Le Projet A
Disclaimer : Voir prologue
Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.
Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…
ATTENTION : À partir de ce chapitre, de nombreux personnages des livres vont être introduits. Je sais que nombre d'entre vous ont vu les films Harry Potter, avant même de lire les livres pour certains. Vous avez donc en tête, quand je vous dis « Remus Lupin », l'image de l'acteur avec son horrible moustache ou celle de Rupert Grint quand je vous dis « Ron Weasley ». Et bien oubliez-les. Lire, c'est imaginer, alors imaginez les personnages, créez les vôtres, faites vivre l'histoire avec vos propres idées, vous serez toujours plus satisfait qu'avec les acteurs. Le conseil ne vous servira peut-être à rien, mais je tenais à vous le donner. (Cette règle connaît quelques exceptions, comme Bellatrix ou Snape, mais c'est un avis purement personnel)
ATTENTION 2 : Plume1304, qui avait gagné le droit de me lancer un défi pour avoir posté la centième review, n'a pas d'idée. Dans ce cas, je vous propose de m'en lancer un chacun à la fin de votre review (sur les Big Four, avec thème et les couples ou types de couples que vous ne souhaitez pas y voir). Dans deux semaines, je choisirai le défi qui me parle le plus et je l'écrirai durant les vacances.
Merci à Aangelik pour sa correction !
Merci à Isis Nephtys, Emmawh, Philou, Guest (Coralinda ?), Deadly Fury, Lyans, CheeseVampire et Lyans (bis repeptita ^^) pour leurs reviews !
Merci à CheeseVampire et Lyans pour leur mise en favori de la fiction.
Coralinda : (je suppose que c'est toi le « guest ») Merci pour ta review et pour tes compliments. Comme je te l'ai déjà dit, j'essayerai d'insérer cela dans la fiction, même si je ne te promets rien.
Philou : Merci pour ta review et tes compliments ! On reparlera du mariage de Mérida une autre fois, dans quelques chapitres. Et je suis très content que la partie d'Harold t'ait plu. Dans ce chapitre, le trio d'or commence à apparaître, même s'ils resteront au second plan, comme pour le reste de la fic.
Paquerette-san : Merci pour ta review. Je suis content que mon histoire t'ait plu en générale et que certains points (notamment le sort de Jack et Dumbledore, deux choses dont je n'étais pas vraiment sûr et qui finalement plaisent) t'aient octroyés un « sursaut d'attention ». On ne revoit pas l'œuf dans ce chapitre, mais dans le prochain. J'espère qu'il te plaira quand même !
Et maintenant, place à la fiction !
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Chapitre 15 : Nouveaux arrivants
Le Poudlard Express partait. Et déjà, au travers de ses fenêtres, le ciel gris de Londres faisait place au soleil des campagnes. Un peu trop vite pour que cela soit honnête, d'ailleurs.
Regardant les champs défiler sous ses yeux, Mérida se demanda s'il n'y avait pas un sort caché derrière tout cela. Peut-être un filtre placé sur les fenêtres, donnant l'image d'un temps radieux alors que l'éternelle pluie anglaise tombait dehors.
D'un coup, la rousse se redressa. Qu'est-ce qui lui prenait de se poser des questions pareilles ? Elle passait trop de temps avec Harold et Raiponce. En parlant de ces deux-là…
Ses amis étaient présentement en train de bavarder. À propos de la « théorie de la Métamorphose appliquée au sortilège de polymorphisme à l'intention des scarabées ». La première moitié de la phrase avait ennuyé Mérida. La seconde partie l'avait presque assommée et la laissait perplexe : QUI pouvait apprécier de parler de telles choses, sérieusement ?
Ces deux-là, apparemment. Ils ne se parlaient pas tellement souvent, mais une fois mis en route, on ne les arrêtait plus. Ils étaient tellement dedans qu'ils en oubliaient la présence de Mérida, ce qui était relativement vexant. En soupirant, elle se leva, n'étant pas prête à les écouter babiller encore longtemps. Mieux valait partir en balade dans les couloirs du train.
Depuis l'année passée, à chaque voyage, la jeune fille se laissait un petit moment durant le trajet pour circuler dans les voitures du Poudlard Express. Pas forcément pour aller à la rencontre de nouvelles personnes ou discuter avec de « vieilles connaissances », mais plutôt pour la faune locale, qui s'avérait être assez divertissante. Entre les amis des années précédentes qui montraient leur joie de se revoir à l'aide de cris surexcités, voire d'explosions pour les jumeaux Weasley et Lee Jordan, les petits sang-purs de première année qui croyaient encore que le nom de papa allait les protéger de tout et les nouveaux sorciers qui débarquaient dans ce monde de fou, il y avait toujours de chouettes trucs à voir le premier septembre dans le Poudlard Express.
Le premier que vit Mérida, se fut une tornade rousse poursuivie par deux autres.
« - Laissez-moiiiiiiiii, criait la première tornade.
- Allons, Ronnie, c'est qu'une petite araignée, rien de bien grave.
- M'approchez pas avec ce truc, s'exclama « Ronnie », avant de s'engouffrer dans une cabine apparemment vide quelques mètres plus loin, sans remarquer que ses assaillants ne le suivaient plus.
Lesdits assaillants s'étant arrêtés à hauteur de Mérida.
« - Tiens, voilà la cousine !
- Fred, George, qu'est-ce que vous avez encore trouvé pour ennuyer Ronald ? Votre mère ne vous a pas dit de veiller sur lui ?
- Tu suis les ordres de ta mère, toi ? Parait que t'as foutu un sacré bordel pendant les vacances, en n'acceptant pas les fiançailles ! J'aurai aimé voir la tête de tante Léanore au moment où tu as quitté la salle en hurlant que tu refusais.
- Oh, ça va, hein. Au fait, pourquoi il criait ? J'ai pas compris ce qu'il baragouinait.
- C'est une surprise que Lee nous a ramené de voyage », répondit Fred, ou bien George, en désignant une boite qu'il tenait dans les mains.
Curieuse, Mérida se pencha vers la boîte. Au fond de celle-ci se tapissait une grosse araignée. Enfin, « grosse »… Comparativement aux araignées habituelles de la région, elle était énorme avec sa longueur frôlant probablement la quinzaine de centimètre et un gros corps plein de poils. Mais à côté d'une acromentule, elle paraissait plutôt rachitique. Et le mot était faible.
« - C'est de ça qu'il a peur ? La pauvre bête doit être terrorisée !
- On sait, mais le pauvre enfant a une trouille bleue des araignées depuis une étrange histoire d'ours en peluche se transformant soudain en mygale.
- Sombre histoire, hein. Je suis sûre que vous n'y êtes pour rien.
- Tu nous connais, Mérida.
- Quand je vous vois, je n'ai aucun doute que vous et les triplés soyez de la même famille.
- Tu vas nous faire rougir, vile flatteuse, répondirent les jumeaux en cœur.
- C'est ça. Bon, je vais voir si Ron se remet. »
Se détournant des jumeaux, elle entra dans le wagon où son cousin s'était précipité quelques minutes avant.
Avec étonnement, elle le trouva en conversation avec un autre jeune garçon. Petit, des cheveux noirs ressemblant à un nid d'oiseau et des lunettes dont les montures semblaient prêtes à lâcher. Encore un qui se ferait bouffer dans la première semaine par les autres première année.
« - Mérida ? s'étonna Ron, un gamin aussi roux que ses frères.
- Salut cousin. Je suis venue voir si tu avais survécu à l'attaque des jumeaux. Tout ce cirque pour une araignée.
- Je déteste ces bestioles et ils le savent. Au fait, je te présente Harry Potter. »
L'autre garçon, qui semblait être très gêné par le fait d'être présenté avec une telle ferveur, la salua timidement. Finalement, il ne se ferait peut-être pas bouffer. Le pourfendeur de Voldemort, sauveur du monde Sorcier… Un sauveur qui semblait bien étranger à la magie vu la façon dont il fixait la chocogrenouille, une confiserie sorcière dotée d'un sort simili-vie, faire son unique saut au sortir de sa boîte. À le voir comme ça, Mérida se remémora une des rares leçons de sa mère qu'elle avait écouté.
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« - Le 31 octobre 1981, Harry Potter, peu après la mort de ses deux parents, mit fin au règne du plus terrible mage noir du XXè siècle. Après sa victoire, le jeune garçon fut pris en charge par Albus Dumbledore, avant de disparaître», finit Léanore.
La lady, qui faisait les 100 pas devant son bureau, se tourna vers sa fille pour découvrir un phénomène rare : la jeune fille l'écoutait. Mérida, fascinée, posa même une question.
« - Et on ne sait vraiment pas où il est depuis ?
- Nous n'avons que des suppositions. Étant donné qu'il n'a pas été vu sur le Chemin de Traverse ni dans un haut-lieu sorcier du Royaume-Uni, cela nous laisse deux possibilités : soit il est à l'étranger, soit il est chez des moldus. Cependant, les différents mondes sorciers sont très liés entre eux, nous aurions donc entendu parler d'une apparition du jeune Potter. Cela ne laisse qu'une solution : le monde moldu. Qui est probablement le meilleur endroit pour qu'il puisse grandir sans les contraintes de sa célébrité.
- Alors il ne connaît rien de la magie ? demanda Mérida.
- Ou très peu. C'est pour cela que cette année, quand il arrivera à Poudlard, tâche de t'en approcher. Si tu lui apprends comme se débrouiller à Poudlard, il te sera redevable, ce qui serait une très bonne chose pour la famille. »
La jeune fille souffla. Pour une fois que le sujet était intéressant, voilà que sa mère revenait avec ses gros sabots.
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Ainsi, sa mère avait raison : Dumbledore avait envoyé le fils Potter dans le monde moldu.
« - Harry Potter, hein ? Et bien j'espère que tu atterriras à Gryffondor, histoire que l'on fasse connaissance.
- Gryffondor ? demanda le garçon.
- Je vois. Ron, va falloir que tu lui expliques tout cela. Moi, je vous laisse, j'ai encore quelques petits trucs à faire. »
Ce qu'elle voulait surtout faire, c'était aller aux toilettes. Mais ça le faisait plus que moyen si on voulait faire bonne impression sur le héros du monde magique.
Alors que la rousse se dépêchait de se rendre au petit coin, elle fut interceptée par une fille, apparemment elle aussi nouvelle vu qu'il n'y avait que les premières années stressés pour enfiler leur robe dès le début du voyage, qui lui demanda :
« - Excuse-moi. Tu n'aurais pas vu un crapaud ? Il y a un garçon qui a perdu le sien.
- Non, non, désolée, répondit-elle en se dandinant.
- Oh. Et bien merci quand même. »
Mérida contourna rapidement la fillette, avant de continuer dans la direction des toilettes. Pourquoi diable n'y avait-il qu'un WC par wagon, sachant qu'il y avait près de 40 élèves dans chacun de ceux-ci ? Les sorciers n'allaient jamais aux toilettes ou quoi ?
En voyant la porte marquée d'une silhouette stylisée de dame, la Gryffondor poussa un soupir de soulagement. Elle y était arrivée.
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Sitôt que les élèves furent descendus du train, la pluie recommença à tomber. Paniquée, Raiponce se dépêcha de fourrer sa longue tresse dans sa capuche, ce qui ne protégeait ses cheveux que très relativement, vu la masse capillaire, avant de foncer vers une calèche, Harold et Mérida à sa suite.
Elle entra vivement dans la voiture, suivie quelques instants plus tard par Mérida.
« - Tu as perdu Harold ? Demanda Raiponce.
- Bah, il me suivait, répondit Mérida avant de passer rapidement sa tête. Actuellement, reprit-elle, je pense qu'il est en train de dire bonjour aux trucs inexistants qui tirent la calèche.
- Aux trucs inexistants ?
- Ben oui. Il tapote un endroit, là où devrait se trouver des chevaux. Tu sais, je ne me pose plus de questions sur Harold, au fil du temps.
- Qu'est-ce que j'ai encore fait ? demanda ce dernier, alors qu'il montait à son tour dans le véhicule.
- Rien. »
Sur ces mots, la voiture se mit en route vers le château.
Raiponce lâcha un petit bruit content. Elle était enfin de retour à Poudlard. Plus de mère sur le dos, plus d'interdiction de sortir, elle pourrait pratiquer la magie et surtout, continuer le projet qu'elle avait avec Mérida de devenir animagus.
En parlant du projet, il faudrait bientôt penser à intégrer Jack. L'année passée, après sa longue absence, il avait montré qu'il n'avait rien perdu de ses capacités en potions. Il était la personne parfaite pour les aider à réaliser la potion de chamanisme nécessaire à la transformation.
Pendant que la jeune fille réfléchissait à comment exactement elle allait procéder pour persuader Jack de faire partie de l'expérience, la calèche continua son petit bonhomme de chemin, avant d'arriver aux portes du Château de Poudlard.
Une fois descendus de la voiture, les trois enfants durent se séparer, l'un partant chez les Poufsouffles, l'autre chez les Gryffondors et Raiponce chez les Serdaigles.
Une fois assise, la jeune fille commença à échanger les inévitables potins de vacances avec ses camarades de dortoir : qui s'était mis en couple, qui avait quitté qui, quels noms célèbres arrivaient à Poudlard cette année, ect…
Un petit quart d'heure plus tard, les nouveaux Première Année arrivèrent dans la grande Salle. Comme chaque année, il y avait dans le groupe : les petits arrogants qui se déplaçaient comme si le château leur appartenait, les perdus, ceux qui fixaient le plafond enchanté reflétant le ciel,…
Comme à chaque Répartition, le professeur Mcgonagall disposa les élèves en files, qui deviendraient vite des « tas » vu l'excitation des enfants. Puis, le Choixpeau se mis à chanter.
Je n'suis pas d'une beauté suprême
Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit
Je veux bien me manger moi-même
Si vous trouvez plus malin qu'moi.
Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides,
Font pâl'figure auprès de moi
Car à Poudlard, quand je décide,
Chacun se soumet à mon choix.
Rien ne m'échapp' rien ne m'arrête
Le Choixpeau a toujours raison
Mettez-moi donc sur votre tête
Pour connaitre votre maison.
Si vous allez à Gryffondor
Vous rejoindrez les courageux,
Les plus hardis et les plus forts
Sont rassemblés en ce haut lieu.
Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vous s'rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale.
Si vous êtes sage et réfléchi
Serdaigle vous accueillera peut-être
Là-bas, ce sont des érudits
Qui ont envie de tout connaître.
Vous finirez à Serpentard
Si vous êtes plutôt malin,
Car ceux-là sont de vrais roublards
Qui parviennent toujours à leurs fins.
Sur ta tête pose-moi un instant
Et n'aie pas peur, reste serein
Tu seras en de bonnes mains
Car je suis un chapeau pensant !
Comme à chaque fois que le morceau de tissus entamait sa mélodie de bienvenue, Raiponce se laissait emporter. Elle aimait l'entendre louer les Fondateurs, expliquer les qualités des quatre maisons et promettre aux nouveaux de les envoyer dans la maison où ils seraient le mieux.
Quand la chanson fut finie (1), la sous-directrice déroula son parchemin, avant de commencer l'appel.
De bon cœur, Raiponce applaudit à tout rompre chaque élève qui atterrissait à Serdaigle, mais aussi ceux qui allaient dans les autres maisons. Cependant, il y eu un élève qui eut droit à un traitement particulier.
« - Potter, Harry. »
Le silence fondit sur la salle, tel un oiseau de proie sur un pauvre lapin apeuré. Un tout, tout petit garçon s'extirpa de la masse compacte que formaient les premières années, avant de s'avancer vers le tabouret. Il s'assit dessus, avant que le professeur ne pose le Choixpeau sur sa tête, qui fut quasiment entièrement couverte.
Pendant une minute, voire deux, ce qui était déjà plus long que pour la majorité des élèves, le chapeau magique hurla :
« - Gryffondor ! »
La table des lions éclata en applaudissement. Raiponce regarda le garçonnet trottiner vers sa nouvelle table, apparemment troublé par l'attention dont il faisait l'objet.
Alors c'était lui le héros du monde magique ? Il était plutôt loin de la description du livre « Grands évènements du XXè siècle », où l'auteur avait décrit le jeune Potter, 1 an et demi à l'époque, comme se dressant fièrement sur ses jambes face au grand mage noir Voldemort qu'il désintégra d'un éclair sorti de son index.
Raiponce observa le garçon quelques instants supplémentaires, avant que « Turpin, Lisa » ne soit envoyée à Serdaigles, sortant la blonde de son monde.
Une fois la Répartition finie, le repas put enfin débuter, aussi extraordinaire que les années précédentes. Quelques heures plus tard, après que Dumbledore eut fait un discours que Raiponce aurait été incapable de répéter vu l'état de fatigue dans lequel elle se trouvait, tous les élèves prirent la direction des dortoirs, pour une nuit de sommeil bien méritée.
Le lendemain matin, alors que les troisièmes années de Serdaigle venaient de recevoir leurs horaires, la jeune fille trouva le moment idéal pour aborder Jack Overland et l'intégrer au projet. Le Serpentard n'avait qu'à bien se tenir !
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La neige tombait doucement, créant une jolie couche cotonneuse sur le sol. Au pied d'un arbre, une forme commençait à disparaître sous la poudreuse.
Cette forme, c'était Jack. Et Dieu qu'il était bien là. Contre toute attente, et logique, la neige n'était pas froide mais délicieusement chaude, cette même chaleur que provoque un édredon bien doux les soirs d'hiver. Si seulement il pouvait rester dormir là pour l'éternité, ce serait…
« - DEBOUT JACK ! hurla une voix »
Un hurlement qui fit sursauter l'adolescent, le débarrassant de sa couche de neige bien-aimée et le renvoyant droit dans son lit.
« - Laisse-moi, grogna le Serpentard
- Non, non, non, chantonna joyeusement le réveil humain qu'était Marius. On doit être à 8h dans la Grande Salle ! Allez, debout ! On se lève, petit paresseux. »
Jack sortit sa tête de sous la couverture pour fixer méchamment son soi-disant meilleur ami.
« - Je te déteste. Tu le sais, n'est-ce pas ?
- Mais oui, mais oui, tu me le dis à chaque fois que je me dévoue pour te sortir du lit. Maintenant, continua-t-il en attrapant le bord de la couette, DEBOUT !
- Marius, fais pas ça, noooooooon », geignit Jack en tentant de retenir la couverture.
Laquelle s'envola joyeusement, dévoilant le magnifique pyjama à motif « petits flocons de neige sur fond bleu » de Jack.
« - T'as vraiment un problème avec la neige, tu sais, le nargua Marius.
- Ma couverture…
- Cesse de chouiner, et à la douche. »
Toujours en râlant sur les mauvais amis qui se prenaient pour sa mère, le jeune Overland prit la direction de la salle de bain.
Après avoir pris sa douche, s'être plus ou moins coiffé et avoir béni le génie qui avait décidé de ne pas mettre de miroirs parlants dans les salles de bains de Poudlard, Jack fut enfin prêt à parcourir les couloirs de l'antique école.
Accompagné de Marius, qui tenait présentement un monologue sur le thème « les informations de la semaine », le Serpentard prit le chemin de la Grande Salle, histoire de déjeuner avant sa journée-marathon.
Parce que oui, le jeudi était une journée-marathon. C'était peut-être le premier jeudi de l'année, mais Jack sentait qu'il allait détester ce jour pour les dix mois à venir.
Pour débuter la journée : deux heures de métamorphose, sa matière honnie. Et Mcgonagall ne semblait pas l'aimer plus cette année que l'année passée, vu le regard qu'elle lui avait lancé dans le couloir, alors qu'il ne faisait que déposer ses bombabouses. Ensuite, sortilèges puis le dîner. Après le dîner, l'unique réelle bonne chose de la journée arrivait, c'est-à-dire le cours de potion. Le truc, c'est qu'après le cours de potion, qui se déroulait dans les cachots, ceux qui l'avaient pris en option avaient cours de Divination. De un, Marius ne l'avait finalement pas pris et s'en allait donc en Runes à cette heure-là. De deux, le cours de Divination se déroulait tout en haut de la tour nord. Soit sept étages au-dessus du cours de Potion. Sept étages à monter en moins de cinq minutes, si l'on voulait arriver à l'heure. Vive la course à pied.
Enfin, avant tout cela, il y avait le déjeuner. S'installant à sa place habituelle, Jack se servit généreusement d'œufs et de bacon, avant de remarquer l'attroupement qui s'était formé au niveau du milieu de la table des Serpentards. Se tournant vers Marius, qui semblait posséder l'incroyable capacité à être au courant de tout, il demanda :
« - C'est quoi tout ce bazar, là-bas ?
- Ca ? C'est juste un première année, un certain Draco Malfoy. Le fils d'un aristocrate sang-pur plutôt connu dans le milieu politique. Apparemment, il s'est autoproclamé Prince des premières de Serpentard hier soir.
- Depuis quand on a un « prince » ?
- Je sais pas trop. Mais de ce que j'ai appris, il souhaite défier les Princes de deuxième et de troisième année pour récupérer leur poste, répondit Marius en se beurrant un toast.
- Il veut défier des Princes inexistants pour récupérer un poste qui n'est pas réel, en gros ?
- Plus ou moins, conclu le Serpentard avant de mordre un bon coup dans le pain grillé.
- Mais c'est débile !
- Va savoir. Il va peut-être créer des vocations et on aura un prince d'ici midi. Tiens, t'as qu'à te présenter.
- Moi, Prince des troisièmes ? Même si c'était réel, non merci. Et puis, il va les défier comment ? Il est peut-être fils d'aristocrate, mais il n'est qu'en première. Tu bats pas grand-chose avec un sortilège de Lévitation.
- Un concours de verbe, selon mes sources. De ce que je sais, les deux adversaires devront s'envoyer des piques et celui qui se retrouve à court d'idée aura perdu.
- Et tu voudrais que je me présente à ça ? Non merci. Et puis, t'imagines ça, toi ? « Jack Overland, Prince de Serpentard ».
Marius, la bouche pleine, lui envoya un regard amusé. Puis les deux garçons se remirent à manger, sans remarquer le regard qui s'était posé sur eux durant leur conversation.
Une dizaine de minutes plus tard, Jack se rendit en métamorphose. Le thème du jour : Transformer sa souris en figurine de bois deux fois plus grande. Passionnant.
Après une heure de théorie assommante, il fut temps de passer à la pratique. Après quelques essais infructueux, Jack avait bien essayé de discrètement jeter un sort de gonflement à sa souris, histoire de ne plus qu'à devoir la transformer en bois, mais le cri suraigu de la bestiole avait attiré l'attention de Mcgonagall. Sale bête. Et Jack n'était même pas sûr lui-même de qui il voulait réellement parler en disant cela.
Quand la torture prit fin, le Serpentard s'en alla en cours de Sortilège, une matière qu'il maîtrisait plutôt bien. Heureusement, le cours ne dura qu'une heure, une heure où ils révisèrent des enchantements vus l'année précédente.
Puis, enfin, le dîner. Que Jack passa en observant les deuxièmes s'élire un Prince. Sitôt qu'il fu en place, il s'en alla parler au jeune Malfoy et le défia dans ce fameux « Duel de Verbe », qui devrait se dérouler ce soir devant toute la maison de Serpentard. Si l'on exceptait ça, et le moment où Jack s'étrangla avec son jus de citrouille, le dîner fut plutôt calme.
Après le dîner, ce fût le tour des potions, la seule heure que Jack appréciait véritablement sur la journée. S'installant près de Raiponce Tower, sa partenaire depuis deux ans, il prit plaisir à se replonger dans cet art qu'il appréciait, découpant et mélangeant, aidé de sa partenaire, dans le but de réaliser un philtre de tristesse.
En parlant de sa partenaire… Raiponce, d'habitude plutôt bavarde, fut étonnement silencieuse durant l'heure de cours. D'après ce que Jack avait pu voir, elle s'était contentée de réaliser sa partie et de l'observer attentivement pendant qu'il faisait l'autre moitié de la potion. Étrange.
Quand l'heure arriva, trop tôt au goût de l'adolescent, à sa fin, les élèves qui avaient pris Divination en option se dépêchèrent de ranger leurs affaires, histoire d'essayer d'arriver à l'heure.
Suivant le troupeau qui semblait se diriger vers la tour nord, Jack entreprit de monter les différentes volées d'escaliers, montant toujours plus haut pour se retrouver…. Face à un cul-de-sac.
« - Et merde ! s'exclama-t-il.
- Pas la peine d'être grossier », lui répondit une voix.
Se retournant, il se retrouva face à Raiponce.
« - Tu cherches la classe de divination ? demanda-t-elle.
- Oui ? Je crois que je me suis un petit peu perdu.
- J'ai ce cours là aussi. Suis-moi. »
Emboîtant le pas de la jeune fille, Jack eut tôt fait de se retrouver, non pas devant une porte, mais devant une trappe.
« - T'es sûre que c'est ici ?
- Oui oui, ne t'inquiète pas. »
Attrapant l'anneau qui dépassait de la trappe, elle tira dessus, dévoilant un escalier qui exhalait des relents d'encens bon marché.
En gravissant les marches nouvellement découvertes, Jack se retrouva dans ce qui ressemblait à une roulotte gitane.
« - Je vous attendais. Mon troisième œil m'avait averti que certains jeunes gens arriveraient en retard, geignit une voix, qui semblait provenir d'un être humain quelque peu insectoïde, paré de divers breloques et bijoux bons marchés.
- On, on s'était perdu.
- Oui, je sais. Prenez une tasse et asseyez-vous. »
Raiponce se saisit d'une tasse et Jack l'imita, avant de la suivre à une table où se trouvait déjà quelqu'un que Jack connaissait.
« - Tiens, Dunbroch, ravi de te revoir.
- Hmmm.
- Toujours aussi aimable, je vois. »
Mérida allait répondre, mais fut coupée par le professeur.
« - Chers enfants, je suis le professeur Trelawney. Nous sommes ici réunis pour que vous appreniez à vous plonger dans les arcanes obscurs et complexes de la divination. Vous n'aurez certes pas tous un don pour cela, et je doute que quelqu'un l'ait au même niveau que moi, mais je vais vous apprendre à déchiffrer les signes que l'au-delà, oui, l'AU-DELÀ, nous envoie.
-Elle a l'air complètement allumée, souffla une voix dans la salle.
- La première voie que nous étudierons est celle des feuilles de thé. Je vais vous verser à chacun une tasse, puis vous prendrez votre manuelle page 27 et suivrez les instructions qui y sont décrites. »
Jack ouvrit son manuel, puis commença à suivre les étapes. Il but le thé, tourna sa tasse trois fois dans les sens contraire des aiguilles d'une montre, et enfin la retourna sur sa soucoupe. Puis, il passa sa soucoupe à sa voisine de gauche, qui était Raiponce, qui passa la sienne à Mérida et Jack se retrouva avec les feuilles de thé de la rousse.
Cependant, cette dernière fut la seule à poursuivre l'aventure, car Raiponce empêcha Jack de faire de même.
« - Dis-moi… commença-t-elle.
- Hmmm ?
- T'aimes vraiment les potions, non ?
- Ben, oui. Pourquoi ?
- T'aimes le cours ou c'est faire des potions qui t'intéresses.
- J'aime juste faire des potions. Le cours n'est que le moyen d'en faire.
- Ça te dirait d'en faire une réellement intéressante ?
- Où est-ce que tu veux en venir ? interrogea Jack.
- Euh, Raiponce, interrompit Mérida.
- Oui ?
- Selon ta tasse de thé, tu vas devoir t'occuper d'un lézard. Tu crois que c'est possible ?
- Cela parle sûrement de Pascal.»
Puis, la blonde se reconcentra sur Jack, le fixa tel un joueur d'échec qui vient de coincer son adversaire grâce à sa dernière manœuvre.
« - J'ai quelque chose à te proposer. »
Jack sentit un frisson le parcourir en voyant le sourire de la jeune fille. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui vouloir.
De son côté, Mérida se demanda si Pascal pouvait cracher du feu. Sûrement que non. Cela venait probablement d'une erreur d'interprétation. Ou alors du fait que la Divination soit une arnaque.
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La bibliothèque est un endroit calme. D'abord parce que les gens qui s'y rendent recherche ce calme, ensuite à cause de la présence de la sévère Mrs Pince, qui faisait régner une discipline de fer dans son domaine.
Cela ne voulait pas dire pour autant que l'on ne pouvait pas parler dans la bibliothèque. Mais il fallait savoir rester discret.
Et la discrétion, c'était un des points forts d'Harold. Ainsi que de son interlocutrice.
« - Donc il faut utiliser le sortilège « Is (2) » plus le nom du livre pour trouver les manuels que l'on cherche ? demanda-t-elle.
- Oui. Mais ça ne marche que si l'on connaît le titre exact du livre, répondit Harold.
- Et quand on veut juste une catégorie ?
- Alors on demande à Mrs. Pince.
- Elle fait peur, je trouve.
- Mais non, elle est gentille tant que tu es polie, que tu n'abîmes pas les livres et que tu ne fais pas de bruit.
- Tu… Tu crois qu'elle voudra bien m'aider ? »
Harold sourit avant de réconforter la jeune fille en face de lui. Elle s'appelait Hermione. C'était une née-moldue, férue de connaissance et très timide. Et la jeune fille avait atterri à Gryffondor. Ce qui faisait qu'elle ne se sentait pas vraiment à sa place au milieu de ces surexcités, à vouloir lire son bouquin tranquillement.
Harold avisa sa montre, puis paniqua.
« - Je suis désolé Hermione, je vais devoir te laisser, j'ai cours dans deux minutes.
- Pas de problème. On se retrouve ici dimanche, comme prévu ?
- Sans soucis, répondit Harold, en se souvenant qu'il avait promis à la jeune fille de lui montrer un peu le château. À dimanche, alors ! »
Sur ces mots, il s'en alla en cours, laissant la jeune Gryffondor avec son livre.
Marchant rapidement, il prit la direction du parc, courant presque de peur d'arriver en retard. Ce serait bête de rater le début du cours qu'il attendait depuis deux semaines.
Ce cours, c'était Soin aux Créatures Magiques, ou SACM. Au départ, il n'avait pas compté le prendre, mais après sa découverte de l'œuf, qui se trouvait maintenant sous sort chauffant bien caché dans une pièce discrète, il avait préféré éliminer Arithmancie de son choix d'option, prenant finalement SACM, qu'il partageait avec Mérida, et Étude des Runes.
Le cours qui allait bientôt débuter n'était pas réellement le premier, les élèves en ayant déjà eu un vendredi passé. Mais à cette heure-là, le professeur, Mr. Brulôpot, un homme qui lui rappelait un peu Gueulfort avec ses cicatrices et ses membres manquants, s'était contenté de se présenter et d'expliquer les règles de base de son cours, avant de leur faire nourrir des Veracrasses, les créatures magiques les plus inoffensives au monde, qui n'avaient pas de dents et dont les sucs gastriques ne savaient pas digérer autre chose que de la salade sans tuer la bête. Follement passionnant.
Mais aujourd'hui, le professeur avait promis de ramener des croups, des genres de fox-terriers ayant la queue fourchue(3). Et apparemment, se dit Harold en avisant les caisses posées dans la partie du parc qui servait de salle de classe, il avait tenu parole.
« - J'ai cru que t'allais arriver en retard, sourit Mérida.
- J'ai failli. J'ai pas vu l'heure passer.
- T'es pile à temps, il allait commencer.
-Tout le monde est là ? demanda justement Brulôpot. Je suppose que oui. Bien, aujourd'hui nous allons étudier les Croups durant les deux heures. Ils ne sont pas dangereux, mais ils ont des dents et un caractère bien à eux, contrairement aux veracrasses. Pendant la première heure, je vais vous expliquer ce qu'i savoir sur eux et durant la seconde, je vous donnerai un croup par groupe de deux et je vous demanderai de m'écrire une rédaction sur cet animal. »
Pendant la première heure, Harold prit consciencieusement note, dessinant des schémas, transcrivant les explications, ect… Cependant, la deuxième heure s'annonçait bien plus palpitante.
« - Bien. Maintenant que nous avons fini cela, mettez-vous par groupes et approchez-vous d'une caisse. Mais attendez bien mon passage avant de l'ouvrir. »
Presque par automatisme, Harold se mit avec Mérida, avant d'attendre le professeur. Celui-ci arriva rapidement.
« - Ah, Elton. Il a un petit caractère, mais il est plutôt gentil. Caressez-le sur le ventre, évitez ses pattes et il fera tout ce que vous dites. Tenez, ce sont des friandises, c'est toujours bon d'en avoir sur soi au cas où vous perdriez un peu le contrôle sur le croup. »
Sur ces mots, il ouvrit la boite, laissant sortir un petit chien tacheté à poil ras, dont les deux queues battaient la cadence.
Les deux apprentis-sorciers s'en occupèrent durant une demi-heure, quand Mérida eut le malheur de passer sa main sur une des pattes d'Elton.
« - Si elle refait ça, je la mords.
- Tu veux sérieusement mordre quelqu'un, Mérida ? «
La jeune fille le regarda un peu surprise, avant de lui répondre.
« - Euh, non, pourquoi ?
- Tu viens de dire que tu la mordrais si elle recommençait !
- Mais mordre qui ?
- Je sais pas, moi !
- Tu es sûr que tu vas bien ? »
Laissant cet incident de côté, la Gryffondor repris le travail, détaillant le Croup sur le dessin qu'Harold avait achevé quelques minutes auparavant.
« - Est-ce que si je fais le beau, elle me donnera une nouvelle friandise ? » retentit une nouvelle fois la voix.
Mais cette fois, Harold parvint à la localiser. Elle venait bien du côté de Mérida, mais beaucoup plus bas.
« - Tu sais parler ? chuchota le garçon en s'agenouillant au niveau d'Elton le croup.
- Tu sais m'entendre ? répondit ce dernier, tout aussi surpris. »
Et merde, se dit Harold.
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(1) Pour une fois, vous avez droit à la chanson du Choixpeau. Bon, le fait qu'elle soit déjà écrite dans le tome 1 d'Harry Potter y joue sûrement.
(2) « Is » veut simplement dire « trouve » en latin. Vive Google Traduction.
(3) Les veracrasses et les croups appartiennent à l'univers de JKR.
Et voilà. On peut dire qu'il fut difficile à sortir, celui-là.
J'avoue que les parties d'Harold et de Raiponce sont relativement petites. Mais bon, Raiponce partage celle de Jack, à la fin, et Harold a eu son moment de gloire au chapitre dernier.
Ce chapitre marque aussi l'intégration du Trio d'or. Personnellement, j'en suis plutôt satisfait, pour le moment.
J'espère que le chapitre vous a plu, n'hésitez pas à laisser une review !
A dans deux semaines !
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