CHAPITRE 28 (suite) : Emily EMILY

(A moins que ce soit le début du chapitre 29?)

(Je suis pas encore décidée)

(en tout cas, ça se passe entre le chapitre précédent et celui que je publierai prochainement)


ELINOR BELL TORPILLE LA RUMEUR... ET NOUS SURPREND DOUBLEMENT!

A trois semaines du mariage tant attendu, et au cœur d'un scandale médiatique, Elinor Bell a accepté pour la première fois de se confier auprès d'Hestia Jones sur sa relation très discrète avec James Potter. Confessions intimes et révélations stupéfiantes sont au rendez-vous.

Souvenez vous l'hiver dernier : on ne finissait de pleurer et de s'étonner des fiançailles aussi soudaines qu'inattendues de la jolie héritière aux multiple talents et du célibataire endurci qui brisait les cœurs les mieux gardés. Et pourtant, les deux tourtereaux étaient venus à bout des plus sceptiques d'entre nous en faisant aimer l'amour à chacune de leurs rares apparitions en public.

Nombreux étaient ceux persuadés que cette relation ne servait qu'à panser deux cœurs en peine. James Potter mettant brutalement fin à sa tumultueuse et passionnée histoire avec Emily Love, en l'abandonnant à son sort sur l'autel devant des centaines d'invités et de journalistes, était encore frais dans les mémoires – et constitue d'ailleurs toujours à ce jour un sujet de secours en cas de silence gênant lors d'un dîner en famille. Et du côté de la belle blonde, son discret mais amer divorce avec le Conseiller politique Jonathan Callender III venait seulement d'être prononcé au Danemark.

« Il est vrai que James et moi sortions d'une année éprouvante, ce qui a certainement contribué à nous rapprocher, » reconnait Elinor avec lucidité. « On pourrait croire qu'on ne fait que se consoler, mais si les choses vont si vite entre nous, c'est tout simplement parce que notre histoire est une histoire d'amour, qu'on a eu un coup de foudre l'un pour l'autre, qu'on est une évidence l'un pour l'autre.» Il est vrai que les deux jeunes gens s'étaient fiancés quelques semaines seulement après leur rencontre, à une réception privée donnée par les Bell à l'approche de Noël. « Nous ne confondons pas vitesse et précipitation. Nous nous aimons, et nous voulons commencer notre vie et notre famille au plus vite. » renchérit Elinor. L'éclat de la somptueuse bague de fiançailles en diamants qui étincelle à son doigt n'est d'ailleurs concurrencé que par son sourire radieux et comblé.

En voyant le ventre très rond d'Elinor Bell, force est de constater qu'ils sont déjà en train de construire leur vie de famille. Son teint lumineux ne laisse d'ailleurs aucun doute sur le fait qu'elle est enceinte. « James et moi attendons en effet le fruit de notre amour avec impatience », annonce Elinor avec un mélange de pudeur et de fierté. « Nous voulions garder cette grossesse discrète jusqu'au bout, car entre leur arrivée prochaine et le mariage, nous ne voulions pas subir en plus la pression des curieux. »

Le mariage, justement, n'est prévu dans quelques semaines... du moins c'est ce que les deux amoureux nous ont fait croire pendant des mois. Jusqu'à la dernière minute, ils seront parvenus à garder secret le fait qu'ils soient en réalité... déjà mariés. « James et moi n'avons évidemment pas partagé la même couche avant d'être officiellement unis,» assure-t-elle. « Comme je ne me lasse de le répéter au membres de l'A.D.V.V. [Ndlr: L'Association de Défense des Valeurs Vraies, dont elle est Trésorière], un homme qui a de véritables et honorables intentions avec une femme qui lui plait ne tentera jamais de la déshonorer en l'aimant hors des liens sacrés du mariage.» Et le récit de cette union est digne d'un roman d'amour. «Nous sommes dit sur un coup de tête, lors d'une escapade dans la campagne anglaise que nous parcourions l'hiver dernier. Nous nous promenions le long d'une plage lorsque nous sommes tombés sur cette magnifique chapelle flottant sur l'eau, dont la beauté nous a inspiré. James est spontanément tombé à genoux devant moi et m'a demandé en mariage sur fond de soleil couchant. Je ne m'y attendais pas, mais j'étais très heureuse et lui très ému que j'accepte. Des villageois nous ont prêtés une robe et offerts des alliances, et nous étions mari et femme avant minuit. »

Mais alors, quel est l'intérêt du faire-part que de rares chanceux ont reçus pour la cérémonie du 28 septembre? « Lorsque nous nous sommes mariés, nos parents et nos proches n'étaient pas tous là. Nous aimerions renouveler nos voeux et célébrer notre amour, cette fois devant toutes les personnes que nous aimons.»


Les fausses confidences d'Elinor s'étalaient sur six pages illustrées de photos au total, dont la moitié traitaient de l'amour fou qui brûlait entre James et elle.

Le rédacteur en chef de Sundae Summary lui avait gracieusement envoyé un exemplaire un jour avant la parution, et Elinor était très satisfaite du résultat. Hestia l'avait mise en garde sur le fait que la nouvelle de sa grossesse avait fuit et était tombée aux mains de magazines non contrôlés par Mrs Bell, et les deux femmes avaient conduit cet entretien afin de les prendre à contre pied.

Par pure mesquinerie, la jeune femme dédoubla le magazine deux fois, et le glissa sans aucune note dans deux enveloppes.

Le premier exemplaire fut adressé à Jonathan Callender, qui s'effondra en larmes en parcourant l'article et le bonheur affiché d'Elinor. Cette dernière déduisit avec surprise que son ex-mari se trouvait dans le pays en voyant son hibou long-courrier revenir bien plus tôt que prévu, et chargé de lettres mauves la suppliant de lui pardonner et de le reprendre. Elle jeta les courriers sans les lire, mais conserva les bijoux. Jon avait toujours eu bon gout.

Le second exemplaire de Sundae Summary fut adressé à Emily Love, qui ne le découvrit que très tard dans la nuit, car elle avait négligemment jeté le magazine dans un coin en voyant qu'Elinor en faisait la couverture. Tandis qu'elle cherchait des verres à vins pour leur servir à boire, son amant, Elliot, se plongea dans la lecture de l'article avec curiosité.

– Oh, merde, soupira-t-il.

Emily fronça les sourcils.

– Qu'est-ce qu'il y a ?

– Elinor Bell vient d'assassiner notre scoop de lundi.

Emily lui arracha le magazine, et le parcourut. Sa colère monta crescendo, puis devint si intense quand elle vit les fausses photos de mariage que la page prit soudain feu, et elle dut laisser tomber le magazine précipitamment pour ne pas se brûler. Elle ne prit même pas la peine de l'éteindre, et regarda avec des yeux emplis de haines les flammes dévorer le visage rayonnant d'Elinor.

– Euh... je pense vraiment que tu devrais consulter, pour apprendre à gérer tes accès de colère, conseilla prudemment Eliott. Ils sont disproportionnés et inquiétants.

Emily lui jeta un cendrier à la tête, qu'il esquiva de justesse, ce qui accentua sa colère. Elle le visa avec ses précieux verres à vin, puis avec la bouteille qu'ils s'apprêtaient à entamer, et Eliott se décida toutefois à l'immobiliser quand elle se saisit de couteau de cuisine. Il était calme, mais pas suicidaire, et la championne de Bavboules visait très bien. Il l'empoigna et la plaqua sans ménagement contre le mur d'une main, et prit son visage entre le pouce et le majeur de l'autre afin de l'obliger à le regarder.

– Pas de ça avec moi, éructa-t-il en la regardant dans les yeux.

– Tu me fais mal, siffla-t-elle.

– Tu vas véritablement avoir mal si tu ne te calmes pas.

Elle lui cracha au visage. Il la gifla. Fort.

– Compris ? répéta-t-il.

Ils se défièrent du regard. Emily mit une minute entière à se calmer, une autre à hocher la tête pour signifier son approbation. Satisfait, Eliott la libéra enfin, et la jeune femme se frotta les poignets endoloris en le regardant avec mépris.

– Admets que c'est plutôt intelligent de sa part, de faire croire que Potter et elle sont déjà mariés afin de justifier sa grossesse, reprit Eliott, comme si les trois dernières minutes ne s'étaient pas écoulées.

– J'avoue l'avoir sous-estimée, grogna Emily entre les dents.

Elle agita sa baguette, et balai, pelle et serpillière sautillèrent depuis un placard et entreprirent de nettoyer le carnage.

– T'aurais dû me filer le tuyau plus tôt. Ça aurait fait un tsunami. Miss Conservatrice enceinte alors qu'elle n'est pas mariée.

– Je voulais attendre le bon moment.

– T'as attendu trop tard, malheureusement. A un jour près, c'est dommage.

– Tu peux toujours te rattraper en prouvant que cette histoire de mariage n'est qu'un prétexte pour couvrir le fait que c'est une hypocrite qui est tombée enceinte hors mariage, suggéra Emily.

Eliott leva un sourcil.

– Sans preuves ? Pas sûr que j'aurais le feu vert pour creuser de ce côté là. Les photos et les témoignages de l'article sont vachement convaincants.

Emily se mit à faire mes cent pas.

– Je suppose que c'est cette connasse de Jones qui a écrit cette daube puante de niaiserie ? maugréa Emily.

Elle n'avait pas le souvenir qu'Hestia l'ait présentée sous d'aussi bons auspices quand c'était elle qui était fiancée à James.

– Tu supposes bien, répondit Eliott. Jones est la seule à qui ils donnent des interviews, et elle les présente toujours comme s'ils étaient le couple le plus amoureux de la terre.

– Ils ne le sont pas, siffla Emily d'un ton sans réplique.

– Si tu le dis. Je dois avouer que je suis plutôt convaincu par l'authenticité de leur relation.

Emily plissa les paupières.

– Tu sais comme moi que les couples les plus parfaits sont ceux qui ont le plus à cacher. Tout ça, c'est de la comédie.

– Mais tu n'as pas de preuves.

– C'est censé être ton travail.

– J'en ai cherché de mon côté sans succès – pourtant, tu sais que je suis bon dans mon travail, se défendit Eliott.

– Dans ce cas, invente.

Emily estimait que si Elinor n'avait pas besoin de preuves pour salir la réputation de quelqu'un, elle non plus.

– Je ne peux pas me permettre de lancer une rumeur sur Bell sans preuve, ou sa mère détruirait ma carrière, dit Eliott.

– Toi qui perds ton job est un sacrifice auquel je consens volontiers, répliqua Emily en papillonnant des yeux.

– Pas moi, s'indigna le paparazzi. Pas envie de finir comme le crétin qui a vendu les photos d'elle ou on peut nettement voir qu'elle est enceinte… Je lui avais pourtant dit que c'était une mauvaise idée. Pour s'attaquer aux Bell, il faut un truc gros. Très, très gros. Tellement gros qu'ils seront trop occupés à chercher à se défendre pour s'intéresser à celui qui a vendu la mèche.

– Dans ce cas, cherche un peu mieux, s'irrita Emily. Je suis certaine qu'il y a quelque chose.

– Je suis le premier à admettre que ton flair est excellent, répliqua Eliott, mais si tu veux qu'on s'entraide, il me faut des rumeurs, pas des impressions ou des calomnies.

– Tu ne me crois pas ? s'agaça-t-elle.

Il haussa les épaules.

– Peut-être que tu veux tellement récupérer Potter que tu t'imagines des choses.

Elle plissa les paupières.

– Je connais James, c'est quelqu'un de passionné et de fougueux, et il n'est rien de tout ça avec Elinor. Elle doit le garder d'une autre manière...

– Bah... s'ils jouent la comédie, ils sont très bons et n'ont jamais baissé leur garde une seule seconde, et ça fait pourtant des mois que je les suis partout. Peut-être qu'elle l'a réellement coincée en tombant enceinte, et qu'il est tombé amoureux ensuite ?

Emily fronça les sourcils. Les propos de son amant avaient étrangement raisonné en elle. Son esprit commençait à former une idée, bien qu'elle n'arrivait pas encore à mettre le doigt dessus.

– Répète ce que tu viens de dire ? murmura-t-elle sur un ton surexcité.

Eliott lui jeta un regard surpris.

– Euh… que même s'il était resté avec elle au début parce qu'il l'avait mis en cloque, il a l'air de l'aimer sincèrement.

– Non, avant.

– Qu'ils sont très prudents en plus d'être d'excellents comédiens car je n'ai jamais rien découvert sur eux ?

Emily sourit.

– Exactement. Elinor et James sont habitués au médias depuis leur enfance, et ils ne laisseront jamais rien échapper. Contrairement à leur wedding-planner. La rouquine qui était tout le temps dans les magazines cet été, celle sur laquelle on a écrit plein de choses comme si sa romance avec Nathaniel Smith intéressait qui que ce soit.

– Lily Evans ?

– Oui, elle. Je l'ai rencontrée, elle a l'air débile comme ses pieds, elle est grosse, elle n'a aucune personnalité, elle est moche, mais je pense qu'elle est plutôt au courant de ce qui se passe. En creusant de son côté, je suis certaine que tu pourrais découvrir ce qui se passe réellement.

– Qu'est-ce qui te fait dire qu'elle est dans la confidence ?

– Elle semble amie avec les deux.

Enfin, un peu plus que simplement amie avec James vu comment il lui avait couru après et à en croire Heidi, mais il était hors de question qu'Eliott l'apprenne où elle n'entendrait jamais la fin de son histoire. Déjà qu'il la taquinait sans relâche sur le fait que James, dont elle était censée être l'amour de sa vie, s'apprêtait à en épouser une autre... Alors qu'il lui préfère maintenant une fille aussi moche était vraiment humiliant.

– Intéressant, admit Eliott.

Ils furent cependant interrompus par la sonnette de la porte. Il leva un sourcil.

– Je pensais que c'était juste toi et moi, cette nuit. Tu attendais quelqu'un à cette heure ?

– Non, dit Emily. Mais va-t-en quand même, on ne sait jamais.

Eliott s'était fait connaître comme journaliste de presse à scandale pendant les années où James et Emily se fréquentaient: tout le monde s'arrachait ce génie qui parvenait mystérieusement à obtenir des informations sur les dernières frasques du couple. La vérité était qu'Emily avait besoin des tabloïds pour se faire connaître d'une manière ou d'une autre, et Eliott de se faire un nom en dénichant des exclusivités. Les deux complices et amants occasionnels avaient donc secrètement collaboré dans l'ombre, chacun y trouvant son compte.

– Mais on a encore rien fait, protesta Eliott. Et tu t'es faite toute belle pour moi.

– Pas d'article, pas de sexe.

Eliott enfila sa veste avec humeur.

– Quand est-ce qu'on se revoit ? demanda-t-il.

– Quand tu auras quelque chose à me présenter, répondit-elle froidement.

– OK, alors j'ai intérêt à travailler à fond.

– Oui, tu as intérêt.

Il lui saisit doucement les mains. Les poignets d'Emily étaient rouges et contorsionnés.

– Désolé de t'avoir serrée trop fort. Mais t'es dangereuse, parfois. Pour toi et pour ceux autour de toi.

La sonnette retentit une nouvelle fois avant qu'elle n'eut le temps de répondre.

– Va t-en, répéta-t-elle en lui tendant de la poudre verte.

Eliott l'embrassa une dernière fois, avant de s'éclipser par la cheminée.

La jeune femme donna enfin libre court au roulement d'yeux qui la tentait à chaque fois qu'il se montrait romantique, puis se traîna jusqu'à l'entrée de son appartement sur la pointe des pieds, et regarda discrètement par le judas. Son cœur fit un bond lorsqu'elle réalisa que son visiteur tardif n'était autre que James. Elle alluma la lumière, vérifia qu'elle était sublime dans sa courte nuisette (elle l'était), détacha sa longue chevelure car elle savait qu'il les aimait ainsi, puis vérifia une dernière fois son apparence avant d'ouvrir la porte.

La mâchoire de James se décrocha en la voyant.

– Hey, s'exclama-t-elle avec un sourire éclatant. Jamie, quelle bonne surprise...

Mais il semblait incapable de parler. Ni de détacher le regard de son décolleté. Il avait toujours eu une fascination pour les jolies poitrines, et elle était bien équipée. Emily s'appuya contre la porte, et poursuivit avec une pointe de taquinerie dans la voix:

– Jamie ?

– Gnn ?

– Je peux savoir ce qui me vaut l'honneur de ta visite ?

Il rougit, et s'éclaircit la gorge pour se donner contenance.

– Oh. Hum. Hey… Je suis vraiment désolé de te déranger...

– Pas du tout, assura Emily. Je lisais un livre en attendant de trouver le sommeil.

– Seule ? s'enquit-il, l'air gêné.

– Oui, pourquoi ? feignit-elle de s'étonner de sa voix la plus innocente.

– Je sais pas. J'ai l'impression d'interrompre quelque chose. Je veux dire… T'es…woaw, conclut-il en désignant maladroitement son apparence.

Dans un faux effort de se couvrir, elle referma les pans de son déshabillé, attirant efficacement l'attention de James sur sa silhouette en sablier que la matière soyeuse épousait parfaitement. Il mit quelques secondes à détacher le regard de la forte poitrine mise en valeur par le décolleté en dentelle.

– Oh, fit Emily. Non, je suis seule. Tu sais que j'aime porter de belles choses, tout simplement. Et si tu te souviens, c'est toi qui m'a offert cet ensemble.

Ainsi que pratiquement l'ensemble de sa garde-robe, son appartement et les meubles qu'ils contenaient. Quand cela s'était su, tout le monde avait accusé James de se faire dépouiller par a croqueuse de diamant, mais la vérité était bien plus complexe: lorsqu'Emily avait sacrifié sa confortable et pécuniaire relation avec Victor afin d'en entamer une amoureuse avec James, ce premier l'avait dépouillé de tous ses biens, exactement comme elle le redoutait. James s'était donc empressé de lui redonner tout ce que le fait qu'elle le choisisse lui avait coûté, de peur qu'elle ne revienne sur ses pas. Malgré la fin amère de leur relation, il n'avait jamais réclamé ce qu'il lui avait donné.

– T'avais très bon goût, complimenta-t-elle.

Il émit un petit rire nerveux, et s'efforça de poser le regard partout, sauf sur elle.

– Alors ? Que me vaut l'honneur de ta visite ? répéta-t-elle avec entrain.

– Je… suis désolé de venir aussi tard, dit-il. Je t'avais promis de venir voir ton bras… Mais il a l'air déjà soigné, ajouta-t-il en remarquant qu'elle ne portait plus ses bandages.

Elle eut un petit rire, comme si le fait qu'il lui ait posé un lapin ne l'avait pas mise dans une rage folle.

– Oui, en effet, tu te doutes que je t'ai pas attendu toute la journée.

– Je sais, dit-il en se grattant nerveusement la tête. Je suis désolé de ne pas avoir été là.

– Ça va, j'ai cru comprendre que tu étais très occupé. Je me suis débrouillée toute seule.

– T'es quand même allé voir un Guérisseur ?

– Oui, et tout se remet en place parfaitement.

– Ah. Heureux de l'entendre.

Ils échangèrent un regard. James, troublé par sa tenue légère, se passa nerveusement les mains dans les cheveux et détourna le regard. Elle sourit.

– Tu veux peut-être entrer ? proposa-t-elle.

– Bah… comme tu l'as dit, il est trois heures du matin.

– Et alors?

– Je pensais à toi, et je voulais juste m'assurer que tu vas bien. Me suis dit qu'il vaut mieux tenir ses promesses tard que jamais.

Emily leva un sourcil, clairement dubitative.

– Tu as donc fait tout le chemin depuis Bath en pleine nuit pour ça ?

Il bomba du torse.

– Je suis un mec bien.

Elle eut un petit rire, puis reprit d'une voix pleine d'empathie:

– Je te connais, Jamie. T'es pas venu que pour ça. Quelque chose t'embête.

Le visage du jeune homme s'assombrit. Elle posa familièrement une main sur son bras. James était contrarié, donc vulnérable, donc accessible.

– Ça se voit, que tu as besoin de te changer les idées. Et ça tombe bien, parce que moi aussi. J'ai passé une mauvaise journée et une mauvaise soirée, et j'adorerai un peu de compagnie. Si tu veux, on pourrait finir le film, ou juste discuter comme la dernière fois. On est pas obligés de boire autant, mais j'ai toujours cette fameuse bouteille d'Odgen que tu devrais absolument goûter...

Comme il hésitait encore, elle décida de modifier sa proposition.

– Ou tu sais quoi ? J'ai une meilleure idée. Laisse moi juste le temps de me changer.

Emily invita James à patienter dans l'entrée tandis qu'elle montait se changer à l'étage du duplex. Elle se glissa dans son jean le plus serré, enfila son haut le plus moulant, chaussa ses baskets les plus mignonnes, ajouta sa veste en cuir la plus rock, puis se regarda dans le miroir. Elle était sublime évidemment, mais n'avait pas l'air dans la séduction et c'était l'image qu'elle voulait exceptionnellement renvoyer. Vêtue ainsi, elle avait l'air d'une amie tout ce qu'il y avait de plus sage. Une amie sexy, mais une amie innocente, sans arrières-pensées. C'était parfait, pour que James baisse ses gardes.

Quand elle redescendit les escaliers, elle le trouva en train de regarder avec l'air le plus attendri du monde les photos de Sasha qu'elle avait disposé un peu partout dans la maison en prévision de la visite qui aurait dû avoir lieue le matin même. Elle avait même disséminé des peluches et des livres pour enfants dans le salon pour prouver sa sincérité, et James sembla mordre à l'hameçon avec quelques heures de retard. Il se tourna vers elle quand elle entra dans la pièce, et demanda :

– C'était quand, ça ?

Elle regarda la photo, puis afficha un air triste.

– A son anniversaire, répondit-elle lentement. La dernière fois que j'ai eu le droit de le voir.

James acquiesça.

– C'est une jolie photo, commenta-t-il en reposant le cadre.

– Oui...

Puis elle sourit.

– Bon. Prêt?

– Où est-ce que tu m'emmènes ?

– Quelque part qui va mettre un grand sourire sur ce beau visage, assura-t-elle avec un clin d'œil. Bouffer des trucs sales, jouer, danser, je ne sais pas encore, on improvisera.

Et James ne put s'empêcher de sourire à son tour.

Elle l'emmena à Londres, dans une salle d'arcades ouverte malgré l'heure tardive, où ils s'affrontèrent comme des adolescents insouciants sur divers jeux de combats. Puis ils remontèrent la Tamise en patin à roulettes, admirèrent le soleil se lever sur les berges en dévorant des pancakes et en buvant du lait à la bouteille, puis finirent par s'échouer comme des baleines en fin de vie sur une pelouse légèrement humide de Hyde Park, qui ouvrait tout juste ses grilles.

Et ils discutèrent. De tout, de rien, de beaucoup de choses. Une discussion plaisante, ponctuée de taquineries, remède efficace à leurs soucis. James était persuadé d'avoir un don pour faire ressortir le meilleur chez Emily (elle était une crème avec lui), et Emily savait qu'elle avait le don de le faire sourire juste par sa présence. Et James ne faisait que ça. Sourire, constamment, largement, sincèrement, son cœur et son ego se nourrissant de la chaleur qui émanait de chacune de ses attentions.

Il rit beaucoup, également, et redevint aussi tactile qu'elle à force de la côtoyer. Des petites tapes amicales, des caresses sur le bras. C'était quelque chose de naturel, entre eux, et comme elle ne flirtait pas avec lui, il ne s'en sentait pas coupable.

Leur petite bulle s'éclata lorsqu'elle s'étira longuement pour chasser l'engourdissement de ses membres, et qu'il remarqua les rougeurs qu'elle avait au niveau des poignets.

– Comment t'es-tu fait ça ? s'enquit-il en cherchant à lui prendre les mains pour les examiner de plus près.

Mais Emily abaissa immédiatement ses manches, et tint ses bras hors de portée...

– Je suis suis faite mal à l'entrainement, répondit-elle avec un sourire rassurant. Tu sais à quel point je suis maladroite, parfois.

James fronça les sourcils.

– T'en es certaine ?

– De quoi ?

– De t'être fait mal toute seule.

– Oui. Qu'est-ce que tu crois ?

Il leva un sourcil. Elle écarquilla les yeux quand elle comprit ce qu'il insinuait.

– Tu penses que quelqu'un m'a fait ça ?

– Je ne sais pas. C'est le cas ?

– Jamie ! s'écria-t-elle. Non, bien sûr que non. J'ai simplement serré les bandages un peu trop fort, c'est tout. Tu sais à quel point ma peau est délicate.

– Si tu le dis, dit James avec un soupir.

Il paraissait contrarié et peu convaincu par son explication. Emily, de son côté, était enchantée par sa sollicitude.

– Même si c'était le cas, tu ne penses pas que je saurai me défendre ?

Il la détailla de haut en bas.

– T'es une crevette, ma puce.

Elle croisa les bras, l'air défiant.

– Je te mettais régulièrement à terre.

– Parce que je me laissais faire. J'ai plus de force dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps. Les seul fois où tu me battais, c'était quand tu me donnais des coups de pieds dans les parties. Ça, c'était cruel.

– Je le faisais uniquement quand tu refusais de le laisser faire, justement, se défendit Emily. Et je tapais pas si fort.

James soupira.

– Vous, les femmes, vous ne comprendrez jamais à quel point cette zone est sensible, maugréa-t-il.

Ils tombèrent dans un silence agréable, bien que James était loin d'être serein. Les explications d'Emily ne l'avaient pas convaincu, et maintenant qu'il y pensait, elle avait sous-entendu un jour que son ex pouvait se montrer violent. Elle l'avait même supplié de l'accompagner récupérer ses dernières affaires chez lui, au cas où. Sans compter qu'il les avait surpris juste après le match en train de vociférer l'un sur l'autre, et James était certain d'avoir vu la rousse pleurer. Quelque chose était étrange, dans cette histoire.

– Ems ?

– Oui ?

– Tu sais que je suis là pour toi, hein ? Malgré tout ce qui s'est passé.

Elle sourit. Oh, elle savait…

– Oui, Jamie. Merci.

– Tu peux tout me dire, insista-t-il avec douceur.

– Sauf qu'il n'y a rien à dire.

Il hésita avant de poursuivre :

– J'ai besoin d'en avoir le cœur net. Le jour où je suis venu assister à votre match…

– Oui ?

– Je t'ai vue te disputer avec ton ex. Il t'avait saisie assez fermement par le bras et… je sais pas, il n'a pas l'air d'être un nounours.

– Oui, on est tous d'accord que Charlie est une brute, répliqua Emily. Mais même s'il est furieux de notre rupture, il ne m'a rien fait. Physiquement, du moins.

James fronça les sourcils.

– Comment ça ?

Elle afficha son expression la plus triste, et réussit même à humidifier ses yeux.

– Il s'est allié avec Heidi pour me virer du CAB.

Pardon ?

Elle soupira.

– Elle a réussi à convaincre Charlie que le fait qu'on se sépare au moment où j'obtiens une promotion est loin d'être une coïncidence. Il tire les ficelles pour me saboter, et ça marche. Une pétition est en train de circuler pour mon renvoi pur et simple, et je passe en examen disciplinaire la semaine prochaine. Mais bon, je suis habituée à perdre les bonnes choses qui m'arrivent. Je savais que ça allait arriver un jour ou l'autre.

James se mordit la lèvre. D'un côté, Emily n'était pas un ange et, d'après les échos de Heidi, avait fait beaucoup de choses affreuses pour en arriver là où elle en était ; d'un autre côté, il ne pouvait s'empêcher de ressentir de la compassion en la voyant si triste. Les gens la voyaient comme une fille méchante et cruelle, mais il savait qu'elle avait une personnalité bien plus complexe. Elle était la reine de l'auto-sabotage, persuadée de ne pas mériter le bonheur derrière lequel elle courrait pourtant derrière tout le temps, pensait que la fin justifiait les moyens, et manquait d'empathie. Mais au fond, elle était une âme perdue souffrant de solitude et d'abandon, et il ne put s'empêcher de passer un bras réconfortant autour de ses épaules.

– Je suis désolé.

– Moi aussi. Je suis vraiment embêtée de ne pas tenir ma promesse envers toi.

– Quelle promesse ?

Emily eut l'air contrariée par sa réponse.

– Tu ne t'en souviens pas ? Juste avant que je ne quitte. On venait de faire l'amour sur le toit de mon ancien appart, et on parlait de l'avenir, de nos rêves.

– Ah, oui. Bien sûr que je m'en souviens.

Cette nuit-là, Emily avait avoué à James rêver de jouer professionnellement aux Bavboules, et James vouloir devenir Médicomage. Encouragé par le fait que l'autre ne trouve pas du tout ridicule ses inspirations intimes, James avait abandonné sa carrière de joueur de Quidditch, et Emily celle d'escorte. Et ils s'étaient promis de les réaliser, et s'étaient encouragés mutuellement pendant des mois. C'étaient ce genre de parenthèses douces, complices, remplies d'amour qui les avaient retenus ensemble quand tout allait mal, qui les avaient fait se battre pour l'autre quand l'espoir semblait perdu, pendant quatre ans.

– Si ça peut te consoler, j'ai foiré mes concours d'entrée de Médicomagie, ajouta-t-il.

Elle en resta bouche bée.

– T'es pas sérieux ?!

Mais il était très sérieux. Elle sentit son cœur se serrer, sincèrement cette fois, et lui prit la main.

– Je suis désolée, Jamie, et ça ne me console pas du tout. Qu'est-ce qui s'est passé ?

– Longue histoire. Mais cette porte m'est définitivement fermée. Contrairement à toi avec le monde du Bavboules, malgré ce que tu penses. Tu veux que j'en parle à Heidi ?

Emily éclata d'un rire sans joie.

– Allons, tu sais que tu n'as pas ce genre de pouvoir. Et puis, c'est pas comme si je ne le mérite pas, quelque part. Je ne suis pas vraiment ce qu'on considère comme étant une bonne personne.

– Dis pas ça.

– Je ne peux pas m'empêcher d'abîmer, de souiller ou de détruire tout ce qui me tombe sous la main. Bien sûr, je ne le fais pas toujours exprès, mais… quand tout est trop beau pour être vrai, il faut que je le détruise. Comme si j'en voulais pas, du bonheur.

– Ou comme si tu t'en croyais pas digne. Ce qui est ridicule.

Elle eut un petit rire.

– Je croirais entendre le Dr Richard.

– Tu le vois toujours ? s'étonna James .

A l'exception de ce dernier, personne d'autre ne savait qu'Emily était suivie cliniquement afin qu'elle apprenne à contrôler ses tendances sociopathes. Il était très fier d'elle, elle adorait le fait que partager de petits secrets avec lui préserve le caractère intime de leur relation.

– Bien sûr que je le vois toujours! mentit-elle sans sourciller.

Certes, elle avait dû coucher avec le médecin et le menacer de rendre leur liaison publique pour qu'il cesse de réclamer sa présence à son cabinet, mais cela en avait valu la peine.

– Oh. Je suis très content. Et très fier de toi.

Il serra brièvement leurs mains toujours enlacées.

– Étant donné que tu fais partie des personnes qui me connaissent le mieux, je le prend comme un sacré compliment, répondit-elle.

– Tant mieux, car c'est sincère.

Elle sourit tristement, l'air à nouveau abattu.

– C'est d'autant plus un sacré encouragement. Quand on te répète encore, et encore, que tu as un problème d'humanité, tu finis par arrêter de nier et te poser des questions. Et te perdre, perdre Sasha, a été une prise de conscience salvatrice. Je ne veux plus vivre comme ça, c'est pour ça que je cherche une solution à mes nombreux problèmes. J'essaie réellement d'aller mieux, même si personne ne le croit ou ne le voit.

– Je le crois, et je le vois, assura James. T'es vachement plus patiente, plus à l'écoute, plus ouverte, aussi.

– Et toi, t'est toujours aussi gentil, aussi patient, aussi à l'écoute, aussi gentil avec moi…

Elle lui caressa tendrement la joue.

– Je suis toujours abasourdie que tu m'aies pardonné aussi facilement.

– Facilement ? Je t'ai détesté pendant un moment. Et je t'ai abandonnée sur l'autel devant tout le monde.

Elle eut un petit rire.

– Ouaip. Comment oublier un souvenir aussi cuisant ? C'était tellement humiliant.

Il haussa les épaules.

– Je suis pas un avocat de la vengeance, mais ça m'a vraiment fait du bien à l'époque.

– Si c'était mon expiation, si c'était ce qu'il te fallait pour que tu considères que nous sommes quittes, et que tu m'adresses à nouveau la parole un an plus tard, alors non seulement je le méritais, mais en plus ça en valait la peine.

– Ça va probablement sonner cruel, mais une fois que j'ai su que j'avais « réussi » à te blesser profondément, j'ai pu laisser partir ma colère et ma rage envers toi. Mais je ne savais pas à quel point avant qu'on se revoie.

– Et je suis tellement contente que tu me regardes de nouveau avec ces yeux.

James eut l'air confus.

– Quels yeux ?

– Certains de tes regards sont aussi délicieux que si tu tenais dans tes bras la personne que tu aimes, et que vous étiez enroulés dans une couette épaisse en écoutant du jazz devant la cheminée qui crépite.

Incapable de déterminer comment répondre à cette description, James garda le silence, mais cela ne sembla pas gêner Emily, qui le regardait toujours avec cet air angélique et bienveillant qu'il était le seul à voir.

– Je me demande vraiment comment tu faisais pour me supporter, à l'époque, poursuivit-elle au bout de quelques minutes.

– T'es un chaton, quand tu le veux. Et puis, tout n'est pas à jeter dans notre relation. On avait nos moments.

– Comme celui qu'on partage en ce moment ?

– Oh, c'était généralement moins platonique, éluda James.

Emily éclata de rire.

– Ah, oui, beaucoup moins. On finissait souvent nus.

– On commençait souvent nus, aussi.

Elle serra leur poignée de main.

– Ça. C'est ce qui m'a manqué le plus depuis notre rupture. Des moments où je suis tellement en confiance que je peux être moi-même. Je chéris profondément ceux de passé, et j'aurais jamais cru qu'on en aurait de nouveaux. Et je suis tellement, tellement heureuse que tu sois de nouveau dans ma vie.

Elle se passa la main dans les cheveux sans cligner des yeux.

– Même si ce n'est pas de la manière que je voudrais, bien sûr, murmura-t-elle.

– Je… pensais que tu respectais le fait que je sois fiancé avec Elinor, dit James.

– Je pensais que tu le respectais ici. Mais tu m'as prouvé le contraire vendredi soir.

– Touché, dit James.

Emily se redressa sur un bras.

– Je suis sûre que tu ignores ce que tu lui trouves. Que ton attirance pour elle a été immédiate, inexplicable, impérative. Mais je peux t'éclairer.

– Ah oui ? dit James avec curiosité.

Emily haussa les épaules.

– Voyons voir… elle est rousse, à les yeux verts, des tâches de rousseurs et un fort caractère…

– Et ?

– Tu ne trouves pas que c'est évident? Elle est une bien triste imitation, mais la ressemblance est facile.

– Une imitation de ?

Elle rejeta ses cheveux en arrière, puis leva un sourcil en signe de défi.

Toi ? s'étonna-t-il.

– Voyons voir… je suis rousse, j'ai les yeux verts, des tâches de rousseurs et un fort caractère.

James eut un petit rire.

– Evans n'a rien à voir avec toi.

– Ah ! Ah ! Je ne suis pas d'accord, mon cher monsieur. Elinor n'a rien à voir avec moi. Heidi n'a rien à voir avec moi. Mais cette Lily… Je veux pas être prétentieuse, ou narcissique, mais…

– Mais ?

– La regarder, c'est comme regarder les faux sacs Louis Vuitton vendus à Camden. C'est moche. La contrebande, c'est moche. Et elle est moche, d'ailleurs.

James se contenta de rouler des yeux.

– T'es juste jalouse.

Elle haussa les épaules.

– Peut-être bien. Mais je ne me sens pas menacée. Au contraire, je suis plutôt confortée dans le fait que toi et moi, on est une évidence. Si tu n'étais pas attiré par moi encore, tu ne le serait pas par elle...

– Evans n'a rien ça voir avec toi, répéta-t-il.

Cette fois, Emily prit son air le plus sérieux. Elle se pencha légèrement vers lui, mais ils se tenaient déjà si près l'un de l'autre que leurs nez se touchaient presque à présent. James déglutit. De très près. Ces fameuses tâches de rousseurs. Ces soyeux cheveux roux. Ces brillants yeux verts. Cette fameuse beauté ensorcelante.

– T'es sûr de toi ? murmura-t-elle.

Dont il n'avait jamais réellement été désenvoûté.


Blabla de l'auteur:

(je vous préviens, je sens que cette note n'aura aucun sens.)

Saluuuuuuut!

Je voulais d'abord m'excuser pour ce délai, c'est naze, j'ai honte, j'ai vraiment fait ce que j'ai pu. Merci du fond du coeur pour vos messages, qui m'ont beaucoup touché. Au dela de cette fanfic, vous êtes une bande de poulettes que j'apprécie énormément (même si vous êtes un mec, vous être une poulette).

Sincérement. Merci. Vous aime.

Donc, je fais un rapide point niveau écriture. J'ai pas eu le syndrome de la page blanche. J'ai eu le contraire. Trop d'idées. Trop de choses à raconter. Mon portable est rempli de notes, que je n'arrivais plus à organiser. Je mangeais Chapitre 29, je dormais chapitre 29, je vomissais chapitre 29. Je savais plus comment structurer mon chapitre, ce que je devais virer, garder, rejeter plus tard dans l'histoire. Ce qui était bon, bof, mauvais. Le chapitre a venir, le 29, est l'un des pires que j'ai eu à écrire. Je ne saurais pas vous dire combien de fois je l'ai recommencé. Avec mon ordi qui se fait la malle au meme moment, (j'ai plus Word mais LibreOffice; c'est bien, mais c'est pas Word et je suis facilement perturbable) et puis je fais la rencontre de ce mec, qui est woaw, alors moi bien sûr je suis distraite parce qu'il est beau ET intelligent ET drôle, en plus il est romantique, et charmant, et tout, parfait... jusqu'à ce qu'au détour d'une conversation banale, il aborde le sujet du fisting. Anal. WTF?!( Bon, maintenant j'en rigole, mais si je fais le bilan tous mes ex sont tarés (j'en peux plus aaaaaaaargh (Ah, ça fait du bien) (trop de parenthèses dans cette note)).

Bref, tout ça pour dire que tout ce qui s'est passé autour de la rédaction de ce chap a été terrible. Ces dernières semaines ont été terribles.

MAIS...

J'ai deux chapitres et demie devant moi, donc une avance assez confortable. Je poste le prochain NOWMALEMENT avant ce week end, il ne reste que la correction et la relecture pour vérifier que je ne raconte pas n'importe quoi.

Il y a un petit changement par rapport à ce que j'avais annoncé: à la base, James et co passent trois jours en vacances. Les deux derniers jours devaient tenir en un seul chapitre, et puis au final, au vu la longueur, c'était pas possible. Me suis emballée avec tous ces personnages au même endroit (Ils sont 10 dans la maison, putain. DIX! Sans compter leurs amis et voisins qui vont et viennent! Qu'est-ce qui m'a pris?) , toutes ces possibilités.

Franchement, j'aurais du en tuer quelques uns pour me faciliter la tache.

J'ai vraiment hésité, pour être honnete.

Bref, me suis retrouvée avec un de ces pavés! Plus de 40 000 mots. Il n'était VRAIMENT pas possible de le publier tel quel pour des questions de rythmes et de lourdeur. Donc j'ai pas eu le choix, et maintenant chaque jour des vacances à sa partie. Et je suis vraiment mécontente, si vous voulez tout savoir, parce que les jours 2 et 3 sont très liés. Ce qui se passe en jour 2 à une conséquence directe sur ce qui se déroule en jour 3, les deux parties se répondent, et j'ai perdu ça en coupant.

Et bref, actuellement (la, on est le 18/10 et il est 22h17 quand je tape cette ligne (Déjà 22h... ma série Bold and the Beautiful commence dans 43 minutes, faut que je me dépèche, parait que Steffy va se remettre avec Wyatt)) je suis en train de corriger prochain chapitre. Mais c'est pas facile, parce que même s'il est supposé être bouclé, les idées affluent, et voilà que je bazarde ça, oh, bah je vais rajouter ça, ah bah non c'est pas trop cohérent... et... voilà, plus d'un mois de retard. Bravo.

Purée, je me gronde toute seule. En plus me rappelle plus où je voulais en venir, donc... euh, je vais changer de sujet.

Ah bah tiens, parlons de ce petit truc là que je vous propose, Emily centric (tellement centric que même le titre c'est son prénom).

Comme je l'ai dit plus haut, le gros de ce "chapitre" se passe entre le premier jour et le second jour, juste après que James ait dit à Lily d'aller voir ailleurs s'il était, donc juste après le dernier chapitre. Mais le truc, c'est que je me voyais pas le rattacher avec le suivant (j'ai essayé, c'était n'importe quoi). Donc je l'ai isolé, et voila. Puis comme ça, vous avez pu faire connaissance avec Emily un peu mieux.

Donc voila, je pense que l'essentiel (et le superflu) a été dit. Je suis désolée, fallait que j'évacue.

(cette note veut vraiment rien dire...)

Je pense mettre à jour samedi au plus tard, parce que la correction c'est pas mon fort, a force de relire des passages tu écris absolument n'importe quoi et tu ne vois ni les coquilles ni les fautes d'orthographe (et puis Word, quoi. Je fais quoi sans Word?!) Et je tacherai de faire les RARs un petit peu chaque jour.

Merci à ceux qui mettent en favoris/ followent, je vais voir vos profils comme je vous l'ai dit et souvent je me marre. C'est super gentil à vous! D'ailleurs, on a atteint les 100 follows donc YOUHOU!

Merci du fond du coeur à tous ceux qui prennent le temps de laisser une review ou parfois meme plusieurs, vraiment, vous savez pas comment ça me touche (bah oui, vu que j'ai du retard dans les RARs) mais... woaw, ça m'émeut, les amis, ça me touche. Vous êtes TOPS de chez TOP! D'ailleurs, j'ai pris en compte certaines de vos remarques dans le chapitre suivant, je vous en parlerai après que vous l'ayez lu. Encore désolée pour le retard, en espérant que la longueur compensera ma longue absence.

Merci à Chevalier du cat ("Toujours vivant, encore debout, toujours la banane, toujours debout"... OK, Renaud, sors de mon corps), Sundae Vanille, EwilanGil'Sayan, juliebnt, Sheshe13, Crapette, , Thedes, Lilie147, LilyP. Wooz & ptitcoeurfragile pour avoir reviewé le précédent.

Reviewez celui-là aussi, ou non, bref, faites comme vous voulez!