Droit d'auteur :
Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson
Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.
Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…
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Chapitre 8 : Pêches et Pluie
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Le ciel était gris et chargé de nuages aux reflets métalliques. L'air était lourd, humide et étonnamment chaud pour la saison. Les chariots se déplaçaient lentement et les marcheurs avançaient d'un pas lourd et fatigué. Huit mois de marche, huit long mois pour faire les longs miles séparant la Comté de la Plaine de Dale.
Cela avait été éreintant, aussi bien pour le physique que pour le moral. Ils avaient affrontés la fin de l'hiver et le froid mordant des Terres Sauvages, les brigands, les loups, les gobelins, puis la chaleur étouffante de l'été, les plaines désertiques et brûlées du Rohan, les maraudeurs. Les mercenaires du Vent Bleu avait fait un travail de protection exceptionnel. Ils avaient balayé les dangers devant la caravane avec une efficacité redoutable.
Hilda voyait que le voyage touchait à sa fin. La Montagne Solitaire était visible depuis déjà plusieurs jours, mais aujourd'hui c'était différent. Les mercenaires étaient… excités, ils chuchotaient à voix basse de manière rapide. Les chevaux étaient nerveux, et pas uniquement à cause de l'orage qui menaçait. Ils arriveraient bientôt, très bientôt.
La hobbite, encore dans l'âge où elle n'était plus une enfant mais pas encore réellement une adulte s'éloigna en sautillant du chariot de son père. Elle avait tellement hâte de revoir sa tante adorée. Lobélia était partie dans le premier groupe de colons, elle n'était donc pas au courant de ses progrès.
Hilda était une Shamane, comme toutes les descendantes de la Vieille et Grande Famille Bophin. La jeunette arrivait maintenant à faire éclore des graines sans terre. Il lui tardait de le montrer à sa tante.
Bruno Bracegirlde, sourit en voyant sa fille remonter la file de chariot en sautillant. La jeune hobbite, d'une quinzaine d'année, aux lourdes boucles blondes, à la frimousse heureuse était, avec son frère sa raison de vivre depuis que Amaris était morte.
Amaris avait une constitution fragile. La naissance d'Hilda avait manqué de tuer la jeune épouse de Bruno. La vieille guérisseuse leur avait ensuite annoncé qu'Amaris ne pourrait plus avoir d'enfants à cause des dommages causés à sa matrice par l'accouchement.
L'annonce de sa seconde grossesse plus de dix ans après avait été une réelle surprise et une bénédiction pour le couple. Amaris avait été surveillée comme du lait sur le feu pendant neuf mois et l'accouchement s'était très bien passé. Toute la famille avait fêté la venue au monde d'Hugo. Lobélia était venue avec son fiancé de l'époque Otho Baggings de Besace, un cousin de Bilbo.
Malheureusement, l'hiver précédant celui de leur départ de Comté, une épidémie avait touché le Quartier Sud. Sa femme avait été fauchée par la maladie comme bon nombre de Hobbit dont Otho. Lobélia, malgré sa peine avait sut l'aider et le soutenir.
Bruno, le cœur en miette avait réussit à se relever pour ses enfants. Cependant, les souvenirs étaient trop nombreux t l'empoisonnaient lentement. La proposition folle de sa sœur de se joindre à la Révolte avait été l'occasion de prendre un nouveau départ et Bruno et ses enfants avaient tout de suite accepté.
- Hilda !
La fille de Bruno revint en courant au chariot. Elle était belle avec ses traits fins et heureux, avec sa robe rouge et son chapeau de paille.
- J'peux venir avec toi ?
- Bien sur Poussin !
Bruno aida son fils à descendre du chariot. Hugo était surnommé « Poussin » par sa sœur depuis toujours à cause de sa chevelure blond en pétard, qu'Hilda avait immédiatement comparé au duvet des jeunes poussins.
Le père observa d'un œil tendre ses enfants rejoindre la tête de la caravane, Hugo courant derrière sa sœur en riant. Un cri de joie attira l'attention de toute la caravane. Les adultes levèrent la tête vers le sommet de la colline. Ils virent la quasi totalité des enfants en haut, pointant quelque chose sur l'autre versant.
Ils étaient arrivés. Enfin ! Hilda prit son frère sur ses épaules, pointant avec excitation les petites silhouettes qui s'agitaient en bas, dans le village. De odeurs de cuisine parvenaient jusqu'à eux et parmi elle, Hilda reconnu un parfum de tarte à la pèche ! Oh, Douce Yvanna, tante Lobélia avait fait sa délicieuse, merveilleuse, fabuleuse tarte à la pèche de vigne ! Par les Saints Poils de Pieds de nos Pères, pourquoi son père trainait-il !?
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- Il bouge ?
- Non. Et toi ne bouge pas non plus ou je vais te couper un bout d'oreille !
Sigrid donna un dernier coup de ciseaux dans la chevelure de son époux avant de jeter un regard au Nain roux assis en tailleur depuis deux heures sur une rocher plat. La Semie-Elfe le plaignit. Lorsque le jeune Chante-Pierre était venu voir Ahmris pour qu'il l'aide, il ne devait pas s'attendre à ça.
Ahmris avait accepté d'entraîner Ori et prenait sa charge à cœur. Il lui avait fait faire principalement de la méditation, assis, les jambe croisées sur un cailloux plat. C'était une position désagréable au possible et Sigrid veillait à ce qu'Ori ne bouge pas pendant tout l'exercice.
- Tu as fini trésor ?
- Oui !
- Tu es un ange. Ori, debout, on passe au travaux pratiques. Sigrid, tu pourras dire à ton père qu'on s'occupe de ce qu'il m'a demandé.
L'aveugle se leva souplement. Les ondulation légères du Flux de la Terre lui apprit que son épouse partait de son pas sautillant en direction des Murailles de Dale et les lourds soubresauts qui s'approchaient lui indiquait que le Nain venait à ses cotés.
- Quel est le programme Celdwinnur ?
- Bard, fils de Girlion, roi de Dale souhaite pouvoir cultiver la zone nord de la Vallée.
- Là où sont sortis les Grands Mange-Terre ?
- Oui. Ton travail sera de reboucher les tunnels.
- Il va y avoir un problème, on ne peut pas créer de matière.
- C'est pour cela que tu va remodeler le paysage. Je m'occuperai du premier et tu feras les seconds.
Le binôme s'éloigna de Dale d'un pas vif et atteignit relativement vite les larges puits causés par l'arrivée des Vers. Ces trous défiguraient la Plaine de Dale et réduisaient la surface des terrains agricoles disponibles.
Ori était heureux. Maître Ahmris était exigent mais il maîtrisait à la perfections ses dons de Chante-Pierre et était, malgré ce qu'on pouvait penser de prime abord, très pédagogue. Le Scribe avait quitté Erebord en compagnie de Fili plus d'un mois auparavant. Ils avaient vécus dans une grotte dans les contre-forts de la Montagne Solitaire. Ne plus avoir ses frères sur le dos toute la journée avait été une bénédiction pour Ori et Fili de son coté avait put entamer sereinement le deuil de son frère.
Le Prince Héritier d'Erebor était rentré à la maison une semaine après la Foire des Vendanges. Ori lui avait remis une longue lettre à destination de Dori et était resté dans sa grotte.
La caverne avait été réaménagée par le jeune Nain qui avait profité de sa maîtrise de la Roche pour s'installer plus confortablement. Entre les rangements creusés dans les paroies, les meubles qui poussaient tels des champignons sous l'influence du rouquin et les tapisseries et fourrures achetées à l'occasion de la Foire, Ori se sentait chez lui dans sa grotte. D'ailleurs, elle ne méritait plus le nom de grotte, mais plutôt celui de maison troglodyte.
C'était bon de se sentir chez soi. Car oui, la Caverne était devenue SA maison, à lui ! Et ni Dori, ni Nori ne pouvaient y changer quoi que ce soit !
Une fois par semaine, Ori descendait de sa montagne et allait chez Ahmris et Sigrid. Il restait chez eux trois jours et deux nuits, utilisant la future chambre du bébé. Durant ces trois jours, le fils de Celdwin lui faisait faire des exercices et lui donnait des « cours » pour maîtriser ses dons.
Aujourd'hui, l'exercice allait être d'une toute autre ampleur.
- Bien. Ori, tu vas te concentrer. Tu dois voir le Flux et repérer comment je le guide. Je vais reboucher le premier tunnel, tu t'occuperas des suivants.
- Votre action va grandement impacter sur le relief.
- Si j'agis de manière réfléchie, cet impact sera moindre. Et de toute façon, le groupement des agriculteurs souhaitent semer ce versant dès le printemps prochain. Bard souhaite que l'on crée des terrasses, alors le relief on s'en fout carrément !
- D'accord ! Par contre, l'orage menace, nous devons faire vite.
- Regarde bien petit scarabée, la puissance du Maître !
Ori sourit de toutes ses dents. Son Professeur avait un grain. Il avait une folie douce qui se retrouvait chez le Warg, sa mère. Sauf que lui, il restait au limite de la mégalomanie et ne virait pas psychopathe comme Celdwin. Par Mahal qu'est-ce qu'elle lui manquait. Elle avait l'art de foutre le bordel dans la Compagnie, c'était si distrayant….
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- Bard, si tu n'arrêtes pas immédiatement de gigoter, je te pousse par dessus bord.
Le batelier, stoppa ses mouvements et jeta un regard incrédule sur Celdwin. La Naine, vêtue d'un pantalon de toile, d'une longue tunique verte brodée, fixait avec attention le bout de sa ligne. Elle avait, sur le crane, la chose molle, en tissus maronnasse que lui avait offert Dacien pour la fête des mères plusieurs mois auparavant. Il semblerait que la chose soit un chapeau. Bard avait de grands doutes mais Celdwin s'obstinait à porter la chose à toute les sorties de pèche.
- Je te rappelle que tu ne sais pas nager.
- Faux ! J'ai réussi à convaincre ta fille de m'apprendre.
- Laquelle m'a si horriblement trahis !? Demanda Bard en plaquant théâtralement une main sur son cœur.
- Tilda. Maintenant, je sais faire la planche ! déclara la Naine avec des étoiles dans les yeux.
- Fantastique… Et surtout, vachement utile. On est à peu près au milieu du Lac et vu la température de l'eau, tu vas avoir du mal à rejoindre la rive ou à survivre en attendant les secours.
- La ferme, Stupide Elfe ! Répliqua la mercenaire en fixant sa canne au fond de la barque.
Bard ricana. Il avait réussi à faire taire sa meilleure ennemie. Il la regarda batailler pour bloquer sa canne à pèche pendant qu'elle attrapait les victuailles. Elle sortit du panier une miche de pain et du saucisson qu'elle attaqua rapidement à belles dents.
- Tu peux me passer mon sandwich ?
Celdwin le lui jeta sans quitter son bouchon des yeux.
Après la bataille des 5 armées, la mercenaire avait dut resté alitée de nombreuses semaines à la suite de ses blessures. Elle avait faillit rejoindre les Halls de Mahal mais avait finalement décidé de rester en Arda pour enquiquiner son monde. Lorsqu'elle avait put se déplacer à nouveau, appuyant d'un coté sur une canne, de l'autre sur sa fille Meldwin, ou sur quiconque veuille bien l'aider, elle avait prit une grande décision.
Elle avait arrêté les missions de Guilde et s'était mis, entre autre, à la pèche. Elle avait d'ailleurs tiré Bard et Liam pour la première partie de pèche. Le mercenaire blond avait réussi à échapper à toutes les suivantes mais pas Bard.
Celdwin, têtue comme toutes les Naines, débarquait tôt chez lui et le réquisitionnait pour l'accompagner pécher. Bard la suspectait d'avoir l'aide de ses enfants pour le piéger. Mais pour être totalement honnête, ça ne le dérangeait pas. En fait il adorait ces sorties qui lui permettaient de faire des pauses dans sa nouvelle activité de souverain. Mais il ne l'avouerait jamais à la Naine.
- Tu as des nouvelles de Bilbo ?
- La construction de l'Archipel avance à grands pas. Les Tunneliers font un travail remarquable. Et les caravanes sont proches. Elles arriveront aujourd'hui ou demain.
- L'Archipel… C'est très étrange comme nom de village.
- Lobélia m'a un peu expliqué. Un archipel est un ensemble d'îles. Or leur bourgade est une enclave hobbite, une île au milieu du territoire des Hommes.
- Y a un peu les Nains à coté. Et puis en suivant cette logique, ils auraient dut nommé leur cité « L'Île ».
- Je suis pas dans leurs têtes. De toute façon, le nom a été adopté à l'unanimité par les Hobbits et nous n'avons rien à dire.
- Mouais… Et pour la revanche du Cambrioleur ?
- Toujours d'actualité. Cependant il m'a avoué ne pas avoir de rancœur pour les plus jeunes des Khazads.
- L'archer agonisant…
- Oui Mais ce n'est pas le seul. Ori était très proche de Bilbo et ils s'entendaient bien même si Dori était toujours sur le dos de son cadet. Kili et Fili, même s'ils n'étaient pas très proches de Bilbo l'ont soutenu contre leur oncle.
- Toi tu ne me dis pas tout…
- J'ai régulièrement des nouvelles de Kili et de sa moitié.
- Tu te rends compte que s'ils poursuivent dans cette pente, je vais devenir le petit-neveux par alliance d'un nain qui a moins de la moitié de mon âge !
Celdwin s'esclaffa devant la mine indignée du batelier Roi.
- Imagine plutôt pour moi ! Selon Gandalf, mon neveux va se retrouver être un lointain grand-oncle de la femme de mon fils !
Les deux compères se retrouvèrent à rires comme des hyènes en imaginant la tête de l'arbre généalogique dans quelques années. Le soleil, caché par de lourds nuages, poursuivit sa course tandis qu'ils continuaient à dire des bêtises et à commérer sur les villageois, sur les Nains, sur les mercenaires ou sur les Hobbits.
Puis brusquement le ciel leur tomba sur la tête. La pluie tombait si serrée qu'ils ne pouvaient rien voir à trois mètres. Celdwin pesta contre les Vardas qui s'amusaient à leur verser des seaux s'eau sur le crane. Bard s'inquiéta plutôt de savoir comment ils allaient faire pour rejoindre la rive.
- C'était vraiment une idée pourrie !
- Bard, je t'aime bien, mais là, à cet instant précis j'apprécierai que tu te TAISES ! Mille milliards de string en fourrure de pluie de merde !
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- Hey, Meldwin, tu as vu maman ?
- Non pourquoi ?
- Il faut absolument que je lui parle de la nouvelle trouvaille de Trichelieu !
- La dernière fois que je l'ai vue, elle partait pour Dale….
- Ah… tant pis !
Meldwin observa sa cadette blonde repartir en sautillant. Diliane était une bouffée de joie et d'innocence dans ce monde de brute.
- Chérie, tu n'aurais pas oublier de dire à ta sœur que ma chère belle-mère est partie pécher aujourd'hui ? Et que elle est donc soit à Dale chez Bard, soit perdue au milieu du Long Lac avec Bard.
- Non, car si Dili l'avait su, elle aurait organisé une mission de secourt pour aller chercher Nana.
- Et ?
- Je ne tiens pas à sortir sous le déluge.
- Fille indigne.
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Blabla de fin de chapitre.
Je suis de retour !
Grande nouvelle les p'tits loups ! Si je m'en tiens au plan, on est arrivé à la moitié de l'histoire.
