Bonsoir,
Voici le dernier chapitre. J'espère qu'il vous plaira.
N'hésitez pas à me donner votre avis.
Bonne lecture ;)
Après des jours d'examens, la santé de Regina se stabilisa pour le plus grand bonheur de son entourage.
Le sergent Nolan avait pu faire monter l'information à ses collègues de New-York, qui avec le temps n'avaient pas eu d'autres choix que de reprendre le travail, sous la direction d'un remplaçant bien moins compétent que le duo 'Mills & Nolan'.
Après un dernier bilan sanguin de contrôle, Regina et Emma, se trouvaient face à un médecin qui leur annonça la sortie imminente du capitaine Regina Mills, sous condition.
En effet, l'état de santé de Regina était stable, et aucune dégradation n'était à prévoir. Si par un grand miracle, toutes ses fonctions cognitives n'avaient pas été lésés. Il n'en était pas de même pour ses fonctions motrices, qui avaient été endommagées.
Mais rien d'irréversible, car comme l'avait expliqué le médecin. En étant suivi de près par un kinésithérapeute, et en pratiquant les séances régulières de rééducation, Regina serait en mesure de retrouver ses fonctions.
Emma avait promis d'y veiller personnellement.
Regina Mills pouvait marcher, bouger. Mais la précision était encore à travailler. Ses mouvements n'étaient pas stables, elle se sentait vite désorientée et déséquilibrée. Courir le marathon de Boston n'était donc pas à l'ordre du jour.
« Merci Docteur. Je suis tellement soulagé. »
« Vous avez eu beaucoup de chance, Capitaine Mills. »
« J'en ai conscience. »
« Vous devez le mériter. »
« Je n'en sais rien. Mais je vous remercie sincèrement pour ce que vous avez fait. »
Le médecin quitta la pièce après ses remerciements.
Regina était enfin libre. Elle savait que le chemin ne serait pas simple, à la reprise d'une vie simple. Les embûches, elle en avait toujours connu. Elle n'était pas décidée une fois encore à baisser les bras. Elle était prête à se battre pour sa santé, pour sa famille. Elle n'était pas seule.
« A quoi tu penses mon cœur ? » Lui avait demandé Emma, tout en l'embrassant sur le front.
Durant les jours qui suivirent la sortie de son coma. Emma était venue à de nombreuses reprises avec Henry, qui ne demandait qu'à voir sa mère. Ce qui était tout à fait compréhensible, au vu de la situation.
Emma se souvenait parfaitement bien, du retour de David et Henry, la nuit de son réveil. Elle n'avait probablement jamais rien vécu de plus émouvant.
Henry avait eu la même réaction qu'elle. Il était resté béat quelques secondes, avant de lui sauter dans les bras. Il avait pensé perdre l'amour et la tendresse que seule sa mère pouvait lui apporter. Cette peur s'était envolée quand Regina l'entoura de ses bras, et lui murmura qu'elle l'aimait du plus profond de son cœur.
Les larmes avaient coulé. Mais pour cette fois-ci, ce n'était pas des larmes de tristesse, mais seulement de joie. Retrouver l'être qu'on pensait perdu.
Désormais, elle serait aussi spectatrice de la joie du petit Henry, quand il apprendrait que sa mère serait prête à sortir de l'hôpital. Ils pourraient enfin se retrouver dans des conditions bien plus convenables que ce milieu hospitalier totalement inhospitalier.
Et c'est ainsi que le soir même, le petit Henry pu sauter dans les bras de sa mère, quand elle entra dans l'appartement d'Emma.
Ruby était restée auprès du petit garçon toute la journée avec David.
Mais quand les deux femmes arrivèrent de l'hôpital. Ils l'embrassèrent chaleureusement, lui souhaitant un bon retour parmi eux, avant de s'éclipser.
David avait chuchoté un petit mot à l'oreille de Regina.
« On préfère vous laisser vous reposer tous les trois. Mais sache que je suis à moins de cinq minutes d'ici. Si tu as besoin, tu le sais, tu n'hésites pas. »
Elle l'avait remercié une fois de plus de sa présence, de son dévouement auprès d'elle et d'Henry.
Ils se retrouvèrent donc tous les trois. Revenant au point de départ. Car c'est ici qu'ils avaient prévu à la fin de leurs vacances de se retrouver. Mais cet accident en avait décidé autrement.
À aucun moment Regina Mills n'en avait parlé. Elle n'avait posé aucune question sur cet événement. Elle ne voulait pas savoir si cela était délibéré ou non. Ni si savoir si l'autre conducteur était décédé. Elle voulait tourner la page. Elle avait appris à le faire maintenant.
Elle avait toute confiance en l'avenir et en son entourage, qui s'était chargé de prendre en charge, tout ce qu'elle ne pouvait faire dû à son état de santé.
Elle se savait chanceuse en cet instant.
Malheureusement, par le passé, elle avait connu bien des soucis. Et elle n'avait pas eu cette chance d'être entouré comme pour cette épreuve. Elle se promit de remercier sincèrement chacun d'entre eux. Même Ruby qui avait été d'une dévotion sans nom, restant dans l'ombre de cette tristesse.
Une nouvelle chance lui était donnée de vivre auprès de son fils. De vivre l'amour auprès d'Emma. De profiter de chaque instant.
À ce moment, elle ne s'inquiétait pas de son état de santé. Elle était en vie, peut importer les conditions. Une légère inquiétude lui était tout de même, arrivée dans l'après-midi.
Pourrait-elle reprendre son poste ? Pourrait-elle encore être le capitaine de la police criminelle de New-York ?
Emma remarqua que son amante était préoccupée. Mais elle ne voulait pas aborder cette question pour le moment. La journée avait déjà été bien chargée en émotion.
« Maman, tu vas rester avec moi ? » Avait demandé le jeune garçon, accroché à la jambe de sa maman.
Regina avait la folle envie de le tenir dans ses bras. Et quand elle se pencha, elle fut arrêtée bien rapidement par Emma, qui lui rappela les consignes de son médecin. Il ne fallait pas qu'elle porte quoi que ce soit. Du repos et de la rééducation. C'étaient les conditions sine qua non pour pouvoir sortir de cet hôpital.
Elle attrapa alors la main de son fils, et se dirigea vers le canapé du salon, pouvoir s'étendre dessus et pouvoir enlacer son enfant.
« Oui mon ange. Je vais rester. Je vais seulement devoir beaucoup me reposer, tu sais. »
« Oui, je comprends. Je peux rester avec toi ? »
« Oui bien sûr. Mais tu sais que maintenant, je vais avoir besoin de toi. Je vais avoir besoin que tu aides Emma et moi. »
« Comment ? »
« Il va falloir que tu aides pour les repas, et pour ta douche par exemple. »
« Je ferais tout comme tu me demandes, maman. » Lui répondit-il avec enthousiasme, avant de se blottir davantage contre le corps de sa mère.
Emma était posté pas loin, regardant ce moment de tendresse. Elle se sentait heureuse. Soulager que cette si dure épreuve se trouvait derrière eux. Oui, cela n'était pas fini. Mais elle savait que maintenant, elle se sentait prête à aller de l'avant.
Sur l'instant T, elle aurait été en mesure de l'épouser. De lui demander sa main pour le restant des jours. Mais elle ne voulait pas que cette démarche semble égoïste. Car elle l'aurait fait pour elle-même. Elle n'était plus seule. Elle avait en face d'elle, la femme dont elle était amoureuse, ainsi que son jeune enfant, qu'elle aimait du plus profond de son cœur.
N'était-ce pas ça la simplicité du bonheur et de l'amour ?
Il fallut attendre le grognement de faim du petit Henry, pour faire bouger les deux Mills du canapé quelques heures après.
Emma avait profité de la sieste de ses deux invités pour faire un peu de rangement et de nettoyage dans les deux chambres de son appartement.
En les entendant se lever, elle passa la tête à travers la porte.
« Bien dormi ? »
« Exceptionnellement bien. » Avait affirmé la mère, tout en admirant son petit Henry.
Le petit garçon cria qu'il avait faim, avant de se ruer dans la cuisine, essayant de trouver des petits gâteaux qui comblerait sa faim.
Regina se dirigea vers Emma qui terminé de changer les draps. Elle se colla à son dos, et l'enlaça.
« Merci. »
« Me remercier de quoi ? » Demanda innocemment Emma, qui abandonnée son ménage, avant de se retourner pour faire face à cette sulfureuse brune qui se trouvait face à elle désormais.
« De tout ce que tu as pu faire pour nous, pour moi. Je sais que pour toi, c'est un peu moins nouveau que moi. J'ai eu moins de temps pour me faire à cette situation. Et ce chamboulement n'est pas là pour m'aider. Mais j'ai pu constater tout ce que tu as pu faire. Ton amour, ta dévotion auprès de moi, et d'Henry. »
« Je t'ai dit ce que je ressentais pour toi. Tu le sais. Je donnerai tout pour vous. Pour vous deux. Je vous aime. Et je veux ton bonheur mon Regina, mais aussi celui de ton petit Henry… Tu sais, quand tu étais à l'hôpital, quand je revenais ici, ton petit garçon s'endormait dans mes bras. Et c'est tout ce qui me rattachait à toi. Je veux que tu comprennes qu'il m'a aussi beaucoup aidé à traverser cette horreur. »
Regina n'avait en effet aucune idée de tout ce qui s'était passée durant son absence. Elle le savait, et elle était prête maintenant à en connaître davantage.
Les larmes lui montaient, cela était dur d'imaginer la tristesse, qu'elle avait endurée aux personnes qu'elle chérissait.
Regina ferma les yeux, s'imaginant son petit garçon, le cœur brisé, demandant à Emma, comme il en avait eu l'habitude auprès de sa mère, l'autorisation de dormir près d'elle.
« Je ne saurais vivre sans toi désormais. Tu le sais ? »
C'est exactement ce dont avait besoin d'entendre Emma. Elle sourit aux larmes, avant d'embrasser fougueusement Regina, qui prit part à ce baiser, en demandant l'accès à sa langue.
Une étreinte, un baiser, une caresse. Emma entraîna Regina sur le lit, avant de la surplomber et de lui affliger une ribambelle de baiser dans le cou.
« Il me semble que ton fils, serait susceptible de déguster un lion en entier. »
« En effet. Ne le tente pas, il en serait tout à fait capable. »
Après le dîner, ils restèrent tous les trois blottis les uns contre les autres, le temps d'un dessin animé. Cela semblait les rassurer. Cette proximité leur permettait de se rendre réellement compte que rien n'avait changé, qu'il était enfin réuni.
Henry avait apprécié rapidement Emma, une fois qu'il l'avait rencontré à New-York. Il voyait en elle, un ange gardien. Puis avait pu se rendre compte qu'elle rendait le sourire à sa mère, et son amour envers elle ne faisait qu'accroître. Mais depuis qu'il avait appris à vivre certains moments du quotidien avec elle comme seul repère, un lien s'était créer. Et sa mère allait bien vite le découvrir.
Regina coucha son fils dans la chambre d'ami. Elle s'installa à ses côtés pour lui lire une histoire.
« Tu vas dormir avec Emma, maman ? »
« Oui. Sauf si tu as besoin que je dorme avec toi. Tu sais mon chéri, ce n'est pas parce que Emma est dans ma vie, que je te mets de côté. »
« Je sais maman. J'ai dormi avec Emma aussi quand tu étais pas ici. »
« Effectivement. J'ai appris ça. Tu as été sage ? »
« Oui, maman. »
« Tu me rends fière, mon Henry. »
« Mais c'est bien aussi de dormir avec Emma, tu peux y aller aussi. »
Le sourire aux lèvres, elle le remercia et l'embrassa avant de quitter la chambre.
Elle rejoignit Emma, qui était en train de se changer dans sa chambre.
Elle avança doucement vers le lit, avant de s'y asseoir, et d'admirer Emma.
« Quoi ? »
« Je t'observe simplement. » Affirma Regina, un sourire narquois.
« Tu es bien trop vivace pour être sortie de l'hôpital depuis quelques heures. »
« Vous voir me rend heureuse. Désormais, je veux profiter de chaque instant à vos côtés. »
« Et cela commence par m'observer nue ? »
« C'est un exemple oui. » Elle se mit à rire, rapidement rejointe par Emma. Qui s'installa à ses côtés, avant de l'embrasser.
« Je pensais que tu étais resté dormir avec Henry. »
« Il m'a dit que dormir avec toi, était rassurant. Je voulais m'en rendre compte par moi-même. »
« Tu me dragues ? »
« Ça ne vous tenterait pas Mademoiselle, une kyrielle de baiser ? »
« Tu n'es pas possible. Mais c'est pour ça, que je t'ai toujours aimé. Dès la première minute. »
Elles s'installèrent dans les draps propres, sentant la lavande.
Elles restèrent toutes deux silencieuses. Chacune avant tant de choses à dire, à penser, à connaître. Mais par où commencer. Elles avaient le temps désormais d'aborder ses sujets. Mais la peur du temps qui pourrait leur manquer un jour, les poussa à parler.
« Emma. Je souhaiterais que nous retournions à New-York d'ici quelque temps. »
« Je m'en doutais bien à vrai dire. » Son visage changea radicalement. La perspective de les voir partir encore une fois lui était bien trop douloureuse. Regina le remarqua bien rapidement.
« Emma ! Avec toi. »
« Pardon ? »
« Comme je te l'ai dit tout à l'heure, je ne veux plus me passer de toi, du bonheur que tu nous apportes à tous les deux. J'aimerais, si tu le veux, que nous rentrions tous les trois à New-York. »
« Tu me veux chez toi ? »
« Oui. Je te veux dans nos vies, à la maison, dans notre quotidien. Et chaque soir auprès de moi. »
« Regina, je… Si tu savais comme moi aussi, je le souhaiterais. »
« Alors accepte. »
« Oui ! Évidemment. Je vous suivrai au bout du monde ! Que ferons-nous là-bas ? »
« Nous vivrons heureux ! »
« C'est parfait ! Exactement ce dont j'ai besoin. »
Le temps était passé. Un an s'était écoulé depuis la sortie de Regina de l'hôpital.
Ils avaient pris quelques semaines avant de retourner tous les trois à New-York. Grâce à l'aide de Regina Mills et David Nolan, Emma avait pu reprendre son poste en tant que médecin légiste au sein de la police de New-York.
Regina n'avait pas reçu l'accord immédiat de reprendre son poste au sein de la police. Elle avait entendu de longs mois, avant d'avoir l'autorisation du psychiatre de la police, ainsi que de ses supérieurs pour reprendre les commandes de sa brigade.
David et Ruby avaient été là pour maintenir cette brigade pendant cette période d'absence.
De nouvelles recrues, avaient pu intégrer cette unité formée par les plus anciens.
David Nolan, toujours impliqué dans son travail, était toujours présent pour jeter un œil sur son capitaine. Toute cette situation, n'avait que renforcer les liens des coéquipiers. Une brigade stable et liée avait pu voir le jour, pour le plus grand plaisir du sergent et du capitaine.
Henry avait été ravi de retourner à l'école pour y retrouver ses copains et Amalia, qui l'avait attendu le jour de la rentrée. Elle s'était trouvée inquiète de longues semaines.
Emma s'était rendu présente à chaque séance de kinésithérapie qu'avait suivie scrupuleusement Regina Mills. L'accompagnement par moment à ses séances chez son psychiatre, le Docteur Garnier.
Elle était là à chaque instant. Elle fut comblée de bonheur, en apprenant quelques mois auparavant que les séquelles de l'accident ne serait que minime, quasi-inexistante. Qu'elles pourraient ensemble reprendre le chemin d'une vie plus simple. Loin des consultations et suivi hospitaliers.
Mais dans tout cela, une routine, un quotidien s'était mis en place. Chaque soir, ils se retrouvaient à table, en famille. Mettant de côté les sujets de conversations tournant autour de leur travail. Henry toujours aussi bavard, avait le monopole des conversations, racontant les quatre cents coups, qu'il pouvait faire à l'école.
Tous les dimanches, David et Ruby étaient invités chez eux. Regina, avait appris à côtoyer d'une tout autre manière cette jeune femme. Qui elle le savait été la meilleure amie de sa compagne.
Les Mills avaient pensé qu'ils avaient trouvé une stabilité sociale et familiale. Jusqu'à ce qu'Emma fasse une demande particulière autour d'un dîner.
« Dites-moi. Cela fait un moment maintenant que j'ai envie de vous proposer quelque chose. »
« Nous t'écoutons, mon amour. » Avait répondu songeuse Regina, à l'attente d'une réponse.
« J'aimerais que nous retournions à Philadelphie le temps d'un week-end. »
« Mais tu n'as plus ta maison là-bas. » Avait répondu le jeune garçon, qui avait beaucoup grandit durant cette dernière année.
« C'est vrai. Mais j'ai ma famille. La dernière fois que je les ai vues, c'était il y cinq mois. J'y avais été seule. J'aimerais maintenant, vous emmener avec moi. »
« Tu ne penses pas que c'est encore un peu tôt ? »
« Non, mon cœur. Je comprenais que tu me dises cela il y a quelques mois. Mais je pense que nous sommes prêts à ça. J'aimerais vous présenter mes parents et ma sœur. »
« Oh oui ! Je veux voir deux Emma ! » Le petit Henry, se réjouissait de voir la sœur jumelle de Emma.
« Je… Bon… Mais tu en es sûr ? »
« Toi, non ? »
« J'ai peur de ne pas me sentir à ma place. »
Emma se leva, et s'installa près de sa compagne visiblement soucieuse.
« Tu es au bon endroit. C'est-à-dire à mes côtés. » Elles enlacèrent leurs mains. « Tu as aussi ta place dans ma famille, comme j'ai la mienne auprès de la tienne. J'aimerais justement qu'on puisse parler de la nôtre. »
« De la nôtre ? »
Emma regarda Henry, avant de lui faire un clin d'œil. Le petit garçon, descendit de sa chaise avant de les rejoindre et de poser sa petite main sur les leurs.
« Oui maman. On veut être une vraie famille maintenant ! Avec Emma, on est d'accord, on en a parlé ! »
« Pardon ? Mais de quoi parlez-vous ? Qu'avez-vous manigancé dans mon dos ? »
« On ne parle pas de manigance. On parle d'amour et de famille. »
« Qu'elle est l'idée ? » Demanda soucieuse Regina, alternant son regard entre Henry et Emma.
« Veux-tu m'épouser ? »
Regina apporta l'une de ses mains sur son cœur qui se sentait gonflé d'amour, et resta muette le temps de trier toutes les informations qui manquaient de se cogner les uns aux autres dans son esprit.
Elle ne l'avait pas vu venir.
Elle aimait Emma, c'était bien l'une des choses indéniables de sa vie. Elle avait eu le courage, quelques mois après son retour à New-York de lui avouer son amour à travers une tirade. Regina avait pu lui dire qu'elle l'aimait.
Mais depuis quelques mois, Emma voyant tous les efforts dont était capable Regina. Voulait faire partie un peu plus de cette vie-là. Elle ne voulait pas se réveiller un jour, et voir que leur vie avait filé à toute allure.
Tout avait été si facile entre elles deux depuis cet accident. Leur routine, leur vie, leurs échanges, leurs idées, … Elles ne s'étaient jamais disputées, ou que très rarement. Ce mettant d'accord ensemble sur les décisions ou les choses à faire.
Tout avait commencé difficilement entre elles deux, quand Emma avait posé son premier pas à New-York. Mais tout avait bien changé.
Alors un jour qu'elle avait passé du temps avec Henry, un après-midi, l'idée lui était venu de lui en parler pour connaître son avis. Car il était son confident. Les épreuves les avaient beaucoup rapprochées, et s'entendaient merveilleusement bien, pour le plus grand bonheur des yeux de Regina.
« Henry. Je voulais ton avis. J'aime ta maman. Tu sais que je l'aime tellement. J'aimerais la demander en mariage. J'aimerais faire partie de votre vie d'une autre façon. »
« Pourquoi une autre façon ? Ça veut dire quoi ? »
« Je n'aime pas ne pas pouvoir accompagner ta maman à tes réunions scolaires. Je n'aime pas non plus quand je ne peux pas t'accompagner à tes examens. Ou devoir me taire devant nos supérieurs à notre travail, car rien n'est pris au sérieux. J'aimerais faire partie légalement de votre famille. Car je suis heureuse avec vous, et que je vous aime. »
« Nous aussi, on t'aime. Tu es la famille aussi. »
« Tu es sûr ? Tu es heureux même si je te vole un peu ta maman ? »
« Oui ! Parce qu'elle a le sourire avec toi. Elle te regarde avec les yeux de l'amour. Parce qu'ensemble, on mange de super glaces, et qu'on fait les pizzas. Qu'Amalia aussi pense que tu es un ange ! »
C'est ainsi que le plan s'était monté, pesant depuis de longues semaines sur le binôme Henry & Emma.
Ils étaient donc là, tous les deux, attendant une réponse de la part d'Regina Mills, qui tardait à arriver.
« Vous savez, j'ai toujours attendu de l'amour que cela soit facile. Mais j'ai dû attendre de t'avoir, mon petit ange. De voir tes beaux yeux, pour comprendre que je pourrais me surpasser pour toi. Que je serais prête à m'arracher le cœur par amour pour toi. Et je ne pensais pas connaître cela, une seconde fois. J'ai pensé que je resterais le restant de mes jours sans l'amour d'une âme-sœur. Je me disais qu'il valait mieux rester ainsi, car je ne voulais pas rappeler constamment à quelqu'un comment se comporter avec moi, comment me traiter. Mais maintenant que je te connais Emma. Emma Swan, l'amour de ma vie. Tu emplis mon cœur d'amour et de joie quotidiennement. Je te vois chaque jour te surpasser pour nous. Pour cette famille. Et tu mérites donc ta place. Et si tu me fais cette demande, je ne peux que l'accepter. Pour que tu es officiellement la place que tu souhaites et que tu mérites. Car je t'aime. J'aime aussi comment je me sens à tes côtés. J'aime cette facilité que tu as de chasser d'un baiser les doutes qui peuvent m'assaillir. Que tu prends tous les jours le temps de nous rappeler et nous montrer, comme nous sommes uniques à tes yeux. Tu as cette magie en toi, pour transformer les petits moments simples du quotidien en une merveilleuse aventure. J'aime quand nous pouvons danser bêtement dans la cuisine en préparant nos pizzas, mais aussi quand tu m'apportes un café parce que je n'y pense pas moi-même.
Nous t'aimons. Je t'aime. Et je souhaite t'épouser. Je souhaite rencontrer ta famille. Pour une chose. Les remercier de t'avoir mise au monde. D'avoir accueilli sur cette terre, le plus bel être qui existe. »
