Le Projet A
Disclaimer : Voir prologue
Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.
Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…
Chapitre non-corrigé
Merci à Alamane-kun, ClaraJonesMalfoy, Godfern, Philou, LadyWyvern, Patapich, Emmawh, Paquerette-san et Milou-sarcastic-yaoiste pour leur review !
Philou : Hello ! Merci pour ta review ! Pour Fred et George, si tu as lu les HP, la description de Tante Muriel explique pourquoi ils sont si sages ^^ En tous cas, je suis content que tout cela te plaise, surtout la sortie à Londres, que j'ai un peu écrite à l'instinct, vu qu'elle n'était absolument pas prévue. Et oui, ça dérape entre Jack et Andréa. Je trouvais que leur relation tournait un peu en rond, donc je préfère l'arrêter là. Pour les vacances de nos quatre héros, la raison est simple : ça serait redondant. Il ne peut pas se passer des trucs extraordinaires chez tout le monde à chaque vacance, donc je préfère ne pas m'attarder dessus. Et pour Harold, c'est vrai que je m'attarde plus dessus, maintenant je ne vois pas trop comment le rendre moins présent dans ce chapitre, à moins de supprimer sa partie (parce qu'actuellement, il a la même longueur, à cent mots près, que les autres). Et vu que quand Jack avait eu son chapitre perso, il avait eu droit à une partie de chapitre la semaine d'après, je ne pouvais pas changer les règles pour Harold (oui, il m'arrive d'être un peu rigide ^^).
Bonn lecture !
LadyWyvern : Hello ! Merci pour ta review ! Content d'avoir réussi à te faire apprécier une fic HP, alors ^^ Et pareillement pour les animagus. C'est vrai que les auteurs ont tendance à prendre des animaux impressionnants (les éternels grands félins/loups/serpents/créatures magiques incroyables), mais j'avais envie d'avoir des héros plus « normaux » et surtout d'avoir des caractères qui collent au leur (et oui, la belette, c'est trop mignon. Emmawh m'accuse même de l'avoir mise à Harold juste pour ça, mais c'est pas vrai ^^)
Pour Harold, ça va peut-être t'étonné, mais je n'avais jamais fait le lien entre son homosexualité et sa part dryade (parce que ça sous-entendrait que l'homosexualité est définie génétiquement et que je ne suis pas d'accord avec ça, mais c'est un avis personnel). Maintenant, tu n'es pas la première à me faire cette remarque, donc ça doit paraître logique vu de l'extérieur ^^
J'espère en tous cas que la fic continuera à te plaire !
Patapich : Hello ! Merci pour ta review ! Je suis content que le « tout-hiccup » t'ait plu. Et oui, le merricup est mort et enterré (il l'aurait été même si Hiccup était hétéro. J'ai du mal avec ce couple). Pour le Hijack, suspense ! Et je pense que je vais te piquer le terme « Charliecup », parce qu'il me botte bien ce couple-là ^^
A la prochaine !
Paquerette-san : Hello ! Merci pour ta review ! Tu as l'œil précis ^^ Oui, Harold n'est pas vraiment perturbé par sa rencontre avec le détraqueur. On verra pourquoi pas la suite et si cela va rester comme cela. Quant à Eugène, il apparaîtra peut-être, mais c'est vraiment pas sûr.
Pour Sirius, faudra attendre un peu, mais il arrive ^^
Bonne lecture !
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Chapitre 37 : Remus J. Lupin
Moins d'une minute après le départ de Raiponce, les lumières se rallumèrent et le train reprit doucement sa course.
Alors que Mérida et Harold tentait toujours de réchauffer tant bien que mal Jack en le frictionnant, ce qui avait une efficacité somme toute relative, la Gryffondor entendit la porte s'ouvrir dans son dos.
Sans réfléchir, la jeune fille attrapa sa baguette et le pointa sur le nouvel arrivant, même si aucun élément n'indiquait qu'il s'agissait d'un détraqueur. Et effectivement, ce n'en était pas un.
Sur le pas de la porte se tenait un homme relativement grand. Il le paraissait d'autant plus qu'il était particulièrement maigre. Il portait des vêtements défraichis et rapiécés, aussi fatigué que lui-même avait l'air de l'être. Il devait être assez jeune, peut-être dans la trentaine au vu de sa posture encore bien droite, mais son visage marqué de rides et de quelques cicatrices lui donnait l'air plus vieux. Il avait l'air doux, mais on ne savait jamais ce que cachaient vraiment les gens. Bref, rien ne donnait envie à Mérida de baisser sa baguette magique.
« - Excellents réflexes, constata l'homme sans paraître effrayé.
- Qui êtes-vous ?
- Le Professeur Lupin. J'ai été engagé pour enseigner les Défenses Contre les Forces du Mal. Et avec les évènements de cet été, on m'a demandé de rester dans le train en cas d'accident. Je fais le tour des cabines pour voir si certains n'ont pas été un peu trop affecté par les détraqueurs. C'est le cas de votre ami, je suppose ?
- Je crois. Il a toujours froid, alors que le détraqueur est parti depuis plusieurs minutes. J'ai envoyé mon amie Raiponce chercher du chocolat, elle devrait revenir.
- C'est une bonne idée. Je n'en ai plus beaucoup sur moi, mais donnez-lui toujours ça en attendant votre amie, répondit l'homme en tendant à Mérida une chocogrenouille. »
Attrapant le bonbon, l'Ecossaise sentit une vision lui arriver de plein fouet.
« Douleur »
« Solitude »
« Sauvagerie »
Secouant la tête pour chasser sa vision, car ce n'était vraiment pas le moment de se pencher là-dessus, Mérida entreprit de faire manger la sucrerie à son ami, avec une douceur qui lui était peu habituelle, surtout envers Jack. Celui-ci qui reprit quelques couleurs, même s'il était toujours pâle.
« - Je crois que ça suffira pour le moment, observa le Professeur. Redonnez en lui dès que possible et si ça ne fait aucun effet, venez me voir, je serais en tête de train, avec le machiniste. »
Après un signe de tête, l'homme referma la porte derrière lui, laissant les adolescents seuls. Le silence régna quelques instants, seulement troublé par la respiration plus forte de Jack, avant qu'Harold ne prenne la parole.
« - Il est un peu bizarre, tu ne trouves pas ?
- Si…
- Tu as eu une vision, n'est-ce pas ? Je l'ai vu à ta tête. C'est à propos de lui ?
- Mes visions n'ont parfois pas de sens. »
Le Gallois sembla se contenter de cette réponse est entreprit de se replonger dans son livre, non sans avoir remonté la couverture sur les épaules de son ami frigorifié.
De son côté, Mérida était troublée. Elle avait dit à Harold que la vision ne concernait pas le Professeur Lupin, mais, après autant de temps et une intensification des visions durant ces deux derniers mois, elle en avait déduis que ces dernières étaient bien souvent un lien direct avec les personnes présentes au moment où elles se déclenchaient. Et vu ce qu'elle avait ressenti, elle allait devoir se méfier de l'homme, qui était probablement beaucoup plus dangereux qu'il n'en avait l'air.
« - Me voilà ! s'écria soudain une voix, qui appartenait à Raiponce. J'ai pris deux plaquettes, c'est assez ?
- On va voir. »
Avec l'aide de ses amis, la rousse fit avaler au Serpentard du groupe une bonne moitié de plaque. Celui-ci sembla se remettre de la rencontre avec le gardien d'Azkaban, même s'il était encore un peu ébranlé.
Le voyage se poursuivit calmement et, une petite heure plus tard, le Poudlard Express arriva en gare de Pré-au-Lard.
Alors que le groupe, moins Jack parti rejoindre Marius et Andréa, montait dans une calèche, Mérida aperçut au loin les silhouettes sombres des détraqueurs qui patrouillaient un peu partout. La vie à Pré-au-Lard risquait d'être un peu morose, ces prochains mois.
Le chemin jusqu'au château se déroulant dans un silence cryptique, chacun étant plongé dans ses réflexions propres, réflexions qui tournaient toutes autour de ce qui s'était passé dans le wagon.
Pour sa part, Mérida s'interrogeait principalement au sujet du Professeur Lupin. Cet homme cachait probablement quelque chose, et elle voulait savoir quoi. Le mieux, cela aurait été de provoquer une vision. Malheureusement, la jeune fille n'était toujours pas parvenue à déterminer ce qui provoquait l'éveil de son don. Elle y avait pourtant réfléchi, mais elle ne trouvait aucun point comment entre ses visions. Elles semblaient se déclencher au petit bonheur la chance, de plus en plus souvent, d'ailleurs…
Perdue dans ses pensées, la Gryffondor ne remarqua pas que la calèche s'était arrêtée avant que Raiponce ne lui secoue l'épaule.
« - Mérida ? Il faut y aller, sinon on est bon pour retourner à Pré-au-Lard. Allez, dépêche-toi. »
Suivant machinalement ses amis, la rousse se retrouva sans savoir trop comment assise à la table des Gryffondor, juste à côté de ses cousins Fred et George.
Retrouvant sa bonne humeur, elle écouta avec joie les jumeaux expliquer les blagues qu'ils comptaient mettre en place au long de l'année, tout en piochant dans les plats à portée.
Les deux garçons lui expliquaient leur plan consistant à enfermer la chatte de Rusard dans une armure et à faire courir un marathon à cette dernière une fois le félin piégé, quand les plats disparurent et que le Directeur fit tinter son verre à l'aide d'une cuillère.
« - Jeunes gens, je vous souhaite la bienvenue à Poudlard, pour une nouvelle année que j'espère riche en connaissances. Je ne doute pas une seconde que vous ferez une nouvelle fois preuve de discernement, d'ardeur au travail et de respect du règlement. »
Alors que son cousin semblait s'étrangler de rire à ses côtés, Mérida ne put s'empêcher de remarquer que Dumbledore semblait un peu boudeur. Sûrement que McGonagall, la sous-directrice, avait écrit elle-même son discours et l'avait obligé à le prononcer. Car il était évident que jamais le Professeur Dumbledore n'irait encourager le respect du règlement. Du moins, pas aussi directement.
« - De telles paroles de ma part doivent vous surprendre. Je dois cependant vous avertir que je ne suis on ne peut plus sérieux. Vous n'êtes pas sans savoir que Sirius Black s'est échappé d'Azkaban. De ce fait, des détraqueurs ont été détaché de la prison pour surveiller l'école. »
Un murmure inquiet parcouru la salle. Apparemment, la grande majorité des élèves avaient plutôt mal vécus la rencontre avec les Gardiens.
« - Je me suis formellement opposé à ce qu'ils mettent un pied dans l'école et ils sont donc confinés aux abords du parc, avec l'interdiction de s'approcher des élèves. Sachez toutefois que si vous avez l'audace d'aller à leur rencontre, vous ne serez pas face à des humains, mais à des monstres. »
Le vieil homme sembla devenir de plus en plus grave, comme si ses propres expériences remontaient unes à unes à la surface de son visage.
« - Les détraqueurs ne connaissent pas la pitié. Ils ne se laissent pas abusés par les sortilèges ni les artifices. Si vous leur en laissez l'occasion, ils n'hésiteront pas un seul instant. Alors je vous en supplie, mes enfants, soyez prudents. Respectez les règles mises en place, parce qu'actuellement, ces règles sont votre seul garde-fou face à ces abominations. »
Un silence mortuaire prenait ses aises dans la Grande Salle. Tout le monde attendait la suite. Suite qui ne vint pas.
« - Avant de vous laisser partir, j'aimerai aussi introniser deux nouveaux professeurs : tout d'abord, le Professeur Lupin, qui s'occupera de la Défense Contre les forces du Mal. »
L'homme fatigué se leva pour saluer ses nouveaux élèves, fut applaudit poliment et se rassit aussi vite, apparemment fatigué.
- Et suite au départ à la retraite du Professeur Brulôpot, je vous présente son remplaçant : le Professeur Hagrid. »
Le demi-géant, ancien garde-chasse, fondit soudainement en larmes, tandis que les tables de Gryffondor et de Poufsouffles, celles avec lesquelles il avait le plus d'affinités, explosaient en applaudissement. Les autres se contentèrent d'agir comme pour la présentation précédente.
« - Sur ce, jeunes gens, je vous souhaite une bonne nuit. La soirée fut sans nul doute éprouvante, je vous invite donc à rejoindre vos dortoirs et à vous reposer le plus possible. »
Tandis que le vieil homme se rasseyait, les portes de la Grande Salle s'ouvrirent, conviant les élèves à retrouver la chaleur des Salles Communes.
Moins d'une heure plus tard, elle qu'elle retrouvait la chaleur douillette de son lit, Mérida se rendit compte d'une chose :
Potter était arrivé en retard. Elle venait seulement de se le rappeler, mais elle l'avait clairement vu se faufiler plus ou moins discrètement au milieu du repas. Dans quoi s'était encore fourré ce gamin ?
Et dire qu'elle allait devoir le surveiller…
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Tressant mécaniquement ses cheveux raccourcis grâce au Sort du Secret, Raiponce s'interrogeait à leur propos. Principalement sur le fait que ces derniers avaient été capables de repousser le détraqueur, ce qui n'était censé être possible qu'à l'aide du sortilège nommé « patronus », d'après Mérida.
Et pourtant, la lueur dorée avait fait fuir la créature de l'ombre tel un vampire face au soleil. Son don avait déjà montré de nombreuses facettes, la plus évidente étant le soin, mais il n'avait jamais été agressif.
Secouant la tête pour chasser toutes ses questions, la jeune fille termina son tressage avant de quitter son dortoir. Elle avait mille choses à faire aujourd'hui, il fallait donc s'y mettre rapidement.
La première chose à faire était de chercher une salle. Pas n'importe laquelle, non : une salle facile d'accès mais bien cachée, de préférence à l'écart du passage mais pas trop loin non plus des grands axes du château et surtout, qui ne soit pas imperméable à la magie. Cela réduisait grandement les possibilités, mais Harold avait insisté dans le petit mot d'hier, même s'il ne lui avait pas précisé à quoi servirait la salle.
Furetant à droite à gauche, la Serdaigle entreprit de faire le tour des salles pouvant potentiellement convenir qu'elle connaissait. Elle n'eut le temps que d'en faire cinq avant que l'heure du petit déjeuner ne sonne, mais elle pensait bien en avoir trouvé une qui convenait. Il faudrait qu'elle en parle à Harold au plus vite.
Arrivée la Grande Salle, la blonde s'assit près de ses compagnes de dortoir. Elles n'étaient pas vraiment ses amies, pas au même titre que les trois autres membres du Projet A, mais c'était agréable de papoter avec elles de sujets féminins, chose impensable avec Mérida.
Grignotant un toast beurré, Raiponce jeta un œil à l'horaire qu'on venait de lui distribuer. Ah, elle commençait avec Défense Contre les Forces du Mal, en compagnie des Poufsouffle. Parfait. Elle allait non seulement pouvoir avertir Harold de ses recherches, mais aussi rencontrer ce fameux Professeur Lupin, qui avait semblé tant intriguer Mérida.
En plus, elle avait une heure de pause juste après, idéal pour se pencher à nouveau sur les Sceaux, qu'elle avait dû laisser de côté pendant ses vacances chez Mérida, soit les trois dernières semaines. Cette journée allait réellement être géniale.
Engloutissant sa tartine, elle attrapa ses affaires et prit la direction du la salle de classe. Elle avait encore le temps, mais elle préférait être à l'avance, histoire d'avoir une bonne place. Sait-on jamais, le nouveau prof avait peut-être une haleine de chacal. Si c'était le cas, elle préférait ne pas se trouver au premier rang. Mais s'il parlait aussi fort que Smith en son temps, mieux valait ne pas se retrouver confinée au fond de la classe.
Arrivée une bonne dizaine de minutes en avance, elle fut surprise de constater que non seulement la porte était ouverte, mais qu'en plus elle n'était pas la première.
Le Professeur Lupin se trouvait déjà là, installé à son bureau. Cela pouvait sembler normal d'un point de vue extérieur, mais on n'avait plus vu de Professeur de DCFM normal à Poudlard depuis si longtemps que la race en était devenue légendaire. Au point que ce spécimen là en devenait suspect : qu'avait-il bien pu dire à Dumbledore pour que celui-ci l'engage malgré son apparente normalité ?(1)
Saluant le plus âgé, elle s'installa à mi-chemin entre le fond et le premier rang, comme elle l'avait prévu initialement.
« - Assez près pour m'entendre si je parle trop bas, assez loin au cas où je serai un peu trop bizarre, énonça soudain l'homme.
- Ah, euh…
- J'utilisais la même technique. On ne savait jamais réellement sur quoi on pouvait tomber, quand il était question du poste de Défense Contre les Forces du Mal. Donc, je ne vous en veux pas, Miss…
- Tower. Raiponce Tower.
- Ah, vous êtes sans doute l'amie de la jeune fille rousse que j'ai rencontré dans le train. Le jeune homme qui se sentait mal s'est-il remis de la visite du détraqueur ? demanda-t-il, l'air réellement inquiet.
- Oui. Il est resté un peu chamboulé, mais il ne frissonnait plus.
- Sa réaction avait l'air d'être assez sévère. Il y a des gens comme ça. Certains élèves ont même eu des malaises. Il faut dire que les détraqueurs ne sont pas des tendres. Et il y a des personnes avec des souvenirs bien pires que le commun des mortels.
- Des souvenirs ?
- Votre amie ne vous a pas expliqué ? Elle m'avait pourtant l'air de s'y connaitre. En fait, les détraqueurs aspirent le bonheur de gens, ne laissant que les mauvais souvenirs qui ressurgissent. C'est pour ça qu'ils font de si bons gardiens de prison : personne ne peut monter un plan d'évasion correct en vivant constamment plongé dans les pires moments de sa vie. »
La discussion aurait pu continuer, mais les premiers élèves commencèrent à arriver au compte-goutte, Harold parmi eux.
Encore un peu endormi, le jeune homme s'installa aux côtés de son amie.
« - Qu'est-ce que tu fais déjà là ? l'interrogea-t-il.
- J'avais fini de déjeuner et je voulais une bonne place. Au fait, j'ai un peu cherché ce matin et je pense avoir trouvé une bonne pièce, mais il va falloir que tu viennes voir avec moi et que tu m'expliques ce que tu veux y faire, pour en être sûr.
- Plus tard. C'est en rapport avec Krok' et c'est un peu compliqué.
- Je vois.
- Jeunes gens ! » s'exclama soudainement le Professeur Lupin.
Le silence prit place dans la salle. Tous les élèves s'étaient installés et l'homme s'était avancé sur le devant de l'estrade.
« - Bonjour à tous. Je me présente, je suis le Professeur Lupin et je serai votre professeur de Défense Contre les Forces du Mal tout au long de cette année.
- En espérant que celui-là ne finisse ni mort ni fou, murmura-t-on au fond de la classe.
- Je l'espère aussi, jeune homme. Bien. Vous n'êtes pas sans savoir que cette année est décisive pour vous. En effet, en juin, vous passerez vos Brevets Universels de Sorcellerie Elémentaire, ou BUSEs. Ces BUSEs vous permettront ou non de continuer les matières qui vous seront indispensables pour vos futurs métier. Sachez qu'il n'y a qu'une possibilité de passer ces examens, il vous faut donc les réussir du premier coup. »
Un léger brouhaha paniqué commença à enfler, mais l'homme y mit rapidement un terme.
« - Je sais que vous avez eu un enseignement assez chaotique en ce qui concerne la DCFM. C'est pourquoi je vous ai concocté un petit programme spécial, qui alternera la théorie et la pratique propre à la cinquième année avec celle censée être vue les années précédentes, ce qui vous servira de révisions. En clair, ce que cela veut dire : à chaque fois que je verrai une créature particulière, comme les chaporouges, avec mes autres classes, je vous l'apporterai l'heure suivante et vous devrez soit la combattre, soit m'expliquer tout ce qu'i savoir sur cet être. Des questions ? Oui, Miss… ?
- Chang. Et pour les Sortilèges ?
- Excellente question. Pour les sortilèges, je ferai une fois par mois une heure de révision où certains d'entre vous devront lancer les sortilèges que vous êtes censés maîtriser. »
Le Professeur continua à répondre aux questions qui venaient, puis commença son cours quand celles-ci furent épuisées. Un cours passionnant et instructif.
Définitivement, quelque chose clochait avec cet homme, Raiponce en aurait mis sa main à couper. Et foi de Tower, elle trouverait quoi.
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Même au bout de quelques jours, les élèves ne parvenaient toujours pas à s'habituer à la présence des Détraqueurs. Une présence qui avait ennuyé pas mal de monde. Bien plus que prévu, d'ailleurs.
Il y avait tout d'abord les sensibles, qui se sentaient au bord de l'évanouissement à chaque fois qu'ils se trouvaient à moins de dix mètres d'une de ces créatures.
Il y avait aussi les fauteurs de troubles, tels Fred et George Weasley, qui voyaient une bonne partie de leurs plans tomber à l'eau. Téméraires, peut-être, mais pas assez fous pour lancer une bombabouse sous le nez un gardien d'Azkaban.
Et puis il y avait Harold. Harold qui devait maintenant trouver une nouvelle cachette pour son dragon alors qu'il avait réussi, au bout de deux ans, à rendre la clairière totalement fonctionnelle. C'était à pleurer, franchement. Il ne pouvait même pas aller récupérer les pierres runiques histoire de ne pas devoir tout refaire, les détraqueurs ayant fait de la Forêt leur nouveau repère.
Tout cela pour dire qu'il n'était pas dans la le caca jusqu'au cou. Heureusement, Raiponce avait trouvé une salle qui convenait.
C'était la salle n°473, dite aussi la Salle Verte, qui avait comme particularité d'avoir le sol garni de pelouse. De plus, ses murs était entièrement fait de vitres ensorcelées pour montrer l'extérieur sans que l'extérieur ne voit autre chose qu'un mur de brique, ce qui était idéal pour Krokmou.
Une telle salle, qui se trouvait qui plus est à moins de cinq minutes de la Salle Commune de Poufsouffle, aurait dû être la proie de tous les élèves à la recherche d'un petit coin tranquille, mais il l'était peut-être un peu trop : pour y accéder, il fallait passer par pas moins de trois passages secrets bien cachés menant à des endroits inaccessibles autrement, dont un protégé par un tableau particulièrement acariâtre.
Tous ces avantages expliquaient qu'Harold se trouvait actuellement dans la Salle Verte, accompagné de son chat et de ses trois amis.
Installé autour du félin, les quatre adolescents respiraient profondément, histoire d'être le plus calmes possible, surtout qu'Harold avait décidé de retenter le coup avec la magie de Jack, la transformation à trois prenant énormément de magie à Mérida.
Se concentrant sur sa magie interne, il étendit des filins vers les filles, histoire d'avoir une réserve de puissance si cela se passait mal avec Jack. Il relia d'abord à la magie de Raiponce, qui lui laissa l'habituelle sensation de douceur, comme s'il avalait du miel. Il entreprit ensuite de tisser son lien avec celle de Mérida. L'impression de chaleur qu'il ressentit le fit d'ailleurs violement rougir, car c'était presque la même que celle que laissait la magie de Charlie. Foutues hormones.
Une fois les deux premiers ponts bien ancrés, il se risqua à faire quelques avancées vers le Serpentard du groupe. Sa magie pulsait, envoyant les vagues de froid propres aux mages Frost.
Délicatement, le Gallois installa ses canaux. Comme la dernière fois, la magie de Jack attendit le dernier moment pour lancer son assaut en remontant les liens mis en place par le Poufsouffle, mais celui-ci s'y attendait. Rassemblant sa magie et celle de ses amies, il s'efforça de dominer son assaillant.
« L'ennemi » se battait comme un véritable serpent, reculant pour mieux frapper. Harold allait abandonner, quand il parvint, il ne savait trop comment, à faire rugir sa magie. Un rugissement sauvage, qui résonnait tel un arbre s'abattant au sol. Un cri qui fit peur à la magie de Jack, qui se fit soudainement plus douce qu'un agneau. « Grognant » une dernière fois, Harold finit ses canaux. Il n'était pas trop sûr de ce qu'il venait de se passer, mais il était quasiment certain de pouvoir tenter la transformation de Krokmou sans risque.
Retournant vers son propre centre magique, il s'élança droit dans l'esprit de son animal. L'habitude lui permit de trouver presque immédiatement l'essence du dragon, qui avait actuellement l'apparence d'un chat.
Passant sa main sur la tête de l'animal-esprit, il ressenti le mot « CHAT » s'imprimer dans son esprit, le même mot qu'il avait lui-même mis en place quelques mois plus tôt.
A force d'expérience, Harold avait découvert que la force brute n'était pas le meilleur moyen pour faire changer un être de forme, même si cela pouvait marcher. Mieux valait y aller par petites touches.
« Tu as des ailes », envoya-t-il à l'animal. Il répéta la phrase encore deux fois et l'esprit se retrouva bien affublé d'ailes.
« Ta peau est couverte d'écailles »
Il répéta le même manège plusieurs fois, avant d'arriver à l'étape finale : « DRAGON », souffla-t-il, remplaça du premier coup le mot « CHAT ».
Quand il rouvrit les yeux, le chat avait effectivement été remplacé par un dragon. Fouillant dans son sac, il lança aux trois autres une fiole de potion énergisante préparée par Jack.
Il remarqué que Raiponce vérifiait l'heure et, jetant lui-même un coup d'œil à sa montre, il constata que la transformation leur avait pris beaucoup moins de temps que prévu. Ce qui laissait l'opportunité de faire quelque chose qu'ils avaient dû laisser de côté pendant deux mois.
« - Il reste encore trois bonnes heures avant le couvre-feu, on n'en profitera pas pour retourner à la Salle n°27 et avancer sur le Projet ? » proposa alors la jeune fille, comme s'y attendait Harold.
Vu que personne ne se montra contre, les quatre amis ressortirent de la salle et se dirigèrent vers leur repère habituel, dans le couloir de gauche de l'aile nord du cinquième étage, derrière le tableau de Maëva d'Irlande.
Arrivés sur place, ils firent rapidement le tour du la pièce, histoire de vérifier que tout était bien en place, nettoyèrent sommairement la poussière qui s'était accumulée et se répartirent dans les différents espaces créés par les paravents.
S'asseyant au milieu des coussins, Harold entreprit de se détendre. Le dos bien droit, il commença à inspirer et à expirer profondément tout en faisant passer une balle d'une main à l'autre.
Cette technique lui avait demandé un peu de pratique, surtout pour rattraper la balle les yeux fermés, mais le mouvement continuel et répétitif lui permettait de plonger en transe plus vite que n'importe quelle autre technique listée dans le petit livre qu'il avait créé avec Raiponce.
Doucement, Harold sentait son esprit dériver. Il n'aimait pas cette sensation de perte de contrôle, mais elle allait être bien vite remplacée par une autre bien plus plaisante.
Soudain, il vit la forêt s'étaler sous ses yeux. Des arbres gigantesques qui s'élevait jusqu'au ciel. Des racines telles des ponts. Des champignons grands comme des maisons. Il était à nouveau dans la peau d'une belette(2).
Il se sentait toujours un peu honteux d'incarner un animal aussi pitoyable. Sincèrement, une belette, y avait-il quelque chose de plus ridicule comme animagus, exception faite de la bactérie ?
Mais cette sensation de liberté, d'énergie folle était tellement envoûtante. Il aimait courir sous les fourrés, sentir l'eau glisser sur son pelage, la terre et les feuilles crisser sous ses pattes,… Il prenait même plaisir à la chasse, surtout que celle-ci n'était au fond qu'imaginaire.
Pendant au moins deux heures qui passèrent comme quelques minutes, Harold continua d'explorer la forêt. Il faillit même se faire attraper par un renard, mais il réussit heureusement à s'enfuir. IL ne voulait pas savoir ce qui arrivait quand on se faisait boulotter dans son propre esprit.
Au bout de ces deux heures, le réveil qu'il avait programmé sonna, le tirant brusquement de sa transe. Un peu trop, peut-être, car la faim dévorante propre à son animal subsista encore quelques longues minutes.
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Jack s'étira. Comme un chat. D'ailleurs, on lui avait fait remarquer qu'il avait réellement des attitudes de félin, ces derniers temps. Cela l'amenait d'ailleurs à ce demander jusqu'à quel point l'animal intérieur pouvait affecter le comportement de l'animagus. Il espérait que, dans son cas, ça s'arrêterait à jouer avec sa nourriture et avoir une affection sans borne pour la sieste.
Brf, Jack s'étirait. Il s'étirait parce qu'il s'ennuyait. Il s'ennuyait car le professeur de Défense était en retard.
Cela pourrait, diront certains, lui laisser de temps pour réfléchir. Seulement, le jeune homme n'avait pas du tout envie de le faire. Car réfléchir l'amènerait à penser à Andréa, sa petite-amie, avec qui les relations étaient plutôt tendues ces derniers temps. Déjà que Marius lui rabattait les oreilles avec ça hors des cours, il n'avait pas envie d'y penser pendant.
Il profita plutôt de ce temps disponible pour réfléchir à la situation actuelle du Professeur de Soins aux Créatures Magiques, Hagrid. Il ne suivait pas ce cours, mais il aimait bien le demi-géant. Il fallait être de mauvaises foi pour ne pas l'aimer : l'homme était doux, gentil et il jugeait rarement les gens au premier coup d'œil. Ce qui pouvait se comprendre vu sa propre allure. Il avait simplement un petit apriori sur les Serpentards, mais il suffisait de faire preuve de bonne volonté pour qu'il passe au-dessus.
Le seul problème d'Hagrid, c'était qu'il avait une considération de la dangerosité animale très faible. Pour lui, n'importe quel animal était une mignonne petite peluche. Si l bestiole avait des griffes, des crocs et était venimeuse, c'était encore mieux.
Ce qui expliquait que pour son premier cours, qui était aussi le premier cours de SACM des troisièmes Gryffondors-Serpentard, il avait ramené des hippogriffes. En gros, une bestiole mi-aigle, mi-cheval d'un mètre soixante au garrot qui se mettait en rogne dès qu'on lui manquait de respect. Ce qui incluait : s'approcher de lui sans s'incliner, le toucher sans sa permission et, évidemment, l'insulter.
Paraissait-il qu'Hagrid avait clairement expliqué cela avant le cours, histoire d'éviter les accidents. C'était sans compter sans Drago Malfoy, qui avait insulté l'animal et s'était retrouvé avec une belle estafilade sur le bras, chose que Mrs Pomfresh avait bien vite arrangé.
Cela aurait pu en rester là, mais Malfoy en avait décidé autrement. Voilà donc quatre jours que la troisième année gémissait sa douleur, le bras en écharpe. Il se faisait servir tel un roi par ses sujets, sous prétexte qu'il avait « horriiiiiiiiblement mal » et son père faisait tout pour faire renvoyer l'ancien garde-chasse. Et on s'étonnait que la maison Serpentard avait mauvaise presse ?
Jack fut brusquement sorti de ses pensées par le bruit sourd d'une malle que l'on posait sur le sol. Le Professeur Lupin était apparemment entré dans la classe sans qu'il ne s'en rende compte et avait effectivement posé une grosse malle de voyage sur l'estrade.
« -
- Voilà. Merci de votre patience. Aujourd'hui va avoir lieu notre première leçon de révision. Dans cette malle se trouve un épouvantard, créature que je vois actuellement avec les troisièmes années. Dans un excès de zèle, Mr. Rusard m'en a trouvé pas moins de sept, ce qui me permet de l'étudier avec vous sans pour autant traumatiser cette pauvre bête. Alors, qui peut me dire ce qu'est un épouvantard ? Oui, Monsieur… ?
- Johnson(3). C'est une créature qui aime vivre dans les endroits sombres. Pour se protéger, elle se transforme en la créature qui effraie le plus son agresseur.
- Très bien. Comment s'en protège-t-on ? Oui Monsieur… ?
- Dixon. On rit, monsieur. Le mieux est d' utiliser le sortilège « ridikulus ». Il permet de transformer la créature en quelque chose d'amusant, à condition d'avoir une image précise en tête. Je vais vous laisser une ou deux minutes pour trouver ce qui vous effraie et ce qui pourrait la rendre amusante. »
Une chose effrayante… Jack en avait plein en tête. Beaucoup trop pour faire le tri en quelques minutes. Le professeur devait croire qu'ils avaient déjà fait l'exercice, mais Quirrel n'avait fait que peu de pratique au long de la troisième année de Jack.
Qu'est-ce qui l'effrayait ? Sa mère. Le froid. Les araignées. Plein de chose, en fait. Comment faire le tri dans tout cela ? Mérida, un peu plus loin, semblait connaître le même problème.
« - Ca devrait suffir. Mettez-vous en ligne, s'il-vous-plaît. L'un après l'autre, quand je vous ferais signe, vous vous avancerez face à la malle. Je libèrerai le détraqueur et vous devrez lancer le sort pour le repousser. »
La classe connu un bref moment de désorganisation, puis quand une file plus ou moins correcte fut formée, l'exercice commença.
Le premier à passer fut Marius. Quand il s'avança, le professeur ouvrit la malle d'un coup de baguette, laissa sortir une ombre qui prit bien vite une nouvelle forme. Marius se retrouva ainsi face à un vampire presque caricaturale tant ses dents étaient grandes.
« - Ri… Ridikulus ! »
Le vampire, qui s'avançait vers Marius, se stoppa puis commença à tousser comme s'il avait pris froid. Il mit sa main devant la bouche, toussa un bon coup… Et retrouva ses dents dans la paume de sa main.
Complètement édenté, il ne semblait plus vraiment effrayant. Et aux yeux de l'ami de Jack, plus du tout, vu qu'il éclata de rire devant l'incongruité de la situation.
Les élèves se succédèrent les uns à la suite des autres, tous avec une peur différentes. Les classiques, comme les serpents(4), des plus incongrues, comme Mathias Tornston qui avait peur d'un gros coffre en poirier doté de centaines de petits pieds. Il y avait quand même des gens étranges.
Quand ce fut au tour de Mérida de passer, l'attention de Jack redoubla. De quoi pouvait-elle bien avoir peur ?
Jack eut la surprise de voir l'épouvantard prendre la forme d'un des hommes les plus titanesques qu'il avait jamais vu, et pourtant il vivait avec North depuis plus de quinze ans. Le géant avait la carrure d'une armoire, la barbe la plus rousse qu'il n'avait jamais vu et un morceau de bois tarabiscoté en lieu et place de la jambe droite. Selon les descriptions qu'en avait fait Mérida, c'était sans nul doute Fergus Dunbroch, son père.
A vrai dire, même la jeune fille semblait être surprise par 'apparition. Apparemment, elle s'attendait à autre chose.
« - Un oiseau ? commença Fergus. Un stupide PIAF ? N'as-tu pas honte de toi ? La première Dunbroch a briser la lignée ! Ta mère avait raison j'étais bien trop doux.
- Père…
- N'essaye même pas !
- Je…
- Reprenez-vous, Miss Dunbroch, intervint Lupin. Il n'est pas réel. C'est juste une projection créée par l'épouvantard. »
Cela sembla permettre à Mérida de reprendre ses esprits, puisqu'elle leva sa baguette et prononça distinctement le sort.
Il y eu un grand « POUF » et Fergus se retrouva soudainement affublé d'un tutu rose bonbon pailleté. L'éclat de rire fut tellement bruyant que la créature s'en retourna se cacher dans la malle sans l'aide de personne.
C'était maintenant au tour de Jack. Le professeur lui fit signe et ouvrit le coffre. Jack eut la surprise de se retrouver face… à lui-même.
Pas totalement lui-même, à vrai dire. Un lui qui arborait les caractéristiques qui avait été les siennes lors de sa période d'invisibilité, quelques années auparavant : il flottait légèrement au-dessus du sol et avait la peau pâle, presque transparente.
« Voilà donc ce qui m'effraie ? Me retrouver à nouveau seul ? Je m'attendais à pire. »
Mais le pire n'était pas encore arrivé. Il se produisit quand son double ouvrit la bouche.
« - Quinze ans. Quinze années à attendre, coincé dans ton petit esprit étriqué. Mais maintenant, il va être temps de s'amuser. »
La Voix. Celle de Jack Frost. Jack sentit ses entrailles se liquéfier. C'était pas bon. Pas bon du tout. Tout le monde allait savoir qu'il n'était pas seul dans sa tête. Pire, qu'il perdait la bataille. Il ne pouvait pas laisser cela arriver.
« - Ridikulus ! lança-t-il. Mais rien ne se produisit.
- Pensez à quelque chose d'amusant. N'importe quoi.
- Ridikulus », retenta-t-il, avec un peu plus de conviction. Heureusement, le sortilège fonctionna.
Jack vit alors son double être piégé dans le corps d'un bonhomme de neige. Seuls la tête et les bras apparaissaient et une carotte remplaçait son nez.
Cela eut le mérite de faire rire la classe, mais pas Jack. Lui se disait juste qu'ils n'étaient pas passés loin de la catastrophe.
Vraiment pas loin, au vu du regard de Marius.
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Un peu plus loin. Juste un peu plus loin. Chaque jour qui passait, il risquait un peu plus de se faire prendre. Les aurors semblaient avoir compris sa destination, vu le nombre de patrouilles qu'il croisait ces derniers temps.
Heureusement, il avait son arme secrète, que Lunard n'avait apparemment pas révélée aux autorité. Il n'avait jamais vraiment compris pourquoi. Peut-être en souvenir du bon vieux temps ? Allez savoir.
En tous cas, il se rapprochait. Chaque minute qui passait, il se rapprochait de sa cible. Et de sa vengeance.
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(1) Raiponce était en effet intimement convaincue que le directeur choisissait toujours le candidat le plus improbable, histoire de se marrer un peu durant l'année.
(2) J'avais jamais vu une belette en vrai, juste en photo, avant le mois dernier (bon, elle était empaillée, mais ça change pas grand-chose). En fait, c'est vraiment minuscule, genre la taille d'une gerbille, alors que je pensais ça un peu plus grand. J'étais surement influencé par la Belette du Bois de Quat'sous ^^ N'mpêche, pas importe la taille, ça reste mignon (à ne pas sortir de son contexte ^^)
(3) Une erreur que j'ai faite tout au long de ma rédaction, c'est de ne jamais faire de liste de perso tertiaire, style les camarades de dortoir. Ce qui fait qu'au final, nos quatre héros vont se retrouver
avec trop de gens. Promis, le jour où j'ai le temps (qui sera aussi celui où je corrigerai l'orthographe et les erreurs), je fais ça.
(4) Un Gryffondor, évidemment.
(5) J'avoue, le Bagage n'est pas de mon invention mais de celle de Monsieur Pratchett. Mais cette bestiole est juste trop énorme.
Bon, j'avoue, le titre n'est pas en lien avec tout un morceau du chapitre… Mais j'ai pas d'idée.
En parlant de titre, j'ai trouvé celui c'un chapitre qui arrivera dans super-longtemps et mon sadisme me pousse à vous le proposer, parce que je le trouve chouette et que vous allez pouvoir vous torturer les méninges pour imaginer ce qui se passera dans « Chapitre x : l'aria d'un jour sans fin ». Petit indice : trouver ce qui m'a inspiré ce titre peut vous aider à comprendre. Bonne réflexion :p !
Au fait, comme me l'a judicieusement fait remarquer Milou-sarcastic-yaoiste, l'art Celte n'est pas à base d'entrelasque (qui est une ville dans pokémon) mais d'entrelacs. Mea Culpa, je changerai ça un jour (j'ai l'impression de le dire souvent, ce truc, sans jamais le faire ^^)
