Le Projet A

Disclaimer : Voir prologue

Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.

Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…

Chapitre non-corrigé

Merci à Isis Nephtys, Philou (x2), Alamane-kun (x2), AccioDragibus, Paquerette-San, Dadanaelle-La-Lectrice, Arya39, Patapich, Gayl, Emmawh (x2), Anthae et Inuko pour leurs reviews !

Philou : Hello ! Merci pour tes reviews ! Pour le don de Mérida, c'est compliqué à expliquer sans spoiler la suite. Je dirais tout quand son don aura révélé tous ses secrets. Pour Harold, oui, il est un peu moins présent, mais vu qu'il est le plus « chargé » scénaristiquement, c'est pas plus mal qu'il s'efface de temps à autre, je trouve. C'est pour ça, entre autre, qu'il n'a pas hérité de la partie « Club de duel » comme je l'avais prévu à l'origine. Mais il se rattrape dans ce chapitre ^^ Et oui, la Voix est de retour. Elle n'est pas prête de partir ! Pour les révélations, on ne va pas vraiment voir les effets ici, vu qu'ils sont séparés pour les vacances. Mais ça revient au prochain chapitre, normalement. Et pour ta review sur le bonus, j'avais prévu depuis longtemps de le mettre dès la potion finie, histoire que l'on s'y retrouve. Et je pense que les Maraudeurs ont réussi la potion parce que deux d'entre eux étaient particulièrement riches ^^ Bonne lecture !

Patapich : Hello ! Merci pour ta review ! Tu n'as pas à t'excuser pour ne pas en avoir laissé sur le précédent, je me doute que la période prête à autre chose ^^ Maintenant, pour répondre à tes remarques :

J'avoue ne pas savoir mettre les émotions quand il le faut. J'écris « à l'instinct », je sais ce que je dois mettre comme évènement, la manière dont je le fais n'est quasi jamais prévue. Cela a des avantages, mais aussi des inconvénients, comme d'avoir parfois des personnages très froid à certains moments.

Maintenant, pour le serpent, je ne suis pas totalement d'accord : un deuxième année a pu le faire surgir comme ça, juste avec la formule que venait de lui donner un adulte. Donc, le sort n'es pas compliqué. Je vois donc mal Raiponce être vraiment terrifiée par ça.

Pour le Fourchelang d'Harry, je trouve aussi à redire : Raiponce possède elle aussi un don, elle côtoie un Frost et elle est plutôt mature. Cela explique qu'elle réagisse « mieux » que les autres élèves, elle analyse la situation. De plus, dans le livre, on voit principalement les réactions d'élèves de deuxième année, on ne sait quasi rien des réactions des élèves plus âgés. Après, c'est un point de vue, je comprends qu'il puisse ne pas plaire, surtout comparé au livre.

Cependant, pour la scène avec Nick et Justin, j'avoue sans problème qu'elle manque de peps. Si un jour je réécris la fic en entier, je changerai ça.

Pour Mérida, tu es sur la bonne piste, mais ça ne serait pas drôle si je te révélais tout, hein ? :p Pour la Voix, elle reviendra encore, ne t'inquiète pas. J'aime trop ce personnage pour ça ^^

Je suis content que tu trouves l'explication sur la « polarité » intéressante. Et je te comprends : j'adore la magie, mais j'aime aussi quand elle garde une certaine logique.

Je te souhaite une bonne lecture !

Inuko : Hello ! Merci pour ta review ! Je ne dis rien pour les couples. Mais si tu aimes le hijack, je te renvoie aux fics qui se trouvent dans mes favoris.

PS : Merci aussi pour tes reviews sur mes autres fictions !

Et maintenant, place à la fiction !

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Chapitre 30 : Winter is coming.

« - Ma têêêêêêêêêête », gémit Raiponce.

Se redressant difficilement, la jeune fille parvint à lire l'heure sur l'horloge murale. 7h32. Le train pour Londres ne partait qu'à 10h, elle pouvait donc se permettre un peu de paresse supplémentaire.

Elle se laissa donc retomber dans les coussins, tout en prenant garde à ne pas écraser Harold, qui dormait juste à côté d'elle. Alors qu'elle se laissait attendrir par l'air de gamin de son ami, son esprit, qui tentait de sortir des brumes alcoolisées produites par le Whisky Pur-Feu, la ramena à ce qui avait clôturé la soirée de la veille.

Harold parlait aux animaux. Enfin, il « communiquait mentalement », si elle avait bien compris. Décidemment, c'était la semaine : après Potter qui tapait causette aux serpents, voilà que son Gallois d'ami s'y mettait.

D'un autre côté, Raiponce ne trouvait pas ça tellement étonnant. Après tout, le Poufsouffle avait réussi à élever un dragon sans une seule brûlure, alors que ces charmantes bêtes étaient connues pour être du genre agressif, peu importe la race.

Ce qui était beaucoup plus étonnant, c'était le cas de Mérida. La rousse avait des visions. Et la Serdaigle se demandait comment elle avait bien pu passer à côté d'une chose pareille, parce que cela semblait plutôt évident, maintenant qu'elle y pensait : entre les absences, les sursauts, les fuites à répétitions, elle aurait dû agir, plutôt que d'attendre que son amie vienne lui avouer. Qui sait ce que la Gryffondor avait bien pu voir ? Les cas de voyants fou étaient légion, même si Raiponce n'était pas sûre de quel type de vision « souffrait » Mérida.

Restait le cas le plus inquiétant, celui de Jack. Le secret d'Harold ne le rendait pas dangereux, s'il on exceptait sa capacité à donner des ordres à un lézard cracheur de feu. Celui de Mérida non plus, enfin, pas plus que d'habitude. Mais celui de Jack….

Elle se doutait déjà que l'Irlandais avait un problème d'ordre mental. Il pouvait passer d'un caractère doux et sociable à celui d'un homme cruel et dangereux. Mais ce qu'il avait révélé hier allait bien au-delà : il possédait carrément une seconde personnalité en « guerre » avec la principale. Pour le moment, Jack Overland menait la danse, mais qu'arriverait-il s'il perdait le combat ? D'après Harold, « Black Jack » avait été jusqu'à menacé Cédric lors de leur première année. Et la magie de Jack, que ce soit la sorcière ou celle des Frost, était devenue plus puissante depuis. Qu'arriverait-il si une telle situation se reproduisait ? Elle allait devoir faire quelques recherches. Il était sûrement possible de bloquer cela. La bibliothèque de sa mère n'était pas très fournie en ce qui concernait les sortilèges et enchantements, mais elle passait une nouvelle fois les vacances chez les Dunbroch, cette année, et Mérida lui avait assuré que sa mère était une grande collectionneuse de grimoires. Et une fois de retour des vacances, elle pourrait investir la bibliothèque de Poudlard, connue pour être la plus grande du Royaume-Unis. Et elle en profiterait pour chercher quelle créature pouvait renfermer cette fameuse « Chambre des Secrets » et comment s'en débarrasser. Poudlard était SON château, hors de question de laisser un truc qui pouvait atteindre les fantômes s'y balader sans rien faire.

Jetant un nouveau coup d'œil à l'horloge, elle constata qu'il était presque 8h30. Si elle se levait maintenant, elle aurait le temps de retourner à son dortoir, avaler une potion contre le mal de tête et peut-être même prendre un bon bain avant de devoir prendre le train. Se relevant tant bien que mal, elle parvint à se tenir sur ses pieds. Elle hésita un moment à réveiller ses camarades, avant qu'un sourire inquiétant ne naisse sur son visage. Elle avait finalement une bien meilleure idée.

Une trentaine de minutes plus tard, une fois remontée dans le dortoir et confortablement installée dans la gigantesque baignoire de la salle de bains des Serdaigles filles de quatrième année, la jeune fille ne put s'empêcher de commencer à rigoler. Connaissant les zigotos, au moins deux d'entre eux seraient encore endormis quand son sortilège se déclencherait. Trois, vu ce qu'Harold avait ingurgité hier et sa résistance assez faible à l'alcool. Elle allait bien rire une fois dans le train.

Effectivement, elle eut de quoi rire, quand elle vit ses trois amis arriver dans le wagon qu'elle avait gardé, décoiffés, couverts de neige et d'une belle teinte rouge brique.

« - Je suppose que c'est à toi que l'on doit se réveil en fanfare ? siffla Mérida.

- Je plaide coupable votre Honneur. Mais pour ma défense, c'est parce que je n'avais pas le cœur de mettre un terme à votre nuit plus tôt.

- Le chant d'environs dix coqs se répétant en boucle, c'est une autre preuve de ta générosité ?

- C'est parce que je sais que vous aimez les animaux !

- On va dire qu'on te croit. »

Un silence gêné s'installa. Raiponce se demanda un moment qui se souvenait de la fin de soirée. Malheureusement, Jack était parti assez rapidement rejoindre Marius et Andréa dans un autre wagon, donc elle ne pouvait pas déduire si Harold se souvenait ou pas. Mérida, elle, semblait agir de la même façon que d'habitude, mais cela ne voulait rien dire, connaissant la rousse. Pas qu'elle était bonne comédienne, bien au contraire, mais elle se fichait probablement des dons de ses amis comme de ses premières chaussettes. Cependant, elle confirma rapidement que ses souvenirs étaient intacts, du moins une partie.

« - Tu peux comprendre ce qu'il dit, alors ? demanda l'Ecossaise à Harold en désignant Krokmou le chat.

- Plus ou moins. Lui pense plus par images et sentiments, je dois souvent interpréter. Mais sinon, oui, je comprends.

- Et là, il pense quoi ? »

Harold fronça les sourcils quelques secondes, avant de répondre :

« - Il dit qu'il aimerait bien que la créature qui le gratouille continue, mais plus bas. »

Ce fut au tour de Raiponce de froncer les sourcils, mais de mécontentement plus que de concentration. C'était elle qui gratouillait présentement le faux chat et elle n'appréciait que très moyennement de se faire traiter de « créatures » par ce dernier.

« - Pourquoi ta bestiole m'appelle-t-elle comme ça ? »

- Je ne suis pas sûr que ce soit « créature », vu que ce ne sont que des images, mais tu as la même forme dans son esprit que les habitants de la forêt. Je ne pense pas qu'il le fasse intentionnellement ou méchamment, il est juste petit, tu sais. »

Petit, petit, c'était vite dit. Le dragon allait quand même vers ses un an. Il faudrait qu'elle aborde une fois avec Harold le fait de lui apprendre à chasser, d'ailleurs, maintenant que son animal arrivait à l'âge adulte. Ça serait quand même plus pratique que de lui apporter de la viande tous les jours. C'est que ça mange beaucoup, un dragon.

La blonde rangeant cette pensée dans un coin de son esprit, pour revenir à celles concernant la soirée de la veille. Apparemment, Mérida et Raiponce se souvenait. Restait à voir Jack. Il faudrait quelle pense à vérifier à la rentrée si l'Irlandais ne souffrait pas d'une mémoire sélective.

Rajoutant un nouveau mémo mental dans sa « Liste de choses à faire », la blonde soupira. Elle espérait vraiment que ses amis lui aient acheté un calepin ou un to-do-list, pour Noël, parce qu'elle commençait à s'y perdre.

XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX

Quand le train arriva en gare, la nuit était déjà tombée sur Londres. Jack salua rapidement Marius, embrassa Andréa, saisit sa malle et se dépêcha de descendre du train.

La raison de cet empressement était simple : aujourd'hui était un jour spécial. Pas parce que l'adolescent allait revoir sa famille après quatre mois de séparation, enfin, si, un peu quand même, mais surtout parce que l'on était le 21 décembre et que ce jour était sacré au sein du clan Frost.

Aussitôt descendu, le jeune homme chercha son grand-père du regard. Heureusement, l'homme était assez visible, tout de rouge vêtu, ce qui permit au Serpentard de le repérer.

« - Jack ! Te voilà enfin !

- Désolé Grand-père, je ne pouvais pas aller plus vite que le train.

- Je savais que j'aurais dû aller te cherche directement à Poudlard avec le Traineau ! »

Le Traineau, avec une majuscule, s'il-vous-plaît, était une invention conjointe de son père et de sa sœur Hilda. L'homme avait monté un immense traineau, qui aurait facilement pu être celui du Père Noël, et sa sœur l'avait ensorcelé pour qu'il vole. Depuis, le vieillard ne manquait pas une occasion de le sortir, même si c'était rigoureusement illégal. Malheureusement pour lui, Tatiana Overland veillait au grain, donc les virées volantes se faisaient rares. Surtout depuis la fois où il s'était fait attraper par les Aurors et qu'il avait fait la une de « La Gazette du Sorcier ». La mère de Jack, en guise de punition, avait attendu deux jours avant d'aller signer sa permission de sortie au bureau des Aurors.

« - Bref, nous allons utiliser les cheminées. Allons-y ! »

Obéissant, le plus jeune rejoignit la file la plus courte pour l'utilisation de la poudre de cheminette. Environs cinq minutes plus tard, il se tenait dans l'âtre, une poignée de ce qui semblait être des cendres dans la main. Il les jeta au sol, donnant naissance à d'intenses flammes émeraudes, et prononça distinctement :

« - Au Domaine d'Arendelle. »

Le paysage autour de Jack se fit soudain flou, composé d'images subites qui disparaissaient aussitôt apparues. Il ne lui fallut que quelques secondes pour traverser le pays, émergeant dans un autre âtre.

Sachant que son grand-père ne tarderait pas à arriver, Jack se hâta de quitter la cheminée.

« - Jeune maître Jack, Raki est désolé, mais Raki doit vous demander de le suivre immédiatement. »

Jack ne s'étonna pas des paroles de l'elfe. Après tout, il était déjà 17 heures, ils allaient devoir se presser.

« - Ma valise… ?

- Un elfe s'en occupera, jeune maître. Suivez Raki, s'il-vous-plaît, Maître Éric vous attend dans la Salle de Bal. »

La salle de bal ? Jack trouvait ça étrange. Mais il n'était pas chez lui, il devait donc se plier aux ordres. Surtout qu'Éric n'était pas tendre quand on le contrariait.

L'elfe de maison, totalement paniqué par le retard qu'avait pris Jack sur le planning, ne marchait même plus mais se téléportait sur de petites distances, obligeant le jeune homme à allonger le pas. De ce fait, il ne leur fallu que peu de temps pour rejoindre la salle, où les attendaient effectivement Éric d'Arendelle. Ce dernier, occupé à créer un immense lustre de glace, ne se retourna même pas quand son invité entra dans la salle.

L'homme finit de fixer le luminaire, avant de se tourner vers Jack.

« - Ah, te voilà. Tu es en retard.

- J'en suis désolé, mon oncle. Le train n'a pas démarré à l'heure.

- Sûrement une autre fantaisie de Dumbledore. Bref, rejoignons Elsa, que tu puisses te préparer. »

Sans plus de cérémonies, le plus âgé prit la direction d'une pièce attenante à la salle, suivit par son neveu. S'arrêtant devant la porte, il toqua. Quelques secondes plus tard, une réponse lui parvint.

« - Entrez. »

Dans la petite salle, qui ressemblait très fort à une loge d'acteur de Music-Hall, se tenait sa cousine, Elsa, qui était coiffée par Élisa sa mère.

« - Bonjour, Jack. Je suis contente de te revoir.

- Moi aussi, Tante Élisa, répondit le jeune homme, réellement content. C'était la première personne à lui dire bonjour aujourd'hui. Famille de rustres.

- Ton costume est là derrière. Je l'ai un peu agrandi, car ta mère m'a dit que tu avais encore prit quelques centimètres. Cependant, je pense que j'ai été un peu trop généreuse au niveau des épaules. Tu es sûr que tu manges bien ?

- Oui ma Tante, sourit Jack.

- Hummm. J'en toucherai deux mots à ta mère. En attendant, va t'habiller, je ferais les retouches dès que j'aurai fini de coiffer Elsa. »

Jack ne se le fit pas dire deux fois et se cacha derrière le paravent. Son costume était le même que chaque année : une veste bleue claire aux boutons d'argent, ressemblant assez à une veste militaire, un pantalon bleu, lui aussi, mais plus foncé, et enfin un grand manteau ouvert lui tombant jusqu'aux pieds, de banc irisé. Une tenue parfaitement accordée à la longue robe droite de sa cousine, colorée dans les mêmes tons(1). Et comme l'avait prédit la coutrière du jour, quand il l'enfila, le jeune homme remarqua que la longueur était bonne, mais que sa tante avait au moins rajouté cinq centimètres de trop à chaque épaule et que la taille, autrefois serrante, baillait.

« - Ma tante ? demanda-t-il en passant sa tête. Je suis prêt.

- Ah, parfait ! Bon, monte sur ce tabouret, veux-tu ? Voyons ce qu'i faire. »

Habitué à la manœuvre, Jack se contenta de tenir ses bras à angle droit, attendant que sa tante finisse les retouches, ce qui ne prit pas longtemps à l'aide de la magie.

« - Et voilà, tu es parfait. Bon, je pense qu'il va falloir y aller. »

Effectivement, quand Jack et sa cousine sortirent de la salle, ils constatèrent la cérémonie allait commencer. Ça allait être à eux de jouer, maintenant.

Quand l'horloge de la salle, qui ne donnait pas l'heure mais la position des étoiles, sonna, les deux adolescents s'avancèrent d'un pas parfaitement mesuré vers l'estrade. Comme chaque année, ils se placèrent juste devant l'autel en forme de cercueil qui reposait là, séparé de quelques dizaines de centimètres, juste assez pour que les gens réunis dans la salle, à savoir tous les manipulateurs de glace du Royaume-Unis, puissent voir la couronne de houx qui reposait sur l'autel.

Jack prit une grande inspiration, avant de se mettre à parler, débutant le rituel :

« - Ce soir meurt le Roi-Houx, Seigneur de la saison descendante. Il cède ainsi son trône au Roi-Chêne pour les six mois à venir.

- Qu'il repose en paix jusqu'à son prochain avènement, prononça d'une seule voix le public.

- Son enveloppe de bois n'est plus, continua Jack, mais son esprit demeure ici-bas.

- Qui le protègera ? demanda l'assistance.

- Elsa d'Arendelle, fille du Nord et Héritière des Frost, protègeras-tu notre Seigneur jusqu'à ce qu'il remonte sur le trône ?

- Le jures-tu ? demanda le public.

- Je jure de protéger le Seigneur du froid jusqu'au temps où la nuit reprendra ses droits sur le jour.

- Alors ainsi soit-il.

- Que l'Héritière reçoive sa couronne », exigea le public.

Répondant au signal, Jack brisa la distance qui le séparait de sa cousine, puis passa son pouce son front. À la suite de son doigt apparu un anneau de glace, la Couronne de l'Héritier, qui sacrait ainsi Elsa pour une année de plus. La première partie du rituel touchait à sa fin.

Prenait la parole, Elsa s'adressa à Jack.

« - Mon second, m'aideras-tu dans ma tâche ?

- Je t'aiderai.

- Me protègeras-tu de mes ennemis ?

- Je te protègerai.

- M'éclaireras-tu dans mes moments de doute ?

- Je t'éclairerai.

- Alors porte l'anneau que je t'offre comme gage de ta loyauté, et que celle-ci ne faillisse jamais. »

Comme Jack avait créé une couronne à même le front d'Elsa, cette dernière prit la main de son cousin et fit apparaître un simple anneau de glace enserrant l'index.

D'une même voix, les deux adolescents reprirent :

« - Ainsi nous sommes liés, dans la glace et le froid, jusqu'à la prochaine résurrection du Roi-Houx. »

Ses mains jointes à celle dont il partageait la tâche, Jack sut que la première partie du rituel touchait à sa fin. Parce comme chaque année, il était en train de s'évanouir.

« Je vais encore avoir des bleus demain…», pensa-t-il, alors qu'il sentait son corps chuter vers le sol.

XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX

« - Et alors là, le client dit : « Mais c'est pas un poisson, ça, c'est un chat avec des nageoires ». Ce à quoi le marchand répond : « Bah oui, c'est un poisson-chat ! » »

Un grand éclat de rire généralisé accueillit la blague de Stoik. Enfin, généralisé, c'est vite dit, Harold hésitant actuellement à se taper la tête contre la table, soutenu par Simon. Mon Dieu que les blagues de son père étaient nulles. Et le pire, c'est que tout le monde se sentait obligé de rire pour faire plaisir au chef. Qui, de ce fait, racontait encore plus de blagues nulles. Un vrai cercle vicieux.

Mais l'adolescent devait reconnaître un bon côté à la situation : il était beaucoup moins tendu qu'au début de la journée. Retrouver cette ambiance propre à « Snoggeltog » lui permettait d'oublier que ce soir, il allait se retrouver face à la Reine des Dryades. Une créature millénaire, inhumaine, dangereuse. Qui était aussi l'assassin de sa mère. Un assassinat auquel il avait assisté, la veille de ses six ans.

OoO

Harold était caché dans l'angle de sa maison, et regardait vers la forêt qui s'étendait derrière l'habitation. Ou plutôt, il regardait la réunion qui se tenait à la lisière de cette forêt. Ses parents, Stoïk et Valhallarama, étaient en pleine discussion avec un groupe de femmes dont la posture n'exprimait que froideur et indifférence.

« - Accordez-nous encore quelques années, s'exclamait Stoïk. Le temps que notre enfant soit assez grand pour vivre sans sa mère.

- Cesse donc de gémir, idiot d'humain. Mes sœurs et moi vous avons donné sept ans. Nous vous avons laissé avoir ce bâtard que vous appelez votre fils. N'avons-nous pas déjà été assez bonnes envers votre union contre-nature ? dit celle que semblait être la chef des six femmes qui arboraient des vêtements qui avaient l'air fait de végétaux.

- Vous n'avez pas de cœur. Dis quelque chose, Val. Ce sont tes sœurs !

- Justement, Stoïk. Je les connais. Elles ne savent pas ce qu'est la compassion, déclaré tristement la mère d'Harold.

- Je pense que tout cela a assez duré. Retournes à notre mère nature, Valhallarama, Dryade et traître à ton peuple. »

D'un geste de la main si vif qu'il aurait décapité un homme qui se serait trouvé sur son chemin, la Reine des Dryades lança une décharge magique vers Val. Celle-ci ne recula même pas quand elle la reçu, mais sa peau commença à se craqueler, comme de la terre vidée de toute son eau. Petit à petit, Harold regarda sa mère se transformer en poussière et se disperser au vent.

La Reine s'en retourna vers dans la forêt, laissa un Stoïk dévasté par la perte de sa femme. Derrière son coin de mur, Harold laissa ses larmes couler. Sa mère venait de mourir.

OoO

« - Hiccup ? demanda Simon, tirant le jeune homme de ses souvenirs. Il est temps pour les plus jeunes d'y aller.

- Déjà ? Eh bien, passe une bonne soirée.

- Merci. Même si je préfèrerai ne pas assister à ce déluge d'alcool. On se voit demain ? J'emmène les enfants en forêt, prêt de du Gouffre aux Corbeaux. Tu peux venir si tu veux. »

Le Gouffre aux Corbeaux. L'endroit qui marquait la frontière avec le territoire des Dryades. Si la discussion avec la Reine se passait mal, cela risquait d'être dangereux de s'y rendre pendant un moment. Il faudrait qu'Harold pense à barricader l'endroit. Un arbre mort ou deux en travers du chemin devrait dissuader le baby-sitter de s'y rendre avec ses protégés.

« - Si mon père n'est pas trop mal, ce sera avec plaisir. Bon, je te laisse, Mrs Hofferson m'attend. A demain. »

Puis le jeune homme se dépêcha de rejoindre la mère d'Astrid et cette dernière, qui, comme chaque année, allait le reconduire jusque chez lui.

Sitôt qu'Harold fut rentré, et certain qu'Astrid et sa mère étaient elles aussi retournées chez elles, il renfila sa cape et sortit par l'arrière de la maison, se dirigeant vers la forêt.

Celle-ci, comme chaque année à cette période, était illuminée de magie, les arbres étant encore gorgés de l'énergie du solstice. D'un pas sûr, le jeune homme traversa les bois jusqu'au Gouffre, franchit ce dernier et se retrouva dans la partie plus « sauvage » de la forêt.

L'inquiétude lui tordait le ventre. La seule fois où il avait vu la Reine, c'était quand sa mère était morte. Depuis, celle-ci ne s'était plus jamais montrée à lui, se contentant de lui envoyer Svafa à chaque Noël pour le surveiller. Il se demandait ce qu'allait bien pouvoir lui dire cette « femme ».

Arrivé à la clairière des Dryades, Harold ne vit personne. Se disant qu'il était peut-être en avance, le jeune homme s'avança vers l'arbre de sa mère, quand une voix retentit dans son dos.

« - Ainsi, tu n'es même pas capable de sentir ma présence. Tu es pitoyable. Mais bon, je devrais bien m'en contenter. »

Se retournant, l'adolescent se retrouva face à une créature que l'on aurait pu prendre pour un ange. La peau claire, de longs cheveux blonds, des traits délicats, elle semblait être tombée du Paradis. Mais ses yeux totalement noirs démentaient cette idée. Elle n'avait d'ange que l'apparence(2).

« - Vous êtes la Reine, je suppose.

- Au moins, tu n'es pas complètement idiot. Je suis effectivement Brunehilde, Reine des Dryades de ce pays.

- Et que me voulez-vous ? Exiger que je ne mette plus jamais les pieds ici, n'est-ce pas ?

- Oh non, bien au contraire. J'aimerai que tu nous rejoignes.

- Que je vous… Rejoigne ?

- Vois-tu, les Dryades sont censées être sept, pour représenter le cycle total de la vie : gestation, naissance, enfance, adolescence, âge adulte, vieillesse et mort. Depuis la disparition de ma sœur Valhallarama…

- Disparition que VOUS avez causée !

- Ne m'interromps pas, veux-tu ? Ma gentillesse a des limites. Je disais donc que depuis la disparition de Valhalarama, nous ne sommes plus que six, il manque « La gestation » pour que le cycle soit complet. Bien sûr, j'aurais pu créer une toute nouvelle Dryade, mais elle aurait été d'une puissance très inférieure. Alors que toi, tu as déjà nos gênes en toi, il suffit de supprimer ta part humaine et le tour est joué. Alors, qu'en dis-tu, enfant ? Réfléchis vite, ton temps ici est presque écoulé et l'année prochaine, il sera trop tard.

- Je… Je ne comprends pas. Je suis un homme, comment pourrais-je devenir la Dryade de la gestation ? »

Brunehilde partit dans un rire tonitruant qui fit trembler les rares feuilles encore accrochées aux branches.

« - Tu es tellement naïf, c'en est mignon. Je suis l'égale d'une déesse, au point que tes ancêtres me considéraient comme telle. Il me suffira de quelques secondes pour faire de toi une femme. Si je le voulais, je pourrais même te transformer en humaine maintenant. Alors, acceptes-tu ma proposition ? Viendras-tu rejoindre ta vraie famille, ou resteras-tu auprès de ces faibles humains qui ne te comprennent pas ? »

Les paroles de Brunehilde trouvèrent un écho en Harold. « Ces humaines qui ne te comprennent pas ». Cela lui semblait tellement vrai. Stoick, Simon, Gueulfort, Astrid, même ses amis… Ils ne le comprenaient pas.

« - Ils ne voient pas ce que toi tu vois. La beauté de la nature. La délicatesse d'une toile d'araignée qui se transforme en un piège mortelle. L'élégance du faucon qui fend l'air pour attraper sa proie. La douceur d'un arbre qui croit doucement vers les cieux. Ils ne le comprennent pas. Alors comment pourraient-ils TE comprendre ? »

Comment le pourraient-ils, en effet ? Comment pourraient-ils comprendre qu'il était plus attaché à un dragon qu'à sa famille ? Qu'il avait parfois envie de s'enfoncer dans la forêt et de ne plus en sortir ? Qu'il trouvait parfois ses compagnons totalement humains tellement répugnants dans leur façon d'agir envers la nature ?

« - Oui, tout serait tellement plus simple ici, au fond des bois. Accepte mon offre et oublie tout cela. Alors, quelle est ta réponse ?

- Allez vous faire foutre.

- Pardon ?

- Allez – vous – faire – foutre. Les humains sont peut-être brutaux, dégoutants, cruels et ils ne me comprennent pas par moments, mais ils ne sont pas des monstres au cœur de pierre comme vous. Je préfère appartenir à leur race qu'à la vôtre. »

Quand la belle Brunehilde se transforma réellement en monstre, Harold se dit qu'il aurait peut-être dû modérer ses paroles.

XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX

Au cœur d'une autre forêt, celle d'Écosse, le cheval de Mérida galopait à vive allure. La jeune fille savait que son père n'était pas loin derrière elle et ne tarderait pas à la rattraper, mais pour le moment, elle voulait simplement profiter de cette belle journée d'hiver. Le ciel bleu qui s'étendait au-dessus d'elle était sa seule limite, et elle avait encore de la marge avant de l'atteindre.

Poussant son cheval, Mérida accéléra. Encore quelques mètres et elle serait arrivée aux Chutes de Feu.

Une fois à destination, la jeune fille attacha son cheval à un arbre, ôta ses chaussures et trempa ses pieds dans l'eau glacée. Sa mère hurlerait sûrement si elle la voyait faire, mais aujourd'hui était la journée libre de Mérida, alors elle s'en moquait bien.

Quelques minutes plus tard, Fergus, juché sur son immense destrier, apparut à son tour, la barbe et les cheveux garnis de feuilles et de branches.

« - Te voilà, petite sauvageonne ! Tu aurais pu attendre ton vieux père, quand même ! » s'exclama-t-il avant de lui aussi retirer ses bottes et plonger ses pieds dans le bassin naturel.

« - Tu es trop lent, vieillard.

- De mon temps, on avait du respect pour les « vieillards ».

- Ton temps est loin, faut vivre aujourd'hui.

- Petite impertinente !

- Vieux bougon ! »

Les deux compères s'entre-regardèrent, avant d'éclater de rire. C'était une des choses que Mérida préférait faire avec son père : se disputer faussement. Ça la changeait de vraies disputes qu'elle pouvait avoir avec sa mère.

Penser à sa mère la ramena à son attitude actuelle et assombrit son humeur, ce que ne manqua pas de remarquer Fergus.

« - Mérida ? Quelque chose ne va pas ?

- Rien, c'est juste que… Mère aurait vraiment préféré que je sois comme Raiponce, hein ?

- Comme Raiponce ?

- Ben… Plus calme, plus studieuse, plus polie, plus féminine,… Plus obéissante, aussi. Alors que je suis juste un garçon manqué qui la déçoit à tous les coups. »

L'adulte regarda sa fille avec un autre regard. C'était la première fois depuis longtemps que Mérida montrait volontairement ce qu'elle associait à une faiblesse. Sa fille était toujours forte et statique, elle campait sur ses positions et refusait de changer quoi que ce soit. Et aujourd'hui, fait exceptionnel, elle doutait. Ce qui inquiétait fortement son père.

« - Ma chérie… Ta mère ne t'échangerait contre une autre fille pour rien au monde. Même si elle ne le montre pas tout le temps, tu es son trésor le plus cher, preuve en est de la patience qu'elle a avec toi, alors qu'elle préfère confier tes frères à des gouvernantes. Mais elle aimerait juste le meilleur pour toi.

- Mais… Je n'en veux pas de son « meilleur », si c'est pour finir mariée à un fils de bonne famille que je n'aime pas, à faire de la couture et de la musique pour le reste de mes jours !

- Tu me fais penser à ta mère, lorsque tu dis ça. »

Mérida, interloquée, resta sans voix. Pendant quelques secondes, seul le bruit des chutes d'eau virent rompre le silence, jusqu'à ce que Fergus reprenne la parole.

« - Lorsque je l'ai rencontrée, nous n'avions pas six ans. Elle faisait le désespoir de ses parents, portant des pantalons, se comportant comme un garçon, disant ce qu'elle pensait quand elle le pensait, sans réfléchir à l'impact de ses mots et de ses gestes. Le jour où nous avons été présentés comme futurs fiancés, je m'attendais à recevoir une révérence après mon baisemain, mais elle m'a mis un coup de poing, à la place. J'en ai perdu deux dents.

- Vous êtes sûr que l'on parle de la même femme ?

- Certain. Ce n'est pas le genre de choses que l'on peut oublier, crois-moi.

- Et après ?

- Nous avons grandi. Nous nous sommes revus, plusieurs fois. Je n'en suis jamais sorti indemne. Une fois, elle m'a cassé le bras. Une autre, elle m'a infligé une estafilade tout le long du dos, « pour m'apprendre à avoir une aussi mauvaise garde », selon ses mots. Les années ont passées et l'enfant sauvage est devenue une magnifique combattante. On la surnommait même « Nessa », comme la reine guerrière des légendes, aussi belle que forte(3).

- Et vous vous êtes marié à ce moment-là ?

- Nous aurions dû. Mais la veille du mariage, elle s'est enfuie, ne laissant qu'un mot dans lequel elle me mettait au défi de venir réclamer mon dû moi-même. Ce que j'ai fait. J'ai traversé l'Écosse de long en large et au bout de trois mois de recherches, j'ai fini par la trouver. Ici même, aux Chutes de Feu. Tout en haut, à vrai dire.

- Ici ?

- Oui. Elle avait vécu dans la forêt durant ces trois mois, installée au sommet des chutes, chassant pour se nourrir.

- Qu'est-ce qu'elle a fait, quand tu l'as retrouvée ?

- Elle m'a défié. Un combat à l'épée, que j'ai gagné au bout de plusieurs heures, même si je me demande encore aujourd'hui si ma victoire était méritée ou si elle a fait exprès de perdre.

- Je ne comprends toujours pas pourquoi elle est devenue comme ça aujourd'hui !

- C'est arrivé après notre mariage. À l'époque, ta grand-mère était encore en vie et elle avait une vision très stricte de la place de la a été très dur pour Elinor de se faire à cette nouvelle vie où elle était cantonnée aux tâches qui l'avait toujours rebutées.

- Alors pourquoi est-ce qu'elle me les impose ? s'exclama Mérida.

- Parce qu'elle veut que tu ne souffres pas comme elle a souffert. Si son plan avait marché, tu serais devenues une parfaite petite fille et tu aurais été contente de la vie à laquelle ton statut te destine. Malheureusement pour elle, tu as hérité de son caractère bien plus que de celui des femmes Dunbroch.

- Je…

- Ne sois pas trop dure avec ta mère, maintenant que tu sais ça. Comme toutes les mères du monde, elle a juste voulu que tu ais toutes les chances pour être heureuse. Même si je dois avouer que ses méthodes laissent parfois à désirer. »

Le silence reprit ses droits sur la clairière. Le père et la fille restèrent encore une petite dizaine de minutes, les pieds dans l'eau, avant que le plus âgé ne se redresse.

« - Bon, je pense qu'il va être temps d'y aller, si nous voulons qu'il reste encore des pâtisseries. Il me semble que ton amie avait prévu de faire des roulés à la cannelle, pour le thé. Le pêché mignon d'Élinor, si mais souvenirs sont bon. Dépêchons-nous, où il n'e restera plus un seul. »

Toujours sans un mot, Mérida remit ses bottes et enfourcha Angus, prenant la direction du Château. Il fallut aux deux Dunbroch une grosse demi-heure pour rejoindre ce dernier, confier leurs chevaux aux palefreniers et se présenter au salon, où trônaient effectivement des roulés à la cannelle.

« - Ah, vous voilà ! Nous avons failli commencer sans vous.

- Désolé très chère. Nous n'avons pas vu passer le temps.

- Ce n'est pas dramatique. Mérida, ma chérie, tu as encore des feuilles plein les cheveux. Combien de fois t'ai-je dis de les attacher quand tu vas en forêt ? »

Mérida faillit rétorquer, comme à son habitude, qu'une fois de plus serait apparemment nécessaire, quand elle se souvint des paroles de son père.

« - Désolée, Mère. J'essayerai de faire plus attention à l'avenir. »

La jeune fille vit sa mère, qui était prête à entamer une énnième dispute, se figer une seconde avant de se reprendre.

« - J'espère. Maintenant, viens t'asseoir à côté de moi, je suis sûre que votre journée mérite d'être racontée. »

« Finalement, » se dit Mérida, « ce n'est peut-être pas si compliqué. »

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(1) L'habit de Jack est une sorte d'habit militaire agrémenté d'une cape. L'hbait d'Elsa, c'est tout simplement la robe qu'elle porte lors de sa montée au trône dans le film, mais dans les tons bleus.

(2) Si vous voulez une image claire pour Brunehilde, imaginez Galadriel dans le Seigneur des Anneaux.

(3) Un nom que j'ai trouvé sur wikipédia. De ce que j'ai compris, « Ness » fait partie de la mythologie du Cycle d'Ulster, qui concerne à la fois l'Irlande et l'Écosse. « Aussi belle que forte » aurait mieux convenu à une autre reine, Maëve, mais Ness est une guerrière qui épousa un certain « Fergus », que l'on disait géant et aussi fort que 700 hommes. J'ai trouvé le parallèle amusant. Si un spécialiste passe par ici, il pourra peut-être me confirmer tout cela ^^

Et voilà, tout frais tout chaud. Mais vraiment. A l'heure où je le poste je viens à peine de le finir. Il a été très dur à écrire, principalement parce que je n'étais pas super motivé. Mais au final, c'est un des chapitres que je préfère. J'adore vraiment ceux dédiés aux vacances de Noël.

En parlant de ça : Joyeux Noël (en retard) et Bonne Année (en avance) !

PS : désolé pour le titre pourri, mais j'ai vraiment VRAIMENT pas d'idées….

PPS : Je suis SUR que vous me détestez pour la façon dont j'ai fini la partie d'Harold. Je vous comprends, mais je savoure quand même ^^

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