Droit d'auteur :

Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson

Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.

Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…

Merci à toutes celle qui ont laissé un commentaire ! C'est trop gentil !

Chapitre 6 :Ce petit chemin...

L'entrée du chemin était bordé par des arbres trop vieux, trop étouffés par le lierre et le lichen pour porter plu de quelques feuilles jaunâtres. Le bout du sentier visible était étroit et serpentait entre les arbres. Le silence surnaturel qui entourait la foret mettait Celdwin mal à l'aise. Bilbo avait raison, cette foret était malade. Et ce mal avait grandis depuis son dernier passage.

La mercenaire pensa à ses corniauds de fils qui la précédaient d'un jour. Pourvu qu'il ne leur soit rien arrivés de mauvais. Elle pensa aussi à Hyarra, le pigeon de Fendelwyn, porteur d'une importante missive. Le volatil était une catastrophe ambulante et, malheureusement, représentait le plan B de la mercenaire.

Les Nains descendirent de leur monture à contre cœur. Gandalf leur avait demandé de libérer les poneys et quand ils avaient voulu s'opposer à cette demande, Bilbo avait gentiment signalé que leur hôte sous forme animale les suivait depuis leur départ. Évidement, la Compagnie ayant un minimum d'instinct de conservation libéra les poneys. Dommage, la mercenaire aurai bien aimé voir Beorn et les autres mettre une rossée aux Nains… Celdwin bichonnait le cheval que son ami lui avait prêter quand la « douce » voix de Thorin attira son attention :

-Et vous, vous ne parlez pas de renvoyer votre cheval.

-Car je ne le ferais pas ! Je le monte tout simplement. Répliqua Gandalf

Ainsi le Magicien les quittait à l'orée de Mirkwook. Les tentatives de négociations amusèrent la naine. Les Nains étaient vraiment obtus, mais un Mithrandil avec une idée en tête est bien pire. Alors que les membres de la Compagnie s'organisaient pour se répartir les sacs, Celdwin s'approcha du Pelerin Gris.

- Faites attention dans les Montagnes.

- Ainsi vous savez…

-Béorn et vous n'étiez pas des modèles de discrétion. Avec une personne lamba, ca aurai suffit, mais je ne suis pas comme le premier pecnot venu. Je vous ai entendu parlé des tombes dans les Monts de l'Angmar.

- Il y a des choses terribles commença Gandalf

-Oui, des choses terribles, certainement le coupa Celdwin. Je ne suis qu'une mercenaire et je n'ai nullement l'ambition d'être ce que je ne suis pas. Ces secrets sont hors de ma portée et j'estime que c'est une bonne chose. Si vous estimez qu'il est judicieux que j'en sache plus, alors vous me parlerez. En attendant, soyez prudent et revenez nous, je crains que la folie de l'Or n'apparaissent dans l'esprit de notre leader sans peur… Surtout après l'épreuve de l'air empoisonné de la Sombre Foret…

La mercenaire s'inclina devant le magicien avant de tourner les talons. La présence de Gandalf aurait été une bonne chose dans les prochains jours… Elle adressa une brève prière à Irmo, qu'il calme son caractère l'empêchant d'égorger un de ses camarades de routes puis elle emboîta le pas à Bilbo, entrant dans la Foret Noire. L'atmosphère lourde et humide du sous-bois prenait à la gorge, l'air était chargé de l'odeur douceâtre de l'humus et des feuilles en décomposition. Des champignons spongieux poussaient sur les bords de l'étroit sentier dallé. le chemin était camouflé par les feuilles mortes et les coups frappés pour déterminer où il se situait résonnaient lugubrement dans le bois. Aucuns Nains ne parlaient. Inconsciemment ils avaient compris qu'ils n'étaient pas à leur place et qu'un danger les guettait.

Les jours défilèrent lentement. La faible lumière qui filtrait à travers les arbres n'apportait aucun réconfort à la Compagnie. La pénombre et le silence étaient écrasants et rendaient la troupe morose et irritée. Ils perdirent assez vite leurs repères temporels avant de se perdent tout court en quittant le sentier. Celdwin en fond de colonne n'avait pas pu surveiller la direction qu'ils prenaient et n'avait donc rien pu faire. Elle n'insulta même pas les Nains. Elle était trop lasse. Maintenant ils ne pouvait que prier pour que les Elfes les trouvent avant les autres habitants de Mirkwook ou avant que leur provisions ne soient totalement épuisées.

Voir les membres de la Compagnie suspendu dans les branches d'un arbre tels d'ignobles fruits fit rire la Naine. C'était un rire fou et désespéré. Les Nains tanguaient sur leurs branches, effleurant l'eau ensorcelée de la rivière qu'ils tentaient de traverser. Celdwin s'élança dans les arbres et traversa bien rapidement. Finalement avoir vécut une décennie avec des Elfes avaient des avantages.

Plus tard, peut-être un jour, peut-être une semaine après cet événement, une dispute éclata entre le guerrier chauve et un autre. Exaspérée par leur comportement infantile, la mercenaire se leva de la racine qui lui servait de siège et s'enfonça au hasard entre les arbres.

Plus tard, lorsqu'elle repensa à cet acte, elle se dit que c'était certainement l'action la plus stupide de l'année.

La Naine avançait tout en pestant contre les toiles qui lui barraient le chemin, contre les Nains pour s'être perdus et elle avec, et contre ses enfants pour être entrer dans cette maudite forêt trop labyrinthesque pour être honnête. Par les tétons de Varda, quelle idée à la con de mettre un putain d'arbre ici !

-Vous n'avez pas changer ma chère fit une voix moqueuse, coupant Celdwin dans son plaidoyer contre Arda entière.

Un elfe blond platine aux yeux violets pale à l'allure élégante et gracile observait la Naine depuis une branche perché. Il portait l'armure aux multiples reflets verts des Chasseurs de Vert Bois et avait une fine lame dans la main.

-Enoriel... soupira la naine fatiguée mais ravie de trouver enfin de l'aide.

L'elfe blond était un des plus vieux de son peuple. Il faisait parti des premiers à avoir été éveillé par les Valars. Son grand âge en avait fait un être cynique et moqueur. Il s'était lié d'amitié avec Celdwin au fil des passages de celle-ci au Royaume des Forêts. Le fait qu'il ai longuement côtoyé les Nains avant la crise des Silmarils permettait une acceptation tranquille du caractère merdique de la mercenaire.

-Depuis quand tu as … une coéquipière ? Demanda celle-ci en remarquant l'elfe brune à l'air guindé qui l'accompagnait.

-Coéquipier ! Coupa celui-ci d'une voix glaciale

-Désolée fit la naine sans en penser un mot

-Ordre de mon bon Roi … soupira Enoriel.

L'elfe blond s'était auto-surnommé « Poisse-grolle ». Ceux qui avaient eut le malheur de l'accompagner en mission pour profiter de sa longue expérience et de sa renommée finissaient fous, subissaient une mort brutale, étaient handicapés à vie ou faisaient une dépression.

En effet Enoriel était incapable de garder un équipier. Du coup il faisait ses missions en solitaire, vadrouillant à travers la forêt malade et à travers le monde sur les ordres de son Roi.

La présence du brun frigide qui lui collait aux basques énervait profondément le Maitre Chasseur même s'il n'en montrait rien. Le pauvre petit allait subir la malédiction qui suivait le blond millénaire.

-Que fais-tu ici ? Tu sais pourtant utiliser le sentier ?

-Je suivais une bande de Nains. Ils se sont perdus et moi avec. D'ailleurs ils doivent être en danger.

-Où sont-ils demanda sèchement le brun sans nom.

-Par là dit Celdwin en désignant vaguement une direction qui était, elle l'espérait, la bonne.

-Ah… Dommage, c'est la tanière des Grandes Arachnides fit joyeusement Enoriel. Viens donc, très chère, rentrons au Palais !

Alors que la mercenaire et le blond partait vers la demeure du Roi Sylvestre, l'elfe brun s'adressa à la naine.

-Et vos amis ?

-Ce ne sont pas mes amis rétorqua fermement Celdwin avant de se rectifier. A part un et je le sais suffisamment dégourdis pour survivre jeta négligemment la rouge.

-Et puis la patrouille du Prince a pris cette direction. Ils seront secouru ! conclut le Chasseur Blond.

Le trio reprit donc son avancée rapide dans les bois. Au bout d'un moment Enoriel se mis à chanter en sautillant.

-Ce petit chemin qui sent la noisette, me rappelle soudain ce grand jour de fête où mon p'tit neveux me prenait la tête…

Selon Celdwin l'elfe brun était choqué par l'attitude désinvolte de son supérieur, du moins autant qu'une statue de marbre pouvait être choquée. Ça fit évitement rire la naine qui accompagna le blond dans son délire lyrique au grand damne du Chasseur brun. Autant qu'il s'y habitue s'il devait coopérer avec Enoriel.

…..

Le palais du Roi Thranduil était magnifique, souterrain mais cependant très lumineux, fait de bois et de pierre. Celdwin aimait cet endroit. Il représentait l'équilibre entre le vivant et l'inerte. Entre les Eldars et les Khazâd.

La mercenaire avait été très souvent au palais pendant une période. Les différentes missions s'enchaînaient dans le Rhovanion, et Thranduil qui était un client régulier avait ouvert une aile excentrée de sa demeure pour elle et ses hommes.

Enoriel mena Celdwin vers l'aile des invités. Il laissa la naine seule, repartant certainement à la recherche de son subordonné qui leur avait faussé compagnie à l'entrée du Palais.

La mercenaire balança son masque sur le lit et enleva ses vêtements les laissant en vrac au milieu de la pièce principale. Dans la salle d'eau, le bassin était plein et fumant. Celdwin se glissa dans l'eau chaude avec délice.

Les bains elfiques étaient une pure merveille. L'eau arrivait en une légère cascade et repartait par un petit siphon. La température était régulée par quelques runes luisantes de magie. Plusieurs petits flacons de savons parfumés étaient posés sur le rebord du bassin à coté d'un large pot remplis de sable.

Celdwin attrapa une poignée de sable qu'elle mouilla avant de se frotter la peau avec. Un bain après plusieurs semaines de toilette de chat était un vrai bonheur. La Naine observa les rubans de crasse disparaître dans le siphon avec satisfaction. Sa peau avait rougie sous la friction lorsqu'elle laissa sa dernière poignée de sable filer entre ses doigts. Elle s'allongea dans l'eau et se laissa flotter en observant le plafond de bois ouvragé.

-Je t'ai ramené des affaires !

La voix d'Enoriel à travers la porte de la salle d'eau sorti Celdwin de sa contemplation. La mercenaire attrapa le premier flacon qui lui tomber sous la main et se savonna avec.

Après s'être rincé, elle entrepris la délicate action de démêler sa tignasse noire. Celle-ci lui arrivait quasiment aux fesses mais et après une aussi longue période avec son masque, c'était devenu un véritable sac de nœuds. Évidement Celdwin épuisa sa patience avant d'avoir tout démêlé et un rapide coups d'épée régla le problème. De toute façon ses cheveux étaient trop longs ! Elle se sécha puis tailla sa barbe, elle aussi trop longue.

Sur le lit, comme pour la narguer, une longue robe brodée de fils d'argent était posée. Et ses anciens vêtements avait disparus ! Celdwin maudit Enoriel avant de s'emparer de la robe et de retourner dans la salle d'eau.

…..

Enoriel attendait dans son salon en pinçant doucement les cordes de sa harpe. Il avait eu le temps de prévenir son roi de la présence de la mercenaire, de courir dans le palais à la recherche de vêtement adaptés à la petite taille de son amie, de se laver et de se changer. Et Celdwin n'était toujours pas prête !

Le Chasseur se retourna lorsque son ouïe capta le doux froufroutement du tissus sur le sol. Celwin le toisait depuis l'encadrement de la porte.

-Magnifique.

-Je n'aimes pas les robes grommela t'elle.

La robe noire brodée de fils d'argent portée par la naine lui affinait la taille et camouflait ses épaules carrées. La Mercenaire avait une belle poitrine qui était mise en valeur par la coupe de son vêtement. Des petites arabesques bleues se mêlaient à celles argentées sur le bord des manches evasées et au bas de la robe. Entre ses cheveux noirs charbon encore humides et son collier de barbe ébène, les yeux bleu-glace brillaient tels deux saphirs.

-Pourtant elles te vont bien. Les Hommes et les Nains seraient à tes pieds s'ils pouvaient te voir ! Allez, enfile ça princesse et ensuite je m'occuperai de tes cheveux.

Celdwin attrapa les deux choses molles en tissus que son ami lui lança. C'était des sandales plates cousues sur le modèle elfique mais adaptées à ses gros pieds de nains. La mercenaire mis les chaussures sans trop protester. Enoriel pouvait être vraiment effrayant quand il s'énervait, mieux valait ne pas le contrarier. Elle le laissa aussi jouer avec ses cheveux. Il lui fit un chignon haut entouré d'une épaisse tresse puis s'amusa à accrocher des perles sur certaines mèches et piqua une fleur de saphir et d'argent dans son chignon.

- Parfum Orange et miel… Bon choix. Remarqua le Chasseur

- C'est le hasard.

- Tu es prête à rencontrer le Roi.

- Allons donc voir mon meilleur client.

…..

L'entretient avec Thranduil s'était bien passé. Il l'avait invité à partager son repas. Celdwin n'était pas vraiment à l'aise avec les manières guidées de la royauté. Elle connaissait les usages seyant à ces occasions et savait parfaitement les utiliser, cependant ce n'était pas son monde. Elle était trop directe et trop franche pour s'y sentir à l'aise.

Le repas avait été succulent et le vin de grande qualité. Le Roi elfique avait semblé heureux de la voir même si son visage ne fut des plus expressifs. C'est dans la tournure de ses phrases qu'il lui avait fais savoir. Heureusement que Celdwin avait passé dix années de sa vie avec des Elfes et qu'elle savait désormais les décrypter ! Enfin, plus ou moins...

Au cours du repas ils avaient parlé de sujet bien anodins. Ni l'un ni l'autre n'avaient abattu de cartes. Thranduil ne fit pas de remarque sur les raisons de sa présence et elle ne fit aucuns commentaires sur le mal qui grandissait au sein de Vert Bois. La discussion dériva des échanges entre le Royaume Sylvestre et les Hommes du Lac, à la fête de Mereth e-nGilith durant laquelle les Eldars célébraient la lumière des Étoiles. Entre le fromage et le dessert la mercenaire appris que ses fils étaient aux cachots depuis l'avant-veille.

La nouvelle ôta un poids de ses épaules. Les adorables andouilles étaient en sécurité. Pour lui avoir désobéis, ils passeraient encore quelques jours au frais, ça les feraient peut-être réfléchir aux conséquences de leurs actions !

Après le repas la mercenaire avait quitté le roi et était parti déambuler dans la cité souterraine. Son ami Chasseur avait des responsabilités qui prenaient tout son temps et ne pouvait l'accompagner. Celdwin suspectait ces fameuse responsabilités d'être rien de moins que les comptes-rendus de mission en retard ! Elle marcha jusqu'à un piton rocheux qui surplombait la ville entière. L'endroit était peu fréquenté mais elle croisa le coéquipier brun d'Enoriel. Lorsqu'elle le salua, il détourna la tête et parti de l'autre coté sans un mot.

-Habmaruthukhghurû marmonna Celdwin dans sa barbe.

-Que t'as fais ce pauvre Lender ? Questionna une voix menue.

Celdwin se retourna vivement vers la personne qui lui avait adressé la parole. Une elfe rousse vêtue d'une longue tunique verte et d'un pantalon en cuir, les yeux verts pétillants de malice était appuyé contre le mur.

-Maître Enoriel m'as dit que tu étais dans la cité. Et je sais que tu aimes bien ce promontoire...

- Je suis heureuse de te revoir, Tauriel, dit la Naine.

Dans les murs de Mirkwook, Celdwin avait deux amis, Enoriel et Tauriel, et un allié commercial en la personne de Thranduil. Les autres elfes ne lui parlaient pas sauf cas exceptionnels et lui laissaient une paix royale. Elle était libre d'aller où elle voulait, mais avec Enoriel qui avait des responsabilités qui prenaient tout son temps, la naine se sentait un peu seule actuellement.

- Est-ce que ce « Lender » est de la famille de Lindir d'Imladriss ?

- C'est son petit frère je crois …

- Ça explique donc pourquoi il est aussi coincé ! Mais changeons de sujet. Comment vas tu ?

- Je vais bien. Je rentre de patrouille. Nous avons capturé des Nains vers la tanière des Araignées. Le Roi va recevoir leur chef, Thorin Oakenshield je crois...

- Je veux voir ça ! Vite, allons vers la Terrasse Supérieure !

L'elfe rousse fronça les sourcils avant d'emboîter le pas à la mercenaire. Qu'est-ce qu'il se passait exactement ?!

Blabla de fin de chapitre

Enoriel appartient à la saga MP3 « Reflet d'Acide » de JBX. C'est vraiment une saga géniale, allez l'écouter ! Ici il est un peu (franchement) OOC… mais bon ! Je m'en fiche, je suis l'auteur !

Irmo (ou Lórien), Maître des Rêves, du désir et de la paix, frère de Mandos et compagnon d'Estë

Habmaruthukhghurû : trou du cul