Note : Bonjour !

Je vous remercie pour vos reviews lors du premier chapitre, voir que celui-ci a plu me fait énormément plaisir !
Je vous offre donc le suivant, avec un peu de retard, qui sera un peu plus long, en vous souhaitant une bonne lecture !


Les aiguilles dans le cadrant de la pendule argentée soigneusement clouée au mur indiquait quatre heure de l'après-midi passé, la trotteuse résonnant doucement dans l'immense pièce à travers laquelle une douce mélodie de musique classique se faisait entendre, le son fin de la plume écrivant à l'encre de chine sur un morceau de papier sonnant presque comme un murmure qui fut bien vite brisé par le grincement d'une porte qu'on ouvrait, laissant de ce fait apparaître deux escarpins noirs poursuivit de longues jambes dont le sommet était caché par un petit costume tout aussi sombre que ceux-ci.

« Monsieur, votre patient vient d'arriver. »

Reposant soigneusement la plume qu'il utilisait afin de compléter ses papiers, le jeune homme aux cheveux blond releva la tête sur sa charmante secrétaire à laquelle il afficha un sourire radieux avant de reprendre, reculant sa chaise de son bureau noir ciré.

« Bien, faites le rentrer. »

« Entendu. »

Les claquement des talons contre le carrelage s'éloignèrent de la pièce, le jeune homme venant parcourir celle-ci d'un pas lent, s'avançant en direction de l'immense fenêtre qui se trouvait au bout de celle-ci, dévisageant un instant d'un air pensif à travers les carreaux dégoulinant de pluie, tel des larmes roulant sur un visage, la petite ville terne qui s'affichait devant lui, voyant les gens dépourvus de parapluies courir à travers les rues d'un air pressé afin d'éviter l'averse, venant s'abriter sous un abri bus alors qu'un sourire amusé se dessinait sur les lèvres fines du blond.
Un toussotement se fit alors entendre dans son dos, venant de ce fait se retourner d'un air à part, s'avançant vers le nouvel arrivant à qui il vint serrer amicalement la main.

« Ah, bonjour Monsieur Usopp ! Vous êtes en avance aujourd'hui. Pour une fois… »

Notons que sa dernière phrase avait été dite à mi-voix d'un air glacial, un large sourire engendrant ses propos alors que ledit Usopp prenait place sur le fauteuil habituel après avoir salué de blond d'un air oppressé, lui rendant son sourire quelque peu incertain alors que celui-ci venait prendre place sur un autre fauteuil, à environ deux mètres de distance de celui de son patient, croisant ses mains devant son menton, comme à son habitude, près à écouter et à répondre aux récits dont son patient hebdomadaire allait lui faire part.
Il savait que la moitié de ses problèmes n'étaient que mensonges, et que le métisse ne venait le voir que pour pouvoir raconter ses soit disant aventures à quelqu'un, sachant que lui au moins, il allait l'écouter. Toutefois, cela ne le dérangeait pas. Il le payait pour hocher la tête et prendre des notes qu'il faisait semblant d'être utiles. N'était-ce pas un avantage ?
Quoi qu'il en soit, la journée du psychologue se déroula tout comme ses précédentes, sans grands retournements de situations, écoutant ses patients se lamenter de leurs misérables petites vies si peu intéressantes, complétant les documents qui lui étaient attribués, feuilletant deux ou trois bouquins lorsqu'il en avait l'occasion tout en se prélassant dans son fauteuil lorsqu'il n'avait aucun patient sur la liste ce qui, par sa foi, était assez rare.
KuroAshi Sanji était dit comme étant le psychologue le plus connu et le plus efficace de la ville et de ses alentours. Il avait un don, une manière de parler aux gens qui faisait en sorte à ce que les problèmes de ceux-ci s'évaporent en moins de cinq séances, les patients se précipitant pour reprendre rendez-vous aussitôt qu'ils avaient déjà quitté la salle d'entretient avec celui-ci.

Pour sa part, le jeune homme aux cheveux blonds avait une vie plutôt aisée. Un job plutôt bien payé, pour ne pas dire qu'il nageait dans l'argent, une belle maison, une belle voiture, une belle secrétaire…
Il était admiré par ses connaissances, grâce à sa manière de s'exprimer qui ne lui donnait que d'avantages, profitant de ces faits afin d'embobiner tous ces petits hommes d'affaires qui lui tombaient aux pieds afin de mieux faire évoluer son business qui était en plein essor, les anges semblant être de son côté depuis pas mal de temps.
Il n'avait pas à se plaindre, ô que non. Et pourtant… Tout cela l'ennuyait. Il avait l'impression qu'il manquait quelque chose, un besoin important qui donnerait une tournure à sa vie. Mais il était incapable de mettre le doigt dessus.
Sa routine, bien qu'avantageuse, le laissait quelque peu distant... Il se levait la plupart du temps aux côtés d'une parfaite inconnue qui avait passé la nuit chez lui, probablement, allait travailler jusqu'à ce que la liste de ses patients soit entièrement clôturée –il n'était pas capable de laisser l'un de ses patients en besoin derrière lui, pouvant même annuler d'importants rendez-vous afin de leur venir en aide-, rentrait chez lui afin de cuisiner un met exquis comme il aimait tant le faire, et tombait assoupis dans son lit sans même avoir vue la journée passée.

Son regard azure s'égarant un instant dans le vague, la porte en bois cirée se refermant derrière son dernier patient alors que son sourire disparaissait de son visage, le jeune psychologue vint lâcher un léger soupire, tournant les talons en direction de son bureau, venant prendre place sur sa chaise qui aurait pu être considérée comme étant un trône. Son dos s'appuya de manière droite comme un i contre le dossier de celui-ci alors que ses paupières venaient se fermer d'un air épuisé. C'est que c'était fatiguant, de parler à toutes ces personnes en l'espace d'une journée…
Il vint se masser les tempes doucement, se disant qu'il avait besoin de congé, et à peine eut il fermé les paupières qu'il sombra dans de profonds et mystérieux songes, son visage venant retomber mollement sur son bureau dans un bruit sourd, entre ses bras croisés reposant sur ses papiers, la bouche entrouverte, tel un enfant assoupi, rêvant d'un monde que lui seul pouvait atteindre...


« Ah, Zoro ! Tu as vraiment une tête horrible aujourd'hui… »

« La ferme… »

Lâchant un claquement agacé tout en fronçant les sourcils, le jeune homme aux cheveux verts vint prendre place sur la table du pub en face de son collègue qui semblait l'attendre depuis quelque minutes déjà, sirotant un milkshake à la fraise d'un sourire éclatant. Il était de leur habitude de se retrouver dans ce type de café afin de partager un repas de midi ensemble lorsqu'ils n'avaient pas à se rendre au travail, ayant pour uniques jours de congés le dimanche et le lundi. C'était un moment agréable qu'ils pouvaient partager, à parler de tout et de rien, de leur ennuie quotidien, où des stupidités du cadet qui était un vrai théâtre à lui tout seul tellement qu'il parlait fort, ce qui faisait attirer la plupart du temps quelque regards indiscrets en leur direction…

« T'as encore mal dormi, pas vrai ? »

Questionna Luffy, tendant la carte des boissons à Zoro qui feuilleta celle-ci d'un air à part, sachant très bien qu'au final il ne ferait que reprendre la même chose que d'habitude.

« Sans déconner… »

Le garçon aux cheveux sombres prit une mine à la fois peinée et déçue avant qu'il ne s'exclame, s'avançant –par sa fois un peu trop près- du visage de Zoro d'un air éclairé.

« Tu sais, je connaissais quelqu'un qui avait ce genre de problèmes aussi ! »

Zoro haussa les sourcils en se reculant, perplexe.

« Il m'a dit qu'il avait été voir un monsieur spécial et qu'il lui avait parlé, et que quelque jour après, il n'avait plus rien ! »

Les yeux du vert se plissèrent quelque peu, se demandant si son ami n'était en train de se moquer de lui.

« Un… Monsieur spécial ? »

« Ouai ! Attends, il m'a donné sa carte ! »

Sur ses mots, Luffy se recula, venant plonger sa main dans la poche de son sweet avant de sortir un petit portefeuille aux motifs ridicules qu'il ouvrit, fouillant dans celui-ci un instant sous le regard intrigué de son ami avant de lâcher une exclamation, sortant une petite carte plastifiée dans un air de victoire.

« Tiens ! C'est ça ! »

Saisissant le bien que lui tendait son cadet tout en arquant un sourcil, Zoro se mit à lire les inscriptions qui se trouvait sur la petite carte noire écrites d'un bleu pâle avec une police qui donnerait l'impression qu'il s'agissait d'un manuscrit.

« Un psy ? Tu te fous de ma gueule ? »

Le jeune homme releva ses yeux gris sur le visage perplexe de son cadet tout en fronçant les sourcils.

« Non, d'ailleurs regarde, la première séance est offerte… »

« Je m'en branle que la première séance soit offerte ou pas. Tu crois vraiment que je vais aller voir un imbécile qui ne fera que me dire des évidences pour que je me sente mieux.. ?! Ces psychologues… Ce ne sont que des foutus voleurs de frics qui te donne l'impression d'être intéressant pour que tu te vide les poches chez eux… »

Haussant les sourcils face à l'hostilité soudaine de son aîné, Luffy finit par reprendre, perplexe.

« Pourtant il parait qu'il est vraiment efficace ! Garde la carte. Je suis sûr que tu me remercieras ! »

Un sourire enjoué et niais engendra ses propos, chose qui fit lâcher un long soupire dépité à Zoro qui se demandait si celui-ci l'avait réellement écouté.
Le serveur finit par arriver à proximité de leur table afin de prendre leur commande, Zoro se contentant d'une bouteille de bière et d'un hamburger alors que pour sa part, Luffy tendait la carte de plats au jeune homme, lui demandant de lui préparer tout ce qui était inscrit sur celle-ci, le tout en souriant tel un enfant.

« Tu vas finir par te ruiner à bouffer autant... »

« Je t'emprunterai de l'argent ! »

Le jeune homme aux cheveux verts envoya un coup violent sur la tête de son cadet qui lâcha une exclamation de douleur avant d'éclater de rire. Leur après-midi se passa tranquillement, sans rien de bien spécifique, ne serait-ce qu'ils furent expulsés du restaurant en raison du bouquant pas croyable que causait Luffy, venant terminer leur journée à la rue.

« Bon, à demain ! »

« À demain. »

Traversant la route en courant, une voiture venant le klaxonner en raison de la couleur du feu qui ne lui permettait pas d'avancer, Luffy fit signe à la main à Zoro qui lui esquissa un léger sourire avant de soupirer, tournant les talons en direction de son petit appartement, quelque rue plus loin, tandis que son ami disparaissait dans la rue opposée en trottinant.

Sa soirée se déroula comme ses précédentes, films, cigarettes et bouteilles d'alcool étant au rendez-vous jusqu'à pas d'heures, ayant opté pour tenter les somnifères comme lui avait conseillé son médecin personnel, Tony Tony Chopper, se couchant dans son lit dans un long soupire alors qu'il fermait les paupières, espérant que ces maudits médicaments lui permettent une nuit plus ou moins paisible.
Chose qui bien évidemment, ne fut pas le cas.
Poussant un hurlement, Zoro se redressa sur son matelas, les yeux écarquillés de terreur, ses doigts s'étant enfoncés dans ses couvertures qui semblaient s'être toutes retournées en raison du fait qu'il ne cessait de bouger dans son sommeil, tremblant de tout son être. Son regard se posa sur son réveil indiquant seulement cinq heures du matin. Cela ne faisait que trois heures qu'il dormait. Au-dessus de son réveil se trouvait la carte de visite du psychologue, froissée, qu'il considéra un instant avant de s'emparer de celle-ci, la lançant d'un air agacé à l'autre bout de la pièce tout en serrant les dents. Il n'avait pas besoin d'un psy. Il pouvait très bien régler ses problèmes tout seul… Du moins c'est ce qu'il espérait.

Zoro passa le reste de la nuit à regarder à travers la fenêtre le ciel dépourvu d'étoiles tout en buvant des dizaines de boissons énergisantes afin de se garder éveillé, sachant très bien que cela ne ferait que lui pourrir d'autant plus la santé, se demandant s'il apercevrait un levé de soleil. Mais bien évidement, les nuages épais lui empêchèrent de voir ne serait-ce qu'une once de lumières à l'horizon…


Et voilà, c'est ainsi que se termine ce second chapitre en espérant que vous l'ayez apprécié !
N'oubliez pas de laisser une review pour me dire votre avis à son sujet !
En attendant, je vous dis à la semaine prochaine