Droit d'auteur :
Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson
Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.
Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…
Chapitre 11 : Survivre
Des ruines fumantes. Des ruines fumantes au milieu d'un lac. Quelle ironie. Et quel désespoir. Tous ces gens chassés de chez eux, trempés de l'eau gelée du Lac, blessés dans leur fuite aveugle et terrorisés par l'attaque du Dragon. Tous ces gens qui pleuraient leur morts et leur vie partie en fumée.
L'ambiance était… figée. Les habitants d'Esgaroth étaient totalement abattus, hagards, ne sachant que faire. Bard allait de l'un à l'autre apportant des paroles de réconforts. Quelques villageois tentaient de sauver ce qu'ils pouvaient des eaux glacées.
Celdwin suivie par sa fille et six mercenaires observait le rassemblement humain.
- Arahis, envoie ton piaf à ton frère. Il peut ramener les mômes à leurs parents… Les autres, sortez vos couvertures et vos habits de rechanges. En priorités les enfants et les vieux. Vous rassemblez les blessés, Malvina s'en occupera.
La petite blonde menue acquiesça de la tête. Elle était dans la Guilde depuis 11 ans, depuis qu'une attaque de brigands avait tué sa famille et qu'un coup de dague avait détruit ses cordes vocales. Elle était la guérisseuse du groupe et était redoutable au lancer de couteaux et de lames en tout genre.
Les mercenaires rejoignirent les survivants de Lacville. Celdwin s'approcha de Bard. Le batelier avait une mauvaise balafre qui courait de son menton à sa tempe. Il semblait sur le point de s'effondrer et pourtant il continuait à agir pour son peuple.
- Bard.
- Celdwin.
- Que vas-tu faire ?
Bard stoppa. Que comptait-il faire ? Que fallait-il qu'il fasse ? L'hiver été là, ils n'avaient plus de toit, plus de vivre, plus rien. Les vêtements sur leur dos et quelques bricoles sorties de l'eau… Ils ne passeraient pas l'hiver dans l'état actuel.
- Je sais pas… Je sais plus… Je…
Le Semi-Elfe se laissa tomber au sol. Catatonique.
- Bard, demande à Arahis une couverture et va dormir. Je me charge d'organiser la survie première des gens. Ils auront besoin d'un meneur et tu as ça dans le sang. Quand tu n'as pas une tête de chien mouillé sur le point de trépasser... ajouta Celdwin.
Le petit cailloux que le batelier envoya à la tête de la mercenaire la rassura. Il ne mourrait pas tout de suite. Celdwin observa le futur beau-père de son fils partir à la recherche d'un coin sec pour dormir. Elle avait un camps à organiser !
-Tauriel ! Anoth !
L'elfe et la Changeuse de Peau se retournèrent vers la Naine. Elles étaient intactes toutes les deux.
- Où sont les Nains ?
- J'ai pu guérir Kili. Ils sont partis tous les quatre il y a une heure environ.
- Ça m'ôte une épine du pied ! Anoth, tu me feras un compte rendu de la soirée plus tard. Pour l'instant, j'aimerai que tu me fasses un état des lieux. Tauriel je ne peux rien t'ordonner mais j'aimerai que tu prêtes un coup de main à Malvina pour les blessés. Il y a déjà suffisamment eut de morts comme ça.
L'elfe déclara qu'il n'y avait aucun problème avant de filer. Anoth était déjà partie. La Changeuse de Peau était une femme brune d'une petite trentaine d'années aux yeux gris cendrés. Pas très grande, assez fine, un physique passe partout si on exceptait les vêtements en cuir noir et l'aura de danger qui l'entourait. Elle était un Assassin et l'une des meilleures de sa « profession ».
Celdwin fit un tour rapide des villageois. Ils étaient peu nombreux, trop peu nombreux. Hilda Bianca la marchande de légume vint trouver la mercenaire masquée.
- Maître Warg. J'ai besoin de votre aide.
- Comment puis-je vous venir en aide ?
- Nous devons nous organiser mais je sais pas comment. Il manque au moins 20 personnes et nous n'avons plus rien…
Celdwin grimaça en voyant les yeux de la femme s'emplir d'eau. Elle ne savait pas gérer le relationnel. La Naine fit passer l'humaine dans les bras de Okar, l'un de ses mercenaires. C'était méchant car lui non plus ne savais pas comment s'occuper de réconforter la femme en larmes mais tant pis pour lui.
Celdwin s'approcha des quelques gars qui plongeaient dans le Lac. Ils avaient réussit à sortir des choses des eaux. Des bouts de meubles à moitié brûlés, des vêtements, quelques poteries, des tapisseries du vieux Bertrand, des vivres qui, par quelques miracles, flottaient encore, et malheureusement des corps… trop de corps.
- Warg.
- Oui Anoth ?
- Malvina et Tauriel sont débordées. Trop de blessés, brûlés ou meurtris dans la fuite… Mais le pire, c'est qu'ils tombent malades à cause de l'eau gelée.
- Il faut éviter ça. Demande à Bartholomé et à Okar de rassembler du bois. Qu'ils fassent un feu. Il faut que ces exilés puissent se sécher. Ce n'est pas avec ce maigre soleil d'hiver qu'ils vont pouvoir le faire. Et envoie-moi Kurd et Arahis.
La Changeuse de Peau acquiesça et fila en fendant la foule de réfugiés. Celdwin la vit attraper le jeune archer et le grand guerrier par la manche et les traîner à sa suite. Ça la fit sourire. Une maman avec ses sales gosses. La naine ricana et se jura de ne jamais révéler cette pensée à voix haute. Trop dangereux !
Kurd, un homme de taille moyenne, au crane rasé, à la peau halée et aux grands yeux noirs charbon, armé d'une double hallebarde se présenta devant sa chef de Guilde. Il était suivit par Arahis.
- Il faut aller voir les gens, leur demander ce qu'il leur reste comme vêtements, couvertures, fourrures, comme poteries, vaisselles, comme vivres… et comme disparus. Même si c'est terrible, nous devons absolument savoir qui est mort. Il faut savoir le nombre de bouches à nourrir. Pour pouvoir organiser le rationnement. Pour qu'ils passent l'hiver…
- Je vais leur demander grommela Kurd avant de faire demi tour.
- Je vais l'accompagner pour éviter un massacre sentimental. Koraks est revenu. Amhris ne devrait plus trop tarder avec les petits. Et y a Légolas qui parle avec Tauriel.
Celdwin soupira. Avec le retour de Poupée, c'était des ennuis qui arrivaient. Elle partit en trottinant vers l'endroit désigné par sa fille aînée. Au loin elle reconnut les enfants d'Illuvard. Putain mais qu'est-ce que Bard faisait debout !
- Bard ! Crétin de batelier !
- Mais laisse moi tranquille mercenaire de malheur !
- Va dormir !
- Pas la peine !
- Tu ressembles à un cadavre de trois jours ! Et y a même l'odeur !
Sous les yeux hallucinés de Légolas et ceux blasés de Tauriel, le Semi-Elfe et la naine commencèrent à se disputer avec grands renforts de gestes et de hurlements. Mais il n'y avait plus la violence et la méchanceté des premiers jours. Ils avaient grandis…S'étaient assagis… Tous les deux.
- On se calme les enfants ! coupa la Capitaine des Gardes de Mirkwook.
Deux regards outrés se fixèrent sur la rouquine qui retint un gloussement. Des vrais gamins malgré leur 181 et 162 printemps respectifs.
- Le Prince Légolas et moi partons à la poursuite de Bolg. Nous devons savoir ce qu'il mijote.
Celdwin hocha la tête. Elle s'éloigna un peu avec Poupée laissant un peu d'intimité à Tauriel pour qu'elle puisse discuter tranquillement avec son arrière-arrière-arrière-arrière-petit-neveux.
Puis les deux Elfes partirent au galop. Légolas avait du renvoyer Arrow chez son père car il avait désormais deux montures, l'une rouan, l'autre bai. Bard, aux cotés de Celdwin observait sa parente disparaître au loin.
- Nous devons nous rendre à Dale déclara le Semi-Elfe.
- C'est un champs de ruines.
- J'y vais régulièrement. Il y a quelques habitations encore debout ainsi que le grand marché couvert. Nous pourrons nous y abriter.
- Ca me semble une bonne idée. J'ai demandé à mes hommes de récolter des informations et à d'autres de faire un feu pour réchauffer et faire sécher tes gens.
- Ce ne sont pas mes gens…
- Avec la mort du Maître, tu es devenu, de par ton sang, le responsable des survivants d'Esgaroth. Ils sont tes gens… Le soleil sera à son zénith d'ici deux heures. Partez à ce moment là et normalement, même avec les blessés et les plus âgés, vous atteindrez Dale avant la nuit. Par contre laisse moi quelques bons nageurs, qu'on essaye de sauver encore des choses du Lac.
- … Quand reviennent les enfants ?
- Ahmris est en route. Il sera là avant le départ.
Bard tourna les talons en silence. Celdwin l'observa serrer des mains et discuter avec ses sujets. Car même s'il ne le disait pas, il était le Prince couronné du Royaume de Dale, fils du Roi Girion. Et donc les habitants d'Esgaroth étaient ses sujets… Elle allait pouvoir se moquer de lui avec ca pendant loooongtemps !
Elle observa le regroupement d'habitants en colère, Bard, fendre la foule et régler le problème. Oui il était devenu le leader de ce peuple. Et bientôt, elle s'en fit la promesse, il serait reconnu pour ce qu'il était réellement, un Roi ! Un roi en vieux vêtements usé, un Roi qui s'abimait les mains avec les petites gens, mais un Roi bien plus royal que ce foutu Oakenshield !
Finalement il s'avéra que Alfrid était la cause du problème. Celdwin aurait bien laissé les villageois le lapider mais Bard lui sauva la vie. La Naine haussa les épaules. Ce n'était pas son problème.
Arahis, Malvina, Okar, Bartholomé, Kurd et Anoth entourèrent leur dirigeante.
- On fait quoi ?
- On se tiens prêt. Bartholomé, tu étais un gars de la Cote. Tu sais nager ?
- Ouaip. Et j'l'ai apprit à Kurd… Pourquoi ?
- Vous restez avec moi. Les autres, vous accompagnerez Bard à Dale. Malvina, tu dois suivre tes patients, Okar, ta carrure leur sera utile et Arahis, une bonne combattante ne sera pas de trop pour les surveiller le temps qu'ils s'organisent. Anoth, j'aimerai que tu partes en éclaireur jusqu'aux ruines. Il y a peu-être des Orques dans les parages.
Tous hochèrent la tête et la Semi-Naine accompagnée de la soigneuse muette et de son garde-du-corps roux à la carrure de titan rejoignirent Bard. Bartholomé et Kurd les suivirent pour donner un coups de main pour l'organisation du voyage. Ne restèrent que Anoth et Celdwin.
- Je n'aime pas L'utiliser… dit doucement la Changeuse de Peau.
- Ils ont besoin de toute l'aide qu'on peut leur apporter. Et tu seras plus rapide à quatre pattes qu'à deux.
L'Assassin grommela. Celdwin avait fait sa connaissance dans des circonstances tragiques. La mercenaire l'avait mise en relation avec le disciple du disciple du disciple de son vieil ami Azariel. La mioche terrorisée par Azog était devenue une Assassin, et l'une des meilleurs, si ce n'est LA meilleure. Mais les tortures de l'Orque Pale avait brisé quelque chose en elle, quelque chose de Celdwin tentait de réparer depuis près d'un siècle.
- Ils ont vraiment besoin que le chemin soit sûr…
- D'accord. Je changerai de Peau. Pour toi. Et pour tout ce que je te dois.
- Tu ne me dois rien…
Le regard sceptique de la Changeuse de Peau fit soupirer Celdwin. Cette andouille pensait qu'elle avait une Dette de Vie… Ca avait fait hurler de rire Glorfindel, trop heureux de voir son amie dans la même situation que lui avec plusieurs décennies d'écart.
- Si tu fais ca, ta Dette sera remboursée !
Anoth opina du chef et Celdwin grommela dans sa barbe. Le sourire de la miss était trop grand pour être honnête. L'assassin s'éloigna hors de vue des villageois. Elle se déshabilla rapidement, enferma ses vêtement et ses armes dans un solide baluchon puis sa silhouette se brouilla, se déforma, et grandis.
Un loup gris sombre, presque brun aux yeux cendre se tint à la place d'Anoth. Il attrapa le baluchon dans sa gueule et détala à toute allure. Depuis son passage dans les geôles d'Azog, la Changeuse de Peau rejetait sa nature. Elle ne voulait plus se transformer, luttant contre son Loup.
Pourtant elle était magnifique sous cette forme. Son loup était légèrement plus grand au garrot qu'un Warg et plus fin. Son poitrail était un large qu'un simple loup. Et puis elle avait une jolie tête, pas la face aplatie d'un Loup de Gundabad. Elle était puissante et taillée pour la vitesse. En un mot : dangereuse.
Mais Anoth préférait ses dagues jumelles que sa forme animale pour se battre… Chacun ses choix, tant qu'elle ne la rejetait pas en bloc comme avant…
- Bon… voilà une bonne chose de faite…
Celdwin retourna vers le regroupement des villageois qui s'activaient tels des fourmis. Maintenant que Bard leur avait donné un cap, ils étaient sortis de leur catatonie. C'était bien !
La mercenaire marchait vers le Lac lorsqu'on lui rentra dedans. Alors qu'elle allait grogner contre le malotru, elle s'aperçut que celui-ci était un gamin, de cinq ans maximum lui arrivant à la taille.
Il avait les yeux baignés de larmes. Il releva la tête vers Celdwin et s'accrocha à elle avec l'énergie du désespoir en hurlant.
- C'est quoi ce merdier ?!
Blabla de fin de chapitre
MERCI pour vos encouragements !
