Attention, je rappelle qu'il est conseillé d'avoir lu ou de connaitre ce qu'il se passe jusqu'au tome 15 inclu. (double attention : le manga et l'animé diffère ! la saison 2 de l'anime est une pure invention.) La fic passe en narration sur les passages qui sont déjà traités dans le manga et nous nous concentrons sur le reste, néanmoins il y a des détails glissés dans la narration qui sont importants aussi :)


Pendant un peu plus d'un an, il n'y eut rien à signaler en particulier. Le jeune Comte Phantomhive avait surpris plus d'une personne, malgré son âge il avait réussi à faire de son usine de jouet une usine très renommée, réputée et importée dans plusieurs pays. Il gérait d'une main de maître ses affaires professionnelles. Ceux qui l'avaient sous-estimé ne recommençaient pas cette erreur, si tant est qu'il puisse avoir la chance de recommencer. Et le Démon Sebastian s'était transformé en un Majordome digne de ce nom qui servait loyalement son maître. Le nom des Phantomhive était connu, respecté et parfois craint. Sans son toutou attitré, Ciel aurait déjà péri deux ou trois fois, selon l'avis d'Undertaker. Le jeune Comte lui faisait parfois l'honneur de venir dans sa boutique pour lui soutirer des informations. Le Croque Mort soupçonnait Sebastian d'avoir soufflé à son jeune Maître que le précédent Comte avait souvent besoin d'Undertaker pour pouvoir mener à bien les missions que lui confiait la Reine Victoria. Et bien entendu, l'enfant ignorait tout de la véritable identité de son informateur qu'il considérait comme un excentrique bizarre et un peu fou.

Lorsque la nuit tombait, que le Comte allait se coucher, Sebastian rendait visite au Croque Mort lorsqu'il pouvait se le permettre. Les fois où il ne pouvait pas venir, c'était qu'il était retenu par son jeune Maître. Une fois le seuil des Pompes Funèbres franchit, les masques tombaient entre le Démon et le Shinigami. Sebastian lui racontait les tâches que Ciel lui réclamaient, parfois agacé par ce morveux, parfois un peu admiratif de voir un être humain d'à peine douze ans sombrer déjà dans la noirceur de l'enfer qui se déroulait sous ses pieds. Il écrasait ses adversaires comme un gosse capricieux piétine ses jouets et n'hésitait pas à utiliser son arme à feu contre ses semblables. Un adulte dans le corps d'un enfant. Un Comte qui pleurait encore la nuit lorsque les cauchemars venaient le hanter et lui remémoraient le massacre de ses parents et ses tortures. Undertaker écoutait, lui aussi pris de court par les ténèbres qui s'étaient vite emparées du cœur de Ciel. Ce gosse était futé, à n'en point douter il découvrirait la vérité sur ses parents, un jour. Mais tant qu'il ne la demandait pas clairement à Sebastian, il ne saurait rien. De son côté, le Démon avait vite compris que raconter certaines de ses journées au Croque Mort agaçait prodigieusement ce dernier, aussi n'hésitait-il pas à éterniser ses récits pour le simple plaisir de le voir s'impatienter en pianotant sur un cercueil. En général, dans les minutes qui suivaient ces provocations, le Démon se retrouvait coincé dans un autre cercueil confortable ou dans le lit du Shinigami – tout dépendait de ce qui était le plus près – sa concentration toute entière vouée au renégat. Des étreintes passionnées, lorsque Vincent prenait le dessus, des étreintes qui avaient des allures d'affrontement lorsque Sebastian gardait le contrôle. D'étranges rendez-vous nocturnes et pour rien au monde les deux amants n'auraient annulé ces rencontres.

Ciel avait grandi et mûri durant ces longs mois. Undertaker se sentait parfois troublé en le voyant. Tout le monde s'accordait à dire qu'il ressemblait à sa mère, ce qui était vrai, mais le Croque Mort lisait en lui le caractère familier des Phantomhive et reconnaissait en particulier celui de Vincent au même âge. Vincent qu'il n'avait pas su protéger malgré sa présence quasi constante à ses côtés. Vincent qui avait suivi la tradition de sa famille en se liant à un Démon. Une seule personne n'avait pas pactisé avec un Diable, mais avec un Shinigami. Malheureusement, les enfants n'avaient pas suivi son sage exemple.


Des meurtres commençaient à se répandre en ville. Des jeunes femmes. L'assassin hérita du surnom de Jack l'Eventreur et Undertaker ne fut pas le dernier informé, bien au contraire.

Assis derrière son bureau cercueil, les bougies allumées pour avoir un peu de lumière, le Croque Mort grignote un biscuit en forme d'os. Il attend. Il sait que le Chien de Garde de la Reine a hérité d'une mission : celle de découvrir qui est l'Eventreur et l'arrêter. Des morts en série. Des cercueils à fabriquer. Undertaker allait donc être sollicité d'un jour à l'autre puisqu'il voyait les corps.

Accompagné de Lau, Madame Red, le Majordome de celle-ci et Sebastian, le jeune Comte Phantomhive pénètre dans la boutique des Pompes Funèbres, guère étonné de trouver les lieux vides à première vue.

- Tu es là, Undertaker ?

Un rire moqueur résonne dans la boutique. Blasé, le Démon tourne la tête vers un cercueil adossé contre le mur, habitué aux farces du Croque Mort qui n'a pas du tout la même personnalité lorsqu'il reçoit des clients et lorsqu'ils se retrouvent en cachette. Le couvercle du cercueil se décale, laissant place à l'homme vêtu de noir.

- Bienvenue, Comte. Je pensais bien que tu ne tarderais pas à venir me voir. Tu veux enfin entrer dans un cercueil de ma fabrication ?

- Bien sûr que non ! réplique sèchement l'adolescent.

Amusé, Undertaker sort de sa cachette et jette un rapide coup d'œil à ses invités provisoire. Si Ciel et Sebastian sont totalement habitués à son attitude, il ne peut pas en dire autant de la jeune femme vêtue de rouge, de l'homme aux yeux bridés et du pseudo Majordome accompagnant la dame. Tous trois le dévisage, bouche bée et le teint soudain plus pâle. Le Croque Mort redresse son chapeau de travers sur sa tête en affichant un sourire malicieux, les yeux toujours dissimulés sous ses longues mèches :

- Je sais parfaitement ce que tu veux, Comte. Ce n'est pas le genre de cliente qui travaille au grand jour. Je l'ai rendue toute belle, tu sais !

Impassible, Ciel fixe son interlocuteur tandis que les autres se serrent les uns contre les autres comme si ça pouvait les rassurer.

- C'est justement de ça que j'aimerais que tu me parles.

- Eh bien, je vais te le dire. Mais je vais d'abord vous servir un thé. Prenez place, allez, ne soyez pas timide, achève-t-il en désignant les cercueils clos posés çà et là dans la salle.

Mal à l'aise et perplexes, les cinq personnes s'assoient sur les couvercles éclairés par des bougies, tâchant de dissimuler leurs dégoûts à cause de l'odeur de la cire chaude qui se mélange à d'autres dont ils ne veulent pas connaître l'origine. Undertaker prépare le thé et le sert dans des béchers, disparaissant presque dans la pénombre lorsqu'il va reposer la bouilloire. Il revient sans bruit auprès de ses invités et s'assoit derrière son cercueil-bureau en ouvrant sa boite à biscuits et croise nonchalamment les jambes en tournant la tête vers le Comte :

- Alors, tu souhaites que je te parle de Jack l'Eventreur, n'est-ce pas ? C'est seulement maintenant que Scotland Yard s'inquiète, mais n'est pas la première fois que j'ai une cliente pareille.

Il croque dans son biscuit. Madame Red fronce les sourcils en serrant ses doigts autour de son thé :

- Pas la première fois ? Comment ça ?

- Dans le passé, il y a eu plusieurs cas de meurtres de prostituées. Mais la façon de tuer devient progressivement plus extravagante et plus cruelle.

Il présente sa boite à biscuits à Ciel qui refuse d'un signe de tête et continue nonchalamment :

- Au début, l'assassin ne faisait pas tellement gicler le sang, c'est pourquoi la police n'a rien remarqué. Toutes les prostituées assassinées à Whitechapel ont un point commun.

Intéressé, Ciel se redresse un peu plus sur son bord de cercueil :

- Un point commun ?

- Lequel ? renchérit Sebastian.

Le Croque Mort pouffe. La situation générale l'amuse grandement, il a compris bien des choses à l'instant où tous ces gens sont entrés dans sa boutique. La vérité est sous les yeux de l'enfant qui ne voit rien.

- Lequel en effet… répète-t-il en faisant semblant de réfléchir. Lequel est-ce donc ? Ça vous intrigue, hein ?

Ciel soupire en comprenant qu'encore une fois il n'aura pas l'information facilement. Lau sourit :

- D'accord. Je crois comprendre. Votre entreprise de pompes funèbres est une couverture. Combien voulez-vous pour cette information ?

- Combien ? s'écrie Undertaker.

Lau n'a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive : le Croque Mort est soudain nez à nez avec lui, l'air tout aussi excité qu'un enfant à qui on vient de promettre un jouet :

- Je ne veux pas des deniers de la Reine ni de quoi que ce soit du même genre !

Il pivote en direction de Ciel :

- Donne-moi ce que je veux… Donne-moi le plus grand éclat de rire possible ! Dans ce cas, je te dirai tout ce que tu veux !

Fier de lui, le Croque Mort retourne à son bureau en ricanant d'avance du spectacle auquel il va avoir droit tandis que Ciel peste entre ses dents :

- Espèce d'original !

Ils n'ont cependant le choix. Undertaker est le seul qui pourra leur fournir de primordiales informations. Durant une heure, ils s'évertuent à essayer de faire rire le propriétaire des lieux. Les blagues de Lau retombent à plat, les histoires cochonnes de Madame Red obligent Sebastian à boucher les oreilles de son jeune Maître. Le Croque Mort finit par se tourner vers le Comte. Ce dernier fronce les sourcils en se demandant pour la centième fois au moins pourquoi son père était autrefois ami avec ce plaisantin. Sebastian s'avance soudain en réajustant ses gants :

- Je n'ai pas le choix.

Surpris, Ciel lève les yeux vers son Démon. Un sourire amusé fleurit sur les lèvres d'Undertaker :

- Tiens ? Et maintenant c'est le Majordome qui va nous montrer un tour ?

- Veuillez tous sortir, demande Sebastian calmement en s'adressant aux autres. Et pas question de regarder ce qui se passe dans cette pièce !

Etonnés, les quatre personnes quittent les Pompes Funèbres, laissant le Majordome en noir et le Croque Mort fou ensemble. Les masques tombent.

- A quoi tu joues ? demande le Démon en posant les deux mains bien à plat sur le couvercle du cercueil qui les sépare. D'habitude, tu ne te fais pas autant prier pour lâcher un rire.

Le Shinigami retire son chapeau et repousse ses cheveux en arrière. Son fascinant regard se pose sur son interlocuteur :

- J'espérais pouvoir te parler seul à seul, content de voir que tu as fini par comprendre.

Les sourcils de Sebastian se froncent :

- Tu pouvais attendre ce soir.

- J'en doute, répond l'autre en se levant. Quand j'aurais donné les informations, ton Maître va vouloir agir et il y a des chances pour qu'il agisse ce soir, peut-être demain aussi et tu n'auras pas le temps de passer ici. Ce que j'ai à te dire ne peut pas attendre.

- De quoi parles-tu ?

- L'information n'est pas gratuite, susurre le Croque Mort sur un ton plein de sous-entendu.

Le Démon soupire, agacé, néanmoins il ne résiste pas lorsque la main aux longs ongles noirs passe derrière sa nuque. Il plaque contre le mur Undertaker dont les lèvres se sont emparées des siennes, reconnaissant qu'il y a quelque d'excitant à profiter de ces quelques minutes volées avec les autres qui attendent devant la porte. Sa langue délaisse celle du Shinigami et descend contre son cou où il lèche la cicatrice. Le Shinigami ferme à demi les yeux en murmurant :

- Le Majordome de Madame Red, méfie-toi de lui. Si c'est un vrai Majordome, alors toi tu détestes les chats.

Sebastian redresse la tête, interrogateur :

- Ce n'est pas un Diable, je l'aurais senti.

La main passe dans ses cheveux noirs :

- Il n'y a pas que des Diables dans ce monde, Vincent, tu le sais.

Le Majordome le fait taire d'un baiser. L'avertissement de son amant n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Sachant que le temps est tout de même compté, ils se séparent à regret. Les mèches grises du Shinigami reviennent dissimuler ses yeux et il remet son chapeau biscornu.

- Madame Red m'a mis la main sur les fesses, tout à l'heure, annonce soudain le Démon désireux de partager son désarroi.

Undertaker éclate de rire en imaginant la scène. Et il a aussi la soudaine envie de décapiter cette femme qui a posé la main sur son Vincent, mais s'il ne se trompe pas elle n'a plus longtemps à vivre. Entendant l'éclat de rire, les autres reviennent dans la boutique, Ciel lance un regard à son Majordome :

- Qu'est-ce que tu as fait ?

- Rien de particulier, répond le Démon évasif en retournant s'assoir sur un cercueil avec les autres.

Affalé sur son bureau, le Croque Mort pouffe encore le temps que ses invités s'installent à nouveau.

- Alors… Je poursuis mon explication. Il m'arrive depuis quelques temps d'avoir des clientes incomplètes.

- Incomplètes ? répète le Majordome des Phantomhive.

- Oui. Il leur manque des organes.

Un silence de mort s'abat sur la boutique. Les flammes des bougies vacillent en projettent des ombres difformes sur les murs tandis que certains se demandent comment on peut s'amuser à piller un corps de ses organes après lui avoir ôté la vie.

Undertaker continue, le visage hilare face aux mines sombres de son public :

- Avant de mettre mes clients dans leur cercueil, il faut procéder à une toilette mortuaire, d'accord ? A cette occasion, j'aime procéder à un petit examen.

Tandis que chacun visualise les images dérangeantes de la toilette, les regards se posent sur les béchers contenant le thé et qui servent surement à d'autres choses dans le travail du Croque Mort. Ecœurés, ils repoussent tous la boisson devenue tiède. Lau se racle la gorge :

- Vous voulez dire que, par exemple, il manquait un rein à toutes les victimes ? Dans ce cas, l'assassin pourrait être un prêteur sur gages…

Undertaker hoche négativement la tête en pianotant sur son cercueil :

- Pas d'un rein. Il s'agit d'un organe que seule une prostituée ou une femme possède. Il leur manquait l'utérus.

Ciel fronce les sourcils, attentif.

- Dernièrement, le nombre de ce genre de clientes a subitement augmenté. Elles sont de plus en plus ensanglantées également. Je suis donc de plus en plus occupé, croyez-moi !

Le Démon opine à peine du chef. Il se souvient que ces derniers soirs, Undertaker ne l'attendait pas paisiblement, il travaillait jusqu'à son arrivée et l'odeur de la mort, de la chair froide et des produits qu'il utilisait pour nettoyer les corps envahissaient les lieux. Cet enfoiré de Shinigami s'est bien gardé de lui expliquer à l'avance les raisons de cette surcharge de travail !

- Même s'il s'agit de passages peu fréquentés, faire ça en pleine rue, et la nuit, ne serait-il pas difficile pour un amateur de retirer cette partie avec précision ? remarque-t-il à haute voix.

- Tu es perspicace, Majordome, répond Undertaker sur un ton taquin. C'est aussi mon avis.

Il se lève soudain et s'approche de Ciel. Avec sa main, il mime une lame sur le cou du Comte :

- D'abord il faudrait trancher la gorge avec un objet bien aiguisé. Ensuite, on ouvrirait le ventre et on retirerait la partie intéressante.

Ses mains se posent sur les épaules de l'adolescent :

- Il faut de l'habilité et aucune hésitation, c'est pourquoi on ne peut pas penser qu'il s'agit d'un amateur. C'est sans doute quelqu'un de l'ombre. C'est pour ça que je savais que tu viendrais, Comte.

Il s'écarte de Ciel qui le suit du regard.

- Puisqu'il est possible que l'assassin soit un homme de l'ombre, j'étais sûr que tu reviendrais ici. Il y aura surement d'autres meurtres. Une série de crimes de ce genre ne prend pas fin sans que quelqu'un y mette un terme.

La lueur dans l'œil bleu de l'adolescent est sans appel. Undertaker connait cette lueur, Vincent avait la même quand il savait qu'il n'allait pas avoir le choix et qu'il voulait aller au bout de sa mission, peu importe les moyens employés.

Le petit groupe finit par prendre congé du Croque Mort qui reste pensif, derrière son bureau, à regarder les flammes de ses bougies danser dans la pénombre de son magasin.


Fatigué, le Diable en noir se laisse tomber sur une chaise tout en regardant le Shinigami scier du bois. Le cercueil en court de fabrication est aux dimensions de Madame Red, le Croque Mort avait déjà commencé le travail avant même qu'on lui apporte le cadavre.

- Tu as saigné. Ton Maître a été peu bavard en venant demander mes services pour sa tante. Ce n'est pas elle qui a pu t'épuiser autant.

Sebastian retire ses gants et les pose sur la planche à côté de lui :

- Ne joue pas les innocents. Tu sais parfaitement contre qui je me suis battu.

Le Shinigami pose sa scie et le regarde :

- Ravi de voir que Grell ne t'a pas réduit en morceaux. Tu as beau les cacher sous ta chemise et ton impeccable veston, je devine que les plaies n'ont pas fini de se refermer et qu'il a frappé fort.

- Il a fait tourner ma lanterne cinématique en me plantant sa faux dans le corps. J'ai pu contrôler le flux des souvenirs qu'il regardait.

- Je n'en attendais pas moins de toi. Tu as passé des siècles à te battre contre moi, Démon, Grell n'est qu'un amateur en comparaison.

- J'ai remarqué. Néanmoins, je dois reconnaître que s'il avait insisté, il aurait pu en apprendre davantage à mon sujet, sur Vincent Phantomhive et sur toi. Nul doute qu'il aurait ensuite tout raconté au jeune Maître.

- Tu n'as rien à craindre de cet idiot, assure le Croque Mort. Seul un puissant Shinigami pourrait voir les souvenirs que tu veux cacher.

- Toi, tu en serais capable.

Undertaker sourit en posant un long doigt pâle sur les lèvres de son interlocuteur :

- Moi, oui. Et peut-être William également. Je n'irais rien dévoiler au Comte, tu le sais. Si Ciel apprend quoi que ce soit sur la mort de ses parents, ça ne sera pas par moi.

Le Démon reste silencieux. Ils savent tous les deux que si le jeune Comte a le moindre doute et pose la bonne question, Sebastian n'aura pas d'autre choix que de répondre la vérité. Jusqu'à présent, il ne se doute de rien, ils n'ont plus qu'à espérer que ça continue ainsi.

La main du Croque Mort délaisse la bouche pour venir lui prendre le poignet :

- Allez viens, tu as besoin d'un bon bain après cette soirée mouvementé, sinon demain tu vas être un Majordome courbaturé.

Sebastian suit le propriétaire des lieux en sachant parfaitement que la boutique miteuse dissimule des appartements relativement luxueux. Le Shinigami de légende ne dort dans des cercueils que pour la mise en scène et s'amuser, autrement il aime avoir son petit confort personnel, ce qui n'est pas non plus pour déplaire à son invité.