Oui, je sais, ça fait longtemps... Je m'en excuse, comprenez bien que ça n'est pas facile d'écrire un lemon quand on est pas habituée et que ses personnages font de la résistance, notamment Stan xD
Anonymous T : 1) Je n'ai pas de rythme de parution fixe, tout dépend de mon inspiration et aussi de ma possibilité à publier (par exemple je viens de passer une semaine sans connexion internet). / 2) Normalement oui, pour Len en tout cas. Mais pour Rin c'est encore moins sûr.
Vous l'aurez compris, ce chapitre contient un lemon yaoi. Alors, âmes sensibles et homophobes, dehors ! (si vous n'êtes pas déjà partis, sachant qu'il y a déjà eu pas mal de violence et de sang dans cette fic)
South Park appartient à Matt Stone et Trey Parker. Vocaloid appartient à Crypton Vocal.
Bonne lecture !
~XV~
C'était dans le coin sombre d'une ruelle. Un garçon aux cheveux blonds sales se dirigeait d'un pas tranquille vers l'un des grands hangars malfamés de la ville, à U-Store It. Il n'avait pas envie de faire ça, pourtant la situation critique dans laquelle il se trouvait l'y obligeait. En soupirant, il se décida à appeler la personne qu'il cherchait. Il connaissait son véritable nom, mais il avait décidé de jouer le jeu. Peut-être que, comme ça, l'individu serait plus enclin à l'aider dans sa tache. Au moins, ça aurait le mérite de l'amuser un peu, lui qui s'ennuyait à mourir depuis sa sortie de taule.
« Chaos ? »
Pas de réponse. Pourtant, il savait que cet imbécile de blondin était dans les parages, se cachant sûrement derrière son costume en aluminium. Enfin, s'il était toujours en aluminium et qu'il ne l'avait pas troqué contre quelque chose de plus ringard. Il appela ainsi plusieurs fois, sans succès, puis cette mascarade commença à vraiment le saouler. Ce silence, c'était chiant. Il n'avait plus du tout envie de jouer à présent, seulement de lui éclater sa petite gueule de tarlouze dès que le blond serait face à lui.
« Bon, Léopold Stotch, je suis pas ici pour jouer alors montre ta sale face de menteur. »
Quelques minutes de silence. Encore. Si le blond n'était pas aussi désespéré de trouver des réponses, il aurait sûrement déjà rebroussé chemin depuis longtemps. Ouais, il aurait laissé tomber. C'était ce qu'il s'apprêtait d'ailleurs à faire, se disant qu'il répéterait à son patron que Chaos était introuvable, quand le son d'une poubelle qui se renverse vint chatouiller ses oreilles. Bien, le super-vilain bougeait enfin sa croupe.
« Oh la là... Oh la là... Doux Jésus... C-C'est T-Trent Boyett !
- Ouais. T'inquiète, j'suis pas là pour me venger de toi et tes potes cette fois.
- Q-Qu'est-ce que tu veux... alors ? »
Trent fit la grimace. Pour un super-vilain, Butters jouait très mal le rôle du méchant. Le Boyett soupira. Il aurait préféré le jouer lui, le rôle du méchant, histoire de se venger une bonne fois pour toutes de cette ville de pourris et de tarlouzes en collants. Malheureusement, c'était impossible, il lui manquait encore trop d'éléments pour faire un super-vilain valable. C'était aussi le cas de Butters d'ailleurs. Il soupira encore une fois, observant le costume du môme qui, décidément, était toujours en aluminium. Désespérant...
« Je veux m'allier à toi. J'ai besoin d'infos sur Gaïa. J'crois bien que t'en a un paquet.
- Qui me dit que tu n'essayes pas de me rouler pour ensuite tout me faire retomber dessus ?
- Tu veux rire ? Se moqua Trent. Et c'est toi qui dit ça ? T'es sérieux ? J'suis pas comme vous moi. »
« Arrête de me regarder comme ça, je vais finir par me sentir coupable…
- Je te regarde comme ça parce que tu l'aies, Wendy.
- Tu n'as aucune raison valable de me dire ça.
- Et ce sms que tu viens d'envoyer avec mon portable, en inconnu, tu ne crois pas que c'est une raison suffisante ?
- Je voulais juste savoir comment il réagirait ! J'ai l'impression qu'en ce moment il ne m'aime plus…
- Tu aurais pu trouver autre chose, on avait dit qu'on y réfléchirait toutes les deux Tu te souviens, pas vrai ?
-Oui, mais je…
- Et puis, ça n'a servi à rien, puisqu'il a pensé que c'était un fake !
- Bon, d'accord, je l'admets, j'ai fais une connerie. Mais maintenant, comment je fais pour me rattraper ?
- Je ne peux pas t'aider.
- Bebe, s'il te plaît ! On est censées être les meilleures amies du monde, non ?
- Tu sais quoi, Miss Parfaite ? Débrouille-toi ! J'en ai marre d'être celle qui te tire toujours vers le haut et t'empêche de couler à cause de cette relation qui te pourrit. Tu ne veux pas m'écouter, tu veux rester avec Stan par habitude alors que tu t'en bats les ovaires ? Tant mieux, si tu es maso au point de supporter la douleur et le fait qu'il ne soit pas fait pour toi, je te laisse faire mumuse. Mais sache que, au final, ça sera toi qui souffrira. Et puis, je connais quelqu'un qui sera drôlement content que tu lâches Stan. Il n'attend que ça même, ça crève les yeux.
- Qui ça ?
- A toi de choisir. Tu préfères passer à autre chose, ou rester collée à Stan jusqu'à la fin de ta vie, sachant qu'entre vous il ne se passera jamais rien ?
- Tu es diabolique Bebe. »
La plantureuse blonde se leva du lit où elle était installée confortablement avec Wendy. Elle s'étira quelques minutes avant de lancer un clin d'œil complice à celle qu'elle considérait comme sa meilleure amie.
« Je suis juste réaliste, ça ne fait pas de mal de temps à autre.
- Dire que certaines personnes disent que les blondes sont débiles, elles ont bien tort.
- Je prends ça comme un compliment, merci beaucoup.
- Tu sais, c'est dommage que tu aimes les filles, à mon avis beaucoup de garçons se battraient pour t'avoir.
- Je suis très bien avec Rebecca. »
Le silence s'installa rapidement entre les deux copines et Bebe se rua sur le verni à ongles rouge de sa meilleure amie et l'observa pendant un bon moment avant de revenir sur le lit, commençant à s'en passer sur les ongles. Elle avait toujours adoré le rouge, surtout maintenant qu'elle savait que cette couleur symbolisait la passion. Wendy la regarda faire en silence, un sourire commençant à se peindre sur son visage. Pourtant, la brune ne pouvait s'empêcher de réfléchir à ce que venait de dire sa meilleure amie. Qui pouvait bien être ce garçon qui craquait sur elle et qu'elle n'avait jamais remarqué ? Enfin si, peut-être qu'elle l'avait déjà remarqué et qu'elle était sortie avec lui. Mais elle était sortie avec tellement de garçons, impossible pour elle de se souvenir de tous. Celui qui, de tous, ressemblait sûrement le plus à un prince charmant, ça restait tout de même Gregory. Mais elle avait préféré Stan au beau blond et, depuis, elle ne l'avait plus revu. Elle ne savait d'ailleurs pas si c'était une bonne chose. Elle allait reprendre la parole, mais Barbara fut plus rapide qu'elle.
« Tu te rappelles de Marjorine ?
- Marjorine ?
- Tu sais, la fille qui est venue à une pyjama partie il y a encore peu de temps…
- Ah oui, je vois. La bonde avec des nœuds verts dans les cheveux ? Je ne la connais pas beaucoup, elle reste assez discrète et ne dit pas grand-chose sur elle.
- Oui, c'est elle. Eh bien, je me suis fais la réflexion il y a peu, mais je trouve qu'elle ressemble beaucoup à la petite nouvelle. Rin, c'est ça ?
- Tu te trompes. C'est fille, c'est encore une pimbêche qui tourne autour de Stan. Je suis sûre qu'elle a pour projet de me le voler. »
Bebe ne put s'empêcher de rire. Wendy arrêta là son monologue, finissant par se dire que sa jalousie était vraiment obsessionnelle. Quelle que soit la discussion, il fallait absolument qu'elle ramène tout à Stan. Elle n'était décidément pas prête à l'abandonner, ce qui désolait Bebe. D'autant plus que, maintenant, de mauvaises rumeurs traînaient sur son petit-ami. Depuis qu'il revenait au lycée avec des cernes touchant presque le bord de ses lèvres, les élèves avaient commencé à se poser des questions. De nombreuses rumeurs avaient vu le jour, même si la plus connue restait la théorie de Craig qui avait fait le tour du lycée. Stan coucherait avec un mec durant tout le temps où il était censé dormir, la nuit. La blonde avait essayé de réfléchir à qui pourrait être ce garçon qui donnait du plaisir à Stan alors que Wendy restait vierge comme une feuille de papier blanc. Pourtant, Bebe le savait, sa meilleure amie rêvait elle aussi de sa première fois, très souvent même. Ça fendait le cœur de son amie de la voir espérer un miracle de la part d'un garçon qui s'amusait ailleurs. Incapable de baiser sa petite-amie, tout ça car il lui vomissait dessus avant qu'ils aient pu tenter quoi que ça soit. La brune méritait mieux, et Barbara le savait. Peut-être que Craig serait moins du genre à lui montrer ses sentiments mais, avec lui au moins, la brune pourrait avoir des rapports sans risquer de problèmes gastriques. Bebe soupira en pensant que ça n'allait pas être simple, puisque là la fille au béret rose était plus proche de retrouver Stan que de tomber dans les bras de Craig. Il lui faudrait ruser si elle voulait que son amie quitte le quarterback de l'équipe de football. Elle décida de jouer carte sur table. Après tout, elle était sa meilleure amie.
« Alors toi, je pense que tu n'es pas prête de le quitter !
- Pourtant, il le faut bien. Tu viens de me dire que ça ne me causerait que des problèmes de rester avec lui.
- J'ai peut-être un peu exagéré. Attend, tu es Wendy et il est Stan ! Stan et Wendy, c'est un duo à côté duquel on ne peut pas passer. C'est comme… je ne sais pas moi… Bonnie et Clyde !
- Cette référence mal placée, gloussa la brunette à son tour.
- Pourquoi ? Parce que le personnage s'appelle Clyde ?
- Un peu, c'est tout de même celui qui t'a dégoûtée des hommes.
- Mouais… Tiens, d'ailleurs, en parlant de cet abruti, tu es au courant que ça va faire trois jours qu'on ne l'a pas vu en cours ?
- Ah, c'est pour ça que son père s'est pointé au lycée hier.
- Il a fait ça ?
- Oui, et il avait l'air vraiment remonté. Je me demande bien où il est, son fils, mais à mon avis il doit être loin d'ici. Il a du se tailler à San Francisco ou un truc du genre.
- Blague pas avec ça. Je connais Clyde, il ne pourrait jamais laisser son père tout seul…
- Tu ne vas pas me faire gober qu'il s'est fait enlever, je ne te croirais pas ! »
Les deux amies se regardèrent un long moment, en silence, s'imaginant le pauvre Clyde en train de lutter contre un agresseur. Dans leurs têtes il s'agissait d'une fille un peu trop amoureuse qui voulait le garder pour elle toute seule. Inconsciemment, cette pensée les fit bien rire, toutes les deux. Si elles savaient qu'elles n'avaient pas tout à fait tort, elles auraient sûrement beaucoup moins ri…
Clyde ne savait pas combien de temps il était resté dans ce placard, ni combien de jours d'ailleurs puisque de son humble avis ça ne devait pas être seulement l'affaire de quelques minutes. Par contre, ce qu'il savait de source sûre, c'est qu'il était là à cause de Cartman et que, dès qu'il serait enfin dehors, le gros garçon allait payer de l'avoir laissé à Shelley Marsh. Sachant que, au début, elle l'avait bazardé dans son armoire pour le fun, seulement pour tester. Il était sûr qu'elle le ferait partir juste après, mais elle avait reçu un appel urgent de Kevin et, au final, elle avait oublié qu'il était dans son placard. Au début, cette situation ne lui plaisait pas du tout (en même temps qui voudrait rester enfermé dans un placard aussi longtemps ?), mais il avait fini par se rendre compte que l'endroit où il se trouvait était un endroit stratégique qui ferait de lui une personne privilégiée. Il s'en était rendu compte la première fois où il avait appelé Stan à l'aide, quand il avait comprit qu'il entendait tout ce qu'il se passait dans la chambre du brun très distinctement. Dont ses visites secrètes et nocturnes avec Mysterion. Il s'était donc fait aussi discret que possible, et cette fois il avait bien comprit que ce qu'il se passait entre le héros et l'occupant de la chambre n'était pas qu'une simple collaboration cachée. Le héros était une tarlouze, et il venait de convertir Stan. Oh putain, quand Wendy apprendrait ça… Il voulait absolument être là pour voir ça, mais tout d'abord il voulait savoir ce qu'il allait se passer ensuite. Leur relation allait-elle se dégrader ou se renforcer au fil des jours ? Clyde était friand des séries à l'eau de rose à la con, mais encore plus d'histoires incroyables comme celle-là qui arrivaient à un mec de sa classe. Un mec qui pourtant, à première vue, semblait être le plus normal de sa bande de potes. Un type normal, avec ses potes, sa petite-amie, sa petite routine pépère, qui se retrouvait soudain embarqué dans un truc qui le dépassait. C'était con, mais en même temps cette étape lui ferait passer un cap dans sa vie, à savoir se qu'impliquait un changement d'orientation sexuelle, mais aussi l'arrivée, dans sa vie, de choses moins normales que ce dont il avait l'habitude. En même temps, il sortait maintenant avec un héros, et à son avis il n'allait pas tarder à lui offrir son cul.
Clyde essaya de se montrer discret une fois encore. Il préféra écouter ce qu'il se passait dans la chambre, ça avait l'air intéressant. Déjà, les respirations rapides du héros mêlée à celle de Stan annonçaient la couleur. Il n'avait pas totalement tort, s'il savait qu'en ce moment-même Mysterion venait de pousser Stan sur le lit. Le brun ne se défendait d'ailleurs pas. Au contraire, il se sentait maintenant en confiance avec le héros, même s'il était vierge de ce côté-là. Au moins, il le reconnaissait, ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Il savait par exemple que Kyle n'en parlerait pas sans se mettre à bredouiller que c'était faux et qu'il avait déjà couché avec quelqu'un. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle Stan ne lui avait pas demandé. Mais qu'en était-il du héros ? Est-ce qu'il avait de l'expérience ? Est-ce qu'il savait que Stan était vierge ? Il ouvrit la bouche pour lui poser la question, mais les lèvres avides de Mysterion s'étaient déjà reposées sur les siennes. Il n'allait pas s'en plaindre, cette sensation lui plaisait plus que lorsqu'il embrassait Wendy. Le héros vint titiller sa lèvre inférieure, et Stan comprit le message. Il ouvrit la bouche pour laisser passer la langue de Mysterion. Ensemble, leurs deux langues jouèrent un élégant ballet et Stan dut se rendre à l'évidence : il avait de l'expérience, bien plus que lui. Dans un sens, ça l'effrayait un peu. Lâchant ses lèvres, le héros commença à embrasser le cou de Stan. Ce dernier se mit à gémir doucement, ce qui excita d'avantage Kenny derrière le masque. Ah putain, s'il savait le temps qu'il avait rêvé ce moment ! Plusieurs fois il en avait même joui dans sa main en y pensant. Mais là c'était pour de vrai, alors il fallait qu'il se contienne au moins assez longtemps pour tout lui faire découvrir. Il fallait qu'il apprécie le sexe avec lui bien plus qu'avec sa cruche de Wendy, parce que Kenny n'accepterait pas une nouvelle fois qu'il se détourne de lui. Il voulait que Stan lui appartienne, qu'il soit à lui et à personne d'autre.
Une main baladeuse vint se glisser sous le tee-shirt de Stan et ce dernier gémit un peu plus fort. Kenny s'estimait pour l'instant quelque peu satisfait, puisque de jolies rougeurs venaient de se déposer sur les joues du brun. Un sourire carnassier s'installa sur ses lèvres alors que Stan l'observait, les yeux mi-clos. Cette expression de visage, il l'avait déjà vue quelque part… Mais où ? Et, surtout, sur qui ? Il se sentait fiévreux, sachant pertinemment qu'il ne pourrait pas se concentrer s'il était dans un tel état. Autant se concentrer sur ce qu'il était en train de se passer dans son pantalon, c'était plus d'actualité que ce fichu casse-tête qu'il n'arrivait pas à résoudre. Il la connaîtrait un jour, l'identité du héros. Il lui avait promis. Alors, pour l'instant… Stan essaya de poser lui aussi sa main sur le torse de Mysterion, voulant lui faire autant de bien qu'il lui faisait, mais sa main heurta le tissu froid et synthétique. Il avait envie de se plaindre, mais au final ça ne changerait pas grand-chose. Ça ne ferait que pourrir cet instant qu'il considérait comme magique. Alors il se laissa faire, baladant ses doigts sur la surface synthétique en imaginant qu'il touchait la peau duce et chaude du héros. Mysterion se rendit vite compte de son malaise et il s'écarta un peu de lui. Cette fois, Stan ne put retenir un grognement de protestation.
« Ça va pas le faire… »
Stan se redressa à son tour, quelque peu surpris du tournant qu'avait prit les événements récents. A savoir, le fait qu'il n'est pas continué ce qu'il faisait. C'était gênant de penser ça, mais les caresses du héros lui avaient vraiment beaucoup plu. Tellement qu'il avait oublié qu'il était allongé sur l'affiche The Street Warrior. Mais en se relevant ce fut la première chose qu'il remarqua. Pas compliqué puisque le bruit le fit sursauter. D'un geste résolu, il la jeta par terre sans plus lui accorder la moindre importance. Il avait mieux à faire. A savoir, comprendre ce que venait de lui dire Mysterion.
« Qu'est-ce qui va pas le faire ?
- Tu es d'accord si je te dis que te faire l'amour en costume, c'est pas le top ?
- J'osais pas te le dire, mais ouais.
- Mais si j'enlève mon costume, tu verras mon visage.
- Je ne vois pas en quoi ça te dérange de le faire.
- Crois-moi quand je te dis que j'ai une bonne raison de ne pas te montrer mon visage.
- On fait comment alors ?
- J'ai bien une idée, mais je ne sais pas si ça va te plaire. »
Clyde, l'oreille collée au mur menant à la chambre de Stan, jubilait intérieurement. Qu'est-ce qu'ils allaient faire cette fois ? Comment ils allaient sortir de cette situation plus que délicate alors que le héros ne semblait pas décidé à montrer son visage au brun ? Au fond de lui (bon d'accord, pas qu'au fond) il mourrait d'envie de le savoir. Ça avait déjà été un choc pour lui d'apprendre que Stan collaborait avec le héros de la ville mais apprendre que, en plus, ils n'allaient pas tarder à coucher ensemble, ça ne le faisait qu'espérer d'avantage. Il avait l'impression d'être le spectateur d'un des mangas pornos que lisait Tweek de temps à autre et ou deux garçons copulaient ensemble. Comment ça s'appelait déjà, cette merde ? Ah ouais, un yaoi. On disait souvent que ce genre de mangas étaient pour les filles en manque de sexe, bah là elles seraient servies avec la scène qui allait se produire de l'autre côté du mur. Enfin, Clyde était sûr à 200 % que ça allait se produire puisqu'ils en avaient tous les deux envie et que le héros avait dit avoir une idée. Il espérait juste pouvoir écouter ce qu'il comptait faire faire à Stan. Malheureusement il n'entendit pas grand-chose, si ce n'est les pas de l'un des deux occupants de la chambre sur la moquette avant d'entendre de nouveau la voix scandalisée de Stan.
« T'es pas sérieux j'espère ?
- Tu vois une autre solution peut-être ? Quoi que tu proposes, je suis partant. Sauf pour montrer mon visage, ajouta-t-il lorsqu'il remarqua l'éclat de malice qui passa dans le regard de Stan. »
Alors que Clyde était frustré de ne pas savoir de quoi parlaient les deux amoureux, Stan, lui, le savait très bien. Mysterion tenait entre ses mains le bandeau que le brun avait acheté lors d'un match des Broncos qu'il était allé voir avec son père, il y avait de cela quelques années. N'ayant pas trouvé de casquette ou de tee-shirt portant leur dédicace, Randy lui avait offert ce bandeau en souvenir. Depuis, il le gardait précieusement, comme un trésor. En clair, ce bandeau avait une histoire derrière lui, et Stan n'était pas prêt à l'utiliser pour vivre pleinement sa première expérience sexuelle, qui plus est avec un garçon qu'il détestait probablement sans même en avoir conscience. Mais bon, il n'avait pas vraiment d'autre idée alors ça le tracassait assez. A vrai dire, il était partagé entre l'envie de céder à Mysterion pour continuer ce qu'ils étaient en train de faire, mais ça serait profaner les Broncos et il était persuadé de ne plus jamais penser à ce bandeau de la même manière. Chaque fois, il repenserait à ce qu'ils avaient vécu, dans cette chambre. Et, si jamais il arrivait malheur au héros, comme la fois où il l'avait cru mort, il ne pourrait plus jamais apprécier l'un de leur match sans se mettre à chialer. Il finirait par être dégoûté des Broncos, alors que c'était son équipe de football préférée. Petit à petit, il finirait par perdre tout intérêt pour le football. Il n'était pas prêt à céder ça à Mysterion, même s'il se sentait en confiance avec lui. Ça serait comme lui céder ses hobbies et y renoncer en même temps qu'il renoncerait à lui. Stan se mordit la lèvre, regardant le héros qui n'avait pas bougé depuis tout à l'heure. Et après ? Comment cette histoire allait se finir ? Si ça faisait comme avec Wendy, il n'avait pas intérêt à rattacher sa présence à des objets communs. Surtout ceux des Broncos. Avec un soupir, Stan rabattit son tee-shirt sur son torse et il se leva à son tour, passant une main dans ses cheveux pour se recoiffer. Il fallait qu'il se trouve un autre bandeau. Il se rappelait que sa sœur en avait un…
Non, en fait il ne se voyait pas entrer en douce dans la chambre de l'Ogresse pour lui voler quelque chose. Non pas qu'elle lui faisait peur, mais il prenait le risque de la réveiller et elle se demanderait sûrement pourquoi le brun était venu jusque dans sa chambre seulement pour un foulard. Il se voyait très mal lui en expliquer la raison, surtout qu'elle ne le croirait sûrement pas. Tant mieux cela dit, parce que sinon ça aurait été à son tour de débouler dans sa chambre avec la vieille caméra de son père et tout le bordel. S'en serait fini du moment agréable et romantique qu'il passait avec le héros. Un long soupir passa les lèvres du jeune Marsh, pourtant peu décidé à laisser partir le héros sans qu'il ne se soit rien passé. Ça serait assez con, puisque maintenant ils étaient bien engagés l'un avec l'autre et puis que, surtout, il avait senti l'érection du héros à travers ses vêtements. Il ne pouvait décemment laisser le héros partir chasser les criminels dans cet état. Il aurait l'air ridicule à courir après les truands s'il bandait. Si l'envie le prenait de se soulager lui-même, les criminels pourraient en profiter pour fuir. Allant regarder dans les tiroirs de sa commode, il crut d'abord qu'il n'allait rien trouver. Sa main rencontra pourtant quelque chose qui ressemblait à un bandeau. Il s'agissait tout simplement d'un morceau de bandage, comme on en met sur les plaies profondes pour qu'elles cicatrisent plus vite. Le héros posa le bandeau des Broncos et un sourire faillit s'étirer sur son visage lorsqu'il reconnut l'objet que Stan avait trouvé. Il se rappelait de cette fois où il s'était blessé en se recevant une pierre sur le front. Cette fois, il n'en était pas mort, et Stan s'était inquiété pour lui. Il avait insisté pour l'amener à l'infirmerie et, là-bas, ils s'étaient retrouvés seuls tous les deux. Le blond était déjà amoureux de Stan à ce moment-là, il s'en rendait compte maintenant. Son cœur faisait des bonds dans sa poitrine quand le brun lui avait enroulé un bandage autour du crâne et il s'était même prit à espérer que, à la fin, son ami allait l'embrasser. Mais il ne s'était rien passé, cette fois, et ça l'avait un peu désolé. Il avait juste eu droit à un sourire et un fait plus attention la prochaine fois. Cette fois, ça n'arriverait pas. Tout simplement parce qu'il n'y avait plus méprise sur les sentiments que le héros nourrissait envers son ami brun. Il ne mourrait pas non plus, comme cette fois-là, et Stan ne garderait pas des objets dont ils ne se souviendrait plus l'existence seulement pour essayer de se rappeler de Kenny. De toute façon ça ne servait à rien puisqu'il reviendrait le lendemain, sans la moindre égratignure. Les yeux turquoises du héros se posèrent sur l'objet que tenait Stan.
« Tu veux qu'on essaye avec ça ?
- J'ignorais que j'avais ce genre de choses dans ma commode mais… je crois que je préférerais, oui. »
Kenny l'aurait parié. Les Broncos et Stan, c'était indissociable. Il avait essayé de profaner un objet sacré pour un fan de football tel que son ami. Il avait vraiment bien fait de ne pas trop insister. Il s'en serait voulu ensuite. Il s'approcha de nouveau de Stan, l'attrapant par les hanches. Il avait une folle envie de continuer ce qu'ils étaient en train de faire tout à l'heure, avant leur prise de tête sur les Broncos. Stan paraissait moins sûr, pourtant l'érection de Mysterion appuyée tout contre lui le fit céder. Il n'aurait pas résisté longtemps. Même vierge, résister à Kenny McCormick était quasiment impossible, alors à Mysterion… Le bandage passa des mains de Stan à celles du héros. Ce dernier frémit, il n'avait jamais fait l'amour à un partenaire qui avait les yeux bandés, et encore moins un garçon. D'ordinaire, c'était plutôt lui qui avait le rôle du soumis. Mais là, ça n'allait pas vraiment avec son masque de super-héros fort et puissant. Et puis, il avait tout de même bien plus d'expérience que Stan de ce côté-là. Pour tout dire ça ne le dérangeait pas vraiment de jouer le rôle de dominant, pour une fois. Ça allait le changer de d'habitude, ce qui n'était vraiment pas plus mal. Ils allaient découvrir tous les deux quelque chose de nouveau. Il s'enroula le bandeau autour du poignet avant de reprendre ses caresses sous le tee-shirt de Stan, s'emparant de nouveau de ses lèvres. Pourquoi le plonger dans le noir tout de suite ? Il pouvait tout de même le titiller un peu avant, non ? Le tee-shirt devenu un obstacle pour lui, Mysterion l'enleva pour le jeter au sol, pouvant ainsi profiter de la vision du torse musclé de son futur amant. Le football, ça le réussissait bien… Rouge pivoine, Stan se laissa faire, même s'il commençait franchement à se demander à quoi avait servie la petite scène que venait de lui faire Mysterion s'il ne comptait pas lui mettre le bandeau tout de suite. Lui mourrait d'envie de pouvoir toucher la peau nue du héros comme il le faisait avec lui. Aussi, quand ses mains rencontrèrent de nouveau le tissu froid du tee-shirt de Mysterion, il grogna une fois encore. Pour autant, il essaya tout de même de passer ses mains sous le costume. Sans franc succès.
« Je suppose que tu veux le mettre tout de suite, que je me débarrasse de mes vêtements ?
- Je préférerais, rumina le brun avec une certaine impatience.
- Tu ne devrais pas être aussi pressé, une relation ça se consomme avec modération.
- Tu dis ça alors qu'on couche le premier soir de notre relation ? ironisa Stan. »
Le héros resta interdit. Bon, ça c'était clair, il ne pouvait pas lutter contre les joutes verbales du brun. A ce jeu-là, il était bien plus fort que lui. Il faudrait qu'il lui apprenne, Mysterion aussi voulait être capable de retourner une situation avec une simple phrase.
« Si tu ne te sens pas prêt, on peut attendre.
- Mysterion…
- Hum ?
- Si tu ne veux pas me mettre ce bandeau, je peux le faire tout seul. Mais je ne te garantis pas que je n'y verrais vraiment rien !
- Autant pour moi, je pensais que tu serais moins enclin à faire l'amour le premier soir. Comme tu es de nature prudente, je… Hum, bref, tu as le droit de dire non. Je suis un inconnu pour toi.
- Pourquoi je dirais non ? Si tu veux tout savoir, même si je ne connais pas ton visage, je me sens en confiance avec toi. »
Mysterion aurait aimé lui dire quelque chose d'aussi gentil, à son tour, mais il ne trouva rien. Il était ému. Pas autant que lorsque Len lui avait dit qu'il le croyait pour son don, mais la pensée que Stan, même sans connaître son visage, avait reconnu en lui une présence qui le rassurait, c'était quelque chose qui le touchait. Sans s'en rendre compte, le brun avait sûrement déjà reconnu Kenny. En tout cas son corps, lui, n'avait pas été très long à reconnaître son ami. Il avait le cœur au bord des lèvres quand il choisit ses mots avec précaution. Il les regretta dès qu'il les dit.
« Tu me ferais confiance au point de me donner ta première fois ?
- Cette fois j'en suis sûr, je te connais. Je te connais même très bien. »
Merde, pensa le héros. Il m'a laissé en paix avec ça au début, mais il ne faut pas que j'oublie que Stan est assez perspicace pour percer mon masque au moindre faux-pas.
« Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Beaucoup de gens savent que je sors avec Wendy, mais peu savent qu'on a jamais couché ensemble. »
Le cœur de Kenny bondit dans sa poitrine. Non, il n'était pas au courant, et cette nouvelle le réjouissait beaucoup. En réalité, il parlait de sa première fois avec un garçon, ne pensant pas qu'il était vierge aussi avec les filles. Il était persuadé qu'il avait couché avec elle, plus d'une fois même. Un sourire malicieux apparut sur son visage alors que Stan semblait si sûr de lui. Il ne trouverait pas de sitôt s'il pensait lui avoir dit qu'il était vierge, alors que Kenny n'était même pas au courant. L'homme masqué déroula lentement le bandeau qui était serré autour de son poignet. Au final, il allait l'utiliser plus tôt qu'il ne le pensait.
« On va arranger ça tout de suite, à la fin de la soirée tu pourras te vanter de ne plus être vierge.
- Et à qui ? Parce que je suppose que si le lendemain je dis à Wendy que je la quitte, ça la fera mal de dire que je ne suis plus puceau.
- Tu trouveras quelque chose, j'en suis persuadé. Et puis, tu as du parler de moi à pas mal de personnes déjà, je me trompe ?
- Seulement Kyle, mais c'est mon meilleur ami !
- Ahah, c'est vrai que tu n'es pas obligé d'étendre ta vie sexuelle devant tout le monde, tu n'es pas comme… Hum… Évite de trop en parler autour de toi, je m'en voudrais s'il t'arrivait quelque chose… »
Stan ne releva pas la maladresse de Mysterion. Enfin, en apparence seulement, parce que sinon il avait comprit que le héros voulait le comparer à quelqu'un. Il n'avait plus vraiment l'air de vouloir être mystérieux avec Stan, le brun ne comprenait toujours pas pourquoi il s'obstinait à garder son identité secrète s'il faisait déjà de nombreuses erreurs en lui parlant. A moins que ça ne soit la faute de Stan, qu'involontairement il le pousse vers des chemins que le héros voulait garder secret ? Il y réfléchirait plus tard, pour l'instant il avait mieux à faire. Mysterion plaça le bandeau sur les yeux de Stan, lui demandant s'il voyait combien il avait de doigts ou tout simplement s'il arrivait à voir devant lui. Après plusieurs essais et repositionnages de bandeau, Stan finit par avouer qu'il ne voyait vraiment plus rien Ça l'angoissait assez, même s'il n'avait pas vraiment peur du noir. Il avait l'impression de se retrouver sans défenses face à la personne du héros, puisqu'il venait d'être privé de l'un de ses cinq sens. Pour autant, il ne se sentait pas effrayé au point de partir en courant. Ni même encore effrayé comme dans ses rêves. Au contraire, le fait que Mysterion soit là le rassurait plus qu'il ne l'aurait pensé. Après tout, n'était-il pas censé le connaître en vrai ? Il ne s'attendait pas à être embrassé une fois encore. Il lui rendit néanmoins son baiser, même si sa nervosité devait se sentir.
« Ça va ? s'enquit Mysterion.
- Oui… C'est juste bizarre…
- Je reviens. Si ça ne va pas, on arrête tout. Tu n'as qu'à le dire. »
Il préféra ne rien dire. Car, oui, ça le mettait mal à l'aise de ne rien voir, mais c'était juste différent. Et puis, maintenant qu'ils en étaient à ce stade, ça serait un peu bête d'abandonner. Avant toute chose, Kenny préféra vérifier que Stan n'y voyait vraiment rien. Non pas qu'il ne le croyait pas, mais ça lui ferait de la peine s'il voyait malencontreusement son visage, si le bandeau avait la mauvaise idée de bouger. En voyant la lampe de chevet, il se dit que l'éteindre donnerait une double protection à son identité secrète. Comme ça, Stan ne saurait pas que la lumière était éteinte, sauf s'il y voyait. Il s'éloigna un peu de Stan, qui était toujours sur son lit, et alla jusqu'à la seule source de lumière de la chambre, si l'on ne comptait pas la lune qui filtrait doucement à travers les rideaux. Il n'y avait pas beaucoup de lumière, puisque le brun préférait dormir dans le noir complet. Il appuya doucement sur l'interrupteur, de façon à ce que le son produit lors de la bascule ne se fasse pas entendre. Devant le manque de remarque de Stan, lorsque la lumière s'éteignit en silence, Kenny ne put s'empêcher de laisser échapper un sourire satisfait. Stan était quelqu'un d'honnête et, malgré son envie bien visible de savoir qui était le héros, il n'avait pas tenté de le coincer. Alors le héros repoussa sa capuche en arrière, dévoilant ses cheveux blonds qui partirent dans tous les sens, contents d'être enfin libérés. Puis, il retira son masque, ayant l'impression d'avoir retrouvé une vision claire rien que par ce geste. En même temps, il commençait à avoir très très chaud dans ses vêtements à cause de l'excitation provoquée par la vision du torse nu de Stan. Son fantasme allait enfin se réaliser, et cela le fit frissonner de plaisir. Depuis le temps qu'il en rêvait, il se sentait impatient. Mais pénétrer Stan tout de suite, ça n'était pas forcément la meilleure alternative, surtout que s'il était vierge ça lui ferait très mal. Et puis, rien ne vaut quelques préliminaires pour l'exciter d'avantage, ça n'en sera que mieux ensuite. La cape suivit le masque au sol, bientôt rejointe par le premier de ses slips (celui qu'il portait au-dessus de ses vêtements) et le tee-shirt. Il regrettait presque que Stan ne puisse pas le voir, ils possédaient à présent le même quota de vêtements. Quoique, non. Stan était en pyjama, ce qui signifiait qu'il ne lui restait plus que son bas pour qu'il soit totalement nu. Mais Kenny serait le premier à poil, il l'avait bien dit. Alors il retira son collant, ainsi que son dernier vêtement, ne pouvant s'empêcher de pousser un soupir de soulagement. Il commençait vraiment à s'y sentir à l'étroit, à force d'être collé à Stan comme ça.
S'approchant une nouvelle fois du lit de Stan, il le prit de nouveau dans ses bras. Surpris, le brun poussa un petit gémissement. Ce corps chaud contre lui, il lui paraissait soudain gênant. Il n'était plus vraiment sûr de vouloir le faire. Kenny sentit le stress de l'autre garçon et l'embrassa dans le cou pour essayer de le tranquilliser. Stan frissonna, mais c'est la seule chose qu'obtint le blond puisque l'autre garçon n'arrivait pas à calmer sa nervosité. Et puis, il y avait autre chose qui taraudait le brun, à savoir que s'il trouvait le moyen de déplacer son bandeau, ne serait-ce que de quelques centimètres, il verrait le visage de Mysterion. Mais était-il vraiment sûr de vouloir savoir de qui il s'agissait ? Dans une certaine mesure ça le rassurerait, mais dans une autre c'était assez… difficile à avaler. Et si le héros était en réalité quelqu'un qu'il détestait, comme Craig ? Il ne s'en remettrai sûrement pas d'avoir couché avec son vieil ennemi mais, surtout, d'avoir eu envie de lui comme il avait envie du héros à cet instant-même. Alors, il se décida à passer une main dans les cheveux de Mysterion, espérant que leur texture lui confirmerait qu'il ne s'agissait pas de Craig. Il fut heureux de sentir que ce n'était pas les cheveux courts et bourrés de gel du péruvien, mais plutôt des cheveux agréables au toucher qui partaient dans tous les sens. Ça n'était pas Craig, et le brun poussa un soupir de soulagement, se détendant un peu plus. Kenny ne comprit pas pourquoi ses cheveux calment autant Stan, il n'avait pas idée de ce qu'il lui traversait l'esprit. Alors il l'embrassa sur le front, espérant que c'était ce qu'il souhaitait. Le sentant de nouveau frissonner, il embrassa une nouvelle fois ses lèvres et Stan répondit au baiser avec plus de fougue que tantôt. Kenny sourit contre ses lèvres, un sourire pervers alors que ses mains commençaient à explorer son corps. Il commença tout d'abord par son buste en caressant les petits boutons de chair déjà durcis par l'excitation revenue du jeune homme. Le blond ne savait pas quel avait été l'élément déclencheur, mais il en était heureux. Il se sentait moins complexé maintenant, il avait moins l'impression de faire quelque chose de mal.
Stan gémit contre ses lèvres alors que d'un geste expert Mysterion malmenait doucement ses tétons. C'était bien plus agréable qu'il ne l'avait pensé, et il se laissa aller au plaisir quand le héros introduisit sa langue dans sa bouche. Sous le bandeau, ses yeux se fermèrent malgré lui. Même si se sentir sans défenses ne lui plaisait pas tant que ça, il y avait quelque chose d'excitant à avoir les yeux bandés pendant l'acte. Non pas que Stan aimait coucher avec des inconnus, loin de lui cette idée, mais ne pas savoir ce que l'autre allait faire était à la fois effrayant et enivrant. Il n'avait jamais connu ça avec la moindre bouteille d'alcool, cette fois-ci c'était même beaucoup plus puissant qu'une simple sensation d'ivresse. Les langues des deux garçons jouèrent ensemble longtemps, alors que leur baiser prenait peu à peu un tour plus sensuel. Kenny en profita pour glisser sa main dans le pantalon du brun, sentant sa verge déjà durcie par ses actions, lui faisant lâcher un petit cri plaintif. Ça se voyait qu'il n'avait pas l'habitude, peut-être qu'avec Wendy il n'avait même jamais fais de préliminaires. Il ne pouvait qu'en être plus heureux encore, il serait le premier pour tout avec Stan, ce qui voulait dire qu'il se souviendrait de lui chaque fois qu'il ferait l'amour avec quelqu'un. Il espérait seulement que ce moment se passe le mieux possible pour lui. Les doigts du plus jeune s'enroulèrent autour de la verge de son ami, à travers le pyjama, et il commença un léger mouvement de va-et-viens sur son membre. Il s'arrangea pour que le pantalon glisse de lui-même, il s'en serait voulu de le tâcher par un manque de vigilance de sa part. Et puis, ça n'était pas non plus très cool pour Stan. Que diraient ses parents en voyant son bas de pyjama couvert de sperme ? Sharon crierait sûrement au scandale... Non, décidément ça serait pas cool de sa part.
Le pantalon glissa de lui-même et Kenny le mit lui-même par terre, de sa main libre. Cette dernière vint taquiner l'entre-jambe du brun alors que l'autre main continuait de le branler. Stan n'avait même pas remarqué que son pantalon avait glissé au sol, la seule chose qu'il savait c'était que son bassin suivait le mouvement de la main que Mysterion avait posée sur sa verge et qu'il trouvait ça très agréable. Il avait aussi l'impression de gémir de plus en plus fort, même si ses plaintes semblaient étouffées par la langue du héros. Comprenant qu'ils risquaient bientôt de manquer d'air, le blond rompit le contact entre leurs deux bouches pour aller titiller l'oreille de son amant. Alors que l'autre main du héros se frayait un passage entre les fesses de Stan, un pic de plaisir agita le brun. Le sourire de Kenny se fit plus carnassier encore que ce qu'il était jusqu'à présent. Il venait de trouver une zone beaucoup plus sensible que les autres chez Stan, ce qui l'excitait d'avantage encore. Kenny sentit ses doigts s'humidifier alors que le corps contre lui semblait se calmer quelque peu. Stan venait de lui jouir entre les doigts. Kenny fut tenté de mettre les doigts à sa bouche, une façon comme une autre de ramener l'excitation chez son partenaire. Malheureusement il se souvint que Stan avait les yeux bandés et il dut se résigner. Le souffle court, Stan se demanda si à son tour il ne pouvait pas faire plaisir à Mysterion. Mais il n'avait aucune idée de comment s'y prendre, après tout c'était sa première fois. Alors il voulut donner au héros ce qu'il lui avait fait, plaçant ses mains sur la verge déjà durcie de son ami qu'il trouva avec peine à cause de l'obscurité. Mais ce dernier l'arrêta. Il avait bien d'autres projets pour lui et le bandeau lui serait d'une grande aide. Il susurra quelques mots à son oreille, de sa voix grave mais néanmoins joueuse.
« Je sais ce que tu essayes de faire. Crois-moi, si tu veux aller jusqu'au bout c'est une très mauvaise idée. »
Un silence commença à s'installer dans la pièce, alors que Stan avait la main sur la verge de Kenny qui lui-même tenait la main de Stan pour l'empêcher de faire quoi que ça soit. Il avait peut-être été un peu dur dans ses paroles. C'était la première fois pour l'autre, lui aussi s'était senti mal à l'aise lorsque ça avait été son tour d'être vierge. D'ailleurs, il ne voulait pas se rappeler ce moment. Contrairement à Stan, il avait été loin d'être agréable, même si la vaseline lui avait quelque peu facilité la tâche. Cette fois, il n'y avait pas de vaseline, mais le plaisir y était. Cette fois, il avait vraiment envie de coucher avec la personne face à lui. Il devait trouver un moyen de se rattraper. De rattraper son erreur qui avait jeté un froid entre eux, malgré son entre-jambe douloureux qui lui suggérait vivement de lâcher la main de Stan pour qu'il le branle à son tour. Il se racla la gorge.
« Stan… J'ai quelque chose à te demander. »
Foutue obscurité, pensa-t-il, je ne peux même pas savoir à quoi il pense. Si ça se trouve, ce que j'ai dis viens de le traumatiser. Putain… Qu'est-ce que je dois faire ? Non, ça n'était pas le moment d'essayer d'imiter LeBron James. Il y avait mieux à faire que de s'interroger sur ses agissements. Il devait agir. Tant pis si ça devait lui faire du mal, pour une fois il allait assumer. Dans le pire des cas, il devrait se montrer assez solide pour affronter ce qu'il allait se passer. Stan, ça n'était pas un des connards contre qui il se battait tous les jours, il n'allait pas le bouffer. Il ne put s'empêcher d'avaler difficilement sa salive.
« Si tu ne veux pas, tu as juste à me le dire. Je voulais savoir, est-ce que tu serais d'accord pour que je te fasse l'amour ?
- Kewah ?! Mais Mysterion, ça n'est pas ce qu'on fait depuis tout à l'heure ?
- Non, mais je veux dire... Enfin tu sais, comme ça se passe d'habitude entre mecs... » [1]
Stan ne mit pas longtemps à comprendre et il espéra que Mysterion n'avait pas vu le rougissement qui l'avait saisi, ignorant qu'ils étaient tous deux plongés dans l'obscurité. Ses lèvres se mirent à trembler, mais il trouva tout de même le courage de dire quelque chose. Enfin, si on pouvait vraiment appeler ça du courage à vrai dire...
« C'est que... je n'ai jamais fais ça avant.
- Ne t'en fais pas, annonça la voix grave du héros pendant qu'il lui caressait doucement la joue, je serais là pour te guider. »
Il sentit le brun se tendre sous lui, mais Kenny n'avait pas été surnommé le dieu du sexe pour rien et Stan allait bien vite s'en rendre compte. La bouche du blond retrouva bien vite l'oreille de son ami qu'il recommença à mordiller, arrachant de petits cris d'extase à Stan au passage. Avant qu'il n'ai eu le temps de dire ouf, il se sentait déjà mieux. Pas tellement plus rassuré, mais mieux que tout à l'heure. C'était un peu comme quand on buvait de l'alcool, il avait l'impression de planer de nouveau et, c'est bien connu, lorsqu'on est sous des anesthésiants aussi puissants, ça ne peut faire que moins mal. Sentant de nouveau la main de Kenny essayer de se frayer un passage entre ses deux jambes à présent écartées, Stan n'en pouvait plus d'attendre. Il avait chaud, et sa verge commençait à lui faire mal tellement elle était durcie. Il devinait qu'il en était de même pour le héros, même s'il n'était pas en possibilité de le voir. S'il l'avait vu, son sourire carnassier ne lui aurait pas échappé. Oui, Kenny était très joueur, et même avec Stan il ne s'en lasserait pas. Surtout que ça n'était pas à lui donner sa permission, mais bien à Stan de l'autoriser à le pénétrer. Ne pouvant plus supporter que Mysterion ne le touche plus alors qu'il en mourrait d'envie, Stan ne put faire autrement que de le supplier.
« Mysterion... prends-moi... je t'en supplie, prends-moi ! »
La respiration rapide du héros, c'était la seule chose qu'il semblait vraiment entendre dans le silence de la pièce. Pourtant Clyde, toujours caché dans l'armoire de Shelley, essayait à grand peine de se retenir de rire. S'il avait eu un appareil quelconque, il aurait enregistré la voix de Stan. Il venait clairement de se mettre minable. C'était une tarlouze, Mysterion l'avait définitivement corrompu. Le reste fut confus dans la tête du châtain, parce qu'il n'entendait plus que les couinements plaintifs de Stan qui peu à peu se changeaient en cris de plaisirs. Il entendait aussi les cris de Mysterion, un héros pour qui il n'avait plus la moindre estime à présent. Pour deux choses. La première, c'était qu'il était une tarlouze. La seconde, c'était qu'il se tapait Stan Marsh au lieu de vérifier si quelqu'un, ailleurs, avait besoin de son aide. Clyde Donovan ne croirait plus jamais en Mysterion, et il espérait que Gaïa non plus ne se tapait pas une fille qu'il connaissait. Ça serait le comble. Un cri plus puissant que les autres stoppa les coups de buttoir du héros à l'intérieur de Stan et Clyde s'imagina qu'il avait fini par jouir dans le brun. Cette constatation tordit les traits de son visage parfait en une grimace affreuse. C'est dégueulasse, pensa-t-il.
[1] Oui, ceci est une petite référence à Sous le masque de Mysterion. Pour la petite anecdote, c'est cette fiction qui m'a donnée envie d'écrire Le chant du héros.
Oui, ce chapitre est plus long qu'il n'aurait du. Je suis désolée, j'ai du couper la fin du lemon pour qu'il ne soit pas trop long (nooon, je ne suis pas une perverse...) mais aussi parce que je voulais que l'on sache le point de vue de Clyde sur les homos. Que du plus en perspective, d'autant plus que sinon ce lemon aurait beaucoup trop ressemblé à celui de Madji. Pour tout vous dire j'ai eu un peu de mal à l'écrire parce que ceux de Madji étaient tellement bien construits qu'ils me semblaient être la seule solution logique. C'est pour ça qu'il est un peu plus long que les autres chapitres mais aussi qu'il arrive aussi tard. D'autant plus que je précise que c'est seulement le second lemon yaoi que j'écris. J'espère qu'il vous a plu, j'accepte toutes vos critiques du moment qu'elles sont constructives et pourront m'aider à progresser. Oh, et j'aimerais bien votre avis sur le lemon aussi, que je vois s'il y a des choses à corriger ou pas (sachant que je l'ai écris à 3h du matin o/).
A bientôt j'espère, la suite ne devrait plus tarder !
