Droit d'auteur :
Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson
Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.
Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…
Confidences
Droite. Gauche. Centre. Saut. Coup de pieds à la tête. Esquive. Droite. Gauche…
Celdwin enchaînait les mouvements de son échauffement. Taler l'avait laissée chez la Vieille Aaricia avec Ysthos et Gauvain. La Naine avait prévue de faire quelques passes avec l'épéiste mais comme celui-ci comatait ivre mort au fond de son lit, elle s'était rabattue sur les enchaînements appris par Trait.
Depuis que le mercenaire avait récupéré une enfant sauvage dans le port d'Osgiliath, plusieurs années s'étaient écoulées. Celdwin avait bien grandis… enfin disons qu'elle avait mûrie. Elle avait perdue les rondeurs de l'enfance. Son visage s'était fait plus anguleux, sa silhouette maigrichonne avait pris du muscle et des courbes pour son malheur. Elle était devenue une femme à son grand désarrois. Et elle n'avait même pas de barbe ! Trop jeune selon Zarakai. Cela avait fait hurler de rire Galaé lorsque Celdwin lui avait fait par de son « problème ». Au final, le vilain petit canard était devenue une belle jeune femme.
- Ton pied est mal placé quand tu atterris.
- Yyaaarg !
Celdwin se retourna, une main posée sur le cœur.
- T'es un grand malade Ysthos ! Tu m'as fait super peur !
La jeune enfant de Mahal scruta l'humain brun. Le soigneur brun avait six, sept ans de plus de la Celdwin. Il avait des cheveux bruns coupés courts et des yeux bleu-vert envoûtants. Des yeux habituellement rieurs… Habituellement ! Mais aujourd'hui son regard légèrement dément et le couteau qui tournait dans sa main lui apprit qu'elle avait affaire au Psychopathe et non pas au Soigneur.
- Tu dois toujours être sur tes gardes.
- Je sais.
- Habituellement tu es sur tes gardes… qu'est-ce qui se passe ?
Celdwin grimaça. Effectivement elle avait un peu la tête ailleurs en ce moment. Mais elle ne pensait pas que quiconque s'en soit aperçu…
- Ce n'est rien.
- Celledouhine…
Ok, la façon dont le Psychopathe découpait les syllabes de son prénom était tout simplement flippante. Supère flippante ! Surtout quant il la fixait avec ses yeux vides… AAAHHH !
- Ok ! Ok ! Je te raconte mais par le string en fourrure de Manwë (*), LACHE CE COUTEAU !
Et c'est comme ça que Celdwin se retrouva à se confier au Psychopathe.
- En fait je ressasse de vieux souvenirs… J'ai été trouvé dans un couffin, enfin un couffin… plutôt un panier…par des marchands. Ceux-ci venaient de la Ville de Dale et allaient au Rohan. Au-dessus de Dale, la rivière Celduin forme une grande cascade. Le panier allait vers la cascade quand les marchands m'ont vu et ont repêchés mon couffin. Ils m'ont sauvée la vie… Dans le panier, ils ont trouvés un bébé enveloppé dans une couverture brodée des lettres D et T dans un cœur. Et un bracelet d'étain. Et c'est tout. J'ai encore la couverture et le bracelet est ici fit Celdwin en secouant son poignet.
- Tu nous l'avais jamais dit…
- C'était écrit dans une lettre que m'a donné la Mamé avant que je parte. C'est Arthéon qui me l'a lue et qui me l'a expliquée… Enfin, ce qu'il faut retenir c'est que j'ai été abandonnée. Or Kavsir et Zarakai quand ils m'ont parlé de la culture naine, ont vraiment appuyé sur le fait que les enfants étaient des joyaux car peu nombreux… et que les Naines étaient vraiment hyper rare ! Il y a une femme pour trois hommes ! Du coup leurs femmes sont sur-protégées. Avoir une fille est un honneur et tout ca ! Du coup je comprend pas pourquoi j'ai été abandonnée.
- T'es peut être un mec…
- Crétin ! Fit Celdwin en tentant de frapper le brun.
- Ah non, effectivement, tu as des arguments irrévocables dit il en faisant dériver son regard en dessous du visage de son amie. Plus sérieusement, c'est peut-être à cause de ta main ?
Celdwin leva sa main droite, sa main à quatre doigts.
- Selon Kavsir et Zarakai, aucun Nain n'aurait abandonné un enfant et surtout une fille pour un tel détail. Lorsque Taler a parlé de moi à Kavsir, il a été vachement surprit. C'est lui qui a insisté pour que Taler m'accepte. Il voulait me surveiller ! UNE enfant de Mahal sans famille, c'était du jamais vu !
- Et c'est ça qui t'embêtes.
- Non. Oui. Rrrrah ! Je sais plus ! Je penses que je suis en colère. Très en colère. J'ai été abandonnée et si je ne vous avais pas croisé, j'ignorerais encore tout de ce que je suis réellement… En fait je leur en veux à mort !
- A qui ?
- A mes parents ! Bordel, ils m'ont foutu à l'eau dans un panier ! Et il y avait une cascade au bout du chemin ! Ils ont voulu me tuer ! Et je ne sais pas pourquoi… C'est ça le plus douloureux je pense… L'ignorance...
- Tu veux un câlin ?
Celdwin écarquilla les yeux. Le Psychopathe venait de lui couler un bielle ou quoi ?
- T'es sérieux ?
- Non.
-Ouf ! … En fait demain c'est mon anniversaire. Je suis née le jour du Solstice d'été… Enfin, c'est ce qui est écrit dans la lettre… Je croit qu'elle a été écrite par les marchants… C'est pour ca que j'y repense.
- Tu n'as pas de noms ?
- Nan. Ni pour mes géniteurs, ni pour les marchants. J'sais même pas comment j'me suis retrouvée à Osgiliath.
Ysthos passa son bras sur les épaules de la jeune et la serra contre lui avant de lui frotter le haut du crâne.
- Tu sais, tout ça on s'en fout ! Mais si tu veux du réconfort, tu peux venir me chercher…
- Abrutis ! Mais je garde ta proposition en tête ! Souffla Celdwin en frôlant l'oreille de son ami avant de fuir dans la maison en riant.
Blabla de fin d'OS
(*) Manwë, Roi des Valar et de l'air, le plus noble des Valar.
Oui Celdwin est vulgaire… en même temps, vu la bande de bras cassé que je lui ai fournit comme entourage, elle a des circonstances atténuantes !
