Droit d'auteur :

Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson

Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.

Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…

.

Vu votre enthousiasme à l'apparition de Dis, la Dame d'Erebord a droit à son chapitre spécial ! Chapitre non prévu à l'origine ;)

.

Chapitre 12 : Dis Thrainnul, Dame d'Erebord

.

…..

Elle était chez elle. A la Maison. Chez elle !

Dis s'avança doucement dans les appartements royaux qui lui avaient été attribués. Elle posa sa main sur les murs, frôlant les fresques gravées, les mosaïques colorées et même le vieux bonhomme bâton que Frerin avait dessiné, bien des années auparavant.

Ces appartements avaient été ceux de sa mère. Delga la Juste, fille de Karish Heaume de Fer de la Maison des Barbes-de-Feu. Les appartements de la Reine. Et désormais, et jusqu'à ce que son frère prenne épouse, SES appartements.

Dis quitta le petit boudoir qui avait été témoin de tant de facéties des enfants de Thrain, et entra dans la chambre. Elle était grande et haute de plafond. On distinguait parfaitement les voûtes en ogives et sur celles-ci les réparations d'une nuage de gris plus clair.

La literie était cramoisie et argent de même que les confortables fauteuils en Bergère-Gondole en velours. Les piliers du baldaquin étaient finement ouvragés. Ce ne pouvait être les meubles d'époque. Entre le temps et le Feu du Dragon, ils n'auraient survécu…

Dis n'eut pas le temps de plus s'interroger qu'on frappa à la porte. Elle retourna donc dans l'antichambre et ouvrit la porte.

Une tornade blonde lui sauta dans les bras… littéralement !

- AMAD !

Dis parvint, elle ne sait trop comment à rester debout malgré le poids de son aîné.

- Fili !

Que son bébé lui avait manqué !

Dis le serra à son tour dans ses bras avant de le mener par la main jusqu'au boudoir où elle le fit s'asseoir. Il avait maigrit. Sa peau était pale et sèche. Il avait des cernes monstrueuses et les joues creuses. En quelques mots, il faisait le double de son age. Et il n'y avait qu'une seule explication à cela.

- Oh Fili… murmura-t-elle avant de le serrer à nouveau dans ses bras.

Le guerrier blond, sentant l'étreinte maternelle fondit en larmes. Elle était là. Sa Mère. Sa petite maman. Elle était enfin là.

Dis berça doucement son fils aîné qui sanglotait entre ses bras. Elle entonna à voix basse une vieille berceuse sans cesser de le bercer. Elle sentit les lourds sanglots s'espacer laissant place à des larmes silencieuses qui se tarirent à leurs tours quand Fili s'endormit. Il devait vraiment être au bout du rouleau.

La Régente des Monts Bleu sourit en voyant son grand dadais de fils emporté par Irmo au Pays des Songes. Il était loin de l'image de « Grand Guerrier Super Fort » qu'il voulait donner ainsi endormi sur sa mère, dépassant de tous coté, avec ses joues striées de larmes séchées et ses airs de chaton perdu.

Cette pensée fit rire doucement Dis. Qu'importe leurs ages et leurs fonctions, ses bébés resteraient toujours ses bébés !

La Naine brune se leva, replaçant délicatement son fils dans le fauteuil. Vu son allure, dormir un peu ne lui ferait pas de mal ! Elle décida d'aller chercher une petite collation en prévision du réveil de son blondinet et de la longue discution qu'ils allaient avoir.

.

.

.

- Adad !

Gloin qui marchait d'un pas vif vers ses appartements accueilli son fils en lui tendant les bras. Celui-ci lui sauta dessus en riant, manquant de faire tomber son père.

Par Mahal que Gimli avait changé ! Son petit garçon était devenu un Nain, bientôt majeur ! Sa barbe qui lui couvrait à peine les joues abordait désormais ses premières petites tresses. Il avait prit du muscle et des épaules et surtout…

- Regarde ! J'ai passé mon premier grade ! Fit Gimli surexcité en lui montrant la courte tresse en épi.

Gloin sourit. Son fils était, comme sa mère, de la Caste des Forgerons. Il suivait donc la formation des Forgeurs et il avait validé le premier des cinq niveaux de maîtrise nécessaire pour être un Maître.

Pour être parfaitement honnête, Gloin avait été un peu déçu que son fils ne soit pas de la Caste des Maître de Guerre comme lui. Mais il s'était vite ravisé quand la chair de sa chair avait commencé à forger. Gimli avait un don réel pour la manipulation des métaux en fusion. Et surtout il était heureux !

- Maître Eitri a dit que je pourrais aller dans les Grandes Forges lors de notre prochain cours ! Mais pas Ceti. La dernière fois, elle a renversé le creuset puis…

Gloin écouta son fils babiller sur ses cours. Oui, sans aucuns doutes, Gimli était heureux dans les forges.

- Tu vas voir Amad ?

- Oui.

- D'accord. Dis, je peux continuer à visiter ?

- Reste dans le Palais. On visitera la ville tous le trois avec ta mère.

Gimli hocha la tête avant de partit en courant dans le couloir. Son père l'observa avec indulgence. Il avait beau avoir 75 ans, s'il avait été un humain, il n'aurait que 16-17 ans. Un jeune adulte encore folâtre.

Gloin entra dans ses appartements et elle était là. Le soleil de ses nuits. Lara. La moitié de son âme. Son Unique.

Il embrassa sa femme avant de s'éloigner d'un pas et de l'admirer toute entière. Elle avait tressé ses cheveux roux pales en couronne et avait natté sa barbe avec des perles. Ses yeux bleu-gris étaient soulignés de khol et la couleur de ses lèvres rehaussée de pourpre. Elle portait la robe qu'il lui avait offerte pour leur 70 ans de mariage et une légère étole aux reflets bleus.

Gloin était bien. Juste bien. Il avait retrouvé la lune de ses jours, sa moitié qui lui avait tant manqué. Et après quasiment trois ans de séparation il avait retrouvé les bras de sa douce Lara.

Du coup il était heureux. Juste heureux.

- La vue te plaît ? lui susurra t-elle à l'oreille d'une voix enjôleuse.

Il n'avait pas l'habitude de voir sa femme aussi joueuse. Lara était d'un tempérament calme et réfléchi. Qu'elle ait une attitude aussi taquine était la preuve qu'il lui avait manqué autant qu'elle lui avait manqué.

- Tu est magnifique. Je t'aime.

Elle sourit avant de se glisser à nouveau dans ses bras.

- Prouve le moi...

- Démone répliqua t il avec un grand sourire avant de la porter telle une jeune mariée jusqu'à la chambre.

.

.

.

Dis avait atteint les cuisines du Palais. Celles-ci étaient étonnamment vides. Il n'y avait que trois Nains : Bombur, le cuisinier en chef, Nori, le Maître Espion venu chercher une collation et son frère Dori.

Bombur salua sa Dame tandis que les deux frères continuaient de se disputer.

- De quoi parlent-ils ?

- De leur petit frère Ori. L'gamin est parti d'Erebord pour vivre tout seul. Dori veut partir à sa r'cherche alors qu'Nori veut l'laisser tranquille.

Dis ne dit rien. Elle était confrontée au même problème. Laisser son petit Kili vadrouiller dans les Terres Sauvages ou partir à sa recherche. Son corniaud de cadet lui avait envoyé un corbeau pour la prévenir qu'il était loin d'Erebord alors que la caravane arrivait en vue de la Montagne. Elle l'avait traité de tous les noms, tout en sachant qu'elle ne pouvait rien y faire.

Et elle venait de découvrir que Fili et donc certainement toute la Montagne, pensait son petit frère décédé. Son crétin d'archer de fils n'avait prévenu personne… Mais quel débile !

Par Mahal, qu'est-ce qu'elle avait loupé avec ce môme ? L'inconscience de son cadet ne pouvait pas être uniquement du à la loterie génétique. Il y avait forcement eut une bourde dans l'éducation… Étant parfaite, le fautif était tout trouvé… Thorin !

- Et vous Lady Dis que souhaitez-vous prendre ?

La demande de Bombur la sortie complètement de ses pensées.

- Une petite collation pour Fili. Il est maigre comme un clou.

- Je suis bien d'accord avec vous ! S'exclama le gros roux avant de partir un peu plus loin pour préparer un plateau.

Le Maître Espion, ayant réussi à convaincre, temporairement son frère de laisser Ori tranquille, vint s'asseoir aux cotés de la Dame d'Erebord.

- Est-ce vous déjà allez aux Jardins suspendus ?

- Non je n'ai pas eu le temps.

- Bifur et Bofur ont fait un travail formidable. Les jardins sont loin d'avoir leur beauté d'antan mais ils sont sur la bonne voie.

- J'ai hâte de voir ça.

- Emmenez-y Fili pour lui annoncer que Kili est encore vivant.

- Vous saviez !

- Évidement, je suis le « Maître Espion » déclara sarcastiquement Nori.

- Pourquoi n'avoir rien dit.

- Kili est mon Prince. Il m'a demandé de ne rien dire lors de son départ. Et j'ai juré sur la vie de ne rien dévoilé. Les seuls ayant plus de pouvoir que lui dans cette cité son notre Roi et le Prince héritier. Or, ni l'un ni l'autre ne m'ont demandé si je savais quelque chose sur Kili. J'étais donc pieds et mains liés.

- Mais tu me l'as dit.

- Vous êtes la seule à qui le Prince m'a autorisé à parler de son départ. Et je sais que vous savez car Il m'a envoyé un corbeau.

- Dis-moi tout ce que tu sais demanda Dis, très intéressée. Peut-être que son fils était moins tete en l'air qu'elle ne le pensait.

.

.

.

La semaine avait été chargée. Dis avait dut prévenir son aîné que Kili était bien vivant. Cela ne s'était pas fait sans heurt et la Princesse était certaine que son blondinet de fils était vexé comme un pou que son bébé frère ne l'ai pas tenu au courant.

Après cela, elle avait commencé à remettre sur pieds son réseaux d'espions. Elle était certaine de la véracité de l'adage « Le savoir c'est le pouvoir » et dans cette optique, elle faisait tout pour être au courant de tous ce qui se passait dans la Montagne. La Prochaine étape était d'étendre son réseaux dans Dale.

Dis avait également eut une très longue entrevue avec Balin afin de savoir ce qui s'était fait dans le Royaume depuis sa reconquête. Après l'avoir assommée à grands coups de rapports sur les travaux, sur la quantité de pierres précieuses, sur l'état des mines et sur encore pleins d'autres choses barbantes, le vieux conseiller sortit un parchemin usé et corné.

- Ce parchemin dénonce une chose très étrange… et probablement véridique soupira le fils de Fundin.

Dis s'empara du parchemin et le lut.

Lorsqu'elle le reposa, elle était blanche et ses mains tremblaient. Elle s'humecta les lèvres avant de parler.

- Des Maudits. C'est impossible…

- Malheureusement, plusieurs choses tendent à démontrer le contraire soupira le conseiller. C'est Ori qui à trouver ce parchemin. Je l'ai montré à Gandalf qui en a fait une copie. C'est le Magicien qui m'a donné la première preuve que ce parchemin est possiblement vrai.

Dis inspira profondément, attendant avec anxiété la suite du récit.

- Gandalf a retrouvé dans la Vieille Forteresse Noire votre père. Malheureusement Thrain a été tué par le Nécromancien peut après. Mais entre temps, il a eut le temps de s'exprimer et d'après Gandalf, votre père parlait lui aussi de Première et de Neuf-doigts et de Traditions bafouées.

- Si mon père était entre les mains du Sorcier Noir, il a très bien put devenir fou et raconter n'importe quoi.

-C'est aussi ce que j'ai pensé. Mais Oin, m'a parlé d'un de ses Maîtres alors qu'il commençait son premier grade de Guérisseur. C'était la Maîtresse de Soin Diamana, comme dans le texte, et elle est partie, peu après la naissance de votre frère pour les Montagnes Blanches.

- Ca ne prouve rien.

- Certes. Mais j'ai une troisième « preuve ». La Salle des Cœurs. La Porte de l'antique salle refuse de s'ouvrir devant Thorin. Il n'est donc pas le véritable Roi d'Erebord.

- Père est peut être toujours en vie…

-Peut-être. Je n'ai aucune preuves certaines et Gandalf qui cherchait plus d'informations ne m'a jamais recontacté à ce propos.

Dis était troublée par l'annonce de Balin. Si celui-ci avait raison, ils étaient dans une merde noire. C'est bien connu que les cadets des couples de Maudits apportent la ruine et le malheur… Pourvu que ce parchemin ne soit qu'un mauvais canular…

- Avez-vous eut le temps de parler avec notre Roi.

- Oui soupira Dis. Je suis inquiète. Il a changé et pas en bien…

Balin acquiesça. Un silence lourd tomba dans le bureau alors qu'ils sirotaient leur tasse de thé. Chacun pensait à ce qui venait d'être dit et aux conséquences de cette révélation si elle était vraie.

Ce silence pesant aurait pu durer longtemps si Dwalin n'était pas entré en coup de vent dans le bureau de son frère. Le grand guerrier au crane rasé pestait contre Nori, contre les tourtes pas cuites et contre un mercenaire.

- Était-ce un mercenaire du Vent Bleu ? Demanda Dis.

Dwalin, surprit de la voir la salua maladroitement avant de répondre.

- Oui, Lady Dis. Trichelieux du Vent Bleu. Il est encore pire que tous ses comparses sans fois ni lois !

- Bofur m'a parlé du Vent Bleu… Enfin, de sa fondatrice.

- Le marchand de jouet vous a parlé du Warg s'étonna Dwalin avec un brin de moquerie dans la voix.

- Le marchand de jouets, comme vous dites, m'a apprit comment la mercenaire nommée Celdwin avait aidé la Compagnie, comment elle s'était jouée de vous chez Thranduil, comment elle avait mené la première vague de combattant contre les Orques répliqua sèchement Dis.

Elle n'aimait pas Dwalin. Il se croyait meilleur que les frères Ur parce qu'il était de la Caste des Guerriers, et qu'il faisait parti de la Haute Noblesse.

- Elle doit être une Naine d'exception. J'aimerai beaucoup la rencontrer reprit Dis en souriant. Franchement, une femme ayant réussi de tels tours de force devait être très intéressante à connaître.

- Mais… Vous ne pouvez pas. Ce n'est pas digne de votre rang et…

- Dwalin ! Le coupa Dis avec autorité. Je veux et je vais rencontrer le Warg. Demain. Et tu m'accompagne comme garde du corps !

Blabla de fin de chapitre :

Héhé ! Je l'ai posté en temps et en heures !

Alors vous en pensez quoi ?