Chapitre XXII :

Mes cris avaient ameuté toutes mes servantes et les certains shinobis qui faisait une ronde dans la maison. J'étais à genoux par terre, à peine consciente des visages qui m'entouraient. Je ne voulais qu'une chose, retrouver mon bébé. Et où était Madara ? Où était-il quand j'avais besoin de lui ? Quand son fils avait besoin de lui ? Mes larmes coulaient toutes seules, je ne pouvais plus les arrêter. Il avait promis de protéger son fils. Il l'avait promis. Il m'avait menti.

Keiko arriva et ordonna à tout le monde de quitter la pièce me laissant respirer, car j'étais en état de choc selon elle. Tout se passait très vite les gens commencèrent à sortir peu à peu, mais je n'en avais rien à faire. Mes bras continuaient de serrer mon ventre comme si je voulais faire cesser la douleur.

- Fuki-sama, je vous en prie, parlez-moi ! Une servante m'a dit que Dan-sama avait été enlevé ?!

- On me l'a pris… Ils m'ont pris mon fils… Mon Dieu…

Elle ne dit rien me serrant très fort dans ses bras. Je sentis ses larmes mouiller mon pyjama, mais je n'avais que faire de ça, je voulais mon bébé… Qu'on me le rende… Mes respirations devenaient de plus en plus frénétiques et j'étais tellement tendue que tous les muscles de mon corps me faisaient souffrir attrocement.

Pendant que Keiko essayait de me calmer, quelques personnes arrivèrent dans ma chambre. C'étaient les anciens. Je relevai les yeux pleins de larmes vers eux. Kenji, le plus âgé d'entre eux me regardait avec dégoût, les autres eux me regardait juste avec pitié.

- Tu as peut-être rempli ton rôle pendant un temps, mais tu n'as pas été en mesure de le conserver. Tu dois quitter ce clan tout de suite.

Kenji venait de me cracher ces paroles comme du venin et ce fut Keiko qui répondit la première ne me laissant même pas le temps de digérer l'information :

- Vous n'avez pas le droit de faire une telle chose ! Madara-sama n'est pas présent, il ne tolérerait pas de voir ce que vous faite à sa femme ! Si Dan-sama a été enlevé, ce n'est pas de la faute de Fuki-sama. Elle fait partie des nôtres depuis son mariage avec notre chef de clan !

- Elle est, et restera une étrangère !

J'avais déjà entendu ces paroles avant mon mariage, dans le couloir quand Madara avait mis les choses au clair.

Alors ils voulaient que je parte ?! Je n'avais plus rien à faire ici de toute façon. Mon fils m'avait été enlevé, et je compris bien vite après les paroles de Kenji qu'ils ne feraient rien pour le retrouver comme il n'était pas un Uchiha pur-sang, malgré qu'il fut le fils de leur dirigeant. Madara n'était pas là et je n'étais pas en mesure de m'opposer à eux. Je n'en avais pas la force mentale de toute façon. J'étais brisée, incapable de réfléchir de manière raisonnée. Il fallait que je parte, c'était sans doute la meilleure chose à faire.

Je partis en courant laissant Keiko derrière moi qui me poursuivait en criant mon nom. Tout le monde me regardait quand j'arrivai dans le village tandis que je me dirigeais vers la forêt, mais personne, excepté Keiko, ne tentait de me dissuader de m'en aller.

- Fuki-sama, arrêtez s'il vous plaît !

Je m'arrêtai brusquement de courir et me retournai pour la regarder, les larmes pleins les yeux, je ressemblai à une folle, j'en étais sure.

- Il faut que je parte Keiko, il faut que je parte loin d'ici, tu les as entendus !

Mes cheveux étaient en bataille, ma tenue de nuit entrouverte et mal fermée, j'étais essoufflée, j'avais les yeux rouges et je devais probablement à une hystérique. Ou alors à une actrice de théâtre mélodramatique, au choix.

- Ils vont retrouver votre bébé Fuki-sama, vous devez y croire, je vous en prie.

- Tu ne comprends rien Keiko, rien du tout ! Ils n'ont pas l'intention de me ramener mon bébé, il n'est pas de pur-sang Uchiha, sa vie leur importe peu ! Je ne supporte pas de le perdre lui aussi…

Mes sanglots reprirent de plus belle et je du m'arrêter de parler un instant, ma gorge se serrant de plus en plus à mesure que j'essayai de parler.

- Madara-sama ira le chercher, il aime son fils Fuki-sama et

- Il n'en fera rien ! Même s'il aime son fils, il ne mettra jamais la vie de son clan en jeu ainsi, surtout si toutes les personnes de ce clan son d'avis à oublier mon fils ! Pendant un moment… J'ai cru qu'on pourrait vivre comme une famille normale, j'y ai vraiment cru, tu sais, mais…

- Je vous en prie, c'est une grosse erreur de s'enfuir comme ça et si

- Si quoi Keiko ? J'ai tout perdu ici ! Tout ! Je veux que ma douleur cesse… Je n'en peux plus… Je pourrai mourir de chagrin…

Ma voix se brisa, ma gorge était nouée. Keiko ne prononça pas un mot, m'observant. Je devais être lamentable. Ses yeux reflétaient la tristesse. Mais elle ne se plaignit pas, et ne tenta plus de me dissuader de quoi que ce soit.

- Je viens avec vous !

- Non Keiko, je t'en pris, ne vient pas, je ne veux pas être accompagnée, la moindre chose qui me raccrochera à mon passé me tuera un peu plus chaque jour… Je t'en prie mon amie.

Je vis ses larmes sur ses joues et elle ne savait plus quoi me dire j'en étais convaincu. Mais elle parla quand même, peu sûre d'elle.

- Fuki-sama… Naoko m'avait confié quelque chose avant que vous ne tentiez de vous échapper.

- Quoi ?

Je ne comprenais plus rien. Alors les deux jeunes femmes étaient amies ? C'était Keiko ? L'amie que Naoko c'était faite ?

- Votre sceau, celui que vous avez dans votre nuque, c'est l'œuvre des Uzumaki. Un clan très ancien.

- Tu le… Tu es au courant depuis tout ce temps ? C'est elle qui t'a dit tout ça ?

- Oui… Elle m'a dit qu'elle connaissait la technique pour le briser. Elle m'a appris cette technique pensant que peut-être un jour vous voudriez savoir.

Naoko avait fait le choix de tout dire à Keiko, jusqu'à lui apprendre la technique, pour qu'elle soit celle qui me délivre. Après tant d'années.

- Pourquoi Naoko n'a t'elle pas voulue le faire elle-même, et me dire tout ça avant.

- Elle savait sans aucun doute que le bon moment n'était pas arrivé. Mais je pense qu'il est là à présent. Enfin, si vous voulez le briser.

Je pris le temps de réfléchir quelques secondes. J'avais peur, peur de ce que j'allai découvrir. Mais je devais savoir pourquoi tout ça avait eu lieu.

- Keiko, occupe t'en, s'il te plait.

Ma voix tremblait, j'étais terrifiée de ne pas savoir ce que j'allai apprendre, mais je devais savoir. Pour une fois, que j'avais toutes les pièces du puzzle en main.

Keiko renifla avant de se calmer légèrement. Elle me fit un signe de tête avant de former des signes avec ses mains. Je l'avais toujours envié d'une certaine manière. Même elle ne pouvait pas se battre comme les hommes, elle savait comment contrôler son chakra et donc comment briser des sceaux, comme apparemment Naoko d'ailleurs...

Keiko posa ses mains sur mes deux épaules, je fermai les yeux, et après quelques secondes, ce fut comme si quelque chose au fond de mon esprit se libéra. Quelque chose venait de se débloquer, une montagne d'information me submergea d'un coup.

Des tas d'images semblaient gravé dans mon esprit. Une femme, qui mange un fruit, l'apparition du chakra, des guerres ninjas. Deux enfants qui étaient rivaux. Des guerres, encore. Le sharingan, et ses secrets, une pupille blanche, une autre pupille, violette cette fois, avec pleins de cercles. Des bijûs. Mais aussi comment trouver le vrai bonheur, la paix. Deux forces opposées devaient coopérer Tout prenait enfin un sens. Ces hommes n'avaient pas seulement voulu exterminé mon clan et volé une quelconque information, ils avaient voulu s'emparer de moi pour utiliser ces révélations pour leurs propres intérêts, car ils savaient que ça aurait pu changer certaines choses dans notre monde.

- Keiko…

J'avais toujours les yeux fermés et elle enleva enfin tout doucement ses mains de mes épaules.

- Tu dois faire une dernière chose pour moi, avant que je ne m'en aille.

- Dites-moi tout.

- Va me chercher un parchemin sur lequel je pourrai écrire quelque chose. Il faut que j'écrive tout ce que j'ai vu.

Keiko me regarda avec surprise, mais les sourcils froncés comme si elle essayait de lire en moi. Finalement, elle partit chercher un parchemin assez grand sur lequel je pouvais écrire tout. Elle m'avait aussi ramené des vêtements plus chaud ainsi que des chaussures et un manteau puisque dans la hâte, je n'avais rien pris de tout cela avec moi. Elle resta à côté de moi pendant que j'écrivis. Mes mains et mon corps tremblaient, mais pas de froid, c'était le désespoir et les nerfs qui me tenaient encore debout. Je ne savais pas si ce que je faisais changerait quelque chose. Mais j'avais l'espoir qu'un jour peut être, tout serait différent. Alors je me mis à écrire du mieux que je le pouvais toute l'histoire, sans rien oublier.

Quand j'eus fini, je mis le parchemin dans mon manteau et demandai à Keiko de rien révéler de ce qui venait de se passer avec mon sceau.

- J'ai une question à te poser avant de partir, Keiko.

- Oui ?

- Tu étais l'amie à Naoko, tu étais la jeune Uchiha qui à eut recourt à l'avortement dont elle me parlait ? C'est pour ça que tu m'as aidé, que tu es devenu si proche de moi et que tu m'as dit un jour, que tu n'avais pas toujours été la jeune femme que tu es aujourd'hui ?

Ses yeux étaient tout rouge, elle était prête à pleurer mais n'en fit rien, elle hocha simplement la tête. Ça aussi, ça prenait maintenant un sens.

- Je dois y aller maintenant, Keiko. Mais si… Si Madara revient… Dis-lui que tu as ouvert mon sceau et que j'ai… que je lui donnerai toutes les informations qu'il a toujours attendu de moi.

Elle hocha la tête me lança un regard plein de tristesse et s'approcha de moi avant de me prendre dans ses bras et de me prendre par les épaules ensuite pour me dire :

- Prenez soin de vous. J'espère que vous vous en sortirez. Je serai toujours là pour vous si vous avez besoin de moi.

- Merci Keiko. Merci d'avoir toujours été là. Au revoir.

- Au revoir.

Je la regardai une dernière fois avant de partir en pressant le pas, les larmes coulaient le long de mes joues et je me sentais seule. Tellement seule. Je n'avais pas perdu la moitié de mon cœur en perdant mon bébé. J'avais laissé mon cœur sur cette terre, qui malgré qu'elle m'eut recueillis pendant un temps m'avait bien trop fait souffrir. Cette histoire que je gardai avec moi, en espérant que Madara vienne la chercher un jour, j'espérai qu'il serait quoi en faire.

Je ne savais pas où j'allai, je n'avais même pas l'impression d'être en vie. J'errai tel un fantôme. Et si j'avais fait une terrible erreur en partant de la sorte après avoir entendu les conseillers de Madara ? Après tout, peut-être partirait-il chercher notre fils. Il l'aimait, je l'avais vu pourtant, alors pourquoi je n'y croyais pas ? Et puis, il avait tué les hommes qui voulaient s'en prendre à moi, ça devait compter ? Peut-être que je devrais essayer d'aller le chercher. Mon cœur se fendit à l'instant même où j'avais eu cette pensée. Non. C'était une mauvaise idée. Il me détesterait pour être parti comme ça. Madara, me détester…

Je sentis une autre partie de moi se briser. Finalement, je n'avais pas seulement perdu mon bébé à jamais. J'avais aussi perdu la seule personne, qui m'avait donné ce que je n'aurai jamais pu imaginer un jour, une famille. Une soudaine envie de vomir me prit.

- Madara, pardonne-moi.

Je n'avais jamais été aussi sincère en lui demandant pardon, et il n'était pas là pour l'entendre.

Chapitre 22 enfin là, avec enfin, la révélation de ce que contenait le sceau de Fuki. J'espère que personne n'est déçu, mais en fait je voulais surtout trouver LA raison qui faisait que les Uchihas avaient cette stèle avec écrit toute l'histoire etc ( et d'autres petites choses bien sûr ^^)... Et c'est de là qu'est née l'idée même de cette fiction. Donc j'ose espérer que ça vous plaira tout de même :D La fin approche déjà...

Malyss64: Ehehe ! Le retour du redoutable Madara tu sais :') Enfin... Tu verras ce qui se passera :) Merci encore pour ta review, gros bisous :*