ».

Rien ne se passa. Jack avait toujours cette légère transparence qui le définissait depuis qu'il avait été frappé par le sortilège. Dumbledore, lui, n'était pas plus surpris que cela par l'échec. Ce qui avait fait disparaître Jack Overland n'était pas un simple sortilège. C'était de la magie sauvage, primitive, basée sur les émotions. Elle s'annulerait d'elle-même quand sa conscience à la limite de l'animal déciderait qu'il était temps de le faire.

« - Je vois, se contenta de dire le vieux sorcier. Il est temps de passer à l'option de secours. Mr. Haddock, jusqu'à ce que l'on trouve comment rendre votre camarade visible, vous serez chargé de l'aider dans ses cours et dans la vie de tous les jours. Et je saurai si vous ne le faites pas. Je vous fais cependant confiance sur ce point. Des questions ?

- Euh, oui, Monsieur, tenta Jack. Ma famille…

- A été mise au courant dès que vous avez été touché par le sortilège. Je me suis arrangé avec eux, ils vous serviront d'alibi en cas de problèmes.

- Ah, oui. D'accord.

- D'autres questions ? Si ce n'est pas le cas, vous pouvez y aller.

- Juste une dernière, monsieur, dit Harold. Comment se fait-il que vous puissiez voir Jack ? »

Et merde. Le gosse l'avait eu.

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« - Tu voudrais quoi ? s'exclama son ami.

- Je… J'aimerais que l'on aille voir le match de Quidditch dimanche, répondit Mérida.

- Mais le dimanche, on…

- Je sais ! Mais Raiponce m'a invité à voir Gryffondor jouer contre Poufsouffle. Et elle m'a dit qu'elle serait ravie que tu viennes. Apparemment, tu la connais déjà.

- On s'est rencontré sur le Chemin de Traverse, avant la première année et on a l'habitude de faire le voyage de début d'année ensemble. Mais et…

- Overland peut venir aussi, bien sûr. À partir du moment où il ne se conduit pas comme un imbécile, ce qui risque d'être dur », dit-elle, en fixant l'endroit où Jack était censé se trouver.

Cela faisait une semaine qu'Harold avait réussi à mettre Mérida discrètement au courant, pendant un des rares moments où Jack ne le collait pas, histoire de lui expliquer pourquoi elle devait lui apprendre à monter aux arbres ou à faire du balai, plutôt que d'explorer la forêt.

De ce fait, la jeune fille essayait de temps à autre d'impliquer le Serpentard dans la conversation, même si elle ne le voyait pas. Ce qui expliquait que, présentement, elle fixait un lieu vide de toute vie visible. Et même invisible, vu que Jack se trouvait être en train de flotter juste à côté de sa tête, en faisant des grimaces.

« - Ben, je suppose que l'on peut y aller, alors.

- Génial ! Je vais prévenir Raiponce dès que je la vois.

- Bien.

- Bien.

- …

- Euh, je… J'ai un truc à faire à la bibliothèque. On se voit plus tard ? demanda Harold.

- Ouais, on se voit plus tard. Je te dis quoi pour le match dès que possible.

- À plus alors. »

Mérida regarda le Poufsouffle s'éloigner, quelque peu attristée. Elle et Harold n'étaient plus aussi proches qu'auparavant. Lui avait toute cette histoire de vengeance qui avait fini par se retourner contre lui, elle s'était liée d'amitié avec Raiponce. Leurs chemins commençaient petit à petit à s'écarter.

Pourtant, elle ne voulait pas de ça. Harold était son premier ami. Son premier véritable ami. Parce qu'elle ne comptait pas comme « ami » les fils des connaissances de son père, ni les Weasley, qui étaient ses cousins avant toute chose. Harold avait été la première personne qui ne s'était pas sentie obligée de jouer ou de parler avec elle à cause de ses parents. Alors elle allait faire tout son possible pour que tout reste comme avant.

Fière de ses résolutions, elle se dirigea vers son prochain cours, la cloche venant de sonner. Défense Contre les Forces du Mal. Avec les Serdaigles. Elle sentait l'ennui arriver au galop.

Le professeur de DCFM, Mr. Smith, Miss Thornston ayant décidé de partir à la fin de l'année passée, n'était pas un mauvais prof en soi. Il aimait sa matière, ne cotait pas trop vache(1) et ne faisait pas de favoritisme. Seulement, il avait un très gros problème. Mr. Smith était le type de personne qui peine à se faire entendre de son ou ses interlocuteurs, peu importe la situation. Et il fallait convenir que face à une classe de 17 élèves âgés de 12-13 ans, ce n'était déjà pas facile pour quelqu'un n'ayant pas ce genre de problèmes. Alors pour Mr. Smith…. En gros, son cours était vite devenu un salon de thé où l'on échangeait les derniers ragots.

Comme à son habitude, Mérida se plaça plus ou moins au milieu de la salle. Avant, elle s'installait tout au fond, histoire d'être tranquille. Cependant, Raiponce se mettait tout devant. À partir du moment où les deux filles avaient voulu s'asseoir ensemble, elles avaient essayé différentes places, avant de se décider pour celle-ci. Ni trop devant, ni trop derrière. Assez loin de la porte et des fenêtres pour échapper aux courants d'airs, mais assez prêt pour permettre à Mérida de contempler le parc quand elle s'ennuyait, c'est-à-dire quand Raiponce se mettait en tête d'écouter le cours, ce qui arrivait souvent.

Quand on parle du loup… La jeune Serdaigle venait de surgir, souriante et fraîche comme une fleur. La rousse se demandait vraiment comment on pouvait être aussi jovial un lundi matin.

« - Salut, salut, commença Raiponce.

- Salut. Encore en forme ?

- Tu parles ! J'ai hâte d'être à cette après-midi, pour pouvoir continuer notre expérience. D'ailleurs, tu me feras penser à passer par la bibliothèque ? Il faut que l'on prenne des livres de botanique.

- Pas de problèmes. Au fait, j'ai demandé à Harold, il est d'accord pour venir au match.

- Parfait. Faudra que l'on convienne d'un point de rendez-vous et… dit la blonde.

- Bonjour à tous. Mettez-vous à vos places et sortez vos livres en silence, s'il-vous-plaît », fit une voix douce, près de la porte.

Mr. Smith venait de commencer son cours. Personne n'écouta. Personne, sauf Raiponce et quelques irréductibles, car il y avait quand même de studieux Serdaigles dans la salle, ne prit la peine de se taire, tout juste baissa-t-on le volume d'un cran.

L'homme sur l'estrade commença alors à débiter une litanie inintéressante, concernant apparemment une espèce de créature unijambiste avec une lanterne. Mérida essaya un moment de prêter attention au cours, mais le soleil de cette fin de février particulièrement chaude lui tapait droit sur le visage. Posant sa tête contre son bras, elle sentait qu'elle commençait doucement à dériver. Qu'elle était bien, comme ça. Mais surtout, il ne fallait pas qu'elle s'en…

« - Mérida ! s'exclama soudain une voix à côté d'elle.

- Hein ? Quoi ? Euh, oui, je suis là ! » sursauta la jeune fille.

Seulement à moitié réveillée, la rousse remarqua que Raiponce se tenait debout à côté d'elle, un sourire aux lèvres.

« - Alors, Miss Dunbroch, on dort pendant les cours ? fit la jeune fille dans une mauvaise imitation du Professeur Mcgonagall.

- Non, professeur. Je… Je reposais mes yeux !

- Bien. Je… Attends, « Je reposais mes yeux » ? Qu'est-ce que c'est que cette excuse.

- Bah, j'ai rien trouvé de plus crédible.

- T'es loin d'être crédible, vu que t'étais pas loin de ronfler.

- Je ne ronfle pas ! se rebiffa la jeune fille.

- Ah peine. À se demander comment le prof à fait pour ne pas t'entendre.

- Il aurait eu du mal, avec tout le bruit qu'il y a durant son cours. Au fait, il est passé où ?

- Mr. Smith ? Il s'est presque enfuit dès que la cloche a sonné. Bon, range tes affaires, on a du boulot ! »

Mérida souffla. Quand elle avait signé, enfin « métaphoriquement », comme aurait dit Harold, pour aider la jeune fille dans son projet, elle n'aurait pas cru que ça lui demanderait autant de travail. Elle rangea cependant ses affaires en vitesse.

Cela fait, la jeune fille se fit plus ou moins entraîner par son amie. Une direction : la bibliothèque !

« - Bon, qu'est-ce qu'on cherche, demanda Mérida.

- Des livres de botanique générale. Et puis certains sur les propriétés des plantes en potion.

- On aura le temps de faire ça aujourd'hui ? On doit encore classer les feuilles.

- On va toujours essayer. Au pire, les emprunts durent deux semaines. Et si on en a encore besoin après, on les empruntera sous ton nom, pour ne pas faire trop suspect.

- Tu as déjà pensé à tout, hein, fit Mérida, quelque peu goguenarde.

- Hum, euh, bon, on y va ? » répondit la Serdaigle, en rougissant.

Une demi-heure plus tard, les deux filles avaient fini les « courses ». Elles s'étaient finalement décidée pour un livre sur « L'utilisation des plantes communes de Grande-Bretagne dans les potions inusuelles », un titre qui avait fait gémir Mérida d'ennui avant même d'avoir ouvert le livre, ainsi que pour une encyclopédie non-exhaustive sur les propriétés de la menthe. Une encyclopédie avoisinant les 1300 pages. C'est fou tout ce que l'on ignore sur la menthe.

Alourdies de ces bouquins, les deux filles se rendirent dans leur petite salle protégée par la Reine Maëva. Après avoir discuté quelques minutes avec la vénérable sorcière, elles se mirent au travail.

« - Alors, on fait comment ? demanda Mérida.

- Ben, la dernière fois, on a regroupé tout ce qui nous intéressait. Maintenant, faut trier.

- Une idée de comment ou on y va au pif ?

- Je… Je suis venu ici l'autre jour pour parcourir un peu les feuilles. Je pense qu'il y a trois étapes différentes : potion, méditation et métamorphose. Le mieux serait d'essayer de les classer comme ça. Tu t'occupes de la potion et moi de la méditation ? On finira par la métamorphose.

- Okay. »

Les deux filles commencèrent à mettre de l'ordre dans l'énorme paquet de feuilles qui trônait au milieu de la table. Au bout d'une quarantaine de minutes à trier ingrédients, méthode de préparation, précautions d'usage, ect., Mérida finit par arriver au bout de la tâche.

Voyant que son amie en avait fait de même, elles classèrent rapidement les feuilles restantes. D'un coup de baguette, Raiponce rassembla le tout en un seul paquet, puis relia ce dernier grossièrement.

En lisant le titre qui figurait sur le livre nouveau-né, les doutes de Mérida refirent surface.

« - Dit, tu penses que l'on peut y arriver ?

- C'est pas le moment d'en douter. Quand on y croit, tout peut arriver ! »

À moitié convaincue, la Gryffondor relut les mots qui s'étalaient en caractères dorés. « Comment devenir animagus, par les Maraudeurs ».

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Le Jardin Ouest était calme. À vrai dire, il était pratiquement toujours calme. Le petit espace de verdure se trouvant pile à côté de la bibliothèque, les inconscients qui avaient comme idée de faire du bruit, ce qui pouvait décrire la quasi-totalité de la population estudiantine, se retrouvaient vite victime d'un sort quelconque de la bibliothécaire, Mrs Pince. Et celle-ci était assez retorse pour ne pas laisser de preuve.

C'était donc l'endroit parfait pour Harold. Le lieu regroupait le silence de la bibliothèque et sa tranquillité avec la possibilité de pouvoir parler et répéter les sorts. Et puis, le Poufsouffle se sentait toujours mieux parmi les plantes, même si ce n'était qu'un carré d'herbe, quelques fleurs et un arbre. C'est pour cela qu'actuellement, il était adossé audit arbre, un vieux grimoire dans les mains et son cauchemar personnel à ses côtés.

« - Qu'est-ce que tu fais ? demanda Jack, penché par-dessus l'épaule du garçon.

- Je lis.

- Merci, je l'avais remarqué. Mais c'est quoi ? »

Harold se contenta de retourner son livre pour en montrer le titre à Jack.

« - « Théorie du développement magique ». Il y a vraiment des gens qui lisent ce genre de trucs ?

- Oui, moi.

- Sérieusement ? Pour quelles raisons pourrait-on s'intéresser à des trucs pareils. D'ailleurs, ça parle de quoi ?

- Ca explique comment développer des capacités qui sont normalement des dons de naissances.

- Comme ? interrogea Jack, que l'ennui rendait curieux.

- Ce dont nous a parlé Dumbledore.

- Tu veux dire….

- Oui.

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« - Juste une dernière, monsieur, dit Harold. Comment se fait-il que vous puissiez voir Jack ? »

Selon Jack, le vieil homme eut soudain l'air de maudire Harold et les trente générations d'Horrib'Haddock qui le suivraient d'hémorroïdes chroniques, avant de se demander si « sauter par la fenêtre » était une alternative réaliste par rapport à « répondre à la question posée ».

Vu le soupir qu'il poussa, il avait dû arriver à la constatation que non.

« - Voyez-vous Mr. Haddock, le monde de la magie dote ses habitants de dons aussi nombreux que variés, allant de la capacité à maîtriser un élément à celle de faire pousser les choux plus vite. La Vision fait partie de ces dons.

- La Vision, Monsieur ? » insista le Poufsouffle.

Le Directeur poussa un nouveau soupir, en arrivant à la conclusion qu'il ne pourrait pas se défaire de l'insatiable soif de connaissances de l'adolescent.

« - La Vision est un don, généralement de naissance mais qui peut s'acquérir par un travail acharné, qui permet de voir ce qui est invisible. Comme les Nargoles, les gens utilisant une cape d'invisibilité ou même ceux ayant subi un sort, tel notre ami ici présent. Votre curiosité est-elle satisfaite, Mr. Haddock ?

-Presque, Monsieur. J'ai juste une dernière question…

- Alors posez-la, répliqua le vieil homme, dont le sourire commençait doucement à se tordre en grimace exaspérée.

- Vous l'avez de naissance, ce don ?

- Non, je me le suis offert moi-même. Maintenant, je vous prierai de retourner vaquer à vos occupations, il me reste du travail. Bonne journée, messieurs.

- Au revoir professeur », dirent les deux garçons, avant de sortir.

Eurent-ils fait quelques centaines de mètres que le bureau directorial que l'exemplaire « Roses des Sables » de l'Incroyable Collection des Théières du Monde rencontra le mur du bureau directorial. Mieux valait-il que ce soit elle plutôt que la tête du jeune Haddock. Albus Dumbledore détestait révéler ses secrets.

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« - Et ce truc va t'apprendre comment voir l'invisible ? demanda alors Jack, en ressortant de son souvenir.

- Je crois. Je le saurai si tu me laisses le lire.

- Mais pourquoi tu veux pouvoir faire ça ? Et ne me réponds pas « Parce que c'est cool », je ne te croirais pas.

- Je… Je…

- Allez, laisse-moi deviner, tu vas le détourner pour pouvoir faire d'autres petites vengeances.

- Quoi ? Non, je ne veux pas… Non, ce…

« Faiblesse », siffla la Voix au fond de Jack.

« - Te voiles pas la face, Haddock, toi et moi savons tous les deux que tu n'es pas aussi gentil que tu le parais.

- Ce n'est pas vrai !

« Panique »

« - Même toi tu ne crois pas à ce que tu viens de dire », continua Jack.

« Attaque ! »

« - Le petit Harold qui aime faire souffrir les autres. Alors, l'Horrible, t'apprécies les malheurs que tu provoques, hein ? »

Le surnom replongea Harold quelques temps en arrières, alors qu'il était attrapé au détour d'un couloir par le Serpentard. La peur. L'humiliation. NON ! Il avait déjà résisté. Il pouvait le faire. Il le pouvait.

« - Ne me prend pas pour toi, Overland », répondit le Gallois, avec une voix légèrement plus grave que la normale.

Une part de Jack, celle qui était aux commandes la majeure partie du temps, se rendit compte que quelque chose n'allait pas. Une odeur de terre et de bois emplissait l'atmosphère. Les plantes semblaient se tendre de toutes leurs tiges vers son interlocuteur. Et surtout, l'iris vert des yeux d'Haddock semblait prendre le pas sur la pupille et le blanc de l'œil, ne laissant petit à petit qu'une orbe vert forêt. Il y avait un problème.

Une autre part, celle qui aimait se faire appeler Jack Frost et qui vivait la plupart du temps des émotions bien plus primaires que son hôte, sentit autre chose. Une chose qu'elle n'avait jamais vécue. La Voix avait peur. Elle se sentait comme le chien sauvage qui avait cru amusant de poursuivre ce jeune agneau avant de le tuer. Pour se rendre compte que la fragile petite chose avait trouvé refuge derrière un berger d'Anatolie et que le chasseur était devenu la proie. Elle abhorrait cette sensation.

Dans un consensus rapide, les deux parts décidèrent d'effectuer un repli stratégique histoire de garder la vie sauve et la tête au même emplacement que ce matin.

« - C'est bon, c'est bon, du calme.

- Quoi ? fit Harold, dont l'énervement semblait être retombé comme un soufflé.

- Je… Je n'aurai pas dû dire ça. Je sais que tu t'en veux pour le sortilège. Je suis désolé. »

Harold regarda Jack. C'était étonnant de la part de ce dernier de s'excuser. Surtout qu'il avait revu cette petite lueur malsaine quelques secondes auparavant au fond de ses yeux. Le mystère Jack s'épaississait.

Sans plus de formalités, le Poufsouffle se replongea dans son livre. L'après-midi allait bientôt toucher à sa fin et il n'avait plus beaucoup de temps pour lire.

Jack, lui, s'interrogeait tout autant. Il ne connaissait rien qui pouvait modifier les yeux de quelqu'un d'une telle manière, ni laisser cette impression de sauvagerie de la part de quelqu'un de doux, ce qu'était sans conteste le Poufsouffle. De plus, une autre chose l'inquiétait. Ou plutôt, elle inquiétait Jack Frost. Sa proie favorite, l'innocente petite chose qu'elle aimait poursuivre, venait de montrer qu'elle possédait des dents, des crocs plus longs que les siens et qu'elle pouvait s'en servir.

Soupirant face à ce phénomène inattendu, Jack se mit à tresser les branches du saule pleureur qui les surplombait. L'après-midi allait être longue.

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« - Je suis contente que tu sois venu, dit Raiponce.

- Mérida m'a traîné ici. Et je continue de penser que c'est une mauvaise idée, répondit Harold. »

Coincé entre son amie de Gryffondor et la jeune fille blonde, sans oublié Jack Overland qui flottait un peu au-dessus de lui, Harold était présentement assis dans les gradins des Serdaigles, unique territoire neutre lors de ce match de Quidditch opposant Poufsouffle à Gryffondor, les Serpentards étant automatiquement alliés aux adversaires des Lions.

Au départ, l'idée avait semblé excellente. Plus maintenant. Se trouver dans un « territoire neutre » durant un match de Quidditch poudlardien, cela veut dire être coincé entre des supporters des deux équipes réunis au même endroit. Autant dire que cela gueulait de tout côté. Il y avait même un Serdaigle qui portait un chapeau à tête de lion et Harold était certain d'avoir vu l'effigie attraper un pigeon de passage et le manger. Il avait l'impression d'être au cirque, et même au milieu de la piste. École de timbrés.

De son côté, Raiponce se sentait bien. Elle aimait cette ambiance survoltée propre aux sports d'équipes. Aurait-elle était moldue qu'elle serait vite devenue accro au foot. Mais elle était sorcière, alors c'était le quidditch qui régnait au fond de son petit cœur. De plus, elle était en compagnie de deux personnes qu'elle pouvait facilement qualifier d'amis, même si elle ne parlait pas beaucoup à Harold en général et que Mérida l'était surtout par l'entremise de leur projet commun.

Désireuse d'entamer la conversation, elle se tourna vers Harold qui, sur le moment, semblait foudroyer du regard un espace vide.

« - Mérida m'a dit que c'est le premier match auquel tu viens. C'est vrai ?

- Oui. Je ne sais pas si ça se voit à cause de tous mes gros muscles, mais je ne suis pas un fan de sport.

- On peut parfois aimer regarder mais ne pas apprécier d'en faire.

- Ce que je n'aime pas, c'est d'être bousculé à tout bout de champs alors que le match n'a pas encore commencé, répondit le jeune homme en repoussant un bras envahissant venu de la droite. Qu'est-ce qui les excite comme ça ? Le match n'a pas démarré et ce n'est même pas leur équipe qui joue.

- Peut-être, mais le résultat de ce match va influer sur la compétition en générale. Pour le moment, Serpentard à 80 points d'avance sur Serdaigle. Comme ils sont les premiers, ils affronteront le gagnant de ce match dans deux mois. Et des deux équipes qui jouent aujourd'hui, Gryffondor est la plus forte. Si elle gagne, ce qui n'est jamais certain, Serdaigle à de grandes chances de pouvoir remonter dans le classement après le dernier match de l'année, qui l'opposera à Poufsouffle. Tu comprends ? (2)

- Plus ou moins. Alors, pourquoi certains encouragent-ils Gryffondor ? demande le brun, en regardant une nouvelle fois le chapeau-lion gober un animal volant de passage.

- Parce qu'il n'y a pas que les pronostics qui entrent en jeu. Il y a aussi les amitiés. Par exemple, je soutiens Poufsouffle autant parce que cela permettrait à ma maison de gagner plus tard que parce que je connais Cédric, l'attrapeur. D'ailleurs, tu le connais aussi, non ?

- Un peu. Il est dans mon dortoir. Mais on… on ne se parle pas plus que cela.

- Taisez-vous, intervint Mérida. Ca va commencer ! » dit-elle en agitant son drapeau de Gryffondor.

En effet, Lee Jordan, le présentateur, venait de prendre place en-dessous des gradins réservés aux professeurs. Derrière lui, le professeur Mcgonagall le surveillait comme un vautour qui attend que le malheureux cow-boy au pied de l'arbre rende l'âme suite à sa déshydratation avancée. On ne surveille jamais assez un ami des jumeaux Weasley.

« - Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs…. BIENVENUS ! Bienvenus au second match de quidditch de la saison 1990 – 1991 ! Durant les heures à venir, nous verrons s'affronter deux incroyables équipes : les GRYFFONDORS et les POUFSOUFFLES ! Je vous prie d'accueillir tout d'abord une des meilleures équipes que l'on ait vu depuis des années : les GRYFFONDORS ! »

Sur la droite du terrain s'ouvrit une porte. Dans un temps probablement répété à l'avance, sept joueurs sortirent un à un.

« - Et voici : SPINNET, une petite nouvelle accompagnée par HEGEL et BARROW, les trois POURSUIVEURS, WEASLEY et WEASLEY, les deux nouveaux BATTEURS dont c'est le premier match, DUBOIS, le GARDIEN, et enfin, l'incroyable ATTRAPEUR et CAPITAINE de Gryffondor, CHARLIEEEEE WEASLEY ! »

Un tonnerre d'applaudissements envahit le terrain à l'annonce de l'entrée en scène du grand rouquin. Mérida, cousine des Weasley, avait carrément sauté sur son banc, alors qu'un peu partout dans le stade, même chez les Serpentards, de jeunes filles avaient poussé des cris stridents, certaines allant jusqu'à déclarer leur flamme au capitaine.

Raiponce pouvait les comprendre. Charles « Charlie » Weasley était loin d'être laid. Grand, large d'épaules et musclé par le quidditch, constamment souriant, ce qui montrait le léger écart entre ses deux incisives supérieures, il était réputé comme doux et avenant avec tout le monde et en particulier avec ceux aimant les animaux. Et surtout, on ne lui connaissait aucune relation amoureuse et ce depuis maintenant deux ans. De quoi faire espérer les demoiselles croyant encore au prince charmant (3).

Se secouant la tête pour chasser toutes ces pensées qui la faisaient rougir, Raiponce se reconcentra sur la suite de l'entrée en jeux. Les portes des Poufsouffles venaient de s'ouvrir.

« - Et maintenant, acclamez une équipe connue pour son fair-play et la qualité de ses poursuiveurs, voici les POUFSOUFFLES ! Tout d'abord, ARROW, HUDSON ET PARTH, les POURSUIVEURS. Viennent après SMITH et WESSON, les deux BATTEURS. Puis REAGAN, le GARDIEN et CAPITAINE et enfin, encore un nouveau, DIGGORY, l'ATTRAPEUR ! »

Les deux capitaines, c'est-à-dire l'ainé des Weasley encore scolarisés et Reagan, se placèrent face-à-face. Sur l'ordre de Bibine, ils se serrèrent la main, puis reprirent leur position. Après avoir rappelé les règles en vigueur à Poudlard, l'arbitre, donna un coup de pied à la boite posée au sol, libérant les deux cognards et le Vif d'Or. Prenant le Souaffle en main, elle siffla une fois dans son sifflet, puis lança la grosse balle rouge en l'air. Le match commença.

« - Et c'est Arrow qui attrape le Souaffle. Sans perdre de temps, il se précipite vers les buts adverses. Mais… Mais un cognard envoyé par George Weasley, ou bien est-ce Fred ?, le frappe sur l'épaule gauche. Malheureusement pour Gryffondor, Arrow a eu le temps de passer la balle à Hudson, qui continue sa route vers les anneaux de Gryffondor. Il tire et…. La balle est interceptée par Alicia Spinnet, la nouvelle poursuiveuse de Gryffondor. Jolie et douée, que demander de plus ?

- Monsieur Jordan, contrôlez vos hormones, intervint le professeur Mcgonagall, maintenant habituée aux débordements du commentateur.

- Pardon Professeur. Je disais donc : Spinnet s'empare du Souaffle, s'approche des buts, elle… Passe à Barrow qui se place et…. MARQUE ! 10 points pour Gryffondor ! »

Raiponce sentait l'excitation monter en elle. Bien sûr, voir un match n'avait rien à voir par rapport au fait de jouer, mais regarder un match de quidditch était passionnant. Par exemple, elle était actuellement en train de chercher comment adapter la technique de Spinnet à son propre jeu.

À sa droite, Mérida semblait ne plus savoir se tenir et était finalement restée debout sur son banc, hurlant de joie à l'annonce des points marqués par son équipe. Même Harold, qui était pourtant sceptique il y a une demi-heure à peine, semblait s'amuser comme un petit fou.

« - La balle est renvoyée à Hudson, qui veut la renvoyer à Arrow mais la passe est interceptée par Hegel, dernier poursuiveur de Gryffondor. Celui-ci part vers la droite et passe à Barrow, qui passe à Spinnet. Qui repasse à Barrow. Hegel, Spinnet, Barrow, Spinnet, Barrow, Hegel… Je pense que nous avons là un excellent exemple d'attaque en triangle de la part des poursuiveurs de Gryffondor. Une dernière passe à Spinnet, qui s'avance et …. Oh non ! Reagan, le gardien de Poufsouffle, arrête le tir ! Et la balle est de nouveau en jeu ! »

Une heure trente plus tard, le score s'élevait à 130 – 140 pour Gryffondor, mais la maison du Lion était maintenant handicapée, Alicia Spinnet ayant été envoyée sur le banc de touche par un cognard de Smith, un des batteurs de Poufsouffle. Le match semblait parti pour s'éterniser quand…

« - Weasley Senior et Diggory se mettent en chasse. Il semblerait que le Gryffondor ait repéré le Vif d'Or. S'il l'attrapait, cela signifierait une victoire écrasante des lions ! Ils sont maintenant au coude-à-coude. Mais…. Mais que fait Weasley ? Il pique vers le sol, suivit de Diggory. Ils se rapprochent à grande vitesse du sol ! Vont-ils s'écraser ? Il semblerait que cela ne soit pas le cas pour Diggory qui relève son balai à moins de 2 mètres du sol. Weasley continue à descendre. Si c'est une feinte de Wronsky, elle a échoué. »

Raiponce se mordit la lèvre. Elle savait que Charlie Weasley était un grand joueur, qui avait même été approché par plusieurs équipes professionnelles. Mais il semblait si près de s'écraser.

« - Et ce n'était pas une feinte ! Weasley vient de remonter et il brandit le poing, où semble s'agiter le Vif d'Or, qui rapporte 150 points à Gryffondor. Ces derniers remportent le match avec 290 points à 130. Ce qui signifie que les Lions affronteront Serpentard dans deux mois et que le dernier match de l'année opposera Poufsouffle aux Serdaigles ! C'était Lee Jordan, commentateur ! »

La jeune Serdaigle soupira de soulagement. Non seulement sa maison avait maintenant toutes les chances de gagner la coupe s'ils gagnaient assez de points au prochain match, mais en plus l'attrapeur de Gryffondor s'en était sorti indemne. C'était peut-être un adversaire, mais elle ne souhaitait que très rarement du mal aux autres.

« - On descend le voir ? demanda Mérida, en entraînant déjà Harold.

- Pourquoi pas, répondit Raiponce, en se doutant que la jeune fille parlait de son cousin. »

Les deux jeunes filles, plus un garçon tiré contre sa volonté et un être invisible qui se moquait gentiment de ce dernier, dévalèrent les gradins, avant de se rendre près du grand rouquin, qui s'étirait avant d'aller prendre sa douche.

« - Charlie ! cria la jeune Gryffondor.

- Mérida ? Qu'est-ce que tu viens faire ici ?

- Te féliciter, andouille. Et t'as filé des frissons à Raiponce pendant tout le match, alors je pouvais pas faire sans te la présenter.

- Mooooooon, ma petite cousine vient me présenter ses amis. Je suis ému, fit le grand gaillard en essuyant une larme imaginaire. Viens-là, crevette, fit-il en attrapant la jeune fille rousse.

- Aaaargh, lâche-moi, fit Mérida. Tu pues le bouc.

- Toujours aussi sympathique. Et toi, fit-il en se tournant vers Harold, t'es qui ?

- Je… Je m'appelle Harold. Harold Haddock.

- Un Poufsouffle ? J'espère que tu ne m'en veux pas trop pour avoir battu ta maison.

- Quoi ? Non ! Je… Je ne m'intéresse pas trop au Quidditch. Mais le match d'aujourd'hui était chouette !

- Haddock… reprit Charlie. Tu ne serais pas de la famille de Stoïk Horrib'Haddock, du Pays de Galles ?

- C'est ma famille. Je suis le fils de Stoik.

- Oh, je vois. Je n'aime pas beaucoup les Tueurs de Dragon. Mais tu sembles différent, fit le plus âgé, en fixant l'endroit où se trouvait maintenant Jack. Et tu dois l'être si Mérida t'apprécie, dit-il en se recentrant sur Harold. Je vais aller travailler dans une réserve de dragons l'année prochaine. Si l'envie t'en dit quand tu seras plus vieux, je t'accueillerai avec joie comme stagiaire. »

Raiponce nota avec amusement qu'Harold atteignait des nuances de rouges qui concurrençaient certainement le drapeau de Gryffondor. Le jeune garçon n'avait probablement pas l'habitude qu'on lui dise qu'il était différent. Du moins, différent d'une bonne manière.

« - Je, j'y penserai. Merci.

- Et toi, fit-il en se tournant vers Raiponce, tu es la nouvelle poursuiveuse de Serdaigle, c'est ça ?

- Oui.

- Dommage, nous ne pourrons pas jouer ensemble, vu la configuration des matches de cette année. Tu te défends plutôt bien, d'après ce que j'ai vu.

- Merci, dit Raiponce en rougissant à son tour.

- Bon, je vous laisse les jeunes. D'après Mérida, je pue, donc je m'en vais me laver. »

Sur ces mots, le cousin se retourna et prit le chemin des vestiaires, laissant les trois adolescents, quatre en comptant le garçon invisible qu'était Jack, sur le terrain.

« - Il est chouette, ton cousin, dit Harold à son amie.

-Je sais. Mais il s'en va l'année prochaine. Et ceux qu'il me reste à Poudlard, c'est-à-dire Percy, Fred et George sont plus ennuyeux. Percy avec son règlement et les jumeaux avec leurs blagues. En plus, il y en a un autre, Ronald, qui arrive en première en septembre.

- Bah, il sera peut-être intéressant.

- Peut-être. »

Les quatre jeunes partirent ensuite chacun de leur côté, poursuivant leurs propres activités. L'année était loin d'être finie.

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(1) coter vacher veut dire noter un devoir ou une interro très sévèrement. (apparemment encore un belgicisme :) )

(2) J'ai préféré prendre ce système-là, qui permet de se limiter à quatre match par an, plutôt que de faire s'affronter chaque maison entre elles (donc, G – Serp, G – Serd, G – P, Serp – Serd, Serp – P, Serd – P) plus une finale et une petite finale (le système utilisé dans les livres, je pense), ce qui monte le nombre de match à huit par an, ce que je trouve énorme en sachant qu'il faut faire des sélections et entraîner les nouvelles recrues en début d'année.

(3) Le physique de Charlie Weasley, que l'on reverra plus tard dans l'histoire, m'a été inspiré par un garçon qui suit les mêmes études que moi. Et comme il n'est pas vraiment décrit dans le livre, j'ai pris la liberté de la faire à mon idée, pour le caractère.

Voilà, j'ai essayé de centrer ce chapitre un peu plus sur les filles, car on m'a fait remarquer, et je l'avais moi-même vu, que l'histoire commençait à se concentrer très, voir trop, fortement sur Harold et Jack. J'espère avoir réussi.

Et on sait enfin ce qu'est le Projet A. Par contre, avec tous les indices que j'avais laissé (Maraudeurs, A de "Animagus", la famille Dunbroch, le fait que ce soit illégal et compliqué,...), je suis étonné que personne n'ait trouvé avant. Sauf Emmawh, qui a esquivé la question pendant une semaine et qui était sure de se tromper.

Une petite question : Est-ce que les matchs de quidditch vous intéressent ? La semaine prochaine, j'en mettrais un du point de vue de Raiponce (qui jouera dedans) mais si vous n'aimez pas cela, je mettrais simplement les résultats à un moment ou un autre, pour les années à venir.

Une autre : Est-ce que cela vous plairait que je fasse un petit résumé à la fin de chaque année des Big Four ? Histoire de se rappeler des évènements antérieurs ?

Et ce chapitre est ÉNORME ! Il fait près de 6000 mots, la limite que je me suis imposé par chapitre. C'est le plus gros chapitre que j'ai jamais écrit !

Dans deux semaines, dernier chapitre de la partie 3 (normalement). Celui-ci se présentera sûrement sous la forme de petites scénettes plutôt que de quatre longues scènes. On y retrouvera le retour à la normale de Jack, un autre match de quidditch et probablement les vacances de nos quatre héros. Tout cela dans : « Chapitre 13 : Fin d'année »

5955 mots.