Droit d'auteur :
Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson
Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.
Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…
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Kyra MB : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis contente de voir que l'histoire te plaît.
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Chapitre 6 : Passion, rire et stupidité
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Dori parcourait les couloirs d'Erebord avec légèreté. Il était heureux. Enfin, après tant de temps, il était rentré à la maison. Et bientôt, les Grands Ateliers rouvriraient. Il pourrait reprendre son travail, son amour, sa passion, la taille des pierres.
Dori était un Nain Joaillier. Les Pierres étaient toute sa vie. Dans les Montagnes Bleues, Dori avait partagé son temps entre l'éducation de son petit frère, la surveillance de son filou de cadet et son travail d'orfèvre. Le fils de Ri était un bijoutier et l'un des meilleurs. Travailler avec les pierres d'Erebord était un rêve de gosse, une ambition, et bientôt une réalité.
Quand il avait apprit pour la Quête de Thorin, il avait douté de la réussite de l'entreprise mais il avait évidement signé le contrat. L'aristocrate avait voulu empêcher Ori de signer mais ce dernier avait réussi à déjouer sa surveillance et s'était greffé au groupe. Dori en avait voulu à Thorin quand son roi, au lieu de marcher dans son sens avait accepter Ori, qui en temps que Scribe tiendrait le mémoire de leurs aventures. Le fait que son dernier frère soit le seul Chante-Pierre de tout Ered-Luin avait fortement influencé le Roi, Dori n'en doutait pas le moins du monde.
La Quête avait été l'occasion de faire des rencontres toutes plus intéressantes les unes que les autres. Il y avait eut Gandalf, le second magicien fou, les elfes de Foncombe puis de Mirkwook, les humains de Lacville et Le Warg et Bilbo. Tous avaient marqué, en bien ou en mal Dori, mais les plus marquants étaient sans aucuns doute le Mercenaire et le Cambrioleur.
Tous l'avait marqué, mais certains plus que d'autre, à commencé par Le brave Bilbo qui avait supporté toute la Compagnie avec bravoure et courage. Il avait tout fait pour les sauver et Dori regrettait profondément de ne pas s'être interposé quand Thorin l'avait attaqué. Mais sa loyauté allait à son Roi et le Maître Joaillier ne pouvait que prier pour que le hobbit ait survécu à la Bataille et qu'il ait pu rentrer tranquillement dans sa verte Contée.
La seconde personne ayant marquée Dori était sans aucun doute le Warg. Ce mercenaire rencontré dans les mines des Gobelins avait été un mystère complet. Caché sous sa lourde cuirasse et son masque à la crinière rouge, le mercenaire avait un caractère épouvantable, jurait comme un poissonnier et n'avait aucun respect pour ses paires et pour l'autorité. Le Warg n'écoutait que Gandalf et parfois Bilbo. Dori ne aimait pas le mercenaire et avait interdit à Ori de l'approcher. Il avait été choqué en apprenant que le Warg était en réalité une Fille de Mahal puis furieux quand il avait comprit qu'elle les avait trahis chez les Elfes. Dori ne l'avait jamais approchée depuis.
Cependant, il reconnaissait sans complexe qu'elle était une grande guerrière. Du haut de la muraille, alors que Thorin était repartit dans les entrailles de la Montagne, le reste de la Compagnie avait bien vu sa crinière flamboyante en première ligne. A la tête du troupe hétéroclite, elle avait couru au devant des hordes Orques et avait fait un bain de sang. Dori était près à parier qu'elle était de la Caste des Guerriers ou une Berserker.
Le Nain amateur de camomille entra dans l'Atelier de Taille. Les coffres contenant les pierres précieuses récupérées du tri du nid de Smaug avaient été déposés dans la grande pièce silencieuse. Thorin lui avait demandé en temps qu'orfèvre de trier les pierres en fonction des usages que l'on pourrait en faire. Autant dire que c'était un travail titanesque. Mais c'était des Pierres et ça l'empêcherait de penser au départ de son petit Ori.
Bombur eut un petit sourire en voyant le grand sourire niais de Dori. Le cuisinier connaissait la passion du nain pour les Pierres Précieuses. Il avait un peu la même passion mais pour la cuisine.
Pendant la Quête, le gros rouquin avait été chargé de la cuisine. Dans la Compagnie, tous savaient cuisiner mais les autres étaient trop orgueilleux, trop enfermer dans leurs code sociaux, pour s'abaisser à faire la cuisine. Avec son frère Bofur et son cousin Bifur, ils étaient les seuls à ne pas être de la Noblesse. Lui, il s'en foutait. Il aimait cuisiner et se moquait pas mal que ce ne soit pas un art noble comme la Taille des Pierres.
A vrai dire, il s'en foutait allègrement. Du moment qu'il avait sa famille autour de lui et sa cuisine, il était heureux. Il aimait cuisiner. Expérimenter, mélanger, découvrir de nouvelles saveurs. Bilbo lui manquait. Le Hobbit lui avait fait découvrir un peu des merveilles culinaires de son peuple. Le Cambrioleur était un être fondamentalement gentil et bon et patient. Mais quand Thorin l'avait jeter par dessus la rambarde, il semblait à Bombur que ses yeux avaient été illuminés d'une lueur meurtrière.
Contre toute attente, le hobbit avait survécu à la chute et le mercenaire à la crinière rouge l'avait embarqué en vitesse loin des murailles, loin des Nains, vers la délégation de Dale. Bombur espérait de tout cœur que le Cambrioleur était heureux aujourd'hui.
Le gros nain reprit sa marche vers le bureau de Balin. Les réserves des cuisines étaient presque à sec. Il devenait urgent de se ravitailler et ils ne tiendraient pas le temps que des chariots viennent des Monts de Fer. Thorin devait accepter de commercer avec les Hommes de Dale. Il fallait que les Portes s'ouvrent sans quoi les Nains mourraient de faim dans la Montagne. Ce serait vraiment stupide comme mort surtout après Smaug et la Bataille des Cinq Armées.
Il fallait donc que le Conseiller parvienne à convaincre le Roi.
Devant le bureau de Balin, Bombur fut rejoint par Gloin. Le Nain à la barbe rousse avait été chargé de faire l'inventaire du mobilier du Palais. Il venait de finir et venait remettre son rapport à Balin. Smaug avait fait des ravages et il allait falloir reconstruire beaucoup de chose ou racheter. Faire appel aux Hommes seraient bien plus rapide. Mais pour cela, les Portes devaient s'ouvrirent…
Gloin soupira en quittant Balin. Il était fatigué et sa famille lui manquait horriblement. Heureusement que son épouse Lara et son petit Gimli étaient en route pour Erebord en compagnie de Dame Dis. D'après le dernier corbeau de la Régente d'Ered Luin, les Nains étaient au Nord de la Chaîne des Monts Brumeux. Cela représentait à peu prêt la moitié du trajet. S'ils continuaient à ce rythme ils arriveraient au alentour du Jour de Durin.
Par Mahal, que sa famille lui manquait…
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Sochon couché dans l'herbe laissait son regard dériver sur les nuages cotonneux. Il était nostalgique. Pas de la Conté, mais de sa famille. Sa douce moitié lui manquait ainsi que ses quatre petits diables. Heureusement qu'ils seraient bientôt là. Un faucon avait amené un message à Bilbo dans la matinée. Les trois caravanes étaient au Sud de la Foret Noire et selon des prédictions des mercenaires, d'ici deux-trois mois, ils seraient à Dale.
Ce qui laissait suffisamment de temps aux Tunneliers pour creuser les Smials. L'homme aveugle et sa compagne aux oreilles effilées étaient passés en début de semaine et Sochon avait pu assister à un spectacle incroyable.
Bilbo avait discuté longuement avec l'homme nommé Ahmris puis celui-ci avait fait chanter la pierre. Comme tout les Hobbits Sochon pouvait sentir le Flux de la Terre. Seules les Shamanes et les Tunneliers pouvaient le manipuler mais tous le sentaient. Lorsque l'aveugle avait fait jaillir sa magie, Sochon avait senti le Flux de la terre s'agiter.
Le grand brun à la peau caramel avait modelé le terrain comme si s'était un boule de pâte. La terre avait bougé, coulé, se creusant, s'élevant comme une gigantesque vague. Ahmris avait déclaré ne pas pouvoir créer de la matière, mais pouvoir simplement réorganiser celle déjà présente. Sous les directives de Bilbo, suivant le plan créer avec la Première Shamane, Sochon et Othon, Ahmris avait modeler le relief faisant apparaître de parfaites balmes pour créer les Smials.
Cet acte magique avait beaucoup impressionné les Hobbits qui avaient ensuite longuement applaudis le Semi-Nain.
Le souvenir du rougissement du jeune fit rire le hobbit. Sochon savait pertinemment que le fils de Celdwin avait déchaîné les passions chez les plus jeunes hobbites. Il y allait y avoir des cœurs brisés quand elles comprendront qu'il était déjà marié.
Un grand éclat de rire sortit Sochon de ses pensées. Il se releva et marcha en direction de la source du rire.
Othon Bagging était l'oncle paternel de Bilbo. S'il avait été un homme, on aurait dit qu'il avait une cinquantaines d'années, mais étant un hobbit, il venait de souffler ses 103 bougies.
Othon avait les cheveux poivres et sel et le teint halé par une vie passée à travailler la Terre. Il était l'Intendant de la petite colonie et l'un des quatre dirigeants avec Lobelia, Sochon et Bilbo.
Othon adorait son neveu mais là, il ne pouvait pas ne pas se moquer. C'est pour cela que le solide gaillard était entrain de pleurer de rire tandis que Bilbo boudait dans un coin. Hoquetant Othon sécha ses yeux et regarda fixement l'un des piliers de tentes. Il croisait le regard de Bilbo ou le parchemin sur la table, il allait repartir dans son fou-rire.
Mais franchement, ce n'était pas hobbit d'être aussi mauvais en dessin !
Lorsque Bilbo était arrivé dans la tente avec un plan pour la futur ville, Othon avait été sceptique en voyant le parchemin gribouillé n'importe comment. Puis Bilbo avait commencé à lui expliquer son idée en pointant les différents « dessins » et en rajoutant encore de l'encre au fur et à mesure. Lorsque Othon avait comprit que les gribouillages étaient le Plan de son neveu, il avait commencé à sourire et à se mordre les lèvres pour ne pas ricaner. Lorsque Bilbo en voyant son manège avait lâché, vexé comme un pou, un « Dis tout suite que c'est moche ! » Othon avait explosé de rire.
Comme quoi, personne n'est parfait. On pouvait être un bon écrivain (il avait jeter un coup d'œil dans le livre rouge de Bilbo), un ami altruiste (qui était près à tout pour éviter une guerre ?), un très bon épéiste (Celdwin elle-même avait dit que Bilbo était bon!) et un formidable Cambrioleur, et être très, très mauvais en dessin. Mais vraiment très mauvais.
Lorsque Sochon entra dans la tente, une brindille entre les dents, et demanda ce qui se passait, Othon parvint à garder le contrôle de ses nerfs. Par contre, lorsque le Fouilles demanda ce qu'était cette horreur graphique sur la table, Othon ne tint plus et repartit dans son fou-rire basculant de son tabouret.
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- Enoriel ton idée est parfaitement stupide.
- Mais non !
Glorfindel soupira en voyant son ami jongler avec quatre œufs de poule. A tout les coups il allait s'en prendre un sur la tête. Le Deux-fois-Né se demanda brièvement ce qu'il faisait là.
Le tueur de Balrog qui s'ennuyait depuis que les jumeaux étaient partis chez leur grand-mère en Lorien. Il avait donc décider de voyager un peu. Il était allé au Gondor, au Rohan puis vers les Monts Brumeux avec la vague idée de pousser jusqu'à Dale pour aller voir Celdwin. Sur la route il avait croisé le Prince Légolas qui revenait du Nord. Ce dernier lui avait apprit que les Chasseurs de Mirkwook étaient descendus au Sud pour nettoyer la Vielle Forteresse Noire de la vermine qui y vivait.
Glorfindel sautant sur l'occasion avait galopé à bride abattue vers Dolguldur. Une fois sur place, il avait retrouvé son vieil ami avec joie.
Enoriel avait beau être l'un des Premiers Elfes, il restait un grand gamin particulièrement immature. Sa dernière idée en date était de déguiser l'ensemble du corps des Chasseurs en troubadours pour infiltrer la Foire de Dale sans éveiller les soupçons de Celdwin pour pouvoir lui faire une surprise.
Glorfindel avait lâché de but en blanc que c'était un plan foireux. Premièrement les Chasseurs ne s'abaisseraient jamais à faire une chose pareil, et même s'ils faisaient ça, des Elfes troubadours étaient une chose strictement impossible et donc parfaitement suspecte. Deuxièmement Glorfindel avait envoyé un message à la Naine. Autant dire que Celdwin était déjà au courant de leur venue à Dale pour la Foire et qu'Enoriel ne pourrait donc pas la surprendre.
En l'entendant exposer ses arguments, Enoriel s'était précipité sur Lender et avait commencé à faussement sangloter sur son épaule. Glorfindel avait saluer mentalement la patience de l'elfe brun qui supportait stoïquement les pitreries de son supérieur depuis quasiment un an déjà.
Et au final, Enoriel continuait à s'entraîner à jongler dès qu'il le pouvait.
En voyant le cirque du Chasseur blond, Glorfindel senti des frissons glacés courir dans son dos. Dire que sa grande andouille d'ami aurait du être sur le Trône de Mirkwook. Le monde l'avait échappé belle !
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Blabla de fin de chapitre :
Balme : relief particulier (Wikipédia est votre ami)
Et oui j'ai retrouvé l'inspiration ! Des reviews ? Please ?
