Droit d'auteur :

Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson

Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.

Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…

Chapitre 13 : le Magicien et le Cambrioleur

Le soleil peinait à traverser la couverture nuageuse. Celdwin, assise en haut des restes de remparts de Dale observait l'entrée de la Montagne tout en gardant un œil sur Dacien qui jouait avec son affreux cheval articulé. Bard et Thranduil étaient allés tôt ce matin devant les portes d'Erebors pour demander à Thorin d'honorer sa promesse faite à Esgaroth quelques jours auparavant.

- Alors ?

- Si je te dis qu'il nous a lancé une flèche, tu comprends quoi ?

- Il veux la guerre.

- Gagné.

Ainsi Thorin, fils de Thrain, fils de Thror, Roi sous la Montagne préférait la guerre à la négociation. Pourquoi ca ne l'étonnait pas ? C'était un Nain, éduqué comme tel. L'or était plus important que tout à ses yeux. Plus important que la vie elle même…

Car si les Elfes aidés des Hommes marchaient sur le Royaume Solitaire, ce ne seraient pas treize Nains qui les arrêteraient… La Compagnie venait d'être condamnée par son leader.

- Il est fou murmura la Naine.

Bard se contenta d'acquiescer. Il avait effectivement vu la folie briller dans les yeux d'Oakenshield. Le Nain avait perdu le sens des réalités. Il était obsédé par son or et ne craignait pas les combats qui se profilaient à l'horizon.

Puisqu'il était conscient de ce que l'avenir proche leur proposait, Bard accepta sans rechigner l'entraînement proposé par Celdwin. La mercenaire, son protégé dans les bras, se dirigea vers la zone d'entraînement. C'était une simple place qui avait été déblayée par l'équipe de batisseurs.

Bard observa la mercenaire interagir avec l'enfant. Lorsque Hilda et lui avait balancé la responsabilité du gamin à Celdwin quelques jours auparavant, ils pensaient tous les deux qu'elle s'en débarrasserait le plus vite possible. Ahmris les avait détrompés et les événements lui avait donné raison.

Elle s'en occupait comme si c'était son propre gosse. En fait sous ses airs de brute Celdwin avait un grand cœur… Bard se fit la note mental de ne jamais formuler cette pensée à voix haute. Trop dangereux pour sa santé physique et mentale… A la place, il regarda la terrible mercenaire traumatiser un des soldats de Thranduil jusqu'à ce qu'il accepte de servir de nounou à Dacien, le temps de l'entraînement.

Celdwin et Bard tournaient sans se lâcher des yeux. La Naine avait Orkfingel dans les mains et son armure sur le dos. Face à elle, Bard tenait deux lames longues comme son avant-bras. Chacun attendaient un faille, une inattention de l'autre pour bondir.

Ça faisait longtemps que Celdwin n'avait pas pu se lâcher comme ça dans un simple duel amical. Bard et elle avaient plusieurs fois roulé dans la poussière, chacun leurs tours. Leur combat s'était arrêté de lui-même lorsque aucun d'entre eux ne fut capable de soulever ses armes.

Celdwin libéra la « nounou » et récupéra Dacien qui avait des étoiles dans les yeux. La Naine fit s'asseoir le gosse et lui mit une pierre à polir dans les mains et lui montra les gestes à faire pour aiguiser une lame.

Bard ricana devant la scène. Pas maman gâteau la Celdwin… plutôt maman guerrière qui commençait très jeune l'éducation particulière de ses fils…

- Bard ! Bard !

Arahis venait en courant vers le batelier, un parchemin dans la main.

- T'as vu ma mère ?

- Là bas. Pourquoi ?

La Semi-Naine ne lui répondit pas et continua son chemin en courant. Bard grimaça. Ça c'était des ennuis qui arrivaient… Comme si les abrutis de Durin n'étaient pas suffisant…

- Nana ! Nana ! On a un gros pépin !

Celdwin récupéra le message que sa fille ainée lui tendis. L'ai alarmé que sa fille avait inquiéta la mercenaire, mais d'inquiète, elle devint furieuse en lisant le parchemin.

- Fengel RUKHSUL ! J'VAIS L'BUTER !

…..

La mercenaire après avoir reçut le parchemin, avait laissé Dacien aux bons soins d'Arahis avant de partir dans une zone déserte de la cité pour pouvoir râler en paix. Mais on ne lui en laissa pas le temps...

- Celdwin !

La Naine eut à peine le temps de se retourner qu'un boulet blond lui rentra dedans.

- Enoriel… tu m'étouffes …

L'elfe blond la relâcha avec un sourire peiné. Il avait changé sa tenue de chasseur contre son armure de bataille aux reflets bleutés.

- Tu as trouvé Gandalf ?

- Moi aussi je suis content de te revoir.

- Enoriel, je suis ravie de voir que tu vas bien. Tu as trouvé Gandalf ?

Enoriel acquiesça et entreprit de raconter son voyage à la Mercenaire. Le blond et Lender étaient partis pour les tombes des Neufs dans les monts du Rhudur. Mais à peu près à mi-chemin, ils étaient tombés sur Radagast le Brun. Le magicien fou était en chemin pour voir Dame Galadrielle.

L'Ermite ami des Animaux leur avait raconté tout ce qu'il savait, les Spectres de Dolguldur, le Nécromancien, mais aussi les tombes vides. Il leur avait apprit que Mithrandil était partis seul pour la Vieille Forteresse.

Enoriel avait alors décidé de faire appel au Conseil Blanc

- Ceux sont les plus puissants mages de notre Terre.

- Laisse moi deviner. La Dame de Lorien, Elrond, Sarouman, Thranduil ?

- Tu as tout bon sauf pour mon Roi. Il est spécialisé dans les sorts de Batailles, ce n'est pas quelque chose d'efficace contre ce qui vivait à Dol Guldur.

Celdwin hocha la tête. Elle ne connaissait pas grand-chose à la Magie. Elle ne la pratiquait pas outre mesure. Ahmris était un peu plus calé qu'elle sur le sujet mais il n'arrivait pas à la cheville des membres du Conseil Blanc.

Enoriel raconta que Lender et lui avait ligué leurs forces pour envoyer un message au Conseil Blanc. Cette action avait pompé toutes les forces du gentil Lender et l'avait également grandement affecté. Radagast avait ramené l'équipier du maître Chasseur au Palais, tandis que lui était parti pour Dol Guldur.

Sur place, une fois Radagast revenu et Sarouman, Dame Galadrielle et le Seigneur Elrond arrivés, ils étaient entrés dans la sombre place. Ils y avaient trouvé Gandalf qui était tombé dans un piège.

- Mais ça, il te le expliquera tout seul !

Celdwin et Enoriel avaient marché tout au long des explication de l'Elfe et ils étaient désormais devant l'entrée de la tente de commandement. Et à l'intérieur il y avait un magicien bien connu.

- Heureuse de voir que vous êtes encore parmi nous Mithrandil.

- Il s'en ai fallut de peu ma chère. Mais cette aventure a été très enrichissante.

- Je sais, Enoriel m'a parlé du retour de d'Ennemi.

- Oui. Mais ce n'est pas tout. J'ai également eut la surprise de croiser un vieil ami. Et il m'a raconté des choses des plus étranges.

Celdwin haussa un sourcil. Que diable pouvait-il avoir rencontré comme présence ami dans un lieu où vivait Azog ? Le magicien vit son interrogation et laissa échapper un rire moqueur. Il se foutait d'elle. C'était certainement à cause de la fois où elle l'avait piégé. Mais qu'est-ce qu'il était mauvais joueur ! Ca faisait plus d'un siècle !

- C'était Thrain.

- QUOI ! Le Thrain ? Le père de Thorin ? Le fils de Thror ?

- Lui-même !

- Mais qu'est-ce qu'il faisait à Dol Guldur ?

- Je l'ignore. Mais ce qu'il m'a apprit est des plus intéressant. Lorsque je lui ai dit que Thorin marchait sur la Montagne, il s'est affolé en répétant que c'était une folie.

- Et je suis totalement d'accord avec lui ! coupa la Naine.

- Celdwin... gronda le magicien.

- C'était de la folie ! Smaug a rasé Esgaroth de la carte et Oakenshield s'est claquemuré dans son Erebord chérie !

- Mais laissez moi finir ! Thrain disait que Thorin apporterai le malheur sur Erebord, ne faites pas commentaires, je n'ai pas terminé ! Donc, je disais… Ah oui ! Thorin apporterai le malheur sur Erebord, que les anciens avaient raison, qu'ils n'auraient pas du défier les Tradition et que seule la Première pourrait rétablir l'équilibre.

- Je peux parler ?

- Oui.

- Thror était surnommé le Fou, à raison. Et aujourd'hui son petit-fils mérite le même pseudonyme. A mon avis, la folie de Durin avait aussi frappé Thrain et vous avait écouté les racontars d'un taré. Surtout que ça ne veux rien dire.

- C'est une possibilité non négligeable. Mais j'ai une autre hypothèse. Je doit faire encore quelques recherches avant de sous la soumettre.

- Vos secrets vous tuerons Mithradil soupira Celdwin en commençant à s'éloigner.

Elle avait presque tourné à l'angle de la rue lorsqu'une dernière parole du magicien lui parvint.

- Thrain m'a décrit la Première. Elle n'avait que neufs doigts.

…..

Celdwin était assise à coté de la Porte Ouest de Dale, porte faisant face à l'entrée du Royaume Solitaire. Elle s'était éloignée de l'agitation qui régnait parmi les exilés d'Esgaroth. Elle voulait être seule pour faire une mise au point.

C'était son rituel à elle avant chaque bataille. Elle s'était assise hors de la ville, enroulée dans sa tapisserie, à fumer tranquillement sa pipe. Dans l'après midi, elle avait vu ses mercenaires entraîner des exilés du Lac. Elle avait bien rit. Ils n'étaient absolument pas des guerriers, sauf peut-être ceux aillant fait parti de la Garde sous les ordres de Braga… Mais au moins ils sauraient tenir une arme et ne s'éventreraient pas avec leur propre lame.

Pendant ce temps, Bard et Thranduil avaient parlé stratégie avec le Pèlerin Gris. Celdwin ne s'était pas du tout sentie concernée par un quelconque plan de bataille. Elle ferait comme d'habitude dans une grosse baston, elle lâcherait sa Rage et prierait pour rester vivante.

De leur coté, Ahmris, Sigrid et Hilda avait parlé de la défense de la ville. Là elle s'était senti concernée. A cause de Dacien. Foutu gamin. Elle leur avait donné quelques conseils, pointé les avantages qu'ils pouvaient tiré d'être dans des ruines et signalé les points faibles de leur plan.

Plus tard elle avait cassé deux dents à Alfrid. L'homme du Lac lui sortait pas les yeux. Il était d'une lâcheté qu'elle n'avait encore jamais rencontré. Même des pirates de rivière avaient plus d'honneur et pourtant, Manwé le sait, ils n'en n'avaient pas beaucoup…

Et finalement elle avait pensé à la lettre d'Hana. Ce maudit Fendel les avait chassé de son royaume ! Et la sentence s'appliquait à tout les membres de la Guilde. Si l'un d'entre eux mettait les pieds au Rohan, il serait condamné à mort… Tout ça pour un mariage !

Et maintenant, Hana et Gaile n'avaient plus rien. Ils avaient été chassé de chez eux. Et avec la destruction de « L'auberge du Voyageur », c'était toute la Guilde qui se retrouvait sans toit…

Si elle survivait aux batailles à venir, Celdwin se jura d'aller négocier avec Bard l'acquisition d'un terrain…

- Mais puisque je vous dit que je veux parler avec le Roi Thraduil ! Mais ! Mais ! Lâchez moi ! Brutes !

Les exclamations outragées sortirent la Naine de ses pensées. Elle se pencha vers les deux Elfes gardant la porte et eut la surprise de voir qu'ils avaient arrêté Bilbo !

- Laissez le. Je prend la responsabilité de sa présence dit Celdwin en s'approchant du trio, sa pipe dans une main, sa tapisserie-couverture-matelas dans l'autre.

- Lady Celdwin !

- Maître Bagging. Venez avec moi, je vais vous mener à Thranduil.

Le courageux Cambrioleur avait manqué à la Naine. Il était d'agréable compagnie et avait un humour pince sans rire très rafraîchissant. Et il n'était pas un nain. Très important ca ! Bilbo était quelqu'un de fondamentalement gentil, et d'heureux. Mais quelque chose avait changé dans son regard. Elle lui en fit la remarque.

- Thorin a sombré dans la folie. Il est devenu agressif et paranoïaque. Il n'a même plus confiance en ses propres neveux ! Il suspecte tout le monde de comploter contre lui.

- Et n'est-ce pas ce que vous êtes entrain de faire ? Demanda Celdwin avec un peu de moquerie dans la voix.

Bilbo prit une joli teinte coquelicot et bafouilla un peu. Oui, en venant ici, à dale, chez les Hommes et lesnElfes, il trahissait la Compagnie… Mais ce qu'il allait faire serait pire encore.

- Je vais tenter d'éviter une guerre.

- Et je vous en suit reconnaissante. Je suis une mercenaire et je pense réellement qu'un coup de dague dans le dos suivi d'un bon traité est préférable à une grosse guerre bien sanglante… Vous voilà arrivé.

Celdwin écarta le pan de tissu marquant l'entrée de la tente de commandement. Comme elle le pensait, elle y trouva Thranduil, Gandalf et Bard en pleine discution.

- Vous ne venez pas ? demanda Bilbo.

- Non, les négociations, la politique, ce n'est pas trop mon truc. Et puis j'ai un petiot à rassurer. Bonne chance mon ami.

Blabla de fin de chapitre :

rukhsul : rejeton d'Orque

Fengel : Roi du Rohan

Orkfingel épée elfique de Celdwin