Disclaimer : Square Enix, Disneyyy
Note : L'avant-dernier chapiiiitre. Merci pour vos reviews, ily ;;
Ima Nonyme : tiens c'est cadeau. :3 Merci pour ta review, keur keur.
Le destin ne changea pas d'avis et les nuages ne vinrent pas couvrir le ciel limpide et le soleil qui les observait avec bienveillance depuis des jours.
À vrai dire, tout allait tellement bien que c'en était inquiétant ; Vanitas avait tellement perdu l'habitude de n'avoir rien à signaler qu'il cherchait les moindres défauts à son existence pour se prouver à lui-même qu'il n'était pas au comble du bonheur.
Il n'était pas au comble du bonheur, d'ailleurs, mais il était si près du but que ça lui était bien égal. Il ne fallait pas se leurrer ; il ne pouvait se plaindre de rien, même pas de l'attitude de Kairi qui, une fois n'est pas coutume, avait décidé de prendre la chose avec fair-play et de le contrer avec ses propres moyens. Elle restait calme, il lui arrivait même de l'encourager du bout des lèvres. Mais, il le savait, au fond d'elle, Kairi était persuadée que même dans le cas miraculeux où Ven était réellement intéressé, il ne ferait jamais le premier pas. Ce n'était pas son genre.
C'est accrochée à cette certitude qu'elle regardait les jours passer et inondait son meilleur ami de petites piques à la moindre occasion.
— C'est quand même bizarre, dit Vanitas un jour entre deux cours, j'ai passé mon temps à être hyper malchanceux et voilà que tout ce que je touche se transforme en or.
— N'exagérons rien. Tu restes un crétin flemmard sans aucune ambition ni compétence sociale. Mais tu es sous de bons augures, c'est vrai.
— Tes répétitions te montent vraiment à la tête. Écoute-toi parler.
— Je t'emmerde.
— Je préfère ça. Rassure-moi, t'avais pas accroché un sac plein d'herbes maléfiques en-dessous de mon lit, hein ?
— Je n'ai rien fait pour qu'il t'arrive malheur – rien pour que la situation ne s'arrange non plus, d'ailleurs. C'est toi qui a insisté pour qu'aucun test ne soit fait sur ta personne.
— Mmh.
— Tu ne me crois pas ?
— Je n'oserais point douter de votre illustre personne, ô Alceste.
— Par pitié, ne me parle plus de ça. Je suis au bord de la dépression nerveuse.
Il se retint de dire qu'elle en avait bien l'air.
— Allez, je suis sûr que c'est pas aussi compliqué que ça en a l'air.
— Facile à dire pour quelqu'un qui ne fout jamais rien de sa vie.
— J'essayais de te rassurer.
— Tu n'y es pas très bon.
— Merci, on me le dit souvent.
Elle était sur le point de répondre quelque chose quand le visage de Vanitas se transforma soudain. Elle pinça les lèvres. Encore lui.
— Tiens, Vanitas.
Comme s'il était tombé dessus par hasard. Ven leur adressa un sourire.
— On va manger dehors, ce midi. Vous voulez venir ?
Ils échangèrent un regard. Kairi hésita.
— Avec qui ?
— Sora et Riku.
— Oh.
Vanitas eut un sourire moqueur mais elle l'ignora superbement. Elle referma son cahier. Tant qu'à faire, de toute façon...
— Ça me va, répondit-elle.
— Et toi, Van ?
— Je n'oserais pas refuser.
Et voilà qu'il l'appelait par des petits surnoms. Même Vanitas se prenait parfois à l'appeler Ven, maintenant qu'elle y pensait. Ils s'étaient rapprochés en un rien de temps. Il y avait du complot dans l'air.
La cloche sonna et ils retournèrent dans leur classe en discutant de choses et d'autres. Kairi n'entendait la conversation que d'une oreille distraite ; plus que jamais, elle s'était rendue compte que Vanitas était beaucoup mieux parti qu'elle pour réussir son pari et qu'elle avait beaucoup, beaucoup à rattraper.
Et Roxas ne lui adressait toujours la parole que contraint et forcé. Elle devait interroger son frère. Il aurait peut-être des conseils, après tout.
Les deux heures qui suivirent furent aussi mornes qu'à l'ordinaire et elle ne fut pas fâchée de sortir et de retrouver l'air libre.
— Kairi ! Tu viens avec nous ?
Elle s'était à peine rendu compte que Sora s'était avancé jusqu'à elle.
— On dirait bien, répondit-elle mollement.
— T'as l'air en forme !
Il devait sans doute parler de quelqu'un d'autre. Pensant qu'il s'agissait là d'une plaisanterie, elle sourit.
— Le théâtre me va bien, qu'est-ce que tu veux.
— Bon, les interrompit Ven, on va où ?
Vanitas haussa les épaules mais son sourire en disait suffisamment long pour qu'elle ait envie de lui écraser le pied. Elle détestait quand il montait sur ses grands chevaux. Ven, curieusement, n'avait pas l'air de l'avoir remarqué.
— Mac Do ! s'écria Sora.
— Encore ? se plaignit Riku. On y a été la semaine dernière.
— Et alors ? C'est tout près. J'ai la flemme.
Personne n'émit plus d'objections.
Ils entrèrent dans le fast-food pour le trouver bondé. Vanitas, au grand étonnement de sa meilleur amie, proposa de commander pour tout le monde, sous réserve qu'on lui donne de quoi payer. Elle en fut un peu moins étonnée lorsque Ven se leva pour l'accompagner.
Assise au fond de la banquette dans un coin du restaurant, elle les regarda parler, les yeux dans le vague.
— T'as pas l'air dans ton assiette, fit remarquer Riku.
Il était honnête, lui, au moins. Kairi ne lui parlait presque jamais, mais elle l'avait toujours apprécié pour cette qualité.
— J'ai répétition de tout le premier acte samedi. J'en peux plus.
— Bon courage.
— Merci.
— De quoi ça parle, Aleste ? demanda Sora.
— Alceste, corrigea-t-elle. Un truc basique. Une histoire d'amour, tout ça. Je suis supposée mourir dedans.
— Oh. Cool. Roxas te donne pas trop de fil à retordre ?
Elle eut un petit rire cynique.
— C'est le moins qu'on puisse dire.
— J'arrive pas à croire que ce soit le frère de Ven, confia-t-il. Ils sont si différents. Ven est cool, il est gentil comme tout et puis, il est drôle. Parfois.
Elle faillit répliquer que Roxas ne l'était pas moins mais, en y réfléchissant, Sora était loin d'avoir tort. S'en rendre compte lui donna envie de glisser sur son siège jusqu'à disparaître sous la table. Là-dessous, ses responsabilités ne la trouveraient peut-être plus.
— Roxas a ses bons côtés, intervint tout de même Riku.
— Comme tout le monde !
— Il est talentueux, fit Kairi. Au théâtre, je veux dire.
— Oui, il paraît. En sport, aussi. Mais bon, parfois... enfin. Voilà.
Ils savaient tous ce qu'il voulait dire et hochèrent silencieusement la tête.
Roxas avait de bons côtés, cependant, Kairi en était certaine. Elle les découvrirait bien assez tôt. Enfin, pas si Ven continuait à se comporter de cette façon. À vrai dire, le temps lui était compté.
Les deux autres étaient en train de passer commande. Elle soupira.
— Tellement gay, marmonna-t-elle.
Malheureusement, Sora et Riku l'avaient parfaitement entendue, et ce dernier haussa un sourcil.
— Quoi, ils sont...
Elle secoua vivement la tête.
— Bien sûr que non. Ne parle pas de malheurs.
— Ce serait malheureux ? s'étonna Sora.
— Pas pour eux. Pour moi.
— T'as un crush sur Ven ?
Elle éclata de rire.
— Ven ? Mon Dieu, non.
— En quoi ce serait malheureux pour toi, alors ? Ne me dis pas que... (Il baissa la voix.) Vanitas ?
Elle resta interdite un instant.
— Ne lui dis surtout pas, le pria-t-elle en se penchant vers lui. C'est un amour impossible, de toute façon. Nous sommes déjà des amants maudits.
— Quel manque de chance...
Riku se passa une main sur le front. Sora était beaucoup trop naïf.
— Que veux-tu, la vie est dure.
— Oui, peut-être... Tiens, les revoilà.
Vanitas déposa un plateau devant sa meilleure amie et s'installa en face d'elle.
— Les autres arrivent, je crois. Un truc comme ça.
— Vanitas, le pro du Mac Do. Que ferais-je sans toi ?
— Pas grand chose. Tu serais encore coincée chez ta grand-mère à lire des trucs chelous.
— Voyons, Vani, pas en public.
— Il ne fallait pas me tendre la perche.
— T'as l'air d'apprécier attraper les perches. Je me demande si ça veut dire quelque chose en particulier.
— Tu t'essaies à la psychanalyse ?
— J'entraîne mon sens de la répartie.
Il s'installa. Les trois autres s'étaient tus et suivait l'échange d'un air intéressé.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle.
— Rien, répondit Ven. C'est marrant de vous voir discuter ensemble.
— C'est désespérant, tu veux dire, le corrigea Vanitas.
— C'est qu'on a eu tout le temps de s'entraîner, expliqua Kairi. Surtout lui. Je veux dire, comme il n'avait personne d'autre avec qui parler...
— C'est l'amour vache ! fit Sora.
— On va dire, oui.
Elle déballa son hamburger.
— Vous voyez, reprit-elle, Vanitas est comme ce big mac.
— Bien garni ? répliqua celui-ci.
— Sur la boîte, il a l'air mangeable, mais en vrai, il est tout dégueu et raplapla.
— J'ai tout ce qu'il faut où il faut. Et j'ai bon goût.
— Je crois que je me suis simplement habituée au mauvais goût. Regarde-moi ça.
Elle leva le sandwich devant elle et l'analysa d'un œil critique.
— Désespérant.
Avec un soupir appuyé, elle mordit dans le hamburger.
— Fais quand même attention à mes cheveux, s'indigna Vanitas.
Comme d'habitude, elle l'ignora ; elle avait autre chose à faire, et la véritable victime n'était pas son meilleur ami. Du moins, pas directement.
— Franchement, Ven, reprit-elle. Regarde ça. Il suffit d'appuyer un peu et pouf ! toute la sauce sort de partout.
Elle leva les yeux vers Vanitas et lui lança un regard mauvais. Riku avait manqué de s'étouffer avec ses nuggets de poulet et se retenait de rire.
— Kairi, je t'en prie, dit Vanitas avec un grand sourire. On parle de ma vie privée.
Ven regardait ailleurs et Sora n'avait pas tout à fait l'air de comprendre la conversation. Elle s'amusait bien, elle ; et puis, ça lui changeait du théâtre. Elle déposa le sandwich dans sa boîte.
— Je ne tenais pas particulièrement à savoir ce genre de détails non plus, tu sais. La situation l'imposait malgré tout.
— C'était une seule fois, et j'étais très malade.
Vanitas n'était pas facilement déstabilisé ; elle était ravie qu'il la suive sur ce chemin. Riku toussa.
— Moi qui étais si jeune, si innocente...
— J'avais explicitement demandé de ne pas venir chez moi.
— C'était la première fois que je te voyais comme ça...
— Je ne pouvais pas savoir que t'appréciais pas de me voir à poil.
— Mais j'apprécie, Vani. C'est l'intérieur qui est pourri chez toi, pas l'emballage. Enfin, t'es quand même un peu rapide.
— Arrêtez-vous, remarqua Riku, Sora va planter.
— Hein ? N'importe quoi !
Kairi et Vanitas échangèrent un sourire.
— T'inquiète pas, Sora, tu comprendras quand tu seras grand, dit Vanitas.
L'intéressé passa le reste du repas à essayer de comprendre ce qu'ils avaient voulu dire et harcela tant et si bien Riku qu'il dut lui donner la moitié de ses frites pour le faire taire. Les yeux dans le vague, Ven sirotait sa boisson sans rien dire. C'était le moment idéal : il était temps pour Kairi de savoir à quoi s'en tenir.
— Ven ? l'interpella-t-elle
Il lui fallut quelques secondes pour revenir à elle. Vanitas lui lança un regard intrigué.
— Pardon, j'étais dans mes pensées. Tu voulais me demander quelque chose ?
— Mh, oui. À propos de Roxas...
— Ah. Quoi ?
— À quel point est-ce qu'il me déteste ?
— T'es directe, au moins, lança Vanitas.
— Bah.
Ven réfléchit un instant.
— Pas plus que les autres, dit-il. Il déteste tout le monde.
— Je me demande ce qui s'est passé, fit Vanitas. Il n'était pas aussi con, avant.
Kairi lui écrasa les orteils. Le blond ne releva même pas l'insulte.
— À vrai dire, il a toujours été comme ça. Il faisait un peu plus attention à l'école, c'est tout.
— Ah bon ? Eh bah.
— Oui... c'est fatiguant, parfois. Ma mère dit qu'il fait sa crise d'ado. Enfin... je dois avouer qu'il me tape un peu sur les nerfs, à moi aussi. Surtout pour le moment.
— Le pauvre, murmura Kairi.
Ven haussa les épaules.
— Mouais...
— T'inquiète, Kairi ! s'exclama Vanitas. On t'aime bien, nous.
— T'es un petit rigolo, hein ?
— Moins que toi, c'est sûr. Ce n'est pas moi qui me pointe dans la maison des autres juste pour le plaisir d'interrompre leurs conversations.
Sa bouche s'étira en un sourire carnassier. Kairi soupira.
— Toujours avec ça ? C'était il y a des mois. T'es vraiment rancunier. Je tenais à sa santé, c'est tout.
— La santé de qui ? demanda Sora.
— La mienne, répondit Ven.
Il avait pris une expression indéchiffrable.
— Ça alors ! s'étonna la jeune fille. Comment t'as su ?
— Je commence à voir des récurrences dans vos conversations.
— Ne t'inquiète pas, on ne parle pas que de toi. Enfin, pas plus de 70% du temps.
Vanitas se raidit instantanément. Bien, elle avait touché un point sensible.
— Ta gueule, Kairi, cracha-t-il.
— D'accord, 60%. Le reste, c'est toi qui te plains de ne pas pouvoir mettre de bonnet en hiver à cause de tes cheveux.
— Et c'est reparti, dit Ven avec un petit rire gêné.
— Tu veux jouer à ça ? Parce que j'ai aussi des choses en réserve.
— Lance-toi, « Van ». On est entre nous.
— Je ne préfère pas. Je sortirai mes dossiers au moment le plus importun, histoire de bien te foutre la honte devant un maximum de témoins.
— Heureusement que tu n'as honte de rien.
— Je n'ai rien à cacher.
Ils se défièrent du regard un instant. Kairi abandonna la partie.
— Maintenant que t'as un bon karma, essaye de ne pas le salir inutilement, dit-elle.
— Je peux pas avoir la malchance au cul vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Elle a besoin de faire des pauses de temps en temps.
— T'es quel signe, Vanitas ? demanda soudain Sora.
Tous se tournèrent vers lui.
— Tu veux savoir si on est compatibles ?
Il rosit sans le vouloir et secoua la tête.
— Quoi ? Non, pas du tout.
— Sagittaire.
— Ah, c'est ça, alors.
— Quoi ?
Sora prit un air de connaisseur tandis que Riku lâchait un profond soupir.
— Les sagittaires sont sous une bonne étoile, pour l'instant. Si t'as envie de jouer à la loterie, c'est maintenant ou jamais !
— Pour une fois que l'astronomie a raison.
— L'astrologie, crétin, corrigea Kairi. Je ne savais pas que tu t'intéressais à ce genre de trucs, Sora.
— Ma mère est astrologue. J'en sais un rayon !
Il en avait l'air fier, mais Riku tournait lentement la tête de droite à gauche en les défiant de l'encourager à poursuivre.
— Bah voilà, ça vous fait un tas de points communs, déclara Vanitas en regardant la rousse.
— Ah bon ? En quoi ? Tu fais de l'astrologie ?
Elle se promit de le faire regretter à son meilleur ami et se tourna vers Sora.
— Pas vraiment.
— Tu fais quoi, alors ? Numérologie ? Voyance ? Oh, tu sais lire le tarot ?
— Quoi ? Non.
— J'ai appris. Je peux te montrer, si tu veux !
Ses yeux avaient pris une lueur passionnée et Riku leur adressa un petit sourire d'excuse.
— Ah... si tu veux.
— Je les prendrai demain. Je peux vous lire votre avenir à tous.
— Ça ira, merci, dit Ven.
Vanitas refusa également. Il n'était pas question qu'on fouille dans son avenir : il le connaissait déjà, et tout s'y passait parfaitement bien. Enfin, pour l'instant, du moins. Il jeta un bref coup d'œil à Ven. Par un étrange hasard, celui-ci croisa son regard avant de se dépêcher de reporter son attention sur son repas.
Bien, tout se passait exactement comme prévu. Non pas qu'il ait prévu de s'arrêter dans un fast-food avec une Kairi qui ferait tout pour annihiler ses chances, évidemment ; mais tant que Ven ne fuyait pas les lieux en hurlant, tout allait pour le mieux.
Il résista à l'envie de parler de Roxas juste pour embêter un peu la jeune fille et, bien qu'il n'y connaisse pas grand chose, se lança dans une conversation sur les arcanes du tarot avec Sora. Par chance, celui-ci arrivait très bien à tenir une discussion tout seul, et le début d'après-midi se passa mieux qu'il n'aurait osé l'espérer quelques jours plus tôt.
Ah, il n'avait jamais été aussi heureux de naître sagittaire.
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— Mettez-y un peu de passion, bon sang ! J'ai l'impression d'entendre le chant de lamentation d'un troupeau d'otarie !
Quelques élèves démotivés répondirent, mais la plupart d'entre eux restèrent silencieux. Avec un petit rire, Hayner se pencha auprès de l'oreille de Ven.
— Ça existe, ça, le « chant des lamentations des otaries » ?
— On dirait un titre de film d'auteur...
— Donc Roxas avait raison, après tout. La prof fait vraiment peur. Regarde Kairi, on dirait qu'elle va tomber dans les pommes.
En effet, celle-ci n'en menait pas large, mais elle semblait plutôt au bord de la crise de nerf que sur le point de sombrer dans l'inconscience. À vrai dire, Ven l'aurait juré, on pouvait lire une envie de meurtre on ne peut plus claire au fond de ses yeux. Et il n'était pas assis tout près.
— Quand je pense qu'il nous oblige à mater ça, soupira Hayner. J'ai l'impression d'assister à une scène hyper embarrassante. Tu sais, comme quand tu vas chez un pote et qu'il se fait engueuler par sa mère parce qu'il a oublié de faire une machine avec ses caleçons ?
— Plutôt précis, ton exemple.
— Ça m'est déjà arrivé, en fait, et c'était vraiment embarrassant, même en tant qu'observateur extérieur. Je savais pas où me mettre.
— Ça finit quand, en fait ?
— Qu'est-ce que j'en sais ? Dans pas longtemps, j'imagine. Enfin, j'espère.
Kairi et Roxas répétaient une nouvelle fois la scène et Ven ne put s'empêcher de prendre un air désolé.
— Quoi ? demanda Hayner.
— C'est dommage, quand même... je veux dire, on dirait qu'ils n'ont aucune affinité. Ils auraient été mignons, pourtant. Ensemble, je veux dire.
Ce n'était apparemment pas l'avis d'Hayner qui mima l'acte de vomir avant de ricaner.
— En plus, je le connais bien, poursuivit Ven sans y faire attention. Kairi est tout à fait son genre. Elle est gentille, je crois.
— Tu crois ?
— Je ne lui ai pas parlé si souvent que ça, mais...
— Elle est folle. C'est pour ça qu'il peut pas la piffer. Moi non plus, d'ailleurs.
— C'est ce qui m'échappe. Roxas s'en fiche, normalement, du moment que la fille est jolie.
— Maintenant que tu le dis... Il changera peut-être d'avis, cela dit. C'est bien le genre à se lever un jour en se disant : « woah, Kairi était super sexy depuis le début ! »
— Je vois ce que tu veux dire.
— En attendant ce jour maudit, ils continueront à faire hurler leur prof de théâtre. C'est tragique.
Avec un bâillement, il vérifia l'écran de son téléphone portable et le rangea dans sa poche sans un commentaire.
À travers le silence concentré qui régnait dans la salle, Ven put entendre Kairi rendre son dernier soupir, immédiatement suivi par les rugissement de rage de son professeur qui se mit à noyer Roxas sous les reproches.
— Dis, Hayner... ça va avec, euh...
Vu le regard que lui lança l'intéressé, il ne valait mieux pas prononcer son nom à voix haute. Il avait compris, de toute façon.
— Ouais, ça va.
— C'est tout ?
— Bah, tu veux que je te dise quoi ? C'est un gros connard quand il s'y met, mais j'le savais d'avance. Oh, et il s'est mis en tête de m'entraîner à me battre alors que je le fous à terre une fois sur deux.
— Tu m'étonnes.
— Il fait genre il le fait exprès, mais c'est n'importe quoi. Il est fier comme un coq, ce type, y a des fois où j'ai envie de lui prouver qu'il est clairement pas mieux qu'un autre.
— Pas mieux que toi, tu veux dire.
— Ouais, voilà. Mais il l'admettra jamais.
— Tu comptes en parler à Roxas ? Un jour, je veux dire. Pas forcément maintenant, mais...
— Non, l'interrompit Hayner. Aucune chance.
— Pourquoi ?
— Parce que c'est Roxas et que sa principale caractéristique, pour le moment, c'est d'être un gros con. Il bat tous les autres gros cons de la ville, et Dieu sait que j'en connais tout un tas, maintenant.
— Ah...
Il ne pouvait pas dire qu'il avait tort. En son for intérieur, il se demanda quelle tête ferait son frère s'il finissait par l'apprendre.
Ce ne serait sans doute pas très beau à voir.
Ses pensées vagabondèrent dans des recoins où il n'aimait pas trop aller et il ne put retenir la question qui le turlupinait lorsqu'elle lui traversa l'esprit.
— Je me demande..., dit-il à voix basse. Qu'est-ce que ça fait ?
Hayner, qui venait de sortir un paquet de chewing-gum de sa poche, lui en proposa un avant d'en enfourner deux dans sa bouche.
— Qu'est-ce que quoi fait ? Pas facile de suivre si t'es dans tes pensées, j'te le dis tout le temps.
— Bah... euh...
Maintenant qu'il avait récupéré un certain contrôle sur ses paroles, il avait du mal à poursuivre la conversation. Mais au point où il en était...
— J'veux dire... embrasser un gars. Enfin...
— Wow, calm down. C'est quoi, cette question ? Pourquoi ?
— Comme ça, j'en sais rien, c'est juste de la curiosité. Ce que je veux dire, c'est... ça change beaucoup d'une fille ?
Hayner lui lança un regard interloqué.
— Jamais embrassé de meuf, j'peux pas te dire. T'as des questions vachement bizarres, toi.
Il ne valait mieux pas qu'il sache d'où elle venait.
— Attends... dit soudain Hayner. T'en as déjà embrassée une, toi ?
— Bah, ouais.
— Toi, Ven ? Genre ! C'était qui ?
— Ah... Naminé. Juste une fois, et il y a longtemps.
— Cachottier, va.
— C'était juste pour essayer ! Et c'est elle qui me l'avait demandé la première.
— Essaye de te justifier, tiens ! Naminé, en plus... note, t'es peut-être le dernier homme qu'elle aura embrassé de sa vie. Quel honneur.
— Très drôle.
— Non, attends, c'est peut-être pire : peut-être que c'est toi qui l'a rendue lesbienne ! T'as peut-être un pouvoir magique de la mort qui fait que toutes les filles que t'embrasses finissent par se détourner de la gent masculine ! T'imagines ? Ce serait trop cool.
— Je ne crois pas que j'ai eu un quelconque effet sur ses préférences...
— Mais est-ce que l'effet s'inverse si tu le refais ? Naminé deviendrait peut-être hétéro si tu l'embrassais maintenant !
— Je préfère éviter.
— Ou bien teste avec quelqu'un d'autre. Pence... non, je déconnais. Non, je sais : teste avec Vanitas ! Ça se verra tout de suite, chez lui.
Ven dut faire preuve de toute ses facultés de concentration pour ne pas réagir. Hayner eut un petit rire.
— J'imagine le truc. Un nouveau genre de super-héros. Le pouvoir un peu naze, tu sais.
— Mouais...
— Ou peut-être que c'est pire : peut-être que c'est simplement ta présence qui rend les gens gays. Je veux dire, rien que notre classe... pardon mais... trois pour vingt-cinq...
— Tu vas finir par me faire flipper.
— Tu devrais faire profiter le monde de tes dons magiques, Ven. On s'en porterait tous mieux, j'en suis sûr.
Ils furent interrompus par Roxas qui grommelait quelque chose d'incompréhensible.
— Bonne répétition ? demanda Hayner.
— Pitié, qu'on ne me parle plus jamais de ça. J'aurais pas dû accepter, putain. Venez, on se casse, ou bien elle va encore me poursuivre...
Il frissonna en lançant un regard à Kairi et sortit précipitamment de la pièce. Après une brève concertation avec Ven, Hayner le suivit.
— Ton frère est vraiment le pire connard que j'aie jamais eu la malchance de rencontrer, cracha Kairi en venant saluer Ven.
— Il est juste un peu...
— Con, ouais, et il manque de la plus élémentaire des politesses. Et je connais Vanitas depuis des années, alors crois-moi, je sais de quoi je parle.
Elle transpirait la colère et il décida qu'il ne valait mieux pas l'encourager. Il haussa les épaules. Tandis qu'elle s'attachait les cheveux, il la vit se mordre les lèvres comme pour empêcher un flot d'insultes de sortir de sa bouche.
— Je crois que je préférais encore quand je ne le connaissais pas, marmonna-t-elle en ajustant sa coiffure.
— Qui ? Vanitas ?
— Hein ? Non.
Elle sembla réfléchir puis attrapa Ven par les épaules.
— Lui parle jamais de ça, surtout. Il passerait sa vie à me faire chier, s'il savait.
— Parler de quoi ?
— De ça. Des répétitions. J'ai une idée : ne lui parle pas du tout de moi. Fais chier... je suis pas si riche que ça, moi. Je suis sûre qu'il reçoit de l'argent de poche, lui... un an entier... comment il veut que j'y arrive ? Merde, j'aurais dû le savoir, pourtant.
Il ne comprenait rien mais elle le relâcha et le considéra de haut en bas.
— Est-ce que tu es du genre à te laisser porter par tes envies immédiates ? lui demanda-t-elle soudain.
Incapable de savoir ce que signifiait cette question, il ne put qu'émettre un « euh... » hésitant.
— Écoute-moi bien. Si t'as envie de faire... des trucs, le genre de truc qui te met la pression, tu vois ? réfléchis-y à deux fois. Non, cinq ou six fois. Je veux dire... ah, laisse tomber. J'suis finie, de toute façon. Quel connard, il m'a bien eue. Il le savait depuis le début.
— Qui savait quoi ?
— Rien, rien. Je ne vais pas précipiter ma chute, non plus. En attendant, il me reste plus qu'à faire des économies. À moins que...
Elle regarda vers la porte.
— Mmh... j'ai peut-être encore une chance... pas que j'en ai envie, mais... est-ce que Roxas s'entend bien avec Riku ?
Cette conversation le dépassait complètement.
— Il ne le déteste pas, je crois...
— Ils sont rivaux ?
— Non, mais...
— Bon. Bien. J'ai un plan. Merci, Ven. Et surtout, réfléchis bien avant de faire des idioties. Ne te laisse pas avoir. Salut !
Et elle fila.
Pendant un instant, Ven resta immobile, incapable de mettre de l'ordre dans les informations qu'il venait de recevoir. Il se posait tant de questions que c'en était ridicule. Finalement, il décida de laisser tomber : il ne pourrait rien en déduire, de toute façon. Kairi était vraiment une fille étrange.
Il se leva et pris son sac sur son épaule.
Il avait le sentiment que quelque chose de plus grand lui échappait, sans pour autant savoir quoi.
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— Putain, ça me dégoûte. C'est de la triche, tu t'en rends compte ? C'est dégueulasse.
Le sourire triomphant de Vanitas ne disparaissait pas ; pire, il s'agrandit.
— Qu'est-ce que tu veux, c'est l'avantage à être moi. Les vestiaires, et puis...
— J'arrive pas à croire que des personnes pratiquement saines d'esprits aient pu avoir l'idée affreuse de te laisser dormir dans la même pièce qu'elles ! Déjà moi, dormir chez toi, ça me fait du mal, alors eux... Ils n'ont pas conscience du danger, les idiots.
— Je crois qu'ils en ont parfaitement conscience.
Elle éclata d'un rire sans joie.
— Tu te prends vraiment pour plus que ce que tu es !
— Je suis désolé d'être aussi proche de la victoire. Ça aura été plus rapide que prévu.
— Dixit le mec qui était persuadé d'y arriver en un week-end il y a quelques mois.
— J'étais jeune et inexpérimenté.
— T'étais juste...
Leur professeur accompagnant passa près d'eux et ils se turent par sécurité. Lorsqu'il fut assez loin, Kairi se pencha vers lui.
— Je ne me laisserai pas faire. J'ai encore un plan dans ma poche, et je suis sûre de le réussir, cette fois.
— Bonne chance.
— Essaye au moins de le penser.
— Tu fais des économies, j'espère ? Un an de consommations gratuites...
— Oh, la ferme.
Elle ramassa son gros sac de voyage posé au sol et s'approcha de l'autocar avec difficulté.
— Je peux t'aider, si tu veux, proposa Vanitas avec un petit sourire moqueur.
— Tu peux aller te faire mettre, surtout, rétorqua-t-elle.
Quelques élèves de leur classe qui avaient entendus échangèrent des regards étonnés et des sourires discrets.
— Elle a ses règles, fit Vanitas en guise d'explication.
Cette fois, c'en était trop. Elle lâcha son sac et, d'un geste vif, attrapa Vanitas par les petits cheveux à l'arrière de son crâne.
— Continue de faire le con et je te ferai souffrir durant une année entière, menaça-t-elle.
— J'en tremb- aïe, putain !
Elle tira un peu plus fort sous les rires de Naminé qui passait à côté d'eux et glissait son sac dans le car.
— Fais gaffe, Vanitas, elle connaît tes points faibles ! le prévint-elle en entrant dans le véhicule.
— Tu vois, tout le monde le sait, ajouta Kairi.
— Ça va, ça va, je la ferme ! J'implore ta pitié et ton pardon.
— C'est ça. Va ranger mon sac, tiens. Tu me saoules.
Conscient qu'il signait son arrêt de mort en cas de refus, il ramassa les affaires de Kairi et les glissa dans la soute du car avant d'y mettre les siennes.
Lorsqu'il entra dans le véhicule, il comprit qu'il devrait faire face à un choix décisif pour la suite des opérations. Kairi, qui s'était installée à côté de Naminé et tentait vainement de rendre l'atmosphère respirable en agitant devant elle une carte postale qu'elle sortait de Dieu savait où, lui adressa un sourire sournois.
Bien. Elle ne le laisserait pas l'approcher cette fois-ci.
Mais elle se mettait le doigt dans l'œil si elle pensait que ça ruinerait son voyage. Il lui rendit son sourire sans une once de sarcasme.
— Avance !
Il se rendit compte qu'il bloquait le passage et s'assit sur le premier siège venu en soupirant. Bon, d'accord ; il détestait les trajets en bus, et Kairi aurait sans doute pu rendre le voyage intéressant, mais puisqu'elle tenait à l'isoler... Il finirait tout de même bien par tomber sur un compagnon de voyage correct, non ?
Le car se remplissait petit à petit et ni Roxas ni Ven n'étaient encore entrés. Peut-être allaient-ils arriver en retard ? De toute façon, ils s'assiéraient l'un à côté de l'autre, comme d'habitude. Il n'avait même pas pris la peine d'espérer plus.
À sa grande surprise, lorsque Roxas entra, ce fut pour s'installer tout de suite à côté de Riku. Vanitas fronça les sourcils. Impossible ; il ne pouvait pas être chanceux à ce point-là. Comme pour confirmer ses pensées, Ven entra dans le véhicule et le salua d'un sourire avant de se diriger vers l'arrière du bus où il s'assit à côté d'Hayner.
Son destin était désormais scellé. Il n'y avait plus personne sur qui il pouvait compter, désormais. Avec un peu de chance, il parviendrait à s'endormir...
Quelqu'un lança un sac sur ses genoux et il leva les yeux vers l'auteur de cette singulière façon de saluer un camarade de classe. Il dut rapidement se rendre à l'évidence : le sommeil réparateur ne serait pas pour tout de suite.
— Salut, Van ! s'exclama Sora avec son entrain habituel. Je peux m'asseoir ? Kairi t'a laissé tomber ?
— Oui et oui.
— Pas de chance. Enfin, je crois.
Il haussa les épaules.
— Combien de temps, le trajet ? demanda-t-il.
Sora se leva à moitié et demanda à Olette et Pence qui se trouvaient juste derrière eux.
— Onze heures ! répondit-il avec enthousiasme. J'espère que tu connais un tas de blagues, parce qu'on va avoir de quoi rigoler.
— Misère...
— Tu parles comme un vieux.
— Misère, misère, misère... et récupère ton sac, tu veux. Pas que je l'aime pas, hein, mais...
— Oups, désolé.
Loin de le récupérer, il l'ouvrit et en sortit un jeu de cartes beaucoup plus grand que la normale.
— Tu veux que je te lise ton avenir ?
— Ça ira.
— Allez. Je peux te dire ton horoscope amoureux.
Il avait dit ça avec un sourire tout sauf innocent.
— T'es horrible, en fait, remarqua Vanitas.
— Mmh ? Pourquoi ?
— Tu fais comme si t'étais ultra naïf, mais tu vois tout. T'es affreux.
— Ah bon ? Si tu le dis. Choisis quatre cartes.
— Non merci.
— Allez ! On a plein de temps à perdre, de toute façon. Sinon, je peux te faire de la chiromancie !
Sans attendre de réponse, Sora tira sa main vers lui et commença à en suivre les lignes du bout du doigt. Il semblait réfléchir.
— Cette situation est extrêmement inconfortable, commenta Vanitas en vérifiant que personne ne regardait.
Heureusement pour lui, les autres semblaient pris dans leurs propres discussions.
— Hein ? Pourquoi ? Mais non.
Il désigna la ligne de cœur de sa victime.
— Ça veut dire que tu tombes facilement amoureux, ça.
— Première nouvelle.
— Cette ligne-là signifie que tu mens tout le temps quand tu penses qu'on t'a mis au pied du mur.
— Tu viens de l'inventer, non ?
— Je t'ai pas dit que j'étais mentaliste, aussi ?
— T'as bien des talents, on dirait. Pire que Kairi.
— Alors, attends... laisse-moi te dire... oui, voilà. Tu as tendance à être malchanceux mais tu finis toujours par obtenir ce que tu veux. Il va se passer un truc jeudi à 15h35, aussi. Tu as de drôles de fréquentations... je vois... quelqu'un. Un sorcier...
Vanitas eut un sourire.
— Ça alors, quel talent.
— Aussi, tu vas avoir cinq sur vingt à la prochaine interro de math et tu devrais sérieusement penser à bien t'hydrater et à porter un chapeau pour ces vacances. Enfin, je dis ça... t'approches pas des distributeurs automatiques, tant qu'on y est.
Sora le relâcha et fit semblant de ne pas voir le regard dubitatif de son voisin.
— Vachement précis.
— Je suis un professionnel.
— Tu prends combien à l'heure ?
— Ça dépend du client. Je peux te le faire gratos !
— Tant d'attention me touche et me réjouit.
Vanitas posa le sac du chiromancien autoproclamé à terre et étouffa un bâillement.
— Y a un pari en cours, en classe, fit Sora en sortant une console portable de la poche avant.
— Cool.
— J'veux dire, un pari qui te concerne. Cool, non ? Les gens parient sur toi. Tu pourrais leur faire perdre plein d'argent.
— Vas-y, dis-moi. Ils parient quoi ?
— Y a tout un groupe qui est persuadé que toi et Kairi allez finir ensemble avant la fin du voyage.
— ... Kairi ?
— Kairi.
Il ne prit même pas la peine de répondre.
— T'as une DS ? demanda Sora en changeant brusquement de sujet. Je m'ennuie.
— Non.
— Nuuul. Tu veux jouer à ce truc, là, où tu dois écrire un mot après l'autre pour faire des histoires à la con ? Genre chacun son tour, tu vois.
— ... Non.
— Allez, quoi ! On a onze heures de trajet devant nous. Onze heures, tu te rends compte ?
Oh oui, il s'en rendait compte. L'enthousiasme de Sora lui donnait déjà mal à la tête.
— T'as quoi, marmonna-t-il, douze ans ?
— Riku dit toujours oui, lui.
— Je crois que je vais dormir.
— Quoi ? Tu vas pas faire ça ! Je vais m'ennuyer !
— Quel dommage...
— Et puis, si tu dors maintenant, comment tu vas faire pour dormir ce soir, hein ? Riku ronfle, en plus. Et Ven parle en dormant. Enfin, c'est ce qu'il m'a dit.
— Ah bon ?
Voilà qui était intéressant.
— Enfin, il paraît que c'est pas très compréhensible.
Plus tellement, après tout. Il posa la tête contre la vitre et bâilla à nouveau.
— Tu dors sur le ventre ou sur le dos ? Ou genre, sur le côté, comme un bébé ? Moi je dors sur le ventre. Et je prends plein de place, aussi. J'espère qu'on aura des lits superposés, j'adore aller au-dessus. Riku déteste, il a toujours peur de tomber. Oh, Van ?
— M'appelle pas comme ça.
— Van, hé, tu dors ?
Il renonça à toute tentative de réplique cinglante et ferma les yeux.
Décidément, dormir était la meilleure des solutions. La semaine serait longue, et il avait beaucoup à faire. Il se risqua à un regard vers l'arrière du bus où Ven échangeait des messes basses avec Hayner en gloussant.
Kairi lui lança un regard glacial. Il ne le lui rendit pas. Il serra les poings.
Tout se jouerait dans les jours qui suivaient, c'était décidé.
L'heure de la confrontation finale avait sonné.
Aah le voyage scolaire, un grand classique. Bref.
LA PROCHAINE EST LA DERNIERE !
Kairi va-t-elle réussir à renverser la situation ?
Ventus a-t-il un pouvoir magique, embrasser Vanitas et le rendre hétéro et tout ça finira-t-il en VanKai ?
Vais-je me laisser dominer par mes feels SoVan ? Je lutte affreusement vous savez. Puis Sora seme confirmed.
Erhhhm. Merci beaucoup pour votre lecture ! N'hésitez pas à poster une revieew si ça vous a pluuu :D À la prochaine, hihi.
