Droit d'auteur :
Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson
Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.
Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…
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Chapitre 10 : L'attaque
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Pad courrait. Il sillonnait le terrain à toute allure, observant, notant, calculant. Pad était jeune, à peine vingt printemps, mais il était doué dans son domaine. Très doué. Il était un expert des pièges en tous genre. Et son boulot actuel était de préparer le terrain pour l'arrivée des Gobelins.
- Trichelieu, une fosse à pieux, ici. Et une trappe là. Et quelques fils explosifs entre les rochers là-bas.
Trichelieu était un voleur, pilleur, tricheur et menteur de la pire espèce doublé d'un pervers notable. Mais il avait une mémoire fantastique et savais dessiner des plans précis. Des qualités essentielles pour la suite des opérations.
- Il faudra aussi qu'un des chefs hobbits vienne me voir. Leurs champs sont une faille dans mon armure de pièges, il faudrait qu'on y installe quelques cadeaux pour les Peaux Vertes, mais il faut leur accord.
Pad continua à explorer, à prévoir où et quoi, à imaginer quel serai le meilleur piège, le plus mortel, le plus adapté pour chaque lieu.
- Trichelieu, demande à Celdwin une dizaine d'hommes pour creuser, autant pour tailler des pieux et une autre poignée pour placer les cordes et les boules explosives.
L'homme en bure violette fila à cheval en direction de l'Archipel tandis que Pad s'extasiait sur les boules explosives. Une magnifiques invention venue tout droit de la Mer de Rhun et qui couplée à une ficelle de collet, faisait des ravages !
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-Le dernier rapport d'Anoth confirme que les Gobelins vont passer par l'Archipel avant de déferler sur Dale.
Bard soupira. Si les choses continuaient de cette façon, il allait devoir instaurer la tradition de la Guerre d'Hiver. Comme si la Bataille des Cinq Armées ne suffisait pas…
- On sait pourquoi ils reviennent ici alors qu'ils se sont fait défoncés l'année dernière ? demanda Liam en jouant avec un poignard.
Le Nain blond, devenu le frère de Celdwin après qu'ils aient échangés leur sang, était habituellement d'humeur joviale, près à rire et à plaisanter. Mais aujourd'hui, le bouffon avait laissé place au guerrier et le visage du blond était sérieux et sombre.
- La faim je suppose déclara Tauriel.
Bard hocha la tête. C'était une supposition logique, surtout quand on savait que Dale avait évité la famine uniquement grâce à l'arrivée des Hobbits et leur cérémonie de fertilisation des sols qui avait marché du feu de Mahal !
- Il faut tout de même que des Soldats restent à Dale, si jamais certaines Peaux Vertes décident de ne pas passer par le Mont Corbeau.
- Oui, il ne faut en aucuns cas désarmer totalement la ville approuva Tauriel.
- Messire Sochon, quel serai, selon vous, le meilleur endroit pour poster des divisions d'archers ?
Le hobbit, complice de Bilbo depuis les premiers jours observa longuement la carte. Finalement, avoir autoriser le jeune Prince à faire le cadastre de l'Archipel était une riche idée.
- Ici, ici et là. Ce sont trois zones rocheuses qui offre une bonne vue sur la Plaine. Il y a aussi la lisière de ce bosquet qui permettrai de cacher un bataillon de soldats et cette gorge dont le Mercenaire Maître des Piège s'est occupé.
- Il faudra rajouter des soldats et des archers, pour achever les blessés.
Liam observa ses partenaires de stratégie. Entre Bard qui avait vécu plusieurs guerres, Lady Tauriel qui avait survécu entre Thranduil et les Araignées, le Maître Hobbit qui était sournois et qui connaissait son terrain sur le bout des doigts et lui, les Gobelins avaient du soucis à se faire. La stratégie allait être parfaite et les Peaux Vertes décimées !
- Messieurs, Dame, n'oublions pas l'aide promise par Béorn et ses Changeurs de Peaux.
Oui, les Gobelins allaient souffrir !
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- Tu es sérieuse ?
- Tu devrais savoir mon fils que je ne plaisante jamais avec la guerre. Oui, je t'ai placé à la tête d'une équipe d'archers.
Ivaldi dégluti difficilement. D'un coté il était content de voir ses talents à l'arc récompensés, de l'autre, être chef d'équipe était une grosse responsabilité.
- Et qui sera sous mes ordres ?
- Des Archers de Dale principalement ainsi que Gildas, Bartholomé, Myrtille et Lulu.
Le blondinet soupira. Les archers de Dale, il les connaissait bien. Il avait été leur instructeur pendant plus de six mois, faisant de ces paysans en armure des Archers digne de ce nom.
La Garde d'Esgaroth avait été composée de branquignoles qui n'auraient pas été capable d'effrayer un lapin, même si leur vie en dépendait.
Lorsque Bard, avait demandé la création d'une Garde Royale à Dale, il s'était rendu compte du niveau catastrophique des soldats. Il avait alors fait appel à Celdwin. La Naine encore convalescente avait commencé par leur concocter un programme de remise en forme.
Ils avaient pleuré. Même Braga qui était l'ancien Capitaine de la Garde n'avait pas fait le fier devant les exercices démoniaques de la Mercenaire.
Mais ,le pire, c'était de voir les enfants des mercenaires, les mioches limite encore en couche culotte, faire ces exercices en rigolant.
Une fois ce programme terminé, Celdwin avait remis les futurs Archers entre les mains d'Ivaldi en lui ordonnant d'en faire quelque chose. La Naine s'était occupée personnellement des Épéistes tandis que les lanciers revenaient à Okar, un homme du Sud, bâti comme une armoire et étant aussi doué dans le relationnelle qu'une cuillère à soupe rouillée.
Enfin bref. Ivaldi connaissait les Dalois avec qui il allait devoir travailler. Et pour les mercenaires, Bartholomé et Lulu étaient aussi d'anciens élèves et Gildas et Lulu des amis. Tout irai bien.
- Vous serez à la lisière du Bois Ocre avec un bataillon de soldats dirigé par Kurd
Rectification, il allait en chier. Mahal, pourquoi lui ?
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- Prêt ?
- Pour être parfaitement honnête, celdwinnur, je suis mort de trouille.
Ahmris éclata de rire devant les paroles brutes et honnêtes de son élève et équipier.
- Par les tétons de la Grande Courtisane… Qu'est-ce que je fout là. Mon frère va me tuer quand il l'apprendra….
- Personne d'ici n'ira lui dire.
Ori sourit. Il était libre. Libre de ses choix, libre de faire ce qu'il voulait même s'il se cassait la gueule en essayant. Il avait vu comment Celdwin élevait ses enfants. Elle les laissait essayer et apprendre de leurs erreurs. Les limites étaient très larges et c'est uniquement quand ils les dépassaient qu'elle leur passait une brasse. Et dans ces cas là, elle était vraiment effrayante !
Lui n'avait jamais pu essayer. Il était trop surveillé, trop protégé. Par sa mère puis par Dori.
Oh, il adorait son frère, mais parfois, il aurait voulu respiré.
- Prépare toi Ori, ils arrivent.
Il était heureux. Ici, on lui faisait confiance. Enfin, on faisait confiance à Ahmris qui lui faisait confiance à Ori. Dans tous les cas, On respectait ses aptitudes. Et il était en première ligne, près à attaquer à grands coups de magie les Gobelins ayant survécus aux pièges de Pad.
Une grande explosion retenti dans la Plaine. Les premiers pièges se déclenchèrent.
- Ils sont là dit doucement Ahmris.
Et d'un coup, ils étaient là, des centaines, grouillant, courant vers Dale dans un chaos sans nom.
- Trois… Deux… Un… Maintenant !
Ori tapa du pied brutalement et une flopée de pieux rocailleux sortirent du sol et embrochèrent la première vague d'assaillants.
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Lobélia râlait. Elle râlait depuis le début de la journée. Elle râlait contre sa nièce. Hilda était jeune. Elle aurait dut être avec les enfants, à l'abri. Mais elle n'y était pas. Car Hilda était une Shamane et qu'elle avait passé la Cérémonie d'intronisation. Elle était devenue adulte aux yeux de la Magie. Et donc elle pouvait faire ses propres choix. Dont celui de participer à la bataille.
Lobélia avait beau être Première Shamane, elle n'avait rien put faire pour son plus grand malheur. Du coup, elle râlait. Beaucoup.
Heureusement, Hilda avait été placée au Bois Ocre, avec une équipe d'Archers et deux bataillons de soldats. La petiote devait user de sa magie pour ralentir, piéger, voire tuer les premières vagues de Peaux Vertes. Et SURTOUT, elle avait ordre de grimper à l'abri dans un arbre s'il y avait le moindre soucis.
Le problème c'est qu'elle ne faisait nullement confiance à sa nièce pour suivre ce dernier ordre. Hilda serai plutôt du genre à foncer tête baissée dans la bataille sans se soucier de ne pas savoir manier une arme…
Aussi têtue que toi au même age.
Conscience de merde !
Un battement sourd fit trembler le Flux.
- Les Nains ont lancé l'offensive déclara Prim Fouille, la Deuxième Shamane et bras droit de Lobélia.
Celle-ci hocha la tête, tendue à l'extrême, prête à lancer sa magie dans la bagarre.
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Tout n'était que confusion, que chaos. Il y avait eut les explosions, les sifflement des flèches, le bruit de la terre qui se fend, les cris de rage, de douleurs, les râles d'agonie, le bruit des épées qui parent ou qui transpercent, les grognements des gobelins, les halètement rauques des soldats en sueurs.
Puis le champs de bataille s'étaient éclairés. Les Hobbits venaient de mettre le feu à de grands fagots de paille. Les Semis-Hommes entrèrent dans la Bataille en jaillissant des trous du sol, prenant les Peaux Vertes à revers.
Les Hommes et les Mercenaires au Nord, les Hobbits au Sud, la Celduin à l'Ouest, une foret à l'Est. Les Gobelins auraient pu fuir par Est mais les premiers à mettre un pied dans la foret disparurent dans de grands cris de souffrance. Ils étaient piégés !
Les Peaux Vertes se tournèrent alors vers les Hobbits, plus petits, plus faibles et moins dangereux. Et les Gobelins reversèrent le cours de la bataille et reprirent l'avantage.
Bilbo combattait de toutes ses forces. Dard brillait, lueur bleutée dans le paysage, lueur à peine atténuée par le sang dont elle était couverte.
Le Cambrioleur coupait, sautait, taillait. Il jouait du terrain, le rendant boueux, sableux, mou, variant au gré de ses envies pour piéger ses adversaires et les mettre à terre. Dans la pagaille, il se retrouva dos à dos avec Lobélia, entouré par une dizaine de Gobelins. La Shamane, une hallebarde dans les mains, se battait, tournoyant, dansant avec ses adversaires avant de les achever.
Elle était belle sa déesse guerrière, les cheveux défaits, tachée de sang et de terre, combattante et glorieuse.
- Lobélia, épouse-moi ! Cria Bilbo en transperçant le crane d'un Gobelin
- Tu crois que le moment est vraiment bien choisi ?répliqua-t-elle en esquivant une lame dentée.
- Il n'y en aura pas de meilleur ! Je t'aime !
- Moi aussi crétin. Oui ! Pour le pire et j'espère un jour le meilleur, j'accepte de devenir ta femme.
Lobélia tua son assaillant, attrapa Bilbo par le col et l'embrassa.
Les Gobelins ? Oubliés !
La Bataille qui faisait rage ? Oubliée !
Le sang, la terre et la sueur qui les couvraient ? Oubliés !
Les Peaux Vertes n'eurent pas le temps de profiter de l'instant pour tuer les deux Hobbits qu' un Lynx aussi gros qu'un cheval les envoya voler au loin.
Lorsque Lobélia lâcha Bilbo, les Changeurs de Peaux avaient renversé le cour de la Bataille pour le deuxième fois.
- On y retourne ?
- Oh que oui ! Dit Bilbo des étoiles dans les yeux.
La main de Lobélia dans la sienne, du danger et de l'adrénaline, que demander de plus ?
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Pinaceae observait, entre les arbres, la bataille. Elle aurait pu intervenir, écrasant les misérables orques malades entre ses racines, les réduisant en bouilli. Elle aurait pu et elle avait failli le faire. Mais les Hommes-Animaux étaient venus et elle n'était pas intervenue.
Pinaceae était une Gardienne, une bergère de la Nature. Son rôle était d'encourager la vie, pas de répandre la mort. Du coup elle observait. Prête à intervenir tout en ne le voulant pas. Les Enfants d'Yavanna se débrouillaient très bien seuls. Ils n'avaient nul besoin de son aide. Ils avaient grandis, ils n'avaient plus besoin des Gardiennes, ils n'avaient plus besoin des Bergères, comme ils eurent besoins d'elles lorsque le monde était jeune.
Non, les Enfants de la Mère de la Nature n'avait pas besoin d'elle. Alors Pinaceae resta dans la foret, se contentant de supprimer les petits orques qui entraient dans sa foret.
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Le matin se leva, brumeux. Le soleil, blafard, éclairait le brouillard d'une lueur irréelle. Celdwin marchait au milieux des morts. Il faudrait brûler les corps pour éviter les charognards et les épidémies. Un bruit de pas alerta la mercenaire qui dégaina son épée.
- Du calme, ce n'est que moi !
Celdwin fit un sourire fatigué à Bard. Ils se remirent à marcher, doucement, en silence.
- Les pièges étaient efficaces.
- Oui.
- Les Shamanes et les Chante-pierres aussi.
- Oui.
- Je me demande comment on aurait fait sans eux…
- Je ne sais pas Bard, je ne sais pas.
Les deux personnages de sang royal finirent par rejoindre l'Archipel. Dans un coin les corps des gobelins commençaient à être entassés. Le long de la route menant à la Maison de Conseil, aujourd'hui reconverti en infirmerie, les corps des Hommes et des Hobbits tombés au combat s'alignaient.
Trois femmes s'agitaient autour des corps et ceux passés entre leurs mains semblaient juste dormir. Le brouillard givrant faisait des millier de paillettes dans leurs cheveux. Avec leur peau pale et leurs lèvres bleutés, leur visage nettoyé et leur cheveux brossés, ils étaient si sereins…
- Rentrons voir les vivants et laissons les morts dormir fit doucement Celdwin avant de pousser la porte de la Maison de Conseil.
Le choc fut rude. La lumière chaude des torches, l'agitation des soigneurs et les paroles de tout le monde. Quelle différence avec la morne froideur du matin hivernal !
Malvina, la petite mercenaire muette spécialisée dans les soins se posta face à sa chef et fit quelques rapides signes de mains. Elle fila tout de suite après, sans attendre la réaction de Celdwin ou de Bard.
- Ori a été blessé, il est à l'étage. Je monte le voir.
- Salue le de ma part, je ne monte pas, j'ai déjà mes hommes à aller voir.
La Naine monta les marche trois par trois. Elle pouvait le faire, c'était des marches hobbites ! Elle fut rapidement sur le palier. D'après Malvina, la chambre d'Ori était la quatrième à gauche…
Celdwin allait frapper lorsqu'une main bloqua son mouvement. C'était Ahmris. Son fils posa un doigt sur ses lèvres et la tira un peu plus loin.
- Bilbo est avec Ori lui chuchota-t-il.
- Oh ! Et alors, qu'est-ce que tu sais ?
- Ori a sauvé la vie de Lobélia lors de la charge finale. Et il a été salement blessé dans l'histoire.
- Merde !
- Chut ! Ori risque de perdre sa jambe et même s'il la garde, il y a de grandes probabilités pour qu'il garde des séquelles à vie.
Celdwin grimaça. C'était vraiment mauvais…
- Mais le bon coté de la chose c'est que Bilbo est venu le voir. Au départ, c'était juste pour le remercier d'avoir sauver Lobélia, mais Ori a saisi sa chance. Ils sont entrain de parler de la Quête d'Oakenshield.
- C'est bien. Ils pourront s'expliquer, remettre les choses à plat, pardonner et prendre un nouveau départ.
Celdwin sourit. Bilbo était un ami cher et elle avait apprit à apprécié Ori. Les voir se rabibocher était une bonne chose !
