Droit d'auteur :

Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson

Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.

Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…

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Chapitre 15 : Le Coeur de la Montagne

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-Nous sommes au niveau des cuisines, dans le Palais Royal. Les équipes bleues, rouges, vertes et jaunes se rendront à la Salle du Trésor. Les trois premières ont pour objectif de faire disparaître le maximum d'or et de pierres précieuses. Cachez les, brûlez-les, les Nains ne doivent jamais retrouver leur foutu or. L'équipe jaune est chargée du guet. Au moindre pépin, disparaissez, ne vous mettez pas en danger inutilement.

Les équipes noire et blanche ont pour objectif de nous faire gagner du temps. Mettez le bazar partout, planquez les armes, mettez le feu aux cuisines… Ça devrait les occuper un moment.

- Et toi Bilbo demanda Sochon.

- Moi, je vais régler ma dette. Seul.

- Lobelia va nous tuer si elle apprend que tu es parti seul déclara Bruno à son beau-frère. Je viens avec toi.

Bilbo ne pensa même pas à négocier. Le frère et la sœur avait le même caractère borné.

- Bien. Tenez vous prêt, on fonce !

Bilbo donna un dernier coup dans la paroi qui s'effondra, dévoilant les murs de pierre du Palais des Nains.

Le flots de Hobbit se déversa silencieusement du tunnel. Chacun connaissait sa tache. Un premier groupe se détacha, prenant la direction de la salle d'Arme tandis que les autres continuaient leur chemin vers le cœur du palais.

Arrivés dans la Salle du Trône, déserte à cette heure là, les hobbits se séparèrent en trois groupes. La majorité s'enfonça dans le couloir menant à la salle du trésor, les autres s'éparpillèrent pour prendre leur poste de guetteurs. Il ne resta très vite que Bruno et Bilbo dans la pièce gigantesque.

- On fait quoi maintenant ?

- On monte chez le Roi. L'Arkenstone n'est pas là, il l'a donc avec lui.

Bruno hocha la tête avant d'emboîter le pas à son beau-frère.

Un bruit de bottes ferrées alerta les deux intrus qui plongèrent dans l'ombre d'une colonne. La patrouille passa sans les voir.

- Tu n'as pas ton anneau magique ? Chuchota Bruno

- Non. Celdwin m'a fait promettre de ne plus m'en servir. J'ai juré par Yavanna.

Autant dire que les probabilité de voir Thranduil danser la macaréna, un slip sur la tête, était plus élevée que de voir Bilbo rompre cette promesse.

Le Cambrioleur fit un signe à son beau-frère avant de courir silencieusement jusqu'à la prochaine ombre. Leurs pieds nus leur assuraient un silence presque complet. Ils se fondaient dans les ombres, avançant, déterminés, vers leur cible.

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-Ouvrez la porte !

- Les portes sont closes et le resteront jusqu'à l'aube.

- Écoute moi bien pauvre cornichon à la cervelle confite ! Je suis Dis d'Erebor, la Sœur du Roi, le Fille de Thrain ! Si tu ne m'ouvres pas immédiatement, je peux te promettre une fin lente et douloureuse à coup de cuillère rouillée !

Celdwin observa, surprise sa sœur qui menaçait le garde en faction. La mercenaire était ravie de voir que sa petite sœur n'était pas qu'une poupée de porcelaine et qu'elle était capable d'autant de véhémence verbale qu'elle. Bien que Dis devait absolument renouveler son stock d'insultes trop gentilles et pas assez variées.

Les grandes Portes finirent pas s'ouvrirent avec un grincement de fin du monde. La petite troupe se mit à cavaler vers le Palais sur les talons de Dame Dis.

Ils courraient à perdre haleine lorsque soudainement le sol se déroba sous leurs pieds. Ils tombèrent brusquement, heurtant avec force le sol en pierre.

La Montagne tremblait. Les murs vibraient alors que la poussière tombait du plafond. Celdwin sentit qu'on la tira brutalement sur le coté. Une grosse roche s'écrasa à l'endroit précis où se tenait sa tête l'instant d'avant.

Puis, aussi brusquement qu'elle avait commencé, la secousse cessa.

- Bilbo murmura Cxeldwin. Qu'avait donc fait son ami ?

- Où sont les cachots ?! Cria Liam.

- Troisième sous-sols, couloir de droite, en partant de la salle du Trône répondit Dis en se relevant.

Celdwin lui avait expliqué que Bilbo était encore en vie et qu'il était bien décidé à se venger de Thorin. Dis avait apprit, grâce à sa sœur et à Balto, l'importance des contrats, tacites ou non, chez le Peuple des Semi-Hommes.

La Naine avait rapidement catalogué ce peuple avec l'étiquette « à ne pas embêter ». Avec la mort présumée de Bilbo, les nains étaient à l'abri d'une vengeance sanglante… Mais avec la survie de Bilbo et cette secousse, Dis craignait le pire pour son Royaume… et pour son frère.

Celdwin lui avait avoué que Bilbo était vivant et qu'il était en chemin pour la Montagne. La mercenaire avait postulé que le Cambrioleur allait ravir à Thorin ce qui lui tenait le plus à cœur : l'Arkenstone.

Et Dis craignait plus que tout la réaction de son frère si la précieuse Pierre Arcane venait à disparaître. La Folie qui le rongeait, viendrait à le submerger et ce serait la fin… La fin de tout.

- Je descend au cachot ! S'il y a des répliques, les Nains vont être ensevelis ! Arahis, Trichelieux, avec moi ! Cria Liam en bifurquant brusquement vers la droite.

- Dites à Balin de commencer l'évacuation de la ville lorsque vous l'aurez trouvé ! cria Dis avant de repartir à fond de train en direction des appartements de son frère.

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Bilbo ricana en refermant doucement le battant de la porte. Les Patrouilles étaient si simples à éviter, les Nains étaient si sûrs d'eux, si certains de l'inviolabilité de leur forteresse… Ils ne se méfiaient pas, étaient distraits.

La pièce dans laquelle ils se trouvaient était une gigantesque bibliothèque reliée aux appartements Royaux. La grande Porte étant gardée (par deux gardes à moitié somnolant), les hobbits avaient décidés d'entrer par la porte dérobée. La Bibliothèque du Roi n'était pas gardée. Crocheter la serrure prit exactement vingt secondes à Bruno. Sindri avait été un bon professeur.

Les deux hobbits se faufilèrent dans les appartements royaux. Ils arrivèrent dans un salon richement plongé dans la pénombre. Seul un raid de lumière filtrait sous la porte opposée à leur position. Thorin était encore éveillé… Bilbo jeta un coup d'œil par le trou de la serrure. Le Roi était assis à son bureau, tournant ainsi le dos à la porte.

Le Cambrioleur détacha le fourreau de Dard de sa ceinture. Il s'assura que la lame était bien protéger par l'épais cuir. Il ne voulait pas tuer Thorin. Le Nain devait être vivant pour souffrir. Il vit du coin de l'œil Bruno mettre une pierre dans sa fronde.

Il leur faudrait agir vite pour mettre le Roi hors course. Bilbo appuya doucement sur la poignée, priant Yavanna pour que les gonds eurent été huilés récemment. Sa prière fut entendue et ce fut sans aucuns bruit que les deux hobbits se glissèrent dans le dos du Roi.

VLAM !

Thorin s'effondra sur son bureau, renversant son encrier, éparpillant ses papiers.

- Bien frappé fit sobrement Bruno.

- Merci.

Bilbo aurait put regretter de devoir assommer celui qu'il avait un jour appelé « ami », mais la haine et la colère qui courraient dans ses veines l'en empêchèrent. Il se mit à fouiller la pièce avec frénésie, à la recherche de la Maudite Pierre Arcane.

Ce fut Bruno qui la trouva. Bilbo regarda le cailloux, fièrement installé sur un coussin de velours noir. Ce qu'il pouvait la haïr cette foutue caillasse. Bilbo la sortit de son coffret protecteur et la posa sans douceur sur l'épais tapis qui couvrait le sol.

Le Cambrioleur, un sourire un peu fou sur les lèvres sortit Dard de son fourreau. Il leva lentement la dague elfique, jubilant d'avance. Le coup partit, vif. La lame s'abattit sur la pierre qui se fissura, la lame retomba avec force et rage, produisant à chaque impact un crissement de verre pilé très strident, la lame frappa une troisième fois et la pierre arcane vola en éclat avec le son de millier de grelots d'argent tintant en même temps. Le claquement de l'acier apprit à Bilbo que la fidèle Dard n'avait pas survécu à l'explosion du Cœur de la Montagne.

Bilbo observait, haletant, les éclats de pierre éparpillés sur le tapis. Absent, il se fit la remarque que l'un d'eux lui avait ouvert le pied et qu'il saignait.

Un tremblement violent ébranla la Montagne, surprenant les deux hobbits qui en tombèrent au sol. La secousse violente dura, dura, dura… Les bibelots tombaient des étagèrent, la poussière saturait l'air, les papiers volaient dans tous les sens.

Puis brusquement tout cessa. Bruno qui s'était jeté sous un meuble écritoire pour échapper à la pluie d'objet, releva doucement la tète.

- C'est fini ?

- Oui, tu peux sortir Bruno ! C'est terminé.

Le hobbit sourit en entendant le ton joyeux de Bilbo. Effectivement, c'était fini. Aussi bien la Révolte que la secousse. Il s'était vengé, ils l'avaient vengés. La révolte était… finie. Les hobbits allaient pouvoir retourner à leur amours premiers, à la culture de tous ce qui pousse, au brassage de la bière et au fumage de l'herbe à pipe… C'était fini.

Bruno sortit de sous le meuble et se redressa. Il regarda son beau-frère qui avait un grand sourire joyeux et…

- NOOON !

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Celdwin ne freina pas lorsqu'elle arriva en vue de la porte des appartements royaux. Elle accéléra. Entre une Naine mercenaire, vêtue d'une armure, lourdement armée et courant à toute vitesse et une pauvre serrure, le gagnant est facile à trouver.

Celdwin explosa la serrure, passant à travers les panneaux de chêne sans guère ralentir sous les yeux hallucinés des deux gardes et de Dis. Les mercenaires s'engouffrèrent à la suite de leur chef, suivis par Dis et les deux gardes.

- NOOON !

Celdwin défonça la porte du bureau d'un coup d'épaule rageur et déboula dans la pièce où elle stoppa net.

Son regard balaya la scène. A gauche, Bruno, le frère de Lobélia, les yeux grands écarquillés, entrain de hurler, au centre un tapis couvert de bout de … verre ? Et d'éclat d'acier. Et à droite, Bilbo.

Bilbo dont l'expression montrait la surprise la plus pure,

Bilbo qui blanchissait à vue d'œil,

Bilbo qui semblait vomir des vagues de sang à chacune de ses respirations erratiques,

Bilbo dont un pointe d'acier dépassait de la poitrine.

Et derrière Bilbo, Thorin les yeux fous, les cheveux en bataille, les mains fermement agrippées sur un coupe-papier finement ouvragé.

Celdwin n'enregistra pas la présence de ses hommes qui arrivaient derrière elle, elle n'enregistra pas le cri de Dis, elle n'enregistra que le caquètement fou de Thorin.

La mercenaire bondit en avant, droit sur le Roi Fou, ses yeux déjà rouge de Rage. Thorin s'enfuit par la bibliothèque, la berserk folle de Rage sur les talons.

-Nous devons les rattraper ! Cria Kurd de sa voix rauque.

- Non ! Celdwin est en pleine crise, elle nous tuerai.

-C'est ma sœur !

- Dame Dis, ce n'est pas…

La tirade de Gaile fut coupée par une nouvelle secousse, plus violente encore que la précédente.

- Il faut évacuer la ville ! Cria Dis.

Thorin était son frère, Celdwin sa sœur, elle les aimait tous les deux, mais elle ne pouvait rien pour eux. Ils étaient des Maudits. Il avait été écrit à leur naissance qu'ils s'affronteraient. Ils étaient nés pour cela. Maudits.

Entre sa famille et des centaines d'innocents, son choix était fait, même si cela lui brisait le cœur.

- La Montagne s'effondre, il faut sortir gueula Mellisandre en esquivant un bout le plafond.

Dis prit les opérations en mains, elle ordonna aux gardes d'aller sonner la trompe d'alerte. Elle ordonna aux mercenaires d'évacuer le Palais puis d'aider à l'évacuation de la Ville. Elle gifla plusieurs fois le hobbit brun, le forçant à reprendre pieds avec la réalité. Elle rassembla rapidement les morceaux de l'Arkenstone, les fourra dans une sacoche avant d'empoigner le corps encore tiède de Bilbo. L'autre hobbit vint l'aider et c'est en courant qu'ils sortirent du Palais portant le cadavre du Cambrioleur.

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Dans la froide nuit d'hiver, Gandalf jura. Il était arrivé trop tard.

Le Magicien observa, depuis le Plateau du Mont Corbeau, la Montagne trembler et gronder. Un torrent de Nains sortait des Grandes Portes, se répandant dans la Plaine de Dale.

Le Pelerin Gris se hâta de rejoindre la plaine. Il se retrouva rapidement au milieu des Nains paniqués, et choqués qui venaient de fuir, pour le deuxième fois pour certains, la Montagne. Ils étaient en habits de nuit, tirés de leurs lits par le son de l'alarme, par les soldats ou les mercenaires. Ici et là des enfants pleuraient, sous le choc.

Les Hommes et Femmes de Dale circulaient parmi les enfants de Mahal, distribuant des boissons chaudes, des couvertures, des fourrures. Le magicien vit même un vieil homme distribuer des tapisseries. Les Daliens étaient sortis en catastrophe de chez eux lors de la première secousse. Cela leur rappelait trop les colères de Smaug pour qu'ils puissent continuer à dormir. Puis les Nains étaient arrivés et les Hommes s'étaient organisés pour leur venir en aide. Des abris de fortunes fleurissaient dans la Plaine tandis que les mercenaires du Vent Bleu, bien reconnaissables soignaient ceux qui en avaient besoin.

- Roi Bard, où est Celdwin ?

- J'en sais rien. Allez voir Dame Dis, elle sait ce qui s'est passé sous la Montagne cria le Roi avant de se pencher pour offrir un bol de potage chaud à une toute jeune Naine.

Le Magicien marcha entre les rescapés à la recherche de la sœur de Thorin. Il la trouva assise aux cotés du mercenaire Liam. La Naine semblait défaite, épuisée moralement et physiquement, choquée et confuse.

- Bilbo est mort. Déclara Liam en apercevant le magicien. Il a été tué par Thorin.

- Mon frère est fou… gémit Dis avant de se mettre à sangloter.

Liam la serra dans ses bras, tentant de la réconforter comme il pouvait.

- Que s'est-il passé ?

- Vous connaissez le caractère rancunier des Hobbits. Bilbo a déclenché une Révolte. Et il s'est venger ce soir. Il a briser l'Arkenstone. Et Thorin l'a tué.

Gandalf prit sur lui pour ne rien laisser transparaître de son trouble. Il ne savait pas que Bilbo avait lancé une Révolte. Il n'avait pas vu que le rejet des Nains avait à ce point blessé le fils de Belladonna.

- La Montagne s'effondre. La Pierre Arcane était son cœur et sans lui, elle meurt annonça Balin en se joignant au petit groupe. Nous avons encore perdu notre chez-nous.

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Les morts sous la Montagne étaient relativement peu nombreux. Une vingtaine seulement. L'évacuation avait été rondement menée, limitant grandement les dégâts khazads.

Mais ces morts étaient quand même trop nombreux. Ori avait proposé de s'occuper des recherches. Avec son pouvoir de Chante-Pierre, il pouvait consolider la roche et surtout, savoir où et quand un éboulement allait se produire. Il avait commencé ses recherches dès l'aube, aidé par quelques Nains volontaires.

Ils avaient ainsi sauvé une dizaine de Nains qui avaient été bloqué sous les décombres et découverts leurs premiers morts à cette occasion.

Ori ressortit de la Montagne en portant une petite naine qui ne devait pas avoir plus de 5 ans en age humain. Elle sanglotait doucement dans les bras de son sauveur.

- Je m'en occupe Ori. Déclara Arahis en récupérant l'enfant.

La fille aînée de Celdwin s'était immédiatement portée volontaire pour aider les Nains. Elle passait son temps à faire des aller-retour, à porter des objets, des couvertures, des blessés. Elle s'épuisait dans sa tache, s'empêchant de penser, s'empêchant de penser à sa mère qui reposait dans la grande tente…

Celdwin et Thorin avaient fait parti des premières découvertes d'Ori. L'équipe de sauveteur les avait sortie avec une grande douceur de leur tombeau de roche. Les deux Nains avaient été emmenés sous la tente centrale où les religieuses de l'Ordre de Namo s'occupaient d'eux.

Arahis n'avait pas la force d'y aller pour l'instant, elle n'avait même pas la force d'y penser… Elle n'était pas sa sœur.

Meldwin observait sa mère sans la voir. Arahis avait refusé de venir. Elle la comprenait.

Celdwin avait l'air si paisible, si détendue. Et Thorin n'avait plus cet air fou qui illuminait ses traits lorsqu'il avait poignardé Bilbo. Les Namomiennes avaient fait un travail formidable.

Les jumeaux avaient été lavés du sang séché, de la sueur froide, des cendres et de la suie. La profonde plaie sur la cuisse de Celdwin avait été recousue, la main tranchée de Thorin avait été rattaché à son corps, les brûlures causées par l'or en fusion avaient été cachées par les poudres… Non, vraiment, s'ils n'avaient pas été si froids, s'ils n'avaient pas eut la poitrine transpercée, on aurait presque put croire que les jumeaux de Thrain dormaient.

Lorsque l'équipe d'Ori les avait trouvé, Celdwin et Thorin se tenaient, enlacés. L'aînée avait un large épieux de fer lui traversant la poitrine et une couche d'or recouvrait son bras droit. Thorin était plaqué contre elle, maintenu par le bras gauche de la mercenaire et la lame brisée de Dard tenue par la main de Celdwin était figée dans son cœur mort.

Les Maudits étaient morts. Ils s'étaient entre-tués.

- Maman…

Meldwin sortit de la tente à grands pas, ses larmes coulant silencieusement sur ses joues.

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Dis s'assit silencieusement au cotés de l'aînée de ses nièces.

- C'était écrit. Ils étaient des Maudits…

- C'est de la connerie tous cela.

- Ils étaient maudits, désignés par les Dieux pour être les messagers du Chaos et de la Folie.

Meldwin laissa échapper un reniflement moqueur.

- C'est les Elfes, avoir des jumeaux est une bénédiction. Ils sont si peu fertile, que recevoir deux bébés d'un coup est considéré comme un don des dieux. Au Harad, les jumeaux sont sacrés, malheur à celui qui leur ferait du mal. Chez les Changeurs de Peaux, il bien plus courant d'avoir des jumeaux ou des triplets que des enfants uniques. Au Gondor, deux enfants au lieux d'un est un bon prétexte pour faite deux fois plus la fête… Ce n'est qu'une question de Culture.

Dis ne répondit pas… Elle ne s'était jamais demandé comment étaient perçus les Maudits chez les autres Peuples.

- Vous êtes tellement certains qu'il va arriver quelque chose de mauvais lorsque des jumeaux naissent que vous créez vous même les circonstances du drame. Et lorsqu'il arrive, c'est forcement de leur faute. Mais même si Thrain n'avait pas eut de jumeaux, Smaug serait venu… Cela n'est qu'un concourt de circonstances…

- Peut-être… Mais je n'y crois pas. Thorin était habité par la Folie des Maudits…

- Oui, Thorin était fou. Mais ce n'est pas le seul. Pour tous dire, les trois-quarts des Nains que je connaisse sont fous.

- Ce n'est pas vrai !

- Si, mais pas tous au même degré. Les Nains vivent enfermés sous leurs Montagnes, Vous vivez entre vous, vous marriez entre vous… Il n'y a jamais de sang neuf ! Certes Thrain a épousé une fille de la Maison des Barbes-de-Feu. Mais Thror a épousé une de ses cousines, son père avant lui a épousé une nièce et le grand-père de votre grand-père a épousé sa propre demie-sœur !

- Les dynasties ont toujours agit ainsi, c'est pour préserver la pureté de la lignée.

- Sauf que c'est le genre de comportement qui mène à la folie. Ma mère était folle. Elle s'énervait vite et réagissait de manière trop violente. Elle avait des tendances meurtrières assez poussées bien que celle-ci se soient calmés avec l'age. Ma mère était folle et si j'échappe à cette même folie, c'est grâce au sang de mon père.

- Je ne suis pas folle !

- Libre à toi de le croire ma tante. Mais tu ne peux pas nié que le nombre de naissance réduit de plus en plus chaque années. Le peuple Nain se meure. Si vous voulez survivre, vous allez devoir accepter les bâtards des Hommes et des Hobbits. Car d'ici un siècle je peux prédire qu'il n'y aura plus suffisamment d'échange de sang pour produire des Khazads saint d'esprits et de corps…

Meldwin se tut, regardant les nuages qui passaient doucement dans le ciel bleu glace. Dis s'éloigna laissant la nouvelle chez du Vent Bleu seule dans ses pensées. Celdwin avait toujours avoué sa folie. Elle savait, grâce aux explications des Elfes que l'enfermement des Nains allaient causer leur perte. C'est ce qui s'était passé chez les Premiers-Nés. A vivre seulement entre eux, leur sang s'étaient appauvrit, affaiblit.

Le seul elfe a avoir jamais eut des jumeaux restait Elrond, un bâtard d'Homme. Un Semi-Elfe au sang nouveau…

- Les Nains vont repartir.

- La Montagne est morte, les filons ont disparu, les galeries se sont effondrées. Ils n'y a plus rien ici pour eux répondit doucement Meldwin à Liam.

- Quelles sont tes directives ?

- Maman m'a apprit comment diriger le Vent Bleu, mais je ne pensait pas devoir le faire si vite… Je pense que pour l'instant, une pause s'impose. Nous avons notre chef ainsi que Bilbo à enterrer.

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Épilogue


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- C'est ainsi que se termine l'histoire de ton père, du Warg et de la Montagne.

Lobelia referma le lourd livre Rouge qu'elle était entrain de lire.

Lotho leva sa petite frimousse parsemait de taches de rousseur vers sa mère. L'enfant était orphelin de père de naissance. Il ne connaissait ce dernier qu'à travers les histoire des Hobbits de l'Archipel et les dessin d'oncle Ori.

-Et qu'est-ce qui s'est passé après ?

- C'est à dire bonhomme ?

- Ben… Je sais pas moi … la Naine sauvée par Oncle Ori, elle est devenue quoi ? Celdwin, elle est enterrée où ? Et Bard, il est devenu quoi ? Pourquoi il est pas Roi, pourquoi c'est Bain ? Et La Dame Elfe et son amoureux Nain, ils ont fait quoi ? Et le frère triste ? Et les Mercenaires ?

Lobélia sourit. Lotho était aussi curieux que son père au même age.

- Tu connais très bien la Naine sauvée par ton oncle. C'est Giria ! Ori l'a adoptée car elle n'avait plus de papa et de maman.

- Donc maintenant son papa c'est tonton Ori et sa maman Tata Hilda !

- C'est ca mon grand.

- Et pour les autres ?

- Je t'emmènerai mettre des fleurs sur la tombe de Dame Celdwin demain. Et je répondrais à tes questions. Mais maintenant, au lit !

Le petit piailla qu'il était pas fatigué, mais après une bataille de chatouilles, il rendit ses armes et fila sous sa couette.

Lobélia rangea l'épais ouvrage de cuir rouge avec délicatesse sur son étagère. Bilbo le lui avait offert quelques heures avant d'aller mourir sous la Montagne. La première partie du livre avait été écrire par lui. Il y racontait la Quête de l'Arkenstone et la mise en place de la Révolte. Le reste avait été écrit par Ori, selon les témoignages des différents acteurs de cette fameuse nuit.

Dix ans. Dix ans déjà que Bilbo était mort, que Celdwin était morte, que Thorin était mort…

La dépouille de Thorin avait été brûlée et ses cendres étaient reparties avec les caravanes Naines. Elles devaient certainement être enterrées dans les caveaux royaux d'Ered Luin.

Celdwin avait été enterrée entre le Promontoire et l'Archipel, sur une petite butte. Ahmris y avait construit une magnifique sculpture de granit noir représentant sa mère en armure, ses armes en mains. Beorn lorsqu'il avait apprit la nouvelle était venu planter un gland. Un simple gland qui donnait aujourd'hui un magnifique chêne rouge.

Le lieu était devenu un sanctuaire pour les marchands de passage. Celdwin était devenu La Guerrière Noire, protectrice des marchands et des voyageurs. Les offrandes affluaient sur sa tombe en août, lorsque la Foire Éternelle approchait.

Cela faisait sourire ses enfants et, Lobélia en était certaine, cela devait faire beaucoup râler Celdwin de là où elle était.

Bilbo, quand à lui avait été enterré dans l'Archipel, dans le petit cimetière qui hébergeait déjà les quelques victimes de l'assaut des Gobelins. Lobélia allait fleurir sa tombe tous les jours, racontant à mi-voix les aventures de Lotho, de leur fils.

La Shamane repensa aux questions de son fils. La question sur Bard était délicate. En effet, le Semi-Elfe avait disparut un matin de mai après avoir embrasser ses enfants et ses petits enfants. Il avait laissé sa charge de Roi à Bain avant de partir. La dépression s'était emparé de lui avec la mort de Celdwin. Il était le seul survivant d'une époque révolue, lorsque lui et le Warg était encore jeunes et entouré d'amis. Il ne voulait pas être le dernier. Il avait toujours été convaincu qu'il partirait avant Celdwin, histoire de lui réserver une place à la Taverne des Morts. Mais elle était partie avant. Avait-il quitté Dale pour rejoindre Celdwin et leurs amis, était-il vivant ou mort, nul ne saurait le dire. Personne ne savait ce qu'il était devenu.

Kili et Tauriel étaient restés quelques temps à Dale. Puis lorsque Bard était partis, ils étaient partis également. Mais eux, on savait où ils étaient. Les amants, rejetés à la fois par les Elfes et par les Nains, étaient restés chez les Hommes, au Gondor. Kili s'était établi comme forgeron et Tauriel donnait des cours de danse, de chant, de lancers de couteaux, de broderies et de tirs à l'arc aux jeunes filles de leur ville. Le couple attendait son premier enfants pour le début de l'été.

Fili lui s'était installé sur le versant opposé au Mont Corbeau de la Plaine de Dale. Avec les quelques Nains souhaitant resté dans la région, il avait formé une petite communauté vivant dans des maisons troglodytes. L'épéiste blond était le chef de cette communauté, mais il dépendait de l'autorité de Bain et cela lui allait très bien comme cela.

Fili n'avait jamais voulu être Roi. Il préférait vivre sa vie comme il l'entendait et il avait longtemps rêvé de la même liberté que sa tante Celdwin. Aujourd'hui, il vivait heureux en concubinage avec une changeuse de Peau caractérielle qui se changeait en énorme Lynx noir. Entre lui, blanc de peau, blond comme les blés, haut d'un mètre cinquante, et elle, à la peau caramel, aux cheveux noirs charbons, plus grande que lui de presque deux têtes, il n'y avait aucuns points communs excepté une grande tendresse et un amour calme mêlé de respect.

Quand au Vent Bleu… Il était toujours dirigé par Meldwin qui formait actuellement Eodred à pendre sa succession. Célawin, la fille de Trichelieux s'amusait à rendre tous le monde fou sous le regard protecteur de son père et amusait de Dacien. Ivaldi s'était casé avec une petite hobbite aussi douce que bonne cuisinière (Personne ne la laissait s'approcher d'une casserole au risque d'une intoxication alimentaire générale), Arahis continuait de courir les route accompagnée de Diliane et Sindri. Béria attendait son premier enfant tandis que Ahmris était le père comblé de trois petites filles et d'un petit garçon.

La vie avait continué son cour, soignant doucement les blessures, réparant les cœurs. Othon, l'oncle de Bilbo avait empêché Lobélia de faire une grosse bêtise. Il avait veillé sur la jeune veuve avec attention jusqu'à la naissance de Lotho. Lorsque la sage-femme lui avait mis le poupin entre les bras, Lobelia avait su. Elle avait su qu'elle était Maman et qu'elle ne pouvait plus se permettre de faire n'importe quoi. Car quelqu'un avait besoin d'elle. Car elle n'était plus seule.

Demain, cela ferait dix ans que Lotho respirait sur Arda. Dix ans qu'il était devenu le centre de son univers. Demain Lotho aurait dix ans et Lobelia lui remettrait l'anneau de son père. L'anneau magique qui permet d'échapper aux Elfes et au Dragon… Oui, demain.

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FIN