Droit d'auteur :
Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson
Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.
Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…
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Chapitre 5 : Douleur
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Celdwin grogna. Elle avait l'impression que la totalité du troupeau de canasson de son gendre lui était passé sur le crane en dansant la samba. Ou qu'Enoriel avait poussé la chansonnette avec quatre gramme d'alcool dans le sang. Ça revenait au même. Quoi que avec les chevaux, il ne pleuvait pas. Par contre avec Enoriel…
Enfin bref. Elle avait mal au crâne. Mais vraiment mal au crâne. Saloperie de magie hobbite. Bilbo s'était bien foutu de sa tronche au réveil. Le Cambrioleur était parfaitement frais et dispo comme s'il venait de dormir trois jour de suite.
Vie de merde.
Les Valars étaient des enfoirés. Mais elle se vengerait ! Un petit rituel nain ou elfique dans la tête et Bilbo ferait moins le malin. Certainement que Tauriel accepterait de l'aider… A voir…
De toute façon, il fallait attendre de remettre la main sur la rouquine pour lui présenter sa requête. En attendant elle avait un entraînement à surveiller.
Dacien et Eodred se battaient avec des bâtons. Ils étaient trop jeunes pour des armes, même d'entraînement. Ils lui avaient cassé les pieds pour être là mais à leur âge, jouer était plus important que tout.
Celdwin était heureuse que son petit-fils et que son… protégé, pupille, fils adoptif… s'entendent si bien. En fait, Dacien était sorti de son mutisme grâce au petit Rohirim.
De l'autre coté de la cour, Pad guidait le jeune Sam dans les maniements de l'épée. Cela faisait si peu de temps et si longtemps qu'elle avait rencontré Sam. C'était il y a juste quinze mois. Juste avant la foutue Quête de Cul-de-chêne. Et le gamin n'avait pas eut le temps de faire son apprentissage. La Guilde avait été attaquée par les gardes de Fengel-bâtard. Puis il y avait l'incendie de « l'Auberge du Voyageur » et l'exil en direction de Dale, suivi par la Bataille et les reconstructions. Autant dire que son entraînement avait prit… un peu de retard.
Et maintenant, elle se marrait bien en voyant Pad galérer avec son apprentis.
Assise sur son banc, la Naine observait les bâtiments. Ses bâtiments. Sa maison. C'était terriblement ironique pour une bannie d'Erebord de se sentir chez soi sur le Promontoire de Dale. Mais merde ! Que les Nains aillent se faire foutre, elle avait toujours dirigé sa vie comme elle l'entendait et personne ne la ferait changer d'avis.
- Celdwin !
Sigrid agita sa main en interpellant sa belle-mère. C'était très étrange de considérer la mercenaire de cette façon. La Naine avait toujours fait parti de sa vie, à se battre avec son père, à rire avec sa mère, à chanter des chansons grivoises à la taverne d'Esgaroth avec ses hommes.
Les mercenaires du Vent Bleu avaient construit un complexe de bâtiments sur le Promontoire qui surplombait Dale. De là, ils avaient vu sur toute la vallée sans être trop éloigné ni de Dale, ni d'Esgaroth, ni des Hobbits du Mont-Corbeau. Ca arrangeait tout le monde. Et Celdwin avait sa famille réuni autours d'elle, à moins d'une heure de voyage.
Sigrid faisait l'aller-retour entre le Promontoire et Dale régulièrement pour apporter des nouvelles de Dale et étudier la magie avec Malvina, la mercenaire-soigneuse muette.
Suite à la cérémonie de la veille, la fille de Bard et son époux avait dormit chez Celdwin. Ils ne rentreraient chez eux que le lendemain pour qu'Ahmris puisse passer un peu de temps avec ses anciens compagnons et sa famille.
Sigrid s'assit aux cotés de sa belle-mère et lui parla un peu de ce qui se passait à Dale. Son père avait relancé la tradition de la Foire des Vendanges. C'était une grande foire qui avait lieu fin août et où des dizaines et des dizaines de marchands de tout le Nord venaient pour exposer et vendre leurs produits.
Cette année, la Foire serait toute petite mais c'était le symbole du renouveau de la région. Ils y auraient les marchands de Dale et Esgaroth mais également les Elfes. Pour les nains, la Semie-elfe ne savait pas. Les Portes d'Erebord étaient encore fermées. Peut-être que les Nains étaient morts ?
Celdwin ricana à cette pensée. Si Thorin avait abandonné son trésor aux doigts de la Faucheuse, elle voulait bien manger son masque. Non. Le roi Nain était en vie. Il était trop teigneux pour se laisser mourir.
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Bilbo, perché dans l'ancien poste de garde construit au niveau de la cascade de la Celduin regardait sans la voir la Plaine du Mont-Corbeau. L'herbe, verte et grasse avait recouvert le plateau, des fleurs poussaient partout et plus loin, il voyait une foret de conifères grandir.
Avec la cérémonie la Nature s'était emballée. La végétation poussait en accéléré. Il faudrait une dizaine de jours pour que la vie reprenne un rythme normal. Et les hobbits comptaient bien profiter de ces jours de folle croissance pour replanter leur jardins, leurs champs et leurs arbres.
Les Shamanes, après l'euphorie de la Cérémonie enduraient désormais la désagréable période de chute. Lobélia avait perdu une grosse dizaine de kilos et était étendu tremblotante dans une couchette de fortune. La Magie était puissante mais pour s'exprimer et surtout avec une telle ampleur, elle demandait aussi beaucoup à ses manipulatrices.
Pinaceae avait disparu pendant la nuit. Bilbo la suspectait d'être à l'origine de la foret qui poussait dans la plaine et qui montait à l'assaut des pentes de la Montagne. La Gardienne faisait revivre les arbres. Comment elle faisait pour ne pas mourir d'épuisement était un mystère pour le Hobbit. Mais bon, elle faisait bien ce qu'elle voulait. Et elle était venue pour reboiser un lieu stérilisé par le feu du Dragon.
Les travaux de jardinages avançaient très vite. Bientôt ils pourraient commencer à construire. Les Tunneliers entreront dans la danse. Mais le terrain était trop plat. Un Smial se construisait dans une colline, pas dans une plaine.
Bilbo songeât au fils aveugle de Celdwin. C'était un Chante-Pierre, il pourrait certainement agir pour donner un peu de volume à ce terrain. Oui, c'était une bonne idée. Il irait voir sa seule amie Naine ce soir.
La journée passa en un éclair. Bilbo avait gadouillé tout le temps, aidant aux plantations ou traçant les plants du Nouveau Hobbitbourg avec son oncle Othon et avec Sochon. Ils n'avaient d'ailleurs pas trouvé de nom pour leur futur village. Ils demanderait aux femmes. Elles avaient toujours de meilleurs idées qu'eux.
En fin d'après-midi, trois lourd chariots apparurent dans la Plaine. Des Hobbits allèrent en reconnaissance. Ils étaient près à faire barrage si les inopportuns étaient du Peuple de Mahal. Ils s'avéra qu'ils n'étaient pas des Nains, mais des Humains. Ils laissèrent passer les Chariots.
Bilbo eut la surprise de reconnaître Béorn , sa femme et ses enfants dans l'un des Chariots. Le Cambrioleur fut invité à venir parler avec la famille du Changeur de Peau. Installé au coté de Fendelwin, il apprit que les Changeurs venaient pour la Foire de Dale qui aurait lieu dans un petit mois, pour y vendre du miel, des fromages et des objets en bois.
Ils arrivèrent au Promontoire rapidement. Celdwin parut très surprise de les voir. Fendelwin avait pourtant envoyé son pigeon prévenir sa ancienne supérieur. Tout le monde prit un air entendu avant d'entrer. Bilbo apprit au passage que Hyarra était une véritable catastrophe volante qui amenait les messages toujours en retard, quand ils arrivaient. Autant dire que l'absence de message ne surprenait personne.
Le Cambrioleur se retrouva attablé avec tout les habitants du Promontoire sans trop comprendre ce qui s'était passé. Il partagea un repas dans la bonne humeur générale. Il rencontra l'énergique Hana surnommée « Moumoune » par sa moitié et Gaile la dite moitié. Les deux mercenaires s'étaient reconvertis en aubergistes et géraient la cuisine du Promontoire en attendant d'avoir construit leur nouvelle auberge dans Esgaroth.
En toute fin de soirée, le Hobbit parvint à exposer son problème à Celdwin. Il avait vraiment besoin de l'aide d'Ahmris. La Naine lui dit qu'il avait loupé son fils aîné de quelques heures. Elle promit de contacter son fils. Elle ne savait pas s'il pourrait aider mais elle voulait bien demander.
- Et pour ta famille, tout va bien ?
Bilbo observa son amie qui expirait lentement la fumée de sa pipe. Elle s'était coupée la barbe, ne gardant qu'un fin collier.
- Ca va bien. Arahis est repartie en mission. Elle est au Sud du Gondor avec des marchands, Meldwin avec mon gendre et leur fils résident ici. Théomer s'occupe de son cheptel de chevaux. Ahmris s'est marié avec Sigrid. Ils vivent à Dale à coté de chez Bard. Sindi et Ivaldi font partis des groupes qui escortent le restant de tes compatriotes, Béria et Lyliane sont avec Liam en mission dans la Rhun. Et Dacien est là finit-elle en pointant le petit d'Homme qu'elle avait adopté.
- Je n'ai jamais rencontré Béria et Lyliane.
- Je te les présenterai à l'occasion. Mais parle moi plutôt de toi… Et de L.O.B.E.L.I.A…
Bilbo prit une très intéressante teinte coquelicot sous les rires rauques de la mercenaire. A tout les coups elle se vengeait pour les répercussions de la cérémonie. Méchante.
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La vieille porte explosa dans un nuage de poussière. Fili entra en toussant dans la pièce. Depuis six mois il s'était plongé dans les travaux. Il accomplissait du matin au soir le travail abrutissant de reconstruction. Il faisait tout pour ne pas penser. Car s'il se mettait à cogiter, il allait penser à son petit frère.
Kili était un sujet douloureux. Son cœur saignait à vif à la pensée de l'archer brun. Son bébé frère. Disparut. Probablement mort. Il était partit moins d'une semaine après la bataille des cinq Armées. Kili était loin d'être rétablit à cette époque et il restait encore des rescapés Orques aux alentours. Son bébé frère était partit, sans un regard en arrière, pendant la nuit, alors que lui même était encore à l'infirmerie et Thorin dans le coma.
Fili donna un coup de poing dans le mur le plus proche. La douleur balaya ses sens, chassant provisoirement son frère de ses pensées. Il lui en voulait autant qu'il s'inquiétait. Il se mit à déblayer les gravats présents dans la pièce sans faire attention au sang qui gouttait de sa main.
Oin qui observait la scène secouât la tête. Le Prince héritier sombrait dans le désespoir sans que personne ne voit rien. Il fallait qu'il sorte de ses souvenirs. Il fallait que Fili quitte Erebord quelques temps, pour pouvoir faire le deuil de son frère disparut en paix. Si Kili n'était pas mort, ce dont le médecin doutait, son absence, elle, tuait lentement Fili.
Le guérisseur se promit d'aller tanner son roi pour qu'il permette à son neveu de quitter le Royaume quelques semaines. Et au passage que Thorin envoie Ori avec Fili. Le petit Scribe avait vu sa magie être boostée par celle de l'autre Chante-Pierre et par une puissante vague de magie terrestre survenue il y a quelques jours.
Oin suspectait les Elfes d'en être à l'origine. Car qui, mis à par les Oreilles pointues pourraient faire revenir la verdure dans la Désolation ? Cet acte de très grande magie venait forcement des Enchanteresses de Thranduil.
Enfin, quelque soit son origine, cette agitation du Flux de la Terre avait réveillé la magie du petit Ori et ce n'était pas à Erebord que celui-ci pourrait s'exercer correctement. Déjà qu'il avait failli faire s'effondrer la galerie sud l'avant-veille en manipulant la Pierre…
Oui, faire partir Ori et Fili quelques temps serait bénéfique pour tous et surtout pour le Roi s'il voulait garder son héritier en vie. Et s'il voulait garder sa propre vie. Car Dame Dis était en route pour Erebord.
Avec la disparition de Kili, Oin craignait pour la santé de son Roi, mais si en plus Fili restait dans cette spirale autodestructrice, Dis irait achever le travail de feu Azog. La Princesse étriperait à coup sur son frère pour ne pas avoir protéger ses bébés.
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Blabla de fin de chapitre.
Je l'aime pas celui-ci. J'ai vraiment eut du mal à l'écrire et je n'en suis pas vraiment satisfaite.
Pour le titre, il y a le mal de crâne de Celdwin, et la douleur émotionnelle de Fili… Ou comment l'auteur tente de justifier ses titres foireux...
Je sais comment je vais finir cette histoire mais je ne sais pas comment je vais amener la fin. Donc, je risque de ralentir mon rythme (assez aléatoire) de parution et ne poster qu'un chapitre toute les deux semaines jusqu'à ce que je retrouve l'inspiration.
Voilà voilà…
Si vous avez des idées de nom pour le futur village hobbit, je suis preneuse.
