WARNING: Ce chapitre va contenir des scènes de violences.
Chapitre XVIII :
Alors il savait que tout avait un lien avec moi, donc j'avais raison aussi de penser depuis le début qu'ils m'avaient retrouvé.
- Je vais le faire, mais tu dois d'abord me dire s'il y a eu des morts.
- Ça t'aurait arrangé sans doute, mais non, seulement des blessés.
- Je ne me réjouis pas de ça Madara ! Je m'inquiétai pour les gens de ton clan et je
Je ne finis pas ma phrase me rendant compte que je n'avais pas dit « Madara-sama » comme à mon habitude. Je tremblai un peu, j'avais peur qu'il me le fasse payer, mais sa seule réaction fut de tourner la tête pour pouvoir m'observer avec ses yeux onyx.
- Parle. Maintenant !
Il avait hurlé ses dernières paroles et j'avais sursauté tant il m'avait fait peur. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie ainsi en sa présence. Mais je ne pouvais pas garder ça plus longtemps je devais tout lui raconter. Je le savais très bien.
Je pris une grande inspiration, et me lançai.
- Je m'appelle Fuki Sato. Je suis née très loin d'ici, dans un endroit où il neigeait tout le temps. Certains disent même que c'est la raison pour laquelle nous avons les cheveux blancs. Mon père était un grand shinobi. Mes parents s'attendaient donc à avoir un garçon, mais c'est moi qui suis venue au monde. Chez moi, les femmes n'avaient pas le droit de devenir shinobi, ou même d'avoir un entraînement ninja, c'était donc une vraie tragédie pour eux. Ils ont dû malgré tout, placer tous leurs espoirs en moi. Je devais épouser le fils du chef de mon clan. Cette alliance devait permettre à mon clan d'avoir un héritier qui pourrait nous sortir de la misère. Nous placions tout notre espoir dans cette union.
- Tu n'aimais pas l'homme qu'on t'avait choisi, et tu t'es enfui te mettant à dos ton prétendant.
- Pas du tout.
Je venais de l'intriguer, je le savais, alors il se retourna pour me faire face cette fois et me fit un signe de tête pour me faire comprendre de continuer.
- Je connaissais un peu l'homme que je devais épouser, et même si je n'étais pas amoureuse de lui, je comprenais très bien les attentes de mon clan et pour rien au monde, je me serais enfuie.
Mes souvenirs s'entrechoquaient, c'était si douloureux…
Une jeune fille d'à peine 14 ans venait de sortir de sa chambre, se cachant ici et là pour éviter les servantes qui circulaient dans la maison. Elle avait de long cheveux blanc, et de beaux yeux verts qui pétillaient à chaque fois qu'elle posait son regard sur quelqu'un. Elle respirait la joie de vivre.
Elle courrait jusqu'à arriver devant une porte close, elle prit deux épingles à cheveux qu'elle avait caché dans son beau kimono bleu et ouvrit la porte. Elle s'engouffra à l'intérieur rapidement, espérant que personne ne l'eut vu.
Elle chercha un endroit où se cacher mais elle s'arrêta dans son élan quand elle vit un tas de parchemin ouvert sur le bureau de son paternel.
Est ce que c'était mal si elle jetait un œil ? Après tout, elle était grande maintenant, elle pouvait bien lire un parchemin, elle aussi un jour, serait l'épouse d'un homme qui devra prendre des décisions politiques et elle espérait bien pouvoir l'aider dans cette tâche.
C'est ainsi qu'elle s'approcha du bureau, un peu anxieuse, mais aussi excité parce qu'elle savait que ce qu'elle faisait été interdit. Elle ouvrit le premier parchemin, c'était un rapport de mission, rien de plus banale. Finalement la jeune fille était un peu ennuyée, si tous les parchemins qui étaient posés là étaient ainsi, ça promettait d'être ennuyeux à mourir.
Mais elle ne savait pas ce qui l'attendait.
Elle en ouvrit un deuxième, puis un troisième, encore et toujours des rapports de missions. Elle soupira toujours plus ennuyée et vit que deux des parchemins étaient tombés au sol. Elle se pencha et les prit dans ses mains et commença à les lire.
Elle eut du mal à avaler sa salive, le premier parchemin concernait son point bleu caché dans sa nuque. La jeune fille porta instinctivement sa main à l'endroit même où il se trouvait. Ses parents lui avaient toujours dit qu'il était esthétique, rien de plus rien de moin,s et qu'elle était la seule à avoir été marqué car elle était une jeune fille importante.
Elle ne comprenait plus ce qu'elle lisait, alors elle changea de parchemin, espérant mieux comprendre le premier.
Ses yeux lisaient et relisaient encore une fois le second bout de papier qu'elle avait entre les mains. Une déclaration de guerre. Au moment où elle allait voir la signature en bas du parchemin pour savoir de quel clan il s'agissait, la porte s'ouvrit brutalement, laissant la jeune fille complétement paniqué qui venait de faire tomber le parchemin par terre.
- Qu'est ce que tu fais dans mon bureau, Fuki ?!
La jeune fille prise en faute ne put que baisser la tête et se sentir honteuse d'être ainsi rentrée et d'avoir lu les parchemins sans y être conviée.
- Sors d'ici tout de suite, dépêche-toi de retourner dans ta chambre, tu ne dineras pas ce soir.
La jeune adolescente aux cheveux blancs partit en courant, les larmes aux yeux. Elle détestait se faire sermonner ainsi, même si elle savait qu'elle l'avait mérité. Elle n'avait jamais été très obéissante, et souvent elle se faisait punir ainsi.
Elle arriva dans sa chambre et jeta des affaires par terre pour exprimer sa rage. Personne ne pouvait la voir, personne ne pouvait entendre ses ruminements, mais elle continuait. Pour qui se prenaient-ils tous ?! Elle avait peut-être commis une erreur, mais ils lui avaient bien menti aussi.
- Fuki-sama !
L'adolescente se retourna et vit son amie de toujours à sa fenêtre, Naoko.
- Naoko, qu'est ce que tu fais ici !
- Vous serez bientôt mariée… J'aimerai encore profiter du temps qu'on à ensemble pour jouer. Mais je crois comprendre que vous êtes puni, alors…
- Non ! Je viens ! Mes parents sont agaçant. J'ai envie de jouer avec toi, moi aussi.
Naoko se mit à sourire comme si elle venait d'entendre le plus beau compliment de toute sa vie, et Fuki oublia bien vite sa frustration et les choses qu'elle venait de lire. Après tout, pour les enfants, rien n'a plus vraiment d'importance quand il s'agit de s'amuser…
Les deux jeunes filles étaient sorties en douce, elles s'amusaient près de la forêt où leur clan vivait. Il y avait de la neige partout, il y faisait très froid, et on avait du mal à distinguer les deux adolescentes tant leurs cheveux se confondaient avec la neige, heureusement la couleur de leur kimono les rendaient un peu plus visible. La seule chose qui permettait de les différencier était la longueur de leurs cheveux, ceux de Naoko étant bien plus court à l'époque.
Elles s'amusaient comme deux folles, se lançant des boules de neige, riant au éclats. L'innocence à l'état pur. La nuit commençait à tomber, mais elles ne s'en soucièrent guère. Après tout, qu'est-ce qui pouvait leur arriver ?
Quelque chose vola au dessus de leur tête, les deux adolescentes arrêtèrent leur jeu pour lever la tête en même temps. Fuki plissa les yeux, comme si elle essayait de mieux voir, et une petite boule de feu arriva droit sur l'arbre à côté duquel elles se tenaient. Elles poussèrent un cri et se jetèrent sur le côté.
Fuki prit enfin conscience, allongé dans la neige, avec son amie à ses côtés, que la déclaration de guerre qu'elle avait pu lire dans la journée, n'était peut-être pas aussi loin que ce qu'elle croyait.
- Mes parents !
- Non, Fuki-sama ! On ne peut pas y aller !
- Mes parents sont là bas, Naoko !
Trois hommes se tenaient debout, ils étaient de dos, sur un rempart du clan, et une femme à leur côté. Celle-ci lançait sans relâche des boules de feu, sur les habitations qui constituaient le clan. Le feu dansait devant les yeux de la jeune Fuki, elle avait envie de vomir. Ça ne pouvait pas arriver. Des hurlements s'échappaient de la bouche de ses camarades. Sa tête tournait, elle avait l'impression qu'elle allait s'effondrer.
- Fuki-sama, on doit y aller avant qu'ils ne nous voient ! Vite !
Naoko était tellement terrorisée qu'on aurait dit que ses yeux allaient sortir de ses orbites. Elle attrapa la main de la jeune Fuki, et la força à courir, s'enfonçant dans la forêt. Mais la neige ralentissait leurs mouvements considérablement et laissait des traces de pas.
- Naoko attend ! Ils nous retrouveront facilement ! Regarde les traces de pas !
Les deux adolescentes étaient à bout de souffle, paniquée et craignaient pour leur vie. Ce fut la première fois qu'elles firent connaissance avec ce sentiment, mais certainement pas la dernière.
Naoko se mit à trembler comme une feuille, regardant partout autour d'elle pour trouver un endroit, quelque chose de quoi se cacher. Elles entendirent un bruit au loin et leur sang se glaça dans leurs veines.
- Naoko ?
Fuki remarqua un lac assez grand, l'eau n'y était pas gelée, et une berge. Elle identifia rapidement un genre d'abri qui s'étendait sur plusieurs kilomètres où elles pourraient aller se cacher. Elles n'auraient qu'à rentrer dans l'eau, tout en ayant quelque chose au dessus d'elle qui les couvre. Elles s'éloigneront des dernières traces de pas, et elles seront sauvées.
- Viens Naoko, dépêche-toi !
Naoko suivit son amie en courant à toute jambe une fois qu'elles arrivèrent Fuki commença à se déshabiller rapidement.
- Qu'est ce que vous faites, Fuki-sama ?!
- On n'a pas le choix Naoko, si on garde nos kimonos avec des couleurs aussi voyantes dans un décor pareil, on augmentera nos chances de se faire repérer !
Naoko retira son kimono bien vite, elle aussi et quand les deux jeunes filles furent à moitié nues, seulement vêtu de leur sous kimono blanc elles entrèrent dans l'eau, serrant les dents, noyant leur vêtement avec des pierres qu'elles avaient trouvé sous la neige.
Très vite, leurs lèvres devinrent bleues et elles avaient du mal à avancer, pourtant elles persistaient. Elles voulaient rester en vie. A chaque respiration qu'elles prenaient, un petit nuage sortait de leur bouche entrouverte. Quand elles furent assez loin, elles s'arrêtèrent. Et attendirent là, pendant au moins une heure. Elles ne sentaient plus leurs membres, elles allaient mourir de froid, les deux adolescentes en étaient persuadées, jusqu'à ce que tout devienne noir.
Elle se réveillèrent le lendemain, côte à côte, dans une auberge, des tas de couvertures sur elles.
- Où sommes-nous ?
- Je n'en ai aucune idée Naoko…
Elles se levèrent prudemment, sur leur garde. Elles virent que des kimonos étaient placés sur une chaise avec pour seule note : « j'espère que ça pourra vous aider. » mais aucune trace d'une éventuelle personne. Un plateau de nourriture était également posé par terre, elles se jetèrent dessus et mangèrent tout ce qu'elles purent.
- Quelqu'un nous a sauvé la vie, Naoko!
- Oui, on dirait bien qu'on a eu de la chance…
Naoko n'avait pas été très expressive, probablement en état de choque pensa l'autre jeune fille.
Les deux jeunes filles purent enfin souffler et se reposer. Mais à leur réveil, la réalité les frappa de plein fouet. Qu'était-il arrivé à tous les autres ?! Elles s'empressèrent de retourner de là où elle venait, espérant trouver d'autres survivants. Mais en s'éloignant de la maison environ un kilomètre plus loin, elles trouvèrent le corps d'un homme, allongé sur le ventre, dans la neige. Seulement celle-ci n'était pas blanche comme à son habitude, non, elle était rouge. Les deux jeunes filles comprirent assez rapidement que ce devait être l'homme qui les avait aidés, mais qu'il en avait perdu la vie. En revanche, elles remarquèrent qu'il y avait beaucoup trop de sang et à trop d'endroit différent, pour que celui-ci n'appartienne qu'au pauvre homme. Ce qui voulait certainement dire que les ninjas qui l'avait attaqué, étaient aussi blessé. Ce qui expliquait aussi pourquoi elles n'avaient pas été retrouvées.
Elles enterrèrent l'homme sous la neige du mieux qu'elles le purent et partirent à nouveau en direction de là où elles habitaient encore quelques heures auparavant. Quand elles atteignirent l'entrée de leur clan, elles avaient l'impression d'être dans un mauvais rêve. Tout n'était que cendres. Des corps traînaient ici et là. Parfois, même pas des corps en entier. Pas une trace d'un éventuel survivant. L'odeur, elle, était insupportable. Il y avait du sang partout. Les deux jeunes adolescentes avancèrent, mains dans la main, le souffle court.
Fuki aperçu enfin sa maison. Tout du moins, ce qu'il en restait, elle lâcha la main de son amie et courut vers la ruine qui était sous ses yeux. Elle tenta d'avancer, sautant par dessus les débris et poussant les obstacles qui lui barraient la route.
Elle aperçu sa mère, allongée une partie du visage brûlée, et le ventre ouvert. On pouvait apercevoir le fœtus qui aurait dû être son frère ou sa sœur, mort lui-aussi.
Elle se pencha pour vomir et Naoko arriva enfin, elle avait eu du mal à rejoindre son amie qui était partie avec bien trop de précipitation. En arrivant à sa hauteur, elle l'a pris dans ses bras, essayant de la rassurer, du mieux qu'elle le pouvait.
- Mon père, Naoko, où est-il ?
- Je n'en ai aucune idée, Fuki-sama… Mais nous ne pouvons pas rester là, nous devons partir. C'est trop dangereux.
- Je ne partirai pas sans avoir tenté de le retrouver.
Naoko ferma les yeux. Plus elles paniquaient, moins elles réfléchiraient correctement.
- Allons-y dans ce cas, mais dépêchons-nous.
- Oui.
Les larmes dévalaient les joues de la jeune Fuki, elle tremblait, et sangloter sans pouvoir s'arrêter.
- Fuki-sama, je crois que je l'ai trouvé, regardez !
Elle pointa du doigt une direction sur sa droite. Effectivement, le père de la jeune fille aux cheveux longs blancs était allongé sur le sol non loin de la mère de cette dernière. Un bras lui manquait et plusieurs parties de son corps avaient été gravement brûlés. Il était méconnaissable.
- Père, vous m'entendez ?
Fuki renifla bruyamment, ses yeux étaient rouges, elle espérait que son père pourrait l'aider.
- Père ?
Mais son père ne réagit jamais. La jeune fille pleura toutes les larmes de son corps, brisée. Elle était bien trop jeune et trop fragile pour faire face à tout ce malheur. Elle n'avait jamais connu la guerre jusqu'à hier. Elle en garderait un traumatisme toute sa vie.
Naoko prit son amie par les épaules.
- Nous devons y aller, il n'y a pas une seconde à perdre.
- Mais aller où ? Nous n'avons nul part où aller Naoko.
- Notre clan avait des alliés. Dans le temps tout du moins… Nous pourrions peut-être leur demander l'asile ?
- Oui, c'est sans doute la meilleure chose à faire… Mais nous devons éviter de marcher à des endroits où tout le monde pourrait nous voir, s'ils sont encore à notre cherche je…
- N'y pensons pas ! Tout ira bien. Nous devons juste emprunter la forêt et partir le plus loin possible d'ici. Vers un autre pays même s'il le faut.
C'est ainsi que les deux jeunes filles furent sur la route pendant environ trois longues années, la peur au ventre, ne connaissant rien du monde extérieur, livrées à elles-mêmes.
- Puis nous sommes tombées sur vous. Le clan Uchiha. Vous pensiez que nous étions avec les Senjus, ce n'était pas le cas, ça ne l'a jamais été. Mais je ne pensais pas qu'ils me retrouveraient ici…
Je baissai la tête, regardant le sol, car mes larmes commencèrent à couler et je ne voulais pas qu'il le remarque.
- Pardonne-moi Madara, je sais que je t'ai mis en danger, ton clan et toi, mais je ne le voulais pas, je n'ai jamais voulu une telle chose, je t'en pris, tu dois me croire.
- Je te crois.
Je tremblai légèrement. Je devais lui dire, c'était maintenant ou jamais.
- Je… Quand je suis née, mes parents ont… Ils ont scellé quelque chose à l'intérieur de moi, c'était ça, le premier parchemin que j'ai lu dans le bureau de mon père. Mais je n'ai découvert la vraie nature de tout cela qu'un an seulement auparavant…
Je soufflai un bon coup et dégageai mes cheveux et mon kimono pour bien laisser apparaître ma nuque. Je me retournai et lui montrai mon point bleu.
- Ce point bleu ici, c'est ça le sceau. Mais je ne peux pas y avoir accès, personne ne le peut. Apparemment, ils avaient fait venir un shinobi du clan Uzumaki pour le créer. Je suppose que ces hommes et cette femme étaient au courant et voulaient récupérer les informations que j'avais…La déclaration de guerre venait sûrement d'eux, et c'est sans doute pour ça, qu'ils ont exterminés tout mon clan, et comme ils n'ont jamais mis la main sur nous…
Madara s'approcha de moi, me retourna et m'observa les sourcils froncés comme s'il essayait de me comprendre, mais je ne lui laissai pas le temps de parler.
- Je t'en pris… N'utilise pas cette information contre moi, n'essaye pas d'ouvrir ce sceau… Je t'en supplie...
Il ferma les yeux, comme agacé, mais ne répondit pas à ma supplication, il préféra ignorer ma supplique.
- Ils sont venus avec une armée. Quasiment tous leurs hommes ont été tués, mais certains ont été capturés. Ils sont en train d'être interrogé à ce moment même et ils seront exécutés demain matin. Par contre aucune trace d'une éventuelle femme. Il est possible que ton esprit t'ait joué des tours ce jour-là. Tu as vécu quelque chose de traumatisant et c'est sûr que tu n'es pas le genre de personne habituer à vivre ça.
Je relevai la tête vers lui, mon visage trempé à cause des larmes qui y avaient coulées. Il posa sa main sur ma joue d'un geste tendre.
- Va te reposer, je ne dormirai pas ici ce soir.
Je m'apprêtai à dire quelque chose quand il m'interrompit.
- Maintenant que tu m'as dit de quoi il s'agissait, je dois être auprès des autres ninjas pour gérer ce conflit. Ils s'en sont pris à mon clan, et à toi. Tu es des nôtres à présent, tu es aussi de notre famille et nous ne laisseront personne menacé quelqu'un qui appartient à notre clan.
Il me fit me mettre au lit et sortit de la chambre et tout le poids que j'avais sur mon cœur quelques minutes auparavant avait disparu avec ces simples mots. Sa famille ? La mienne ? Alors, j'avais à nouveau une famille ? C'était si doux à attendre, même venant de lui.
Mais cette nuit-là, mon pire cauchemar revint jouer avec mes émotions.
Mon clan était en train de brûler, des corps traînaient partout sur le sol, Naoko me forçait à avancer nous courrions de toutes nos forces. J'avais envie d'hurler, mais je ne pouvais pas. Je me sentais oppressée. Je m'arrêtai un instant de courir à bout de souffle, je trouvai plus Naoko à côté de moi. Une goutte tomba sur mon visage, puis une deuxième et une centaine d'autres suivirent. Ce n'était pas de la pluie, mais bien du sang. Je relevai la tête, Naoko était là. Pendue à un arbre les bras et le cou en sang. C'était son sang qui me tombait dessus.
Je me réveillai en sursaut, le cœur battant, je regardai de tous les côtés et Keiko arriva dans ma chambre comme si elle avait senti d'une certaine manière mon agitation. J'avais du mal à respirer, elle m'aida à m'asseoir et à me calmer en me faisant de petites caresses dans le dos pour que je me calme, puis elle m'aida à m'habiller, mais de façon bien mon formel que d'habitude. Elle m'amena à manger, mais je ne pouvais rien avaler.
- Keiko, quand à lieu l'exécution des prisonniers ?
- Bientôt Fuki-sama, dans une heure pour être précise.
Ma main se referma violemment sur le bas de mon kimono. Je commençai à trembler à nouveau.
- Je veux y aller.
- Je ne suis pas sûre que vous soyez en état pour
- Keiko, assez. Emmène-moi là-bas.
Keiko fut forcée de céder à ma demande, elle m'accompagna, mais elle n'était pas à l'aise du tout. Arrivée à la place où tout aller se passer, j'attendis, la boule au ventre. Non pas de peur de voir les meurtriers qui avaient voulu me tuer une fois encore, mais plutôt de frustration et de rage de voir que j'étais impuissante face à tout ce qui s'était passé. Madara et Izuna se tenaient en face d'eux, de façon à bien les regarder dans les yeux quand la vie s'échapperait de leur corps. Mais étrangement, même si ce tableau aurait pu me donner froid dans le dos quelques mois auparavant, il ne m'inspirait plus que le respect à l'heure actuelle. Les hommes de ce clan nous avaient tous sauvés et d'une certaine manière, même si je n'avais jamais été une grande admiratrice des shinobis, je leur en étais reconnaissante.
Les prisonniers avaient des bouts de tissu qui couvraient leur tête, c'était impossible de les voir. Mais quand le moment de les exécuter arriva, un shinobi vint leur retirer ce bout de tissu et j'eus envie de vomir. Keiko me soutint du mieux qu'elle le pu se demandant ce qu'il m'arrivait. Ma respiration s'accélérait, et ma gorge se noua. Je n'en crus pas mes yeux, L'un des hommes qui avait exterminé mon clan cette nuit-là et qui était revenu nous attaquer hier, était mon ex-fiancé.
Bon le chapitre 18, avec certaines révélations qu'on attend quand même depuis un moment... Ahaha... On en apprend plus sur notre Fuki, ses origines et le pourquoi elle était partie, et aussi qui est ce "eux"...J'espère qu'il vous plaira. Et, à vendredi prochain :)
Malyss64: lol, tu n'auras pas attendu trop longtemps en tout cas. J'espère que ça te plaira :D
