Chapter 5: Scandale! - JAMES


L'INSTANT D'AVANT, James se penchait gaiement vers Marlène afin de lui baiser les joues pour lui souhaiter bonne nuit.

L'instant d'après, il était repoussé contre un mur, et l'un des corps les plus voluptueux qui lui fut donné de voir se pressait contre le sien. Ni sa pauvre chemise d'été, ni son pauvre pantalon en toile n'étaient pas assez épais pour amortir le contact plutôt agréable de la poitrine imposante de Marlène contre son torse, ou pour affaiblir la chaleur qui émanait de son intimité contre la sienne. La bouche experte de la jeune femme constitua rapidement le troisième point de contact qui finit de lui donner chaud.

Très chaud.

Malgré l'alcool, James était stupéfait. Il ne comprenait pas comment la situation s'était brusquement retournée. Rien, ni dans leurs gestes, ni dans leurs discours, n'aurait pu laisser présager une telle issue à leur soirée. Le sac de Marlène glissa de ses épaules tandis qu'elle plaçait ses bras autour du cou, enhardie de ne pas avoir été repoussée.

James était perdu au milieu d'une tornade de sensations sensuelles qui éveillaient ses sens et son appetit, et ne pouvait s'empêcher de laisser échapper des grognements de plaisir qui encouragèrent Marlène à se montrer plus fougueuse. L'alcool l'ayant débarrassée de toute retenue (et de toute réflexion), elle lui explorait la bouche, lui caressait le torse avec envie, lui faisait sentir chaque courbe de sa silhouette. L'excitait.

Complètement intoxiqué et pris au dépourvu, James ne sut vraiment comment réagir dans un premier temps, mais Marlène se montrait si entreprenante que son corps de jeune homme quelque peu frustré répondit finalement à l'assaut avant même que son cerveau ne finisse de comprendre ce qui se passait. Il enlaça la jeune femme pour l'attirer encore plus près de lui, lui caressa les jambes, puis les fesses par-dessus sa jupe, puis les fesses en dessous de la jupe, lui souleva le t-shirt pour lui caresser le dos, hésita à lui dégrafer son soutien-gorge.

Son cerveau tenta de tirer la sonnette d'alarme – ce n'était pas une bonne idée, Marlène et lui étaient amis, et il y avait une autre raison encore plus importante dont il n'arrivait pas à se souvenir à cet instant. Son autre cerveau lui intima de continuer – qu'est ce que c'était bon. Marlène était si séduisante qu'il mentirait en disant ne pas l'avoir reluquée en cachette dès qu'il en avait eu l'occasion. James ne savait peut-être pas comment agir, mais son corps, comme doté de sa propre volonté, réagissait pour lui. Le désir montait de plus en plus, l'abrutissait presque.

Il avait envie.

Il fallait qu'il arrête, mais il avait envie.

Elle était belle...

Elle était si fine, sa peau était si douce, elle sentait si bon… c'était si agréable.

Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été autant stimulé…

– PUTAIN DE MERDE ! C'EST QUOI CE DÉLIRE?!

Leur parenthèse fut brutalement brisée. James et Marlène ouvrirent les yeux, presque choqués d'avoir été interrompus dans un moment aussi érotique. Ils clignèrent stupidement des yeux avant de se tourner vers l'origine de la voix, à quelques mètres d'eux.

Lily se tenait bouche bée sur le seuil de la porte de l'appartement, les yeux grands ouverts.

– Mais… Mais… Mais… qu'est ce qui se passe ici ?! balbutia-t-elle.

Prenant conscience qu'ils étaient toujours imbriqués l'un dans l'autre dans une posture qui en aurait choqué de moins prudes, Marlène et James se décollèrent l'un de l'autre. Il remit de l'ordre dans sa tenue, elle baissa sa jupe, qui ne couvrait plus son postérieur. Ils avaient été si absorbés par leur étreinte qu'ils n'avaient pas remarqué la porte de l'appartement s'ouvrir et laisser apparaître la jeune femme.

L'étonnement, voire l'effarement, de cette dernière s'accentua en réalisant que la conquête du soir de Marlène était James Potter. James Potter. Ses yeux s'écarquillèrent alors d'horreur.

P-P-Potter! s'étrangla-t-elle lorsqu'elle retrouva la parole.

– Salut, Evans, dit ce dernier avec un grand sourire avenant.

Qu'elle ne lui rendit évidemment pas.

– Potter ! répéta-t-elle, comme si elle n'y croyait toujours pas.

– Oui, c'est bien moi, confirma aimablement ce dernier.

Marlène rit doucement, inconsciente de l'expression qu'affichait Lily. Celle-ci se tourna vers son amie.

Marlène ! s'exclama-t-elle d'une voix aiguë en pointant James du doigt.

– Ah, ça, c'est pas moi, dit James d'un ton amusé.

Marlène rit de nouveau. Lily sembla enfin se remettre du spectacle, mais le choc laissa place à de la colère. On lisait clairement sur son visage qu'elle considérait l'action de la brune comme une horrible trahison, mais celle-ci, toujours ivre, la regardait d'un air parfaitement indifférent. La forte odeur d'alcool qui émanait d'elle expliquait sûrement beaucoup son inertie.

– Marlène ! Tu as perdu la tête, ou quoi ? Je….

Elle s'interrompit pour chercher ses mots. James trouvait difficile de déterminer si elle était plus choquée, furieuse ou outrée. Les émotions semblaient se bousculer dans sa tête.

– Sérieusement, Mar… Potter ? Non mais…. Sérieusement ?

– Héé, protesta James.

Il voulait bien admettre qu'elle ne s'attendait pas à le voir, mais ce n'était pas non plus comme s'il était un cheval à trois tête. L'étonnement de Lily commençait à devenir insultant.

– Toi la ferme ! siffla rageusement Lily. J'y crois pas ! Sérieusement, Marlène, Potter ? De tous les mecs qui existent au monde ? J'aurais même préféré te surprendre avec Finn !

– Héé ! protesta de nouveau James.

Il ne connaissait que peu de choses sur ce Fox, mais devinait sans mal que la comparaison n'avait absolument rien de flatteur et que cette fois c'était clairement insultant. Mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, Smith, attiré par le bruit, apparut sur le pas de la porte derrière Lily, un verre à vin à la main.

– Qu'est-ce qui se passe, Lily ? demanda-t-il d'un air intrigué.

Il jeta un coup d'œil dans le couloir par-dessus l'épaule de la jeune femme, et son éternel sourire disparut lorsqu'il reconnut James.

Toi ! rugit-il d'un ton furieux. Qu'est-ce que tu fais là ?

James lui lança un regard sincèrement perplexe et fronça les sourcils.

– Qui es-tu ? demanda-t-il d'une voix confuse. On se connaît ?

Smith pâlit. De rage.

– Je… on s'est vus l'autre jour au Garage ! Quand tu es tombé sur Lily, avec tes amis.

– Ah bon ? s'étonna James. Ta tête ne me dit rien.

– J'étais avec Lily, insista Smith entre les dents, furieux une fois de plus d'être ignoré par James. Nathan Smith. Ne me dis pas que tu ne me reconnais pas !

James s'efforça de se concentrer.

– Ah oui…

En effet, maintenant que tout était remis en contexte, James se souvenait parfaitement de l'espèce de gendre idéal qui accompagnait son ancienne camarade lorsqu'ils étaient tombés sur elle au bar, et l'antipathie qui était née ce jour là refit surface. Définitivement, il n'appréciait pas cet homme. Il y avait quelque chose chez lui qui l'énervait. Sa manière de se tenir, sa tête bien faite, son air hautain… C'était viscéral. Il ne supportait pas sa vue.

Et d'ailleurs...

– Qu'est-ce que tu fous là? aboya-t-il d'une voix agacée.

James avait comme brusquement dessaoulé en réalisant que Smith provenait de chez Lily, qui-avait-donc-passé-toute-la-soirée-avec-lui-toute-seule-en-tête-à-tête.

Et ce fait l'agaçait profondément.

– Mais ça ne te regarde en rien, Potter ! s'exclama Lily avant que Nathan n'ait pu répondre. Non mais je rêve ! De quel droit tu te permets de demander ça ?!

Elle était scandalisée que James se permette de se comporter comme cela, comme s'il avait tous les droits, pouvait dire n'importe quoi à n'importe qui, quand il le souhaitait.

Lui était scandalisé qu'elle lui ait menti. Et il ne se priva pas de le lui dire.

– Je croyais que tu ne sortais pas avec lui, dit-il remarquer d'un ton accusateur.

Il était de plus près de minuit, et vu le verre de vin que tenait Smith, la belle robe rouge que portait Lily, et la musique d'ambiance jazz qui provenait de l'intérieur, James et Marlène les avaient de toute évidence interrompus dans un moment pour le moins romantique. Au moins, se dit James en les observant de haut en bas, ils n'avaient pas dû aller bien loin vu qu'ils étaient encore tous les deux entièrement habillés.

Très habillés, même, quand on y prêtait attention. Ils revenaient probablement d'un restaurant chic, d'une soirée en ville. Lily portait un ensemble élégant et avait magnifiquement maquillé son regard, de sortes que ses yeux verts, encadrés par une armée de longs cils bruns, étaient plus beaux que jamais, si on faisait abstraction des éclairs qu'ils lançaient. Smith, lui, portait une robe en soie verte pâle assortie à ses yeux, et avait le cou serré par un nœud papillon que le Maraudeur trouva parfaitement ridicule.

James ne comprenait pas ce que Lily trouvait à son compagnon. Il suffisait pourtant de regarder ce Smith pour réaliser qu'il n'était qu'une espèce de bourgeois arrogant et ennuyeux, et cela l'irritait profondément qu'elle acceptât de passer du temps avec un tel idiot mais refusât de respirer le même air que lui.

– Cela ne te regarde pas, Potter ! rugit de nouveau Lily, indignée par son aplomb. Pour qui tu te prends ? Je vois qui je veux, où je veux!

James ne sembla que modérément impressionné par son éclat de voix. Il haussa des épaules.

– Ce n'était qu'une question, Evans, se défendit-il d'une voix neutre. Pas besoin de t'énerver. Même si je trouve que ça t'aurait pris moins de temps de me répondre.

– Je n'ai aucun compte à te rendre ! siffla rageusement Lily. T'es vraiment qu'un sale con !

– Ce n'était qu'une question, répéta James en levant les deux mains en signe d'apaisement. Relax. Je m'excuse, OK ?

Mais Lily était loin de vouloir déposer les armes. Elle plaça les mains sur les hanches, prête à en découdre, à le remettre à sa place une bonne fois pour toutes. Toute la colère qu'elle ressentait envers James, le dégoût qu'il lui inspirait, se bataillaient pour s'exprimer enfin. C'était comme si, toutes ces semaines, elle n'avait attendu qu'une occasion aussi futile soit-elle pour lui cracher au visage tout ce qu'elle pensait de lui.

– Non mais j'hallucine ! s'écria-t-elle. Ça fait à peine deux semaines qu'on s'est croisés et tu te permets déjà de…

La voix de Lily se transforma très vite en bruit de fond dans l'esprit de James. Son esprit reléguait instinctivement au deuxième plan tout ce qui lui était désagréable. Les cours inintéressants, les discours ennuyeux, les remontrances de la gente féminine. Il y était aussi habitué qu'indifférent.

Il se gratta l'oreille, pensif. Evans n'avait toujours pas répondu à sa question, quand il aurait été bien plus simple de répondre « oui » ou « non », et son esprit pragmatique exigeait une réponse claire pour décider de la marche à suivre.

Aussi, il ignora royalement les doléances de Lily et décida d'interroger tranquillement Marlène, qui semblait à présent prête à rendre son repas et ne s'intéressait nullement à leur prise de bec :

– Alors ? Ils sortent ensemble, ou pas ? Parce qu'Evans semble avoir honte de le confirmer.

– MAIS TU VAS LA FERMER, OUI ? s'écria l'intéressée, à bout de nerf.

– Tu sais très bien que non, répliqua James d'un ton agacé, alors arrête de crier.

Il fit un geste impatient de la main, dont le degré d'impolitesse la rendit de nouveau muette.

Jalouse une fois de plus, Marlène adopta un air boudeur.

– Pourquoi ça t'intéresse tant que ça ? demanda-t-elle d'un ton soupçonneux.

– J'aimerai savoir.

– Pourquoi ? insista-t-elle.

James adopta un air faussement nonchalant.

– Parce qu'Evans est bien trop sexy pour lui, et que j'aimerai bien croquer un morceau, moi aussi, dit-il avec arrogance. Tu disais qu'elle m'est hors de portée, mais si ce mec à une chance avec elle, alors moi... je pourrai carrément l'épouser, si je le voulais.

Lily ouvrit de grands yeux. Marlène afficha un air ennuyé. Vraiment, James était impossible quand il s'y mettait.

– Je t'ai dit bas les pattes, avec Lily, lui rappela-t-elle d'une voix faible.

Puis, avant que quiconque put ajouter quoi que ce soit, elle eut un violent haut le cœur et dut se tenir au mur afin de ne pas tomber, détournant ainsi leur attention. Lily se précipita vers son amie pour la soutenir.

– Ça va, ma puce ?

– Je suis bourrée, fit inutilement remarquer Marlène d'une voix enrouée. J'ai envie de vomir.

– Enfin, Marlène ! s'exaspéra son amie. C'est la troisième fois cette semaine. Je t'ai dit de faire attention.

– J'avais besoin de boire… Finn… James…

Puis elle ferma les yeux, fatiguée et déjà prête à s'endormir.

– Je peux faire quelque chose ? s'inquiéta Nathan en s'avançant vers elle.

– Oui, s'il te plaît, dit Lily d'une voix inquiète. J'ai peur qu'elle fasse un coma éthylique. Dans la commode de ma chambre, tu trouveras des potions. Tu veux bien m'apporter une fiole violette, s'il te plaît ?

Nathan disparut dans l'appartement tandis que Marlène se mit à gémir dans son sommeil. Lily se tourna ensuite vers James et lui jeta un regard venimeux.

– Tout ça, c'est de ta faute ! s'exclama-t-elle avec colère. Tu es une mauvaise influence ! Depuis qu'elle te fréquente, elle rentre toujours bourrée !

– Je ne l'ai pas forcée à boire, se défendit James.

Il n'était pas ravi de l'état de Marlène, mais il ne l'avait pas incitée à boire sans aucune modération non plus. Evans se comportait comme s'il avait contraint McKinnon a boire le contenu d'un tonneau.

– Tu ne l'as pas empêchée non plus !

– Je ne suis pas son père, je suis son ami !

– Ah oui, et quel ami ! railla Lily en plissant les yeux. Je ne savais pas que l'amitié exigeait de s'explorer les amygdales dans un couloir ! Ne me fais pas rire, s'il te plaît.

– Quoi, jalouse ? dit James d'un ton moqueur. Parce qu'il me reste encore de l'énergie, si tu veux prendre le relais de McKinnon.

– Je préférerais rouler une pelle au Calamar Géant plutôt que de t'embrasser ! répliqua sèchement Lily.

Loin d'être vexé, James, imperméable aux insultes de manière générale, ricana franchement:

– Quoique, tu as de l'entraînement avec ton bellâtre, là, dit-il en désignant la direction où avait disparu Nathan du menton.

– Figures-toi que Nathan embrasse très bien ! Je n'ai pas à me plaindre.

Le sourire de James disparut aussitôt. Une fois de plus, il était irrité. Ainsi donc ils s'étaient embrassés ?

– Donc, tu sors bien avec lui ?

Marlène choisit ce moment-là pour se redresser et régurgiter le contenu de son estomac. Dans un sursaut, elle se débarrassa de son excédent d'alcool, souillant généreusement ses habits, ceux de Lily, et les chaussures de James. Lily poussa un cri de surprise, mais James, très calme, regarda son amie finir de se soulager. Il se contenta d'ajouter sur le ton de la conversation :

– C'est aussi ce que ça m'inspire.


JAMES ÉTAIT SECRÈTEMENT content qu'Elinor soit alitée, et ce sentiment le remplissait chaque fois un peu de honte et de culpabilité quand il la voyait recouverte de bandages. Elle avait fait une sacrée chute, et si elle n'avait pas bénéficié de soins avancés de médecine sorcière, aurait sûrement perdu la vie. Fort heureusement, seules quelques semaines d'immobilisation étaient requis pour qu'elle soit de nouveau sur pied. James était désolé pour sa mésaventure, mais ne pouvait nier apprécier de pouvoir tranquillement profiter de ses journées et lire sans être sans cesse interrompu.

Cependant, pour une fois, ce n'était pas la voix de sa future épouse qui le perturbait dans la retraite de sa bibliothèque, mais la scène de la veille. Pour être honnête, il ne comprenait pas, n'avait rien compris. Fox, OK, il avait maîtrisé cette partie. Mais Marlène ? Smith ? Evans ? Ils l'avaient laissé complètement dépassé. Surtout Evans. Il ne comprenait pas les éclairs dans les yeux de Lily quand elle le regardait, le dégoût qui se lisait sur son visage, la colère qui bouillait en elle quand elle le voyait, le mépris dans sa voix quand elle lui parlait. Il ne comprenait pas pourquoi elle le détestait autant.

T'es vraiment qu'un sale con.

La rage incompréhensible qu'elle exprimait à chaque fois qu'elle le croisait le dépassait. Il ferma les yeux. Il savait qu'il se comportait très souvent comme un idiot, mais quand-même... Qu'avait-il donc pu faire ? Evans lui en voulait de toute évidence pour quelque chose qu'il avait fait dans le passé, sa colère était trop profonde. Et pourtant, il lui avait à peine parlé lorsqu'ils avaient été camarades à Gryffondor, à part quelques fois pour lui demander où se trouvait Marlène. Il avait même eu du mal à se souvenir nettement d'elle de cette époque, et avait dû chercher dans ses vieux albums pour rafraîchir sa mémoire.

Il l'avait retrouvée dans une photographie prise lors de leur dernière année, en l'honneur de l'anniversaire de Peter. On pouvait y voir les Maraudeurs en premier plan, bras dessus bras dessous, riant aux éclats. Autour du groupe se trouvaient les amis de différentes maisons conviés pour l'occasion dans la salle de travail des Préfets : Alice, Franck, Barty, Sturgis, Hestia, Amelia, Bertha, Dorcas, Caradoc, et les deux seules élèves mineurs pour qui ils avaient fait une exception : Marlène McKinnon et, disparaissant presque du cadre malgré sa taille, Lily Evans.

Elle n'avait pas l'air très à l'aise à côté de ces joyeux lurons, peut-être parce qu'elle était la plus jeune, il ne savait pas vraiment. Ou peut-être parce qu'elle n'était pas très jolie. Quoi qu'il en soit, son air craintif, ajouté à son physique alors ingrat, avait largement contribué au fait que James l'avait complètement ignoré durant ses années à Poudlard. James était parfaitement conscient d'avoir un côté superficiel, de ne prêter attention qu'aux « jolies choses », comme il le disait lui même. Et Evans était à l'époque loin d'être une « jolie chose » selon ses critères. Alors comment aurait-il pu blesser une personne qui lui était totalement transparent à l'époque ? Avait-elle été une victime collatérale de ses méfaits d'étudiant ?

T'es vraiment qu'un sale con.

James secoua la tête, soudain furieux contre lui même. Il ne savait même pas pourquoi il se prenait la tête pour une cinglée lunatique pareille.

T'es vraiment qu'un sale con.

Ils n'étaient même pas amis, de toute façon. Ne l'avaient jamais été. Il n'avait cure de son avis. Il perdait de précieuses minutes à se torturer l'esprit alors qu'il se trouvait dans un moment crucial de son roman. La fin des aventures de Jane Eyre et Mr Rochester étaient bien plus passionnantes que l'esprit compliqué de la rousse.

« Chaque atome de votre chair m'est aussi précieux que ma propre chair ; dans la souffrance, dans la maladie, j'y attacherai autant de prix. Votre intelligence est un trésor pour moi ; si elle était ruinée, elle resterait toujours mon trésor. Si vous étiez folle, je vous emprisonnerais dans mes bras, non dans une camisole de force ; votre étreinte, même furieuse, aurait un charme pour moi. Si vous vous jetiez sur moi aussi férocement que cette femme l'a fait ce matin, je vous presserais sur mon cœur avec autant d'amour que de force pour vous contenir. »

Mais quand même, toute cette colère, c'était étonnant...

« Je ne m'éloignerais pas de vous avec dégoût, comme je l'ai fait devant elle ; dans vos moments d'apaisement, vous n'auriez pas d'autre garde, pas d'autre nurse que moi ; je me pencherais sur vous avec une inlassable tendresse, même si vous ne me donniez pas un sourire en retour ; je ne me fatiguerais jamais de plonger mon regard dans vos yeux, même s'ils n'avaient plus une lueur de conscience pour me reconnaître. »

Étonnant, et agaçant. La curiosité l'emporta. James referma sèchement son livre : il n'arrivait pas à se concentrer, et avait besoin de réponses que seule Marlène pourrait lui apporter.


LILY ET MARLÈNE habitaient le dernier étage d'un immeuble de style victorien du sud de la capitale, dans un appartement petit mais confortable. James ayant raccompagné Marlène chaque soir qu'ils avaient passé ensemble, il n'eut aucun mal à se souvenir de l'emplacement exact. Il pénétra dans l'immeuble à la suite d'une voisine et monta patiemment les six étages qui menaient à destination. Finalement, le souffle court, il atterrit enfin sur le palier qui ne desservait que la porte des filles. Il frappa au panneau, et patienta en observant l'endroit où Marlène et lui s'étaient assaillis sans retenue la veille. Un sourire naquit sur ses lèvres en repensant à l'intensité de leur baiser, mais il fut vite tiré de ses pensées par Marlène, qui lui ouvrit la porte.

– James ! s'écria-t-elle avec plaisir. Entre, je t'en prie.

– Tu as l'air d'aller mieux, dit James avec un sourire.

– Oh, beaucoup mieux. Lily s'est occupée de moi comme si j'étais un bébé. J'ai bien décuvé.

Au nom de la rouquine, James ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil par dessus l'épaule de Marlène, mais le salon était vide. Il n'arriva pas à déterminer s'il était content ou déçu: leur échange de la veille avait été particulièrement houleux et l'avait touché bien plus qu'il ne voulait bien l'admettre.

– Elle est sortie, ne t'en fait pas, répliqua la blonde, qui avait surpris et compris son regard. Elle ne reviendra pas avant tard ce soir.

– Ouf ! Parce qu'elle fait peur, ta copine, lorsqu'elle est en colère, dit James d'un ton amusé.

– Tu sais ce qu'on dit sur les rousses…

Marlène le guida ensuite à l'extérieur par la porte-fenêtre laissée grande ouverte pour accueillir le vent frais qui soufflait sur la ville. Le salon des jeunes femmes, en plus de desservir deux chambres, donnait sur le toit de l'immeuble voisin, d'un étage plus court par rapport au leur, qui leur servait de terrasse et offrait une vue imprenable sur le parc en contrebas et les hautes tours de Londres plus loin. James tomba immédiatement amoureux de l'endroit. Elles avaient disposé des chaises multicolores qui égayaient l'endroit, par ailleurs très fleuri, signe que Dorcas était passée par là.

Marlène lui fit signe de prendre place sur l'un des deux transats disposés de part et d'autre d'une table basse, sur laquelle se trouvaient un cadre photo magique faisant défiler des clichés ainsi qu'une paire de lunettes aux verres teintées qui intriguèrent James.

– Qu'est ce que c'est ? demanda-t-il en enfilant la paire.

Aussitôt, un voile recouvrit sa vision et atténua l'éclat des rayons du soleil qui se couchait au loin.

– C'est pour se protéger du soleil, expliqua Marlène. C'est Moldu.

James tourna la tête vers la porte-fenêtre et admira son faible reflet sur les larges vitres.

– J'ai l'air cool avec, non ?

Marlène rit.

– Même le calamar géant aurait l'air cool avec de telles lunettes. Mais tu n'as pas intérêt à les piquer : elles appartiennent à Lily et ce sont des paires de collection. Elle te tuerait si elles venaient à disparaître.

James s'installa confortablement tandis que Marlène faisait apparaître d'un coup de baguette un second verre pour lui. La leçon semblait avoir été apprise car il n 'y avait pas une once d'alcool dans la boisson.

– Au fait, James, commença Marlène d'une voix gênée. Par rapport à hier, justement… je voulais m'excuser.

– Pour quoi donc ? feignit de s'étonner le jeune homme.

– Pour tout ! Pour avoir bu de façon aussi irresponsable… pour le fait que Lily se soit montrée aussi désagréable avec toi…

Elle rougit avant de poursuivre :

– Pour t'avoir embrassé.

James rit.

– Oh, ne t'excuse pas pour ça, c'était plutôt agréable.

– Quand bien même ! J'étais tellement ivre que je ne savais plus vraiment ce que je faisais. Et je t'ai sauté dessus…

– Dans ce cas, je m'excuse de ne pas t'avoir repoussé, amenda James d'un ton neutre.

– Tu étais complètement saoul.

– Toi aussi.

Marlène sourit. Il était impossible, quand il s'y mettait.

– Certes. Mais c'est quand même moi qui ai initié le geste… enfin, il me semble.

Elle fronça les sourcils.

– C'est encore un peu confus, à vrai dire. Mais je m'en excuse. Je suis vraiment désolée. Ce ne serait jamais arrivé si je ne t'avais pas sauté dessus. Je suis vraiment irresponsable, parfois.

James marqua une pause et sirota tranquillement sa boisson avant de demander sur un ton ennuyé:

– Tu tiens tant que ça à te sentir coupable ? Parce que je t'assure que ce n'est pas aussi grave que tu sembles le penser.

– Bien sûr que je me sens coupable ! s'exclama la jeune femme. Ce n'est pas correct, vis-à vis de ta fiancée. Je me sens vraiment nulle.

– Ne t'inquiète pas, dit James d'un ton tranquille. Ellie a accepté de m'épouser en sachant pertinemment à quel point je suis con, alcoolique, et que ce genre de choses pourraient bien arriver.

Marlène ne sut pas très bien s'il était sérieux ou non, si elle devait se sentir soulagée ou non. Le détachement total de James la désolait plus qu'il ne la rassurait. Si lui s'en fichait, ce n'était pas forcément le cas d'Ellie, et alors elle aurait fait du tort à une personne qui n'avait rien demandé. Elinor serait forcément blessée d'apprendre la vérité.

Après tout, elle, Marlène, l'avait été quand Finn lui avait fait subir la même chose.

– Tu n'as pas à te sentir coupable, dans tous les cas, insista James comme elle ne répondait pas. Je t'ai embrassé aussi, parce que j'en avais envie. Il n'y a pas mort d'homme. Ça ne voulait rien dire, non ? Tu n'es pas tombée amoureuse de moi ?

– Non, je ne suis pas stupide, dit Marlène en roulant des yeux.

– Bah alors ? Tu vois ! Y'a pas de problème.

Il se mit à chantonner la chanson diffusée par le poste de radio resté dans le salon, tout en marquant de courtes pauses pour boire de temps en temps sa citronnade. Il avait l'air léger et libre de tout remord ou regret, ce qui n'était pas le cas de Marlène, qui n'était toujours pas satisfaite d'être dédouanée de ses responsabilités aussi facilement.

– Mais… quand même, Ellie...

– Quoi, Ellie ? s'étonna James.

Il ne voyait sincèrement pas pourquoi elle insistait tant sur sa fiancée. Elle ferait avec, comme d'habitude, et de toutes façons il n'était même pas certain de vouloir le lui dire. À quoi bon ? Ellie lui pardonnerait comme d'habitude en moins de dix secondes et ils retourneraient à leur routine.

Marlène secoua la tête. C'était peine perdue, James ne semblait avoir aucune intention de se remettre en question.

– Non, rien…

– Ne t'inquiète pas, dit-il d'un ton aimable, je n'aurais jamais couché avec toi, de toutes façon. Tripoté un petit peu, oui, mais couché, non. Jamais de la vie.

– Je ne sais pas si c'est un compliment, dit Marlène dans un rire.

– Bah ! Oui quand même. D'abord parce qu'on est amis, et ensuite et surtout parce que t'étais tellement bourrée que tu n'avais pas conscience de ce que tu faisais. Et j'avais trop peur que tu vomisses pendant je t'embrasse. Ce que tu as fait quelques minutes plus tard, alors dans un sens, Evans m'a sauvée la vie. Alors même si tu es super jolie, je serai jamais allé plus loin que de te tripoter un petit peu – parce que même si j'ai des principes, tes seins sont vraiment magnifiques.

Il loucha sur la poitrine de Marlène, sur laquelle il avait une vue imprenable grâce au t-shirt décolleté qu'elle portait. Marlène croisa les bras et fit semblant d'être outrée.

– James, on t'a déjà dit à quel point tu étais un goujat ?

– Plusieurs fois, dit celui-ci. Jamais compris, d'ailleurs.

Elle éclata de rire.

– Tu n'as pas changé, dit-elle en secouant la tête.

– C'est ce que m'a dit Evans aussi, quand on s'est croisés au bar, et hier aussi. Parait que je ne suis qu'un sale con.

Son regard s'assombrit, son cœur se serra.

– Dis, Marlène, pourquoi est-ce qu'elle me déteste tant, Evans ?

Marlène se retint d'éclater de rire.

– Mais parce que tu es un goujat, James. C'est évident.

– Ah, bon, dit-il d'un ton contrit.

En y réfléchissant, en effet, c'était évident.

– Elle te trouves aussi égocentrique, menteur et prétentieux, ajouta Marlène. Mais je dois avouer qu'elle n'est pas totalement objective sur ces points.

James n'écoutait déjà plus. Son regard était tombé sur une photo des deux jeunes femmes qui défilait sur le cadre photo magique. Toutes deux étaient resplendissantes, mais c'était le visage de Lily qu attirait toute l'attention. Son sourire irradiait, réchauffait, resplendissait. Et ces yeux…

– Elle est vraiment jolie, à présent, murmura-t-il à personne en particulier.

– Elle te plaît tant que ça ? s'étonna Marlène.

A vrai dire, il ne le savait pas.

Lui même était incapable d'expliquer ce soudain intérêt pour la jeune femme. Il s'était surpris à penser à la jeune femme de façon sporadique tout au long de la journée. À ses yeux, à ses lèvres, à ses jambes longues et fines... James secoua la tête. Certes, Lily était ravissante, mais pas au point de lui faire perdre la tête. Elle n'était qu'une fille parmi les autres. Ses hormones devaient le travailler, il ne pouvait y avoir d'autre explication, surtout vu la manière dont il avait cédé aux avances de Marlène la veille.

Saletés d'hormones.

Après tout, avec Elinor, ils avaient décidé de respecter les traditions et ainsi d'attendre le mariage pour faire l'amour. James s'était d'abord plié à la condition sans trop de conviction, mais, à sa propre surprise, n'avait finalement pas eu beaucoup de mal à tenir sa promesse. Ce n'était pas qu'il n'était pas attiré par Elinor – qui était tout bonnement sublime , mais... quelque chose dans leur relation platonique et très convenue anesthésiait tout désir d'ordre sexuel. James n'avait aucun mal à se contenter de baisers chastes avec sa fiancée. Et quand sa libido commençait à protester contre cette abstinence, il trouvait toujours un moyen de calmer ses ardeurs. Fiancé ou pas, les filles se bousculaient sur le pas de sa porte dès qu'il claquait des doigts.

Oui, ce devait être sa stupide libido qui le travaillait. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'il n'avait couché avec personne, et de plus Lily était rousse. Il avait toujours eu un faible pour les rousses, c'était connu.

– Elle est tout à fait mon style, admit James d'un ton vague.

Petite, rousse, yeux verts. À croire qu'elle le faisait exprès. D'être comme Emily. Enfin, presque comme, à quelques détails près. Emily était peut-être un peu moins grande, avait des cheveux d'une nuance qui tirait plutôt vers le blond, et ses yeux étaient d'un vert peut-être moins clairs.

– Dis, qu'est-ce que je pourrais faire pour remonter dans l'estime d'Evans ? demanda-t-il soudain.

Il ne savait pas vraiment pourquoi c'était aussi important pour lui, tout à coup. Peut-être que ce n'était que par défi, par orgueil d'avoir rencontré quelqu'un qui ne l'appréciait pas. En tout cas, il allait s'adonner à la faire changer d'avis.

– A part disparaître de sa vie ? proposa Marlène.

– A part ça, oui, dit James très sérieusement.

– Honnêtement ? Je ne sais pas. Elle garde un mauvais souvenir de toi de Poudlard, et ton attitude actuelle ne l'aide pas à remplacer son image négative.

– Qu'est-ce que je suis censé avoir fait?

– Désolée, je ne peux rien te dire...

James se renfrogna.

– Bon, reprit-il, qu'est-ce que je peux faire au moins pour améliorer la situation?

– Je ne sais pas vraiment, répéta Marlène. Elle ne supporte même pas de te voir – c'est même pour cela qu'elle n'est jamais venue aux soirées. Et pour certaines choses, elle est têtue comme une mule et ne m'écoutera pas. Si encore elle te connaissait un peu mieux, je pense qu'elle finirait sûrement par t'apprécier, mais je ne pense pas pouvoir la forcer à passer assez de temps avec toi pour changer d'avis.

– Ça semble difficile, en effet.

Mais il trouverait un moyen. Il trouvait toujours un moyen.

Une brillante idée commençait même à germer dans son esprit.

La musique prit fin, et fut remplacée par une chanson d'amour larmoyante dont James connaissait malheureusement tout les paroles, étant donné qu'Elinor la chantait souvent pour le forcer à lui accorder de l'attention. Sa fiancée avait d'étonnants moyens de tortures, quand il y réfléchissait.

– « Pourquoi t'es parti, baby ? » chantonna-t-il en esquissant une petite danse des épaules. « Je veux que tu restes près de moi. Oh non, restes ici, babyyyyy. Je ne peux pas vivre sans toi.»

– Dis James ?

Il s'interrompit.

– Oui, chérie ?

– Désolée, d'insister, mais je ne comprends pas très bien ta relation avec Ellie, avoua Marlène après une brève hésitation.

James resta silencieux quelques secondes.

– Comment ça ?

– Je n'ai pas l'impression que… réponds franchement : est-ce que tu l'aimes ?

Il haussa les épaules.

– Oui. Sinon, je ne l'épouserai pas.

– Donc tu es amoureux d'elle ?

– Non, dit simplement James.

Marlène leva les sourcils, surprise.

– Et… Et Elinor ? Elle est amoureuse de toi ?

Il haussa de nouveau les épaules, l'air toujours parfaitement indifférent.

– Je ne crois pas non plus.

C'était la première fois qu'il l'avouait à haute voix, et il se sentit bizarre. Ils jouaient leur jeu depuis si longtemps, qu'admettre la vérité sonnait bizarre même à ses propres oreilles.

Elinor et lui avaient très naturellement commencé à jouer les tourtereaux dès le début de leur relation, sans même se concerter, afin de ne pas offrir à leurs proches la moindre occasion pour les dissuader de s'unir. Et cela avait marché. Elle rougissait joliment en sa présence, l'embrassait chastement sur le nez, lui tenait la main quand ils se promenaient, portait une chaîne avec leurs initiales. Il lui recalait une mèche derrière l'oreille, l'embrassait sur le perron de chez elle en la raccompagnant le soir, se moquait tendrement d'elle, affirmait penser à elle quand on le surprenait l'air pensif.

James et Elinor avaient créé une sorte de mirage qui, à défaut d'enchanter beaucoup de personnes, avait convaincu tout le monde. Personne ne se doutait qu'au fond, il y avait autant d'amour et de passion entre eux que gazelles mauves en Antarctique.

James ignora l'air ahuri de Marlène, et marqua une courte pause avant de continuer tranquillement :

– Ne le dis pas à Remus ou Peter, s'il te plaît. Ils ne comprendraient pas.

– Je ne comprends pas non plus, admit Marlène. Pourquoi te marier alors ?

– Pourquoi pas ? Il y a quelques années encore, on faisait des mariages de convenance ou arrangés et ça ne choquait personne. Mes parents ont été destinés l'un à l'autre par leurs parents, et ils s'en sortent plutôt bien. Ils ont fini par tomber amoureux.

– Et toi ? Tu penses finir par tomber amoureux d'elle ?

James réfléchit une seconde.

– Non.

– Alors pourquoi l'épouser ? s'exaspéra Marlène.

– Pourquoi pas ? rétorqua-t-il. Ellie est belle, gentille, intelligente, drôle et riche. Et vu que je le suis aussi, nos enfants seront merveilleux. Je ne vois pas pourquoi je ne l'épouserai pas.

– Parce que tu ne l'aimes pas ?

Il y eut un silence, au bout duquel James admit presque à demi mot :

– Je ne crois pas en l'amour.

Le regard de Marlène comportait quelque chose qui ressemblait à s'y méprendre à de la pitié, et qui lui rappela désagréablement celui de sa mère. James était vraiment content qu'elle ne puisse pas voir ses yeux.

– T'es déjà tombé amoureux ? chuchota Marlène.

James ajusta les lunettes de soleil sur son nez, et regarda au loin.

– Une fois. Et ça m'a servi de leçon.


Bla Bla de l'auteur

Bonjour à tous !

Yay ! J'ai tenu ma promesse, j'avais dit un nouveau chapitre avant le 15. On est le 14. Et il est 4 heures du matin. Faut que j'arrête de mettre à jour aussi tard dans la nuit. Mais je n'ai pas le choix pour respecter l'échéance car je n'aurais pas accès à internet pendant quelques jours.

Celui-ci devait normalement être le chapitre 4, mais comme je l'ai expliqué il était important d'avoir un petit focus sur Marlène. Qui apparaît beaucoup dans ce chapitre, d'ailleurs, mais un peu moins dans le prochain. Son personnage fait le pont pour l'instant entre James et Lily. Son personnage est calqué sur une de mes amies aussi, c'est peut être pour ça que je l'adore même si elle fait plein de bêtises.

Prochain chapitre, avant le 30 juin

Merci une fois de plus aux incroyables lecteurs, magnifiques metteurs-en-favori, splendides followers, et génialissimes reviewers des chapitres précédents.

Merci à Marylin06 : Ah je suis vraiment super contente que ça t'ait plu, car c'était un petit risque que je prenais et j'étais pas certaine que ça passerait ! J'espère que ce nouveau chapitre t'a également plu en tout cas ! Merci pour tes encouragements, et ton commentaire !

Merci à Sheshe13 : Bravo, tes déductions ne sont pas loin de la vérité ^^ pas loin du tout. Et pour Marlène et James qui se tripotent, je t'avoue qu'en écrivant je pensais aussi « mais qu'est-ce qu'il est con ! ». Mais t'inquiète, je compte bien les caser ensemble même si c'est assez mal parti. Du coup, là, on a sa version des faits, et un peu celle de Marlène (oui, elle est agaçante, mais je l'adore quand même), et on aura celle de Lily au chapitre suivant ! Merci comme d'habitude d'être passée et d'avoir commenté :D A bientôt ! Bisous !

Merci à Chevalier du Catogan : Je ne te l'ai jamais dit mais j'adore ton pseudo au passage, le chevalier est l'un des personnages qui m'ont fait le plus rire. Mais bref. Je suis allée faire un tour sur ton profil du coup, et j'ai trouvé très intéressant la description que tu fais de ton James Potter et de ta Lily Evans idéal. Je trouve que c'est très fidèle à l'univers HP si on s'en tient aux livres. ^^ et Marlène a du te sortir par les yeux à ce chapitre alors, vu ce qu'elle a fait au début ^^ Mais ne la jugeons pas trop sévèrement, elle n'est pas parfaite !:) Merci d'avoir pris le temps de reviewer, et j'essaierai de MAJ l'autre fic le plus tôt possible !

Merci à Mlle Millie : J'ai été tellement surprise en voyant que tu avais reviewé chaque chapitre, car c'est rare ^^ mais ça m'a fait super plaisir, en plus je pouvais donc suivre tes impression au fur et à mesure et c'était intéressant ! Merci pour tous ces compliments, ça me met la pression parce que je me dis « t'as pas intérêt à décevoir, ma cocotte! » ^^ et du coup je bosse encore plus dur pour étonner et satisfaire. Pour les MAJ, je dois avouer que je suis assez inconstante : dans l'idéal j'aurais voulu en poster deux par mois, comme j'ai fait en juin, mais je suis tellement overbookée que c'est difficile à tenir et je me retrouve au final à ne poster qu'un chapitre par mois en général. Mais là j'ai pas mal de temps libre qui arrive, je vais essayer d'être plus régulière ! Merci en tout cas pour tes reviews, tu es formidable ^^ si, si, vraiment !

& merci à Luna1005 : Franchement je suis vraiment vraiment RAVIE que ça te plaise autant, et j'espère que la suite ne te décevra pas, du coup (PRESSION!). Je t'avoue que c'est pas facile de travailler un James pas amoureux de Lily dès le départ, pour moi ça fait partie de lui, mais c'est amusant de le faire tomber amoureux aussi^^ en tout cas, merci merci merci pour ta review !

N'hésitez pas à commenter si vous avez aimé !