Le Projet A

Disclaimer : Voir prologue

Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.

Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…

Chapitre non-corrigé, parce que je suis à la bourre, qu'il a été fini hier soir, que donc Aangelik n'a pas pu le corriger. Espérons que je gère mieux mon temps une fois mes stages finis…

Merci à Cheschire, Aangelik, Gayl, Philou, Thorncrown, Emmawh, Paquerette-san et Shinrie pour leurs reviews !

Philou : Hello ! Merci pour ta review. On revoit Krokmou le dragon dans ce chapitre. Content que la scène du trio t'ait plu, elle était prévue depuis longtemps mais j'avais peur qu'elle ne s'intègre pas bien. On va refaire un petit tour en mode voleur ci-dessous. Pour Lockhart, j'aime bien y faire allusion, parce que c'est quand même un personnage important du tome 2, bien plus que ne l'était Quirrel dans le tome 1, je trouve. Pour la potion, encore deux trois chapitres, mais le Projet a encore un bon moment à vivre ^^ Nos amis referront des « pyjamas parties » bientôt. Pour la bieurraubeurre, il existe des recettes sur internet, mais elles ne donnent vraiment pas envie ^^. Suite de l'histoire entre Marius et Mérida (qui est Gryffondor, par Serdaigle) dans les lignes qui suivent !

Paquerette-San : Hello ! Merci pour ta review. Oui, j'ai vu la faute aussi (il dit amo, je pense ^^), mais étant un peu débordé, pas encore eu le temps de rectifier ça… En tous cas, voici la suite !

Et maintenant, place à la fiction !

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Chapitre 27 : Samain et Lug

Quelques jours plus tard, ce fut dans son lit que Raiponce s'éveilla. Taquin, le soleil s'était glissé entre les rideaux et tentait de l'obliger à se lever, ne fut-ce que pour fermer les tentures.

Encore un peu dans le gaz, la jeune fille sortit du lit, enfilant rapidement ses chaussons avant de se diriger vers la fenêtre coupable d'avoir laissé passer les rayons de l'astre du jour. Se glissant dans le petit balcon sans trop ouvrir les rideaux, histoire de ne pas réveiller ses compagnes de dortoir, la demoiselle ouvrit la grande fenêtre et s'avança sur le promontoire. Pour le moment, le ciel était encore bleu et parsemé de rares nuages, mais nul doute que ceux-ci allaient rapidement se multiplier et virer au noir : Poudlard ne permettrait pas un Halloween sans orage, il en allait de la réputation de l'école. C'était d'ailleurs pour la même raison qu'il neigeait invariablement à Noël, pour le décorum. Plus d'une fois, Raiponce s'était demandé si ces météos « clichées » étaient du fait de Dumbledore ou de l'esprit du Château, mais elle n'était jamais parvenue à trouver la réponse. Le directeur était assez givré pour faire quelque chose de ce style, mais Poudlard avait déjà prouvé être plus qu'un bâtiment, après tout.

Sortie de ses pensées par le vent frais qui faisait claquer les pans de son peignoir, la blonde rentra vite dans le dortoir, se dépêchant d'aller se réchauffer dans un bon bain chaud. Quitte à s'être réveillée à sept heures du matin un samedi, autant en profiter un peu.

Décidée à profiter d'un de ses derniers jours de vacances, elle lança le sort du Secret sur ses cheveux et enfila ses habits d'explorations, c'est-à-dire un simple t-shirt, un pull et un pantalon, vêtements bien plus pratiques que l'encombrante robe de sorcier quand il s'agissait de grimper les escaliers tordus d'un passage secret ou sauter deux-trois marches farceuses.

Armée de sa baguette et de parchemins vierges, elle se lança à l'assaut des couloirs. Durant cette semaine de congé, elle avait découvert une nouvelle aile du deuxième étage après avoir enfin obtenu d'un tableau le mot de passe de la toile de la Dame aux Vouivres du quatrième étage. Et de ce qu'elle avait pu entrevoir avant d'être obligée de retourner dans sa salle commune, le couloir promettait d'être intéressant.

Arrivée à destination, elle découvrit un couloir très chargé en tableaux, meubles et autres décorations, mais, constata-t-elle en le longeant rapidement, dépourvu de toute porte. Fronçant les sourcils, la jeune fille dégaina sa baguette et commença à inspecter les murs. Ignorant une armure qui se lamentait à propos d'une histoire d'amour insoluble et un tableau qui la défiait en duel pour une raison obscure, la jeune fille se concentra, cherchant des anomalies dans le flux d'énergie de Poudlard, anomalies qui traduisaient souvent une porte dérobée ou alors un interrupteur quelconque.

« - Pssss, jolie demoiselle. »

Étrange, ce couloir ne possédait aucune variation dans le flux. Autant dire que c'était une véritable exception à Poudlard, qui semblait aimer les passages secrets.

« - Psssss, mademoiselle. Allez, répondez s'il-vous-plaît. »

Il y avait quelque chose de réellement bizarre dans cette uniformité. Même les flux de la maison de Raiponce n'étaient pas aussi nets, et dieu seul savait combien d'heures Gothel avait pu passer à les lisser.

« - Pourquoi vous m'ignorez ? Déjà qu'il n'y a pas trente-six personnes qui passent par ici,…

- Mais quoi, à la fin ? » s'écria la blonde, excédée de ne rien trouver et en plus de se faire harceler.

Se retournant vers l'origine de la voix. Elle se retrouva nez-à-nez avec…. Un tableau ! Un tableau représentant un paysage d'hiver, avec une belle couche de neige, un lac gelé du plus bel effet et un seul personnage, un adolescent qui la regardait avec ses jolis yeux bleus. Finalement, ce couloir allait peut-être révéler quelque chose de plus intéressant qu'une porte cachée.

Plusieurs heures plus tard, la Serdaigle était de retour dans son dortoir, histoire de se débarbouiller un peu avant le banquet d'Halloween, que Dumbledore avait promis « désarçonnant », ce qui était un tantinet effrayant quand on connaissait l'asticot.

Changeant ses habits pour un ensemble pour conventionnelle, Raiponce s'assura que le sortilège sur ses cheveux était toujours bien en place, avant de redescendre dans la Grande Salle.

Une Grande Salle totalement métamorphosée pour l'occasion : les citrouilles géantes d'Hagrid avaient été vidées et creusées d'effrayants visages. Éclairées de l'intérieur par une bougie magique aux teintes fluorescentes, les cucurbitacées gargantuesques flottaient à des hauteurs diverses, servant d'obstacles à des chauves-souris faisant la course.

Toutes les bannières des maisons avaient été retirées et remplacés par des étendards de Poudlard oranges et noirs. L'estrade des Professeurs avait été enlevée et on avait monté une scène relativement imposante en lieu et place, où un groupe de squelettes animés accordaient leurs instruments tandis que d'autres étiraient… et bien, leurs os, faute d'avoir autre chose à étirer. Les quatre grandes tables avaient elles aussi disparues, faisant place à de multiples tables plus petites et rondes auxquelles étaient déjà installés un bon nombre d'élèves. Dont Harold et Jack.

« - Raiponce, par ici ! s'exclama le Serpentard en lui faisant de grands signes. »

Se dirigeant vers eux, elle découvrit que ses amis avaient réservés une grande table où siégeaient déjà Harold et Jack, ainsi que Marius et Andréa. D'autorité, elle se mit à côté de la petite-amie de Jack. Mieux valait éviter qu'elle et Mérida se retrouvent côte-à-côte. Et en parlant du loup...

« - Salut la compagnie ! »

Toujours énergique, la rousse s'assit à côté d'Harold, entamant la conversation et faisant fi de l'air gêné de Marius et de celui beaucoup plus agressif d'Andréa.

En effet, l'ami de Jack avait pris son courage à deux mains trois jours auparavant et avait demandé à l'Écossaise si elle voulait bien l'accompagner à la sortie à Pré-au-Lard du premier novembre. Le jeune sang-pur avait vite perdu sans contenance quand la Gryffondor avait éclaté de rire suite à sa demande. Le pauvre garçon avait vite pris ses jambes à son coup et était parti s'enfermer dans son dortoir.

Heureusement, cela s'était rapidement arrangé : Harold en avait entendu parler et avait envoyé Mérida s'excuser auprès de Marius qui, s'il n'était pas son meilleur ami, était tout du moins un camarade qu'il appréciait et côtoyait de temps à autre. La jeune fille avait donc été trouver l'amoureux éconduit et lui avait expliqué, avec quelques difficultés, que c'était la demande de manière générale qui l'avait fait rire, et non lui en particulier. Mérida ne s'imaginait tout simplement pas sortir avec un garçon, et la perspective l'avait fait rigoler, fin de l'histoire. Malgré tout, Marius restait encore un peu gêné face à la rousse et Andréa pouvait être plutôt vindicative.

Histoire d'empêcher cette dernière de sauter à la gorge de son amie, Raiponce la lança sur le sujet du Quidditch. Car si la jeune fille était souvent jugée comme « légèrement fanatique » par ses amis, la Serpentard était bien pire. Elle pouvait parler du sport sorcier pendant des heures.

« - Et en tous cas, j'espère que Malfoy s'en sortira. C'est bien beau d'avoir acheté sa place dans l'équipe en fournissant des Nimbus 2001 à toute l'équipe, mais s'il est moins bon que Higgs ne l'était sur son vieux brossdur, ça ne servira à rien. Et…

- Excuse-moi, Andréa, mais je meurs de soif. Je vais aller me chercher un jus de citrouille(1), tu en veux un ?

- Quoi ? Oh, oui, merci. »

Se dirigeant vers le buffet, mais pas trop vite histoire de profiter de la coupure dans le flot incessant de paroles, Raiponce laissa son regard parcourir la salle. Les squelettes avaient commencés à danser une sorte de quadrille, les élèves semblaient s'être donné le mot pour se faire exploser le ventre et les professeurs devaient carburer à autre chose que le jus de citrouille, vu que la moitié était en train de glousser, Lockhart en tête. L'unique enseignant qui semblait être totalement sobre, c'était Snape, mais la jeune fille ne l'aurait pas parié, car ses joues avaient l'air plus colorées que d'habitude. Le seul élément typique des banquets d'Halloween de Poudlard qui manquait, c'était les fantômes, mais la rumeur disait qu'ils étaient rassemblés dans les sous-sols pour fêter le 500 e anniversaire de mort de Nick Quasi-sans-Tête, le fantôme de Gryffondor.

Perdue dans ses pensées, elle ne perçut pas l'arrivée d'une autre personne avant que cette dernière ne lui touche l'épaule.

« - Salut Raiponce.

- Oh, Cédric ! Tu m'as surprise, idiot, répondit-elle en assénant une petite tape sur l'épaule du Poufsouffle.

- Ce n'était pas mon intention de base.

- Ce n'est rien. Tu voulais me dire quelque chose ?

- Non, juste savoir si tu passais une bonne soirée.

- Pour le moment, oui. Je m'excuse, mais Andréa me fait de grands signes pour avoir son verre. Mais tu peux venir t'asseoir avec nous, si tu veux.

- Oui, hum, en fait… J'avais quand même quelque chose à te demander. »

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Un peu plus loin, Jack était plongé dans sa discussion avec Marius et Harold. Enfin, « plongé »… Depuis que Mérida était partie compléter Dieu seul sait quoi avec les jumeaux Weasley, les deux autres garçons s'étaient mis à parler de Runes, un intérêt qu'ils avaient en commun, et depuis Jack était, il devait bien l'avouer, un peu paumé.

Il allait s'avouer vaincu, quand il vit Raiponce revenir, toute guillerette.

« - Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Cédric vient de m'inviter à la sortie de demain ! »

Jack laissa un sourire fleurir sur son visage. Raiponce, lors de la soirée pyjama, leur avait entre avoué apprécier le jeune Poufsouffle, avec qui elle avait échangé des lettres durant l'été. Elle avait dit avoir bon espoir qu'il l'invite à Pré-au-Lard, et apparemment elle avait eu raison.

« - Oh, je suppose qu'on te croisera chez Mrs Piedodu, alors ! » s'exclama Andréa.

L'Irlandais retint un gémissement de désespoir. Mrs Piedodu, un salon de thé, était la hantise de tous les jeunes mâles de Poudlard en âge de s'intéresser à l'autre sexe. Ce salon pouvait se définir avec un seul mot : mièvre. Et si on avait droit à plus, on pouvait y ajouter « rose » et « sucré ». Bref, c'était à mille lieues de ce qu'aimait faire Jack durant les sorties au village sorcier. Mais malheureusement, Andréa trouvait cet endroit « siiiiiiiii romantique » qu'elle l'y trainait presque à chaque fois.

« - Je ne suis pas trop fan de ce genre d'endroits. SI Cédric m'y invite, j'irai, mais j'aime autant aller aux Trois Balais ou simplement se promener à deux. »

Jack se demanda un instant pourquoi exactement il ne sortait pas avec cette fille idéale qu'était Raiponce. Puis il se rappela qu'elle avait été capable de traquer Harold pendant deux semaines pour qu'il accepte de rentrer dans le Projet, qu'elle avait un caméléon machiavélique qui fourrait sa langue de votre oreille dès qu'il le pouvait et une mère psychopathe. Voilà pourquoi.

« - Tu es sûre ? Pourtant, je t'assure que c'est un très bon endroit, surtout pour un premier rendez-vous.

- Oui, je suis sûre, répondit la blonde. Au fait, Jack, tu me feras penser que je dois te montrer quelque chose demain. Je suis certaine que tu vas adorer.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Je garde la surprise, très cher, sinon ça ne serait pas amusant. »

Le reste de la soirée passa relativement vite. Les plats finirent par disparaître, vite remplacés par le dessert tout aussi colossal que le reste du repas. Une fois que les élèves furent gavés au point que certains s'endormaient presque sur leur chaise, la troupe des Musical Bones fit un dernier show, avant que Dumbledore, vêtu d'une magnifique robe orange à faire pâlir de jalousie une citrouille, ne monte sur l'estrade.

« - Chers élèves, j'espère que ces deux premiers mois vous ont été agréables. Ce repas d'Hallowen qui prend maintenant fin a été copieux, je serais donc bref : pour terminer cette soirée, je vous invite à vous rendre dans l'aile est du troisième étage, dans une salle que peu d'entre vous connaisse : La Galerie des Monstres. C'est une salle qui n'apparaît que les jours d'Halloween et uniquement lors des années comptant un deux. Elle recèle de bien nombreuses créatures effrayantes de notre monde, mais je vous rassure, elles sont toutes de cire. Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de soirée, et de bons cauchemars. »

Quand le vieil homme quitta la scène, il y eu un bref moment de calme, avant qu'un mouvement de foule n'agite toute la salle. Les élèves, désireux de voir cette fameuse « Galerie des Monstres », se levaient précipitamment, histoire d'arriver les premiers sur les lieux.

Jack, accompagné d'Andréa, Marius, Raiponce, Harold ainsi que de Mérida qui était réapparue, fila lui aussi vers les portes de la Grande Salle. Arrivé dans le couloir, il constata que celui-ci était maintenant parsemé de grandes flèches lumineuses, oranges encore une fois, qui indiquaient toutes la même direction : les escaliers principaux.

Comme les autres, Jack suivit les flèches, montant rapidement au deuxième étage. Là, les enseignes bifurquaient, les dirigieant vers des escaliers secondaires, mais les élèves furent vite bloqués à mi-chemin, face à un spectacle déroutant.

Près des toilettes de Mimi Geignarde, trois deuxièmes années, Potter et ses amis, se tenaient face au mur. Un mur recouvert d'inscriptions d'un rouge brunâtre.

« LA CHAMBRE DES SECRETS A ÉTÉ OUVERTE. ENNEMIS DE L'HÉRITIER, PRENEZ GARDES »

À côté de l'inscription, pendue par la queue à un chandelier, se trouvait Miss Teigne, la chatte du concierge, qui semblait être raide comme une planche de bois.

La Chambre des Secrets… Comme tous les Serpentards, Jack en avait déjà entendu parler. Mais ce n'était qu'une légende, quiconque avait un peu de bon sens s'en rendait vite compte.

« - Ennemis de l'Héritier, prenez garde. Bientôt, ce sera le tour des sang-de-bourbes », énonça soudain une voix derrière Jack.

Comme un seul homme, la foule s'était écarté de l'origine de a voix, révélant Draco Malfoy. Une part de Jack avait furieusement envie de frapper ce petit con qui semblait se réjouir des problèmes qui pointaient leur nez à l'horizon. Et l'autre part n'avait absolument pas envie de l'empêcher de taper sur le blond.

En parlant de problèmes, ils se présentèrent soudain, en la personne d'Argus Rusard, qui fendait la masse estudiantine en menaçant les élèves de sa lanterne en métal.

« - Écartez-vous, laissez-moi passer, bandes de salopiots. Allez, dégagez ! »

Assez rapidement, l'homme atteignit le mur de l'inscription, devant lequel se trouvait toujours Potter et ses amis.

« - Qu'est-ce qui se passe ici ? Mais… Miss Teigne ? Que… ? Que lui avez-vous fait, Potter ?

- Rien ! Nous sommes remontés des cachots et nous sommes tombés sur ce mur. Je le jure !

- Elle est froide. Morte… Ma douce Miss Teigne. Vous l'avez tué. Vous avez tué Miss Teigne !

- Non ! Je… Je n'ai rien fait… »

Mais l'homme ne semblait rien entendre. Il avait lâché sa lanterne et ses yeux semblaient être prêts à sortir de leurs orbites.

« - Vous avez tué ma chatte. Mais maintenant, c'est moi qui vais vous tuer.

- ARGUS ! intervint une voix reconnaissable entre mille. Argus… Calmez-vous.

- Professeur Dumbledore. Potter, il a tué Miss Teigne. Regardez-là ! »

Le vieil homme se pencha sur l'animal, l'air soucieux.

« - Elle n'est pas morte, Argus.

- Mais…

- Elle a été pétrifiée. Je dois faire de plus amples recherches pour savoir comment. Mais dans tous les cas, ce n'est pas à la portée d'un élève de deuxième année, ni même de trois.

- Mais Potter était là ! Il est coupable ! s'énerva le concierge.

- Innocent jusqu'à preuve de sa culpabilité, Argus.

- Certes, Mr. le Directeur, énonça le Professeur Snape. Il serait cependant intéressant de savoir ce que faisaient Mr. Potter et ses deux acolytes dans ce couloir, et non dans la Grande Salle, que nous venons juste de quitter avec les élèves pour découvrir votre fameuse galerie. »

Potter sembla soudainement très intéressé par ses chaussures. Si le gamin ne cachait pas quelque chose, Jack voulait bien manger ses chaussures.

« - Nous étions à l'anniversaire de mort de Nick Quasi-sans-tête. Nous remontions à la Tour de Gryffondor.

- Sans passer par la Grande Salle ? Il me semble pourtant que la nourriture des fantômes est très peu adaptées aux humaines. Sir Nicholas n'avait-il pas fait les choses en grand, avec uniquement des plats faisandés de plus de trois mois ?

- Cela nos avait justement coupé l'appétit, répondit Hermione Granger.

- Bien, je crois que l'affaire est close. Jeunes gens, je vous invite à aller voir la Galerie, ou à aller vous coucher. Bonne soirée. »

Sur ces mots, Dumbledore partit, embarquant la chatte, le concierge et le cortège de professeur.

Reprenant la route de la Galerie des Monstres, Jack restant pensif. Quelqu'un s'amusait à donner vie à la légende de la Chambre des Secrets, allant jusqu'à pétrifier un chat et écrire sur les murs avec du faux-sang. C'était peut-être une simple blague de mauvais goût, histoire d'effrayer les né-moldus, ou « sang-de-bourbe », comme les appelait Malfoy, mais quelque chose disait à Jack que cette affaire sentait trop mauvais pour ça.

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« - Il faut mettre la potion en stase », dit Mérida.

Les quatre membres du Projet A, en ce dimanche premier novembre, étaient réunis autour du chaudron, la matinée devant servir à la réalisation de la potion avant la sortie à Pré-au-Lard de l'après-midi.

« - Pardon ? demanda Jack.

- Il. Faut. Mettre. La. Potion. En. Stase, répéta la rousse

- Mais pourquoi ?

- Il nous manque les plumes de phénix.

- Quoi ? Mais toi et Harold avez eu un mois entier pour les récupérer !

- Bah si tu crois que c'est facile. Le seul phénix des environs se trouve dans le bureau de Dumbledore. On n'y rentre pas comme dans un moulin, figure-toi. »

Jack allait répondre, mais la Serdaigle du groupe arrêta le débat avant qu'il ne dégénère.

« - Je suppose qu'on a pas le choix. Jack, aide-moi à jeter le sort de stase. Vous deux, réfléchissez à un plan. »

Les deux amis se mirent au travail, tandis que Mérida se laissa tomber dans le canapé, aux côtés d'Harold.

« - Une idée ? demanda-t-elle.

- On n'a pas le choix, va falloir parvenir à rentrer dans le bureau du Directeur. J'ai été faire un tour près de la gargouille l'autre jour et comme on pouvait s'y attendre, on ne peut pas faire comme pour le bureau de Snape et les écarter. Donc, il va nous falloir obtenir le mot de passe et trouver comment éloigner Dumbledore au moins une heure.

- Rappelle-moi pourquoi on n'a pas simplement achetées ces stupides plumes ?

- Parce que, à part en faisant une demande express au ministère ou en ayant un phénix sous la main, le seul dépôt de plumes est le magasin d'Ollivander. Et je préfère encore tenter de cambrioler Gringott's plutôt que ce vieux fou. »

Se laissant aller dans le dossier moelleux, Mérida soupira, avant de s'adresser à Raiponce, qui avait fini de lancer le sort de stase.

« - Tu as déjà fini de cartographier le couloir du bureau de Dumbledore ?

- Je pense. Regarde dans la farde bleue. »

Attrapant le classeur, la Gryffondor feuilleta quelques instants avant de trouver ce qu'il lui fallait.

« - Voilà ! C'est bien ce que je pensais, il y a une alcôve près du bureau. Avec les bons sorts, on pourrait se dissimuler là et juste attendre que quelqu'un dise le mot de passe. De ce que je sais, les mots de passe importants du château changent chaque début de mois, même celui de Dumbledore. Une fois qu'on l'aura obtenu, il nous restera tous le mois pour trouver le moment.

- On ne pourrait pas utiliser la magie pour se dissimuler. Dumbledore peut voir au travers des déguisements et de ce qui rend invisible.

- Comment tu sais ça ?

- Il possède le don de Vision, du moins il a travaillé pour. Je ne sais pas jusqu'où, mais je sais qu'il peut voir l'invisible.

- On fait comment, alors ?

- Il faut parfois oublier la magie », sourit Harold.

Le lendemain, après les cours, Mérida comprit le pourquoi du sourire sadique d'Harold quand, alors qu'ils étaient caché dans une classe du couloir directorial, le jeune homme se présenta avec des affaires à elles colorées en noir, en bonnet suffisamment grand pour y faire entrer tous ses cheveux et un sac plus que suspect.

« - Où as-tu eu ces affaires, exactement ? demanda-t-elle en attrapant un pull qui, elle en était sûr, était encore dans son armoire la semaine précédente.

- Les jumeaux. Ça n'a pas été gratuit, mais tu aurais refusé si je te l'avais demandé.

- Faudra que ces deux-là m'explique une fois COMMENT ils arrivent en entrer dans un dortoir dont l'escalier se transforme en toboggan dès qu'un garçon met le pied dessus. Et oui, j'aurai refusé : je déteste devoir rester discrète, tu le sais. En plus, tu es bien meilleur que moi à ce jeu-là.

- Je dois m'occuper de l'enclos de Krok', je n'ai pas le temps de rester à l'affût. Et en contrepartie, je suis celui qui ira prendre les plumes dans le bureau.

- Mouais…

- Bon, allé, enfile ça, histoire que je finisse ton déguisement. »

Ce demanda ce que son ami allait bien pouvoir lui pondre après ça, elle le fit sortir et enfila rapidement les vêtements. Elle espérait qu'ils étaient récupérables, ce pull était vraiment confortable.

Quand elle eut fini, elle rappela le Poufsouffle, qui attrapa sa baguette et la pointa sur le visage de Mérida.

« - Bon, ne bouge pas.

- Tu vas faire quoi ?

- Juste te noircir la peau, histoire que tu sois la moins visible possible. Nigriora. »

La peau de l'adolescente se mit à picoter. Quand la sensation s'éteignit, Harold lui tendit un miroir. Avec étonnement, Mérida se découvrir noire sur absolument toutes les parties visibles de son corps, même l'intérieur des oreilles.

« - Rassure-moi, ça part ?

- Avec un simple « Finite ». Bon, met ton bonnet, et on y va. »

Avec difficulté, la rousse parvint à rentrer tous ses encombrants cheveux dans le bonnet, puis les deux amis sortirent discrètement. Une fois qu'ils eurent atteint la cachette que Mérida avait repérée la veille, le Gallois lança un nouveau sort qui plaça une espèce de voile sombre sur l'alcôve, histoire d'être sûr que personne ne verrait Mérida. Une fois cela fait, il donna à Mérida une drôle de ficelle couleur chair qu'il avait tiré du petit sac.

« - Qu'est-ce que c'est ?

- Une invention de tes cousins. Ils appellent ça des « oreilles à rallonges ». Tu mets ce bout-là dans une oreille, et tu pourrais entendre clairement tout ce qui sera dit près de l'autre extrémité, que je vais aller mettre près de la statue. C'est encore expérimental mais d'après eux, ça fonctionne.

- Qu'est-ce que tu as bien pu leur promettre pour obtenir tout cela ? Ton premier-né ?

- Simplement quelques plantes. Mais t'inquiète, je m'occupe de ça. Bon, je te laisse, je vais voir Krok'. Je repasserai une grosse demi-heure avant le dîner pour retirer les sorts, ça va ?

- Ok », soupira la jeune fille, déjà laissée de devoir poireauter ici.

Harold replaça le rideau le mieux qu'il put, et Mérida se retrouva seule. Une petite demi-heure plus tard, alors qu'elle n'avait rien entendu d'autre que des bruits de pas, elle décida que finalement, ça n'était pas si mal, vu que sa solitude lui permettait de réfléchir un peu, chose quasi-impossible dans la Salle Commune de Gryffondor, sauf pour Hermione Granger, mais cette fille n'était probablement pas humaine.

Une fois confortablement installée, c'est-à-dire quand elle eut matelassé le mur de pierre, elle laissa son esprit dériver, tout en gardant une partie de son esprit concentrée sur l'oreille à rallonge.

Comme à chaque fois, elle en arriva à penser à ses visions. Elles avaient continué, et même augmenté. Elles n'étaient jamais très précises, parfois juste un mot qui résonnait dans sa tête, comme avec Lockhart le premier jour, parfois des images qui lui sautaient aux yeux. La seule constante, c'étaient son état d'esprit. Elle avait fini par déduire que les visions survenaient quand elle baillait aux corneilles. Quand son esprit cessé d'être concentré sur quelque chose de précis, ou dans les moments où elle sortait tout juste de cet état. Et elle avait beau essayer de se contrôler, elle était distraite de nature et avait vite tendance à se perdre dans la contemplation du paysage ou même d'une tâche sur le bois du bureau quand elle s'ennuyait. Ce qui arrivait assez souvent en cours. Il fallait qu'elle trouve un moyen de contrôler ça.

Au final, quand Harold se présenta, elle n'avait ni trouvé de solution, ni obtenu le mot de passe, personne n'ayant été voir le directeur. Il fallut à Mérida, relayée par Harold et Raiponce, deux jours de plus pour découvrir le sésame, « Souris Glacées ». Il ne restait plus qu'à trouver quand ils allaient pouvoir s'introduire dans le bureau. Plus qu'à.

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Yera, le cycle. Raidhu, le chariot. Eiwaz, l'axe. Wunjo, l'harmonie. Une seconde fois Raidhu. Gébu, l'échange. Wunjo, encore. Et enfin Berkana, l'équilibre, au centre du pentacle runique(2).

Concentré, Harold inspecta une dernière fois les cinq pierres gravées qui serviraient d'ancrage au portail. Les runes du Livre des Étoiles étaient simples, mais la moindre erreur devenait vite une catastrophe, surtout quand Eiwaz était en jeu. C'était une rune de communication, mais qui pouvait aussi ouvrir des portes entre les mondes. Harold n'avait pas vraiment envie de voir débarquer des créatures difformes dans l'enclos de Krokmou à cause d'une bête erreur de traçage.

Il plaça les cinq pierres, en veillant bien à ce que les runes « Wunjo » forment l'extérieur du cercle, respira un bon coup, puis activa le cercle.

La zone crépita un peu, clignota comme d'une autre couleur brun-vert, puis toute la magie s'envola. Encore raté.

« - Et merde », soupira le jeune homme. Il allait devoir trouver autre chose. Il avait espéré y arriver avec les runes du Livre, mais ça refusait de fonctionner. Trois semaines de travail pour rien. Peut-être qu'avec des runes étrusques… Mais il ne connaissait absolument rien à ces runes, ça voulait dire qu'il était bon pour pelleter le fumier encore quelques semaines.

Se détourna du cercle runique raté, il eut la surprise de découvrir Krokmou qui fixait encore le Château d'un drôle d'air. Il était comme ça depuis qu'Harold était arrivé dans la clairière.

« - Eh bien mon grand, qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

Mais le dragon semblait l'ignore. Étrange de la part d'un animal toujours en manque d'affection.

« - Krokmou ? » demanda-t-il en posant sa main dans le cou de la créature. Créature qui tourna sa tête vers lui d'un coup, révélant des pupilles fendues, signe que le dragon avait peur ou était prêt à attaquer. Et connaissant l'animal, il était peu probable qu'il attaque celui qu'il considérait comme sa mère.

« - Qu'est-ce qu'il se passe, Krok' ? Tu sens quelque chose ? »

Le dragon émit un cri guttural, puis recommença à fixer le Château, comme s'il s'attendait à ce que quelque chose en sorte et l'agresse. Vraiment étrange.

Avisant l'heure, Harold ramassa ses affaires, puis prit la direction de la sortie.

« - Je dois y aller. Je reviens demain, normalement. Soit sage. » Mais le Furie n'adressa même pas un regard au jeune homme.

Sur le chemin de l'école, Harold pensa à la promesse qu'il s'était fait l'année passée, un peu avant Noël : il laisserait le dragon grandir, puis ramènerai sa tête à son père, pour montrer sa bravoure et être accepté par Beurk. L'idée avait semblée bonne il y a un an, nettement moins aujourd'hui. Que devait-il faire ? Garder le dragon ou suivre son plan ?

Soupirant, le Gallois remisa ses questions au fond de sa tête et repensa au plan qu'il avait mis au point avec Mérida. Aujourd'hui avait lieu le match de Quidditch opposant Serpentard et Gryffondor, et Dumbledore allait y assister, comme à chaque match. Mérida, Jack et Raiponce y étaient et avaient emmené un carnet magiquement relié à celui qu'Harold avait dans sa poche. Il suffisait d'écrire dans l'un pour que ce soit transmis à l'autre. Comme ça, le Poufsouffle pourrait savoir s'il avait encore le temps ou s'il devait absolument quitter le bureau. Parce que des matchs de Quidditch de cinq minutes, ça s'était déjà vu.

Consultant sa montre, il constata qu'il lui restait une dizaine de minutes avant le début de match. Arrivant dans le couloir du bureau de Dumbledore, il se glissa dans l'alcôve qui avait servi de cachette à Mérida et attendit, au cas où le vieux sorcier ne se rende au stade qu'à la dernière minute.

Bien lui en pris, car moins de cinq minutes plus tard, la gargouille se déplaça pour laisser place au Directeur de Poudlard. D'un pas pressé, celui-ci prit la direction du terrain de Quidditch, passant devant la cachette d'Harold sans rien remarquer. Le jeune homme attendit quelques minutes de pus, jusqu'à ce que son calepin émette une lueur.

« Dumbledore est là. »

« Ok », renvoya-t-il, avant de sortir de l'alcôve. Se plaçant devant la statue, il hésité quelques secondes. Qu'est-ce qui lui disait que le sorcier n'avait pas bloqué le passage ou installé une alarme ? Rien, à vrai dire. Mais c'était peut-être là sa seule chance d'obtenir les plumes de phénix.

« - Souris Glacées. »

Avec soulagement, il vit le griffon s'écarter pour laisser apparaître l'escalier en colimaçon. D'un pas beaucoup plus assuré que la dernière fois qu'il l'avait monté, il grimpa les marches deux-à-deux, jusqu'à se retrouver face à une porte.

« - Merde, je l'avais oubliée celle-là ! Reste plus qu'à prier qu'il ne faut pas de mot de passe. »

Sortant sa baguette, il scanna rapidement la porte, pour découvrir…. Qu'il n'y avait aucun enchantement dessus, si ce n'est ceux de conservation du bois ! Mais quel sorte d'endroit était Poudlard si même des élèves de quatrième pouvaient infiltrer le bureau, sérieusement ?

Tournant la poignée, l'adolescent entra dans le bureau. Celui-ci n'avait pas changé depuis la fois où Dumbledore l'avait convoqué ici pour révéler à Jack qui l'avait rendu invisible. Toujours le même bureau gigantesque et ce fauteuil qui tenait plus du trône qu'autre chose. Les mêmes objets étranges émettant de la fumée ou des bruits bizarres, parfois les deux. Les mêmes murs couverts de livres. Et surtout, le même perchoir doré où trônait, endormi, un oiseau majestueux de la taille d'un cygne. Fumseck, le Phénix.

Harold n'avait jamais vraiment étudié les Phénix, il savait juste qu'ils représentaient la lumière et le feu. Il ne savait pas si tous avaient les couleurs rouges et or de Fumseck, mais ce dernier semblait réellement incarner l'essence du feu. Cela semblait presque sacrilège à Harold de prendre deux plumes à une créature si belle. Mais s'il voulait finir la potion, il n'avait pas le choix.

S'approchant de perchoir, il constata que Fumseck s'était réveillé et le fixait. Se sentant idiot, il hésita sur la marche à suivre, avant de se décider.

« - Euh,… Bonjour ?

- Encore un qui pense que parler aux animaux sert à quelque chose… J'ai l'air de savoir te répondre, idiot ?

- Eh, je vous entends, vous savez ! C'est malpoli de traiter les gens d'idiot, même quand on pense qu'ils ne nous entendent pas.

- Un petit d'homme qui m'entend, c'est bien une première. Oh, mais je comprends…

- Vous comprenez ?

- Il n'y a pas que de l'homme en toi. Cela explique certaines choses. Mais passons, que viens-tu faire ici, enfants ? Mon partenaire n'est pas là, si c'est lui que tu cherches.

- Je ne le cherche pas lui, mais vous. Il… J'aurai besoin de deux de vos plumes.

- Mes plumes ? Voilà bien longtemps qu'une telle demande ne m'a pas été faite. Au moins vingt ans. Et ils n'étaient pas aussi courtois. Mais tu as de la chance, c'est bientôt le moment pour moi de renaître, mes plumes ne sont donc plus trop résistante. Prends-en deux ici », répondit l'oiseau en levant une aile.

Précautionneusement, Harold saisit deux plumes et le tira. Celles-ci, comme l'avait prédit Fumseck, vinrent assez facilement.

« - Merci.

- De rien. Je dois t'avouer que la conversation n'est pas une chose courante, dans le coin, si on exclut les monologues du vieux fou. Disons qu'en échange, tu me laisseras venir te voir de temps à autre pour parler.

- Eh bien… Pas de problèmes, je suppose.

- Le marché est conclu. Mais… Quelqu'un vient ! Ce n'est pas Dumbledore, mais je suppose qu'il ne vaut mieux pas qu'on te trouve ici. Cache-toi derrière ce rideau, évite juste de toucher à la bassine. »

Harold ne se le fit pas dire deux fois, se glissant dans l'endroit désigné par le Phénix. Il remarqua le bassin, mais quelques secondes plus tard, il entendit la gargouille bouger, puis la porte s'ouvrir, ce qui détourna son attention.

« - « J'ai oublié, Minerva, mais allez donc le chercher ». C'est bien ce vieux timbré, ça, m'envoyer chercher ces documents qui, d'après lui, je devais ab-so-lu-ment avoir tout de suite, mais qu'il est incapable de prendre. Vieux fou. Bon, où les a-t-il mis ? Ah, les voilà ! Mais…. C'est ça commande chez Honeyduke ! Il se moque de moi ! Il va entendre parler du pays. »

Des pas rageur retentirent et la porte claqua. L'adolescent risqua un coup d'œil hors de sa cachette. Apparemment, le bureau était vide.

« - Elle n'avait pas l'air de bonne humeur, la minette. »

Harold manqua de s'étouffer en comprenant que l'oiseau faisait référence au Professeur Mcgonagall, mais se reprit rapidement.

« - Merci de votre aide.

- Mais de rien. N'oublie pas ta promesse.

- Pas de soucis », répondit le Poufsouffle, tout en se disant qu'il commençait à avoir une paire de créatures magiques qui lui promettaient des rencontres futures.

Sortant du bureau, le bassin de pierre lui était complètement sortit de la tête. Cependant, s'il avait pris le temps de se pencher dessus, il aurait pu y entendre quelques mots :

« - Celui qui a le pouvoir de vaincre… »

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(1) N'empêche, que ce soit avec le jus de citrouille ou le reste, Rowling était quand même vachement dans le cliché, en écrivant Harry Potter…

(2) Vous les aurez peut-être reconnues, ces runes sont celles de la série « Le livre des Etoiles », d'Erik, Lhomme. Bon, il s'est vachement inspiré du Futhark, mais il a eu la bonne idée de leur attribuer des pouvoirs, ce qui m'a évité du travail ^^ Pour vous donner une idée de à quoi ressemble le pentacle : Yera, Raidhu, Eiwaz, Raidhu et Gébu sont sur les pointes du pentacles. Les deux Wunjo sont en dessous du pentacle. Berkana est au centre du pentacle runique(2).

Pour ceux que ça intéresserait, sachez que le titre est inspiré de la mythologie celte (et pas gauloise, merci ) ).

Samain est la fête celtique qui fermait la saison claire et ouvrait la saison sombre. Aujourd'hui, on peut en retrouver des traces dans la fête d'Halloween, notamment avec la date et le culte aux esprits.

Lug, lui, est le dieu de la lumière, associé à la fête de le Beltaine, la fête des grands feux, qui fermait la saison sombre et ouvrait la saison claire. Ici, il est évidemment relié à Fumseck.

J'espère que vous n'avez pas été trop déçus de ce que j'ai fait des sentiments de Marius pour Mérida, mais c'était prévu dès le moment où l'idée m'est venue. Et puis, Mérida, en couple ? Ca ne colle pas vraiment ^^.

Bon, vu quand je le fini et qu'il n'est pas corrigé, il reste sûrement pas mal de fautes. J'espère que vous me pardonnerez.

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