Hey ! Voilà déjà le troisième chapitre ! Je l'avais déjà sous le bras donc c'est allé vite :) Merci pour vos encouragements, ça me booste bien :D
Breaker : je n'oublie jamais le couple Kyo/Yuya ne t'en fais pas ^^ Vu que je ne crois pas trop à l'amour "at first sight" (eh puis c'est chiant les Oh je te rencontre et je t'aime déjà -'), les débuts de leur relation ne seront pas explicites et sentimentaux... Enfin du moins, pas "explicite" comme Kyo souhaiterait apparemment X).
(J'ai aussi remarqué - dans mes anciens chapitres - des mots/lettres zappés ou encore Mahiro qui s'est faite rebaptisée Mahari par l'orthographe automatique -' J'en suis désolée, je ferais plus attention !)
CHAPITRE 3 : INTRUS A DOMICILE
De ce soir là, la jolie blonde à la gueule de bois n'avait pas de souvenirs bien précis. Elle se rappelait seulement avoir bu (bien évidemment trop au final) et que le mélange vodka-biere-mojito avait créé une Dark Yuya. La Dark Yuya avait semblait-il été plutôt incontrôlable. Mais elle se souvenait seulement des débuts de la Dark Yuya... avant le noir complet.
Une fois sa commande reçue en un temps record, elle s'était empressée de consommer les verres. Elle voulait se détendre et au plus vite, surtout après le commencement désastreux de la soirée.
La bière était bien passée : elle sympathisait avec le groupe - à part Kyo qui restait en retrait - et s'était agréablement surprise à beaucoup rigoler avec eux. Chacun avait une personnalité bien à eux et la sienne leur provoquait tout autant des éclats de rires, jugée comiquement explosive.
Le mojito quant à lui a été un peu plus difficile : la jolie blonde commençait à avoir des bouffées de chaleur et ses joues se rosaient d'échauffement... pour un certain Tigre rouge, de façon tout à fait charmante. Elle rigolait toujours autant mais cette fois ci de façon plus agitée. Elle s'amusait à faire des imitations de grandes célébrités ou d'animaux avec les autres, n'hésitant pas à se mettre des baguettes dans le nez en prenant des airs d'éléphant de mer. C'était définitif, tout le monde l'appréciait déjà.
Quand ce fut le tour de la vodka... Yuya n'en pouvait plus. Ses bouffées de chaleur se firent plus intenses et malgré elle, tout son coté sensuel refoulait depuis longtemps ressurgit. Comme un gros BOOM maladroit. Tous les hommes présents à ce moment là ont dû secrètement remercier le ciel.
Elle avait chaud. Trop chaud. Alors elle avait tenté de mettre ses cheveux en un chignon négligé et de se faire du vent avec une main un peu saoule. Mais rien n'y faisait. Elle continua tout de même à rigoler avec sa nouvelle bande d'amis, faisant esclaffer à chaque refoule que Tigre Rouge prenait, et dans la foulée, soulevait inconsciemment sa jupe et son débardeur pour laisser passer un semblant d'air. Sa peau était maintenant collante de sueur. Les joues rouges, ses gestes de plus en plus imprécis, elle faisait parfois des mouvements trop grands, laissant apparaitre un bout de soutien gorge à un moment ou un bout de cuisse un peu trop osé à un autre.
Akari finit par le remarquer en voyant les teintes de plus en plus colorées des visages de ses compères. Quant à Tigre Rouge, il saignait carrément du nez. Elle prit alors Yuya sous son aile et l'isola discrètement du groupe.
- Yuya, je crois que tu as trop bu, rigola-t-elle. Tu commences à te dévêtir là !
- Ah Bouais ? Mais zé trop chooooow ! répondit Yuya, faisant de grands cercles avec ses bras.
- Attends je vais te passer une robe qui traine dans mon sac alors. Elle est plus ample que les vêtements que tu portes, ça va te faire du bien !
Akari partit chercher son sac, sortit une robe toute simple de couleur bleue, et la donna à Yuya qui se tenait fébrilement droite grâce au mur.
- Tiens ! Va te changer dans les toilettes et profites en pour boire de l'eau. Si tu commences à te sentir malade, dis le moi et je te ramènerais chez toi.
- Okéééé !
Yuya marcha, enfin tituba plutôt, jusqu'aux toilettes qui étaient non loin de là. Au moment de fermer la porte derrière elle, un pied bloqua cette action.
- Héééé ! Y a déjà moua ! Atta ton tour, essaya d'articuler Yuya.
Mais la porte s'ouvrit d'un coup sec, ce qui eut pour effet de faire tomber la bourrée à la renverse. Un homme rentra alors dans les toilettes et ferma la porte derrière lui, emprisonnant ainsi la jeune fille et lui à l'intérieur.
- Sortez d'ichi !
Au lieu de l'écouter, l'inconnu la tira violemment par le bras pour la faire se relever. Elle poussa un cri de douleur et se rendit compte un peu tardivement de la gravité de la situation. Elle était saoule, donc encore plus sans défense que d'habitude, et par dessus tout : seule. Elle voulut crier mais l'homme plaqua une main poisseuse d'alcool sur sa bouche, étouffant ses mots.
- Tu te tais, sale garce.
De son autre main libre, il caressa lentement les courbes de la jeune fille. Yuya coupa son souffle pour ne pas sentir la puanteur de l'assaillant : il était répugnant. Elle essaya de lui porter un coup de genou bien placé mais rata et se prit un puissant revers en retour. L'impact la projeta de nouveau au sol, une douleur stridente enflammait sa joue. Une colère sourde l'envahit une fois le choc de la gifle passé. Elle s'en voulait, elle s'en voulait terriblement. Et maintenant, un homme dégoutant allait la violer. "Qu'est ce qu'il m'a pris de boire autant ?". Elle ne tenait pas l'alcool, et ce depuis toujours. L'homme s'approcha une nouvelle fois d'elle.
A ce moment, une seule pensée remplaça les autres. "Non... Depuis quand une fille ne peut pas boire en paix au risque de se faire violer ? C'est n'importe quoi !" Elle se redressa d'un bond. Elle ne savait pas quoi faire mais elle allait se battre : hors de question de se laisser brutaliser gentiment.
La colère jusqu'à maintenant dirigée vers elle mème fut orientée vers son agresseur. Elle la sentit l'envahir dans tout son corps, dans ses moindres recoins. Elle avait des fourmis, le bouts de ses doigts la picotaient et la brûlaient. Brusquement, une sensation gigantesque de rage pris possession d'elle. Puis, sans comprendre comment, elle ne sentit plus rien à part une froide et pure cruauté. C'était la première fois que Yuya avait une conscience aussi parfaite des moindres parcelles de son être. Elle pouvait sentir l'air s'engouffrait dans ses poumons et ceux ci absorbaient l'oxygène. Elle pouvait retracer le mouvement exacte de son sang dans ses veines... Quel sensation formidable... Elle se sentait complète.
Mais c'était aussi la première fois qu'en regardant un humain, elle ne vit qu'un vulgaire insecte.
L'homme en question eut l'air soudainement terrifié et recula instinctivement.
- Q-Quoi ? Bégaya-t-il. C-c'est quoi ces y-yeux...?
Yuya ne comprit pas. Cette sensation la submergeait désormais trop, elle devenait insupportable. Son corps semblait vouloir exploser et ses jambes commencèrent à chanceler.
Un bruit fulgurant retentit sur la porte. Elle s'ouvrit dans un grand fracas et la blonde aperçut difficilement la silhouette, désormais au bord de la syncope. Des yeux carmins parcoururent la scène avant de se fixer sur les siens. Puis elle sombra.
X.X.X.X.X.X.X.X.X.X.X
Un migraine phénoménale sortit Yuya de son sommeil. Ce matin là, elle ne pigeait vraiment rien à sa vie. Elle était dans sa chambre, dans son lit et la petite Lulu était tranquillement couché à ses pieds.
Comment elle était arrivé là ? Aucune idée. Pourquoi avait-elle sur elle un pyjama non porté depuis au moins 3 ans ? Aucune idée. Qu'est ce qu'elle avait fait la nuit dernière ? Ah, la fete ! Ca donne une piste... Mais en fait... Pourquoi entendait-elle des bruits dans son appartement ?
Elle sursauta et sortit du lit à la vitesse grand V.
Mais qu'est ce qui se passe ? Elle entrebâilla lentement la porte, scrutant les horizons. Rien de visible. Elle se déplaça alors à pas de loup, à l'affut du moindre nouveau bruit. Une fois arrivée dans son salon... elle identifia la personne qu'elle attendait le moins. Le connard de la veille était tranquillement assis dans son canapé, une bouteille de saké dans une main et une cigarette dans l'autre.
- Je peux savoir ce que tu fous ici ? lança-t-elle sèchement.
L'intrus ne prit la peine de se tourner vers elle.
- C'est une façon de remercier celui qui t'a ramené chez toi et qui a, accessoirement, sauvé tes petites fesses ?
Yuya était complétement paumée.
- Pardon ? Je ne suis pas sûre de comprendre...
Elle fit l'erreur de se perdre un instant dans ses brides de souvenirs et, avant même qu'elle ne s'en aperçoive, le brun était déjà en face d'elle. Elle voulut exécuter un bond en arrière mais il attrapa fermement son menton entre ses doigts, l'interdisant à tout mouvement. Il se pencha vers elle, eut l'air de regarder attentivement ses yeux puis relâcha son emprise. Yuya crut entendre un "Je l'aurais juré..." mais Kyo arborait déjà son fameux sourire supérieur.
- Ah je vois, la dépravée a tout oublié hein ?
- Je vois pas de quoi tu parles. Mais si tu veux ressasser des souvenirs que toi seul a, je t'en prie. La dépravée te demande seulement de le faire dehors.
- Planche à pain et insolente en plus de ça.
- T'attends une deuxième gifle de ma part peut-être ? Dis moi... T'es du genre masochiste ?
Le démon aux yeux rouges ricana brièvement puis, à une vitesse fulgurante, agrippa les poignets de Yuya. Elle ne put empêcher un cri de stupeur.
- Non... Comment te dire ça ? C'est plutôt le contraire.
Malgré les circonstances, la jeune fille ne put contrôler une œillade honteuse de sa beauté pendant quelques secondes. Sa peau était parfaitement lisse et dorée par le soleil. Ses cheveux noirs, de si prés, avaient l'air finalement soyeux bien qu'ils volaient de façon indomptable. Quant à ses magnifiques yeux... ses yeux... Ils sont beaucoup trop près !
- LACHE MOI !
- Tu crois que je ne te vois pas baver sur mon corps parfait ? sourit-il. Tu veux toucher peut-être ?
- J'ai aucune envie de faire ça, pervers ! répliqua-t-elle en se débattant tant bien que mal.
- Alors pourquoi rougir ?
- LA FERME !
Kyo lâcha finalement et récupéra sa bouteille posée sur la table basse, soudainement blasé.
- Qu'est ce que t'es bruyante. J'y vais, j'ai d'autres choses à faire que de m'occuper d'une pucelle, lança-t-il en se dirigeant vers la porte d'entrée.
Quand il se retourna, Yuya remarqua des taches rouges sur son tee-shirt mais ne le fit pas remarquer.
Arrivé sur le seuil de la porte, Kyo donna le coup de grâce, souriant de toutes ses crocs :
- Ah en fait. Si tu veux te foutre à poil devant des hommes, fais le moins quand tu ne portes pas de culotte Pokémon.
-Q-QUO0I ? s'écria Yuya
Mais Kyo avait déjà disparu.
