Chapitre XVI :
- Il faut que je prévienne Madara-sama, Akihide !
- Ah ! Votre relation à évolué à ce que je vois.
- Et bien, il fait des efforts alors… Je dois en faire aussi, pas vrai ?
- Certainement, Fuki-sama. Ne perdez pas une seconde, allez le lui dire.
- Depuis combien de temps suis-je enceinte ?
- Environ un mois.
Je me levai de ma chaise et lui lançai mon plus beau sourire avant de courir pour aller à mon chez-moi. Une fois arrivée, je croisai une servante et je m'empressai de lui demander :
- Excuse-moi, saurais-tu où est mon époux ?
- Il est en plein conseil avec les anciens.
- Merci !
Je repris ma course, et elle me regarda partir en courant avec surprise. C'est sûr que ça ne devait pas être très digne d'une épouse de chef de clan, mais je m'en fichai bien. J'étais trop heureuse pour m'en soucier. J'arrivai devant la salle ou le conseil se tenait. Je replaçai mon kimono correctement et essayai de reprendre contenance avant de toquer à la porte. Quelqu'un dont je ne reconnus pas la voix me dit d'entrer.
Madara était assis en bout de table, il dominait les anciens, juste avec sa posture. Izuna, lui, n'était pas présent. Madara me fit un signe de tête pour que je le rejoigne et me tienne à ses côtés. Je brûlai d'impatience de lui dire cette nouvelle qui me rendait si heureuse. Mais je devais prendre mon mal en patience et attendre qu'ils aient fini leur discussion. J'avais bien du mal à me retenir de sourire comme une idiote.
- Fuki-sama.
Les anciens s'inclinèrent tous en signe de respect, et je leur fis un léger signe de tête. Très vite, l'un d'eux reprit la parole pour fini la discussion là où ils l'avaient laissé. Au bout de plusieurs minutes, cette conversation prit fin.
- Nous devrions acheter plus d'armes. Même si nos yeux sont un atout lors du combat, les armes ne sont pas négligeables lors d'une guerre. Et nous devrions réellement revoir notre budget à propos de cela.
- Bien, nous en reparlerons une prochaine fois. Laissez-moi seul avec ma femme.
Les hommes se levèrent un à un et partirent en s'inclinant respectueusement de la même manière qu'ils l'avaient fait lorsque j'étais rentré. Madara se leva de son siège et me surplombait d'une tête au moins.
- Qu'est-ce que tu voulais ?
- J'ai quelque chose à vous dire.
- Quoi donc ?
- J'attends un enfant.
Son regard était planté dans le mien, il me fit un léger sourire. Un sourire sincère, et mon cœur explosa de joie.
- Depuis combien de temps ?
- Un mois d'après Akihide.
- Bien. Va chercher Keiko et allez passer du temps ensemble. J'ai encore beaucoup de choses à faire aujourd'hui.
- Oh d'accord… Puis-je le lui dire ?
- Oui, mais ne l'ébruite pas trop pour le moment.
Je hochai la tête, je rougis un peu, mais je me sentais vraiment heureuse en cet instant.
Je le quittai juste après ça pour aller voir Keiko et lui faire part de la bonne nouvelle. J'allai dans ma chambre et je la trouvais en train de faire notre lit.
- Keiko ! J'ai quelque chose à te dire !
- Oui, Fuki-sama ?
Elle remettait les coussins en place et s'approcha de moi avec un sourire tendre.
- Je suis enceinte Keiko ! Depuis un mois ! Tu imagines ?!
- Fuki-sama, c'est magnifique ! Vous avez prévenu Madara-sama ?
- Oui, je lui ai dit… Mais il est très occupé aujourd'hui alors nous n'avons pas pu parler longtemps.
Elle dut percevoir ma déception car elle enchaîna directement.
- Je suis sûr qu'il est très heureux malgré tout.
Je lui souris et nous passâmes la journée entière à parler du bébé qui grandissait dans mon ventre. Je lui fis part de mes doutes et de mes angoisses à cause de ma fausse-couche. Mais elle trouva les mots justes pour me rassurer. Mais quelque chose d'autre me vint alors à l'esprit.
- Au fait, Keiko, j'avais juste une question. Connais-tu une certaine Aika ?
- Aika ? Oui, c'est une jeune femme très talentueuse qui est un peu plus âgée que vous.
- Est-ce que tu pourrais m'en dire plus sur elle ?
- Et bien, elle était amoureuse de Madara-sama quand elle était plus jeune, je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui, mais il est possible que les choses n'aient pas changé.
- Oh, je vois.
- Mais dites-moi, pourquoi me parler d'elle ?
- En fait, elle
Quelqu'un toqua à la porte et me coupa dans mon élan.
- Entrez.
Une jolie jeune femme aux traits typiques des Uchiha entra, elle était plus petite que la moyenne, mais semblait adorable.
- Pardonnez-moi de vous déranger Fuki-sama, je cherchais Keiko et on m'a dit qu'elle se trouvait ici.
- Pourquoi as-tu besoin de moi ?
- Nous avons besoin de votre aide pour faire un inventaire des prochaines choses à acheter pour le clan, Keiko.
- D'accord, j'arrive tout de suite.
La jeune femme s'inclina devant moi et fit un signe de tête à Keiko avant de nous laisser en fermant à nouveau la porte derrière elle.
- Vous me disiez ?
- Rien, ne t'inquiète pas, ce n'était pas important. Va aider tes amies.
- Vous êtes sûre ?
- Certaine.
- D'accord, Fuki-sama.
Elle me fit un grand sourire avant de partir rapidement à la poursuite de son amie et de me laisser dans ma chambre.
J'étais allée prendre mon bain et j'étais en train de retourner dans ma chambre, j'avais les cheveux encore un peu humide, mais je me sentais bien. Tellement bien. C'était un sentiment qui m'avait drôlement manqué. A tel point, que j'en avais oublié la tristesse, la douleur et la colère, comme si ceux-ci n'avaient jamais existé. J'allai enfin avoir droit à ma part de bonheur à moi aussi. En ouvrant la porte, je vis que Madara était déjà à l'intérieur.
- Je pensais que vous arriveriez plus tard.
- Je me suis libéré. On a quelque chose à fêter après tout.
Je lui fis un énorme sourire, il voulait vraiment fêter ça ?! J'étais tellement heureuse en cet instant que j'allai à sa rencontre sans hésiter une seconde, ce qui encore quelques semaines auparavant m'aurait paru être un supplice. Il s'était libéré pour venir célébrer cette nouvelle avec moi. Ça me touchait énormément. Je devais bien reconnaître qu'il n'était peut-être pas aussi mauvais que je le pensais quand je l'avais rencontré. Il me tendit une grande boîte rouge, fermée.
- Tiens, j'ai ramené ça.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Ouvre.
Son ton était autoritaire, au moins j'étais rassuré de voir qu'il restait fidèle à lui-même avec ses ordres. Je lui pris la boite des mains et l'ouvris avec précaution. Il y avait des petits gâteaux en forme de lune fourré au chocolat. Mes préférés. Keiko m'avait pourtant dit qu'il n'en existait pas ici, et qu'il fallait sortir du clan pour aller en acheter. D'autant plus que l'inventaire avait seulement était fait aujourd'hui.
- Comment avez-vous su ?
- Keiko m'en a parlé.
- Keiko vous parle de moi ? Vraiment ?
- Je lui demande un rapport sur toi tous les jours.
- Oh.
Je n'avais pas envie de me fâcher maintenant, j'étais bien trop heureuse avec mon nouveau petit bébé et mes gâteaux favoris.
- Je voulais ramener du saké, mais ça ne ferait pas bon ménage avec ta grossesse.
- Non, en effet.
- D'autant plus que tu ne tiens pas bien l'alcool, si mes souvenirs sont bons.
J'explosai de rire, un rire franc, j'avais un peu honte de cet épisode quand même, et je devais bien admettre que je ne rappelais pas de tout. Madara ne rit pas avec moi, mais je vis bien qu'il était amusé. Nous nous assîmes par terre devant notre lit, et j'attrapai un petit gâteau et le lui tendis. Il le prit et nous commençâmes à les manger en même temps que nous parlions. La communication entre nous n'avait jamais été aussi facile, il me racontait ses exploits de guerre, ses batailles. Il me parla même de ses trois frères morts au combat. Mais étrangement ça n'avait rien de triste, non, c'était une discussion entre deux personnes qui d'une certaine manière apprenaient un peu mieux à se connaître, après tout ce temps. Et pour une fois, l'alcool n'en était pas la cause.
Je me sentais si bien, ce fut comme une renaissance, c'était la première fois que je parlai aussi bien avec lui. J'espérai que ce moment durerait pour toujours. A cette pensée, mon cœur fit un bond et je sentis mes joues rougir un peu. J'aimerais bien que tous les jours soient ainsi. Si seulement notre relation avait pu commencer comme ça. Je sentis me sentis un peu triste de penser à ça. Aurait-on jamais une relation normale après tout ça ?
- On devra organiser une réception pour annoncer ta grossesse au clan.
- Une réception ? Vraiment ?
- Oui, on fera ça quand tu auras dépassé les trois mois de grossesse pour être sûr qu'il n'y ait pas de problème.
- D'accord, vous pensez qu'ils seront heureux ?
- Depuis le temps qu'ils attendent ça, je suppose, oui.
Nous avions discuté si longtemps que je commençai presque à m'endormir, assise. Madara me dit d'aller me coucher le temps qu'il allait dans la salle de bain, ce que je fis. Je luttai pour ne pas m'endormir voulant attendre qu'il me rejoigne dans le lit. Ce soir, je n'avais plus une once de dégoût pour lui. Plus un seul sentiment de rancœur, ou même de peur. Je voulais juste profiter de ce moment de joie pure que j'avais ressenti tout au long de la journée, et m'allonger près de lui sans avoir envie de pleurer.
Quand il arriva enfin et se glissa dans le lit je fis exprès de me coller à lui posant mes mains sur son torse. Est-ce que c'était ça l'amour ? Si ma vie pouvait rester comme ça indéfiniment, peut-être que je serais prête à tout pardonner, à tout recommencer.
Deux mois s'étaient écoulés et Madara avait préparé la réception dont il m'avait parlé le jour où je lui avais annoncé que j'attendais un enfant. La réception aurait lieu dans quelques heures. Keiko m'aidait à enfiler mon kimono. Mais elle ne le serrait pas trop. Même si mon état ne se voyait pas encore tellement, j'avais quand même déjà pris un peu de poids et je ne voulais pas étouffer.
Madara restait Madara, il changeait d'humeur tellement souvent, c'était agaçant parfois. Mais je me rendais compte qu'il essayait d'être moins désagréable, alors je lui pardonnai ses sautes d'humeur du mieux que je le pouvais, même si ça m'ennuyait fortement.
La réception commença à vingt heures tapante. Tous les membres du clan étaient là, réunit pour un dîner. J'étais assise à côté de Madara et il se leva juste avant que nous ne commencions à manger pour faire son annonce.
- Moi, Madara Uchiha, vous annonce que vous aurez un héritier d'ici peu. Mon fils, si s'en est un, prendra ma place quand il sera suffisamment âgé et fort pour vous protéger et vous guider comme je le fais depuis maintenant plusieurs années.
Son discours avait été bref, mais efficace, tous les Uchiha s'étaient levés et étaient venus nous féliciter, mais cela semblait faux chez certains, ils me considéraient probablement toujours comme une étrangère. Quelques femmes ensuite avaient voulu toucher mon ventre. J'étais assez gênée, mais je les laissai faire ne sachant pas comment réagir autrement.
Mais quelque chose me tracassait beaucoup. Je savais qu'il faudrait que je m'oppose à Madara dans le futur. Je ne voulais pas que mon enfant devienne un shinobi comme lui. Même si notre relation commençait à aller mieux, ça ne signifiait pas que j'étais prête le laisser faire de notre fils un monstre.
Donc voilà le chapitre 16, j'espère qu'il vous plaira il vient en complément avec celui d'avant, je les ai séparé en les écrivant pour plus de facilité, mais comme ils sont relativement court et aussi qu'il ne s'y passe pas non plus grand chose « d'important » je voulais absolument les poster en même temps :) a très vite pour le chapitre 17 qui arrivera ( si tout se passe bien ) avant vendredi prochain.
