Le Projet A
Disclaimer : Voir prologue
Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.
Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…
IMPORTANT : J'ai décidé de mettre la fic en pause usqu'au vacances de Pâques. J'ai vraiment trop de boulot (et d'autres choses qui viennent s'y rajouter) pour pouvoir encore prendre le temps d'écrire. Le prochain chapitre arrivera donc soit le 6 mars, soit le 13 mars. Merci de votre compréhension.
Chapitre non-corrigé parce que je l'ai encore fini à la bourre.
Merci à Alamane-kun, Dadanaelle-La-Lectrice, ClaraJonesMalfoy, Isis Nephtys, Hope05, Paquerette-san, Philou, Emmawh, becca015, crossfan66, Cheschire, Ombre et Shinrie pour leur reviews !
Hope05 : Hello ! Merci pour ta review. Je suis content que la fic te plaise.
Paquerette-san : Hello ! Merci pour ta review. Oui, Harold est un aimant à problème ^^ Et contet que les animaux te plaisent. Pour celui de Mérida, imagine-le un peu comme tu veux. Evite juste l'image de vieux parapluie que l'on trouve sur internet. Pour ce qui est du fait qu'Harold n'entende pas le Basilic, l'explication est simple : il n'a pas pensé à projeter son esprit pour toucher celui du serpent et celui-ci n'a pas non plus cherché à parler à Harold, au contraire de la plupart des animaux.
Pour Mimi Geignarde, je ne m'étais jamais posé la question, mais j'ai un début de réponse : vu qu'Olive Hornby s'était moquée de ses lunettes, je suppose que Mimi pleurait et que donc elle avait enlevé ses binocles ! C'est tordu, mais je ne vois que ça.
Ci-dessous pour Stoick ^^ Bonne lecture !
Philou : Hello ! Merci pour ta review. J'en conviens, les animaux sont étonnants, mais je n'avais pas envie de mettre les éternels « Loup – Lion – Serpent – Phénix - … ». Et puis, je les trouve chouette ^^
Ahah, oui, Jack est à la limite de la schizophrénie (du moins, comme on l'entend de manière générale, à savoir entendre des voix. La vraie schizophrénie, c'est plus compliqué).
On reverra le serpent et Stoick dans ce chapitre. Bonne lecture !
Ombre : Hello ! Merci pour ta review. Content que la fic te plaise. Et pour l'animal d'Harold, c'était plus ou moins ce que j'avais en tête en attribuant la belette ^^ Bonne lecture !
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Chapitre 34 : Ce qui se cache dans les ténèbres
Cette nouvelle agression causa un véritable vent de panique parmi les élèves de Poudlard. Et cette fois, tout le monde craignait pour sa sécurité, tant les né-moldus que les sang-purs, car la famille d'Harold, les Haddock, faisaient partie de la haute société sorcière et ne s'était plus mêlée à du sang moldu depuis plus d'un siècle. Cela voulait dire que contrairement aux mois précédents, les enfants de moldus n'étaient plus les seuls à risquer de se faire pétrifier.
Autant dire que la tension était plutôt forte dans la Grande Salle en ce dimanche matin. Cependant, un nouvel évènement allait lui faire atteindre son paroxysme.
Alors que tous les étudiants aptes à le faire étaient réunis dans la Grande Salle en train de déjeuner, le Professeur McGonagall s'avança sur l'estrade, prête à s'adresser à l'ensemble des élèves pour la deuxième fois en deux jours, un air tout aussi grave que celui de la veille plaqué sur son visage.
« - Chers étudiants, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer, commença-t-elle après avoir réussi à obtenir le silence. Suite aux nouvelles agressions qui ont eu lieu hier, le Conseil d'administration de l'école a décidé d'agir. Considérant que le Professeur Dumbledore n'a pas était capable de protéger les élèves, il a été révoqué hier soir. »
La vieille dame avait l'air d'être toujours sous le choc de cette nouvelle, ce qui expliquait qu'elle laissa le brouhaha augmenter peu à peu, au fur et à mesure que les élèves comprenaient ce qu'il se passait réellement : le Professeur Dumbledore, le plus grand sorcier du siècle, n'était plus directeur de Poudlard.
Se reprenant, l'animagus recommença à parler.
« - Pour le moment, personne n'a été nommé pour reprendre le poste et cela ne se fera probablement pas avant le début de l'année prochaine. En conséquence, comme le veut la tradition, je pendrais les rênes de l'école jusqu'à ce que la situation soit réglée. »
Sachez aussi que notre garde-chasse, Hagrid, a été arrêté hier, l'enquête l'ayant désigné comme coupable des agressions, continua la sous-directrice, tout en ayant de ne le croire qu'à moitié. Cependant, sachez qu'il a été décidé par le Conseil qui si d'autres élèves venaient à se rajouter à la liste des victimes, l'école de Poudlard devrait fermer ses portes et pourrait très bien ne pas les rouvrir l'année prochaine. »
Un silence inhabituel s'abattit sur la Grande Salle. Hagrid, le doux géant, arrêté ? Poudlard allait être fermé ? Tout cela ressemblait à une gigantesque farce de mauvais gout.
« - Si cela devait se produire, vos Professeurs et moi-même nous assurerons de vous rediriger vers les meilleurs écoles possibles. J'espère cependant que nous ne devrons pas en arriver là.
Pour cela, je m'adresse à la personne qui se fait appeler « l'Héritier de Serpentard ». Je le fait en tant que Minerva McGonagall et non pas comme Professeur de Métamorphose : Voilà plus de cinquante ans que Poudlard est ma seconde maison et bien des années qu'elle est devenue la seule maison que j'ai. Je sais que pour de nombreux élèves, l'école représente un refuge, un havre de paix dans lequel grandir et apprendre avant que la vie ne les rattrape. Alors je vous supplie d'arrêter tout et de laisser la Chambre des Secrets redevenir la légende qu'elle aurait toujours dû rester. »
Une nouvelle fois, les élèves restèrent muets, stupéfaits de voir le strict professeur supplier.
« - Mais si vous persistez à attaquer les élèves, MES élèves, sachez que je ne m'accorderai aucun répit jusqu'à ce que je vous trouve et que vous dormirez toute votre vie en craignant ma venue. »
Dans un élan dramatique du plus bel effet, le ciel magique de la Salle se couvrît de nuages de pluie et des éclairs transpercèrent les masses noires, emplissant la salle du tonnerre caractéristiques des violents orages d'été. Le Château approuvait ce que disait la vielle Écossaise.
« - Aujourd'hui, Poudlard est à genoux. Ses ennemis, que ce soit ce Conseil ou l'Héritier, essaye de le mettre à bas en agissant sournoisement. Mais Poudlard ne se brisera pas, Poudlard se relèvera tant que l'espoir sera présent dans le cœur de ses habitants. Alors, mes élèves, mes enfants, continuez à croire, à rire, à vous amuser. Oui, le danger est là. Oui, vous allez devoir être prudent. Mais vous ne devez pas vous arrêter de vivre, ou alors ceux qui veulent nous voir à terre auront gagné. Tant que la peur n'aura pas prise dans notre cœur, nous resterons les vainqueurs de cette bataille. »
Emportée par son discours auquel elle croyait de toutes ses forces, l'animagus chat ne remarqua pas que sa magie échappait à son contrôle, faisant claquer les pans de sa cape et défaisait son chignon. Enveloppée d'un vent semblant venu de nulle part, elle ressemblait à la Morrigan, la déesse-guerrière des anciens Celtes, venue donner du courage aux combattants qu'étaient ses élèves.
Aucun n'applaudissement n'acclama son discours enflammé, car cela paraissait complètement déplacé aux auditeurs. Cependant, petit à petit, des élèves levèrent leurs baguettes au bout de laquelle il avait créé une petite lumière blanche, antique symbole sorcier de l'union sous un chef. En quelques minutes, toutes les baguettes magiques présentes dans la Grande Salle étaient pointées vers le plafond. Minerva McGonagall venait d'être reconnue comme dirigeante de la lutte pour Poudlard.
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« - Êtes-vous sûre d'avoir fait ce qu'il fallait, Minerva ? »
Refaisant son strict chignon, l'Écossaise se tourna vers le Professeur Snape.
« - Poudlard doit rester debout, Severus, envers et contre tout. Et si les élèves perdent espoir, l'école ne tiendra pas.
- Certes. Mais n'est-ce pas prendre le risque qu'ils deviennent complètement insouciants, alors que l'Héritier rôde dans les couloirs ? De plus, provoquer le Conseil n'était peut-être pas la meilleure chose à faire. S'ils décidaient de se débarrasser de vous, tout cela n'aurait servi à rien.
- Seul le Directeur peut révoquer les enseignants. Et cela ne se fera pas avant septembre. J'ai le temps de voir venir.
- Je pensais à des moyens un peu plus expéditifs, Minerva. Lucius Malfoy n'est pas un enfant de cœur et il connaît assez bien la loi pour se servir de ses failles. Alors ne faites pas votre Gryffondor pur beurre et laissez les choses se tasser avant de réattaquer : devenir un martyr ne servira à rien. »
La plus âgée se radoucit.
« - Merci de votre inquiétude, Severus. Je n'oublierai pas vos conseils.
- Je vous fais confiance pour cela. Et pour vous assurer de la sécurité des élèves. Certains ont la fâcheuse habitude de se fourrer dans des situations dangereuses. »
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Un peu plus de deux semaines après le discours enflammé du professeur de Métamorphose, trois élèves confirmaient les dire du Professeur Snape en se baladant dans la Forêt Interdite.
Ils avaient cependant une bonne raison, même si elle ne voudrait pas grand-chose si on les découvrait. A vrai dire, cette raison les mettrait probablement encore plus profondément dans les ennuis s'ils avaient l'idiotie de la révéler.
En vérité, Krokmou se sentait seul. Depuis qu'Harold avait été pétrifié, il en cessait de gémir en se roulant en boule. Et quand il ne faisait pas ça, il faisait les cent pas le long de la barrière runique, essayant de trouver une faille dans laquelle se faufiler pour rejoindre sa mère.
Ceci expliquait donc que les trois autres membres du Projet A se trouvaient dans la clairière du dragon, se relayant pour faire bouger le lapin constitué de viande et distraire l'animal.
« - Vous pensez qu'Harold reviendra bientôt ? demanda Mérida.
- D'après ce que j'ai entendu, Chourave pense que les mandragores pourront être cueillies dès la fin de la semaine. Compte un jour ou deux pour faire la potion, il devrait donc se réveiller d'ici dimanche, voire lundi. Mais dans quel état ? répondit Jack.
- Comme ça, « Dans quel état ? »
- On ne sait pas ce qui l'a pétrifié… Va savoir si ça ne l'a pas rendu fou ?
- Tu crois que le monstre est quelque chose comme une ménade(1) ? Je n'ai jamais entendu parler d'histoires de pétrification autour d'elles.
- Si c'est vraiment le monstre de Serpentard, il a très bien pu les modifier magiquement. Après tout, les fondateurs étaient de véritables génies de la magie. »
La possibilité émise par Jack jeta un froid sur le groupe. Ils n'avaient jamais pensé à la possibilité qu'Harold soit diminué à son réveil.
Raiponce allait prendre son tour dans l'animation du lapin viandeux, quand Mérida entendit quelque chose en peu plus loin.
« - Qu'est-ce que tu fais ? demanda la Serdaigle en voyant se amie s'approcher des arbres.
- J'ai entendu un drôle de truc, comme si quelqu'un se promenait dans le coin, répondit celle-ci en baissant la voix, au cas où. Rester ici et soyez discrets, je vais aller voir. »
Grimpant dans un arbre aux branches basses, la jeune fille s'éleva et, passant d'arbres en arbres, elle s'approcha du chemin qui se trouvait à quelques mètres de la clairière. Elle fut plutôt surprise d'y trouver de jeunes élèves. Des deuxièmes années pour être exacte. Elle en était sûre, car Ron, son plus jeune cousin, était un de ces deux élèves. Elle n'eut pas besoin de plisser les yeux pour deviner que la silhouette plus petite était Harry Potter : son cousin était toujours fourré avec le garçon.
Les deux Gryffondors avaient l'air très concentré. Leurs baguettes éclairaient le chemin, la lumière ayant du mal à passer au travers du feuillage. Un chemin sur lequel grouillaient ce qui semblait être des araignées. Mais que diable faisaient-ils, ces deux zouaves ?
Retournant dans la clairière où l'attendaient ses deux amis, Mérida redescendit de l'arbre avant de se tourner vers les deux autres.
« - C'est Ron et Harry Potter. Ils se comportent plutôt étrangement. Qu'est-ce qu'on fait ?
- On pourrait les laisser se débrouiller, non ? Après tout, Harold et toi n'avez pas attendu aussi longtemps avant de vous mettre à l'exploration.
- On évitait d'y aller le soir. Et puis, ils prennent la direction de ce qu'Harold et moi appelons les Bois Perdus. En gros, la partie plus profonde de la forêt. Plus dangereuse, aussi.
- Bon, eh bien le choix est vite fait, alors : on les suit. Mettez des charmes amortisseurs sur vos chaussures et on y va », trancha Raiponce.
Ne se le faisant pas dire deux fois, les deux autres ensorcelèrent leurs semelles, avant que Mérida ne guident tout le monde dans la direction qu'avaient prise les deux plus jeunes.
« - Mais où peuvent bien aller toutes ces araignées ? se demanda la Serdaigle.
- Aucune idée. Elles vont sûrement aller se réfugier plus loin dans la forêt. Ça fait un bout de temps que j'en vois faire ça par ici, même si elles n'ont jamais été aussi nombreuses. Harold pensait que Chourave avait mis un nouveau répulsif dans la serre. »
La blonde hacha la tête, avant de se remettre en route.
« - Merde ! s'exclama soudain Mérida cinq minutes plus tard. Je les aie perdus !
- Comment ?
- J'ai voulu être trop prudent, de peur qu'ils ne nous remarquent. Mais ils ont soudainement accéléré et je ne les vois plus.
- Qu'est-ce qu'on fait ?
- Je pense qu'ils vont vers la crevasse des acromentules. Ça serait logique que les araignées aillent se mettre à l'abri là-bas. Si on reste au sol, on est mort. Je vais essayer de les rattraper et de les ramener. Vous deux, retournez à la clairière. Si j'envoie des étincelles rouges, courrez chercher un professeur, OK ?
- T'es sûre de toi ?
- Vous ne pourrez pas apprendre à monter aux arbres en dix minutes. Ne vous inquiétez pas, je fais ça depuis un bout de temps. Enfin, grimper aux arbres. Sauver deux gamins des griffes d'araignées géantes, ça m'arrive pas tous les jours. »
Voyant que les deux autres étaient d'accord, l'Écossaise grimpa à un arbre avant de recommencer à avancer, la canopée serrée des Bois Perdus lui permettant de rester en hauteur.
Elle parvint rapidement jusqu'à la Crevasse sans croiser une seule acromentule. Ce n'est qu'une fois arrivée là-bas qu'elle comprit pourquoi : les araignées surdimensionnées étaient toutes rassemblées dans le Nid pour profiter du festin inattendu que représentaient deux jeunes sorciers. Après tout, ceux qui se risquaient jusqu'ici étaient plutôt rares, ce qui expliquait l'excitation des arachnides, qui allaient enfin pouvoir manger quelque chose d'un peu plus gouteux que le gibier de base.
Cachée dans son arbre, elle vit la plus grosse acromentule qu'elle avait jamais vue sortir de a tanière : la bestiole devait au bas mot peser une demi tonne. Les deux élèves qui étaient coincé dans le Nid semblaient essayer de discuter avec elle et, chose étonnante, la créature avait l'air d'être capable de leur répondre.
Les choses se gâtèrent cependant rapidement. Malgré le fait que le jeune Potter ait crié qu'il était un ami d'Hagrid, ce qui freina quelques secondes les araignées, celles-ci se remirent vite en chasse.
Tirant sa baguette, la rousse dans l'arbre décocha quelques sorts paralysants, histoire de laisser le plus de chances possibles aux garçons de s'échapper. Les suivant depuis les hauteurs, elle continua à décocher des sortilèges, tout en priant pour qu'aucune araignée n'ait l'idée de grimper, même si ce n'était pas vraiment dans la nature de ces bestioles surdimensionnées de le faire.
Elle entrevit avec espoir la démarcation entre les abords de la forêt et les Bois Perdus. Si elle arrivait en emmener les enfants jusque-là, ils seraient sous la protection des centaures et, normalement, la majorité des araignées s'arrêteraient.
Ce fut cependant une chose encore plus étonnante qui se produisit. Accompagnée d'un bruit digne d'une créature sortie tout droit de l'enfer, Mérida vit la vieille Ford Anglia de son oncle Arthur, le même Ford volante qui avait amené les deux garçons courant pour leur vie jusqu'à l'école en début d'année.
La voiture semblait être retournée à, ou avoir découvert, Mérida n'était pas vraiment sûr, l'état sauvage. Ouvrant ses portes violemment, elle laissa monter les deux garçons avant de démarrer en trombe.
Voyant que les deux enfants étaient maintenant en sécurité, la jeune fille se dépêcha de rejoindre la clairière avant que les acromentules ne la sentent.
Revenue dans la clairière, elle raconta tout à ses deux amis, tandis qu'ils retournaient vers le Château.
Durant les quelques jours qui suivirent, les choses restèrent relativement calme, aussi calme que puisse être Poudlard, notamment grâce aux efforts de McGonagall et du reste du corps professoral pour gérer tous les petits accidents de la vie quotidienne. Surtout que certains s'imaginaient que maintenant que le Professeur Dumbledore était parti, ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Ce que la vieille dame se dépêcha de démentir à l'aide de retenues particulièrement fatigantes. Les chaudrons du cours de potion n'avait jamais été aussi propre depuis l'époque des Maraudeurs et leurs célèbres 20h de retenue à la semaine.
Mais un nouvel évènement chamboula le frêle ordre.
« - Tous les élèves sont priés de rejoindre leur dortoir le plus vite possible. Les tableaux-gardiens seront scellés d'ici un quart d'heure. Je répète, tous les élèves sont priés de rejoindre leur dortoir le plus vite possible. »
« - Qu'est-ce qui se passe ? Tu penses qu'il y a eu une nouvelle agression ? demanda Marius.
- Aucune idée, mais on ferait mieux de se dépêcher. Si Snape nous trouve hors du dortoir, on est mort. »
Sur ces mots, Jack prit la direction de sa Salle Commune, suivit par son ami.
De son côté, Mérida, qui se chamallait avec les deux garçons juste avant, s'en alla vers la Tour de Gryffondor. Á peine fut-elle arrivée que Percy lui fonça dessus.
« - Mérida ! Tu as vue Ginny ?
- Ginny ? Non, pas depuis ce matin. Elle n'est pas avec Ron ?
- Aucune idée, il n'est pas encore revenu, ni Harry. Mais toutes les amies de Ginny sont là et elles m'ont dit qu'elles ne l'avaient pas vue depuis un moment.
- Calme-toi, Percy. Je suis sûre qu'elle va bien et qu'elle va arriver d'une minute à l'autre. »
Mais au fond d'elle-même, Mérida sentait qu'elle se mentait à elle-même. Dans un recoin de son esprit, l'Augurey chantait tristement. Le même chant qui avait résonné lors de l'agression d'Harold.
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Déposant délicatement son fardeau au sol, Ssssilasss s'interrogea une seconde sur le bien-fondé de son action. Cette jeune fille avait été son maître durant les derniers mois, et elle l'avait bien traitée. Était-ce bien d'ainsi la vendre à celui qui avait été lui aussi son maître il y a cinquante ans ? Il n'en était pas sûr.
Secouant son énorme tête, l'animal se glissa vers son antre. Il côtoyait trop les humains. Il était un Basilic, le Roi-Serpent, la terreur des araignées, celui qui tuait d'un simple regard ! Bon, il fallait l'avouer, il n'avait pas réussi à tuer une seule de ses victimes depuis son éveil. Mais sur le principe, il en était capable, c'était ça qui importait.
Se lovant dans sa pièce personnelle, le serpent géant ferma ses yeux jaunes vif et entreprit de s'endormir. A l'échelle de son espérance de vie, la sieste qu'il pouvait envisager de faire avant qu'on ne le sollicite de nouveau, à savoir une ou deux semaines, était une peccadille, mais c'était toujours ça de prit.
Il venait à peine de fermer les yeux quand un boucan du diable résonna dans la Chambre. Des humains parlaient. Petites vermines. Sssilass hésitait encore entre essayer de se rendormir et sortir pour siffler son mécontentement, quand la voix de son maître résonna dans ses oreilles.
« - Parles-moi, Serpentard, le plus grand des quatre de Poudlard »
Soufflant de dépit, le reptile vit la porte principale de son antre s'ouvrir. Selon le pacte qu'il avait passé avec Salazar, il était obligé de sortir quand cela se produisait. Et d'obéir à celui ou celle qui était à l'origine de cette ouverture.
Déplaçant sa masse titanesque, Sssilass se glissa jusqu'à l'entrée, avant de se laisser tomber au pied de la statue. Trois humains, qu'il prenait bien soin de ne pas regarder dans les yeux histoire de ne pas les tuer, se tenaient devant lui. L'un était son maître, le deuxième était la jeune fille, de plus en plus faible, qu'il avait amené plus tôt et le troisième lui était totalement inconnu. Oh, et il y avait aussi un oiseau étrange ainsi qu'un bout de tissus qui semblait vivant et qui sentait comme le vieil ennemi de son premier maître. Mais que se passait-il donc ?
« - Tue-le ! » ordonna son maître.
« Oh joie », pensa Sssilass. « Moi qui pensais dormir tranquillement. »
Décidant qu'il valait mieux écourter le plus possible cette entrevue, histoire de ne pas trop perdre d'heures de sommeil, et puisque de toute façon il ne pouvait pas désobéir à son maître, le reptile se lança à la poursuite de sa proie.
Il était à deux doigts de lui asséner son regard mortel, qui l'oiseau, qu'il avait oublié entre temps, lui fonça dessus, toutes serres en avant. Il le fixa du regard pour l'éliminer, mais sa malédiction sembla glisser sur le volatile comme de l'eau. Un phénix ! Une des rares créatures insensibles à ses yeux mortels. C'était bien sa veine.
Perdu dans ses pensées, Sssilass ne put éviter les serres ennemies et se retrouva les yeux crevé. Sifflant de rage et de douleur, il tenta d'attraper l'oiseau, mais celui-ci s'était enfuit à tire-d'aile.
Reportant sa colère sur celui qu'on lui avait désigné comme victime, le Roi se lança à sa poursuite dans les tuyaux de la Chambre.
Ne pouvant plus se servir de ses yeux, il se concentra sur le bruit. Il entendait les pas dans l'eau, la respiration erratique, la fuite vaine. Son odorat aurait pu l'aider, lui aussi, mais l'odeur d'eau et de pourriture était trop forte pour qu'il distingue autre chose.
Se dirigeant toujours à l'aide des sons, il se précipita vers sa victime, quand elle changea soudain de direction, provoquant un bruit sourd un peu plus loin. Etrange, il était presque sûr de la sentir juste devant lui. Mais la pourriture lui assaillait les narines. Le bruit se répéta. Se fiant à ses oreilles, Sssilass recula et changea de direction.
Alors qu'il cherchait à entendre de nouveau le pas de sa proie, le serpent les entendit derrière lui. L'humain l'avait eu !
Avançant le plus vite possible, il ressortit du système de tuyaux et se retrouva dans la salle principale, là où l'odeur de pourri était plus faible et où il pouvait distinguer les choses grâce à son odorat. Le garçon était là, près du vieux tissu vivant. Et il tenait dans sa main un objet qui puait le gobelin.
Se précipitant ver lui la gueule grande ouverte, il le manqua d'un cheveu, sa proie lui échappant en se jetant sur le côté.
Le combat dura comme ça cinq bonnes minutes, le serpent attaquant et l'humain esquivant. Au moment où Sssilass était sûr d'avoir réussi son attaque, il sentit quelque chose lui traverser le palais. L'objet gobelin lui transperçait le crâne.
Sentant le mort s'approcher doucement, le Roi-Serpent eu la satisfaction de sentir qu'un de ses crochets s'était planté dans le bras de son adversaire. Il ne lui survivrait pas longtemps.
Puis, posant sa lourde tête au sol, Sssilass se dit qu'enfin, il allait pouvoir dormir.
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« - Il se réveille ! »
À moitié endormie sur sa chaise, Raiponce se redressa d'un coup. Il se réveillait ? Harold se réveillait ?
Effectivement, moins d'une demi-heure après avoir avalé la potion à base de mandragore, le jeune homme ouvrait difficilement les yeux, tout comme les autres victimes du monstre.
« - Qu'est-ce… Qu''est-ce qu'il s'est passé ?
- Évitez de parler, Mr. Haddock. Votre corps n'a pas encore recouvré toutes ses capacités, intervint Mrs. Pomfresh, avant de tendre un verre d'eau au convalescent.
- Raiponce ? demanda-t-il une fois le verre d'eau avalé. Qu'est-ce que je fais ici ? Je me souviens de deux yeux jaunes dans le miroir d'Hermione, et puis…
- Tu as été pétrifié par le Monstre de Serpentard.
- Le monstre ? Le monstre ! C'est un basilic ! Un serpent géant, qui fait fuir les araignées et qui meurt en entendant le chant du coq ! On a trouvé ça avec Hermione, et…
- On sait, Harold.
- Vous savez ? »
La jeune fille entreprit de lui raconter tout ce qui s'était passé depuis son attaque. L'enlèvement de Ginny Weasley, qui s'était révélée être à l'origine des agressions, car elle était possédée par l'ancien Héritier via un journal ensorcelé qui, à ce que l'on disait, lui avait été remis par Lucius Malfoy. Le combat d'Harry Potter contre le Basilic. La victoire du jeune Gryffondor, qui avait manqué de mourir empoisonné mais qui avait été sauvé par les larmes du Phénix de Dumbledore. La fête gigantesque qui se déroulait dans la Grande Salle depuis le retour du Directeur.
« - En parlant de fête, Mrs. Pomfresh m'a dit que je pouvais t'y emmener quand tu serais réveillé, à condition de faire attention que tu ne te fatigues pas trop. Mérida et Jack sont déjà là-bas, ils t'attendent avec impatience.
- Et toi, pourquoi tu es restée ?
- Tu es idiot, Harold. C'est mon tour de garde, Mérida et Jack ont pris le leur juste avant et si je ne les avais pas obligés, ils seraient encore ici. On est tes amis, après tout. »
Avec un sourire, elle vit le visage de son ami se détendre. Un jour, il allait falloir faire quelque chose contre ce manque de confiance.
Alors qu'elle l'aidait à se relever, la porte de l'infirmerie s'ouvrit en grand.
« - Papa ? » s'étonna Harold.
En effet, Stoick la Brute se tenait dans l'encadrement. Et vu les propos qu'il avait tenu le jour de la pétrification d'Harold, Raiponce craignait le pire.
« - Harold ! Je suis venu dès que j'ai pu. Tu vas bien, fils ?
- Euh, oui. D'après l'infirmière, je peux même aller au banquet.
- Ah. Donc, tu peux sortir. Très bien. Prépare tes affaires, nous y allons. »
Ce que Raiponce redoutait était en train de se dérouler sous ses yeux : Stoik retirait son fils de Poudlard.
« - Préparer mes… affaires ? Mais pourquoi ?
- Tu rentres à la maison. Je t'ai mis ici en espérant que tu y serais à l'abri, vu que tu ne veux pas te battre contre les dragons. Mais apparemment, Dumbledore est incapable de protéger ses élèves. Je vais donc faire comme ton oncle et éduquer mon fils moi-même.
- Mais… Et mes amis ?
- Tu as d'autres amis au village. Je ne te demande pas ton avis, Harold. Tu rentres immédiatement. »
Les petits cheveux sur la nuque de la seule jeune fille du trio se dressèrent comme des épingles. Cela pouvait s'expliquer par l'énervement de Stoick, qui laissait sa magie déborder. Mais au fond d'elle, la jeune fille savait que ce n'était pas ça. L'odeur de terre qui flottait à présent et les plantes décoratives ornant l'infirmerie qui semblaient soudain pleines de vitalité lui indiquaient clairement que celui à l'origine de ce pic magique n'était autre qu'Harold.
« - Je reste à Poudlard », grogna ce dernier, la voix rauque.
Pouvait-elle dessiner un sceau assez rapidement pour le conduire. Elle était capable de faire celui pour sorcier, ce qu'était techniquement Harold. Mais alors qu'elle voyait les yeux de son ami se transformer en deux billes vert forêt, elle venait à douter qu'il ne soit que sorcier.
« - Pardon ? demanda la chasseur de dragon, étonné que son fils lui réponde aussi franchement.
- Je reste à Poudlard. Je reviendrai à la maison par le train, avant de partir pour mon travail d'été. Et je reviendrai à l'école dès septembre. Je refuse d'être enfermé à Beurk. »
Quand elle le vit commencer à répondre, Raiponce classa définitivement le père d'Harold dans la catégorie des inconscients. Il fallait être aveugle pour ne pas remarquer que l'adolescent commençait à perdre le contrôle. De quoi, cela restait à déterminer.
« - Je suis ton père. JE décide de ce qui est bon pour toi. Et actuellement, j'ordonne que tu reviennes au village immédiatement. »
Définitivement inconscient.
« - Tu n'es mon père que quand cela t'arrange ! Maman ne m'aurait jamais obligé à quitter Poudlard. »
Oh, ça, c'était un coup bas, de l'avis de la Serdaigle. Mais apparemment, c'était efficace.
« - Ah c'est ainsi ? Très bien ! Reste ici ! Mais ne vient pas te plaindre quand tu auras des ennuis ou que tu y laisseras un membre !
- Au moins, tu pourras dire que je suis un vrai Beurkois, à ce moment-là ! » cria Harold, alors que son père était déjà parti.
La respiration hachée, celui-ci s'était levé et avait les poings serrés le long du corps.
« - Harold ? Viens, allons dans la Grande Salle. Je pense que tu as besoin de te vider la tête. »
Un peu perdu suite au retour à la normal de sa magie, le jeune homme hocha la tête et la suivit doucement.
« Eh bien », se dit la blonde, « la fin de l'année fut mouvementée. »
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Le banquet de fête dura presque toute la nuit, s'achevant vers 3h du matin avec le retour en fanfare d'Hagrid.
Moins de deux jours plus tard, la décision fut prise d'annuler tous les examens internes à Poudlard et de reporter les BUSEs et les ASPICs. Le même jour, on apprit aussi que Gilderoy Lockhart avait été victime d'un mauvais sort en tentant de venir en aide à Harry et Ron, les deux Gryffondor partis sauver Ginny Weasley, et qu'il avait perdu la mémoire. Encore un professeur qui n'aurait tenu qu'une seule année.
Les dernières semaines de l'année se déroulèrent donc tranquillement, les élèves profitant du soleil de juin. Et le dix-neuf de ce mois, le célèbre Poudlard Express prit son départ du la garre de Pré-au-Lard, direction King's Cross.
Une nouvelle année qui se termine.
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Perdue dans la mer du Nord, une petite île battue par les vents accueillait les âmes en peine. Ou plutôt, elle les retenait prisonnières.
Une de ces âmes, le corps délabré et l'esprit presque dans le même état, regardait par la meurtrière de sa cellule. Elle se demandait comment l'être le plus cher à ses yeux allait. Pourrait-il le revoir un jour.
Puis, haussant ses épaules maigres, il se détourna de la fenêtre et se recoucha sur sa paillasse. Il ne le reverrait sans doute jamais. Et après tout, il le méritait.
Il n'était qu'un traître.
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Fin de la cinquième partie
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(1) Créature de la mythologique grecque. Elles accompagnaient Dionysos, le dieu du vin, en dansant et en s'enivrant. Une fois saoules, les ménades sombrait dans la folie et déchiquetait le corps des infortunés qu'elles croisaient. Ici, j'ai imaginé que la ménade « version HP » était une créature humanoïde capable de rende folles ses victimes.
Je ne sais pas vous, mais j'aime vraiment beaucoup la première partie du chapitre. J'ai beaucoup aimé écrire ce passage qui n'est même pas cité dans le livre, mais qui moi me paraît essentiel : je n'imagine pas un seul instant McGonagall fléchir, que ce soit face à l'Héritier ou le Conseil.
Et j'aime aussi la partie sur le Serpent. Au final, j'étais tellement dedans que j'avais de la peine pour lui, quand il est mort. Pauvre Sssilasss.
Pour le titre, j'avoue qu'il doit rester un peu nébuleux, donc je m'explique : dans toutes les parties, nous avons parlé de ceux qui agissent dans l'ombre (métaphoriquement ou littéralement) : l'Héritier, Lucius pour le Conseil, les araignées, le Basilic,…
A bientôt !
