CHAPITRE 6 : Déni


ILS S'ARRÊTÈRENT POUR S'EMBRASSER sous un porche. Puis sur une place. En bas d'un immeuble. À chaque fois, Nathan l'enlaçait amoureusement contre lui et fermait les yeux, comme pour savourer chaque instant de sa compagnie. Il semblait réellement comblé, et ne la laissait s'éloigner de lui qu'à contrecœur, et seulement pour mieux la retrouver quelques mètres plus tard.

Lily se laissait câliner sans protester. Son cœur battait fort, mais, contrairement à son petit ami qui était persuadé d'avoir trouvé la femme de sa vie, ses sentiments à elles étaient encore trop confus pour qu'elle puisse déterminer avec certitude leur nature véritable. Toutefois, elle s'autorisait quand même à savourer le fait d'être au centre de toutes les attentions. Cela faisait du bien, de se faire étreindre avec autant de tendresse. D'être aimée, regardée, admirée.

Elle n'avait eu qu'une seule relation en dehors de Nathan, et son ancien compagnon ne lui avait pas témoigné en deux ans le tiers de l'affection dont l'enveloppait Nathan depuis trois semaines qu'ils se fréquentaient. Tout allait en effet très vite entre eux, et parfois, lorsque Lily se retrouvait seule et méditait sur leur relation, elle se sentait étourdie, voire quelque peu effrayée. Nathan parlait d'ores et déjà d'enfants, de maison et de mariage comme d'une chose convenue... c'était vraiment effrayant.

Et puis elle pensait à ce qu'avait été sa vie avait été jusqu'à il y avait quelques semaines.

Elle pensait à l'Autre.

Elle se sentait triste...

Et elle se blottissait confortablement dans les bras de Nathan.

Et elle se sentait moins triste. Ne pensait plus à l'Autre. Oubliait ce qu'avait été sa vie jusqu'à il y avait quelques semaines.

– On est arrivés, dit Lily au bout d'une demi-heure.

Ils venaient en effet d'atteindre l'immeuble qu'elle partageait avec Marlène. Nathan l'attira de nouveau contre lui et parsema le visage de bisous. Lily rit aux éclats et se dégagea avec douceur.

– J'ai pas envie de te quitter, dit le jeune homme en la serrant contre elle. J'ai passé une trop bonne soirée.

– Moi aussi, mentit Lily.

Nathan avait beaucoup de mal à sortir de ses habitudes et à explorer le monde de Lily. Aller au cinéma, faire un pique-nique, voir un concert… Très peu pour lui. Ainsi, c'était surtout elle qui se pliait à la tâche. Ce soir-là, il l'avait emmenée à une soirée mondaine réunissant un gratin de riches sorciers. Voyant qu'il s'amusait beaucoup, Lily avait arboré une bonhomie toute la soirée, mais pour être honnête, elle s'était horriblement ennuyée.

– C'était plutôt bien.

Nathan lui baisa les cheveux.

– Quand est-ce qu'on se revoit ? murmura-t-il avec regret.

– Je ne sais pas... Pas avant lundi, je suppose, étant donné que demain j'ai des choses à faire.

– T'es certaine de ne pas vouloir que je t'accompagne ? tenta-t-il.

– Certaine, répondit fermement Lily.

Nathan émit un gémissement plaintif, et la rousse rit de bon cœur.

– Tu vas me manquer, dit-il en lui embrassant le front. Tu me manques déjà.

Lily hésita une seconde. Généralement, elle évitait soigneusement et par de subtiles ruses de se retrouver seule en compagnie de Nathan. Mais la tristesse évidente de jeune homme l'attendrissait et, il fallait le dire, la flattait.

– Tu veux monter quelques minutes, histoire de prolonger la soirée ? proposa-t-elle.

À l'heure qu'il était, Marlène devait déjà être rentrée, et ainsi Nathan n'oserait pas trop s'éterniser.

Car il avait beau paraître un parfait gentleman, il y avait une part de lui qui était assez… rustre, Lily devait bien l'admettre. Lorsqu'ils se trouvaient seuls dans un endroit à l'abri des regards et qu'ils s'embrassaient, c'était généralement un moment pénible pour Lily, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Entre autres raisons parce que le jeune homme entrait alors dans ce qu'elle appelait intérieurement La Transe.

La Transe était une espèce d'état second qu'atteignait Nathan lorsque son désir montait. Cela commençait toujours de la même manière : au début, il l'embrasserait plus ou moins normalement, avec une pointe de passion et beaucoup de romantisme. Mais très vite, l'excitation prendrait le dessus et leur étreinte perdrait en douceur. La respiration de Nathan deviendrait saccadée, son regard deviendrait vague, sa langue exigeante, et ses douces mains se feraient chaque seconde de plus en plus pressantes, insistantes, intrusives.

Et c'était alors toujours la même chose. Lily le repousserait, doucement d'abord, tentant de faire passer le message qu'elle ne souhaitait pas aller plus loin, puis, en voyant qu'il ne réagirait toujours pas, elle le repousserait plus fermement. Nathan s'agacerait en disant qu'elle le frustrait inutilement, qu'il n'avait le droit de rien faire avec elle, qu'il n'y pouvait rien si sa simple vue éveillait le désir en lui, qu'il la trouvait magnifique, qu'il n'était qu'un homme. Lily ne pourrait s'empêcher de se sentir flattée qu'il la désire, se convaincrait que son envie était normale. Nathan s'adoucirait, s'excuserait de son empressement.

Lily ne savait jamais vraiment comment se comporter avec Nathan après la Transe. Elle sentait qu'elle était censée lui en vouloir, mais dès lors qu'il s'excusait, elle se précipitait dans le cocon du creux de ses bras. Elle était lucide sur sa situation et se savait déjà très dépendante de cette relation pourtant balbutiante. Car elle n'arrivait pas à expliquer sa passivité, sa hâte à le pardonner et à se faire chouchouter autrement: elle était dépendante. C'était la seule explication, aussi triste soit-elle. Ce n'était pas vraiment étonnant, compte tenu de tout ce qu'elle avait vécu ces derniers mois. Elle aurait été dépendante du premier venu. Elle était même dépendante de Marlène, avant que Potter ne s'immisce dans leur amitié et lui enlève sa meilleure amie.

Quoi qu'il en était, Lily était sure d'une chose : elle n'était pas amoureuse de Nathan, même si elle s'était entendue lui répondre « moi aussi » lorsqu'il lui avait confessé son amour lors de leur troisième rendez-vous.

– Avec plaisir, répondit Nathan, une lueur gourmande déjà visible dans ses yeux.

Lily comptait donc sur la présence de Marlène pour que Nathan se retienne de lui sauter dessus.

Elle fut donc déçue et décontenancée, en pénétrant dans l'appartement, de le trouver vide.

Il était pourtant plus de minuit. Lily savait que Marlène était en ville avec Potter – une fois de plus – mais généralement, ce dernier la raccompagnait bien plus tôt. Peut-être qu'ils avaient décidé de découcher... Lily ne l'espérait pas, pas cette nuit.

– On s'installe sur la terrasse ? proposa-t-elle précipitamment.

Elle avait intérêt à canaliser son envie le plus vite possible. Nathan étant très traditionnel, elle supposait qu'il n'aurait pas envie d'aller très loin quelque part où, à défaut de les voir, on pourrait les entendre.

– Pourquoi pas ? dit-il.

Il adorait la terrasse.

Il prit des verres et une bouteille dans la cuisine, pendant que Lily mettait en route un vieux gramophone. Doc lui avait offert un album de Stevie Wonder qu'elle écoutait en boucle depuis maintenant huit mois. Elle laissa la porte-fenêtre ouverte afin qu'ils puissent l'entendre depuis l'extérieur.

Ils s'installèrent tous les deux sur l'un des transats, et Lily s'installa en calant la tête sur le torse et sous le cou de son petit ami. Cette posture empêchait le jeune homme d'embrasser Lily, mais il se satisfaisait de la sentir tout contre lui. C'était plutôt romantique. Il lui caressa doucement le dos. Il avait vu ça dans un film, et les filles adoraient ça.

– Je t'aime, Lily, murmura-t-il en l'embrassant dans les cheveux.

– Moi aussi, répondit machinalement cette dernière.

Cela finirait bien pas être vrai, non ? Ce n'était qu'une question de jours…

Elle l'espérait.

– A quoi tu penses ? demanda-t-il au bout de la troisième chanson.

Lily eut un petit sourire.

– Crois-moi, tu ne veux pas le savoir.

– Bien sûr que si, si je te le demande ! s'exclama-t-il. Allez, dis-moi !

Lily leva un sourcil.

– Tu es sûr?

– Certain.

– Bon, d'accord. En fait, je me demandais… Nathan, tu es sorti avec combien de filles avant moi ?

La question la taraudait depuis le début de leur relation. Elle avait toujours trouvé suspect qu'il soit célibataire avec toutes les qualités qu'on lui connaissait. Personne ne passerait devant un diamant sans le ramasser. Après trois semaines de relation, elle avait cependant un début de réponse, mais elle se demandait quel regard il pouvait bien avoir sur l'historique de ses affaires de cœurs.

Nathan parut surpris par sa question, et gêné. Il avait secrètement espéré qu'ils n'aborderaient jamais ce point sensible.

– Tu veux vraiment discuter de ça ? dit-il d'un ton ennuyé.

– Bien sûr que oui, vu que je te le demande, le taquina-t-elle.

Il soupira, et prit tout son temps pour lui répondre, se redressant, lui servant d'abord un verre, puis se servant lui-même. Maintenant qu'ils étaient assis, le transat était trop petit pour les deux. Aussi, Lily pris place sur le deuxième, situé de l'autre côté de la petite table.

Nathan regarda quelques temps dans le vide en comptant sur les doigts, souriant parfois, hésitant souvent. Lily attendit patiemment.

– Dix-neuf, dit-il finalement au bout d'une interminable minute.

– Dix... Dix-neuf ?! s'exclama Lily.

Son visage se décomposa. Elle l'avait bien vu compter les mêmes doigts plusieurs fois, mais pensait qu'il s'était perdu dans ses calculs. Dix-neuf ! Elle savait que Nathan avait pas mal de succès, mais n'imaginait pas que c'était à ce point-là.

– Ben dis donc, tu n'as pas perdu ton temps.

Son ton était plus aigre qu'elle ne l'aurait voulu.

– Tu trouves que c'est beaucoup ?

– Pour quelqu'un qui cherche l'amour, oui, quand même, ne put-elle s'empêcher de faire remarquer. Ou alors tu choisis très mal tes copines, ou tu profites plus que tu ne le dis de ton succès.

Nathan soupira, visiblement las :

– Je savais que je n'aurais jamais dû te dire le vrai nombre. Tu m'en veux maintenant.

Bien sûr que oui.

– Bien sûr que non ! se défendit-elle. Je ne peux pas t'en vouloir pour ton passé.

– C'est vrai ? dit-il avec espoir.

Non. Mais elle voulait faire preuve de maturité.

– Si je te le dis.

Nathan parut soulagé.

– Je n'en suis pas fier, mais je ne peux rien faire pour diminuer ce nombre. Malheureusement.

Lily resta silencieuse un moment. Bien sûr qu'elle ne pouvait pas lui reprocher son passé, mais quand même… dix-neuf filles différentes. Ce n'était pas rassurant…

Le gramophone continuait à diffuser une musique d'ambiance agréable et romantique. Théoriquement, l'instant aurait dû être propice au rapprochement et à la sensualité, mais Nathan voyait clairement que Lily était bien plus affectée par sa révélation qu'elle ne voulait l'admettre, et que s'il osait ne serait-ce que poser un doigt sur Lily, elle lui arracherait la tête.

Autant pour la maturité.

Lily ne voulait sincèrement pas lui reprocher des choses de son passé, mais si elle était honnête, l'information qu'elle avait pourtant demandé ne passait pas. Du tout.

Dix-neuf !

– Je suis la dix-neuvième ou la vingtième ? poursuivit-elle au bout d'un moment.

Nathan se retint de gémir. Il avait espéré en avoir fini avec ce chapitre.

– Ce n'est pas important, dit-il d'un ton évasif.

– Dans ce cas, réponds-moi, insista-t-elle d'un ton sans réplique.

Il soupira. L'ambiance romantique devenait électrique.

– Tu es la dix-neuvième, dit-il en lui prenant la main. Et la dernière.

– Ça, c'est toi qui le dis, marmonna la jeune femme en récupérant sa main.

Pour ne pas paraître trop sèche, elle fit comme si elle s'était éloignée de lui pour boire une gorgée de vin. Nathan, cependant, avait senti que le malaise s'accentuait.

– Ce n'est pas un si grand nombre que ça, tu sais, tenta-t-il de la rassurer. Je connais des gars qui sont dans la trentaine. Je m'en sors pas mal, je t'assure.

– Dix-neuf filles en vingt-deux ans, c'est pas glorieux, fit remarquer Lily.

– Je n'ai pas couché avec toutes, tu sais. Il y en a plusieurs que j'ai enchaînés juste comme ça, par curiosité. On ne peut même pas vraiment dire que je suis sorti avec.

– Tu t'enfonces, dit Lily d'un ton sec.

Elle commençait vraiment à regretter sa question, mais la curiosité était très forte :

– C'était quoi qui cassait, ou elles ?

– Souvent moi, parfois elles.

– Pourquoi ça n'a marché avec aucune d'entre elles ?

Le visage de Nathan s'assombrit.

– J'en sais rien.

– Quand c'est toi qui cassais, qu'est-ce que tu leur reprochais ?

Il haussa les épaules.

– Principalement d'être incapables de m'apprécier à ma juste valeur, dit-il d'un ton acerbe. Je faisais tout pour elles, à chaque fois, mais elles se montraient ingrates. Et moi, ce que je déteste par-dessus-tout, c'est l'ingratitude. Je n'aime pas me démener pour quelqu'un et qu'ensuite cette personne ne se montre pas à la hauteur. Et souvent aussi, elles jouaient un rôle au début pour que je tombe amoureux d'elle. Elles jouaient à la femme parfaite, et après quelques mois montraient leurs vrais visages. Alors franchement, dès que je voyais leurs défauts, je préférais casser que de continuer à faire semblant.

Lily l'observa quelques instants, incrédule.

– Donc tu ne t'es jamais battu pour aucune de tes relations ?

Nathan secoua la tête avec dédain.

– Je ne vois pas l'intérêt de me battre pour une femme, dès lors qu'il devient clair qu'elle ne correspond pas à mes critères.

Lily secoua la tête.

– Les femmes ne sont pas parfaites, Nat, elles ont des défauts. Si tu cherches la femme parfaite, tu finiras seul.

– Pourtant, je t'ai trouvé toi, et tu es parfaite, dit-il d'une voix douce.

Il espérait couper court à la conversation, et enfin avoir sa séance de pelotage. La voir toute la soirée dans cette robe l'avait rempli de désir. Lily était vraiment à tomber par terre. Ce soir allait même peut-être être le bon soir pour aller plus loin – cette saleté de McKinnon n'était pas là, si ce n'était pas un signe, ça !

Il se pencha pour l'embrasser, mais, au dernier moment, Lily tourna la tête en fronçant les sourcils. Elle avait l'ouïe très fine, et était absolument certaine d'avoir entendu du bruit provenant du couloir, de l'autre côté du salon.

– Tu as entendu ? demanda-t-elle en se levant.

– Entendu quoi ? dit Nathan d'un ton agacé.

De nouveau, ce bruit lointain.

– Il y a quelqu'un dans le couloir, insista Lily, aux aguets.

– Ce doit être Marlène qui a encore oublié ses clefs, ou qui est bien trop ivre pour trouver le trou de la serrure.

Et il commençait à en avoir assez que cette ivrogne l'interrompe à chaque fois qu'il passait un moment romantique avec Lily. Par trois fois que Lily l'avait autorisé à monter, Marlène était apparue bourrée au moment où les choses devenaient chaudes, et Lily l'avait congédié sans hésiter pour s'occuper de la poivrotte.

La rousse lui jeta un regard noir, mais décida d'ignorer le ton acerbe de sa voix.

– Je vais voir, dit-elle ferme.

Elle traversa le salon, puis le couloir qui menait à l'entrée en se demandant dans quel état elle allait bien pouvoir retrouver Marlène cette fois ci. Juste pompette ? Bien bourrée ? À la limite du coma ? Il était vrai que depuis quelques temps, elle rentrait tout le temps ivre. À chaque fois, elle promettait de modérer sa consommation en sortant, mais c'était en réalité de pire en pire, à son grand désespoir.

Lily ne savait pas vraiment ce qui était le pire : lorsque Marlène rentrait accompagnée d'un pilier de comptoir pour passer la nuit, où lorsqu'elle rentrait seule, mais complètement torchée.

Elle eut sa réponse en ouvrant la porte.

C'était lorsque Marlène rentrait et complétement torchée, et accompagnée d'un pilier de comptoir.

Lily rougit jusqu'aux oreilles en les regardant se… violer l'un l'autre comme si leur vie en dépendait. Elle mit de longues, très longues secondes à recouvrer l'usage de sa voix.

– PUTAIN DE MERDE ! s'égosilla-t-elle devant l'indécence du spectacle. MAIS C'EST QUOI CE DÉLIRE?


MARLÈNE AVAIT ÉTÉ MALADE toute la nuit, et Lily, en amie fidèle, l'avait écoutée, consolée, veillée et nettoyée autant de fois que nécessaire. Elle ne s'endormit qu'au petit matin, à l'heure où Lily avait l'habitude d'aller faire son jogging. Elle entendit d'ailleurs son réveil sonner à l'extrémité de l'appartement. Elle hésita à aller se coucher et à annuler sa séance de sport, mais elle n'avait étonnamment pas sommeil. De plus, le beau soleil qui se profilait déjà à l'horizon lui donnait envie de profiter de la ville alors qu'elle était encore endormie.

Lily enfila donc un vieux t-shirt et des baskets, et parcourut plusieurs kilomètres sans que la fatigue ne se fasse sentir. Elle montait des escaliers, redescendait des pentes, courait sur place aux feux rouges, fonçait quand ça devenait vert, admirant au passage les berges désertées, les rues silencieuses, et les magnifiques teintes du soleil sur les paresseux nuages qui défilaient dans le ciel.

C'était son moment à elle : elle faisait ce qu'elle aimait, prenait soin de son corps, et écoutait sa musique préférée grâce au lecteur mobile que lui avaient offert Marlène et Dorcas pour son anniversaire. Elle pouvait vider son esprit de ses angoisses et de ses peurs. Ne pensait plus à rien, ni à personne. Ni à son père, ni à Pétunia, ni à Dorcas, ou Doc, Potter, Nathan ou encore Marlène.

C'était son moment à elle.

Deux heures plus tard, cependant, elle décida de rentrer pour voir comment se sentait sa meilleure amie. Elle trouva cette dernière dans la cuisine, l'air hagard, cherchant désespérément un remède pour sa violente gueule de bois. Lily lui intima sec d'aller se coucher, et lui apporta au lit du thé et une potion.

– Bois, tu te sentiras mieux, après, dit-elle doucement.

– Je me sens mal, gémit Marlène d'une voix rauque.

– Bois ma potion, et ça ira mieux après.

Marlène obéit docilement, et Lily la remit sous les couvertures.

– Lily, qu'est-ce qui s'est passé hier ? demanda-t-elle, visiblement inquiète.

– C'est à toi de me le dire, Mar. Je n'étais là que pour voir la fin.

Marlène hésita.

– Je crois que j'ai fait un black-out, je ne me souviens absolument de rien. Tout est très flou…

Lily pinça les lèvres.

– Je me souviens être sortie avec James…

Lily serra les poings à l'évocation d'un des prénoms qu'elle maudissait le plus au monde. Peut être pas autant que celui de Voldemort, mais pas loin derrière sur la liste.

– Qu'est ce que j'ai fait? demanda Marlène. J'ai tellement...

– Dors, coupa Lily. On en reparlera à ton réveil. Peut-être que ça te reviendra d'ici là. Pour l'instant, tu as besoin de repos.

– Est-ce que j'ai fait une connerie ? insista la blonde.

Il valait mieux attendre qu'elle regagne de sa panache habituelle.

– Dors, répéta Lily.

– Lily !

– Écoutes, je te l'ai déjà dit, je n'ai pas très bien compris ce que tu as fait de ta soirée, s'agaça Lily. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'à une heure du matin vous étiez en train de copuler dans le couloir, puis que tu nous as vomis dessus et que tu as passé le reste de la nuit à te plaindre de Finn.

Marlène pâlit. Elle paraissait de nouveau prête à vomir.

– J'ai couché avec James ? murmura-t-elle d'une voix catastrophée.

– Non, je suis intervenue à temps, dit Lily d'une voix irritée. Mais je l'ai bien remis en place, ce dégueulasse. Vous vous êtes juste un peu tripotés, à vrai dire.

Marlène ne semblait pas moins gênée, mais Lily ne voyait pas l'intérêt de la sermonner tant qu'elle serait dans cet état. Elle soupira, et se leva pour quitter la chambre.

– Dors, répéta-t-elle plus doucement une fois sur le seuil de la porte. On en reparlera ce soir, à mon retour.

– Où vas-tu ? s'alarma Marlène. Dis, tu ne veux pas rester avec moi ?

– Je ne peux, on est le premier dimanche du mois, dit simplement Lily avant de sortir.


LORSQUE LILY REVINT À L'APPARTEMENT, il était très tard, et Marlène était déjà au lit. Elle paraissait en bien meilleure forme, presque apaisée. Lily lui baisa tendrement le front, puis se laissa tomber au pied du lit gigantesque de son amie.

Pensive, Lily passa les doigts entre les poils longs du tapis, comme si elle caressait un animal. Marlène n'avait pas toujours été comme ça : à une époque, elle avait été beaucoup plus responsable et raisonnable. C'était même elle qui, alors, s'occupait de Lily. Elle s'occupait même de tout le monde, au point de s'oublier malheureusement. Cela, Finn l'avait compris à la seconde où il avait posé les yeux sur elle. Il l'avait prise, lui avait fait croire qu'elle ne pourrait jamais vivre sans lui, puis l'avait trahie et jetée au moment où elle s'y attendait le moins. Deux ans et demi plus tard, Marlène ne s'en était toujours pas remise, au grand désespoir de Lily.

Marlène n'était plus que l'ombre d'elle-même, et s'autodétruisait à grande vitesse. Lily se sentait impuissante. Elle ne savait comment convaincre sa meilleure amie de se reprendre. Tant que Finn lui tournerait autour, ce serait mission impossible. Et vu que Marlène accourait à chaque fois qu'il claquait des doigts, Lily voyait mal pourquoi il s'arrêterait de profiter d'elle. La meilleure solution serait d'éloigner Marlène de Londres le temps qu'elle se reconstruise… oui, mais comment ? Elle n'accepterait jamais de partir…

La main de Lily décrivait des allers et retours de plus en plus espacés sur le tapis, et finirent par se heurter à un objet. Lily crut un instant qu'elle avait touché le pied du lit, mais le bruit produit par l'impact était plus proche d'un cliquetis que d'un bruit mat. Elle fronça les sourcils, tâta l'espace entre le sommier et le sol, et en sortit une bouteille de vin entamée.

Puis une seconde, de Chardonnay, comportant une trace de rouge à lèvre sur le goulot.

Et enfin une troisième, vide, de Champagne.

Un peu craintive, elle passa une quatrième fois la main sous le lit, mais la cave à vin improvisée de Marlène semblait avoir livré tous ses secrets, à son grand soulagement. Le fait que Marlène garde des bouteilles dans sa chambre prit Lily de court. Elle avait toujours pensé que son amie buvait plus que de raison et trop fréquemment, et s'agaçait parfois du nombre de boissons que cette dernière emmagasinait dans les placards. Découvrir qu'en plus la blonde avait une petite réserve personnelle dans sa chambre était choquant, voire alarmant.

Lily observa Marlène pendant quelques secondes. Cette dernière dormait toujours paisiblement, comme une princesse, ses beaux cheveux bouclés éparpillés comme une auréole autour de son visage calme. C'était surprenant de se dire que lorsque ce petit ange se réveillait, elle se transformait en petite boule d'énergie pétillante difficile à canaliser, têtue comme une mule et débordant de confiance en soi.

C'était justement cela le problème : Lily doutait fortement pouvoir faire entendre raison à Marlène. Elle était prête à parier qu'au mieux, son amie nierait complètement une quelconque addiction, et au pire, elle entrerait dans une fureur sans précédent. Pourtant, elle ne pouvait décemment pas rester sans rien faire…

Marlène fronça les sourcils dans son sommeil.

Lily prit une décision.

Elle se glissa toujours aussi silencieusement hors de la chambre jusque la cuisine, saisit un sac poubelle, et entreprit de débarrasser l'appartement de tout l'alcool qu'il contenait. À sa propre surprise, l'entreprise s'avéra plus long qu'elle ne l'avait pensé. Marlène apparut un quart d'heure plus tard, quand elle eut fini de vider le salon et la cuisine.

– Lily… ? gémit-elle d'une voix endormie. C'est quoi, tout ce bruit ?

Cette dernière ne répondit pas, et continua de vider les bouteilles de leur contenu d'un coup de baguette.

– Lily ! appela de nouveau Marlène, à présent mieux réveillée. Mais… qu'est-ce qui te prend ? Qu'est-ce que tu fais ?

La rousse inspira profondément. C'était parti.

– Je débarrasse l'appartement de tout alcool…

– Mais pourquoi ?

– Il y en a beaucoup trop.

– Pas plus que chez les autres, se défendit Marlène. Qu'est-ce que tu vas chercher ?

Lily agita la baguette, et la vingtaine de bouteilles qu'elle avait dénichée dans tous les recoins de la maison s'alignèrent en une file nette à hauteur de leurs yeux.

– Qu'est-ce que tu penses, de tout cela ?

Marlène haussa les épaules.

– Qu'on a une nette préférence pour le Firewhisky?

– Mais encore ? insista Lily entre les dents.

Marlène afficha un air ennuyé.

– Si tu essaies de me faire comprendre que je bois trop, oui, j'en suis consciente, maugréa-t-elle d'un ton impatient. Je suis désolée de t'avoir vomi dessus, et pour tout le désagrément causé. Je ferai attention la prochaine fois.

Lily leva un sourcil.

– C'est ce que tu dis à chaque fois, fit-elle remarquer d'un ton accusateur.

Marlène croisa les bras.

– Je sais, mais je suis sérieuse cette fois. C'est juste que quand je suis avec James, je ne fais pas attention à ce que je consomme. J'abuse, parfois, je l'avoue.

– Justement.

– Justement quoi ?

– Je pensais au début que c'était Potter qui t'entrainait à boire autant, mais il a dit quelque chose hier qui m'a fait réfléchir : il ne t'a jamais incitée à boire. En réalité, c'est toujours toi qui incite les autres à boire. Toujours toi qui insistes pour ouvrir une bouteille.

Marlène pinça les lèvres, clairement irritée.

– Désolée d'être polie et de proposer des verres à mes invités. Et désolée d'aimer boire.

– Tu as depuis longtemps dépassé le stade de l'alcool festif. Tu bois comme un trou depuis bien avant de reprendre contact avec Potter. Tu ne contrôles plus ta consommation.

Marlène se sentait de plus en plus insultée par les accusations de sa meilleure amie. Le ton de sa voix devint alors agressif :

– Qu'est-ce que tu insinues ?

Lily n'hésita pas une seconde.

– Je crois que tu as un problème avec l'alcool, dit-elle de but en blanc.

Il y eut un silence. Bouche bée, la jeune femme attendait que son amie lui confirme être en train de plaisanter, mais le visage fermé de Lily tardait à se fendre en un sourire.

– Tu n'es pas sérieuse, là ?

– Je suis on ne peut plus sérieuse.

Elles se regardèrent encore quelques instants, puis Marlène, franchement incrédule, éclata de rire :

– Lily, c'est ridicule, tenta-t-elle de raisonner. Je n'ai aucun problème d'alcool, voyons. Je bois beaucoup, certes, mais ce n'est pas parce que je suis accro. C'est simplement parce que j'aime boire, pour le goût. Je peux m'arrêter quand je veux.

Lily croisa les bras, clairement dubitative.

– J'ai trouvé des bouteilles sous ton lit.

– Tu as fouillé ma chambre ? s'indigna Marlène.

– Ne change pas de sujet, s'il te plait. Je suis seulement tombée dessus sans le faire exprès. Pourquoi y avait-il des bouteilles sous ton lit ?

– Sûrement des restes d'une ancienne soirée que j'ai oublié de jeter, répliqua Marlène d'un ton évasif.

– Il y avait du rouge à lèvre sur l'une d'elle, fit froidement remarquer Lily.

– Et alors ? s'agaça la blonde.

– Et alors, tu bois seule. Marlène, ce simple fait en dit long sur ton addiction. Mieux vaut prendre des mesures draconiennes avant que ton problème ne t'échappe complètement.

– Je ne suis pas une alcoolique, dit froidement Marlène.

– Pas encore. Et je ne veux pas que tu le deviennes.

– Je ne bois pas plus que les autres. Toi aussi, tu te prends des cuites parfois, et ce n'est pas pour ça que je te traite d'accro à la bouteille.

– Je ne bois pas tous les soirs, Marlène. Je ne me prends pas une cuite un jour sur deux.

– Est-ce de ma faute, si tu n'as pas de vie sociale ? répliqua-t-elle férocement. Si tu avais plus d'amis, peut-être que tu serais moins coincée du cul et que tu boirais un peu plus.

Les mains de Lily se mirent à trembler, malgré que son visage ne laissait rien transparaître.

– C'est vraiment cruel, ce que tu viens de dire.

– Pas aussi cruel que de me traiter d'alcoolique.

– Je suis inquiète pour toi, s'exaspéra Lily en détachant chaque syllabe. C'est la seule raison pour laquelle je fais ça. La seule. Je ne cherche pas à t'humilier, bon sang!

– Eh bien tu peux la garder, ton inquiétude !

Lily secoua la tête d'un air las.

– Tu es complètement dans le déni. Ça ne sert à rien de discuter. Mais j'espère que tu vas réfléchir un peu quand même. Je ne serai pas toujours là quand il le faut avec mes potions. Tu ne pourras pas toujours être aussi insouciante et irresponsable qu'aujourd'hui. Un jour, tu devras assumer les conséquences de tes actes.

– C'est normal de boire, Lily.

– Pas de boire autant, non.

– MAIS PUTAIN, JE NE SUIS PAS UNE ALCOOLIQUE, BORDEL DE MERDE ! rugit soudain Marlène. Je bois comme tout le monde ! Oui, j'aime l'alcool, oui, j'en bois souvent, mais je peux me contrôler. Alors garde ton jugement de merde pour toi, et rends moi mes bouteilles !

Les larmes menaçaient de couler, mais Lily tint bon. Il fallait qu'elle se montre intransigeante.

– Non.

Et d'un coup, le rapport de force que Marlène reniait férocement explosa. Son orgueil, aidé par le déni dans lequel elle s'était réfugiée et la jalousie qu'elle ressentait en raison de l'attrait de James pour Lily, exprima le sentiment de supériorité qu'elle avait toujours honteusement ressenti, toujours réprimé. Comment Lily, la petite Lily Evans, cette petite chose fragile qu'elle avait prise sous son aile par pure pitié dès son plus jeune âge, qu'elle avait défendu, protégé, recueillie, conseillé toutes ces années, hébergée, aidée de toutes les manières possibles, comment osait-elle lui parler de cette manière ?

– Si t'es pas contente de la manière dont je vis MA vie, tempêta Marlène, alors t'as qu'à te casser de l'appartement ! T'entends ? Dégage ! J'en ai plus que marre de toi, de toute manière !

Et toc.

Il y eut un long silence.

Marlène parut grandement choquée par son propre éclat de voix. Elle sut qu'elle était allée trop loin, qu'elle avait blessé une Lily déjà très fragile trop profondément, au moment même où la rejetait la vulnérable jeune femme. Elle ouvrit et ferma la bouche, cherchant de tout évidence les mots pour réparer ce qu'elle venait de briser, mais c'était trop tard.

Le mal était fait.

Les yeux de Lily s'embuèrent pour de bon.

– Je suppose que je vais devoir m'en aller, en effet, dit-elle d'une voix chevrotante.

Elle se précipita vers l'extérieur. Marlène mit une seconde à réagir et se mettre à sa poursuite.

Une seconde de trop.

– Lily…. Attends, s'il te plait. Je ne pensais pas ce que j'ai dit. Bien sûr que je ne veux pas que t'en ailles ! Je ne sais plus ce que je dis, j'ai dit ça sous le coup de la colère ! Attends, attends !

Mais c'était peine perdue : une fois que Lily atteignit la terrasse, elle transplana sans un regard en arrière.


C'EST EN LARMES que Lily réapparut dans Pré-au-Lard. Elle avait instinctivement transplané jusque chez Doc. Elle avait besoin de ses conseils, qu'il la réconforte, qu'il soit là pour elle. Elle avait besoin de son ami.

Elle se présenta devant le restaurant, qui était fermé depuis bien longtemps. Elle comprit pourquoi en regardant sa montre : il était plus de minuit, tout le monde dormait. Lily savait que Doc ne se formaliserait pas si elle le tirait de son sommeil, mais que faire s'il se trouvait avec Katie ? Et même si elle ne s'y trouvait pas, cette dernière apprécierait surement moyennement de savoir qu'une femme s'était introduite en pleine nuit chez son petit-ami. Meilleurs amis ou pas, il y avait des limites à ne pas transgresser. Depuis qu'il était en couple, elle ne pouvait décemment plus se pointer chez lui quand ça lui chantait.

Elle tourna les talons, et redescendit lentement la rue, les larmes coulant toujours de ses yeux. Elle avait besoin de parler, mais qui pouvait-elle donc aller voir ? Dorcas ne se préoccupait que de son mari depuis qu'elle était devenue Mrs Meadowes, et devait surement roucouler avec lui au lit de toute manière au vu de l'heure.

Marlène avait au moins raison sur un point : Lily avait très peu d'amis, et une vie sociale inexistante.

Elle était seule.

Personne ne se souciait d'elle.

Personne…

Sauf Nathan.

Nathan...

Elle se résolut à aller chez lui. Elle avait besoin d'être importante pour quelqu'un.

Nathan l'accueillit sans faire la moindre réflexion sur l'heure tardive. Il était en réalité complètement focalisé sur les larmes qui s'échappaient par flot des yeux de Lily.

– Qu'est-ce qu'il y a, mon amour ? s'enquit-il d'une voix catastrophée. Dis-moi ? Qu'est ce qui s'est passé ? Tu es malade ?

Mais Lily était incapable de s'arrêter de pleurer, et encore moins d'expliquer son chagrin. Nathan cessa vite de l'interroger pour la prendre dans ses bras et la bercer pour la consoler. Il lui murmura des choses gentilles, et des choses réconfortantes, jusqu'à ce que ses yeux, à défaut d'arrêter de produire des larmes, cessent au moins de les verser.

Lily commença à se détendre. Elle se sentait exténuée d'avoir tant pleuré, mais quelle douceur, quelle sérénité elle tirait de cette étreinte ! Nathan l'embrassa doucement sur le front, et Lily ferma les yeux. Puis elle sentit les lèvres du jeune homme sur son nez, puis elle les sentit sur ses lèvres. Doucement, mais surement.

Lily n'avait pas envie qu'il l'embrasse, juste qu'il la réconforte encore. Mais elle n'avait pas la force de le repousser.

Comme elle n'eut pas la force de le repousser lorsque ses mains, sans tenir compte de l'inertie de la jeune femme, se firent plus pressantes, et sa bouche exigeante, et son désir évident…


Coucou!

Comme indiqué sur mon profil, je n'avais plus d'ordi, et aucun moyen d'avoir accès à un traitement de texte pendant un très long mois. D'où mon absence, ne me lapidez pas, s'il vous plait! De plus, bonne nouvelle: j'ai quatre ou cinq chapitres d'avance, vous voyez bien que j'ai bossé!

J'ai coupé à un moment pas très drôle, je sais :/ mais la suite est plus légère, promis!;D

Prochain chapitre le 11 Aout, si j'ai internet avant, je posterai avant ^^

Merci à tous pour vos encouragements et vos lectures des précédents chapitres, c'est juste... woaw ^^ Merci!

Merci plus particulièrement à...

Senslo: Ah bah ENFIN quelqu'un qui apprécie Marlène! Héhé, elle est compliquée comme fille, pleine d'excellents et de très mauvais côtés. J'essaie en effet de donner à tous mes persos un côté humain réaliste, qu'ils ne soient ni complètement bons, ni complètement mauvais ^^ merci en tout cas pour tes compliments et encouragements! En espérant que la suite te plaise!

Prune: Ah, je suis bien désolée pour le retard, je n'avais aucun accès à la technologie pendant tout le mois de juilet ^^ j'espère que la suite t'a plu, et merci de me suivre dans l'ombre depuis le début tel un ninja ^^

Lilly: Coucou! Je suis vraiment contente que ça t'ait plu! Moi non plus, paradoxalement, je n'aime pas trop qu'une autre fille embrasse James. Il est juste tellement fait pour Lily! Sans surprise, je souhaite évidemment qu'ils finissent ensemble, et tu as raison: Elinor aura un rôle à jouer dedans. Tout comme chacun des personnages qui sont apparus jusque là! Patience! Quant à Marlène... j'en dis pas plus, sa relation avec James doit paraitre plus qu'ambigue, pour l'instant! Ses réactions sont déroutantes, et tu verras bien par la suite comment elle réagira! :) merci pour ta review ^^

malilite: coucou! merci pour ta review! je ne peux pas m'empêcher de détailler l'histoire des autres personnages, en effet. J'estime que dans la vie, ce n'est pas si simple, on est pas concernés que par notre histoire. Celles des autres s'entremêlent à la notre. L'histoire de Marlène, Dorcas, et compagnie influe et impactera encore par la suite sur l'histoire de James et Lily ^^ Je suis hyper contente que tu aies relevé la phrase de Marlène, je voulais qu'elle passe inaperçue et j'ai été surprise et amusée que personne n'ait été assez interpellé pour m'en parler dans les reviews... jusque toi ^^. Bravo! Malheureusement, je ne peux pas en dire plus, mais tu en sauras plus bientôt! ^^ Merci pour tout en tout cas, les compliments et surtout les encouragements!

Sunshiine: Le premier amour de James... ^^ j'esquisse son portrait petit à petit. Et tu connaitras tout sur cette personne, mais pas maintenant ^^ Pour l'instant, il faudra se contenter de miettes d'informations.

et tu trouves que Marlène est super in love de qui du coup? Finn ou James? :)

Merci pour ta review en tout cas! :D

& Chevalier du Catogan: Coucou! J'ai tellement ri en lisant ceci dans ta review "En effet Marlène m énerve dans ce chapitre, non pas parce qu ell saute sur James ( j aurais fais la même chose)"! Pareil pour moi, à vrai dire! Hahaha ^^ Oui, ça a l'air de sentir le camembert centenaire entre Lily et Marlène, et je ne peux pas en dire plus sur le futur de leur relation (en plus que ce chapitre n'est pas rassurant). Merci beaucoup pour tes encouragements. :D

Pour l'autre fic, j'essaie d'écrire tous les derniers chapitres d'un bloc, et non petit à petit, car étant donné que sa structure est compliquée je risquerai de créer des incohérences et des contradictions si je ne fais pas super attention. Du coup, je ne sais pas vraiment quand est ce que j'aurais fini. Le seul point positif est que les derniers chapitres seront postés sans attente entre chaque. Désolée pour le contretemps en tout cas!

N'hésitez toujours pas a reviewer ci-dessous! :D Mais non, ne soyez pas timides! Et puis, j'adorerais avoir vos impressions, doutes, hypothèses et critiques ^^