Titre : Created to be bad
Rated : M ( Patience ! )
Attention : Teen Wolf appartient à Jeff Davis.
Bêta : Un grand merci à FromOmegaToAlpha d'avoir corrigé ce chapitre, et qui s'est gentiment proposé de m'aider à corriger les prochains. Applaudissez parce qu'il a trouvé le nom du chapitre. *clap clap*
Note : Vous avez été nombreux à avoir essayé de trouver le nom de chaque pions. Et franchement, bravo à vous. Certains on eu des sans fautes, d'autres une ou deux. Je vous applaudis mes chèr(e)s reviewers. Malheureusement, les réponses à vos questions concernant nos pions n'est pas dans ce chapitre. Prochain chapitre, on commence à bouger un peu. Il n'y a pas assez d'action pour le moment, pas vrai ?
Note 2 : Excusez-moi pour ce retard, enfin bon, c'est juste un jour, mais j'vous jure que j'avais trop sommeil pour poster quoi que ce soit samedi.
Le saviez-vous ? : La simplicité n'est pas dans mes cordes !
Musique écoutée : Yiruma - River Flows In You ( Une dédicace à Patrycja, ma polonaise que j'aime, même si elle ne verra probablement jamais ce message. Tu m'inspires et tu me manques.)
RARADCP (Réponses Aux Reviews Anonymes Du Chapitre Précédent) : Slie : Merci pour ta review très constructives ! Je suis contente que ça te plaise, et merci de m'avoir fait remarqué que certaines de mes idées sont un peu maladroite. Je vais essayer d'arranger ça ! Encore merci !
Une : Merci pour ta review. Et bien, je ne peux pas te donner les réponses, ça gâcherait le suspens, mais je peux te dire que tu en as 5 de bons !
Riska : Merciiiii infiniment de ta review. Bien sûr, je ne vais pas te dire s'il y a des fautes dans ta prédiction des pions. Je suis contente que ça continue de te plaire !
Chapitre 5 : Social Wounds
PDV Extérieur
En somme, le week end était passé un peu trop vite au goût des deux protagonistes de cette histoire. Derek avait passé 2 jours sur ses dossiers, à écrire des commentaires, à réfléchir et à se laisser porter par ses pensées, loin des deux filles qui lui avaient pourri son vendredi soir. Du côté de Stiles, celui-ci vivait sa routine habituelle. Faire peur aux passants, balancer des répliques cinglantes et s'ennuyer.
Il avait continué à écrire dans son cahier. Rien que des trucs utiles, qui permettaient de s'occuper l'esprit. Éviter de se parler à soi-même, c'était un pas à reculons, lui évitant de tomber dans une schizophrénie totale. Mais ne l'était-il pas déjà ? Il avait accepté l'idée de ne pas être bien dans sa tête, depuis... cette date. Il s'était toujours su différent des autres. Depuis la maternelle, il était toujours celui à vouloir tout savoir, celui qui bougeait tout le temps, celui qui regorgeait de curiosité. Il avait peu d'amis. Personne ne voulait fréquenter quelqu'un de rabat joie et incapable de jouer à un jeu sans poser de questions sur le pourquoi du comment.
La primaire marqua commencement des bousculades dans la cour de récréation. Il rentrait le soir, des bleus sur sa peau blême et douce, de jeune garçon de 6 ans. Claudia, sa mère, le dorlotait, le soignait en lui disant des mots doux qui avaient le pouvoir de tout améliorer dans la vie de ce pauvre petit Stiles. Lui et sa mère avaient toujours été proches. Tous deux avait un TDA-H. Ils ne pouvaient pas rester en place, toujours en train de bouger, de faire quelque chose. Ils prenaient leurs médicaments ensemble, le matin. Une routine à laquelle Stiles s'était attaché.
Les années étaient passées, plus longues les unes que les autres. Claudia ne pouvait plus résider à leur maison devant rester de plus en plus à l'hôpital, enchaînant test sur test. Le shérif Stilinski se plongeait dans son travail, pour essayer d'oublier, laissant ainsi un garçon de 12 ans seul. Il devait s'occuper de lui-même. Au début ça le terrifiait de rester seul jusqu'à ce que son père rentre, puis il s'y était habitué, grâce à la venue de Brett et de Mr. Talbot qui avaient emménagé à côté. Brett avait été ce qui se rapprochait le plus de son meilleur ami. Un garçon sympa, intelligent et en plus, vraiment cool. Ils étaient très proches.
Du moins, jusqu'à la mort de Claudia. Après la perte de sa mère, Stiles resta enfermé dans sa chambre pendant de nombreux jours, ne mangeant presque pas. Il descendait de temps en temps, sous les ordres de son paternel, mais ce n'était plus le petit garçon plein d'énergie que John connaissait. Non, il était devenu quelqu'un d'autre. Un être indifférent, qui lançait de faux sourires à tout va et quimentait. « Papa, ne t'inquiète pas, je vais bien ! Regarde je suis en pleine forme! ». Alors John ne s'était pas plus inquiété.
Les années s'étaient écoulées. Et Stiles était rentré au collège, puis au lycée. Il avait pris l'habitude que certaines personnes ne voulaient pas le côtoyer pour ce qu'il était. La société, rejette ceux qui sont différents, alors il s'était efforcé à ressembler aux personnes de son âge quand il était rentré au collège. Il avait mis de côté tous les livres qu'il lisait pour des jeux vidéos. Il avait arrêté de rester dans son coin. Mais il avait très vite vu que ça ne suffisait pas. Ceux de son âge continuaient de l'ignorer. Alors il avait arrêté d'aller vers les autres. Si les autres ne venait pas à lui, alors tant pis. La solitude ne le dérangeait pas plus que ça, il s'y était habitué. Il mangeait seul. Il étudiait seul. Et ça l'arrangeait. Il n'avait besoin de personne pour arriver à avancer dans sa vie.
Il avait renoué avec Brett au début de sa deuxième année de lycée. Celui-ci était content d'avoir retrouvé son meilleur ami, même s'il regrettait de ne pas avoir été d'une grande aide lors de la mort de Claudia. Stiles fréquentait quelques personnes, qui n'étaient pas nombreuses. Juste ce qu'il fallait pour ne pas être seul. Puis il avait trouvé, ce qui lui semblait, être la femme de sa vie. Une jeune fille qui était dans son cours de physique. Ils avaient vite accroché et s'était mis ensemble. Et puis tout était arrivé. Et le bordel a pris une place immense dans sa vie.
« - ...iles... »
Un gros foutoir, dont il se serait passé, franchement. Mais bon, sa vie avait pris un tournant inattendu, et l'inattendu avait toujours quelque chose d'excitant à proposer.
« - Stiles ! »
Il leva les yeux vers la personne qui venait de le tirer de ses pensées. Il grimaça, fronça les sourcils, puis se redressa en jetant un regard noir à l'arrivant, le surveillant des couloirs. Celui-ci était penché en avant, une odeur de transpiration nauséabonde s'évadant des pores de sa peau. En un mot il était dégoûtant.
« - Qu'est-ce que tu veux ? Cracha Stiles.
- C'est l'heure d'aller dans ta chambre. Répondit l'homme, indifférent à l'attitude de l'interné. »
Le fils Stilinski regarda autour de lui. Il n'y avait plus personne. Il se demandait combien de temps il avait passé à penser. Il se leva lentement. Se dirigea en traînant des pieds jusqu'à la porte de sa chambre, suivi de près par le surveillant en tenue bleue claire. Il ouvrit sa porte et la referma derrière lui. Le surveillant lui souhaita une bonne nuit, riant sous cape de sa blague, sachant très bien que Stiles ne dormait pas de son plein gré. Il verrouilla la porte de la grille de sécurité en fer, faisant un fracas monstre. L'interné soupira et regarda par la fenêtre, barricadée par les même barres de fer que la porte. La lune laissait passer quelques uns de ses rayons. Et un énième soupir retentit. Le lendemain, on serait lundi et Dieu sait à quel point il détestait les lundis. De plus qu'un des supérieurs de son nouveau psychologue avait décrété que des séances devraient être mises en place et ce tous les jours. Tous les jours. D'un côté, c'était tant mieux, plus de temps avec Hale, voudrait dire plus de chances de le convaincre. Mais de l'autre, il fallait qu'il trouve un moyen d'avoir une conversation hors de ce fichu bureau surveillé. Lundi arrivait. Le lendemain serait un autre jour.
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PDV Derek
Le week-end avait été des plus horribles. Après avoir mis à la porte Jennifer avant qu'elle ne saute à la gorge de Cora, cette dernière m'avait engueulé, prétextant que je ne l'avais pas larguée, vu que je n'avais pas dit les mots, je cite : « Je te quitte. Je ne t'aime pas. Dégage de ma vie. » Typique de Cora. Bien que je sois du genre armoire à glace, je ne pense pas avoir le courage de dire ça à une femme. Et pire, imaginez qu'elle se mette à pleurer. Brr. Faire peur aux gosses du voisinage. Ok. Flirter avec la mort sur mon lieu de travail, passe encore, mais faire pleurer une femme? Jamais de la vie.
C'était lundi matin. Et franchement, il n'y avait que sa sœur pour se réveiller en pleine forme le lundi matin. Un morceau de piano régnait dans le loft. Un morceau doux, léger, un peu comme la brise du matin. Cora était là, assise à table, le petit déjeuner préparé. Elle était déjà habillée et son sac résidait près de la porte, un sourire flottait sur ses lèvres lorsque je vins l'embrasser sur le front. Je m'assis en face d'elle, et croquai dans une pomme en gribouillant sur les dernières feuilles concernant mes patients, que j'avais troqué hier soir contre quelques heures de sommeil en plus.
« - Tu vas travailler à quelle heure ? Me demanda Cora, la bouche pleine de céréales.
- 8H30. Tu devrais finir ce que tu as dans la bouche avant de parler. C'est pas très élégant pour une demoiselle comme toi.
- Hunhun...
- Tu vas être en retard, dépêches-toi. Tu veux que je t'emmène ?
- Ne rêve pas ! La dernière fois que tu m'as emmené au lycée, t'as pris la Camaro. Et en plus t'es sorti de la voiture !
- Et alors ?
- Bizarrement, j'ai eu 30 demandes d'amis Facebook, d'un coup. Et quasiment toutes les enseignantes célibataires du lycée m'ont demandé ton numéro. Je ne te parle pas même pas de celle que j'avais en cours. Les 20 tombaient très vite. Énuméra-t-elle. »
J'haussai les épaules et me levai. Une bonne douche m'aiderait à réveiller mon cerveau endormi avant d'aller affronter le boulot et ce Ken. J'espère pouvoir l'éviter même si c'est peine perdue vu comment je me suis fait coincer vendredi. Ce qui'il me faudrait serait un plan d'Eichen House. Quand je sortis de la salle de bain, Cora était déjà partie. Je me préparai et une fois que je fus prêt, je fermai le loft, entrai dans ma voiture et conduisis sur les routes de Beacon Hills, appréciant le ronronnement du moteur de ma voiture chérie.
Je fus vite arrivé. Me garant, je me dépêchais de rejoindre le portail, qui s'ouvrit avec un horrible grincement. J'entrai avec empressement. Le plus vite j'étais arrivé à mon bureau, le moins j'aurais de chance de croiser quelqu'un du service à nouveau. Je montai les escaliers deux par deux, regardant mes pieds si bien que je ne vis pas la personne à l'angle du couloir et lui rentrai dedans. Ma sacoche contenant mes feuilles fit un vol plané alors que je rattrapais la personne contre laquelle j'avais foncé. Une peau blanche, une chemise à carreaux, des cheveux bruns en batailles et un regard noir.
« - Fais attention, bordel ! S'écria-t-il alors qu'il s'éloignait vivement de ma poigne.
- Hum... D-
- J'veux pas de ton désolé ! J'suis très fragile des os et tu me rentres dedans avec tes 50 kilos de muscles ! Me coupa-t-il.
-50 kilos de-
- Ne répétez pas ce que je viens de dire, Hale. Ma bouche dit des choses qu'elle ne devrait pas dire. Cependant, je ne suis vraiment pas désolé de ce que je viens de dire. Car c'est totalement la vérité. Dit-il. »
Ce garçon. Ce garçon est une énigme à lui seul. Il y a deux jours, on était presque en train de s'insulter lors de notre rendez-vous. Et là il me parle de mes muscles ? Dire que je suis perdu n'est qu'un euphémisme. Je suis totalement paumé à cause des mots de ce gosse. Je fronce les sourcils alors qu'il passait et repassait une main dans ses cheveux décoiffés.
« - Tu es vraiment bizarre comme gamin, tu le sais ça? Lui dis-je en grimaçant.
- Merci, c'est toujours bon de le savoir. Et je ne suis plus un gamin, j'ai 19 ans ! Je suis majeur et vacciné alors ne me traite pas de gosse ou de gamin. Jamais. Ça ternirait mon image de psychopathe sanguinaire. Déclara-t-il d'un ton mauvais.
- Bien. Si tu le souhaites. Dis-je ironiquement. On t'a annoncé qu'on allait se voir tous les jours, maintenant ?
- Ouais. Malheureusement.
- Hum.
- Si c'est tout ce que t'as à me dire. On se revoit tout à l'heure, Hale. Dit-il en se dirigeant vers deux garçons qui nous fixaient un peu plus loin. »
Un blond et un brun qui entourèrent Stiles des deux côtés. Mon instinct me poussait à me renseigner sur ces deux personnes. Peut être qu'elles pourraient m'aider un peu à y voir plus clair dans cette histoire. Je me retournai, prêt à marcher jusqu'à mon bureau, quand Ken Yukimura apparut dans mon champ de vision. Je sursautai alors que j'essayais de me faire le plus discret possible pour ne pas être remarqué. Malheureusement, il me vit récupérer ma sacoche qui était en plein milieu du couloir.
« - Mais qui vois-je! S'écria-t-il joyeusement. Ne serai-ce pas le nouveau ?
- ...Haha. Mr Yukimura, comment allez-vous ? M'obligeai-je à répondre avec une sympathie forcée.
- Allons, allons, pas de chichis entre nous Derek, appelle moi Ken.
- Bien... Ken.
- Viens ! J'ai à te présenter les autres ! Ils attendent tous dans la salle près de la salle de repos. C'est notre QG de super psychologues. Tu vois le genre. »
Je ris jaune mais le suivis tout de même jusqu'à la salle. Celle-ci avait vue sur la salle de repos des 1erdegrés, composée de sofas qui avaient l'air plus ou moins confortables. Ken me dépassa, entra dans la salle et me fit un signe de la main, me demandant de le rejoindre. J'entrais dans la salle et fût assailli par la forte odeur de café qui me brûla le nez. Malgré l'efficacité de cette toxine pour être boosté toute la journée, je n'en raffole pas du à son goût amer en bouche. Mon regard se porta sur la plupart des personnes présentes dans la pièce. Ils avaient tous l'air de vieilles personnes usées par la vie, qui continuaient à vouloir aider les personnes à problèmes au prix de quelques années ainsi que de cheveux blancs.
« - Chers collègues, voici le nouveau. Son nom est Derek. Présenta Ken en souriant. »
Tous le monde me gratifia d'un sourire d'un « bonjour » ainsi que d'un « bienvenue ». Et je remerciai la bienveillance de Ken de ne pas avoir cité mon nom. Un nom maudit dans cette endroit. Ils se présentèrent tous. Mais je ne retins qu'un ou deux prénoms pas plus. Il y avait la femme de Ken qui travaillait à l'étage des 1er degrés en temps que psychiatre. Ainsi qu'un certain Deaton. Un médecin qui n'intervenait que dans la section des 1er degrés. Je fus vite relâché grâce à un rendez-vous avec un nouveau patient que je n'avais pas eu vendredi.
Je rejoignis mon bureau me disant que ce n'était pas si dur que ça. Je déverrouillai la porte et m'installai, attendant l'entrée du patient. Un léger coup à la porte m'indiqua qu'il était là. Je relevai les yeux et fus surpris de voir un des deux garçons se tenir devant moi. Je lui indiquai la chaise pour qu'il s'assoie, et ouvris son dossier.
« - McCall... C'est bien ça ?
- Ouais. Répondit le jeune homme. Et vous Hale ? Stiles m'a dit que vous étiez pas si mal comme psy. Bien qu'un peu flippant avec vos sourcils froncés.
- Oui. Content de l'entendre. Je pense qu'on a des tas de choses à se dire, McCall. »
Encore désolée du retard, promis le prochain seras à l'heure ! -SoKelly !
