Déjà 7 chapitres... Vous vous rendez compte ? Moi j'en reviens pas, dire que je pensais totalement la réécrire car je pensais m'être complètement loupée... Je peux crever en paix maintenant, j'irais au Paradis ^3^
Je blague hein ! Je ne compte pas mourir tout de suite et puis, si vous êtes arrivés jusque là, c'est sûrement parce que la suite vous intéresse ! Si ce n'est pas le cas, j'aimerais bien savoir ce que vous faites ici... Vous vous êtes perdus sur un de mes chapitres ? Dans ce cas, vous n'allez rien capter de la suite si vous n'avez pas lu le début '-'
Anonymous T : Oui, je pense qu'il y aura du lemon ^^ (vu le rating en même temps...) et je pense que je vais suivre tes conseils :) J'aime beaucoup le K2 aussi, mais j'ai du mal à écrire avec Kyle comme personnage principal :/ Pour la fic où ils sont jumeaux, elle s'appelle The Servant of Evil !
South Park appartient à Matt Stone et Trey Parker. Vocaloid appartient à Crypton Vocal.
/!\ Attention, ce chapitre contient de la violence et du sang. On ne pourra pas dire que je ne vous ai pas prévenus ! /!\
Bonne lecture !
~VII~
Wendy était sur les nerfs en rentrant de sa énième conférence sur le lamantin. Stan avait encore refusé de venir avec elle. Dire qu'elle lui avait prévu quelque chose de bien romantique juste après la conférence... Elle soupira en se remémorant son excuse qui faisait vraiment bizarre. Il lui avait dit qu'il avait des devoirs et, pas plus tard que tout à l'heure, elle l'avait appelé pour lui proposer son aide et il l'avait renvoyé comme s'il était de mauvaise humeur. Wendy savait d'expérience que l'on ne tenait pas la grande forme quand on avait une tonne de devoirs mais renvoyer quelqu'un aussi brutalement, qui plus est sa petite-amie, ça avait quelque chose de vraiment louche. Elle avait donc décidé de passer dans la journée, quand elle aurait du temps libre, à la maison des Marsh. Elle avait apprit par Kyle qu'il était malade et ça l'exaspérait encore plus. Quand on est malade, normalement, on a autre chose à penser qu'à ses cours, non ? Dans ce cas, pourquoi était-il autant focalisé sur ses devoirs ? A moins qu'il ne se soit passé autre chose entre le moment où il avait refusé de l'accompagner à sa conférence et celui où elle l'avait appelé pour lui proposer son aide ? C'était justement pour savoir qu'elle avait fait le déplacement jusque chez lui. Elle sonna à la porte, même si elle se doutait un peu que personne ne lui répondrait si Stan était au lit. Pour autant, elle ne voulait pas paraître impolie s'il y avait effectivement quelqu'un d'autre.
C'est avec surprise qu'elle vit la porte s'ouvrir sur une silhouette élégante. Elle ne s'attendait pas du tout à ce que sa sœur soit présente. Wendy commença à perdre des couleurs, l'aura de la sœur de Stan l'avait toujours impressionnée plus qu'elle ne devrait. Elle se rendit compte que Shelley la dévisageait bizarrement, se demandant visiblement ce qu'elle pouvait bien foutre là. La jeune première essaya de ne pas trop trembler quand elle commença à parler, mais c'était tout de même assez difficile. Ce n'était pas avec n'importe qui qu'elle parlait, mais bien avec Shelley Marsh.
« B-Bonjour... Je viens voir Stan, je dois lui donner les devoirs puisqu'il n'est pas venu aujourd'hui...
- Qui c'est mon cœur ? »
La voix appelait depuis l'intérieur de la maison mais Shelley ne prit pas le temps de répondre. Ce fut la personne qui se déplaça d'elle-même, enroulant ses bras autour de la taille de la châtain. Kevin McCormick. De nombreuses rumeurs circulaient sur le fait qu'ils étaient en couple mais personne jusqu'à présent n'avait osé vérifier. C'était simple : Shelley les aurait frappés et Kevin... Kevin était champion dans le mutisme quand il le voulait. Bon, visiblement, ils commençaient à s'assumer en temps que tel, surtout pour se montrer comme ça devant la petite-amie de son frère. Shelley grommela que son frangin se trouvait dans sa chambre et qu'il avait refusé de se lever ce matin. Elle accompagna sa déclaration d'un signe de tête alors que Kevin ne quittait pas une seconde Wendy des yeux. Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien se passer dans sa petite tête de shooté ? Pas grand chose espérait la brune, sinon elle aurait vraiment matière à s'inquiéter. Enfin, pour l'instant c'était pour Stan qu'elle s'en faisait. Elle avait tout de même dit qu'il ne s'était pas levé ce matin, ce n'était pas rien pour quelqu'un comme Stan. Quoique, Stan adorait faire des grasses-matinées... Shelley se décala pour la laisser passer, donnant un léger coup de coude à son petit-ami. Ils ne tardèrent pas à partir dans une dispute taquine à laquelle Wendy ne prêta pas vraiment attention, trop concentrée sur son objectif principal : voir comment allait Stan. Arrivée en haut des escaliers, elle ouvrit la porte et constata que les rideaux étaient toujours tirés.
« Stan ? Appela-t-elle. »
Elle n'eut pas de réponse, alors elle entreprit de faire elle-même entrer la lumière dans la pièce. Peut-être que son petit-ami ne se trouvait plus dans sa chambre, contrairement à ce que Shelley pouvait croire. Cette simple pensée inquiéta encore plus Wendy. Mais s'il n'était plus dans sa chambre, où son Stan avait-il pu passer ? Bien malgré elle, elle fut rassurée quand elle vit la forme de son corps sous la couverture. Il était là, comme sa grande sœur lui avait annoncé. Elle s'approcha de lui, ne comprenant pas pourquoi il ne lui avait pas répondu tout à l'heure. Mais impossible de savoir ce qu'il pensait, même son visage avait disparu sous les couvertures.
« Je suis venue t'apporter les devoirs, continua la brune en essayant d'obtenir une réponse.
- Wendy ? Pourquoi t'es venue... Je t'avais dis de pas venir !
- T'es marrant toi ! Je m'inquiétais je te signale ! »
Stan rejeta enfin les couvertures et Wendy put contempler son visage. Il avait des cernes, beaucoup de cernes. C'était à cause de ses devoirs ? Elle n'en avait pas l'impression. Elle s'assit à côté de lui sur le lit, de plus en plus inquiète pour la santé de son petit-ami qui semblait être déplorable. Voyant qu'il n'avait aucune réaction, elle le serra dans ses bras, ne sachant comment réagir autrement. Que pouvait-elle dire alors qu'elle ignorait tout de ce qu'il se passait en ce moment dans la tête de Stan, du combat intérieur qu'il menait depuis le départ de Mysterion ? Stan ne pouvait le nier, le héros embrassait bien. Trop bien pour que ce soit son premier baiser. Il se sentait nul d'avoir apprécié et de ne l'avoir repoussé que plus tard. Il ne comprenait pas pourquoi il s'était laissé faire et c'était une des raisons de sa nuit blanche. Est-ce qu'il était un homosexuel refoulé ? Il n'espérait pas, sinon Wendy aurait toutes les raisons d'en souffrir. Il ne voulait pas qu'elle souffre, il tenait trop à elle pour ça. Mais alors, qu'est-ce qu'il était au juste ? Un homo, un bi ou un hétéro ?
« Mais qu'est-ce qu'il t'arrive... Dire qu'hier encore tu allais super bien... Il s'est passé passé quelque chose hier ? S'enquit la brunette. Tu peux m'en parler tu sais, je n'irais pas le crier sur tous les toits ! »
Si tu savais Wendy... Je pourrais dire ce qu'il m'est arrivé à tout le monde, pensa Stan, mais surtout pas à toi. Il baissa la tête vers la couverture, ne pouvant décidément pas regarder sa petite-amie dans les yeux. Les siens se posèrent sur les bandes multicolores de ses draps. Il regrettait déjà d'avoir sorti la tête de là-dessous. S'il y était resté, sûrement Wendy se serait contentée de déposer ses devoirs et de repartir. Peut-être pas, Wendy était du genre têtu. Elle était d'ailleurs aussi têtue que Kyle, si ce n'était plus. Kyle... Justement, le roux avait quelque chose à lui demander hier. Peut-être qu'il pouvait utiliser ce prétexte face à Wendy puisqu'elle attendait visiblement une réponse de sa part. Non, ce n'était pas bien de mentir, en particulier à sa copine. Mais il ne pouvait pas non plus lui dire qu'un super-héros pour qui il travaillait l'avait embrassé la nuit dernière. Ça ferait trop à avaler d'un seul coup et elle ne le croirait pas.
« Je ne sais pas Wendy. Je ne sais pas...
- Tu ne vas pas me faire croire que tu ne sais pas ce qui t'empêche de dormir la nuit, tu dois forcément savoir ce qui te tracasse à ce point. »
Le brun regarda sa copine, voyant avec désarroi qu'elle était vraiment inquiète. Il ne l'avait jamais vue dans cet état, même lorsqu'il avait manifesté de l'intérêt pour la poitrine de Bebe quelques années plus tôt. Là, elle avait juste été furieuse contre sa meilleure amie sans pour autant montrer un visage inquiet à Stan. Elle avait estimé que c'était la faute de Bebe, à force de porter des décolletés elle attirait tous les garçons avec ses obus. Même Kenny n'avait pu s'empêcher de loucher dessus. Enfin, Kenny encore, c'était normal... Stan attira Wendy contre lui, ce qui lui arracha un petit cri de surprise. Il la serra longtemps dans ses bras, sans rien dire. Puis, Wendy entendit les quelques mots qu'il prononça, se qui la fit verser quelques larmes.
« J'ai peur de te perdre Wendy. »
Rin se réveilla en pleine nuit, le front en sueurs. Elle s'en doutait, il y avait vraiment quelque chose qui clochait avec elle. Cette fille qui la tourmentait jour et nuit comme un fantôme qui n'aurait pas fini de se venger. C'était peut-être le cas d'ailleurs, Rin n'allait pas nier qu'elle avait de bonnes raisons de se venger, la Dawson. Elle se leva et alla jusqu'à la salle de bain d'un pas rapide. Elle n'arriverait plus à dormir pour l'instant, elle le savait. Arrivée dans la salle d'eau, elle ferma la porte à clé. Une fois la porte bien verrouillée, elle se décida à enlever son tee-shirt pour vérifier l'état de sa blessure. Ça avait l'air d'aller mieux que la fois où Kenny l'avait coincée dans les toilettes.
En parlant de Kenny, la jeune fille n'arrivait toujours pas à comprendre qu'il soit revenu d'entre les morts aussi facilement. Cartman, quand elle avait discuté avec lui, lui avait avoué qu'il n'en savait rien non plus. Il ne savait pas non plus comment ça se faisait qu'eux deux soient les seuls à se rappeler des morts de Kenny. Oui parce que visiblement, il n'était pas mort qu'une seule fois, mais beaucoup beaucoup plus de fois. Ce gros porc de Cartman le voyait mourir à chaque fois, il s'en rappelait, tout comme elle. Pourtant, depuis qu'elle était arrivée ici, elle ne l'avait vu mourir qu'une seule fois. Est-ce qu'il évitait les endroits où il pourrait se faire tuer ? Sûrement, ça ne devait pas être très agréable de souffrir autant à chaque fois que l'on devait mourir... Mais pourquoi « devait-il » mourir ? Il avait signé un pacte avec Satan ou un truc dans ce genre ? C'était ridicule voyons, qui croyait à ces bêtises ! Les dieux, ça n'existait que dans l'esprit des humains, tout ça pour les rassurer et les consoler sur leur misérable existence. Elle leva ses yeux azurs vers la glace, un rictus moqueur déformant ses traits.
« Tout cela est ridicule, n'est-ce pas ? »
Puis, le livre de Len lui revint à l'esprit. Avant de se faire agresser, il était plongé dans la lecture du recueil. Peut-être pourrait-elle faire des recherches dessus histoire de voir quel pouvait être le rapport avec son agression et cette secte bizarre. Devant la quantité de travail qui semblait l'attendre, la jeune fille soupira de désespoir. Elle était bonne pour passer plusieurs nuits blanches devant son ordinateur à taper des choses sur son clavier... Soudain, elle se fit la réflexion qu'elle n'allait pas être obligée de faire toutes ces recherches toute seule. Une personne pourrait l'aider et cette personne lui obéirait facilement si elle le voulait, parce que cette personne était amoureuse d'elle. La blondinette étouffa un petit rire, se félicitant d'être née avec un aussi adorable petit minois. Peut-être que si elle retournait se coucher, elle arriverait finalement à se rendormir ? Elle était de bien meilleure humeur qu'un peu plus tôt. Mais, maintenant qu'elle était dans la salle de bain, elle avait quelque chose à faire...
L'alarme continuait de retentir. Les projecteurs étaient tous braqués sur cette silhouette passant comme un fantôme à travers les ruelles peu fréquentables de la ville. La jeune fille masquée parcourait la ville d'un pas pressé. Voir Mysterion dans un état aussi déplorable l'avait quelque peu déroutée. Elle ne savait plus tellement comment réagir maintenant qu'elle avait vu celui qu'elle considérait comme un rival de taille pleurer devant elle de la sorte. Valait-elle mieux alors qu'elle ne pouvait avoir aucune réelle émotion ? Peut-être pas. Enfin, c'était un peu gros pour elle de dire qu'elle n'avait pas d'émotions, elle ressentait juste des choses étranges. Des choses que sa tête ne comprenait pas, mais que son corps lui semblait parfaitement comprendre et accepter. Ou pas.
Un couteau se plantant à quelques centimètres de sa tête la sortit de ses pensées. Qui avait bien pu oser la provoquer alors qu'elle était en pleine réflexion ? Sûrement pas quelqu'un d'intelligent. Quelqu'un d'intelligent se serait tenu à carreau et elle était bien placée pour le savoir. Beaucoup de personnes appartenant à cet univers de truands savaient qui était Gaïa et auraient sans aucun doute fui seulement en reconnaissant son visage. Intérieurement, ça la fit sourire. Ça tombait bien, elle avait besoin de se défouler. Elle commençait à s'endormir alors un peu d'exercice l'aiderait à se dérouiller. Levant la tête, son regard passa de la première à la dernière personne devant elle. Ça allait être facile, trop facile même. Elle n'aurait même pas à lever le petit doigt. Alors que le type semblait regretter son geste, la fille aux cheveux platine s'avança vers lui. Il commença à reculer quand elle passa à sa hauteur mais elle ne fit que passer, comme si elle ne lui accordait pas la moindre attention. Rassuré, le type commençait déjà à soupirer de soulagement. Il n'était pourtant pas au bout de ses peines, une douleur commençant à pointer dans son crâne. Commençant à paniquer, le garçon essaya de voir d'où provenait l'attaque.
Il ne vit rien venir et, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il se retrouva au sol à hurler de douleur, plaquant les mains sur son crâne. Un sourire sadique se dessina sur les lèvres de Gaïa quand elle entendit les cris de l'homme. Elle tourna les talons et s'accroupit près de l'homme, dégageant quelques mèches de cheveux qui masquaient ses yeux.
« Ton but était-il de m'attaquer ? A moins que tu ne m'aies croisée par hasard.
- C'est une erreur, je... s'il vous plaît !
- Ben voyons ! C'est toi qui m'attaque et après tu me supplies, c'est le monde à l'envers ! C'est quoi la prochaine étape ? Tu vas me dire que tu as une femme et des enfants ? »
Le type essaya de se relever pour essayer de la frapper, mais il n'y parvint pas et il s'effondra. Le sourire de Gaïa s'élargit alors qu'elle arrêtait de triturer les mèches sales de celui qui croyait pouvoir l'agresser si facilement.
« Ça fait mal, pas vrai ? C'est ce que tu aurais ressenti si je t'avais planté le couteau que tu m'as lancé dans la tête. Ne t'en fais pas, le temps de disparaître et tu ne sentiras plus rien. Que ça te serve de leçon, stupide que tu es. »
Avec un regard hautain, la jeune fille s'éloigna. Dès qu'elle fut hors de vue, l'homme arriva à se redresser, comprenant enfin d'où venait la douleur qu'il avait ressentie. Elle venait des écouteurs qu'il avait enfoncés sur ses oreilles. Il détenait à présent une information de choix mais, de peur qu'elle revienne sûrement, il décida de ne pas traîner trop longtemps dans cette ruelle. Il avait remarqué que quand les autres avaient reconnue Gaïa, ils s'étaient enfuis sans demander leur reste, le laissant là, tout seul, face à l'héroïne. Pas tellement que ça l'avait dérangé, mais les truands auraient perdu un très bon élément s'ils l'avait laissé mourir des mains de Gaïa, ils le savaient tous très bien. Oui, parce que cet homme n'était pas n'importe qui, même si la plupart des gens l'ignorait. Cette personne, c'était Butters. Ou plutôt Professeur Chaos. Il n'allait pas laisser de quartiers à ces fichus héros, il trouvait qu'ils pourrissaient bien trop la vie des gens comme ça, surtout Gaïa et Mysterion. Malgré tout ce que l'on pouvait raconter sur l'héroïne, le garçon masqué commençait lui aussi à jouir d'une certaine réputation dans les bas-fonds de la ville, là où se réunissaient déjà pas mal de « supers-vilains ».
Len revint au lycée quelques jours plus tard. Kenny ne saurait dire pourquoi, mais il avait l'impression que son ami avait changé. Il semblait différent de ce qu'il avait été avant, il traînait à présent avec les gothiques. Pourtant, il ne s'était pas fait la moindre teinture, même si c'était coutume quand on devenait gothique. Ses yeux azurés renvoyaient une lueur inquiétante et, malgré ses béquilles, il ne voulait de l'aide de personne. Enfin si, seule Henrietta pouvait l'aider et l'aborder comme si de rien n'était. Kenny se demandait comment elle faisait, lui n'avait pas encore trouvé le courage de l'approcher, sachant qu'il détenait peut-être les réponses à sa prétendue immortalité.
« Kenny, je peux savoir ce qu'il t'arrive en ce moment ? »
Le concerné releva la tête, faisant face au regard fatigué de Stan. Il avait aussi du mal à rester naturel avec lui. Il faut dire qu'il se demandait encore pourquoi il lui avait sauté au cou en temps que Mysterion. Jusqu'à preuve du contraire, il préférait une grosse paire de seins à une bite. Quand il avait testé la sodomie, c'était seulement pour voir ce que cela faisait, pas vraiment parce qu'il était amoureux. Pendant un certain temps, il était accro au cul, mais il s'était calmé depuis qu'il s'était trouvé un nouveau hobbie : celui de super-héros. Même si le sexe lui avait permit de se sentir vivant, porter le masque de Mysterion le rendait utile. Au moins, il pouvait se servir de son immortalité pour sauver des gens, il n'avait pas peur de mourir. Reprenant le masque de son sourire, Kenny se tourna vers le brun. Qu'est-ce qu'il pourrait bien lui dire ?
« Ça fait longtemps vieux, comment tu vas ? »
Question débile, ça se voyait bien qu'il allait mal. Stan n'avait visiblement pas dormi la nuit dernière et le blond avait entendu que s'il était venu aujourd'hui c'était uniquement parce que Wendy l'y avait forcé, sinon il serait resté couché. Il l'avait entendue discuter avec ses amie, Stan ne dormait pas bien en ce moment. Kenny ne pouvait s'empêcher d'imaginer que c'était grâce à lui. Au fond, ça le désolait de souhaiter que le malheur de Stan soit causé par son excès de sentiments. Pourtant, juste avant ils s'étaient dit qu'ils n'étaient pas gays. Et puis, Stan avait une copine, ça ne se faisait pas d'embrasser quelqu'un qui était déjà en couple. En soupirant, le brun se pinça l'arête du nez.
« J'ai l'air d'aller bien selon toi ? Un de mes amis ne veut plus me parler pour une raison mystérieuse et en ce moment je ne dors pas. Ou presque pas...
- Si tu as besoin de te confier, tu as Kyle.
- Il a d'autres soucis en ce moment, je vais pas le faire chier avec ça.
- C'est pour ça que tu es venu me voir ? »
Stan roula des yeux, il avait l'air embarrassé. Il n'était pas habitué à demander de l'aide, surtout à Kenny. Mais là, il ne pouvait tout de même pas demander l'aide de Cartman. Enfin, il aurait pu mais il avait eut trop peur que le gros se foute de sa gueule ou ne le croit pas. Il avait la même crainte envers Kyle mais Kenny s'était différent. C'était le seul de la bande à être assez allumé pour croire ses histoires de super-héros. Enfin, peut-être qu'il ne l'était pas assez pour croire tout ce qu'il allait lui dire. Autant tester, après tout il n'avait rien à perdre. Dans le pire des cas, il lui demanderait s'il buvait encore le soir quand il était tout seul.
« Ça te dérange pas si je t'invite ce soir pour en parler ? »
Kenny jeta un regard que Stan ne put déchiffrer. Il semblait surpris de la proposition du brun mais n'en dis rien. Ou presque rien. Kenny avait toujours eut un goût pour les blagues douteuses et ce n'était pas parce que la situation était délicate qu'il allait s'en priver. Un sourire pervers pointa sur les lèvres du blond. Stan sentit venir la blague, mais il devait s'en douter puisqu'il ne s'agissait pas de n'importe qui, mais de Kenneth McCormick.
« Si t'as pas peur que je te sautes dessus, ça me convient~ »
Ce fut plus fort que lui, le brun ne put s'empêcher de sourire légèrement. Kenny ne savait pas le fin fond de l'histoire, il ne pouvait pas avoir fait exprès pour l'embêter.
« En même temps, je me vois pas dormir chez toi. Tu sais, tes parents, tout ça...
- Malheureusement oui, je sais. Ce qui m'inquiète, c'est de laisser Karen toute seule.
- Tu veux qu'elle vienne aussi ?
- Je.. non, c'est peut-être mieux que je lui dise d'aller dormir chez Ruby. Surtout que ça a l'air assez personnel ce que tu as a me dire.
- Comment tu sais ça ?
- Je pense que sinon tu me l'aurais dit au lycée. »
Stan resta sans voix. Depuis quand Kenny était aussi perspicace ? Il le savait intelligent, mais il ne pensait pas qu'il l'était à ce point. Bon... il avait toujours su que Kenny n'utilisait pas toujours toutes ses compétences intellectuelles, mais sa perspicacité l'étonnait. Il lui fit un autre sourire et allait le questionner quand la sonnerie retentit. Sans plus attendre, Stan se dirigea vers l'entrée du bâtiment après avoir dit au blond qu'ils se verraient ce soir. Silencieusement, Kenny remercia à la sonnerie de l'avoir sauvé d'une question embarrassante. Il avait fait une connerie, il allait devoir assumer ce soir. Il avait toute l'après-midi pour trouver une bonne excuse. Il avait intérêt à être convaincant, il n'avait pas envie que Stan grille sa couverture, surtout pas maintenant.
C'est sur cette pensée qu'il rejoignit Cartman qui semblait en grande discussion avec Rin. Dès que celle-ci le vit approcher, elle lui jeta un regard noir avant se s'éclipser. Elle ne vouait pas rester avec un type pervers et qui ne pouvait bizarrement pas mourir. D'ailleurs, Kenny se demandait toujours comment elle pouvait s'en rappeler. Aux dernières nouvelles, seul Cartman le pouvait et c'était compréhensible. Après tout, le gros lard s'était fait greffer ses yeux lors d'une de ses nombreuses morts mais il avait également été possédé par son esprit. Si ça n'avait pas suffit pour établir un lien entre eux, alors Kenny n'y comprenait plus rien. Le sourire que lui lança le gros lui fit pourtant remonter un frisson le long de l'échine. Il avait son sourire des mauvais jours, ceux où il préparait un mauvais coup. Un peu comme le jour où il avait fait manger un chili à Scott, un chili dont les ingrédients n'étaient autre que les parents du garçon. Ce genre de plans ne plaisait pas le moins du monde à Kenny et, alors qu'ils se dirigeaient tranquillement vers la classe, la main grasse de Cartman se posa sur son épaule. Il l'avait sentie venir celle-là, il avait besoin de lui.
« Kenny, mon ami, tu sais garder un secret ?
- Tout dépend du secret, répondit le blond avec un grand sourire finalement intéressé. »
Kenny adorait les secrets et Cartman était l'un des mieux placés pour le savoir, vu qu'il considérait le blond comme son meilleur ami. Mais ce n'était pas non plus pour cette raison qu'il allait tout lui dire facilement, bien au contraire. Il laissa peser un silence alors que les élèves les évitaient pour aller rejoindre leur classe. Cartman fut bousculé par Wendy et il ne tarda pas à s'engueuler avec elle, au grand désarroi de l'immortel. Il leva les yeux au ciel, attendant que le nazi ait finit. Mais, même après le départ de la brune, il continua de jouer à son jeu du silence, ce qui eut pour effet d'agacer encore plus Kenny.
« Bon, tu me le dis où pas ? Je ne sais pas toi mais je ne veux pas arriver en retard en cours !
- Depuis quand tu attaches autant d'importance à tes études Kenny ? On dirait ce connard de feuj.
- Cartman...
- Ok ok, je vais te dire. Tu vois Kenny, simple mesure de précaution pour vérifier que ce que je vais te dévoiler t'intéresse vraiment et que tu ne vas pas t'arranger pour tout faire foirer.
- C'est ça, on lui dira... Alors ?
- T'es libre ce soir ?
- Non, désolé j'ai autre chose de prévu.
- Dommage, tu sais pas ce que tu rates ! »
Levant les yeux au ciel, Kenny repartit sans demander son reste. Si Cartman ne voulait rien lui dire de ses plans diaboliques, tant mieux pour lui. En fait, il se sentait mieux quand il ne trempait pas dans les affaires louches de son soit-disant « meilleur ami ». Et puis, là, tout de suite, il avait mieux à faire. A savoir comment il allait faire pour ne pas se trahir lui-même par ses émotions quand il serait face à Stan. Il savait déjà ce que comptait lui dire son ami, mais il ne comprenait pas qu'il n'en parle pas plutôt à Kyle. Un message sur son téléphone ne tarda pas à confirmer sa théorie. Il s'agissait d'un message de Stan et les mains de Kenny tremblèrent quand il l'ouvrit.
« En fait ce soir, il y aura Kyle aussi, il a quelque chose à me dire. Ça ne te dérange pas j'espère ? »
Kenny fit la grimace, lui qui pensait être le seul privilégié à dormir chez le brun. Enfin, il aurait dut s'en douter aussi. Kyle était bien plus proche de Stan qu'il ne l'était lui, Kenneth McCormick. Si on fonctionnait par paire, il serait plutôt le meilleur ami de Cartman, alors que Kyle serait celui du brun. Rien que cette comparaison, ça lui faisait du mal. Il aurait aimé être plus proche de Stan, évincer Kyle d'une manière ou d'une autre, mais il savait que ça le ferait souffrir. Il ne voulait pas que le brun souffre. D'autant plus qu'il ne comprenait toujours pas pourquoi il était si possessif envers son ami. D'accord, on pouvait tenir à ses amis plus qu'à tout, mais là c'était visiblement différent. Kenny n'était pas vraiment très proche de ses amis, notamment à cause de sa malédiction. C'était donc normal que Stan se soit tourné vers Kyle. Il n'allait quand même pas se confier à Cartman et puis... pour ses histoires de cœur il aurait eut trop peur que Kenny l'influence en lui disant des choses comme elle a une bonne paire de nichons ou encore c'est un bon coup cette meuf, elle baise trop bien. Mais bon, c'était normal. Il était Kenny et Kenny ne pensait qu'au cul ! Au bout de quelques minutes à ruminer sur son sort, le blond se décida à rédiger une réponse au texto, un petit sourire en coi pointant sur ses lèvres.
« Moi ça ne me dérange pas. C'est ta maison, tu invites qui tu veux~! »
Le portable de Stan vibra alors qu'il était en plein contrôle. Il eut de la chance que le professeur ne le capte pas. Wendy elle par contre ne le quitta pas des yeux alors qu'il essayait de lire discrètement son texto. Son regard était de glace et semblait dire lâche ce téléphone sinon je t'étripe en commençant par te faire bouffer tes couilles. Peut-être pas avec autant de violences, mais ce qui est sûr c'est que Stan comprit le message. Il lirait le texto de Kenny après le devoir, même s'il l'avait déjà fini et relu. Mais comment Wendy pouvait l'avoir vu alors qu'elle était toujours concentrée sur sa copie inachevée ? Mystère. Cette fille le fascinerait toujours. Toute cette application sur sa copie serait payante. Elle aurait la note maximale, tout comme Rin et Kyle. D'ailleurs, ces deux derniers n'arrêtaient pas de se lancer des regards, enfin surtout Kyle. Kenny imaginait déjà poindre en eux une certaine rivalité. Ou alors, Kyle était encore une fois amoureux. Il se laissait facilement émouvoir par les compliments des filles et, du point de vue de Kenny, cette histoire risquait fort de finir au pieux. Enfin, ça c'était d'après Kenny. D'après Stan il aurait tout intérêt à se méfier. La blonde ne lui inspirait pas confiance, surtout depuis qu'elle semblait comploter avec le gros lard. Bon, après tout ce n'était pas ses affaires, il n'avait pas à s'en mêler. Dans le meilleur des cas, le brun saurait tout ce soir alors autant laisser faire.
A la sortie, alors qu'il attendait Kenny, Wendy passa devant Stan sans comprendre pourquoi il ne partait pas tout de suite. Le quarterback lui expliqua rapidement la situation et elle sourit, se jetant dans ses bras. Kenny n'était pas loin et, malheureusement, il assista à toute la scène et même au baiser qu'ils échangeraient. Le blond sentit une nouvelle fois son cœur se serrer, alors qu'il n'y avait aucune raison que cela n'arrive. En serrant sa main contre sa poitrine, il sentit un mouvement non loin de lui. En se retournant, il fut surpris de voir la tignasse rousse de Kyle. Le juif aussi semblait très surpris par le comportement de son ami.
« Kenny... »
Merde, pensa le pauvre. On dirait bien qu'il m'a démasqué. Kyle est loin d'être con, c'est sûr qu'il a compris pourquoi j'avais si mal. Il est le premier à avoir ressenti cette douleur et il sait de quoi il en retourne.
« Qu'est-ce qu'il t'arrive vieux ? T'es tout pâle.
- Oh euuh... J'sais pas Kyle...
- T'es pas malade au moins ?
- Peut-être que je couve une grippe, l'hiver à l'air terrible cette année !
- Arrête de blaguer, s'il t'arrive quoi que ce soit dit-toi que Stan et moi on est là pour t'aider.
- Merci de me rassurer mec, mais je vais bien. Tu viens ? »
Kyle faillit répliquer mais quand il se rendit compte que Stan les attendait toujours sans les avoir vus, il se dit que c'était mieux de rejoindre Kenny sans se poser de questions, pour une fois. Mais il s'était fait la promesse de ne plus se laisser duper par le sourire du pauvre, alors il n'oublierait pas cette histoire. Il savait que Kenny était mal et pourtant il ne disait rien à ses amis. Peut-être en avait-il parlé à Cartman ? Plutôt mourir que d'aller demander à ce gros porc antisémite ! Il irait jusqu'à harceler Kenny pour qu'il cède l'info, même si pour cela il risquait de perdre son amitié. Ça devait avoir un rapport avec Stan, vu comme il le regardait quand il embrassait Wendy. Peut-être que c'était pour ça qu'il le cachait, il ne voulait pas que le roux le répète à son meilleur ami. Kenny serait amoureux de Wendy ? Kyle fronça les sourcils. Non, il avait toujours dit qu'il préférait les blondes. Oh et puis, après tout, ne dit-on pas que l'amour est aveugle ? Un maigre sourire pointa sur les lèvres du juif, il devait en parler à Kenny, ce dernier ne pouvait pas rester malheureux comme un chien ad vitam æternam ! Kyle voulait faire quelque chose pour son ami mais, pour ça, il allait devoir en parler à Stan. Il s'excusa mentalement auprès du blond pour ce qu'il allait faire. Les deux amis étaient déjà en grande discussion quand il les rejoignit. Le brun se tenait l'arête du nez, visiblement exaspéré par le comportement du pauvre.
« Je vais te le redemander Kenny, qu'est-ce que t'as contre Wendy ?
- Mais rien Stan, j'ai juste dis qu'elle semble pas honnête.
- Qu'est-ce que t'en sais ? C'est pas toi qui sort avec elle !
- Les mecs, intervint Kyle, on va pas se battre pour ça... Je vous rappelle qu'on est pas là pour parler de Wendy mais pour passer une soirée entre potes ! »
Les deux garçons se tournèrent vers le roux et le regard de Stan s'adoucit. Il avait raison, ils n'étaient pas là pour parler de Wendy, mais plutôt d'autres choses plus... étranges... S'il voulait parler de Wendy, il avait tout le loisir de le faire avec Kyle. Mais il ne voulait pas parler de ça avec Kenny, s'il l'avait invité c'était pour lui faire part de son trouble. Il leur fit signe d'avancer alors qu'il faisait de même, sans prononcer le moindre mot de plus. Le juif sentit bien la tension qui pesait sur le petit groupe et, alors que Stan avançait seul devant, il vint se mettre à la hauteur du pauvre qui fixait obstinément le sol.
« T'en fais pas vieux, je vais tout faire pour que ça s'arrange. »
Les yeux bleus du concerné se tournèrent vers le regard émeraude du rouquin. Comment ça « tout s'arrange » ? En savait-il plus qu'il ne l'aurait pensé ? Le comportement qu'avait le roux à son égard ne faisait que le troubler d'avantage. Il leva les yeux au ciel avant de lui lancer un sourire lubrique. Sourire qu'il avait l'habitude de lancer quand il voyait que la situation semblait désespérée pour lui.
« J'aimerais bien savoir comment tu vas t'y prendre Kyle~ »
Sa réaction ne fut pas celle que Kenny attendait, le roux lui tapota gentiment le dos en répondant à son sourire par un sourire innocent. Le blond avait peine à croire qu'il ai deviné. A tous les coups, il avait prit une chose pour une autre, c'était bien son genre. Malheureusement, la phrase suivante infirma sa théorie.
« Je suis sûr que Stan comprendra. »
Kenny redevint aussi pâle que la neige. Non, il n'avait pas rêvé. Kyle semblait bien être au courant du fait qu'il ai le béguin pour le brun. Pour autant, il essaya de garder son sourire et de parler avec assurance.
« Mais qu'est-ce que tu racontes ? Concentre-toi plutôt sur la route, ça serait bête que tu te fasses écraser...
- Là tu me prends vraiment pour un con. Il n'y a jamais eut aucun mort sur les routes de South Park, sauf quand les vieux avaient décidé de reprendre le volant de leur voiture ! »
Le pauvre leva les yeux au ciel. Combien de fois il était mort sur les routes lui ? Forcément, personne ne s'en souvenait à par Cartman. Et vu que le gros n'avait aucune compassion ou même aucune pitié, il se contentait de rire quand il le voyait mourir. Ne voulant pas continuer la discussion avec Kyle, le blond accéléra le pas. Il se retrouva à la hauteur de Stan bien avant de le réaliser. Il s'attendait à ce que son ami veuille aborder la discussion mais il s'aperçut que le brun était plongé dans ses pensées. Autant ne pas le déranger, ça convenait tout à fait à Kenny vu qu'il aspirait à la paix en cet instant. Il espérait juste que Kyle le laisse tranquille. Lui aussi avait besoin de réfléchir.
Len trouvait bizarre que tout le monde l'évite. Surtout Kenny en fait. Lui qui avait été si gentil avec lui lors de son arrivée, il avait l'impression qu'il faisait son possible pour ne plus croiser sa route. Pas qu'il allait s'en plaindre, depuis l'incident de la secte il avait une peur bleue de blesser ses amis si Cthulhu décidait de prendre le contrôle de son corps. Et puis, comme ça, sa sœur ne lui faisait plus part de ses réflexions à la con sur le garçon à la parka orange. C'est en soupirant qu'il emprunta le chemin de chez lui, alors que Rin complotait on-ne-sait-quoi avec le gros garçon. Il entendit un bruit de pas derrière lui mais ne s'arrêta pas pour autant. Si c'était pour lui, la personne pourrait l'appeler par son prénom au lieu de courir comme un ou une dératée sur la route.
« Cthu... Len, attend-moi ! »
Henrietta. Elle avait fini par comprendre son erreur quand elle avait confondu Kenny et Len. Elle avait rectifié le tir en demandant à Len de taire son nom quand il parlerait aux gens de la secte. De toute façon, toutes ces personnes encapuchonnées ne l'appelaient pas par son nom. Elles l'appelaient Cthulhu comme avait faillit le faire la gothique. Mais Len ne se faisait plus d'illusions, Hen' ne faisait pas attention à lui pour ce qu'il était. Elle faisait attention à lui car il était en quelque sorte la réincarnation de son dieu. Il s'arrêta donc quelques minutes, le temps que la Biggle arrive à sa hauteur. Elle reprit son souffle rapidement et Len ne la quitta pas des yeux. Il ne lui faisait toujours pas confiance. En même temps, c'était à cause d'elle s'il se retrouvait dans une position aussi délicate. Elle s'était quand même jetée sur lui pour l'immobiliser quelques jours plus tôt.
« Qu'est-ce que tu me veux ?
- Je veux m'excuser pour ce que je t'ai fais subir.
- Tu penses vraiment que je vais te croire ? T'as pas l'air désolée du tout.
- Pourtant je le suis... Je ne sais pas comment te le prouver mais-
- N'en dis pas plus, tu t'enfonces. »
Henrietta baissa la tête. Elle s'était sentie pitoyable, ça oui, mais ça ne l'avait pas empêchée de se rendre compte de l'énorme erreur qu'elle avait fait en livrant un innocent à la secte. Elle était rongée de remords par ce qu'elle avait fait mais elle ne pouvait pour l'instant rien faire pour le prouver à Len. Les seuls au courant de sa magouille avec les flics étaient les poulets eux-même mais aussi le super-héros. Comment il s'appelait déjà ? Un truc avec le mot mystère dedans... Ah, ça y est, Mysterion ! Peu de personnes étaient au courant qu'elle avait vendu la mèche et heureusement pour elle. Elle n'aurait pas aimé être bannie de la secte pour une histoire aussi conne de conscience. Mais, même si la réincarnation de Cthulhu était incomplète, ça ne pouvait être que plus intéressant.
Peut-être que ça mettrait un peu de piment dans sa vie morne et triste de suicidaire qui n'avait pas le courage de passer à l'acte, préférant écrire des poèmes déprimants avec ses potes. Enfin, plutôt ses anciens potes. La plupart étaient partis on-ne-sait-où et ne restait que Lil', seulement parce qu'il venait de passer à l'école élémentaire. Lui, maintenant, quand il déprimait, c'était pour lui rabattre les oreilles avec Ike Broflovski, un jeune prodige qui le doublait dans tous les domaines. Elle l'avait envoyé chier, lui répétant que si Ike le passionnait autant, il n'avait qu'à sortir avec lui. Depuis, elle n'avait plus assisté à leurs anciennes réunions, celles consistant à boire du café à partir de 23h30 et durant une bonne partie de la nuit.
« Je vois... Désolée d'avoir essayé de m'excuser, Len. »
Le blond fut touché par la peine qui transparaissait dans la voix de la gothique. Il hésita à lui dire qu'il la pardonnait, mais ce qu'elle avait fait restait encore profondément encré en lui. Il ne dit pas un mot de plus et continua sa marche, abandonnant Henrietta qui n'osait pas bouger. Elle l'avait bien cherché, pourtant elle ne regrettait rien de ses agissements. Grâce à elle, Cthulhu était de retour sur Terre. Sa vengeance allait être terrible. Un fin sourire s'étira sur ses lèvres. Tant pis si Len mettait du temps à la pardonner, elle arriverait à le faire revenir à la secte. Si elle n'y arrivait pas, Cthulhu le ferait de lui-même en prenant possession du corps du garçon. L'heure de chaos n'allait pas tarder à sonner, tous pourraient enfin se venger de ce monde pourri. Ils créeraient un monde meilleur, un monde dans lequel ils pourraient enfin vivre. Du moins, c'était une des nombreuses promesses du Necronomicon et Henrietta y croyait dur comme fer.
« Alors, tu ne m'as pas expliqué ce que tu comptais faire.
- Je te le dirais pas, maintenant creuse !
- Pourquoi c'est à moi de creuser ? C'est ton idée si je me souviens bien.
- Ça, c'est parce que Butters est pas encore arrivé.
- J'espère qu'il compte arriver bientôt, je suis pas assez en forme pour rester à croupir dans ce trou !
- Qu'est-ce qu'elle a la princesse, elle a mal aux bras ?
- Si je vomis dans ton trou, va pas te plaindre.
- Oh ça va hein, c'est que des cadavres, rien de trop grave.
- C'est pas tes soit-disant cadavres qui me donnent envie de vomir.
- Non d'une crotte de nez ! Qu'est-ce que tu fais Cartman ?
- Ah, Butters, tu tombes bien ! »
Avant qu'il ne puisse comprendre ce qu'il lui arrivait, le grand naïf se retrouva affublé d'une pelle à creuser là où le faisait Rin quelques minutes auparavant. La blonde, quant à elle, essuyait la sueur qui avait perlé sur son front. C'était elle qui avait voulu savoir, mais elle le regrettait quelque peu maintenant. Enfin, heureusement que l'esclave de Cartman était arrivé, elle en avait marre de trimer dans la boue. Oui parce que, malheureusement pour elle, il s'était mit à pleuvoir quand ils étaient arrivés sur le terrain de football américain de South Park. Ils auraient tous du rentrer chez eux avant la nuit à cause de Chainsaw, mais ils s'en foutaient pour l'instant. Même Butters. L'égorgeur était sorti de l'esprit de toutes les personnes présentes. Pourtant, dès que le blond se mit à hurler, c'est la première image qui s'imposa à l'esprit de Cartman. Il se pencha au-dessus du trou et fut rassuré de ne voir qu'un Butters visiblement choqué.
« Cartman, c'est normal que j'ai touché quelque chose de... dur ?
- Mais oui Butters, continue de creuser !
- Pourquoi c'est dur et orange ?
- Putain Butters, arrête de poser des questions et creuse ! »
Le blond fronça les sourcils mais il ne broncha pas et continua de creuser. Après tout, c'est bien pour ça que Cartman avait bien voulu rester ami avec lui. La condition c'était qu'il fasse tout ce qu'il lui dise sans poser la moindre question. Mais là, même le dernier des abrutis aurait comprit que ce n'était pas normal de se retrouver dehors en pleine nuit, au milieu du terrain de football, en train de retourner le stade à la pelle. Mais Butters, lui, ne se posait pas la moindre question. Dans sa petite tête, il essayait juste de deviner ce que sa mère pouvait bien avoir préparé pour dîner. Quelque chose de bon sûrement, sa mère était un vrai cordon bleu. Et puis, même si ça avait été indigeste, il l'aurait mangé pour faire plaisir à sa maman. Un coup de pelle causa une profonde entaille dans l'un des corps et le blond se retrouva aspergé de sang. Il se mit à hurler. Cartman eut pitié de lui et Rin lui reprocha mentalement sa faiblesse d'esprit. Elle ne se doutait pas qu'en réalité le gros en avait juste marre d'entendre le blond gueuler.
« Ok, c'est bon, sort deux ou trois corps après je te laisse tranquille. »
Bientôt, trois corps en légère décomposition s'alignaient devant le gros et la blonde. Se tenant l'estomac, Rin se dit que finalement elle allait peut-être vomir. Les corps, elle avait l'habitude, mais en décomposition... C'était une autre affaire. Butters fut congédié, avec la menace de Cartman que s'il parlait il risquait gros. De toute façon, le lendemain il aurait oublié toute l'histoire. Butters était vraiment trop con. Rin observa attentivement les cadavres de tailles différentes, essayant de ne pas montrer au gros qu'elle avait la gerbe. Les visages étaient les mêmes mais visiblement à des âges différents. Pendant un moment elle sentit son cœur se serrer, croyant reconnaître son frère dans les cadavres. Elle constata bien vite qu'il s'agissait en réalité de plusieurs corps semblables. Tous étaient les corps de Kenneth McCormick. Rin fronça les sourcils.
« Mais il est mort combien de fois ?
- Au primaire il crevait tout le temps, maintenant c'est plus rare.
- Mais pourquoi ils sont tous là..? Les corps je veux dire.
- Faut bien quelqu'un pour nettoyer les cochonneries des autres !
- Tu veux dire que c'est toi qui les a enterrés là ?
- Qui d'autre aurait pu le faire ? J'étais le seul à me rappeler qu'il mourait et, comme les corps disparaissaient pas, j'ai été obligé. Je sais pas ce que Kenny serait devenu sans moi, il le sait peut-être pas mais il me doit tout.
- Pourquoi tu ne le balances pas ?
- Parce que je ne vois pas l'intérêt de le faire pour l'instant.
- Quel est ton intérêt de m'en parler ?
- Je veux que tu foutes la paix à Kyle.
- Je te demande pardon ?
- J'aime pas qu'on tourne autour de ma victime favorite.
- Dit plutôt que tu es amoureux de lui.
- Ça c'est bien un raisonnement de fille. Je veux juste quelqu'un que je pourrais torturer à volonté et Kyle est parfait pour ce rôle, je tiens pas à ce qu'une gonzesse me le pique ! Et encore moins qu'elle le protège. »
Rin commença à rire sans pouvoir s'arrêter, sous le regard ébahi du gros lard. Il pensait pourtant avoir tout bien planifié alors pourquoi est-ce qu'elle riait à en perdre haleine ? Elle était piégée, ça n'avait rien de marrant. Dans cette situation, ça aurait plutôt été à Cartman de rire, pas à la blondinette toute fragile. Enfin, elle n'avait pas l'air si fragile que ça, réflexion faite.
« Tu peux être tranquille, je suis sûre que Kyle ne m'approchera plus. »
Finalement, ils n'avaient pas réussi à parler. Une fois arrivés à la maison de Stan, les trois amis s'étaient jetés sur la console de jeu. En l'honneur du bon vieux temps, il avait commencé par bombarder Pearl Harbor avec leur vieux jeu de Chinpokomon puis ils avaient enchaîné avec Mortal Combat où ils se faisaient des un contre un pendant que le troisième observait en donnant des conseils au plus défavorisé. Puis, ils avaient parlé de tout et de rien jusqu'à pas d'heure. Surtout de rien en fait. Tellement de rien que Stan fut réveillé par les pleurs de Kyle. Le pauvre juif était terrorisé et il tremblait de tous ses membres. Le brun s'assit à côté de lui sur son matelas et chercha à lui tapoter le dos pour le rassurer.
« Kyle... Kyle ? Qu'est-ce qu'il y a ? »
Pas de réponse. Seulement les sanglots du roux qui se faisaient de plus en plus étouffés, comme s'il faisait de son mieux pour que son meilleur ami croit qu'il ai cessé de pleurer. Mais Stan n'était pas dupe, il connaissait son meilleur ami presque comme lui-même alors il lui retira son coussin. Surpris, le rouquin arrêta de pleurer et fixa le brun. Ses yeux étaient encore rougis par les larmes et il reniflait. Il avait l'air plus terrorisé que malheureux. Pourquoi ?
« T-T'en fait pas Stan... C'est rien. Ça va passer...
- Je te crois pas. Tu pleures pas pour rien Kyle, je le sais.
- C'est pas parce que je pleure pas souvent que quand je pleure ça veut dire que c'est grave, explosa le juif, je vais bien ! »
Stan se pinça l'arête du nez avant de soupirer une fois encore. Kyle était têtu, ce qui n'était pas nouveau. Mais s'il avait insisté pour venir dormir chez le brun, c'était forcément pour lui dire ce qui le tracassait. Ils faisaient toujours ça d'habitude. Ouais, mais d'habitude ils étaient tous les deux, il n'y avait pas Kenny. Le brun tourna son regard vers la couchette du blond pour remarquer qu'elle était vide. Rectification, ils étaient bien tous les deux, Kenny était parti on-ne-savait-où. Stan décida alors de poser son ultimatum.
« Bon, Kyle. Si tu veux pas parler je vais pas te forcer, mais je suis sûr que si tu es venu c'est pas pour de la gnognotte, sinon je pense que tu n'aurais pas insisté pour venir. Si t'as rien dit parce que Kenny était là, tu peux te lâcher, il est parti.
- C'est pas ça, je l'aime bien moi Kenny.
- Bah alors c'est quoi ?
- C'est trop... c'est trop horrible, je peux pas en parler.
- Trop horrible, trop horrible... Pire que quand on a pécufié une maison ?
- Ouais...
- Pire que quand Cartman a fait bouffer les parents de Scott en Chili ?
- Euuh.. Ça je sais pas...
- Donc, ça a quelque chose à voir avec la mort. »
Le rouquin sursauta, surpris que Stan ai pu déduire ça juste avec des questions hasardeuses. Mais bon, il ne pouvait pas douter éternellement des capacités intellectuelles de son meilleur ami alors se fut à son tour de soupirer.
« Rin est une meurtrière.
- Je vois pas le rapport avec toi, elle fait ce qu'elle veut ça te concerne pas.
- Si, malheureusement...
- Comment ça, malheureusement ?
- Je suis amoureux Stan donc oui, je suis dans la merde. »
Kenny s'était levé en pleine nuit car dormir à côté de Stan le gênait horriblement. Il avait envie de lui sauter dessus, mais il savait que ce genre de choses s'appelait du viol quand la seconde personne n'était pas consentante... Malgré le fait qu'il dorme sur un matelas à même le sol, il ne pouvait empêcher ses fantasmes de hanter son esprit. Après tout, il s'appelait Kenny McCormick et il était connu pour ses nombreuses blagues perverses. Si ce n'était que pour ses blagues à la limite ça serait sympa, mais Kenny n'arrivait pas à refouler ses fantasmes. Si bien que son excitation devint très... très gênante. Une certaine partie de son anatomie se mit à durcir alors qu'il se disait que ce n'était pas le moment. Effectivement, ce n'était pas un moment approprié pour ce genre de choses, surtout qu'il avait entendu Stan se retourner dans son lit quelques instants plus tôt. Sans plus attendre, il se leva et se dirigea vers les toilettes des Marsh. Pensant à la cuvette des toilettes, il pria silencieusement pour ne pas faire trop de dégâts. Sinon, il ne donnerait pas cher de sa peau quand la cible de ses fantasmes se rendrait aux toilettes pour faire sa petite commission...
Quand il eut fini sa sale affaire, se sentant plus léger et apaisé, il se dirigea de nouveau vers son lit quand il entendit la phrase de Kyle. Une phrase qui ne lui plut pas le moins du monde. Alors que lui était rongé par un paquet de remords à cause de ses fantasmes malsains, Kyle se déclarait à Stan comme ça, dans son dos, alors qu'il avait juré à Kenny de lui arranger le coup. Sa libido redescendit et il se sentit glacé de l'intérieur. Kyle aussi, il avait des vues sur Stan et, Kyle, il s'était déclaré tout de suite à son « meilleur ami ». Kenny avait envie de chialer, mais il ne le fit pas. Il regarda la fenêtre ouverte et, voyant la rage qui l'envahissait, il se demandait s'il était encore temps pour lui d'aller casser du petit délinquant. Si ça pouvait l'aider à se défouler, il pouvait encore le faire. Restait à trouver une putain d'excuse pour que Stan le laisse repartir chez lui. Il entra dans la chambre, essayant de contenir sa rage quand il vit que Kyle était dans les bras de Stan, en larmes. Mais le brun le regardait, visiblement étonné de sa conduite. Qu'est-ce qu'il pouvait bien se passer dans sa petite tête ?
Le blond enfila sa parka par-dessus son pyjama, refermant la fermeture jusqu'en haut, si bien que cela rendait ses paroles incompréhensibles pour la plupart des gens. Pas pour Stan et Kyle, vu qu'ils le connaissait depuis la maternelle et étaient habitués. Pourtant, cette fois, Kenny bredouillait tellement que l'on se demandait s'il ne parlait pas en yaourt. Pourtant, il parlait normalement, il bredouillait juste une excuse qui ne tenait pas la route. Stan, essayant de gérer la situation comme il le put en voyant le blond reprendre son sac, se contenta de hocher la tête. Il avait comprit que Kenny voulait partir et retourner chez lui. Il n'allait pas le forcer à rester, il lui parlerait de Mysterion une autre fois. Pour l'instant, il n'avait pas l'air d'humeur à entendre n'importe quelle histoire de super-héros. Peut-être que Karen avait un quelconque problème et qu'en temps que grand frère modèle, il se devait d'être présent pour elle. Ce n'était pas les affaires de Stan, il n'avait pas à s'en mêler. Il fit un pauvre sourire au garçon enroulé dans sa parka avant de prononcer une phrase qui acheva ce dernier.
« A demain Kenny, courage ! »
Le blond ne dit pas un mot de plus et quitta la chambre, l'air sombre. Oui, cette nuit Mysterion allait être imbuvable, et ce même si ses victimes n'avaient rien fait. Il frapperait, sans distinctions. Cette nuit fut une nuit terrible pour tous les petits malfrats de South Park. Mysterion ne se contentait plus de leur faire la leçon et de repartir avec la promesse de les coffrer à la prochaine connerie. Non, cette fois il frappait fort et certaines de ses victimes savaient qu'ils verraient l'hôpital avant les verrous. Peut-être même qu'ils ne verraient même pas les verrous. Des fois des innocents se retrouvaient prit dans les conflits, mais Mysterion n'avait pas la tête à les aider et ils finissaient bien souvent avec les malfrats : à l'hôpital ou à la morgue. Puis, il y eut ce fameux instant où il se fit tuer. Il accueilli la mot comme une délivrance cette fois, même si la balle mit un certain temps à traverser la chair de son front et qu'il s'écroula face à une autre de ces raclures qui... Kevin ? Le héros ouvrit de grands yeux avant de s'effondrer devant lui sur une constatation plus qu'amère. Son frère. Son propre frère trempait dans des affaires louches. Le soulagement qu'il avait recueilli en frappant des criminel se transforma en colère. Une colère contre lui-même. Il avait un malfrat sous son nez depuis le début sans même s'en être aperçut. Le pire fut quand il entendit un des « client » de son frère crier son nom de code, devant le héros qui était cloué au sol à cause de la douleur.
« Doodle, barre-toi ! C'est Mysterion, il va se relever et te tuer. Cette nuit, il est inépuisable. »
Heureusement pour le héros, Kevin prenait peur facilement et l'avertissement de son client suffit à le faire fuir, laissant derrière lui un Kenny agonisant et désespéré. Il ne tarda pas à se sentir partir. Alors, ça serait quoi cette fois, l'enfer ou le paradis ? Aucun des deux, le garçon se retrouva emmitouflé dans sa parka orange, dans le lit miteux de la famille McCormick. Putain, Kevin... Kevin était un criminel. Et puis, Doodle ? C'était quoi ce nom pourri ? Il avait dut le trouver au pif quand il surfait sur le vieil ordinateur du salon. Kevin allait souvent sur l'ordinateur du salon. Comme si son désespoir n'était pas total, il se rappela de la phrase que Kyle avait dite à Stan dans la soirée. Il avait de nouveau envie de tout casser, mais il se retint quand il se rendit compte qu'il était observé. Sa mère, Carol McCormick, était en train de rire à gorge déployée.
« Alors là Kenny 'va falloir que tu m'expliques comment t'as fait pour crever alors que t'allais juste dormir chez des potes ! »
Oula... Je crois bien que ce chapitre sera l'un des plus longs O.o
Attendez que je vous explique : la longueur n'est pas la même sur mon traitement de texte et je n'ai pas eu le courage de couper le chapitre en deux... J'espère que, malgré ça, le chapitre ne vous a pas paru trop long.
Ne vous attendez pas à une longueur similaire pour les autres chapitres, celui-ci est exceptionel (faut dire aussi que j'avais pas mal de choses à raconter xD). Sur ce, je vous laisse, au plaisir de discuter avec vous par reviews !
A bientôt pour un prochain chapitre !
