Titre : Created to be Bad

Rated : M

Attention : Teen Wolf appartient à Jeff Davis

Note : Bien. Bon. Ce n'est qu'un chapitre mais c'est mieux que rien. De toute façon je ne peux pas faire autrement. Vous en aurez sûrement pendant les vacances de Noël. Excusez-moi encore une fois de vous faire attendre. Je sais que je perds des gens en faisant d'aussi grandes pauses. Mais voilà, j'ai vraiment envie de finir cette fiction. Alors je continue, même si c'est sur du long terme avec des pauses plus ou moins longues.

Musique écoutée : Blur - Pyongyang


Chapitre 7 : Sometimes It Fails

PDV Extérieur

Ils couraient, leurs jambes flageolantes semblaient s'envoler. Le souffle court, ils dérapaient et entraient à la va-vite dans une des pièces de rangement ouvertes de justesse. Ils poussèrent l'agent de nettoyage qui s'apprêtait à en sortir et le bâillonna d'une main. Des dizaines de pas raisonnèrent dans le couloir. Et ils fermèrent les yeux, de peur de se faire repérer.

Les pas s'éloignèrent, alors ils relâchèrent un petit soupir. Ils libérèrent le pauvre homme qui jura de ne rien dire avec de s'en aller en courant. Les restants se regardèrent, l'un fronçant d'épais sourcils broussailleux, et l'autre souriant, de bonne humeur après cette course-poursuite.

« - Tu peux me dire, c'est quoi ce bordel ? Hurla Derek, énervé.

- Quoi ? C'est pas de ma faute s'ils sont venu squatter notre fête.

- Notre fête ? Pauvre crétin ! J'aurais pu me faire viré, s'ils m'avaient attrapé !

- Mais ce n'est pas le cas ? N'est-ce pas ? Demanda Stiles en souriant.

- ...

- N'est-ce pas ! Répéta-t-il, plus violemment.

- Tais-toi ! J'entends des pas. Murmura Derek. »

Ils reculèrent, mais oublièrent la porte entre ouverte. Stiles grinça des dents. Ils ne pouvaient plus s'échapper. S'ils attrapaient Hale, ils seront fichus pour son plan. Il réfléchit, et trouva vite une idée, bien que ça ne l'enchante pas, c'était le seul moyen pour qu'ils ne touchent pas à Derek. Il murmura des consignes à l'oreille de celui-ci. Malgré un refus de quelques secondes, le psychologue acquiesça finalement et emprisonna le buste et les bras de son patient dans une étreinte violente. Il fallait que ce soit réaliste. Il donna un coup de pied à la porte et sortit en tenant fermement Stiles contre son torse.

« - Il est pour vous. Tenez. Dit-il en jetant le jeune garçon au sol devant les agents. Il y en avait un autre avec lui mais il s'est enfui. »

Ils amenèrent le fils Stilinski. Celui-ci, fit un pauvre sourire au psychologue avant de se pousser violemment par un agent. Et Derek se demanda pourquoi il avait accepté ce fichu rendez-vous. Il regarda la clé et le badge qu'il avait souplement pris de la poche d'un agent. Il les fourra dans les poches de sa veste avant de se remettre à marcher. Grimaçant au fait que ces ignobles personnes mettront la main sur ce gosse.


2 heures plus tôt

« - Pourquoi est-ce que je fais ça ? Pourquoi est-ce que je vais à ce rendez-vous ? Se demanda-t-il, en marchant à grands pas vers le lieu où il doit se rendre. J'ai l'impression que tout va mal se finir, j'ai un très, très mauvais sentiment à propos de tout cela. »

Il arrive au bon couloir, un vit un petit rassemblement de personnes près du mur. Stiles releva la tête vers lui et lui fit un sourire amusé. La tête basse il arriva près des jeunes qui le regardaient. Bien sûr, ce fut la tête de l'opération qui ouvrit le bal des discussions.

« - Jeunes gens, je vous présente Docteur Hale. Soyez gentils avec lui, il ne mord pas, même s'il a une tête à vouloir arracher la gorge des gens.

- Avec les dents. Rajouta un des garçons d'un ton ironique.

- Avec les dents, bien sûr. Mais il est très important. Je vous passe la longue histoire, juste que lui aussi, il veut des réponses, comme nous. Reprit Stiles.

- Comme toi. Déclara le même garçon d'un ton ennuyé.

- Ferme là. Où c'est ta gorge que je vais arracher avec mes dents. Cracha le fils Stilinski avec violence. »

Même si, celui-ci avait l'habitude de l'ironie et de l'attitude « rebelle » de son septième pion, il n'aimait pas se faire humilier. Les poings serrés, il respira doucement. Se calma et reprit d'une voix posée.

« - À partir d'aujourd'hui, nous mettons en place ce que nous voulons faire depuis 1 an. Nous allons arriver à notre fin.

- Je n'ai pas dit que j'étais consentant de participer à votre plan stupide. Annonça Derek, d'un manière forcée alors que les interrogations allaient de bon va.

- Docteur Hale, c'est ça ? Demanda Lydia en s'approchant doucement.

- Mlle Martins ? Je ne vous avais pas vu. Vous faîtes aussi parti de leur tralala ?

- Oui. Que voulez-vous ? Stiles peut être quelqu'un de très persuasif quand il veut.

- Pourquoi ? Interrogea Derek.

- Parce que je veux des réponses. Vous n'en voulez pas ? Des réponses, je veux dire ? Répondit-elle, feignant une innocence parfaite. »

Il savait qu'elle parlait de Peter. Il fut tenté de s'énerver, mais à quoi cela servait ? Stiles et elle avaient vu clairs. Il voulait des réponses plus que tout. Mais une chose était sûr, il n'allait pas risquer son boulot. Il sentit un picotement désagréable dans son cou. Comme si quelqu'un le regardait. Il se retourna et vit une jeune fille, qui n'avait pas encore parlé, appuyer contre le mur. Stiles remarqua l'échange et s'empressa d'aller parler avec la jeune fille pendant que Lydia reprit son attention.

« - Vous êtes notre clé, docteur Hale.

- Qui est-elle ? Demanda Derek de bout en blanc, en montrant l'individu qui discutait avidement avec le jeune homme.

- Elle, c'est Malia, il me semble ? Un peu sauvage, si vous voulez savoir. Je suis encore nouvelle dans tous ce cercle je ne connais pas vraiment tout le monde. Répondit Derek.

- Hum... »

Cette fille lui rappelait vaguement quelqu'un. Il la regarda une nouvelle fois et grimaça. Ouais, elle n'avait pas l'air de vouloir le lâcher du regard. Derek ne s'offensa pas. Il soupira, un mal de tête s'approchait. Il sentait qu'il allait avoir besoin d'une aspirine quand il rentrerait chez lui. Cette histoire lui retournait le cerveau d'une manière pas possible.

Quelque chose attira son attention, une sorte de tapement régulier au sol, infime aux yeux de Derek le long du couloir. Il semblait que des personnes arrivaient en courant. Il y en avait une dizaine. Il se dépêcha de taper du pied par terre pour attirer l'attention.

« - Des agents arrivent. S'ils nous prennent on est fichu. JE suis fichu. Dit Derek en colère.

- Dispersez-vous, dit Stiles. Chiffre pair en bas, impair vous traversez. Go ! »

Stiles prit le poignet du psychologue et courra. Ils traversèrent couloir sur couloir, escaliers sur escaliers. Et il trouva que son patient avait beaucoup d'endurance pour le frêle corps qu'il avait. Celui-ci avait commencé à ralentir, les agents n'étaient pas très loin alors il prit le relais, passa devant, tira sur la main du jeune homme et le traîna. Il ne pouvait plus aller très loin. Ils virent tous les deux le local, se lâchèrent la main, dérapaient et y entrèrent, agrippant l'agent d'entretien.

« - Désolé, il faut juste que vous fassiez silence. Murmura Stiles. »

L'homme allait répliquer mais Derek bâillonna sa bouche de sa main, alors qu'il priait tous les dieux de ce monde, qu'ils passent leur chemin. Il croisa le regard de son patient, qui lui fit un sourire réconfortant au psychologue. Celui-ci fut étonné, et détourna le regard sous la gêne. Stiles, légèrement déçu, haussa les épaules et écouta attentivement le silence du couloir. Ou des pas résonnaient au loin. Bien heureusement, ils ne furent pas découverts. La tension se relâcha et Derek desserra sa prise sur le vieil homme qui jura de ne rien répéter avant de se sauver en courant.

La suite vous la connaissez...


PDV Stiles

Je ne pouvais pas laisser Derek se faire prendre. Toutes mes chances de réussite auraient été réduites à néant. Je ne pouvais pas laisser ça arriver. Les agents me poussèrent, je sentais leurs regards mesquins. Le plaisir qu'ils éprouvaient à aller m'enfermer. La joie de piquer un criminel avec plus de drogue que les autres. De toute façon, je risque un rhume, un mal de dos et quelques autres petits désagrément.

Ce à quoi je ne m'attendais pas, est ce qu'ils rentrent tous les quatre ( oui, ils étaient quatre) dans la pièce humide où ils m'avaient poussé. Je les regardais, affalé par terre, alors que l'un sortait une ceinture de son jean, l'autre une matraque.

Je souris, léthargique à cause de la drogue qu'un d'eux m'avait injectée à l'aide d'une seringue, je ne pensais pas qu'ils allaient oser faire ça. Me battre. Ça risque de faire un peu plus mal demain matin. Mes membres engourdis glissaient au sol, alors que les coups pleuvaient. Les sourires sur leurs visages me rendaient malades.

Uh... Je n'aurai jamais pensé que je me serai sacrifié pour quelqu'un. J'espère que Hale est un bon docteur.


PDV Derek

Je me rongeais les ongles alors que j'atteignais ma voiture. Mes jambes tremblaient encore, mon esprit était secoué de tous les mauvais scénarios qui auraient pu arriver. Je ne peux empêcher mon subconscient de dérivé vers Stiles. Va-t-il bien ? Que vont-ils faire de lui ? J'entre dans la Camaro et pose mes deux mains sur le volant.

Je ferme les yeux et serre les dents. Cette soirée a été un désastre. J'essaie vainement de détendre mes muscles engourdis. Mes épaules sont tendues alors que je souffle. J'enclenche le moteur et sur le chemin du retour, je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter.

Les lumières du loft sont allumés, je rentre, ne prends pas la peine d'aller saluer Cora, qui est sûrement dans sa chambre. Je file sous la douche. Espérant m'enlever les mauvaises pensées qui tournent et s'emmêlent dans ma tête. Après m'être séché, je vais directement me coucher. Plus vite demain arrivera, plus vite mon cœur arrêtera de vouloir sortir de ma cage thoracique.

Le lendemain matin, en moins de temps qu'il faut pour dire « oups », j'étais déjà à mon bureau. Comptant les minutes, jouant avec les feuilles des patients, gribouillant. Si on m'avait dit qu'un jour je me serai inquiété autant.

Je ne me souviens pas m'être inquiété comme ça depuis longtemps. La dernière fois, c'était parce que Cora ne voulait plus manger et qu'elle devait aller à l'école. Ce fut après l'accident de Laura, ma jeune sœur fut bien vite une momie vivante. Mangeant peu, parlant vraiment peu. Je n'en menais pas bien large, moi non plus. C'était une rude épreuve. De légers coups à la porte me fit me réveiller de ce souvenir. Je me mis debout et l'ouvris et franchement je ne m'attendais pas à voir le jeune McCall, paniqué, sur le pied de ma porte.

« - McCall, doucement, je ne comprends rien à ce que tu me racontes ! Grondai-je.

- C'est Stiles, ils l'ont... Il faut que... Il ne finit pas sa phrase, et tira sur la manche de ma blouse. »

Il me conduit un peu plus loin, où gisait le fils Stilinski sur une des chaises. Scott affolé, me pria de le prendre et de le soigner. Plus je m'approchais de mon patient, plus la tête me tournait. « J'ai laissé faire ça. », me dis-je. J'attrapai son buste et ses jambes et l'emmenai dans la salle d'auscultation concourante avec mon bureau. Je posai le corps couvert de contusions sur la table, et pris le nécessaire à côté de moi.

« - Scott, désinfectant, tiroir du bas. Le baume dans mon sac posé sur le bureau. Aboyai-je qui détalla comme un lapin.

- Il va s'en sortir ? Dîtes moi. Demanda le jeune garçon en regardant son ami.

- Oui. Répondis-je sèchement alors que je nettoyais les plaies.

- Que s'est-il passé hier ? Demanda-t-il.

- Ah, c'est vrai, tu n'étais pas là. Notre petite discussion a alerté des agents. Malheureusement, on a été pris de court, et il m'a demandé de... hum, de faire quelque chose que je n'ai pas voulu. Je ne pensais pas que ça aurait d'aussi grande conséquence.

- Vous avez fait quoi ? Hurla McCall. Oh, je n'y crois pas. Tout le personnel d'Eichen House attend une seule petite faute de Stiles pour pouvoir en profiter. Et vous... Vous...

- Je ne savais pas ! Dis-je d'une voix forte. Je ne savais pas, je ne pouvais pas savoir ! »

On se fixait, lui avec une colère sourde moi avec une culpabilité grandissante de seconde en seconde. Je détournai la tête en premier, incapable de supporter le regard de Scott. Le baume entre mes mains, j'écartais les lambeaux de tissus qui restait du tee-shirt. Les bleus, les contusions, tout ça, le gamin ne le méritait pas. « La direction est pourrie jusqu'à la moelle, j'y crois pas que je travaille pour des personnes comme ça. ».

Le bruit d'une chaise qu'on déplaça attira mon attention, Scott tirait d'une main un siège et le posta de l'autre côté de Stiles. Il regarda, le corps amoché avec tristesse.

« - Ça va aller. Il est fort.

- Ils savent. Vous êtes maintenant notre seul moyen de mettre en place ce plan, où dans les 72 heures, on est tous condamnés. C'est important pour Stiles, dit-il en souriant doucement, déplaçant gentiment une mèche du visage emméché.

- C'est d'accord.

- Très important pour lui, vous... Quoi ? Vous acceptez, sérieusement ? S'exclama Scott.

- Oui. Et le train est déjà en marche, dis-je, tendant le badge et la clé volé. »


Voilà un chapitre, je n'en suis pas très fière et je promets de bosser sérieusement sur les prochains chapitres.

Désolée, vraiment. Je ne donne pas de dates exactes mais on se revoit bientôt. -SoKelly