Titre : Created to be Bad

Rated : M

Attention : Teen Wolf appartient à Jeff Davis

Bêta : Merci à FromOmegaToAlpha, qui m'encourage et qui continue de supporter mes fautes d'inattention !

Note : On est mardi, à l'heure où je commence mon chapitre, je ne suis pas sur mon ordinateur habituel, les serveurs de FF sont indisponibles et je n'ai aucun moyen de relire ce que j'ai écrit pour le chapitre 5. J'espère que la maintenance ne va pas durer.

Note 2 : Surprise, il y a un PDV de Scott, rien que pour vous. Il y aura –vraiment- très peu d'autres PDV que celui de Stiles, de l'extérieur et de Derek. Ne vous inquiétez pas.

Le saviez-vous : On fête la cover de l'histoire Created to be Bad, ce samedi ! *danse*

Musique écoutée : SMLE ft. Hype Turner & Mary Ellen - With Me


Chapitre 6 : Plan

PDV Scott

Après que 4 nous ait quitté pour rejoindre 5 & 6, Stiles commença à me parler du plan qu'il voulait mettre en place. Un plan intitulé : « Attirer Hale, et se servir allègrement d'un neveu qui a perdu son oncle pour accéder au dernier étage d'Eichen House. » Bien que je ne voie pas comment corrompre un membre du personnel de plus nous permettrait d'accéder au dernier étage. Car à chaque fois qu'on a essayé avec les psychologues ou les psychiatres de notre étage, personne n'a su où étaient les clés permettant d'ouvrir la porte. Je fus surpris lorsqu'il me demanda de répondre sans mentir aux questions que Derek me poserait. Protester n'aurait servi à rien. Alors j'hochai la tête. J'avais juste à répondre aux questions, honnêtement. Il commença à s'éloigner quand je l'interrompis.

« - Et si jamais il me demande des informations sur… tu sais, ce que t'as fait. »

Il se contenta de me jeter un regard sans émotion avant de continuer à marcher dans le silence, jusqu'à que ce que sa silhouette disparaisse à l'angle d'un couloir. Super. Ça veut dire quoi, ça ? Oui ? Non ? J'haussai les épaules et repris le chemin inverse pour arriver devant la porte du fameux Hale qui semble tant intéresser Stiles. J'entrai et après nos trois phrases d'entrées, il semblait essayer de me déchiffrer avec son regard. Et pendant un instant je me sentis gêné alors je gigote sur ma chaise et grimace.

« - Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça ? J'ai un truc sur le visage ?

- McCall. Tu ressembles vraiment à Melissa, tu le sais ? »

Mon regard s'assombrit. Mes mâchoires se serrent d'elles-mêmes. D'où est-ce qu'il ose me parler de ma mère. Doucement, Scott. Rappelle toi ce que t'as dit Deaton. On compte à l'envers en soufflant entre chaque chiffre, aller. 9…8…7…6…5…4-.

« - Hum. ça fait mal, pas vrai? Demanda Derek, indifférent.

- P…Pourquoi vous faîtes ça ? Pourquoi vous tapez où ça fait mal ?

- Parce que c'est mon boulot. Écoute, c'est mon boulot. Si je ne fais pas ça, vas-tu me raconter pourquoi, de toi-même? Je réouvre vos blessures, car elles n'ont pas cicatrisé correctement si vous n'en avez pas parlé. Et tu sais ce qu'adviennent les blessures mal cicatrisées ? Elles s'infectent, puis elles pourrissent de l'intérieur.

- C'est dégueulasse ce que vous dîtes. Beurk. Je crois que je vais en faire des cauchemars, dis-je en grimaçant et cette remarque provoqua un rictus amusé sur le visage de Derek. Bon, ce n'est pas ça le sujet. Je croyais que vous aviez des questions ? Autres que celles qui portent sur des sujets fâcheux pour notre premier rendez-vous. »

Il sembla réfléchir un instant, et je remarquai ce tic qu'il avait avec ses sourcils épais. Et puis, je me dis que j'avais vraiment un grave problème avec les sourcils de ce mec. Je me demande si les miens sont aussi épais, après un an d'internement dans cet endroit sans miroir ou glace. Alors que je fixais les sourcils de mon psychologue, je fus pris en flagrant délit lorsqu'il releva la tête de, ce qui semblait être mes fiches de renseignements.

« - Hum… Mes sourcils vous intéressent tant ? Demanda-t-il, le ton moqueur.

- Non, ils sont juste… bizarres ? Répondis-je incertain.

- Vous avez un grave problème, vous les jeunes. D'abord l'autre avec une fixation sur mes muscles et toi… un fétichiste des sourcils peut être ?

- L'autre ? Répétai-je.

- Oui, ton fameux copain Stiles. Il m'est rentré dedans tout à l'heure. Tu étais là aussi ? »

Et avec ses mots, j'éclatai de rire sous le regard surpris de Derek. Ça a dû être hilarant d'entendre Stiles déballer à toute allure sur les muscles saillants du plus âgé. Oh, seigneur, qu'est-ce que j'aurais donné pour entendre ça, malheureusement j'étais trop loin avec mon copain de farces pour pouvoir entendre la conversation.

« - Oui, j'y étais, répondis-je entre deux éclats de rire. Et Stiles n'est pas mon copain.

- Bien. Et… C'était qui le garçon avec toi ?

- Isaac… Isaac Lahey. Dévoilai-je après un instant d'hésitation. »

J'avais hésité à lui dire le nom de 4. Mais j'avais promis de répondre honnêtement. J'aurais très bien pu mentir en disant que c'était un pote de Stiles que je ne connaissais pas. Bon. Ça ne doit pas être si grave. Il hocha la tête. Et il me posa la question à trois millions.

« - Qu'est-ce que vous préparez ? Ne me mens pas, je suis assez bon pour savoir quand les gens mentent. Alors n'ose même pas me dire un mensonge. »

Je le fixai, puis mon regard se posa sur la caméra accrochée au plafond dans un coin sombre, qui avait mystérieusement bougé pour qu'on soit dans son champ de vision. Derek me regarda. Puis porta son regard sur la caméra, alors il fronça les sourcils et attrapa un stylo avant de déchirer un morceau d'un post-it. Et de gribouiller dessus. Je jubilai, car tout se passait comme Stiles l'avait prédis.

Flash Back.

Écoute-moi bien, Scotty. Mon Scott, mon bras droit, élu de mon cœur. Tu vas faire exactement ce que je te dis. Tu vas répondre à toutes ses questions sans mentir, suis-je clair? Qu'importe la question qu'il posera. Après un moment, si notre cher Derek est si intelligent et futé qu'on ne le pense, il saura qu'on prépare quelque chose. Sais-tu pourquoi Scotty ?

- Parce que ça fait 2 ans que t'es enfermé et que t'as rien fait d'autre qu'écouter bien gentiment tout le monde ?

- Entre autres. T'as de la chance, aujourd'hui je n'ai pas envie de te frapper parce que t'as sous entendu que j'étais soumis. Fais attention à tes fesses la prochaine fois, je ne serai pas si clément.

- Ouais. Je dois faire quoi ensuite ?

- Il y a des caméras dans toutes les salles d'interaction patients-psy. Et toutes les caméras sont surveillées par le directeur –dont on ne sait pas encore l'identité- de cet enfer qu'est Eichen House, alors je suis sur que votre discussion attirera l'attention. Elle bougera, signifiant que, -on va l'appeler « le boss »- vous regarde. Alors tu fixeras la caméra, et quand Derek la remarquera lui-même, il se posera des questions. Et je connais la curiosité légendaire des Hale, il voudra des réponses, donc il te donnera rendez-vous dans un couloir. Une fois, lieu et heure connue nous nous rassemblerons tous là-bas, et nous aurons une petite discussion avec le neveu Hale »

Fin Flash Back

Un plan du génie. Derek glissa le papier sur le bureau et je l'attrapai, l'enfouissant dans la poche de mon sweat sans manche. Nous continuâmes à parler de choses sans intérêt, comme des allergies à d'autres médicaments que ceux qui étaient répertoriés sur les fiches médicales. Il me parla de mon asthme, si j'avais souvent des crises, si j'évitais les efforts comme courir dans les escaliers. Et aucun de nous ne remit sur le tapis Stiles, ma mère ou encore pourquoi j'ai tué toutes ces personnes.

OooOoOoOoOo

PDV Stiles

Je ne doute jamais de moi. Mais je me retrouve à espérer que ça a fonctionné. Je marche dans les couloirs. Et d'ici deux lignes droites, je croiserais Scott. J'entends déjà les pas très loin derrière des surveillants venant le chercher. « Le boss » a sûrement donné l'ordre de récupérer le bout de papier. Je soupire. Heureusement que j'ai tout prévu d'avance. Plus qu'un couloir et j'aperçois Scott. Celui-ci a la tête baissée. Je m'approche de lui, et le prends dans mes bras, alors que discrètement il glisse le petit bout de papier dans la poche gauche arrière de mon pantalon. Puis on se sépare et il reprend son chemin. Pendant un instant j'ai cru qu'il allait m'embrasser, comme il avait dit pendant qu'on échafaudait le plan.

Le son des pas saccadés, puis d'un cri de protestation de Scott qu'il se faisait traîner en enfermement me fit grimacer alors que je murmurais un : « Désolé, Scotty... ». Je sais trop bien comment se passent les enfermements. On vous met une dose beaucoup trop forte de sédatifs et on vous laisse pendant 24H enfermé dans une pièce, froide, humide et flippante. À l'orée d'un couloir désert, je déplie le bout de papier.

« 2ème couloir, après les chambres 285-287. 19H30. »

Intelligent. Très intelligent. 19H30. Une heure où presque tout le monde prend le repas du soir. Cool. Sur le chemin de retour à ma chambre, je pris soin d'informer mes pions de l'heure du rendez-vous. Et près de la salle où Scott était enfermé, je vis 4. Ou plutôt, Isaac. Bien sûr, je suis convaincu que le blond doit se pisser dessus de ne pas savoir comment va son copain.

« - Isaac ! T'as l'air en forme ! M'exclamai-je avec un énorme sourire, alors que je m'approchais de lui.

- J'ai l'air d'aller bien ? Stiles, dis-moi qu'il va bien. Je, j-...

- Calme toi, blondinet. Il va bien, il fait juste dodo. Un bon gros dodo et il va sûrement attraper la crève, rien d'insurmontable. Tu pourras lui servir d'infirmière, le coupai-je, amusé.

- T'es pas drôle.

- J'ai jamais dit que je l'étais. Le rendez-vous est à 19H30, le deuxième couloir. De toute façon, tu me verras, je serais sûrement en avance.

- Bien.

- Ne reste pas là. Si un des surveillants te voit, il va croire que tu veux trafiquer la porte pour faire sortir ta princesse en danger. L'informai-je.

- Ce n'est pas ma prin-

- Ouais ouais, et cependant, tu serais capable d'aller faire une bêtise, rien que pour rejoindre Scott. Coupai-je. Bon, on se retrouve à 19H30, si tu te fais pas enfermer d'ici là. »

Je m'éloignai sans écouter sa réponse. J'ai des choses à préparer, avant de parler à Monsieur Docteur Hale. Je sais que je traîne des pieds, parce qu'il faut aller parler à Lydia. Ou plutôt, 8. Et j'hésite grandement à l'intégrer à cette petite réunion. Une partie de ma dignité me tiraille me disant que je devrais la laisser de côté, qu'on a pas besoin d'elle. Alors que l'autre partie me dit d'aller la chercher, car Derek l'a déjà vue, qu'il sait qui elle est, et qu'elle a l'air plutôt bonne en persuasion.

Je grince des dents avant de descendre l'escalier. Je mis ma dignité de côté, préférant avoir tous les atouts en main pour « recruter » le psychologue. L'étage des 2nd degré est différent du nôtre. Là où nous avons des couleurs froides et ternes, eux ont des teintes chaudes et colorées. Sûrement pour rassurer les patients, et pour éviter qu'ils ne voient autre chose que ce qu'ils imaginent déjà. Certaines personnes ne sont pas très stables ici, j'ai rencontré une autre fille, peu après mon arrivée. Meredith, qu'elle s'appelle. Elle me fait trop peur, et ce sont les paroles de quelqu'un qui n'est pas tout seul dans sa tête.

J'arrive à leur salle de repos, et je décide d'attendre que Lydia ne soit plus entourée pour aller lui parler. Elle a l'air de quelqu'un de bien. De trop bien, pour faire partie de notre groupe, et pourtant j'ai l'impression qu'elle y a sa place. Sa détermination et son « don » me fascinent. Elle est appréciée par beaucoup de personnes à cet étage. Enfin, c'est ce que 3 m'a dit. Je m'approche d'elle une fois qu'il n'y a plus personne à ses côtés. Je m'assois sur le sofa, pas trop près, ni trop loin. Elle me regarde, puis reporte son regard devant elle, son dos droit et ses doigts entrecroisés.

« - Il y a une réunion ce soir. Dis-je, commençant la conversation.

- À propos de quoi ? Demanda-t-elle.

- À propos de Derek Hale. Avec Derek Hale. Sur le cas de Derek Hale. Répondis-je avec un rictus.

- Son recrutement ?

- Hm. On a besoin de quelqu'un, plutôt doué en recrutement de psychologue et bon en persuasion.

- Tu parles à la bonne personne. Répondit-elle, en souriant.

-Bien. Sois à l'heure. 19H30, deuxième couloir après les chambres 285-287. De toute façon, tu me verras, je serais là en avance.

- Il n'y a pas de problème. Et il y aura tout le monde ?

- Oui, enfin, tout le monde sauf Scott.

- Pourquoi ?

- Parce que c'était mon appât, pour attirer le grand méchant loup dans notre piège. »

Et sur ses mots, je me levai et lui tournai le dos en marchant jusqu'à la sortie.


Uhuhuhu. Enfin de l'action pour le prochain chapitre !

Le rythme de publication sera sûrement saccadé d'ici la semaine prochaine. Et ouais. Les cours reprennent. J'essaierai de faire du mieux que je peux. Vous avez été très timide sur le dernier chapitre. J'espère que je ne suis pas en train de vous perdre, mes petits oisillons. -SoKelly !