Droit d'auteur :

Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson

Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.

Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…

Attention :Un chapitre un peu spécial car découpé en trois parties ! Si habituellement on suit le point de vue Celdwin, ici on suivra celui des Nains puis de Bilbo et enfin de Celdwin! Et les parties se chevauchent chronologiquement. Et deux nouveaux personnages font leur apparition ! Et voilà, bonne lecture !

Chapitre 7 : Les Nains, le Hobbit et les Elfes

Partie 1 : Les Nains

La Compagnie escortée par le groupe d'Elfes avançait vers le Palais des Elfes de Vert Bois. Les Nains avaient été fouillés et désarmés. Ils n'avaient pas d'autres choix que de suivre les Gardes elfiques en grommelant. Une pensée tournait dans la tête de chacun. Leur petit Cambrioleur avait disparu ainsi que le Warg. Le mercenaire était certes imbuvable mais sa connaissance des Terres Sauvage et sa capacité à survivre dans n'importe quel milieux en faisait un allié précieux. Et Bilbo, même si les Nains le montraient peu, était apprécié par les descendants de Durin.

Thorin fut mené au Grand Roi des Elfes tandis que le reste de la Compagnie était menée aux cachots. Les Nains furent séparés dans diverses cellules et à peine les elfes disparus au bout du couloir Dwalin commença à taper contre la porte de sa geôle. Un fort vacarme s'éleva tandis que d'autres tentaient de défoncer leur porte.

-C'est pas un peu fini ce boucan ! cria une voix inconnue de la Compagnie.

-C'est vrai quoi ! Les honnêtes gens essayent de dormir ! Renchéri une seconde voix, légèrement plus grave

- Et en plus ça ne servira à rien, vous n'êtes pas dans un pitoyable cachot Orque.

-On ne sort d'ici qu'avec l'autorisation du Roi.

L'exclamation avait stoppé les Nains. Balin tenta de voir qui venait de parler. Il en trouva l'origine facilement. En effet du mouvement était visible depuis la cellule en face de la sienne. Cette geôle était étrange. La porte était pleine sur la moitié, laissant des barreaux sur le haut et environs deux pieds en bas. Deux têtes apparurent en bas. C'étaient des nains. Le premier avait une crinière dorée comme les blés et un bouc négligé tandis que le second avait des épis noirs corbeaux accompagné d'une barbe de dix jours. Tous deux avaient une armure de cuir aux renforts métalliques. Ils avaient un grand sourire et le vieux conseiller pensa qu'ils ressemblaient trop à Fili et Kili pour être rassuré.

-Que font des Enfants de Durin dans les cachots du Grand Roi Sylvestre demanda le blond avec une mine interrogative.

-Je vous retourne la question fit poliment Balin, voulant éviter de trop en dire.

-Bah, nous on s'est fait avoir comme des débutants et maintenant on attends que Amadnous fasse sortir. Répondit simplement le brun en haussant les épaules.

- Mais je crains que ça prenne un peu de temps… Elle ne sait pas qu'on est ici… soupira le blond

Le silence retomba dans les prisons du Royaume des Forets. Les fils de Fundinchacun de leur cellule observaient les deux Nains emprisonnés en face d'eux. Leur vision rappelait des souvenirs lointains au maître d'arme. Des souvenirs de la Montagne et de deux camarades de jeux. Dwalin secoua le tête, la nostalgie ne l'aiderai pas dans sa situation.

Deux gardes escortant Thorin descendirent dans les cachots, brisant le silence pesant qui s'était installé.

-Il t'a proposé un marché ? Demanda précipitamment Balin une fois les Elfes partis.

- Oh oui… mais je suis ai dit d'aller Ishkaqwi ai durugnul déclara Thorin.

Balin laissa tomber sa tête lourdement contre les barreaux de sa geôle en marmonnant dans sa barbe.

- Ori est bloqué par des saletés de runes elfiques. Un deal était notre seule porte de sortie…

-Pas tout à fais…

Thorin était assez satisfait de la manière dont il avait envoyé le Graaand roi de elfes se faire cuire un œuf avec sa proposition à deux rondelles ! Le roi en exil enleva son lourd manteau de fourrure qu'il posa sur le banc dans l'optique de s'en faire une couche acceptable. Cependant le bruit étouffé d'un grognement le tira de sa tentative de sieste. Le chef de la Compagnie s'approcha des sa porte et chercha du regard, à travers les barreaux l'origine du bruit. Il espérait que ce n'était pas ses scène qu'il trouva le surprit au plus au point. Dans la cellule face à la sienne, un nain blond dont Thorin ne voyant pas les traits, apparemment allongé sur le sol, tendait une écuelle métallique à bout de bras tandis qu'une main pied sortait au dessus du ventail plein.

-Fili demanda incrédule Oakenshield

-Tu t'en sors ? demanda le blond sans prêter attention à la Compagnie qui fixait incrédule l'action. Thorin remarqua à ce moment que non, le nain n'était pas son neveux.

-Ta gueule et fais le guet crétin grogna une voix étouffée.

-Que faites vous demanda Balin curieux

Thorin remercia mentalement son ami, lui aussi voulait savoir mais poser une telle question ne siégeait pas à son image. Le bras, sorti jusqu'à l'épaule fut rejoint par un second tandis qu'une voix assez jeune répondit

-Ca se voit non ? Je crochètes la serrure tandis que ma quiche de frère guette les gardiens. Aie ! Sang et Fumée, ca fait mal !

-Attends Sindri je vais te guider! Vous, guettez les elfes jeta le nain blond à Thorin.

Le guerrier au bouclier de chêne n'eut pas le temps de protester que déjà le jeune s'était désintéressé de lui et guidait les mains à atteindre la serrure. Le ballet des deux mais manipulant les petits outils de fers était étrange et hypnotique. Le nain dont Thorin ne voyait que les bras et un bout des épaules était très agile et souple. Un CRAC sonore retenti dans la prison rompant la transe.

-Et merde râla le blond tandis que les pieds retournaient dans la cellule.

-C'est loupé ? Demanda Bofur depuis la gauche de Thorin.

-Et ouais ! J'ai pété mes outils fit un nain brun, le propriétaire des mains en s'allongeant aux coté de son frère devenant ainsi visible.

Le physique noble et élancé pour un enfant de Mahal du brun serra douloureusement le cœur de Thorin. Ce que le gamin pouvait ressembler à … Thorin secouât la tête espérant chasser les douloureux souvenirs.

-Ils ont encore changé leur porte râla le blond

-Encore ? Demanda Balin soupçonneux.

-C'est la troisième fois… répondit le premier nain

-Quatrième rectifia le second

-Bref, ce n'est pas notre première visite ici. Et Thranduil n'a pas du vraiment être ravi qu'on arrive à s'enfuir après avoir crocheter la serrure.

-Ouais ! La première fois c'était facile, Sindri a pu le faire de l'intérieur.

-La deuxième fois, pareil mais la serrure était plus compliquée, la dernière fois, ca ne s'ouvrait que de l'extérieur, j'ai du me tortiller dans tous les sens pour le faire mais la serrure était atteignable avec les bras, mais là,… là la difficulté à augmenté soupira le Brun.

Les Nains étaient soufflés. S'enfuir trois fois des cachots du Royaume des Forets… Ces gamins étaient géniaux ou fous… Le silence retomba sur les lieux tandis que Thorin se rallongeait sur sa paillasse.

Longtemps après, certainement le lendemain d'après l'horloge interne des Nains, un éclat de rire clair comme du cristal résonna dans la prison.

-Heureusement que Thranduil ne parle pas le khuzdul !

-Parce que toi oui peut être ? Répondit, sarcastique une profonde voix rocailleuse

- A force de te côtoyer, je connais toutes les insultes et la plus part des menaces possibles et imaginables !

Un Elfe grand et blond fort bien vêtu, accompagné d'un petit personnage passa devant la plus part des cellule avant de s'arrêter devant celle de Sindri et son frère.

-Sindri, Ivaldi, sortez de là. Ordonna une voix grave

Les deux nains sortirent de leur prison avec l'air penaud. Balin remarqua leur jeunesse et leur grandes tailles.

- Bonjour maman fit incertain le blond

-Vous méritez des baffes fit froidement la Naine avant de serrer les deux gamins dans ses bras.

Les membres de la Compagnie observaient la scène en silence prenant lentement conscience qu'une fille de Durin était présente et libre dans le Royaumes des Forets.

-Tu es là depuis longtemps.

-Hier soir.

-Et tu nous a laissé pourrir ici tout ce temps ! Protesta Sindri

-J'ai été reçue par le Roi qui m'a informé de votre emprisonnement. Je pensais vous avoir mieux éduqué, mais non, vous êtes incapable de suivre un foutu sentier ! Ensuite vous vous faites quasiment bouffer par les Araignées ! Varda merci, le stupide piaf de Fendelwyn a trouvé Tauriel et la patrouille des Gardes vous a récupéré à temps. Pour tous les cheveux blanc que je me fais avant l'age, j'ai décidé qu'un peu plus de temps au frais vous serait bénéfique !

- C'est injuste râla un des deux jeunes.

Une taloche sur le crâne le fit taire.

-La vie est une pute et tant que vous ferez des bourdes aussi grosses que vous, je vous punirai fit simplement la Naine

-On est grand maman !

-C'est vrai quoi ! On est plus de deux fois plus âgés que toi lorsque tu a eu Arahis et Meldwin !

-Je suis loin d'être un exemple. Enoriel, tu veux bien les accompagner dans mes appartements, qu'ils se décrassent et mettent des vêtements propres. Et rend les clé à l'autre rukhsul de gardien.

Le trousseau de clé vola en direction de l'elfe sous le regard envieux des Nains de la Compagnie. Le blond les attrapa d'un geste sur et poussa Ivaldi et Sindri vers la sortie.

-Avec joie, Warg de mon cœur ricana le fils des Eldars.

Le choc de la révélation coupa le souffle de Thorin. Le Warg, ce … ce … ce maudit mercenaire les avait vendu aux Elfes ! Le fait qu'elle soit la mère des deux jeunes qui remuaient de sombres souvenirs n'améliora pas du tout l'humeur de Oakenshield

-Vous nous avez trahis cracha t'il lorsque la mercenaire, enfin à visage découvert passa devant sa cellule.

Le Warg ne répondis pas, se contentant de le fixer de ses yeux vides. Le chef de la Compagnie vit les traits nobles de la Naine, ses cheveux noirs corbeaux totalement libres sur ses épaules et ses yeux bleus. La pensée que la mercenaire ressemblait à Dis passa brièvement dans l'esprit de Thorin avant qu'il ne reprenne énervé.

-Pourquoi !? Vous êtes une enfant de Mahal !

-Je pourrai être la réincarnation de Durin, ça me ferai le même effet ! Votre sort m'indiffère totalement, même si je suis biologiquement une naine, je ne le suis ni dans ma tête ni dans mon cœur. J'ai été élevé par des Hommes puis par des Elfes.

-C'est impossible ! Les Naines sont les joyaux de notre Peuple, nous les protégeons, les chérissons, elles sont les pierres centrales de notre nation !

-Alors mes géniteurs n'ont pas estimé ma valeur très importante lorsqu'ils sont jeté mon couffin dans la Celduin ! Cria le Warg, la colère faisant briller ses yeux avant qu'elle ne parte d'un pas vif.

Partie 2 : Le hobbit

Bilbo se sentait l'âme d'une sourie face à un chat. Son précieux anneau avait beau le cacher du regard des Elfes, le Cambrioleur était tout simplement mort de trouille. Surtout que le grand blond qui dirigeait les Elfes scrutait le pont comme s'il recherchait quelque chose. Pourtant Bilbo surmonta sa crainte et parvint à s'engouffrer dans le Royaume des Forets avant que les lourdes portes se referment.

A l'intérieur, le hall était emplit de gardes et Bilbo ne pouvait le traverser sans se cogner contre un elfe et donc se faire repérer. Il ne put qu'observer les Nains partirent au loin… Lorsque l'occasion se présenta, Bilbo bondis, traversa la salle en un éclair et fila dans le premier couloir vide qui se présentait à lui. Il tourna à gauche, à droite, pris des escaliers qui montaient, qui descendaient, passa par des terrasses et des ponts suspendus. Bilbo était complètement perdu.

Perdu, sans aucun reperd ni aucun allié libre dans un endroit inconnu et remplis d'individu hostile, le malheureux hobbit tenta de positiver. Le palais était magnifique et relativement vide. Son anneau le protégé de la vision des Elfes donc ils ne pouvaient le capturer. Et puis… Et il n'avait pas grand-chose d'autre de positif dans sa situation… Bilbo était épuisé par sa marche dans cette maudite foret, il était sale et il avait faim !

Avisant ses options très réduites, le Cambrioleur décida de se concentrer sur les cuisines. Une fois qu'il aurait enfin le ventre plein, il pourrai réfléchir à un plan pour faire évader ses camarades. Fort de cette résolution Bilbo se remis en route d'un pas décidé.

-Je sais que vous êtes la. Pourquoi attendez-vous dans l'ombre ? Demanda un elfe à la longue chevelure platine.

Bilbo senti son cœur s'emballer et se tassa contre le mur de l'escalier qu'il était entrain de descendre.

-Je venais vous faire mon rapport déclara une voix féminine.

Une Elfe rousse vêtue de vert passa à cote de Bilbo qui soupira de soulagement. Il n'était pas l'interlocuteur du premier Eldar. La femme s'inclina brièvement devant le blond.

-J'avais ordonné de détruire ce nids il y a deux lunes fit sèchement ce dernier.

-Nous avons nettoyé la forêt. Mais d'autres araignées arrivent du Sud mon Roi. Elles pondent à Dol Guldur la vieille forteresse. Les tuer dans l'œuf…

-Cette ruine est hors de nos frontière. Coupa le roi elfe. Votre tache est de garder les frontières, de s' assurer qu'aucun intru pénètre dans le royaume et de chasser ces monstres !

- Si nous les chassons, n'envahiront-elles pas d'autre terres ? Demanda la grande rousse

- Les autres terres m'indiffèrent. Le monde connaîtra apogée et déclin. Mais notre royaume perdurera…

Bilbo n'aimait pas le Roi Elfe. Il était… froid ! Et hautain, accordant si peu de valeur à la vie d'autrui… Le Cambrioleur avança à pas de loup dans la salle, se glissant derrière les colonnes sculptées en forme d'arbres.

- D'après Legolas vous vous êtes bien battue. Reprit le Roi.

L'elfe rousse qui se dirigeait elle aussi vers la sortie stoppa et une petit sourire vint orner son visage.

-Il s'est beaucoup attaché à vous. Continua l'homme.

Bilbo s'arrêta curieux. Sa mère si elle pouvait le voir le gronderait pour ce comportement digne des pires commères de la Shire. Autant dire qu'il s'en tamponnait l'oreille avec une babouche ! Et puis la grimace éclair de l'elfette méritait amplement qu'il reste.

- Je vous assure monseigneur qu'il ne voit en moi que la capitaine de la garde.

- Autre fois peut-être. Aujourd'hui je n'en suis pas sûr.

En voyant le Roi tourner autour de la Capitaine, Bilbo pensa à un prédateur ayant repérer une proie...

- Je doute que vous laissiez votre fils se lier avec une humble demie-sang dit l'elfe rousse.

- Non, certainement pas. Vous avez raison confirma le roi en se servant un verre de vin. Néanmoins il tient a vous. Ne lui donnez pas de faux espoir.

Voyant que la discussion était finie, Bilbo quitta la pièce avant de se faire repérer.

Le Hobbit marchait dans un long couloir. Il n'avait croisé personne depuis un long moment. Un éclat de voix suivi d'un rire attira son attention. Un elfe sortit en courant d'une pièce sous une pluie d'objets et de jurons. L'enfant d' Iluvatar passa en riant à coté de Bilbo.

Le Cambrioleur curieux passa la tète par la porte. Une femme à la chevelure ébène striée d'argent lui tournait le dos. Elle un peu plus grande que le Cambrioleur et avait pour seul vêtement une long drap de bain dans lequel elle s'était enroulée.

- Idiot d'elfe ! Fit le femme tout en empoignant la robe saphir qui était posée sur le lit.

Lorsque l'inconnue se retourna en direction de la porte de ses appartements et donc vers Bilbo, celui-ci laissa une exclamation passer ses lèvres. C'était le Warg ! Celle-ci lâcha la robe et bondi vers ses armes tout en fouillant la pièce des yeux.

Bilbo enleva son anneau et le glissa dans sa poche.

-C'est moi !

-Bilbo ?

L'air totalement incrédule de la mercenaire fut remplacé par une grande joie.

- Que je suis heureuse de vous savoir vivant ! Attendez moi donc ici un moment que j'enfile une tenue plus correcte !

La Naine parti dans une pièce annexe tandis que le hobbit fermait la porte d'entrée. Le Warg revint très vite. Vêtue de la robe bleue, les cheveux lâchement nattés et la barbe taillée, la mercenaire n'avait plus grand-chose à voir avec la créature blessée que Blibo avait recousu à vif au Carrock. Elle avait perdue son air rustre et était très séduisante malgré sa barbe… Qu'est-ce que les Nains trouvaient à cette fichue pilosité faciale ?

Avant d'avoir pu dire un mot, le Cambrioleur se retrouva dans une grande salle d'eau, un plateau de fruit dans les mains avec l'ordre de manger un bout tout en se détendant dans l'eau chaude. Le Warg avait refermé la porte derrière le hobbit qui se retrouvait seul, ses fruits dans les bras.

Reprenant ses esprits, Bilbo posa le plateau au sol et se dévêtit avant de se glisser dans l'eau chaude. Il appliqua les bons conseils de son amie et après un premier décrassage croqua dans une pomme tout en se laissant flotter.

- Enoriel, je veux mes vêtements !

- Si je te les rends, tu me promets sur ce qui t'es le plus cher que tu mettras une tenue correcte après-demain soir

-Moui…

La discussion sortit Bilbo de son semi-sommeil. Entre la chaleur de l'eau et les trois pommes mangées, le Hobbit commençait sérieusement à s'endormir. Secouant la tête pour chasser les brumes du sommeil, Bilbo se savonna une énième fois, se rinça et quitta l'eau chaude à regret. Enroulé dans son drap de bain taillé au modèle elfique, donc trop long, Bilbo se fit penser à une endive enroulée dans son jambon. Mettant cette comparaison peu flatteuse sur le manque de sommeil, il fit de se sécher puis découvrit une pile de vêtements propres à la place des sales.

C'est un cambrioleur vêtu d'un pantalon noir en lin et d'une tunique jaune pale un poil trop longue serrée à la taille par une large ceinture tissée qui sorti de la salle d'eau.

- Je vois que les anciens vêtements d'Ivaldi ne vous vont pas trop mal.

-Oui, merci !

La mercenaire se leva de son lit et serra Bilbo dans ses bras.

-Maitre Bagging, je suis sincèrement soulagée de voir que vous êtes parvenu jusqu'ici saint et sauf. Votre mort aurait été un choc terrible car au fil de nos leçons et de cette promenade en foret, vous êtes devenu un véritable ami et un soutient sûr face à la Compagnie.

Le Warg lâcha le hobbit qui était heureux de cette confidence et s'inclina rapidement.

- Celdwin, fille de Taler. Ma lame est votre.

Son nom… La mercenaire venait de révéler son nom ! La connaissant et connaissant son gagne-pain, c'était le meilleur gage d'amitié qu'elle pouvait lui donner. Bilbo la serra à son tour dans ses bras.

-Merci.

-C'est bien normal sourit la Naine. Vous devez certainement être affamé et épuisé.

Bilbo partagea le repas de Celdwin avant d'aller dormir, non pas dans le lit, car si un elfe entrait dans la pièce, il serai repéré, mais dans placard suffisamment grand pour qu'un homme y tienne allongé. Les deux amis y installèrent un très confortable nid de coussins et de couvertures et Bilbo sombra dans un profond sommeil à peine sa tête se fut posée sur le premier oreiller.

….

L'aube était venue lorsque Bilbo sorti de son sommeil réparateur. Il enfila son anneau et sorti très discrètement de son placard. Il scruta la salle mais ne vit que Celdwin assise sur un coin du lit entrain de polir une longue épée. La mercenaire avait retrouvé son pantalon et sa tunique. Rassuré Bilbo enleva la bague dorée et apparu aux yeux du commun des mortels.

- Bonjour Celdwin.

- Que votre journée soit éclairée de bons auspices. Le plateau sur le bureau est pour vous, déclara la Naine sans lever le yeux de son ouvrage.

Le Cambrioleur avisa le pain frais et odorant, le petit pot de marmelade de framboise et la motte de beurre qui lui faisait de l'œil depuis le petit guéridon. Ça sentait bon ! Bilbo s'empara du couteau et commença à se couper une tranche de pain… Par Mandos depuis combien de temps n'avait il eu un petit déjeuner convenable ?

Le ricanement de Celdwin le sortit de sa transe. Il était mi-vexé, mi compréhensif. Il devait être assez ridicule à regarder la nourriture comme si s'était l'incarnation de Yvanna elle-même…

Faisant fit des rires il s'installa convenablement et dévora tout ce qui se trouvait sur le plateau.

-Bien mangé ?

-c'était très bon. Mais et vous ?

-J'ai déjà mangé. Et j'ai remonté un deuxième plateau ici.

Bilbo hocha la tête. Celdwin rangea sa pierre à polir dans une petite sacoche et posa son arme sur la table de nuit.

-Qui est Ivaldi ?

Cette question taraudait le Hobbit depuis la veille, mais trop fatigué, il ne l'avait pas posé.

-C'est l'un de mes fils. Ivaldi est mon fils de sang et Sindri est mon fils de lait. L'histoire est un peu compliquée et assez triste… Mais là n'est pas la question. Mes deux andouilles étaient entrés dans Mirkwook avec quelques jours d'avance sur nous et j'étais à leur poursuite. Ils se sont fait attrapé par la Patrouille elfique avant d'être dévorés par les Araignées. Maintenant ils sont au cachot.

-Ah…

Bilbo ne s'attendait pas à cette réponse. Il n'imaginait pas son amie mère de famille. L'étiquette de « maman » ne collait pas du tout avec la Merceaire au masque Rouge… Puis un doute terrible envahis Bilbo.

-Est -ce vous qui avez envoyé les Elfes capturé la Compagnie ? Demanda t il soupçonneux.

Le visage de la Nainse se ferma. Elle semblait vexée.

- Non. Je n'en ai pas eu besoin. La Patrouille du Prince Légolas était déjà en route pour nettoyer le nouveau nid quand Enoriel m'a trouvée. Nul besoin de trahir mes adôôôrables compagnons. Et j'en aurait été bien en peine étant donné que j'ignorais où ils étaient. Heureusement que la Poupée les a trouvé, sans quoi ils seraient tous morts. De plus, si la Compagnie n'avait pas quittée le chemin, elle se serait jetée d'elle même dans les bras de Thranduil. Après tout, le sentier mène à son palais.

Oui la mercenaire était vexée. Bilbo se maudit d'avoir réussi à se mettre à dos sa seule alliée dans le palais. Il se dandina un peu, ne sachant que faire pour réparer sa bêtise. Heureusement pour lui, Celdwin n'était pas très rancunière sur ce sujet précis. Dans son métier, la méfiance et les soupçon étaient très courant. Elle passa très vite l'éponge quand Bilbo s'excusa d'une petite voix.

- Bon puisque ce point est réglé, dit moi comment comptez-vous faire sortir les Nains.

Bilbo haussa un sourcil surprit. Elle voulait l'aider à faire sortir Oakenshield alors que les deux Nains passaient leur temps à s'envoyer commentaires méchants et mesquins sur commentaires méchants et mesquins.

- Non je ne vous aiderai pas. Je suis même fermement opposée à cette idée. Mais je connais un peu la culture Hobbit. Vous essayerez de les délivrer quoi que je dise. Je peux vous éviter de tomber entre les mains des Elfes… Et oui vous avez pensé à voix haute. Fit Celdwin avec un grand sourire.

-Ah… Merci de votre aide… Et pour tout dire, je sais pas trop… Il faudrait que je me procure les clés… Et que je trouve les prisons… Et une sortie de secourt.

- Bien. Galion est le maître des clés. Vous le trouverez certainement aux cuisines. Et pour les prisons, je vais sortir les bigorneaux de fils de là toute à l'heure. Vous me suivrez. Par contre je ne pourrais rien faire d'autre si ce n'est prier. Thranduil est un client bien trop important pour que je puisse t'aider. Vous devrez mettre la main sur le trousseau tout seul.

-Je n'y arriverai jamais…

-Mmm… Pas sûr. Demain soir c'est Mereth e-nGilith. Une importante célébration elfique. Tout le monde y sera convié. Et le vin coulera à flot. Les gardes se relâcherons forcement un peu. Ce sera le moment idéal pour agir. Je m'occuperai de détourner l'attention du Roi. Il restera Poupée et Tauriel…

- Pardon ? Qui ?

- Le prince et la Capitaine des Gardes. Je suis certaine que vous vous en sortirez ! Surtout avec votre « talent » à devenir invisible.

Bilbo rougit devant le regard de la mercenaire. Il pouvait sentir l'anneau lourd dans sa poche. Que dire ? Que faire ?

Prenant sa décision, le Hobbit sorti l'anneau et le posa sur la table.

-je l'ai trouvé dans les Monts Brumeux.

Celdwin prit l'anneau, l'observa sous toutes ses coutures et le passa au doigt. Elle disparut brusquement. Bilbo sursauta et chercha une présence dans la pièce. Il n'y avait plus une seule trace de la mercenaire. C'était effrayant ! Et aussi soudainement qu'elle avait disparue, Celdwin réapparue.

-Un anneau magique… murmura t'elle les yeux écarquillés.

Elle le donna au Cambrioleur qui le glissa vivement dans sa poche.

-Faites attention maître Hobbit. Les objet ensorcelés sont puissants mais dangereux. Lors de missions au Harad, j'ai pu observé les actions de ces choses. Pour leur créateur, ce sont des aides inestimables mais pour ceux à qui ils ne sont pas destinés, ils apportent infortunes et malheurs.

- La créature…

-Pardon ?

-Il y avait une… chose. Pas un gobelin, pas un orque, pas quoi que ce sois que je connaisse. Elle était folle et dangereuse ! Elle voulais me manger ! J'ai trouvé l'anneau peu avant de croiser cette créature.

- J'ignore si cette créature avait un lien avec votre anneau… Mais je vous en conjure, manipulez le avec prudence et donnez le à Mithrandil ou au Seigneur Elrond lorsque vous les reverrez ! Cet objet ne vous est pas destiné, pas plus qu'à moi ou qu'à quiconque.

Bilbo observa l'anneau inquiet avant de le glisser dans sa poche. Il y tenait à cet objet. Il l'avait trouvé, il était à lui ! Mais en même temps les paroles de Celdwin n'étaient pas des plus encourageantes…

- J'aviserai en temps voulu… Pour l'instant j'en ai besoin.

- Je vous l'accorde. Je vais aller m'entraîner avec une amie. Profitez en pour visiter. Ou pour vous reposer. Demain quand j'aurai fait sortir mes garnements, vous ne pourrez pas revenir dans la chambre. Le risque que leur langue fourche sous l'effet de l'alcool est faible mais présent… Ivaldi et Sindri ne doivent pas savoir que vous êtes là !

Bilbo hocha la tête. La mercenaire enfila son armure puis s'empara de ses armes. Les deux amis sortirent de la chambre, Celdwin partant pour les terrains d'entraînement, Bilbo partant en exploration, un parchemin et un fusain dans la poche.

Partie 3 : Les Elfes

Mereth e-nGilith. La Fête de la Lumière des Étoiles. Tous le peuple des Elfes de Mirkwook avait été convié aux réjouissances. Il y avait un grand orchestre composé des meilleurs musiciens, les convives portaient leur plus beau atours, la grande salle avait été décorée de pétales de fleurs et d'arabesques de glaces magiques, les Enchanteresses avaient invoqué des multitudes de petites billes de lumière qui voltigeaient telles des lucioles ivres. La fête de l'année pour les Elfes des Bois ! Autant dire que la musique poussait au suicide, que les invités étaient aussi intéressants que des poissons asthmatiques et avaient autant de conversation. En conclusion, Celdwin s'ennuyait profondément.

Tauriel l'avait longuement bassiné sur le fait que toutes lumières étaient sacrées, que les étoiles étaient la mémoire du monde, précieuse et pure. La mercenaire avait alors répliqué que c'était juste des loupiotes dans le ciel, Varda qui avait oublié d'éteindre ses chandelles. Étonnamment la rouquine avait fait la tronche. Pour sa défense, Celdwin était encore très jeune à cette époque et avait encore du mal avec les notion de tact et de diplomatie.

Des décennies s'étaient écoulées et même si elle ne disait rien, l'opinion de Celdwin sur cet événement n'avait pas changer d'un iota. C'était mortellement pénible, pour rester polie. Elle ne souhaitait que se sauver d'ici abandonnant ces Elfes hautains pour aller castagner de l'arachnide, explorer la Forêt ou aller à Esgaroth ! Heureusement que Thranduil était un fin connaisseur de vin et que le buffet était à volonté ! Il y avait même du canard confis !

Attrapant une sixième coupe de vin, si son compte était bon, la mercenaire quitta son poste d'observation et plongea dans la foule des Eldars à la recherche d'une connaissance amicale autre que ses fils. Les deux gamins étaient présents à la fête. Celdwin leur avait bourré le crâne de recommandations pour la soirée et de menaces s'ils déclenchaient un incident diplomatique.

Leur présence était une magnifique punition pour eux et pour les elfes et en plus ca remontait le moral de la mercenaire car entre le caractère psycho-rigide des grandes tiges elfiques et sa foutue robe, l'humeur de Celdwin n'était pas particulièrement au beau fixe. Enoriel l'avait encore une fois obligée à se vêtir « comme une Dame », pour l'important événement. Le fait qu'elle soit une naine, seule ou presque dans le plus grand royaume elfique d'Arda et que Thranduil soit un client important l'avait empêchée d'envoyer Enoriel dans les roses.

Un éclat roux attira son attention. Tauriel se faisait la malle. Celdwin la suivit, bousculant des invités, écrasant des pieds avec application. Que Tact et sa consœur Diplomatie aillent se faire voir, elle avait déjà fait suffisamment d'efforts pour la soirée !

La Capitaine des Gardes descendait vers les cachots. Elle devait faire sa ronde. Pourtant, de son promontoire, la mercenaire qui avait une vue plongeante sur les geôles vit son amie s'arrêter devant une cellule et parler avec un des prisonniers.

La grande rousse était assise sur la Grande Terrasse, les pieds balançant dans le vide. Elle semblait songeuse. La mercenaire la rejoint mais préféra rester debout, appuyer contre la rambarde.

-Tu pense à ton prisonnier ?

L'elfe sursauta. Sa réflexion ne devait pas être aisé pour que Celdwin arrive à la surprendre. Le légers rougissement de ses joues indiqua à la naine qu'elle avait visé juste.

- Qui est-ce demanda Celdwin craignant la réponse. Si Tauriel avait flashé sur Bombur ou pire Thorin !, elle la pousserai dans le vide !

- Le grand nain, l'archet brun...

-Kili murmura la Naine. Le neveux de Oakenshield…Tu ne devrais pas t'attacher à lui. Outre le fait que ce soit un Nain second héritier d'Erebord, il est mortel.

-Je sais… Mais je en suis incapable, gémit la Capitaine des Gardes.

- Il est ton Fëa Ononë ? Demanda Celdwin, connaissant l'importance de la chose chez les Eldars.

- Je… Je ne sais pas, tout est si embrouillé…

- Fais attention Tauriel. Au contraire de ton frère tu as choisi une vie immortelle. Tu supporterais la douleur d'une rupture mais la déchirure de la perte de celui à qui tu aurais lié ta vie te tuerai à coup sur…Or les Nains sont condamnés à courte échéance.

-S'ils sortent d'ici !

-Oui, s'ils sortent… répéta Celdwin les yeux dans le vague. Nous avons du temps avant ta prochaine ronde, allons nous amuser ! Je croit que Ivaldi et Sindri ont versé les réserves d'eau de vie dans les boissons.

Tauriel franco les sourcils imaginant les catastrophes à venir.

-Ça explique les rires… Tu ne devais pas les surveiller ?!

- Je te surveillais toi ! Et ne t'en fais pas, ils seront puni. Je compte les laisser ici demain comme larbins pour les cuisines. Ils seront de corvée de plonge pour toute la vaisselle de la fête ! Ricana Celdwin.

La Naine s'avança pour aider son amie à se relever mais dans son mouvement se prit les pieds dans sa robe et se cassa la figure. Mahal qu'elle pouvait haïr cet encombrant tissu !

Blabla de fin de chapitre

Oui, c'est le plus long chapitre de la fic. ET non, les suivants ne feront pas cette taille.

Partie 1 :

La Celduin (prononcé « Celduhain ») est une rivière qui prend sa source dans la Montagne Solitaire, qui remplit le Long Lac puis continu vers le Sud puis l'Est avant d'être rejoint par la Rivière Carnen et de se jeter dans la Mer de Rhûn après plus de 1300 km de trajet.

Celwin se prononce « Celdouïne »

Partie 2 :

Oui Tauriel est une Semi Elfe ! Sérieusement, vous en avez vu des Elfes roux vous ? Il y en avait bien aux premiers ages, mais ils sont tous morts. Tauriel ayant à la louche 700 ans, elle ne peut pas être une survivante. Et pour les elfes, 700 ans c'est jeune, très jeune, trop jeune pour être capitaine des gardes ! Seule solution, elle n'est pas une vraie elfe !

Vocabulaire :

Amad = mêre

Ishkaqwi ai durugnul : allez donc voir le recueil d'OS (oui, oui, je m'autofais de la pub)

rukhsul : rejeton d'Orque

Merci Aliena Wyvern pour les insultes !