Droit d'auteur :

Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson

Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.

Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla...

Chapitre 5 : Les Béornides

Les nains avec Bilbo, Gandalf et le Warg courraient à toute vitesse, courraient car leur vie en dépendait. Celdwin eu une pensée furtive pour sa tranquillité passée. Les Nains l'ignoraient depuis qu'ils connaissaient son gagne-pain. Mercenaire était tout sauf honorable et étant de la haute, ils ne pouvaient s'abaisser à traîner avec de la racaille. Ça arrangeait beaucoup Celdwin qui avait une paix roayale ainsi que Bilbo qui la rejoignait pour s'entraîner ou tout simplement quand les Nains lui tapaient sur les nerfs.

Malheureusement leur routine tranquille avait volé en éclat. Depuis la veille, les Orques les talonnaient et en plus, Béorn sous sa forme animale les traquait. Celdwin venait de comprendre le plan bancal de Mithrandil. Forcer le Changeur de Peau à les héberger en envahissant sa maison ! Et le foutu magicien espérait que la haine de Béorn envers les Orques serait supérieure à sa haine des Nains et qu'il ne les mettrait pas dehors à son retour.

La pensée de ce qu'il allait arriver aurai fait rire la naine si elle n'était pas entrain de courir pour sa vie. La Compagnie allait avoir une sacrée surprise.

-Ouvrez la porte !

Mithrandil et ses conseils utiles ! Celdwin lança une insulte en sindarin contre le Magicien tout en doublant le nain blond de la Compagnie. La porte ne s'ouvrirait pas si les abrutis du haut de la colonne ne tournaient pas la poignée. Heureusement que le nain à la coiffure étrange et sentant la camomille eut un éclair de génie et parvint à ouvrir l'immense porte. La Compagnie s'engouffra dans la maison claquant la porte sur le museau de la créature.

-Il s'éloigne murmura Ori

-Ne regarde pas s'exclama son frère aîné. Ce n'est pas naturel ! C'est un maléfice !

-Ne dites pas de bêtise grogna Gandalf, cet homme est un changeur de Peau, il est le seul maître de son maléfice. Allez dormir, nous serons en sécurité ici.

Alors que les nains s'apprêtaient à s'éparpiller à travers la demeure un bruit sec les fit sursauter.
TCHAK !

Mithrandil loucha sur le carreau d'arbalète qui venait de se planter dans le mur à quelques centimètres de son nez.

-Je vous trouve bien présomptueux de vous inviter chez moi et espérer y rester déclara une voix très énervée dans l'ombre.

Alors que les membres de la Compagnie sortaient leurs armes du fourreau, une femme entra dans la lumière, une arbalète chargée pointée sur le Magicien. L'humaine était grande et avait des traits élancés. Ses yeux bleus tranchaient avec sa peau burinée par le soleil et sa chevelure rousse lâchement nattée.

-Qui êtes vous demanda Gandalf après avoir ordonner aux Nains de ne pas bouger.

-Vous êtes chez moi ! Donc JE pose les questions !

La tension était palpable. La rousse était prête à appuyer sur la détente au moindre mouvement des intrus tandis que les Nains avaient la main sur leur armes prêts à dégainer. Celdwin adressa une félicitation mentale à son hôte forcée pour tenir ainsi en respect le Magicien. La situation était certes comique pour la mercenaire, mais même les meilleurs choses avaient une fin.

- Fendelwyn fille du Rohan, membre de la Guilde du Vent Bleu lâcha d'une voix rauque Celdwin en comprenant que ni son ancienne subordonnée ni le Pelerin ne se décideraient à parler.

-Et voici Glandalf le Gris, magicien et guide de la Compagnie de nains que voici. Compléta-t-elle en désignant ses boulets personnels.

Les présentations avaient été faites. La femme le visage fermé se décala pour apercevoir le masque flamboyant de la Mercenaire. En le voyant elle eu un grand sourire et abaissa son arme tandis que son ancien capitaine fendrait la troupe masculine.

-Il y a de la place dans l'étable et quelques couvertures dans le coffre déclara Fendelwyn avant de partir avec Celdwin dans les tréfonds de la maison laissant les hommes entre eux.

-On fait quoi demanda Bofur une fois que la porte se fut refermée derrière Le Warg et leur étrange hôtesse.

-On va dormir marmonna Gandalf de mauvaise humeur, tout en se demandant depuis quand il y avait une femme ici et surtout quand est-ce que la situation avait échappé à son contrôle. Foutue naine de mercenaire !

Les deux femmes étaient entrées dans la pièce où Fendelwyn gardait ses remèdes. L'endroit était relativement grand. Les trois des murs étaient cachés par des étagères remplis de livres, de bocaux, de fioles et de récipients de terre cuite de toute formes et de toute tailles. De grands parchemins remplis de planches d'anatomie humaine, naine, elfique et orque étaient accrochés sur le dernier mur.

Fendelwyn était Adepte Guérisseuse. Elle avait passé son examen grâce à Celdwin. Elle avait largement le niveau Maître mais n'avait jamais pris d'apprentis, fait indispensable pour être reconnue par ses pairs comme Maître. Elle avait arrêté les missions avec la Guilde mais restait dans le système en leur préparant des remèdes ou… autres.

La rousse comme tout les membres de la Guilde savait que si son Maître portait son masque c'est que son identité était inconnu de ses accompagnateurs. Elle savait aussi que si ceux-ci avaient représenté un danger pour les habitants de la maison, le Warg aurait utilisé le Code pour le lui faire savoir. Fendelwyn aurait alors proposé un repas à ses hôtes, leur dernier repas. Elle était certes Guérisseuse mais elle était aussi Empoisonneuse professionnelle. Elle avait appris à manier les herbes pour tuer bien avant d'apprendre à les utiliser pour soigner. Chaque remède pouvait devenir un poison et souvent les Maîtres des Poisons étaient également des Soigneurs, bien que ce fait soit « oublié » par la populace.

Celdwin, une fois la porte verrouillée derrière elles enleva son manteau, sa cote de maille, sa protection en cuir, gardant uniquement la bande de tissus qui enserrait sa poitrine.

-Peux tu jeter un coup d'œil à mon épaule ? C'est le Hobbit qui m'a recousue, et bien que son travail ne semble pas mauvais j'aimerais ton avis de guérisseuse.

La femme acquiesça. La Rohirrime tâta délicatement la blessure. Celle-ci avait commencé à cicatriser, prenant l'aspect d'un bourrelet rougeâtre. La naine tressailli quand une pâte verdâtre à l'odeur de menthe et de Girofle fut étalée sur la cicatrise.

Fendelwyn expliqua le cataplasme apaiserait la sensation de chauffe et les tiraillements. L'alcool dont la blessure avait été aspergée avait empêché une infection mais que les points faits sur le tard avec du mauvais matériel feraient que la cicatrise serait épaisse et laide. Celdwin soupira, ce n'était ni sa première, ni sa dernière cicatrise.

La mercenaire fut installée dans une petite chambre mitoyenne de celle de ses hôtes. Elle s'installa confortablement avant de sombrer dans un profond sommeil sans rêve.

Des rires joyeux réveillèrent la Compagnie le lendemain matin. Un homme gigantesque ayant une épaisse crinière ébouriffé et d'épais sourcils était attablé à une solide table de bois suffisamment grande pour y manger à vingts. Il surveillait deux enfants, les mains collantes de miel, qui prenaient leur petit-déjeuner. L'aînée tentait d'atteindre la motte de beurre tandis que le plus petit riait aux éclats en observant le Warg. Le mercenaire attablé, était dos aux Nains. Il n'avait pas son masque ni son armure et on pouvait voir sa chevelure noire de geai striée d'argent qui tombait en molles ondulations sur ses épaules.

Gloin pensa que le mercenaire qui s'était greffé à la Compagnie depuis une petite semaine devait certainement faire des grimaces pour amuser les petiots, comme lui l'avait fait lorsque son fils, Gimli, était encore un enfant. La femme rousse, probablement la mère de famille, entra la cuisine avec un bébé de moins d'un an dans les bras et appela Gandalf qui s'était levé.

Le magicien salua la famille avant de s'installer sur un banc. Le mercenaire releva la tête vers le nouveau venu. Gloin eut le temps de voir une barbe bien taillée avant que guerrier empoigne son masque et le remette. Juste à temps car Fili venait d'atteindre le niveau du guerrier. Il y avait des couverts pour tous et bientôt tous les nains furent attablés et entamèrent le petit-déjeuner avec entrain tandis que le Warg quittait la pièce un bol fumant dans une main et une épaisse tranche de pain dégoulinante de miel dans l'autre.

L'épouse de Béorn avait été mercenaire dans la Compagnie du Vent Bleu et elle se doutait que la conversation qui allait se tenir ne concernait en rien les enfants. Elle se leva et quitta la pièce avec ses deux plus grands laissant la plus petite dans son couffin sous la surveillance de son père.

Fendelwyn interpella Celdwin qui allait entrer dans sa chambre, elle avait un message à lui faire passer et ça lui été complètement sorti de l'esprit avec l'arrivée non-conventionnelle de la Compagnie. La Naine acquiesça, elle devait juste finir de manger. La fille de Durin ébouriffa les cheveux des deux gamins qui piaillèrent de mécontentement. Le rire rocailleux de la brune les effraya faussement et ils fuirent à la poursuite de leur mère.

Dans la salle à manger Gandalf contait les aventures de la Compagnie à Béorn quand Celdwin entra dans la salle à manger. Elle resta dans les ombres, hors de vue des Nains. Elle avait déjà manger et elle souhaitait éviter au maximum la Compagnie, tout en écoutant Mithranduil qui était un excellent orateur. Dommage qu'il se serve de ce talent principalement pour embobiner les autres...

Elle vit Bilbo rejoindre la Compagnie. Le Cambrioleur était le seul à savoir qui elle était. Il avait gardé le secret et elle lui en était reconnaissante. Le Maître Hobbit était un être à part, d'une grande gentillesse et d'une grande retenue. Même quand les Nains lui sortaient pas les yeux et que Thorin était odieux, il restait calme et poli. Tous le contraire de Celdwin !

La mercenaire fut rejointe par l'épouse de Béorn pour écouter le récit que Gandalf faisait au Changeur de Peau.

- Comment connaissez-vous Azog ? Demanda froidement Thorin.

- Mon peuple était le premier dans les Montagnes. Les Orques venus du Nord nous ont attaqués. Les Survivants furent emprisonnés. Pas pour l'esclavage, non, pour le sport. L'orque pale s'amusait beaucoup à torturer autrui.

Celdwin décrocha de la conversation. Elle vit Béorn masser, sans même sans rendre compte, les larges cicatrices de ses poignets. Des souvenirs cauchemardesques revenaient dans leurs mémoires. Des cris de souffrances, la naine en avait déjà entendu, elle-même avait déjà tué lors de batailles au Gondors, au Harad ou lors de missions. Cependant, les corps mutilés, démembrés des Changeurs, adultes comme enfants, hantaient sa mémoire. Béorn et le Vent Bleu avait un passif plus important que le seul mariage de Fendelwyn. La mission de sauvetage avait noué des liens plus solides que le mithril entre le Maître des Ours et la Naine.

-Maître, il y a quelques jours Vif-argent et Aigle sont passés ici chuchota Fendelwyn sortant sa supérieure de ses pensées macabres.

Celdwin fronça les sourcils. Qu'est-ce que les deux catastrophes ambulantes lui avaient encore pondu ?

- Ils nous ont dit que vous leur aviez donnés rendez-vous à Esgaroth continua l'Empoisonneuse, ils sont partit pour Mirwook il y a trois jours.

- PAR LES COUILLES DU BALROG ! JE LEUR DIT DE FUIR CETTE RÉGION, ET CES CLOPORTES VONT SE JETER DANS LA GUEULE DU WARG !

La mercenaire était furieuse tout simplement. Son hurlement avait attiré l'attention de la Compagnie. Elle rejoint le groupe d'un pas rapide et demanda à Béorn quand est-ce qu'ils pourraient partir. Thorin devint suspicieux. Il pensait que le mercenaire aurait sauté sur l'occasion pour fuir et lui-même espérait se débarrasser du Warg à cette occasion. Il n'avait aucune confiance en l'individu qui pourrait les trahir pour de l'argent vu son métier.

-Avant le repas de midi, les poneys seront près déclara le Changeur de Peau.

Celdwin tourna les talons et partit d'un pas vif. Dwalin était persuadé de l'avoir entendu parler de poupée et de capture. Celui qui se faisait appeler « Le Warg » était fou. C'était un fait certain.

Bilbo ne retint pas son sourire. Il aimait beaucoup Celdwin. Il la considérait presque comme une amie. Le fait qu'elle n'ai aucun à priori sur lui, qu'il connaisse son secret et qu'elle lui ai montré quelques passes avec une épée aidait beaucoup. Que la Mercenaire ne puisse pas supporter l'attitude condescendante de la majorité de la Compagnie et qu'elle ose crier contre Oakenshield n'avait rien à voir avec son affection pour la Naine.

Celdwin était tendue. Elle avait remis son armure et préparé ses armes. Elle était prête à se battre et son attitude globale le criait à la face du monde. Le Magicien n'avait pas moufté lorsqu'elle avait pris place dans la colonne et lorsque Thorin avait voulu émettre une objection, le regard purement glaciale qu'elle lui avait lancé l'avait fait taire. Le fait que la mercenaire soit juchée sur un cheval et donc qu'elle surplombe largement le chef des Nains, et que son regard brille de la même lueur que celle qui éclairait le regard de Dis lorsque ses fils étaient en dangers joua certainement dans la décision de Thorin. Il était certes un roi mais il ne se mettait jamais entre sa sœur et ses petits. Trop dangereux. C'est pourquoi malgré son antipathie et son dédain pour le Warg, il laissa le mercenaire les accompagner sans râler ouvertement.

Blabla de fin de chapitre :

J'ai posté le recueil d'OS qui complète cette histoire !

J'ai pas pu le développer ici mais il y a d'autre Changeurs de Peau qui ont survécu à Azog et pas uniquement des Ours. Donc si vous avez des idées d'espèces, voire même de personnages, je suis preneuse car des Changeurs de Peau apparaîtront dans le futur et j'ai pas trop d'idées de personnages… Toute aide est la bienvenue !

A samedi ! (ou avant si j'ai la motiv' de poster un OS...)