Droit d'auteur :
Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson
Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.
Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…
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Désolée pour la (très, trèèèèès) longue absence. Je n'ai pas d'excuse…
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Chapitre 13 : De la purée qui vole !
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Le Promontoire était devenu depuis la bataille des cinq armées, deux ans auparavant, le bastion de la Guilde de Mercenaires du Vent Bleu. La battisse trapue était le point de rendez-vous des soldats de Celdwin, le lieu où ils pouvaient se détendre, se lâcher, décompresser.
La Grande Salle qui servait aussi bien de salle à manger que de salle de réunion avait été témoin de bien des pitreries, de bataille de nourritures, de blague potache et de défis alcoolisés.
Les mercenaires restaient des grands gamins dans leur tête et Celdwin était, sans conteste leur maman. Mais cela, ils ne lui diraient jamais en face, ils tenaient à la vie !
Dans bien des familles, lorsque les parents voulaient se débarrasser de leur enfants quelques heures histoire d'être tranquille, ils laissaient les marmots à leurs propres parents. Celdwin étant la Môman de Coeur de la bande de bras-cassés, elle se retrouva, un beau matin de mai, de garde de mioches.
La Naine était passablement enivrée lorsqu'elle avait accepté ! Sinon, elle n'aurait jamais conclut cet accort avec ses mercenaires !
Mais elle s'était faite piégée et se retrouver avec une grosse quinzaine de mômes sur les bras. Car, oui, TOUT les adultes du Vent Bleu avait décidé de se débarrasser de leur descendant pour se faire une sortie tranquille. Autant dire qu'ils allaient se pinter la tronche en faisant des course de chevaux et des concourts de truc plus stupide les uns que les autres tel le lancé de poissons pas frais, la course d'obstracle en aveugle, ou encore d'autre conneries du genre.
Cette sortie avait lieu chaque année et chaque années, on tirait au sort les malheureux de corvée de gardiennage de mioches. Sauf que cette année, Celdwin avait décrétée qu'elle était trop vieille pour ces bêtises et qu'elle ne viendrait pas. Et la bande de chiens galeux lui avait refilé la marmaille pour la journée !
Bon, d'accord, en fait cela ne l'ennuyait pas autant qu'elle ne voulait le faire croire. Elle adorait les enfants. Ils étaient tellement innocents et manipulables !
- Eodred ! Dacien ! Descendez de là immédiatement ! Non, Agathe, ne mange pas cette limace ! Non ! Non ! Non !
Par le slip de Morgoth, mais comment ces garnements pouvaient ils avoir autant d'imagination pour faire des conneries ! Enfants de leur parents !
La Naine soupira avant d'attraper Tasha, la fille de Kurd et de lui retirer son couteau. Il fallait vraiment que ses subalternes arrêtent de donner des armes à leurs enfants ! Et puis pour les autres, tant que Eodred et Dacien ne tombaient pas de la balustrade, ils pouvaient bien continuer de faire les singes et puis manger des limaces n'avaient jamais fait de mal à personne.
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Lorsque Bard avait apprit par Diliane, la plus jeune fille de Celdwin que la vieille mercenaire allait se retrouver avec plein de mômes à gérer seule, il avait sauté sur l'occasion pour monter au Promontoire. Officiellement pour voir si Celdwin avait besoin d'aide, officieusement pour se moquer de la mercenaire en galère.
Sauf que son magnifique plan s'était retourner contre lui. En effet, lorsque le Roi de Dale, qui avait laissé sa charge à son fils pour la journée, avait débarqué au Promontoire, il ne s'attendait pas à trouver une Celdwin parfaitement zen et gérant la situation d'une main de maître.
La mercenaire l'invita à entrer et le mena vers la Grande Salle où la flopée d'enfant mangeait tranquillement et sans hurlements. La Naine servit deux grandes assiettes de purée avec quelques tranches de lard avant d'en tendre une à Bard et de s'asseoir lourdement sur un banc.
- Je pensais que tu serais débordée déclara honnêtement Bard en s'installant en face de Celdwin.
- La menace d'être privé de repas à grandement calmé les esprits. Mais j'ai bien cru que j'allais en étrangler un ou deux à certains moments.
Le Batelier roi ricana en imaginant la scène tandis la Naine s'acharnait sur son bout de viande. Saleté de couteau non aiguisé !
- Le pouvoir te va bien. Déclara Celdwin après plusieurs minutes de silence.
En effet, le Batelier semblait, aussi paradoxale que ça puisse paraître, plus détendu en étant Roi que lorsqu'il vivait sous les ordres du Maître.
- Je n'ai plus à m'inquiéter qu'on découvre qui je suis réellement, vu que tout le monde est déjà au courant déclara sèchement Bard.
Celdwin grimaça. Il lui en voulait encore pour avoir révélé qu'il était un descendant d'Elfe et qu'il était le fils de Galion. C'était il y a plus d'un an ! Ce qu'il pouvait être rancunier !
- Et surtout, je n'ai plus à agir contre l'autorité car elle est incompétente, vu que JE suis l'autorité.
Effectivement, avec la disparition du Maître, Bard avait vraiment pu respirer et surtout, il avait put agir pour le bien-être de ses sujets sans à avoir à agir dans l'ombre.
En fait le problème du Batelier était qu'il était né pour être Roi et que ce rôle de dirigeant et de protecteur était l'essence même de son être. Bard avait beau râlé quand on lui sortait des « Majesté » à tous va, il restait quand même un Roi de sang. Il avait besoin de diriger et protéger pour être heureux !
- Et toi, la retraite te va bien !
Celdwin sourit.
- Ne plus courir les routes est effectivement très reposant ! Avoir un endroit que l'on peut nommer maison après une vie entière d'errance est une chose très agréable. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai posé mes armes ! Je suis encore capable de me battre et de mettre au tapis tous mes hommes !
- Même tes filles ?
- Meldwin est un cas à part. Elle est de la Caste des Guerrier, à ne pas en douter. Elle est forte et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elle fera une bonne dirigeante quand je ne serai plus là…
Les deux compères auraient put sombrer dans la mélancolie du temps qui passe et des vies bien remplies qui arrivent à leur termes, mais un projectile gluant les en empêcha.
PLATCH !
Celdwin observa la trace beigeâtre sur la table avec un brin d'effroi.
- Dis moi que ce n'est pas ce que je pense ! Supplia Bard
- Je ne peux pas te dire que ce n'est pas ce à quoi tu penses, car c'est exactement ce à quoi tu penses !
- Merde !
Les deux adultes plongèrent sous la table, évitant habillement les différents projectiles.
- Mais quelle idée à la con de leur faire de la purée !
- C'est Anna et Gaile qui ont préparé à manger, pas moi !
- C'est quand même une idée de merde !
-Tais-toi et cours !
Les deux adultes bondirent hors de leur cachette avant de se mettre à courir vers la porte la plus proche. Parfois, il y avait des batailles qu'on ne pouvait gagner et celle-ci en était une !
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Dis d'Erebord était une Naine forte, capable de diriger le Royaume d'Ered Luin seule pendant l'absence de son royal frère et des trois-quarts du Conseil.
Dis était une personne fondamentalement réaliste et particulièrement obstinée. Lorsqu'elle voulait quelque chose, elle l'obtenait, que ce soit l'autorisation de convoler en juste Noces avec son Unique même s'il était un roturier ou qu'il s'agisse de faire plier Dwalin et Nori à ses demandes.
C'est pour cela que le trio marchait depuis l'aube en direction de la tanière du Vent Bleu. Dis voulait rencontrer le Warg, donc elle rencontrerai le Warg. Et Dwalin lui servirait de garde du corps et Nori de Guide.
La première fois que Dis avait entendu parler du Warg, c'était dans la lettre de Kili, lorsqu'il lui annonçait qu'il avait quitté Erebord et qu'il était quelque part dans les terres sauvage avec son Unique. Unique, qui n'avait pas de nom, pas de description, pas d'age… mais ce n'était pas important pour le moment.
Dis avait été intrigué par ce Warg que son cadet décrivait comme une mercenaire de génie, aussi caractérielle que Thorin et aussi bonne combattante que Dwalin. Kili expliquait que le Warg avait aidé la Compagnie et que c'était grâce à elle et au Cambrioleur qu'ils étaient tous en vie.
Curieuse, Dis avait voulu en savoir plus. Elle avait donc interrogé tous les nains de la Compagnie à propos de la mercenaire.
Elle avait apprit que le Warg était une Naine, abandonnée par ces parents, élevée par des humains et amie des Elfes. Dis apprit qu'elle se nommait Celdwin grâce au petit Ori de passage sous la Montagne. Elle apprit plus tard que Celdwin avait sauvé la vie de Oin en étant blessée à sa place, que la mercenaire avait plusieurs enfants, qu'elle avait livré la Compagnie à Thranduil et qu'elle s'était battue en première ligne lors de la Bataille des Cinq Armées.
Autant dire que ce portrait était bien creux, remplit d'ombre et qu'il était autant positif que négatif. La curiosité de Dis n'avait pas été assouvie. Il fallait qu'elle rencontre la Naine capable de marquer à ce point les compagnons de Thorin.
Le parchemin de Balin et les soupçons de Gandalf sur la possible appartenant de Celdwin à la lignée d'Erebor n'avait que renforcé le besoin qu'avait Dis de rencontrer la mercenaire.
Le trio se rapprochait de plus en plus du Promontoire et de la bâtisse massive qui y siégeait. Dis s'agita sur sa selle. Son impatience et son excitation grandissait au fur et à mesure que sa rencontre avec le Warg approchait.
Les Nains, arrivés devant la porte de la grande maison, mirent pieds à terre et attachèrent leurs poneys au poteau prévu pour.
Lorsqu'elle imaginait la mercenaire, elle voyait une espèce d'armoire à glace bodybuldée, version féminine de Dwalin avec le caractère de Thorin, lorsque les réserve d'herbe à pipe avait été vidée.
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Dwalin grommelait. Il grommelait dans sa barbe depuis le matin, lorsque Dame Dis, en pantalon d'équitation et en lourde tunique de laine avait décidé d'aller rendre visite au Warg.
Plus la mercenaire était loin de lui, plus Dwalin était heureux ! Il ne voulait absolument pas voir le Warg, alors lui rendre, volontairement visite ! C'était une très mauvaise idée !
Le guerrier au crane chauve ralait encore lorsqu'ils arrivèrent devant la lourde porte en bois du bastion du Vent Bleu et que Dame Dis frappa le heurtoir en bronze.
L'attente silencieuse des Nains fut rompue par des cris rageurs provenant de l'intérieur.
- C'est la DERNIERE fois que je fais ca ! La DERNIERE ! Saloperie de purée de merde !
La porte s'ouvrit en coup de vent avant de se refermer aussi sec !
- Y a personne !
Dwalin se hérissa ! On ne parlait pas ainsi à la Dame d'Erebor !
La porte se rouvrit doucement et le Warg apparut, les bras croisés, regardant les nains d'une manière absolument glaciale. Derrière elle se tenait Bard le batelier-Roi.
Le temps paru se figer lorsque La Mercenaire et La Dame s'approchèrent l'une de l'autre. Dwalin observa l'une et l'autre, frappé par leurs ressemblances.
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Lorsque Celdwin avait déclaré haut et fort qu'il n'y avait personne, Bard avait haussé un sourcil devant son audace. Lorsqu'elle avait fait mine de repartir vers le champs de bataille nommé cuisine, il l'avait attrapée par les épaules et l'avait forcée à rouvrir la porte et à rencontrer les Visiteurs. C'était peut-être des clients !
Finalement Celdwin avait cédé et avait ouvert la porte. Et Bard avait eut un grand choc en voyant le clone de son amie e l'autre coté.
Dame Dis, fille de Thrain, sœur de Thorin, Roi sous la Montagne.
Bard savait que Gandalf pensait que Celdwin était de la famille de Thorin Cul-de-Chêne. Mais le batelier ne l'avait jamais vraiment cru. Jusqu'à aujourd'hui.
Car Celdwin et la Dame d'Erebor étaient sœurs, personne ne pouvait le nier. Même forme de visage, même teinte de bleu dans leurs iris, même chevelures de geais… Certes, Celdwin gardait les marques d'une vie de guerrière et ses cheveux noirs étaient bien plus veinés d'argent, mais l'un dans l'autre, elles étaient pareilles !
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En ouvrant la porte, Celdwin ne s'attendait pas à rencontrer sa copie presque conforme. Elle ne s'attendait pas non plus à voir Dwalin, la bouche grande ouverte et un regard poisson mort et elle s'attendait encore moins à l'état de stupeur profond dans lequel semblait être plongé le Voleur de la Compagnie de Fasak-Oakenshield.
Celdwin avait prévu de rembarrer vite fait, bien fait les gêneurs avant de retourner dans la cuisine pour calmer le carnage en court, mais la Naine en face d'elle lui fit changer ses plans.
- Je suis Dis Thrainnul, sœur de Thorin Oakenshield, mère de Fili et Kili. Enchantée de vous rencontrer.
- Celdwin Talernul. Mercenaire et Chef de la Guilde du Vent Bleu.
La Mercenaire se foutait pas mal de la sœur du Crétin sous la Montagne. Par contre la mère de Kili l'intéressait. Celdwin était curieuse de connaître la femme qui avait élevé l'archer nain.
- Venez, nous allons nous installer dans a cuisine pour discuter. Je crains que la Grande Salle soit indisponible pour l'instant.
Bard frissonna en voyant la lueur calculatrice dans les prunelle de son amie. Que les Valars préservent la Terre du Milieu d'une alliance Celdwin/Dis d'Erebor !
