Le Projet A
Disclaimer : Voir prologue
Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.
Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…
Merci à Aangelik pour sa correction ! (sauf les RAR, parce que je les fais toujours à la dernière minute ^^)
Merci à Alamane-kun, Isis Nephtys, Aangelik, Emmawh, Harya, Philou (x2), Coralinda, Patapich, Paquerette-San et Deadlyfury pour leurs reviews !
Philou : Hello ! Merci pour ta review. Oui, Raiponce est ingénieuse. Quant au comportement d'Harold, un début de Raiponce ici plus bas et la Raiponce totale dans quelques chapitres. Et oui, on peut réellement parler de Big Four à partir de maintenant ^^ Pour le deuxième livre, je vais réfléchir et je verrais bien à ce moment là. Pour les fautes, je suis entièrement responsable : Aangelik les avait vu, mais c'est moi qui n'ai pas corrigé… Et le « putain de dragon » peut paraître étrange, j'avoue. Mais je le trouve plutôt logique, vu qu'elle se rend compte que quelqu'un qu'elle tenait pour relativement sage élève en secret un animal qui pourrait l'envoyer à Azkaban, alors qu'elle s'était imaginé un animal un peu dangereux ou bizarre.
Coralinda : Hello ! Merci pour ta review. Oui, elles m'ont manqué, tout comme celles de Philou ou Aangelik pendant leurs vacances ^^ Je ne connaissais Avenue Q que par la chanson « If You Were Gay » version Hijack, mais maintenant je ne décroche plus ^^ Oui, Jack se fait alpaguer. Pas forcément par un clone de Lavande, mais par une jeune fille simplement éblouie par « l'aura du Prince des Troisièmes ». Et il y aura de la romance pour tout le monde, mais pas dans l'immédiat.
Patapich : Hello ! Merci pour ta review. Tu as un compte sous quel nom ? (je viens de rendre compte que j'aurais simplement pu chercher « Patapich » dans ff . net, mais la flemme de le faire maintenant). Et pour le fonctionnement du site, il existe une guide appelé « Fanfiction . net, mode d'emploi » très bien fait. Il y a même des trucs concernant l'écriture. Ça concerne principalement les potterfictions, mais ça peut s'appliquer à n'importe quel fandom.
Pour Raiponce, il faut prendre en compte qu'elle a dû apprendre à se débrouiller toute seule (il n'y a qu'à regarder le comportement de Gothel durant le Noël de la première année). Et on a pu voir son ingéniosité à d'autres endroits : par exemple, quand elle a réussi à faire douter Mérida de ses capacités pour le fuir accepter de prendre Jack dans le groupe. Et pour Sherlock, je ne connais que celui de Conan Doyle et les films, mais j'avoue que le raisonnement fait assez « Holmes » ^^.
La réaction d'Harold sera expliquée (du moins sa raison) dans quelques chapitres. Et pour les dons, pour faire simple : le Ministère de la Magie différencie les dons à influence externe et les dons à influence interne. Les externe sont ceux dont le don influence directement la réalité (soigner les gens, faire apparaître de la glace, ect). Ceux-là doivent être enregistrés. Les internes sont ceux dont les dons les influence eux, en modifiant un sens ou en ajoutant une capacité (comprendre les animaux, avoir le don de vision et prédire l'avenir, par exemple). Voilà, j'espère que c'est plus clair.
Pour les animaux, c'est à droite à gauche : mais propres connaissances, des sites, ect… Et parois, je leur rajoute des attributs parce que je trouve que ça donne bien ^^
PS : Merci pour les paragraphes ^^
Et maintenant, place à la fiction !
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Chapitre 23 : Dragon, plantes tueuses et possession
Dans la Salle Commune de Gryffondor, un joli feu ronflait, éclairant d'une belle palette rouge sombre et ocre les murs de la salle.
Comme toutes les salles communes de Poudlard, celle des Gryffondor était confortable, agrémentée de poufs, fauteuils et canapés que les élèves fourbus par leur journée de cours se disputaient âprement. C'était justement dans un de ces canapés, gagné après une dure lutte contre les Démons de Gryffondor, aussi appelés les jumeaux Weasley, que Mérida réflechissait.
À quoi ? Et bien au feu, justement. Ou plutôt au fait qu'il ronflait. Une de ses camarades de dortoir lui avait sorti cette expression avant d'aller se coucher et depuis, perplexe, Mérida écoutait le feu. Elle voulait bien reconnaître que les bûches enflammées faisaient beaucoup de bruits différents : elles craquaient, sifflaient, crépitaient et encore bien d'autres choses. Mais ronfler ? Pour avoir déjà eu l'occasion d'entendre son père faire un concerto nocturne, elle pouvait dire que non, un feu ne ronflait pas.
Se retournant brusquement dans le canapé, elle enfouit son visage dans un coussin, étouffant un cri de dépit. Bon dieu qu'elle pouvait s'ennuyer. Depuis la récupération du rayon de lune, qu'ils avaient dû recommencer début avril, le Projet stagnait. Et on était au mois de mai ! En gros, cela faisait plus d'un mois qu'elle s'ennuyait comme un rat mort. Ou bien comme Croutard, le rat de Ron, qui ne se différenciait du rat mort que par le fait qu'il respirait. Bien sûr, elle avait pris soin de Krokmou, qui s'était révélé avoir un comportement de chaton en manque d'amour avec toute personne qu'il rencontrait, mais cela ne l'occupait que quelques soirs par semaine, vu qu'ils avaient maintenant établi une tournante pour que chacun ait du temps libre en suffisance.
Soufflant de dépit, Mérida se releva, prête à aller se coucher, quand elle repéra une chouette qui tapait du bec contre la vitre. Ouvrant cette dernière, elle laissa entrer le volatile, qui alla se poser sur la table. Apparemment pressé, l'oiseau lui tendit la patte, à laquelle était accrochée une lettre, avant de partir à tire-d'aile. Dépliant le parchemin, la jeune fille ne put empêcher un sourire d'étirer ses lèvres.
« Salut Méri !
J'aimerais bien savoir comment tu fais pour toujours te retrouver embarquée dans des plans pareils. Brefs.
Avec quelques copains, on viendra chercher le colis en haut de la tour d'Astronomie ce samedi vers minuit. Assure-toi de bien être là, on ne pourra pas rester longtemps. Je me suis arrangé pour les barrières de Poudlard, mais mon contact ne pourra pas les tenir levées plus de quinze minutes sans que cela alerte quelqu'un. Et même lui aura du mal à justifier le fait d'avoir baissé les protections du château.
J'ai aussi envoyé une lettre à Ron, pour le prévenir.
On se voit samedi,
Charlie
PS : Le Magyar à mué, mais je n'ai pas su récupérer les écailles vu que c'est la période de couvée. Mais tu les auras courant du mois de juillet. (1)»
Il se passait enfin quelque chose d'intéressant.
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« - Je lui ai donné des rats et du cognac pour le voyage. Et je lui ai laissé son ours en peluche pour qu'il ne se sente pas trop seul, » énonça une grosse voix dans laquelle on entendait des sanglots.
À l'intérieur de la boite située à côté de l'origine de la voix, le dragon que tout le monde connaissait sous le nom de « Norbert » se demandait deux choses :
De un, pourquoi sa mère l'avait-elle enfermée dans une boite ? C'était petit, sombre et ça faisait peur. Il voulait sa maman !
Et de deux, pourquoi avait-il eu aussi peu de nourriture ? Sincèrement, il devait être enfermé depuis dix minutes et il avait déjà fini ?
De rage, Norbert attrapa son ours en peluche, gracieusement nommé « Grougl », puis lui arracha la tête d'un coup sec. « Jamais su piffer ce truc, de toute manière », se dit l'animal.
« - Ne vous inquiétez pas, Hagrid, je suis sûr que Charlie prendra bien soin de lui. De toute façon, il est devenu trop grand, vous n'auriez pas pu le cacher encore bien longtemps », dit une voix plus douce, féminine probablement.
Et puis merde à la fin. Pourquoi tout le monde s'acharnait à le désigner comme « il » ? N'importe qui d'un tant soit peu intelligent aurait vite repéré qu'elle était une femelle.
« - Je sais mais… C'est mon bébé. »
- On va devoir y aller Hagrid, dit une troisième voix.
- Au revoir Norbert. Maman ne t'oubliera jamais ! »
Norbert sentit que quelque chose de magique venait de recouvrir la boite, qui se mit soudain à s'élever et à s'avancer. Histoire de faire un peu rager ses transporteurs, la dragonne s'arrangea pour peser le plus possible, poussant de tout son poids vers le sol. Et vu comme les humains geignaient, ça marchait !
Une vingtaine de minutes plus tard, Norbert commençait à sérieusement s'emmerder. Elle pouvait sentir que l'on déplaçait toujours sa boite et franchement, ce n'était plus aussi amusant de tenter d'alourdir la boite depuis que les humains s'étaient arrangés, elle ne savait trop comment, pour ne plus pouvoir faire de bruit, si on exceptait une des trois personnes, parce que Norbert estimait qu'elles devaient bien être trois.
Elle dû bien attendre une bonne demi-heure supplémentaire, enfin probablement, parce que les dragons ne portent pas de montres, avant qu'on ne daigne la poser. Eh bien, enfin ! Elle avait eu le temps d'achever ce maudit truc en peluche et de grignoter la moitié du bol ayant servi de contenant au cognac.
Croyant son transport fini, la dragonne commença à se désenrouler, mais apparemment les humains à l'extérieur n'avaient pas l'air prêt à la faire sortir. Ah, qu'est-ce qu'elle regrettait d'avoir épuisé tout son feu journalier plus tôt dans la journée ! À croire qu'Hagrid l'avait fait exprès. Si seulement elle était plus âgée, elle sortirait de là et les grillerait tous sans la moindre considération, foi de dragonne.
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Bien loin de se douter des pensées assassines du lézard géant enfermé dans la boite à ses côtés, Mérida discutait joyeusement avec Harry et Hermione, attendant que son cousin daigne venir chercher le dragon.
« - Il a quoi ? s'exclama Mérida.
- Moins fort, chuchota Hermione. Norbert l'a mordu à la main et apparemment, il est plutôt du type venimeux. Sa main droite est toute enflée, il a même dû aller chez Pomfresh. Je ne suis d'ailleurs pas sûre qu'elle l'ait cru avec son histoire de morsure de chien.
- Sacré Ron. Comme si Pompom pouvait confondre une morsure de dragon avec celle d'un chien. »
D'un bond, Harry, Hermione et Mérida se retournèrent vers l'origine de cette nouvelle voix, révélant Charlie Weasley, un balai à la main.
« - Salut tout le monde. Content de voir que vous ne vous êtes pas faits prendre.
- Charles Weasley, espèce d'idiot, qu'est-ce qui te prend de me faire une peur pareille ?
- Allez, déstresse un coup, Méri, le pire est passé. Maintenant, si vous vous faites prendre, le dragon est loin et vous risquez au pire une retenue et des points en moins. Sur l'allé, vous auriez été renvoyé si vous aviez été pris.
- Mouais. Bon, prends ce fichu reptile et dépêche-toi de déguerpir, je n'aimerais pas avoir à expliquer pourquoi mon cousin est piégé dans les barrières du château avec trois dragonniers et un Norvégien à Crête.
- À vos ordres, Capitaine Dunbroch ! »
Joignant le geste à la parole, le rouquin attacha la caisse aux balais de transport, avant d'enfourcher le sien.
« - À la prochaine, les jeunes ! Faites quand même gaffe en rentrant. »
Avant de s'envoler dans la nuit noire. Une fois que les dragonniers et leur chargement eurent disparus au loin, les trois Gryffondor retournèrent vers leur dortoir. Plus détendue qu'à l'allé, la langue de Mérida se délia.
« - Eh bien, heureusement que la vieille Mcgo ne nous ait pas tombée dessus !
- La « vieille Mcgo » apprécierait que vous gardiez de tels surnoms pour les moments où votre voix est hors d'atteinte de ses oreilles, Miss Dunbroch.
En voyant son professeur de métamorphose surgir devant elle, Draco Malfoy à ses côtés, Mérida ne put se dire qu'une chose : « Et merde ».
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« - Mais vous vous rendez compte ? Cinquante points en moins et une retenue ! C'est injuste ! Tout ça pour avoir été pris hors du dortoir après le couvre-feu.
- On sait, Mérida, parce que c'est la troisième fois que tu le répètes.
- Je le répète parce que c'est injuste. »
Sentant qu'elle n'aurait pas gain de cause sur cette affaire, Raiponce se tourna vers les deux garçons du groupe. Enfin, surtout vers Jack, qui ne semblait pas vouloir se montrer coopératif.
« - Cesse de bouder, Jack.
- Je ne vois pas pourquoi je dois y aller.
- Harold doit y aller aussi et il ne ronchonne pas pour autant.
- Normal, c'est son rôle de récupérer les ingrédients. Et avec l'aide de Mérida. Pourquoi elle n'y va pas, elle ?
- Parce que je suis déjà suffisamment maladroit tout seul sans rajouter Mérida. Si on y va à deux, on est sûr d'être pris, répondit Harold.
- Dans ce cas, Raiponce est plus discrète que moi !
- Elle a près de deux mètres de cheveux blonds sur le crâne. J'ai vu plus discret pour aller dans une serre.
- J'ai les cheveux blancs !
- Oui, mais une capuche suffira à les cacher. Arrête de râler et mets ça.
- Bon, je veux bien y aller, mais je refuse de mettre cette horreur, dit le Serpentard en désignant les caches-oreilles mauve pailleté ornés des lettres « A.D. »que lui tendait Raiponce (2).
- Très bien, répondit Harold en prenant sa propre paire. Il y a suffisamment de plantes carnivores dans la serre n°3 pour cacher ton cadavre quand ce que l'on va récupérer t'aura tué parce que tu refuses de porter une protection adéquate. »
Toujours en ronchonnant, l'adolescent attrapa l'accessoire, bleu à points verts, soit-dit en passant, avant de le regarder d'un œil circonspect.
« - D'ailleurs, où as-tu trouvé une horreur pareille ? demanda-t-il à la Serdaigle du groupe.
- Comme les capes : j'ai demandé aux elfes. Ils ont vraiment de tout. Enfin, ils n'avaient pas de casques anti-bruit, mais on les a amélioré avec Harold et ils devraient pouvoir arrêter n'importe quel son. »
Après un dernier regard suppliant qui ne trouva aucune pitié dans le regard de ses soi-disant amis, Jack soupira avant de mettre l'horreur vestimentaire sur ses oreilles. C'était peut-être moche, mais au moins c'était efficace : il n'entendait plus rien.
Telle une mère poule, Raiponce s'assura que les garçons portaient leurs protections correctement et recouvrit la tête de Jack de sa capuche, couvrant efficacement ses cheveux blancs et ses cache-oreilles fluo. Puis, elle remit à Harold un carnet accompagné d'un crayon. Sur la première page du carnet était écrit :
« Ça sera plus pratique pour communiquer. Soyez prudents. »
Les deux garçons hochèrent la tête avant de prendre la direction de la serre n°3. Discrètement, Harod ouvrit la porte et se faufila à l'intérieur. La serre était plongée dans le noir. Jack sortit sa baguette, prêt à lancer un lumos histoire de voir où il allait, mais Harold l'en empêcha. Le Gallois écrivit rapidement quelques mots sur son carnet, avant de le tendre à Jack qui du plisser des yeux pour le lire.
« Les plantes du coin sont sensibles. Attends que je lance moi-même un lumos avant de faire de même. En attendant, tiens-moi et ne me lâche pas. »
Ayant peu envie de rester seul au milieu de plantes bien trop magiques pour être inoffensives, Jack s'empressa de saisir la main que lui tendait l'autre garçon, peu préoccupé par le fait que « Les vrais hommes ne se tiennent pas la main », vu que ne pas le faire frisait la stupidité suicidaire dans le coin.
D'un pas sûr, le brun les conduisit dans la pénombre jusqu'à une petite pièce au fond. Dessus, de grands pots desquels dépassaient des feuilles qui semblaient se mouvoir au rythme d'une respiration. Sortant sa baguette magique, Harold fit apparaître un trait de lumière, éclairant l'étiquette « Mandragore » qui reposait devant les pots.
Ouvrant son sac, l'adolescent en sortit des pots remplis d'eau et de potion de conservation ainsi qu'une paire de petits sécateurs. Puis, il griffonna rapidement sur le carnet, avant de le passer à Jack.
« Vérifie tes cache-oreilles »
Le Serpentard se dépêcha d'obéir, avant de faire signe à l'autre que tout était ok. Après avoir vérifié ses propres protections, Harold reprit le carnet.
« Quand je te fais signe, attrape la plante par la base des feuilles et soulève-la d'un coup sec. Ne t'en fais pas si elle proteste. »
Jack hocha la tête pour faire comprendre… Eh bien, qu'il avait compris.
Son ami prépara ses affaires, puis signala à Jack qu'il pouvait y aller. Écartant un peu les pieds pour être plus stable, l'Irlandais attrapa la plante, puis souleva d'un coup.
Un truc qui ressemblait à un horrible bébé pourvu de nombreuses excroissances sortit de terre en hurlant. Malgré ses cache-oreilles, Jack pu sentir les vibrations du son et pria pour qu'ils restent en place. Le cri d'une mandragore adulte tuait sur le coup. D'un geste expert, Harold se saisit des cisailles et découpa plusieurs excroissances qu'il nettoya rapidement avant de les plonger dans la solution conservatrice. Vu la tête que faisait la plante, elle aimait ça encore moins que d'être réveillée.
Dès qu'il eut fini, le Gallois signala à Jack de remettre la plante, puis les deux garçons s'en allèrent sur la pointe des pieds, s'assurant de bien tout refermer. Une fois dehors, la première chose qu'ils firent fut d'enlever leurs capuches et cache-oreilles. Dieu qu'il faisait chaud dans les serres.
« - Ça a été ? » demanda directement Raiponce.
Tout sourire, Harold ouvrit son sac pour en tirer le bocal où flottaient les morceaux de mandragore.
« - Et de deux », répondit-il simplement.
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« - La forêt ? » se révolta Malfoy. Mais c'est interdit ! Il parait même qu'il y a des loups-garous là-dedans.
Un cri choisit ce moment pour percer le silence nocturne. « Merci Krokmou », pensa Mérida.
« - Crois-moi, mon garçon, il y a bien pire que des loups-garous », sourit Rusard, concierge de Poudlard depuis 1970. Mois de dents que d'années d'ancienneté, un sourire charmant et le caractère d'un ours blessé. Ajoutez à cela une habilité effrayante à traquer quiconque brise le règlement, un chat maléfique et un amour des chaînes tenant de l'obsession, et vous obteniez Argus Rusard.
« Effectivement. Vous, c'est déjà pas mal. Des araignées géantes carnivores. Probablement un troll ou deux. Ainsi qu'un truc qui file la trouille à un dragon, selon Harold. Finalement, les loups-garous, c'est pas mal », se dit la jeune fille, en suivant le concierge, qui se dirigeait vers l'orée de la forêt, où attendait une silhouette titanesque qui ne pouvait appartenir qu'à Hagrid.
« - Z'êtes en retard. C'est pas bon pour les petiots de se coucher trop tard, alors faites pas traîner l'truc.
- Vous êtes trop doux avec eux, garde-chasse, cracha Rusard. De la graine de vermine, tout ça. Ah ! Si seulement on me laissait me servir de mes chaînes et revenir aux bonnes vieilles punitions corporelles. Ça, ça leur mettrait du plomb dans la tête. »
Sans laisser le temps à qui que ce soit de répondre, le concierge fit demi-tour, sa chatte sur les talons.
« - Vieux frustré, marmonna Hagrid dans sa barbe. Bon, c'est pas tout ça, mais va falloir y aller.
- On… On va vraiment rentrer là-dedans ? s'inquiéta Hermione.
- Bien sûr. Vous inquiétez pas, je suis là et Crockdur aussi. Peut rien vous arriver. »
Sur ces mots relativement rassurant, le garde-chasse remit à chacun des quatre élèves en colle une lanterne, avant de s'enfoncer dans la forêt.
« - Bon, dit-il une fois arrivé à un croisement. J'vais vous expliquer c'qu'on va faire : y'a un truc qui tue les licornes, dans le coin. C'est trop rapide pour que j'arrive à l'coincer tout seul, mais à plusieurs on devrait y arriver. De plus, il y en a probablement une de blessée dans le coin, j'ai trouvé du sang c'matin.
- Un… Un truc qui, qui tue les licornes ? bafouilla Malfoy. Je savais qu'il y avait des loups-garous dans la forêt ! Je le dirai à mon père.
- Dis pas de conneries, gamin. Un loup-garou n'est pas assez rapide pour tuer une licorne. Et c'est pas la pleine lune, tu risques rien. Bon, Mérida, tu vas à droite avec Harry et Crockdur. Moi, j'prends Mafoy et Hermione. Si vous trouvez la licorne blessée, envoyez une étincelle verte. Si vous avez un problème, une rouge. Ok ? »
Mérida opina, avant de prendre la direction indiquée, rapidement suivie d'Harry et Crockdur. D'un pas assuré, elle avança dans les bois. Elle avait déjà parcouru cette section de la forêt avec Harold, et le truc le plus dangereux qu'ils avaient trouvé était un nid de botruc. Jetant un coup d'œil derrière elle, elle remarqua que Harry n'avait pas l'air dans son assiette.
« - Ça va ? demanda-t-elle.
- Bof. Me promener dans la Forêt Interdite n'est pas mon passe-temps favori.
- Tu as tort. On y trouve plein de trucs intéressants. Mais ne t'inquiète pas, Je connais le coin, on devrait s'en sortir. »
Le première année ne répondit pas. Quelques minutes plus tard, Mérida aperçut plus loin une clairière. Ils allaient pouvoir s'arrêter là quelques minutes.
Du moins, ils auraient pu. Mais vu la silhouette sombre penchée sur ce qui semblait être un cadavre de licorne, le plus intelligent aurait peut-être été de se barrer sans demander son reste. Ce que Mérida aurait fait si elle avait été toute seule. Malheureusement, elle était en compagnie d'un gamin de onze ans terrifié et d'un chien trouillard, qui ne trouva rien de mieux que d'hurler comme si Hagrid lui avait marché sur la queue.
« - Et merde, jura-t-elle en voyant le chien s'enfuir la queue entre les jambes et la silhouette se tourner vers eux.
- Qu'est-ce que c'est ? murmura craintivement Harry.
- Un truc qui ne vaudrait mieux pas côtoyer de trop près, répondit-elle tout en envoyant des étincelles rouges dans le ciel. Recule doucement. Et dès que tu es sorti de la clairière, barre-toi en courant. »
Le plus jeune obéit. Du moins, il aurait aimé le faire, mais à peine eut-il fait un pas en arrière que, déstabilisé par une soudaine douleur à sa cicatrice, il se prit les pieds dans une racine, entrainant Mérida dans sa chute.
« - Merde ! s'exclama la jeune fille.
- Désolé », gémit Harry, qui se tendit encore plus en voyant la créature s'approcher d'eux, un filet de liquide transparent, probablement du sang de licorne, coulant depuis l'endroit où devait supposément se situer la bouche.
Lui et Mérida crurent leur dernière heure arrivée, quand un répit s'offrit à eux : un immense cheval sauta soudain dans la clairière, repoussant la chose à coups de sabots. La silhouette sembla prête à riposter quand…
« - Expulso ! »
Un trait de magie le faucha de la droite, l'envoyant voler dans les ronces. Apparemment paniquée par cette arrivée massive d'opposant, la créature se releva et se dépêcha de s'enfuir.
« - Vous allez bien ? demanda le cheval, qui s'était révélé être un centaure bien connu de Mérida.
- Oui. Merci, Firenze, répondit la jeune fille en aidant Harry à se relever.
- Sympa de m'oublier ! s'exclama une voix féminine.
- Raiponce ? s'étonna la Gryffondor. Qu'est-ce que tu fais là ?
- Oh. Et ben, tu sais, il y avait l'animal d'Harold qui avait peur, non ? Je me suis dit que l'on devrait jeter un coup d'œil dans le coin. Harold est pas loin. Quand on a vu les étincelles, il est parti récupérer le chien qui hurlait un peu plus loin et moi je suis venue ici. J'ai bien fait, apparemment.
- C'est la deuxième fois que je sauve ta vie, Mérida Dunbroch. Il arrivera un moment où je ne pourrais plus le faire, intervint Firenze.
- Cette fois-ci, j'y suis pour rien ! se défendit la jeune fille.
- Cette fois-ci répéta le centaure. Je vais vous reconduire à Hagrid.
- Bon. Je pense que je vais continuer mon petit chemin, moi.
- Vous aussi, Raiponce Tower, vous devez retourner aux côtés d'Hagrid. La Forêt n'est pas sûre, ce soir. Mars brille trop dans le ciel pour que je puisse laisser des poulains se balader sans surveillance.
- Mais Harold… tenta la blonde.
- Le jeune homme ne risque pas grand-chose dans la forêt, pas maintenant que son héritage est remonté. Ne t'inquiète pas pour lui.
- Je vais avoir une retenue si Hagrid me voit.
- Alors laisse-moi te reconduire à l'orée.
- Bien. »
Sur le chemin de retour, Mérida marcha en arrière avec Raiponce, laissant Harry et Firenze discuter. De temps à autre, des mots comme « demi-vie », « philosophale » ou des trucs comme ça émergeaient de la conversation. La rousse se tourna vers son amie.
« - Qu'est-ce qui peut tuer une licorne ?
- Pas grand-chose. Elles sont très rapides et peu de créatures se risquent à les attaquer, car leur infliger la moindre blessure équivaut à commettre un meurtre. Je ne sais pas trop ce que ça provoque, mais les livres disent que ça a un impact considérable sur la magie et l'âme de la personne.
- Donc, il faut être fou ou désespéré ?
- En gros. Oh, regarde, Voilà Harold et Crokdur ! »
Effectivement, le jeune Gallois était là. D'un pas sûr qu'il ne possédait qu'en forêt, il s'avança vers Firenze.
« - Bonjour, Firenze.
- Harold Haddock. Heureux de te revoir.
- Moi aussi. Je viens récupérer mon amie. Nous ne sommes plus très loin de la sortie et il vaudrait mieux qu'Hagrid ne nous voit pas. »
Sans un mot, Firenze s'écarta, laissant passer Harold. Celui-ci s'avança, attrapa Raiponce au passage et laissant Crockdur derrière lui, avant de se diriger vers l'orée.
Quelques mètres plus loin, il se retourna pour interpeller le centaure.
« - Firenze !
- Oui ?
- Je n'oublie pas ma dette, Fils des étoiles. Je te la rembourserai un jour.
- Je n'en doute pas une minute. »
Sans un mot de plus, les deux groupes se séparèrent. Il fallut moins de quelques minutes à Firenze pour retrouver le Garde-Chasse. Il échangea quelques mots avec celui-ci, salua le groupe d'un signe de tête, puis disparu entre les arbres.
« - Eh ben, dit Hargrid, z'avez eu une sacrée soirée. J'pense que ce sera tout pour aujourd'hui. Allez les p'tiots, on rentre. »
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Le lendemain, Mérida avait dû conduire Hagrid jusqu'à la clairière, puis tout s'était tassé et elle était revenue à la case départ : ennui. Pire, même : elle était passée de ennui total à ennui studieux, la faute aux examens qui approchaient et rendaient nerveux Raiponce et Harold. Nom de dieu, même Jack s'était mis à étudier le samedi matin sous la pression des deux zouaves.
La vie aurait pu continuer ainsi, triste et terne, quand quelque chose vint perturber la tranquillité des révisions.
« - Eh, vous avez entendu la nouvelle ? demanda Jack tout excité.
- Non, quoi ? demanda la Gryffondor, prête à tout pour échapper au chapitre 6 du livre de Métamorphose.
- Quirrel est mort ! »
Un silence dubitatif accueillit cette déclaration.
« - Mort ? répéta Harold.
- Ouais. Apparemment, les profs avaient caché quelque chose de précieux dans le sous-sol, et il a essayé de s'en emparer. Enfin, on n'est pas trop sûr que c'est vraiment lui, vu qu'il était possédé. Paraît même qu'il avait un second visage à l'arrière de la tête !
- Mais… dit Mérida. On a vu son crâne en cours, une fois, et il n'y avait rien dessus.
- C'est ce que dit la rumeur. Il avait peut-être mis un sort de glamour dessus.
- Et on sait ce qu'il a essayé de voler ? demanda Harold.
- D'après ce que j'ai entendu, c'était un objet magique très puissant. Certains parlent même de la Pierre Philosophale !
- Oh, c'était ça que gardait le cerbère, alors, énonça calmement Raiponce.
- Le cerbère ?
- Celui du troisième étage. Le couloir interdit.
- Mais c'est pas tout, s'exclama Jack, mécontent de s'être fait voler la vedette. Apparemment, le petit Potter s'est pointé pour l'empêcher de voler ce truc. C'est pour ça qu'il est à l'infirmerie.
- Quirrel ? Je croyais qu'il était mort ? demanda Mérida, qui s'était un peu perdue.
- Mais non : Potter ! »
Le silence accueillit cette déclaration, soudain frappé par ce qu'il s'était passé : Potter s'était battu et avait fini à l'infirmerie. Les quatre adolescents avaient en tête l'image du frêle petit Gryffondor, qui semblait prêt à s'envoler au moindre coup de vent et l'imaginer blessé n'était pas vraiment réjouissant.
« - Au fait, dit Harold, brisant le silence. J'aurais besoin d'un petit coup de main. »
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« - Tu pourrais répéter une nouvelle fois ? »
Harold, la tête de Krokmou sur les genoux, soupira. Trois fois qu'il expliquait à Mérida ce qu'ils allaient faire.
« - Écoute, pour faire simple, tout ce que tu as à faire est te détendre et me laisser accéder à ta magie. Je m'occupe du reste.
- Et ça va le transformer en chat ?
- Normalement.
- Mais pourquoi tu veux faire ça ? Je veux dire, d'accord c'est illégal mais il suffirait de le faire un peu rapetisser, » insista la rousse.
Le Gallois se demanda une seconde si son amie se moquait de lui. Puis il se rappela de qui il parlait.
« - Mérida, Harold vit dans le village des Tueurs de Dragons. Et Krokmou est relativement vif. S'il s'échappe ici, ce n'est pas grave. Mais à Beurk il sera tué à vue, répéta, encore une fois, Raiponce.
- Et tu ne peux pas le laisser ici ?
- Il ne sait pas chasser, il va mourir de faim.
- Oh. C'est pas faux.
- C'est bon ? Plus personne n'a de questions ? »
Raiponce et Mérida secouèrent la tête. Jack n'avait pas l'air d'avoir de questions non plus, mais Harold n'en était pas sûr. L'Irlandais était étonnamment silencieux depuis qu'il leur avait demandé de l'assister en tant que source de magie pour la transformation. « Bah, il est peut-être juste un peu nerveux. Laisser quelqu'un manipuler sa magie est assez intime pour gêner certaines personnes », se dit l'adolescent.
Disposant ses trois amis en triangle autour de lui et de Krokmou, le Gallois commença à se concentrer. Selon le livre « Têtologie appliquée » d'Esméralda Ciredutemps(3), il lui suffisait de rentrer dans la tête du sujet et de le convaincre qu'il était autre chose, un chat en l'occurrence, et de lui fournir suffisamment de magie pour réussir la transformation, le corps faisant le reste en obéissant à l'esprit. La première transformation serait la plus dure, mais les suivantes se feraient facilement, une fois que le corps aurait appris à faire les changements adéquats.
Le jeune homme respira un grand coup, puis tenta de repérer les énergies de ses amis. Parvenant à trouver celle de Raiponce, il commença à la lier en douceur à la sienne quand…
« - Pourquoi en chat ?
- Mérida ! On en a déjà parlé, siffla Harold, exaspéré. C'est l'animal qui ressemble le plus à Krokmou pour le comportement. Et il n'est pas rare de trouver des chats errants.
- Perso, je trouve qu'il ressemble plus à un chien.
- Et j'explique comment à mon père que j'ai trouvé un chien abandonné dans un endroit où l'on accepte que les chats, les hiboux et les rats, hein ?
- Jack a un lapin et Raiponce un caméléon à tendances psychopathes.
- Laisse Pascal en dehors de ça, intervint la blonde.
- Excusez-moi, dit doucement Jack, mais on pourrait finir de transformer Krokmou ? C'est pas tout ça, mais je commence à avoir des crampes. »
Harold remercia l'autre garçon d'un signe de tête, avant de fermer les yeux. Il retrouva facilement l'énergie de Raiponce, qu'il lia à lui. C'était sommaire, mais cela suffirait. Il n'osait pas créer de liens plus solides, vu son peu d'entrainement et le risque plutôt élevé de ne plus savoir s'en défaire.
Continuant sur sa lancée, il se mit à la recherche de la magie de Mérida, qu'il trouva rapidement et lia à lui bien plus aisément que celle de l'autre fille. Apparemment, sa propre magie préférait celle de l'Écossaise.
Respirant calmement, car avoir un accès de colère maintenant qu'il avait tout ce potentiel magique à sa disposition n'était pas une bonne idée, il se mit à chercher la magie de Jack. La trouvant finalement, il tenta de faire la même chose qu'avec la magie des filles, mais n'y parvint pas. Il avait l'impression que l'énergie du Serpentard ne répondait pas aux mêmes stimuli que les deux autres, c'était étrange. Il savait que Jack était un membre du Clan Frost, mais en principe il possédait aussi de la magie sorcière… Peut-être les deux étaient-elles mélangées ? Pouvait-il prendre le risque de faire intervenir autre chose que de la magie basique dans le processus ? Décidant que oui, il tenta une nouvelle fois d'atteindre la magie du blanc, quand quelque chose dérapa.
Soudain, ce n'était plus lui qui commandait. La magie de Jack, qui l'avait laissé installer des liens, semblait maintenant remonter par les canaux qu'il avait tenté de construire, mais au lieu de se mélanger à sa propre énergie magique, elle la repoussait, se montrant nettement plus agressive que quelques minutes auparavant. Paniquant légèrement, Harold coupa le lien, avant d'ouvrir les yeux.
À quelques pas de lui, Jack avait lui aussi les yeux ouverts. Quelques instants, il sembla au Gallois que l'adolescent était plus pâle et que ses yeux étaient plus brillants que d'habitude, mais cela s'effaça bien vite pour laisser un adolescent apparemment effrayé par ce qui venait de se passer.
D'un geste de la main, le Poufsouffle apaisa la crainte de son camarade, avant de refermer ses yeux. Tant pis, il se débrouillerait sans la magie de Jack.
Se calmant le plus possible, l'adolescent vérifia une dernière fois ses canaux, avant de s'enfoncer dans l'esprit de Krokmou. « Nageant » entre les images de l'esprit enfantin du dragon, il avança de plus en plus profondément. Selon Ciredutemps, il fallait remonter jusqu'à l'essence du sujet, mais elle n'avait pas réellement spécifié ce qu'était cette essence. Juste que le praticien le saurait quand il la trouverait.
Effectivement, Harold le sut quand il trouva un… un… truc en forme de dragon. Il ressemblait à Krokmou en plus petit et semblait fait d'une matière rappelant à la fois l'eau et le verre. C'était troublant. Timidement, il avança sa main vers la forme et quand il la toucha, un mot s'imprima dans son esprit.
« Furie Nocturne ».
Alors c'était donc ça. L'essence. Maintenant, le vrai travail commençait.
« - Chat », envoya Harold à la forme.
Celle-ci se troubla, mais ne changea pas de forme.
« - Chat. Chat. Chat. CHAT ! »
Finalement, après un temps interminable et un nombre incroyable de fois le mot « chat », la forme retrouva son aspect mi-verre mi-eau, mais sous la forme de ce qui ressemblait à un simple chat de gouttière.
Essoufflé, Harold ouvrit les yeux. Sentant les liens se couper, les deux filles firent de même, découvrant un félin noir d'encre sur les genoux d'Harold.
Un peu à l'écart, Jack était à la fois émerveillé et terrifié. Il avait sans nul doute eu la chance d'assister à un acte de grande magie. D'un autre côté, il savait qu'Harold était déjà intrigué par les changements de caractères qui apparaissaient quand Frost prenait le dessus. Maintenant qu'il avait vu que le problème n'était pas seulement psychologique, mais aussi magique, Jack était mal. Très mal.
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« Finalement, je me suis inquiété pour rien », se dit Jack, assis à la table des Serpentards.
Aujourd'hui était officiellement le dernier jour d'école de l'année 1991-1992, avec le grand festin pour clôturer le tout. Demain, les élèves prendraient le Poudlard Express et le vieux Château serait vide de vie pour les deux mois à venir.
Cela faisait une semaine que Jack avait vu Harold transformer son dragon en chat. Une semaine que le Gallois avait dû se rendre compte qu'il y avait un problème au niveau de la magie du Serpentard. D'ailleurs, ce dernier avait eu peur que le Gallois découvre qu'il avait quelques problèmes, et notamment quelque chose à l'intérieur de sa tête capable de prendre le contrôle de temps à autre.
Mais au bout d'une semaine, toujours rien. Pendant le peu de temps qu'ils s'étaient côtoyés, Harold s'était comporté normalement. Peut-être avait-il pris peur ? Et s'il se décidait à en parler à quelqu'un ? Ohlala…
« - Eh, Jack, ça va ? demanda Marius. T'en fais une de ces têtes !
- Hein, quoi ? Oh, oui, oui ça va, ne t'inquiète pas.
- Allez, souris un peu, on a gagné la Coupe ! »
Ah, oui, la Coupe. Ce n'est pas comme si il y avait de quoi être fier. Gryffondor les avait battu à plate couture, jusqu'à ce que Mérida se fasse prendre hors du dortoir avec deux premières années et que la maison ne perde 150 points d'un coup. Ils n'avaient pas triomphé par leurs mérites, ils avaient juste profité de la déchéance du premier…
N'empêche, c'était cool de voir le drapeau de Serpentard partout dans la Grande Salle. Au diable les bons sentiments, seule la victoire comptait, parfois.
Le repas fini, Dumbledore tapota sur son verre, histoire d'obtenir le silence, puis se leva.
« - Mes enfants, une autre année s'achève. Avant de vous renvoyer chercher désespérément vos dernières affaires, telles les chaussettes fugueuses ou autres choses de ce style, il nous reste une dernière chose à faire : remettre la Coupe des Quatre Maisons ! Le décompte des points nous amène à ceci : Gryffondor est à la quatrième place, avec 312 points. Poufsouffle est troisième, avec 352 points. Ensuite, Serdaigle, avec 426 points. Et enfin, en première position, la maison Serpentard, avec 472 points. Serpentard remporte donc la Coupe ! »
Sans plus attendre, la table des verts et argents éclata en vivats. Même Jack, qui n'était pas vraiment intéressé par ces histoires de points, se joignit à eux.
« - Cependant… intervint Dumbledore. Cependant… Certains évènements récents sont à prendre en compte. J'ai donc quelques points de dernière minute à remettre. Ainsi, j'accorde 50 points à Mr. Ronald Weasley, pour la plus belle partie d'échec que l'on ait vu à Poudlard depuis de bien nombreuses années. »
L'étonnement fit murmurer toute la salle. On avait bien entendu dire que Weasley avait fait une partie d'échec géante pour aider le jeune Potter à atteindre Quirrel, mais de là à attribuer 50 points…
« - Ensuite, à Miss Hermione Granger, pour récompenser sa logique et son intelligence qui lui permit de résoudre l'énigme du Professeur Snape, j'accorde 50 points. »
Le murmure enfla. Encore 50 points ? Pour une énigme ? Mais à quoi jouait Dumbledore ?
« À un jeu dangereux vu la tête de Snape », se dit Jack.
« - À Mr. Harry Potter, pour son sang-froid et son courage exceptionnel, qui lui permit de faire face à un grand danger, j'accorde 60 points. »
Cette fois, le murmure n'enfla pas, car cela semblait plutôt justifié au vue des rumeurs. Du moins, elle n'enfla pas jusqu'à ce qu'on se rende compte que Gryffondor était désormais à égalité avec Serpentard.
« - Et enfin, cria presque le vieux sorcier pour surmonter ce qui était devenu un véritable brouhaha, parce qu'il faut du courage pour affronter ses ennemis, mais qu'il en faut encore plus pour faire face à ses amis, j'accorde 10 points à Mr. Neville Londubat. »
Cette fois, la salle éclata, à la fois en applaudissements des Gryffondors et en protestations des Serpentards.
« - Gryffondor gagne la coupe ! »
D'une oreille distraite, Jack écouta Marius se plaindre de l'injustice que la maison Serpentard venait de subir. Distrait par Raiponce, qui venait de lui envoyer un avion en papier ensorcelé, sur lequel était marqué :
« Au 20 août »
Jack sourit, puis attrapa son verre et le leva, portant un toast en direction de la Serdaigle.
Au 20 août.
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Fin de la quatrième partie
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(1) L'évènement qui va arriver est tiré des livres. J'ai même ressorti mon bouquin d'HP 1 pour l'occasion, et j'ai découvert que Charlie avait envoyé une lettre à Ron à propos de ce rendez-vous (dans un style super-guindé pour un échange entre deux frères, je trouve) après avoir déjà écrit ça. Comme je voulais garder ce passage de lettre, bah j'ai bidouillé un peu ^^
(2) Il me semble que dans un des tomes, Dumbledore disait qu'il possédait une paire de cache-oreilles que Pomfresh trouvait ravissants.
(3) Esméralda « Esmée » Ciredutemps est un personnage appartenant à Pratchett et la têtologie provient aussi du cycle des Sorcières de Lancres. (Cycle que je vous conseille, comme tous les livres de Pratchett). J'ai choisi d'utiliser ce procédé magique parce que, de un, la magie de base fonctionne très mal sur les dragons (dixit Rowling dans HP4) et que de deux, ça me permet de placer du Pratchett ^^ Ainsi que deux trois petits trucs en plus…
Je sais que j'avais dit encore trois chapitres pour la partie quatre, mais finalement j'ai décidé de condenser les deux derniers en un seul gros chapitre, plutôt que deux petits.
Ce chapitre est en grande partie inspiré des évènements du livre, je suppose que vous l'avez remarqué. Je n'ai cependant pas su impliquer plus que ça notre quatuor dans les évènements de cette année, mais ça devrait aller mieux dans la prochaine partie.
La fin (avec la victoire de Gryffondor) est elle aussi tirée de livre. Je ne sais pas vous, mais j'ai toujours trouvé cette fin terriblement injuste.
Dans la semaine, je posterai le résumé n°2. Il reprendra le résumé précédent, plus ce qui s'est passé durant cette partie 4.
A lundi !
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