Le Projet A

Disclaimer : Voir prologue

Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.

Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…

Chapitre non-corrigé parce que je n'ai plus de nouvelles de ma bêta. Je vais finir par croire que quelqu'un m'en veut et supprime mes bêtas les unes après les autres… (Mon dieu, on dirait le pitch d'un TRES mauvais film)

Merci à ClaraJonesMalfoys, Emmawh, Alamane-kun, Philou, Halowii'n, Patapich, Shinrie, Paquerette-san, Cheschire et Bullrose pour leur review !

Philou : Hello ! Merci pour ta review. Oui, j'ai vu que je m'étais trompé de date (enfin, on me l'a dit, parce que je ne lis jamais mes propres chapitres une fois qu'ils sont postés ^^). Je suis content que la scène de McGonagall te plaisent, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire.

Je suis content que tu aimes tout cela dans mon histoire. Et j'étais moi aussi triste pour Sssilass. Je m'y étais attaché, à cette petite bête.

Patapich : Hello ! Merci pour ta review. Je suis content de te voir de retour : ). Je suis vraiment heureux que cette partie avec McGonagall plaise autant, parce que je l'adore. Et la scène de Sssilass est aussi ma préférée, ne serait-ce que parce que j'adore faire parler les animaux et je trouve que j'ai particulièrement réussi mon coup, ici ^^.

Je suis d'accord avec toi, la résolution se fait un peu facilement, mais elle n'est pas beaucoup plus fouillée dans les livres. Ce qui donne ici cette impression, c'est qu'on n'entend jamais le serpent, qui était un peu le fil rouge de Rowling.

Pour le pouvoir d'Hiccup, il est plus ou moins révélé au fil des chapitres, mais comme je n'ai jamais explicité clairement ce qu'il se passait, ça donne une petite impression de flou, que je compte laisser un moment (voir pour toujours ^^).

Pour la dernière partie du chapitre… Mystère ! Ce genre de chose va revenir souvent, mais je préfère ne pas trop en dire, pour ne pas gâcher le suspense ^^ (par contre, on a déjà entendu parler du père de Jack. Dans « Le noel des secrets », si mes souvenirs sont bons.)

Paquerette-san : Hello ! Merci pour ta review. Oui, je n'ai moi-mêm jamais trop compris pourquoi McGonagall était restée effacée aussi longtemps dans les livres. Et en plus, cette scène me permettait de remonter le niveau d'angoisse de la partie (je pense que c'était toi qui m'avait dit ne pas ressentir la même peur latente que dans le tome original).

Après coup, je me rend compte que j'ai effectivement donné à Sssilass un caractère d'ado ^^ Bah, je trouve ça plutôt comique ^^

Je pense que le problème de Stoick, c'est qu'il n'est pas capable de voir Harold comme il est vraiment, surtout. Il le voit comme son petit garçon à protéger, comme un aimant à ennui, mais pas comme Harold.

Bonne lecture !

Ce 12 mars 2015, un grand homme nous a quitté. Cet homme se nommait Terry Pratchett.

Terry Pratchett, auteur entre autre de la série du Disque-Monde, n'est probablement pas l'homme le plus connu de ce côté de la Manche, même si il est une véritable célébrité en Grande-Bretagne. Mais pour moi, il est l'homme qui m'a montré que la Fantasy pouvait aller plus loin qu'Harry Potter. Que les mots avaient du pouvoir et qu'une bibliothèque pouvait devenir une véritable être vivant si on lui laissait le temps. Il est l'auteur qui a bercé mes nuits de ces deux dernières années avec ses quarante livres. Il est celui qui m'a appris que l'on pouvait faire mourir de rire un lecteur avec une bête petite note de bas de page, au milieu d'un truc super sérieux. Il est celui qui m'a montré que mettre dix références dans un chapitre n'était pas un crime, mais une bonne chose.

Il est aussi celui qui m'a redonné le gout d'écrire, après ma traversée du désert de plusieurs années. Alors aujourd'hui, je vous dis merci Mr. Pratchett, merci pour tous ces bons moments. En espérant que la Mort vous ait accueilli tout en majuscule.

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Cinquième partie : Animagisme, part 2

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Chapitre 35 : Dans l'est (pas si) lointain

Quand Harold était arrivé à Beurk, l'ambiance était très très loin d'être au beau fixe. Encore pire que d'habitude, ce qui était peu dire.

Pour faire un topo rapide, il y avait non seulement le froid habituel, les remarques de Rustik et les regards dédaigneux de la plupart des habitants mais en plus, son père était apparemment devenu muet, le géant roux n'ayant pas décroché un seul mot depuis que son fils avait mis le pied sur le quai.

Bon, Harold voulait bien reconnaître une part de culpabilité : sa réaction face à l'intention de son père de le retirer de Poudlard avait été légèrement disproportionnée. Mais pour sa défense, il venait tout juste se réveiller d'un long sommeil de pierre, ce qui expliquait qu'il avait eu du mal à contrôler sa « partie sauvage », comme il l'appelait. Une partie de lui qui n'avait que très peu apprécié l'idée d'être à jamais éloigné de la Forêt Interdite, qu'elle considérait comme SA forêt. Alors quand Stoick avait débarqué avec ses gros souliers, oui, il avait lâché la bride qu'il retenait depuis Noel. Depuis que, d'après ce qu'il soupçonnait, Brunehilde avait « réveillé » cette chose enfouie en lui.

Arrivé chez lui, le jeune homme monta directement dans sa chambre, où il commença à vider sa malle. Ou plutôt, à en retirer tout ce qui ne lui servirait pas durant le job d'été qu'il avait réussi à décrocher. Chassant les robes d'école et les livres devenu inutiles, il profita de l'espace libéré pour entreposer quelques petites choses utiles, tels certains volumes de l'Encyclopédie de Newt Scamander(1).

Une fois cela fait, il referma sa valise et se laissa tomber dans son lit. Du coin de l'œil, il avisa l'horloge, qui indiquait 17h30. Encore une heure et demie avant le diner, puis directement au dodo pour être frais pour le grand départ. Dieu qu'est-ce qu'il pouvait avoir hâte d'y être.

Se redressant, il se décida à rendre visite à Gueulfort, histoire de passer le temps. Peut-être que le vieil homme aurait de nouvelles histoires à lui raconter.

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Quand il se leva difficilement le lendemain matin, alors que le soleil pointait timidement le bout de son nez, Harold regretta intensément son idée. Effectivement, Gueulfort avait eu des histoires à lui raconter. Au point qu'il avait dû manger là, ce qui n'avait dérangé autre mesure Harold étant donné l'humeur de Stoick. Le forgeron avait continué à conter les évènements qui avaient rythmés le village les derniers mois : qui avait épousé qui, qui s'était disputé avec qui, … L'estropié avait un tel talent qui le plus jeune n'avait pas vu le temps passé et la nuit était déjà bien entamée quand il avait retraversé le village et rejoint son lit. Ce qui expliquait la difficulté qu'il avait à quitter son lit.

S'étirant, le Gallois parvint toutefois à se lever. Il devait être dans la cheminée à 6h30 s'il voulait être arrivé à temps à son lieu de rendez-vous. Vu qu'il était près de six heures, il n'avait pas intérêt à trainer.

Moins de vingt minutes plus tard, l'adolescent le plus atypique de Beurk lassa ses chaussures, rassembla ses dernières affaires et attacha son chat dans le sac prévu à cet effet, avant de lancer un regard hésitant vers la porte de la chambre de son père. Il savait que celui-ci était levé, même s'il avait essayé d'être discret, ce qui était difficile quand on faisait plus de 100 kilos.

Voyant l'heure du départ qui approchait, Harold se décida à approcher du panneau de bois et à toquer.

« - Oui ? répondit aussitôt Stoick, ouvrant la porte en grand, comme si il s'était tenu juste derrière.

- Je… Je vais y aller. Je serais de retour le 25 aout.

- Oh. Je ne pensais pas que tu partais aussi longtemps. Tu as tout ce qu'il te faut ? C'est assez sauvage, là-bas, alors il te faut de bons vêtements. J'ai mis ceux que j'ai achetés sur ton lit, hier.

- Je les ai trouvés. Merci. »

Le silence prit ses aises entre les deux Haddock, comme d'habitude. Gêné, Stoick se racla la gorge tandis d'Harold regardait avec attention ses chaussures. Au final, alors que 6h30 sonnait au loin, le plus jeune se décida à saisir sa malle et son sac.

« - Bon, ben j'y vais. On se voit dans deux mois.

- Fais attention à toi. Et envoie une lettre de temps à autre. »

Hochant la tête, Harold s'approcha de la cheminée, y lança une poignée de poudre de cheminette et prononça intelligemment :

« - Gare Sorcière Internationale, Londres. »

Le monde devint vert et quelques instants plus tard, le Poufsouffle se retrouva dans le hall d la Gare Internationale.

Sans perdre de temps, il chercha un panneau indicateur, qu'il finit par trouver. Suivant les flèches vertes, qui indiquaient les boxes à destination du vieux continent, il finit par arriver à celui qui titrait « Romania ». Jetant un coup d'œil à l'horaire des départs, Harold constata qu'il lui restait une demi-heure avant le départ. Donc, assez de temps pour aller jeter un coup d'œil à ce petit magasin qui, s'il avait de la chance, vendrait de la nourriture.

Trainant toujours sa valise, le brun entra dans l'échoppe. Avec bonheur, il trouva une plaquette de chocolat qu'il prit. Il s'apprêtait à payer, quand son œil fut attiré par la couverture d'un drôle de livre.

« - « The Colour of Magic », lut-il. Depuis quand la magie a-t-elle une couleur ? »

Décidant qu'un roman ne lui ferait pas de mal, il se décida à le prendre. Pour ce qu'il en savait, Mr. Pratchett lui ferait peut-être passer un bon moment.

A peine fut-il revenu près du box qu'une voix nasillarde annonça que son portoloin allait bientôt partir. Se présentant devant le guichet qui venait d'ouvrir, il salua le caissier avant de lui tendre son billet.

« - Premier fois que vous prenez un portoloin ? demanda l'homme, l'air d'espérer que son client lui dirait non.

- Oui.

- Bien, soupira le guichetier. Donc, une fois rentré dans le sas, vous apercevrez une vieille botte. C'est votre portoloin. Il se déclenchera à 7h tapantes. Plus ou moins cinq minutes avant, une sonnerie retentira. Assurez-vous de bien toucher le portoloin. SI tout se passe comme prévu, vous sentirez une sensation de tiraillement au niveau du nombril. Vous avez tout compris ?

- Euh, oui.

- Bien. Sur ce, bon voyage. »

Vu que la discussion était apparemment terminée, Harold entra dans le box où l'attendait bel et bien une, très, vieille botte ainsi que deux autres personnes qui se rendaient au même endroit que lui.

Quand la sonnerie prédite par le réceptionniste retentit, le jeune homme saisi la botte, tout comme ses deux compagnons de voyages, et, quelques minutes plus tard, il ressentit dans son ventre un tiraillement bien plus violent que ce à quoi il s'attendait. Le monde devint flou et moins de cinq secondes plus tard, Harold se retrouvait à cent kilomètres de là, dans la Gare Internationale de Bucarest.

Se redressant et secouant sa tête pour retrouver ses esprits, il se dépêcha de sortir du box, présentant son billet au contrôleur, avant de se diriger vers le Hall d'arrivée, où son contact devait normalement l'attendre.

Le seul ennui, c'est qu'Harold ne savait absolument pas à quoi ressemblait la personne qui devait venir le chercher. Il se résigna donc à lire une par une toutes les pancartes que tenait les différentes personnes qui attendaient là un quelconque passager. Malheureusement, aucune d'entre elle ne semblait attendre « Harold Haddock, Londres ». Il était prêt à abandonner, quand une voix retentit.

« - Harold ! »

Se retournant, le Gallois se retrouva face à… Charlie Weasley !

« - Mr. Weasley ? C'est vous mon contact ?

- Pas de Mr. Weasley. Appelle-moi Charlie.

- D'accord, si tu veux (2). Je ne pensais pas que ce serait toi de corvée pour venir me chercher.

- Eh bien, je suis celui qui a convaincu le patron de laisser le gamin de Stoick Horrib'Haddock, le Tueur de Dragons, travailler comme stagiaire à la Grande Réserve de la Wyverne, donc en gros il m'a dit « Ton idée, ta merde ». Même si je suis convaincu que tu ne poseras pas de problèmes. »

Harold sourit en retrouvant en Charlie le franc-parler de Mérida. Il allait peut-être s'adapter plus vite qu'il ne l'avait pensé.

« - Bon, allons-y. On a pas mal de choses à faire aujourd'hui si tu veux avoir le temps de dormir cette nuit. »

Acquiesçant, le plus jeune empoigna sa valise, et se mit en marche vers la sortie, avant de se rendre compte que son guide ne le suivait.

« - On s'y rend en transplanant, répondit ce dernier en tendant son bras. C'est plus rapide étant donné qu'il faut traverser tout le pays. »

Se sentant idiot, Harold attrapa l'avant-bras du roux, avant de se sentir aspiré. Dans un « CRAC » tonitruant, les deux hommes apparurent devant un grand portail.

« - Nous y voilà ! La plus grande réserve d'Europe ! Bon, on va aller déposer tes valises avant que je ne te fasse faire le tour du propriétaire. Mais avant, on doit passer par le braséro.

- Le quoi ?

- Tu vas voir. »

Apparemment très enthousiaste, le Weasley traina Harold vers l'entrée, où se trouvait effectivement un grand braséro ouvragé, à côté duquel reposait un tas de feuilles blanches, une table et de quoi écrire.

« - Bien. Qu'est-ce que tu vois ? demanda le roux en désignant le brasier.

- Euh, un bol contenant du feu ? » répondit Harold, décontenancé.

Le plus âgé loin d'être déçu de la réponse, lui fit un petit sourire en coin.

« - De prime abord, oui. Mais regarde au-delà de ce que tu vois(3). »

« Au-delà de ce que tu vois » ? C'était quoi cette phrase ? Haussant les épaules, Harold reporta sur regard sur le brasero. Que pouvait-il bien avoir de particulier ? Titillant sa magie, l'adolescent se décida à utiliser le don de Vision qu'il avait commencé à développer. Il était encore infiniment loin du niveau de Dumbledore ou de ceux qui étaient naturellement dotés de ce don, mais il allait peut-être lui permettre de voir quelque chose.

Et effectivement, il put voir. Voir les étincelles surnaturelles de cette horrible couleur octarine, une sorte de « jaune-pourpre verdâtre fluorescent » typique des sorts de haut-niveau (4).

« - Bon, si tu ne trouves pas, je vais te le dire. En fait, ce feu n'est pas banal : il est…

- Magique.

- Pardon ?

- Le feu. Il est magique », répéta Harold.

Comme un enfant à qui on refuse un bonbon, Charlie fit la moue.

« - Tu n'es pas drôle. D'habitude, les nouveaux ne trouvent pas. Mais oui, il est bien magique : c'est un sortilège de Feu Eternel, lancé par Scamander lui-même le jour de l'ouverture de la réserve. Depuis, la tradition veut que tous ceux qui entrent dans la réserve écrivent leur nom sur une feuille avant de la lancer dans le feu.

- Pourquoi ?

- Pour deux raisons, répondit le dragonnier, qui écrivit son patronyme sur un des morceaux de papier. Tout d'abord pour que cette personne soit reprise sur le registre et intégrée dans la protection. Deuxième, continua-t-il en lançant son papier dans le feu, pour que chacun se rappelle que les créatures que nous gardons ici sont comme ce feu : immortelles, puissantes et impitoyables. Alors que nous ne sommes que des bouts de papier pour eux, au mieux. Au pire, nous sommes des garde-mangers sur pattes. »

Avec une fascination morbide, Harold regarda le papier se consumer, avant que Charlie ne lui attrape le bras.

« - Bien. Maintenant que les formalités sont faites, continuons. Je voudrais te faire faire le tour avant ce soir et il y a vraiment beaucoup de choses à voir. »

Plusieurs heures plus tard, Harold était attablé à une table du pub local, en compagnie de Charlie et des autres dragonniers. Le Gallois était exténué après ce très long tour de la réserve, le roux lui ayant tout fait visiter, des enclos à l'infirmerie en passant par les dortoirs. Il aurait bien été s'effondrer dans son lit, mais ses collègues avaient insistés pour qu'il se joigne à eux, histoire de « faire connaissance ».

Alors qu'il levait son verre pour trinquer avec les autres hommes, l'adolescent se dit que, définitivement, ces vacances-ci allaient être très intéressantes.

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Presque cinq semaines plus tard, Harold se levait une nouvelle fois aux aurores. Pas que ça change grand-chose de d'habitude, en fait : quand on travaillait à la Réserve, il fallait savoir se lever tôt.

Comme chaque matin, le jeune homme s'accorda quelques minutes confortablement engoncé dans son lit pour réfléchir. Il se disait plus ou moins toujours la même chose : ce job d'été était génial ! Il s'occupait de dragons toute la journée, même si en tant que stagiaire il était principalement confiné au nettoyage des boxes et à la paperasse, il avait des collègues bien plus sympathiques que la majorité des habitants de Beurk et en plus, le temps était magnifique, ce qui ne gâchait rien.

Le seul problème que rencontrait Harold, c'était Charlie. Pas que le jeune homme soit désagréable ou quoi que ce soit, loin de là. Le problème venait plutôt du fait que le roux était très amitieux, très tactile, parlait fort, passait son temps à éclater de son rire bruyant, était franc et qu'en plus, il avait la fâcheuse tendance à se mettre torse-nu dès qu'il avait un peu trop chaud, ce qui arrivait vite quand on travaillait avec des lézards cracheurs de feu. En fait, Harold retrouvait chez le Weasley beaucoup de choses qui lui avaient plu chez Mérida, au temps où il avait cru avoir le béguin pour la jeune fille. Même si celle-ci ne se mettait jamais torse-nu, évidemment.

Seulement, Mérida était très loin de provoquer autant de réactions chez Harold que son cousin. Des réactions parfois banales, comme le rougissement qui, heureusement, pouvait facilement passer pour un coup de chaud ou la bouche sèche, parfois très gênante, comme la réaction TRES physique que le Gallois avait eu quand Charlie avait décidé que se mettre totalement nu pour sauter dans l'étang devant tout le monde était une excellente idée. L'adolescent n'avait jamais autant regretté les larges robes de Poudlard.

Pour résumer, il était attiré par un mec qui avait cinq ans de plus que lui, diablement sexy, qui était le cousin de sa meilleur amie et qui était plus que probablement hétéro. Bref, hors de portée. Oh, et ça voulait aussi dire que lui, Harold, était plus que probablement gay, ce qui était confirmé par les rêves mouillés qui l'assaillait depuis son arrivée à la réserve. Fallait évidemment que la puberté choisisse un moment pareil pour se montre en route, tiens.

Bon, après cinq semaines, dont une de découverte et trois de déni, il arrivait maintenant à le prendre plutôt bien. En fait, c'était même assez prévisible. Il n'avait jamais était attiré par une fille, si ce n'est son pseudo-béguin pour Mérida qui avait ténu deux jours. L'idée de rejoindre Jack dans ses séances d'espionnage sous la douche ne l'avait jamais ne serait-ce qu'effleurer. Et, même après avoir essayé, il ne comprenait vraiment pas ce que son ami trouvait à Andréa, du point de vue physique. Du point de vue intellectuel non plus, mais ça c'était plutôt logique. La pauvre fille n'était pas une lumière, à son humble avis.

Enfin, même s'il acceptait plus ou moins, il était loin d'être prêt à avouer à son coup de cœur qu'il pensait avoir des sentiments pour lui. En fait, il n'était pas prêt à dire à quiconque qu'il avait des sentiments pour un autre homme. Parce que c'était s'ajouter une tare supplémentaire, ce dont le pouvait se passer. Et avec sa chance, ceux ayant connaissance de son secret iraient, volontairement ou non, le répéter son père. Harold n'aurait plus alors qu'à espérer survivre au typhon Stoick.

Secouant la tête, le jeune homme finit par sortir de son lit. Il avait de boxes à nettoyer et ça n'allait pas se faire en dix minutes.

Une fois changé, le Gallois prit la direction des boxes. S'il travaillait comme d'habitude, il aurait fini pour midi, aurait le temps de prendre une douche avant le dîner et pourrait aller aider à un poste un peu plus intéressant durant l'après-midi.

Empoignant sa fourche et sa brouette, Harold commença à nettoyer le premier boxe, celui de « Tchoupi », un Noir des Hébrides. Une bête qui souffrait depuis une semaine de terribles coliques, au plus grand désespoir du nettoyeur.

Mécaniquement, il commençait à mettre des pelletées de fumier dans la brouette. Avec un petit sourire, il se rappela ses premiers jours, où il arrivait à peine à soulever une fourche pleine. L'air de rien, cinq semaines de travail intensif, ça fortifiait, même si Harold ne serait jamais un grand baraqué, peu importe ses efforts. Mais au moins, il passait tout doucement du stade « bonhomme en allumettes » à « épouvantail famélique ». Ce n'était pas grand chose, mais c'était déjà un mieux.

Une demi-heure plus tard, le jeune homme avait presque fini le boxe, ce qui équivalait à six brouettes pleines. Heureusement, le boxe de Tchoupi était le plus grand, les autres iraient plus vite.

Il finissait sa dernière brouette, quand un grand bruit résonna derrière lui.

« - Ah, t'es là Harold ! Vient vite, on a besoin d'aide.

- Pour ?

- Je t'expliquerai en chemin. »

Déposant tout sur place, Harold suivit Jesùs, un espagnol qui exigeait qu'on l'appelle « J » car selon lui, « Les Anglais massacraient son prénom rien qu'en y pensant ». Accessoirement, c'était aussi un des meilleurs dresseurs de dragon.

Arrivé sur place, Harold suivit les instructions et compléta le cercle que formaient déjà les autres dresseurs. Apparemment, le nouveau spécimen était lourd, il faudrait beaucoup de main-d'œuvre. De plus, il risquait d'être agressif, alors il valait mieux prévenir que guérir.

Quand on donna le signale, le Gallois leva sa baguette et lança son sort de lévitation, merci la dérogation spéciale pour l'usage de la magie avant 17 ans, et tous les dresseurs soulevèrent la gigantesque caisse comme un seul homme, caisse qu'ils déplacèrent jusqu'à l'enclos prévu.

Travailler en osmose avec autant de personne était étrange. Quelque part, cela rappelait à Harold ce qu'il faisait avec ses amis pour transformer Krokmou, mais pas totalement, car ici chacun était à la fois source de pouvoir et maître de cérémonie.

Quand la caisse fut enfin déposée et les protections mises en place, les employés de la réserves brisèrent leurs sorts. Puis, Jesùs, d'un grand geste, fit disparaître la boite, laissant apparaître le nouveau pensionnaire.

C'était une bête magnifique. Toute en longueur, elle possédait des écailles miroitantes qui oscillaient du blanc pur au bleu pâle. Ses ailes étaient assez fines et elles ne semblaient pas capables de le faire voler bien longtemps. Mais le plus impressionnant était ses yeux : sans pupilles, telles deux perles nacrées semblables à d'immenses opales. Des yeux qui qui avaient donnés son nom.

« - Un opaloeil des Antipodes, souffla Harold.

- Exactement ! s'exclama Charlie, qui était soudainement apparu à ses côtés. Il est magnifique, n'est-ce pas ? C'est la première fois que la réserve en accueille un. C'est aussi son premier dragon aquatique, ce qui explique le lac que l'on a construit début des vacances (5).

- Pourquoi est-il ici ?

- C'est Scamander qui nous l'a envoyé. Il est blessé et la réserve d'Australie n'est pas assez bien équipée pour le soigner. On va donc s'en occuper deux petits mois, puis il rentrera chez lui. »

Tentant de passer au-dessus de la chaleur que provoquait toujours chez lui la proximité avec le Weasley, Harold se reconcentra sur le dragon. Il était vraiment splendide.

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« - Tu es encore là ? »

La personne qui venait de prononcer ces quelques mots venait de derrière, mais Harold n'avait pas besoin de la voir pour l'identifier. Il avait suffisamment fantasmé sur cette voix douce et basse pour la reconnaître.

« - Tu ne devrais pas être à ton pot de départ, Charlie ?

- Ce n'est qu'une excuse pour boire. Je ne m'en vais qu'un mois, après tout. Et je m'inquiétais de ne pas te voir. Tu as beau être vraiment doué, un accident est vite arrivé quand on reste seul.

- Je ne risque pas grand-chose : j'ai Krokmou. »

Charlie, qui s'était entre temps assis à côté du Gallois, jeta un regard amusé au chat.

« - C'est vrai qu'il est très doué pour énerver les dragons tout en restant juste assez loin pour être hors de leur portée, mais je ne suis pas sûr que ce maigre minet soit très efficace en cas de problèmes.

- On est vite surpris. »

Le silence reprit sa place entre les deux hommes. Le regard perdu dans le vide, Harold tentait de garder son sang-froid face au jeune homme roux un peu trop proche pour ses hormones.

Alors que l'Opaloeil crevait une nouvelle fois la surface de son lac, Charlie reprit la parole.

« - Tu les comprends, n'est-ce pas ?

- Pardon ?

- Les dragons. Tu les comprends. Au sens propre, je veux dire.

- Je… Je ne vois pas de quoi tu parles.

- Pas la peine de mentir. Il y a deux ans, il y avait un type comme toi. Maximillien, qu'il s'appelait. Un Français, qui venait du côté de Paimpont, en Bretagne (6). Il te ressemblait un peu : vite perdu dans ses pensées, très doué pour tout ce qui touchait directement aux animaux, secret et un peu gauche dès qu'il s'agissait d'interagir avec les humains. Un jour, alors qu'il avait un peu bu, il s'est laissé aller et a commencé à parler. Selon lui, il pouvait parler aux animaux. Pas avec des paroles, mais via ses pensées. Et eux lui répondaient, parfois avec des mots, parfois avec des images.

- Charlie…

- Au début, je n'y aie pas cru, tu penses bien. Le monde magique recèle bien des dons, je m'y étais d'ailleurs intéressé plus jeune. Mais celui-là m'était totalement inconnu. Seulement, en l'observant les jours suivant, j'ai réalisé qu'il ne mentait pas. Les dragons se faisaient plus doux avec lui. Il comprenait ce qui clochait et parvenait à convaincre nos plus vieux lézards de se faire soigner.

- Je…

- Je comprends que tu n'ais pas voulu en parler. Un don, peu importe lequel, est toujours lourd à porter. Mais tu n'as pas à t'inquiéter de ce que les autres peuvent penser. Pas ici.

- Qu'est-ce qu'il lui ait arrivé, à Maximilien ? »

Le plus vieux resta silencieux quelques instants, comme égaré dans des souvenirs douloureux.

« - Il est parti. Il ne supportait plus d'entendre certains pensionnaires pour qui on ne pouvait rien faire à part adoucir la fin de leur vie. Alors il s'en est allé. J'ai encore des nouvelles, de temps à autre. La dernière fois, il comptait retourner dans sa ville natale, pour explorer la forêt de son enfance. Depuis, plus rien. »

La forêt de son enfance. Maximilien était probablement retourné vers ses racines. Au sens propre.

« - Alors, qu'est-ce qu'il te dit de si intéressant pour que tu restes ici dans le froid ? »

Décidant qu'il ne servait plus à rien de tenir son secret déjà éventé, Harold se mit à parler.

« - Il est triste. Tellement triste. La mer lui manque. Le roulement des vagues. Le chant des sirènes. Le vent salé qui roule sur les écailles. Les poissons qui nagent sans se soucier du prédateur. Tout cela lui manque, même si le lac l'aide un peu. Alors je lui envoie mes souvenirs.

- Tes souvenirs ?

- De la mer près de chez moi, à Beurk. Elle est loin d'être aussi belle que le Pacifique, mais ça l'apaise un peu.

- A quoi elle ressemble ? »

A quoi ressemblait la mer de Beurk… Harold se remémora l'eau verte de l'été qui devenait d'un bleu glacial quand l'hiver pointait le bout de son nez. L'odeur à la fois écœurante et réconfortante. Les longues balades sur les plages caillouteuses. Les ébouillantueurs qui nageaient au loin.

« - A une gigantesque soupe nauséabonde. Mais c'est ma soupe à moi. »

Charlie hocha la tête, avant de placer sa veste sur les épaules d'Harold.

« - Qu'est-ce que tu fais ?

- Tu as froid. Et on est partit pour rester là un bout de temps, si on doit s'occuper d'un dragon qui a le mal du pays.

- Tu n'es pas obligé de rester. La fête t'attend.

- J'ai envie de rester là. Il y aura d'autres fêtes. Mais je n'aurai pas souvent l'occasion de voir un jeune gars comme toi réconforter une bête qui doit approcher de la tonne. Tu es infiniment plus intéressant qu'un verre de bière. »

Encore une fois, Harold se retrouva à rougir. Maudites hormones.

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Quand Harold ferma enfin sa valise, il sentit un grand vide s'installer en lui. Cela faisait déjà deux mois qu'il était ici, en Roumanie, mais il avait l'impression de n'être arrivé qu'hier.

S'affalant sur son lit, il ferma les yeux pour se remémorer tout ce qui lui était arrivé durant ces deux mois : l'arrivée, le pot de bienvenue, les premiers jours douleureux où ses muscles crièrent à la révolte face au travail physique, l'apparition de ses sentiments pour Charlie, même s'il n'avait mis des mots dessus que plus tard, la routine qui s'installait, la première fois qu'il avait pu poser sa main sur un dragon autre que Krokmou, durant une visite vétérinaire, l'arrivé de l'Opaloeil, la discussion avec Charlie, le départ de ce dernier, … Tant de choses en si peu de temps.

Il était presque triste de retourner à Poudlard, même si ses amis lui manquaient. Même s'il savait déjà que l'année prochaine, il était réembauché. Le patron lui avait glissé discrètement qu'il ne devait en aucun cas hésiter à envoyer son CV dès les ASPIC en poche. Mais il fallait aussi dire que les aspirants dragonniers étaient assez rares, d'un autre côté.

Rouvrant les yeux, le jeune homme jeta un coup d'œil à l'horloge murale. Charlie allait arriver d'ici quelques minutes.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le feu tourna à l'émeraude et le Weasley apparu au milieu des flammes.

« - Salut Harold ! Alors, ce mois sans moi ?

- Tranquille.

- Tu n'as pas vraiment l'air heureux de me revoir, ça fait plaisir. »

Harold pensa un moment à dire à son interlocuteur qu'il se concentrait justement pour que ça ne se voit pas, mais il préféra un petit mensonge qui n'en était pas totalement un.

« - Te revoir signifie que je quitte la réserve…

- Je comprends. Mais bon, tu pourras revenir l'année prochaine. Et n'hésite pas à nous envoyer des lettres, J serait ravi de te donner des nouvelles de l'Opaloeil. Bon, allez, c'est pas tout ça, mais on a un horaire. Tu as tout ? »

Attrapa Krokmou, le Gallois hocha la tête.

« - Bien. On va transplaner, pour aller plus vite. Par contre, comme j'ai besoin de connaître l'endroit pour y aller, je vais aller chez mes parents et tu prendras la cheminée de là, OK ?

- Ca va.

- Alors prends mon bras, et en route. »

S'efforçant de ne pas rougir comme une jeune fille en fleur, Harold saisit le bras du plus âgé. Celui-ci, interprétant les joues rouge de l'adolescent par de l'appréhension, lui fit un sourire rassurant, avant de transplaner.

Après un horrible passage dans une espèce de sous-dimension distordue, les deux hommes se retrouvèrent soudains dans une cour, face à une maison quelque peu biscornue.

« - Harold, bienvenu au Terrier. Je te préviens, il risque d'y avoir un peu de chambards : c'est la Grande Réunion des Weasley. Ca veut dire que tous ceux qui sont affiliés aux Weasley par le sang sont invités à se présenter à la maison de la Branche Principale. Tous ne le font pas, mai bien assez de personnes là-dedans pour créer une petite armée.

- A ce point ?

- Nous sommes connus pour avoir beaucoup d'enfants et pas mal de jumeaux, voir des triplets. Tu ne vas probablement pas pouvoir repartir tout de suite, à cause de ça. Mais je suis sûr que Fred et George pourront te distraire le temps que la cheminée se dégage. Allez, on y va, sinon on va se recevoir un sort de la vieille Muriel. Elle devient suspicieuse quand elle voit des gens immobiles. »

Se demandant où il avait bien pu tomber, Harold suivit le dragonnier. A peine eut-il passé le pas de la porte qu'il se retrouva face à une véritable mer rousse.

Quelque peu choqué de se retrouver face à une telle marée humaine et à un niveau sonore aussi élevé, le jeune homme se figea complètement.

Il aurait pu rester comme ça indéfiniment si on ne l'avait pas soudainement attrapé par le bras.

« - Salut Harold !

- Mérida ? »

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Le vent salé lui piquait les joues. Cela faisait plus d'un mois qu'il s'était enfin échappé, mais il avait préféré se terrer dans une grotte plutôt que de s'enfuir dans les plaines où il avait atterrit. Rester en terrain plat, c'était le meilleur moyen de se faire attraper.

Mais maintenant, il pouvait sortir. Il allait pouvoir avancer. Il allait pouvoir le retrouver.

Il allait enfin pouvoir se venger.

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(1) Newt Scamander est le nom anglophone de Norber Dragonneau. Si vous vous souvenez, j'ai déjà cité Dragonneau dans les tous premiers chapitres, mais je trouve que son nom anglais est mille fois plus classe, donc je l'utiliserai à partir de maintenant et je changerai le « Dragonneau » quand j'aurai le temps. (Et entre nous, le traducteur aurait mieux fait de ne pas traduire ce nom là. Autant il a fait un boulot de génie avec « le Choixpeau » et « le Chemin de Traverse », autant sur ce coup-là…)

(2) Petite explication. Si Harold passe directement du vouvoiement au tutoiement, c'est parce que cette différence n'existe pas en anglais. Donc, je me suis dit qu'une fois qu'il appelait Charlie par son prénom, il pouvait bien le tutoyer.

(3) Je l'avoue, cette phrase appartient à Rafiki ^^

(4) L'octarine, couleur inventée par Terry Pratchett, serait la huitième couleur du spectre visible et ne serait visible que par les mages (et de ce fait, elle est invisible pour les autres et ne ferait pas totalement partie du spectre visible, bien qu'elle en soit, puisqu'une partie de la population puisse la voir. Vous suivez toujours ?), qui la décrivent comme « particulièrement moche ».

(5) L'opaloeil des Antipodes est un dragon qui appartient à l'univers d'Harry Potter. A la base, ce n'est pas un dragon marin, mais je l'ai un peu transformé pour mes besoins.

(6) La Forêt de Paimpont est la forêt associée à la légendaire Brocéliande. Je vous laisse deviner quel type de créatures on y trouve…

Et voilà. Ce chapitre « totalement Harold (ou presque) » a dû vous étonner, mais il était prévu depuis longtemps. J'étais censé vous prévenir la dernière fois que le prochain chapitre serait « monocentré », mais j'ai oublié ^^

Donc, les deux garçons ont eu leur partie, reste les deux filles. Ces chapitres-là sont eux-aussi prévus, mais ils arriveront bien plus tard.

Et oui, j'ai fait un Harold homosexuel. Pour être franc, c'est venu presque tout seul, peut-être parce que j'écris beaucoup de hijack (du calme, ça veut pas dire que cette fic en sera), peut-être parce qu'Harold est « mon » perso et que je lui attribue beaucoup de mes caractéristiques. Allez savoir. En tous cas, j'espère n'avoir fait fuir personne avec cet élément de la fic. Ca serait dommage si c'était le cas, mais tant pis.

Un chapitre un petit peu court, mais j'ai dû me limiter car j'avais plein d'idée. Au point que je fini se chapitre deux jours avant de le poster, parce qu'il m'a fallu blinder de temps pour trier mes idées (sinon, j'étais parti pour un chapitre de 12 000 mots ^^). Au point, aussi, que je pense peut-être faire une fic à part avec ces vacances. Ou une autre HogwartUA avec les aventures d'Harold qui obtient un poste dans la réserve. A méditer.

Allez, à dans deux semaines !