Le Projet A

Disclaimer : Voir prologue

Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.

Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…

Chapitre non-corrigé, parce qu'Aangelik n'est pas libre et que de toute façon, vu que je l'ai quand même fini un peu limite (oui, même avec une semaine en plus….), je ne pense pas qu'elle aurait eu le temps de le corriger.

Merci à Isis Nephtys, Cheschire, Emmawh, Alamane-kun, Philou, Patapich, DeadlyFury, Shinrie, Gayl, Paquerette-san, Thorncrown, CaptainFab et Harya (x2) pour leurs reviews ! (14 reviews, vous vous êtes lâchés ^^)

Philou : Hello ! Merci pour ta review. Cédric réapparaîtra encore, et on aura un peu plus droit au ressenti d'Harold dans quelques temps. Je suis content que Lockhart t'ait plu, il va lui aussi apparaître de temps à autre (parce qu'il a des scènes épiques, quand même, ce gars). On continue la potion dans ce chapitre. Par contre, si elle est finie à Noël, il y a encore quelques étapes avant la transformation. Pour la passage entre Mérida et Lockhart, j'ai modifié la mise en page, ça devrait être plus compréhensible. Mais c'est aussi un peu voulu que vous ne compreniez pas totalement ^^ Le Chat est bizarre, je te l'accorde. Et lui aussi reviendra, surtout que j'ai vu qu'il a plu ^^ Pour la transformation de Krokmou, voir ci-dessous ^^

Paquerette-san : Hello ! Merci pour ta review. Je pense que tu as un peu mélangé : le Chat d'Harold est rose et mauve (voir le Chat de Cheshire du dessin animé de Disney) et un autre Chat est JAUNE fluo. Pour Jack, il n'est pas vraiment devin, c'est juste une allusion grosse comme une maison que j'ai glissée là ^^

Patapich : Je suis quasi-sûr de t'avoir répondu par MP, mais je ne le suis pas totalement. Si ce n'est pas le cas, n'hésite pas à me le dire !

Et maintenant, place à la fiction !

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Chapitre 26 : Septembre et Octobre

Dix-sept heures. Heureusement, c'était une heure où il faisait encore relativement clair à ce moment-ci de l'année. Mérida avait beau adorer explorer la Forêt Interdite, elle préférait quand même le faire de jour.

Accompagnée par Jack et Mérida, elle se rendait à la clairière de Krokmou, où Harold devait déjà les attendre. Cela faisait deux jours qu'il leur avait demandé leur aide pour retransformer la bestiole en dragon, mais ils n'avaient pas su se libérer tous les quatre en même temps avant ce soir.

Quittant le sentier, les trois amis s'enfoncèrent entre les branches, jusqu'à arriver au pied de l'arbre où siégeait encore la chaise trop petite que Raiponce avait essayé de créer quand elle avait « piégé » Harold. Par sentimentalisme, la blonde avait jeté un sortilège anti-pourrissement dessus et depuis, le petit meuble leur servait de point de repère. Ils savaient qu'à partir de là, ils allaient devoir faire attention aux runes qu'Harold avait placé là pour empêcher le dragon de se faire la malle.

Runes que le jeune homme semblait justement en train de modifier.

« - Qu'est-ce que tu fabriques ? demanda Mérida au jeune homme agenouillé.

- Ah, vous êtes déjà là. Je ne pensais pas qu'il était si tard. J'essaye d'agrandi la zone pour faire quelque chose comme des toilettes.

- Des… Toilettes ? s'étonna Raiponce. Pour un dragon ?

- On voit que ce n'est pas toi qui ramasse. En plus, on ne peut pas nettoyer le fumier de dragon avec de la magie classique sans se faire exploser en même temps.

- Et donc, tu essayes de…

- De créer une sorte de portail de transfert runique. Et comme la magie en jeu toucherait l'espace et non le fumier directement, ça devrait aller.

- Et ça marche ? demanda Mérida.

- Non, soupira le jeune homme en laissant ses fesses retomber sur ses talons. Ça fait près de deux heures que j'aligne les runes pour tenter d'y arriver, mais rien à faire. C'est théoriquement possible, mais je crois que je n'ai tout simplement pas le niveau pour. »

Le silence s'étendit sur la petite clairière. Harold, de par son manque de puissance magique, était celui d'entre eux qui maîtrisait le mieux les runes, une magie qui demandait surtout des connaissances. Les trois autres ayant tendance à préférer une approche plus classique, ils ne pouvaient donc pas grand-chose pour l'aider.

« - Bon, dit le Gallois en brisant le silence. C'est pas tout ça, mais il faut s'y mettre, si on veut être de retour pour le dîner ! »

Le Poufsouffle s'assit au milieu de la clairière, Krokmou sur les genoux. Comme la dernière fois, les trois autres se placèrent en triangle autour de lui. Alors qu'elle s'asseyait par terre, Mérida sentit une boule se former dans son ventre. Partager sa magie avec un autre sorcier n'était pas un acte très courant. Certains considéraient carrément cela comme de l'impudeur, comme se mettre à nu face à quelqu'un. Au-delà de cet aspect, qui ne gênait pas Mérida outre-mesure, Harold étant après tout son meilleur ami, c'était plus le côté dangereux qui n'était pas très rassurant : il courrait de drôles de rumeurs sur le partage de magie. On disait que l'on pouvait voir sa puissance magique diminuer durablement, voire se retrouver Cracmol ou même avoir son énergie vitale aspirée si la magie venait à manquer lors du rituel. Que d'la joie.

Toutes les craintes de Mérida s'envolèrent quand la magie d'Harold vint à la rencontre de la sienne. C'était la même sensation douce et chaude que la dernière fois, un peu comme quand elle s'enroulait dans sa couette près de la cheminée, les soirs d'hiver.

Soudain, la sensation changea et elle sut que son ami avait commencé à transformer Krokmou. Mérida eut envie de se lever et de danser sur ce rythme entêtant qui résonnait dans ses oreilles et qu'elle devinait être les battements de son propre cœur. Une énergie qui n'était pas la sienne, une énergie sauvage, l'emplit, lui rappelant les folles chevauchées au travers des forêts d'Écosse. Elle avait le souffle court, comme si elle venait de traverser le château d'une traite et elle n'osait pas ouvrir les yeux, de peur d'interrompre le sort. Pourtant, elle était sûre que si elle le faisait, le monde aurait été teinté de milles couleurs rendues visibles par la magie en jeu.

Et d'un coup, tout disparut. L'énergie s'en était allée, ne laissant qu'un vide et une immense fatigue à Mérida. Ouvrant les yeux, alors qu'elle n'avait qu'une envie, celle de les laisser fermer et de s'endormir à même le sol, elle vit que le chat sur les genoux d'Harold était bel et bien redevenu un dragon. En jetant un coup d'œil à ses amis, elle s'aperçut qu'eux aussi avait l'air fatigué, mais pas au point où elle en était, presque incapable de se lever.

Alors qu'elle s'apprêtait à se refermer les yeux et à s'endormir pour de bon, Harold se leva et s'approcha d'elle, lui faisant voire une fiole contenant une potion avec un goût très étrange mélangeant celui du caramel et des épinards, mais qui eut le bon côté de lui rendre un peu d'énergie.

« - Ça va ? demanda le garçon.

- Euh, oui, je crois. Pourquoi j'étais aussi fatiguée ? Il y a eu un problème ?

- Non, mais ça a demandé beaucoup plus d'énergie de retransformer Krokmou parce qu'il a fallu recréer de la matière et pas simplement en détruire. Et comme c'est ta magie qui entre le mieux en résonnance avec la mienne, c'est toi qui en a le plus donné. »

Hochant la tête, même si elle n'était pas sûre d'avoir tout compris, Mérida se releva, avant que les quatre amis ne prennent le chemin de la Grande Sale, la faim commençant à se faire sentir.

Le repas passa lentement pour nos quatre compères qui étaient relativement épuisés. Enfin, surtout pour trois d'entre eux, parce qu'Harold n'avait pas osé retenter le coup de puiser dans la magie de Jack, vu l'agressivité dont cette dernière avait fait preuve à son égard fin de l'année passée.

Une fois les plats nettoyés et le dessert avalé, Raiponce, Harold et Jack rejoignirent Mérida, histoire de la raccompagner jusqu'à son dortoir. Cette dernière eu beau geindre qu'elle était peut-être fatiguée, mais pas au point d'avoir besoin d'aide pour aller se coucher, rien n'y fit.

Une fois arrivé devant le portrait de la Grosse Dame, Mérida dit au revoir aux trois autres adolescents, avant de dire le mot de passe. Le portrait allait se refermer quand elle se retourna soudain.

« - Harold !

- Hummm ?

- C'est toujours OK pour le Projet A la semaine prochaine ? demanda-t-elle en prenant soin de ne pas parler trop fort, les tableaux ayant des oreilles.

- Normalement oui.

- Ça va. Bonne nuit ! »

Traversant la salle commune d'un pas traînant, avec pour unique objectif celui de rejoindre son lit tout en évitant de penser au fait qu'elle allait devoir se lever demain, la rousse ne remarqua même pas les trois élèves plus jeunes qui étaient assis dans les fauteuils et qui avaient parfaitement entendu ce qu'elle avait dit à son ami.

« - Projet A ? Qu'est-ce que ça peut bien être ? demanda l'un deux.

- Aucune idée, Ron. Peut-être un projet de cours ? proposa le deuxième garçon.

- Ne sois pas stupide, Harry, répliqua la seule fille du groupe. Si ça avait été un projet de cours, elle aurait simplement dit « Le projet de métamorphose » ou quelque chose du style.

- Pas faux. Peut-être que c'est quelque chose de contraire au règlement, proposa Ron.

- Quoi ?

- Je sais pas moi ! Un truc qui commence par « A ».

- « Antilope » ? proposa Hermione.

- « Anti-Malfoy » ?

- « Aspirine » ? »

Les noms continuèrent à affluer, tous plus loufoques les uns que les autres.

« - Animagus » ? proposa Hermione.

- Animaquoi ?

- Animagus. Ce sont des sorciers qui peuvent se transformer en animaux. Comme le Professeur McGonagall, par exemple. Mais c'est très compliqué.

- A ce point ?

- Il y en a peut-être dix ou douze dans tout le Royaume-Uni. Du moins officiellement.

- Ouais. Donc, trop compliqué pour des ados de quatorze ans. Quelqu'un a une idée plus réaliste ? »

XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX

Un peu plus d'une semaine plus tard, le samedi soir pour être exact, les quatre amis se retrouvaient une nouvelle fois, mais dans la salle n°27.

Une fois que tout le monde fut là, car Jack et Mérida étaient encore en retard, Raiponce pris la direction de l'assemblée.

« - Bien. Comme vous le savez, nous avons déjà réalisé deux étapes de la potion, qui doit maintenant reposer jusqu'au 27 septembre. Cependant, il nous manque encore quelques ingrédients pour pouvoir entamer la phase trois, des ingrédients que nous allons devoir récupérer dans la réserve de Snape.

- Je maintien que ce plan est mille fois trop risqué, intervint Jack. Si Snape nous tombe dessus, on ne retrouvera pas assez de nous quatre pour remplir un dé à coudre.

- C'est exactement pour cela que l'on monte un plan avant : pour éviter qu'il ne nous attrape. Lui ou n'importe qui d'autre. Harold, tu as ce qu'il faut ?

- Oui. Alors… commença le jeune homme en fouillant dans ses papiers. Voilà ! Snape fait sa ronde du samedi entre 21 heures et minuit, mais il commence par les cachots et reste dans les environs jusqu'au moins 21h45. Donc on ne pourra pas agir avant dix heures, histoire d'être sûr.

- Et une fois dans les cachots ?

- On utilise ça, répondit le jeune homme en sortant un parchemin.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Une version très très simplifiée de la carte que construit Raiponce. Celle-ci ne reprend que la partie des cachots qui nous intéresse et peut seulement nous indiquer si un être vivant s'approche, mais pas de quoi, ou de qui, il s'agit. De plus, Raiponce et moi n'avons pas réussi à stabiliser les sorts, donc on n'est pas sûr qu'elle soit fiable à cent pour cent. »

Le silence s'abattit sur la petite assemblée.

« - J'ai le droit de souligner le nombre de trucs qui peuvent mal tourner dans ce plan ou … ?

- On n'a pas le choix, Jack, répondit Raiponce. Bon, le plus important, c'est de réussir à rentrer et à sortir de la réserve de Snape. Juste à côté, il y a un mur coulissant qui cache un genre de placard, donc on pourra toujours se planquer là si on risque de se faire prendre durant l'allé ou le retour. »

Attendant leur heure, les quatre adolescents fignolèrent leur plan, tout en surveillant régulièrement l'horloge transfigurée par la Serdaigle du groupe. Quand celle-ci pointa dix heures moins dix, ils se mirent en chemin.

Alors qu'ils déambulaient dans les couloirs sans trop se préoccuper de la discrétion, après tout le couvre-feu pour les quatrièmes était à 22h30, Harold prit le temps de réfléchir. À vrai dire, il comptabilisait combien d'articles du règlement il enfreignait depuis le début de sa première année. Promenades régulières dans la Forêt Interdite, ensorcellement d'un camarade, même si ce dernier l'avait bien cherché et ne lui en tenait plus rigueur, élevage d'un dragon sur les terres de l'école, apprentissage illégal de l'animagisme, ce qui était puni par un séjour à Azkaban pour les sorciers adultes, et une TRES sévère réprimande pour les mineurs, et enfin : vol d'ingrédients dans le bureau d'un professeur. S'ils se faisaient attraper et que quelqu'un se mettait en tête d'extorquer tous ses méfaits, le Poufsouffle était définitivement cuit.

Tout à ses pensées, Harold ne vit pas arriver le Professeur Mcgonagall, contrairement à ses trois compères qui s'étaient bien vite dissimulés derrière une des nombreuses tapisseries du Château.

« - Mr. Haddock ?

- Oh, euh,… Bonsoir Professeur.

- Je suis étonnée de vous croiser ici si tard, Mr. Haddock. Il me semble que vous avez contrôle de Métamorphose demain matin en première heure, vous feriez mieux de vous reposer pour être en forme. Votre moyenne en pratique aurait besoin d'un bon coup de fouet.

- Je… Justement Professeur, je m'étais isolé dans une classe pour étudier tranquillement. La Salle Commune des Poufsouffles n'est pas vraiment le lieu idéal pour ça.

- La Salle Commune des Poufsouffles ? Elle a bien changé depuis la dernière fois que j'y aie mis les pieds, alors. Il me semblait au contraire qu'il y faisait particulièrement calme, surtout par rapport à celle des Gryffondors. »

Harold était décidemment un pitoyable menteur. A ce demander comment il faisait pour garder toutes ses incartades secrètes, surtout les incartades qui avaient des écailles et crachait, techniquement du moins, du feu.

« - Ce que… J'étudie à voix haute ! Cela gêne mes camarades, donc je préfère étudier seul.

- Mmmm, je vois. Dans tous les cas, allez vous coucher et puisque vous y avez mis tant d'énergie, j'attends de vous une belle performance demain matin. Bonne nuit, Mr. Haddock.

- Bonne nuit Professeur. »

Quand la sorcière disparut derrière le coin du couloir, les trois membres restants du Projet sortirent de leur cachette.

« - Nom de Dieu, Harold, pourquoi tu ne nous as pas suivi ? éructa Mérida. On a perdu un max de temps, maintenant !

- Je ne l'avais pas vue arriver. Vous auriez pu me prévenir.

- On est en pleine mission, on pensait pas que tu te perdrais dans tes pensées à un moment pareil ! T'as intérêt à rester concentrer, maintenant. Si on se fait prendre par ta faute, je te pends par les pieds à un des anneaux du terrain de Quidditch ! »

Un peu déboussolé par la hargne de son amie, Harold hocha la tête, avant que la troupe ne prenne la direction des cachots, se faisant plus discrète maintenant que l'heure du couvre-feu approchait. Croiser un Poufsouffle ou un Serpentard dans les cachots n'étaient pas suspect à cette heure-ci, parce que leurs quartiers étaient dans les environs. Une Gryffondor et une Serdaigle, qui logeaient dans les tours, c'était une autre histoire. De toute façon, valait mieux ne pas se faire prendre.

Alors qu'ils approchaient de leur destination, Raiponce les fit s'arrêter dans une alcôve, histoire de vérifier le plan.

« - Bon, apparemment, tout se déroule comme prévu. Snape n'est plus dans cette partie-là des cachots. Reste à espérer qu'il ne soit pas dans un des couloirs adjacent que l'on n'a pas mis sur la carte. Tout le monde se souvient de ce qu'il a à faire ? »

Devant l'approbation générale, la jeune fille rangea sa carte er replaça sa cape pour couvrir ses cheveux le mieux possible.

« - Dans ce cas, en avant ! »

Les quatre compères sortirent de l'alcôve, marchant collés aux murs. Assez rapidement, ils atteignirent le local de la réserve de Snape. Raiponce jeta un coup d'œil à la carte, puis quand elle vit que les couloirs étaient vides, elle laissa la place à Jack, celui qui s'était révélé être le plus doué avec les méthodes moldues de crochetage.

Sortant un « rossignol », un ensemble de crochets utilisés par les voleurs que Raiponce avait transfigurés à partir de l'illustration d'un livre, il entreprit de forcer la serrure, tandis qu'Harold, soutenu par la magie de Mérida, s'efforçait de démêler les sortilèges posés par le professeur. L'assemblage des deux méthodes permis d'ouvrir la porte sans déclencher l'alarme, le Gallois s'étant « contenté » de repousser les sorts loin de la zone du verrou sans pour autant les enlever tandis que Jack ouvrait la porte sans magie. Plus simple à dire qu'à faire, mais leurs entrainements avaient payés.

Une fois la porte ouverte, Jack et Raiponce restèrent dehors, pour faire le guet, tandis que les deux autres entraient dans la réserve, la liste d'ingrédients dans la main.

Rapidement, Harold parvint à mettre la main sur le jus de horglup et Mérida trouva le bézoard, des ingrédients plutôt communs. Il leur fallu un peu plus de temps pour trouver la queue d'éruptif, un ingrédient que Snape gardait à part car très réactif. Le Gallois venait juste d'y arriver, quand Jack passa sa tête par l'embrasure de la porte.

« - Dépêchez-vous un peu !

- On a fini, on arrive. »

Ils venaient tout juste de refermer la porte et de remettre les enchantements, quand un son redouté de pas mal d'élèves retenti dans le couloir. Une espèce de caquètement qui ne pouvait signifier qu'une chose.

« - Peeves ! geignit Harold. S'il nous voit, on est foutu.

- Comment ça se fait que tu ne l'as pas vu arriver, Raiponce ? Tu es censée surveiller la carte.

- La carte montre les êtres vivants. Peeves est peut-être très ennuyant, mais il est surtout mort.

- Vous vous disputerez après, trancha Mérida. Raip', où est ce placard dont tu parlais tantôt ?

- Par là. »

La jeune fille emmena ses amis vers un mur, dont elle tapota quelque brique. Rapidement, une zone assez haute pour laisser passer un homme se dévoila. Les quatre élèves s'y engouffrèrent, avant que la Serdaigle ne referme l'entrée.

Histoire d'y voir un peu plus clair, Mérida lança un lumos, dévoilant de magnifiques toiles d'araignées.

« - Je propose que l'on reste ici dix minutes, avant de sortir. Peeves ne reste jamais longtemps dans les cachots, d'après les jumeaux. Il a peur du Baron Sanglant et n'aime pas trop Snape.

- Quelle soirée, soupira Harold.

- Je te le fais pas dire. Mais au moins, on a ce que l'on voulait. On va pouvoir continuer la potion ! »

Les adolescents regardèrent le sac du Poufsouffle où reposaient les fruits de leur larcin. Encore quelques mois, et la potion serait prête. Il n'y en avait plus pour longtemps.

XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX

Le weekend suivant, le dimanche 27 septembre pour être exact, Jack émergeait difficilement de son sommeil. Repoussant sa couverture, il se traîna sans convictions jusqu'à la Salle de bain. N'écoutant que d'une oreille les babillements du miroir, il se brossa les dents tout en établissant le plan de sa journée.

« - Une bonne crème de jour et on y verrait plus rien, vous savez ? »

Le déjeuner avec Marius, passer une petite heure avec Andréa, probablement aller travailler un peu à la bibliothèque avant le dîner sur le foutu devoir de Lockhart.

« - A votre âge, il faut faire attention à sa peau ! Parce que vous n'y pensez peut-être pas, mais je vous reflète, moi ! Et je n'ai pas envie d'avoir des rides, merci bien ! »

Franchement « L'utilité de l'habillement dans la lutte contre les Forces Obscures ». Qui avait idée de donner un sujet pareil ? Enfin, Harold pourrait peut-être lui filer un coup de main. Ou Raiponce, qui semblait complètement fan de prof pour une raison qui échappait à Jack. D'après Andréa, c'est parce qu'il était « beau et intelligent. Et riche et célèbre, aussi. ». Mouais.

« - Et il est important de prendre soin de ses cheveux, aussi. Il y a quelques années, il y avait un Serpentard avec des cheveux ré-pu-gnants. Sincèrement, j'en étais malade de devoir reproduire cette tignasse grasse. »

Puis le dîner, et enfin l'après-midi consacrée à la potion. La préparation du jour serait un peu plus dangereuse que la dernière fois, mais ça ne serait pas amusant sans risques. Il y aurait encore quelques préparations à faire durant la semaine, puis plus rien pendant un mois. Raiponce parlait même de commencer la seconde étape, histoire de prendre de l'avance.

« - Et surtout,… Dites, jeune homme, vous m'écoutez ?

- Non. »

Et Jack s'engouffra dans la douche.

Une petite demi-heure plus tard, il ressortait de la salle d'eau, aussi réveillé qu'il lui était possible un dimanche matin. Embarquant Marius, présentement occupé à lire dans un des canapés de la Salle Commune, il prit la direction de la Grande Salle, où sa petite-amie l'attendait déjà, ayant abandonné l'idée de le faire se lever plus tôt le weekend, histoire de manger à son aise.

Arrivé à destination, il se dirigea rapidement vers Andréa, se laissa tomber sur le banc, embrassa rapidement son amie, et commença à manger. Il engloutissait sa troisième tartines, quand Marius posé une question qui manque de tuer Jack par étouffement.

« - Tu crois que j'ai mes chances avec ton amo ? »

Comme il avait avalé de travers son morceau de pain, Jack tenta tant bien que mal de le faire passer avec un verre d'eau et de nombreux raclements de gorge, avant de répondre à son ami.

« - Pardon ? Quelle amie ?

- Bah, Mérida. Tu sais, la rousse de Gryffondor.

- Tu veux sortir avec cette furie ? T'es au courant que tu risques d'y laisser des morceaux ?

- Je suis sûr que t'exagère. Moi, elle m'a semblé plutôt sympa, dans la calèche. »

Interloqué, Jack fixa Marius. Il n'arrivait pas à imaginer que l'on veuille sortir avec l'Écossaise. Raiponce, il pouvait comprendre. Elle était jolie, sympathique et saine d'esprit, du moins au premier abord. Mais Mérida, c'était comme vouloir prendre la main à un ours : dangereux.

« - L'écoute pas, Marius, intervint Andréa. Je suis sûre que tu as toutes tes chances, faut juste que tu trouves le bon moment.

- Tu crois ?

- Mais oui ! Tiens, si tu veux, je te filerai un coup de main ! »

Laissant ses deux amis discuter, Jack se reconcentra sur la nourriture. Une fois le déjeuner fini, il attrapa ses affaires et prit la direction de la bibliothèque, sa copine étant apparemment trop occupée à donner des conseils au jeune Dixon pour réclamer une balade dominicale.

Arrivé au sanctuaire de Mrs Pince, un lieu qui le mettait toujours aussi mal à l'aise face au manque de logique évident dont il souffrait, en soient témoins les armoires qui refusaient de lâcher les livres si on ne le demandait pas dans la bonne langue ou encore celles qui pendaient au plafond à deux mères du sol. Furetant à droite à gauche, l'Irlandais finit par trouver Harold, assis en compagnie de Raiponce.

« - Je vous cherchais !

- Pour ?

- Ce maudit devoir de Défense. Pitié Harold, dis-moi que tu peux m'aider.

- Et bien, en fait, Raiponce m'aide déjà pour ce truc, répondit l'adolescent en rougissant. Mais tu peux venir travailler avec nous. »

Content d'avoir trouvé un partenaire de souffrance, le blanc s'installa et se mit au travail, histoire d'avoir fini ça le plus vite possible. Deux heures plus tard, il mettait enfin un point final à son travail, tout en se demandant quelle était l'exacte utilité d'un truc pareil.

L'heure du dîner approchant rapidement, il rangea son fourbi, tout en rassurant Raiponce sur le fait que, oui, il serait bien à après-midi pour préparer la potion et que oui, il allait préparer la pâte qui devait reposer trois heures tout de suite.

Le dîner passa rapidement, excellent comme toujours, mais quand on vit à Poudlard dix mois par an, on ne se retourne plus vraiment de ces banquets gargantuesque qui n'étaient surpassés que par ceux de début et de fin d'année, ainsi que les repas de fête.

Vers 14h, Jack se présenta à la salle n°27. Deux autres membres du Projet étaient déjà là et il ne manquait plus qu'une seule personne, Raiponce, étonnamment. La jeune fille fini par arriver, à bout de souffle et ayant l'air d'avoir couru un semi-marathon.

« - Ah, vous êtes là. Désolée du retard, petit contretemps. On peut y aller ? »

Rapidement, tout se mit en place : Harold sortit les ingrédients, Raiponce et Mérida les pesèrent tandis que Jack relisait la marche à suivre. Une fois cela fait, il s'approcha de la potion.

D'un seul geste, il versa dans le liquide chaud les baies de belladone, le jus de horglup et les crochets de serpent que Mérida avait écrasé. Armé de sa spatule, il tourna dans la potion, jusqu'à ce que cette dernière prenne une couleur vert bleuté. Une fois arrivé à cela, il attrapa la pâte verte composée des morceaux d'écailles de Magyar, de baies de gui et du dernier œuf de Runespoor qu'il avait préparé ce matin et versa cette dernière dans le chaudron. Remuant sept fois le contenu de la marmite, il retira ensuite sa spatule. Maintenant, il allait falloir attendre.

Deux jours plus tard, les quatre compères étaient de retour dans la salle. Il allait maintenant falloir préparer une potion auxiliaire pendant que la première reposait. Prenant un plus petit chaudron, il y versa le sang de dragon qu'Harold avait prélevé à Krokmou, avant d'y rajouter la potion de captation contenant le rayon de lune et de l'écorce de sorbier. D'un coup de baguette, il alluma le feu sous le récipient et attendit que le liquide bouille. Une fois arrivé à cela, il éteignit le feu et laissa le mélange reposer une heure.

Une heure plus tard, le Serpentard rajouta le bézoard réduit en poudre à la potion, faisant prendre à cette dernière une teinte argentée. Une fois le bézoard complètement dissout, Jack attrapa les quatre crochets de serpents restant et les ajouta au liquide tout en mélangeant. La potion secondaire était finie, ne restait plus qu'à laisser le tout tranquille jusqu'au lendemain.

Le jour suivant, Jack, toujours aidé de ses trois amis, même si c'était principalement Raiponce qui le soutenait, les autres n'étant pas très doués en potion, Jack reprit la potion principale, à laquelle il ajouta de l'ellébore ainsi que la mandragore hachée, transformant la jolie potion verte en un liquide peu ragoûtant rose et grumeleux.

Enfin, avec l'aide de son amie, il versa la seconda potion dans la première, se faisant se dissoudre les grumeaux et donnant une couleur rouge sang au liquide.

Maintenant, il fallait attendre un mois tout rond avant de pouvoir continuer.

XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX

Un mois, c'était trop long. Du moins, c'était ce que pensais Raiponce. Un mois entier à devoir attendre que la potion repose, c'était un mois de perdu. Il fallait donc trouver quelque chose à faire.

Coup de chance pour elle, il y avait une étape entre la potion et la méditation pure qui ne nécessitait rien de particulier, sinon des coussins histoire d'être assis confortablement. Des coussins et de la bonne volonté. Ce dont manquaient certaines personnes.

« - C'est hors de question !

- Mais Harold….

- Je ne vois pas POURQUOI je devrais vous raconter ma vie.

- Pas toute ta vie, seulement les évènements que tu juges les plus marquants.

- Ben oui, évidemment, si c'est que ça, c'est pas grand-chose, hein !

- Fait pas ta mauvaise tête. Mérida et Jack n'ont aucuns problèmes avec ça, eux.

- Peut-être qu'ils ont une vie intéressante, mais la mienne ne l'est pas.

- Je suis sûr que tu dis des bêtises. Harold, c'est important.

- Si c'était vraiment important, tu en aurais parlé dès le début. Ce n'est même pas mentionné dans les parchemins des Maraudeurs.

- Je n'en ai pas parlé parce que je ne pensais pas que ça poserait problème. Et c'est écrit dans le livre.

- Ah oui ? Où ? »

Légèrement excédée, Raiponce attrapa le recueil de parchemins, l'ouvrit et le présenta au jeune homme.

« - Là !

- Ça dit juste « Faire la liste de ses qualités et défauts. Rester objectif ». Ça ne dit rien sur la nécessité de parler de soi.

- Fais-moi la liste de tes qualités.

- Quoi, comme ça ? Et bien, je suis… je suis… Débrouillard !

- Et ?

- Euh…

- TU vois ? On ne sait pas faire ça tout seul.

- Je ne vois toujours pas pourquoi raconter sa vie.

- Parce que on pourra voir comme tu réagis, plutôt que de déduire des qualités et de défauts de ton comportement à l'école. S'il-te-plaît, Harold, c'est important ! Si on ne fait pas cette étape correctement, on risque de ne pas trouver son animal une fois en transe. Et toute la préparation de la potion sera à refaire. »

Décidée à convaincre son ami, la blonde tenta les yeux de chien battu, même si le brun n'y avait jamais été très sensible. Soupirant, ce dernier s'avoua cependant vaincu.

« - Très bien. Tu veux faire ça quand ?

- Le mardi 27 octobre, pendant les vacances. Comme ça, on peut rester debout tard sans avoir de problèmes le lendemain. Je ramène la nourriture, Mérida m'a dit qu'elle allait trouver des boissons et Jack va essayer de piquer les coussins que Flitwick utilise pour le cours sur le sortilège d'expulsion. Si tu pouvais ramener des trucs du même style, comme des couettes, ce serait bien. »

Hochant la tête, Harold ramassa son sac avant de partir vers la forêt, probablement pour voir Krokmou.

Restée seule, Raiponce se demanda ce que pouvait bien cacher le jeune homme pour être aussi réticent à parler de lui. Entre lui et Jack, la soirée promettait d'être divertissante.

Quelques temps plus tard, le 27 octobre au soir, les membres du Projet se réunirent dans leur salle. Raiponce portait un très gros panier bien garni par les elfes de maison et heureusement allégé par magie. Les deux garçons, eux, construisaient une espèce de nid de coussins et couvertures, histoire d'être confortablement installé pour une nuit qui allait probablement être très longue.

Un peu en retard, Mérida arriva, elle aussi très chargée et l'air particulièrement contente.

« - Qu'est-ce qui t'arrives ?

- Vous allez voir », répondit-elle en déposant son sac.

Elle l'ouvrit, puis commença à déposer sur la table des sodas et plusieurs sortes de bièraubeurres, même celle au miel que Raiponce adorait.

« - T'as pas fait les choses à moitié ! s'exclama Jack. Même si la bièraubeurre, ce n'est pas fort, je ne suis pas sûr que soit encore clair à la fin de la soirée.

- Par contre, je crois que l'on ferait mieux de dormir ici, si vous comptez boire tout ça. Si on tombe sur un prof avec un verre dans le nez, on est mort. »

Donnant leur accord, ils terminèrent les préparatifs avant de s'installer. Raiponce donna à chacun un morceau de gâteau au chocolat et une bouteille de bièraubeurre avant de s'asseoir à son tour.

« - Bon, dit Mérida après une première gorgée. On fait quoi, maintenant ?

- On parle de nous.

- Oui mais on dit quoi ? Si on « parle de nous », on peut durer des heures.

- Je sais pas. On peut commencer par notre vie hors de l'école, non ?

- Bah vas-y », dis Harold.

Réfléchissant deux secondes, la blonde finit par reprendre la parole.

« - Eh bien, je vais dans le sud de l'Angleterre, près de Canterbury. Je vis avec ma mère, qui est préparatrice de potion. Elle est très protectrice avec moi.

- Au point d'en être agressive avec les autres, intervint Jack.

- Tais-toi un peu, le décoloré, répondit Mérida. Continue Raiponce.

- Je ne connais pas mon père. En fait, je crois qu'il est mort de maladie quand j'étais petite.

- Tu crois ?

- Ma mère ne veut pas en parler. Bref, je pense que c'est pour ça qu'elle ne veut pas me laisser sortir, elle a peur de me perdre. Mais c'est lourd, parfois. J'aimerai juste pouvoir sortir comme je veux, sans devoir présenter mes doléances trois mois avant et une lettre de motivation de deux pages. Par exemple, plus petite, je voulais aller voir les lâchés de lanternes de la ville de Corona pour le solstice d'été, mais je ne pouvais pas parce que « Milles choses auraient pu mal tourner ».

Perdue dans sans récit, elle remarqua à peine ses amis noter quelque mots sur les feuilles prises pour lister qualités, défauts et objectifs qu'ils pourraient déduire des histoires.

« - Une fois, j'ai eu un ami moldu. Elle refusait qu'il vienne pour Noël, alors qu'elle ne le fête jamais avec moi. Alors je l'ai fait entrer en douce, mais j'ai utilisé la magie sans réfléchir et il a eu peur. Elle l'a assommé, lui a effacé la mémoire et je ne l'ai plus revu depuis. »

Se reprenant, la blonde se tourna vers Jack.

« - Bon, c'est assez pour le moment. A toi.

- Oh. Euh… Je vis en Irlande, avec ma mère, mon grand-père, ma petite sœur et aussi Veilleuse, mon frère adoptif.

- Il s'appelle vraiment Veilleuse ?

- Il s'appelle Valéry, mais on le surnomme Veilleuse. C'est compliqué. Mon père est mort quand j'avais huit ans, tué par un mangemort. Maman a fait une crise en l'apprenant et mon grand-père a dû sacrifier sa place d'Héritier du Clan pour la sauver.

- Héritier ?

- Je peux pas trop en dire, mais en fait, à chaque génération, il y a un héritier du clan Frost, le clan des manieurs de glace, qui naît sans autre magie que celle du Clan, mais très très puissante. Avant, c'était mon grand-père, mais il a perdu son statut et ma famille est un peu méprisée à cause de ça. Si j'avais été l'Héritier de cette génération, le problème serait réglé mais c'est ma cousine qui l'ait, alors… Mais ça m'énerve un peu, parce qu'elle ne pense qu'à sa propre famille et pas au clan. Je serais un bien meilleur Héritier qu'elle ! »

Jack s'arrêta de parler après cette exclamation, puis se tourna vers Mérida.

« - Moi, je vis en Écosse, pas loin d'ici. On est six à la maison : mes parents, mes trois petits frères et moi. Enfin, je dis maison mais c'est limite un château. Je l'aime pas trop parce qu'il est tout poussiéreux et tout… J'attends qu'une chose, c'est d'être majeure et d'avoir une petite maison à moi, sans personne pour m'ennuyer. Je m'entends bien avec mon père mais avec ma mère, c'est une autre histoire. Elle est très vieux jeu : les jeunes filles doivent être polie et courtoise, elles ne font pas de sport dangereux, elles cousent… Alors que moi, ce que j'adore, c'est aller faire des promenades sur le dos d'Angus, et c'est encore mieux en été, quand il fait chaud et qu'il pleut en même temps, c'est juste génial ! »

Considérant avoir assez parlé pour le moment, la rousse donna un coup de coude à Harold, qui se redressa un peu, sans savoir trop quoi dire.

« - Je… J'habite avec mon père. Ma mère est partie il y a longtemps, donc on est juste à deux. C'est le maire du village de Beurk, oui je sais, le nom est génial, au Pays de Galles. On s'entend plutôt pas mal, c'est juste qu'on ne sait pas trop quoi se dire. Lui, il ne jure que par la chasse aux dragons et les bons combats bien virils, alors que je préfère étudier. Par exemple, j'adore aller dans la forêt derrière chez moi pour essayer de trouver des traces de dragons. J'ai toujours pas osé lui dire que j'aimerai bien faire un stage en Roumanie, dans la réserve de dragons d'Europe de l'Est, pendant ces vacances. »

La soirée continua tranquillement, entre sujets bateaux, anecdotes rigolotes et histoires un peu plus douloureuses. Aucuns des quatre ne raconta vraiment des choses importantes, celle-là attendraient encore un peu, mais ils apprirent cependant à ce connaitre un peu mieux que de simples camarades de classes.

À la fin de la soirée, alors qu'ils étaient bien imbibés et qu'ils se préparaient à aller dormir, Mérida fit remarquer un petit détail.

« - Et, il reste un tout p'tit morceau de gâteau. Ya quelqu'un qui le veut ? »

Comme à chaque fois dans pareille situation, tout le monde avait envie de prendre le gâteau, sans que personne n'ose.

« - Vous battez pas, surtout. Vous savez quoi ? J'ai une idée : on donne le dernier morceau à celui qui a la vie la plus pourrie entre nous quatre, selon ce qu'il a raconté durant la soirée ! Ça vous va ?

- Ok. On le donne à qui, alors ?

- Moi je propose Raiponce, parce que sa mère est limite névrosée. »

Comme les deux garçons hochaient la tête, Mérida remit solennellement le morceau de cake au chocolat à la jeune fille, qui gloussait quelque peu sous les effets de l'alcool. Une fois le gâteau englouti, les adolescents s'enroulèrent dans les couettes et s'endormirent en quelques secondes.

Le lendemain matin, Raiponce se réveilla avant les autres, un peu dans le brouillard mais avec des souvenirs clairs de la veille, la bièraubeurre n'étant pas si forte que ça. Ainsi, elle avait gagné le morceau de gâteau de la vie pourrie. Alors que Mérida roupillait tranquillement à moitié étalé sur Jack et qu'Harold marmonnait un peu dans son sommeil, la jeune fille se dit qu'elle avait peut-être gagné le gâteau, mais que si elle avait dû parler de ces trois-là hier soir et de ce qu'ils lui apportaient, elle ne l'aurait sûrement pas eu.

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Et voilà ! J'espère que vous n'êtes pas trop fâché d'avoir attendu trois semaines pour ça ^^

Par contre, remarque débile, j'ai constaté que je fais souvent débuter les parties de chapitre consacrées à Jack dans le lit de ce dernier. Va falloir que je me surveille, où le rating T sera obsolète avant que je ne m'en rende compte…

Et pour vous donner une idée, nos chers petits seront plus ou moins à la moitié de la préparation au premier novembre, après le mois de repos nécessaire à la potion.

Pour ceux que ça intéresse, toutes les dates données dans ce chapitre et le précédent sont basées sur les calendrier du site « encyclopédie-hp . org », des calendriers basés sur les informations données par JKR.

Le truc du morceau de gâteau de la vie pourrie, c'est directement tiré du film « Coup de foudre à Nothing Hill ». C'est peut-être un navet, mais j'aime ce film.

Aussi, je m'en suis rendu compte que je n'avais jamais dit d'où venait l'idée de la potion de captation. Rendons à César ce qui lui appartient, c'est une invention d'Alohomora, qu'elle utilise dans sa fic HP : « Les Portes » que je vous conseille vraiment. Une des meilleures histoires de ce site.

Et n'oubliez pas : l'alcool, c'est mal )

A dans deux semaines !

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