Note : Bonjour, bonjour, bonjour..!
De retour pour un troisième chapitre qui arrive deux jours plus tôt que prévu ! -J'ai décidé d'en poster un tous les cinq jours plutôt qu'un par semaine finalement.-
Et... Bien je vous souhaite une bonne lecture !
« Donc les somnifères n'auront pas fait effet, c'est cela ? »
« Non… Enfin si mais… pas comme je l'aurai souhaité. »
Un soupire s'échappa d'entre les lèvres fines du médecin avant que celui-ci ne se lève de sa chaise, venant s'emparer d'un dossier qui se trouvait sur son bureau qu'il ouvrit avant de le feuilleter d'un air désemparé.
Le docteur Tony Tony Chopper était un homme de la vingtaine de petite taille, une chevelure châtain claire et mal coiffée recouvrant son front, chose qui lui donnait par moment des allures de savant fou lorsqu'il s'emportait, ses petits yeux bruns, la plupart du temps cachés derrière le verre épais de lunettes pour la lecture, ne cessant de pétiller lorsqu'il s'exprimait. Il s'agissait d'une personne passionnée par son métier et ses patients, ne désirant qu'une chose; celle de pouvoir aider et soigner tous malades ou souffrants lui demandant de l'aide.
Et le simple fait de se savoir inutile à l'égard de l'un de ses patients était quelque chose qui avait droit à lui plomber le moral de manière presque exagérée.
« Vous savez, Monsieur Roronoa, les médicaments ne parviendront pas à vous aider de vos mauvais rêves. Ce n'est pas réellement quelque chose que l'on peut qualifier comme physique, c'est plus… Psychologique, vous comprenez ? »
« Bien sûr que je comprends… »
Reprit le jeune homme aux cheveux verts tout en fronçant les sourcils, restant assis sur la chaise qui se trouvait en face de son médecin personnel.
« Mais il doit bien y avoir quelque chose pour m'empêcher de continuer à avoir ces putains de cauchemars, non ? »
Le petit médecin prit un air surpris face au changement de comportement qu'avait adapté son patient, celui-ci semblant avoir resserré ses poings d'un air agacé sur ses genoux.
« B…Bien sûr que oui, mais ce n'est pas à moi qu'il faudra vous adresser. »
« Alors à qui d'autre ? »
Une lueur d'espoir anima le regard du jeune homme aux cheveux verts dont la mine, encore plus effroyable que d'habitude en raison de ses interminables nuits blanches, aurait presque effrayé le petit médecin qui préférait garder ses distances avec son patient.
« Je peux vous conseiller un très bon psychologue de la région, il est connu pour avoir le don de réparer ce genre de problèmes chez ses patients… Si vous voulez, je peux vous donner sa carte. »
Sur ces mots, le jeune médecin vint tendre de l'une de ses mains une petite carte noire sur laquelle figurait une écriture bleu clair qui vint faire grimacer Zoro de dégoût, son regard reprenant une expression terne et déçue.
« Non merci, on m'a déjà proposé. »
« Ah, et vous y avez été.. ? »
« Sans façon. Je ne mettrai jamais mes pieds chez l'un de ces foutus psychologues, vous m'entendez ? Si c'est là la seule solution à mes problèmes, alors je saurais très bien m'en passer… »
À peine eu-t-il terminé sa phrase que le jeune homme aux cheveux verts se releva, venant s'emparer de sa veste d'un air agacé avant de se diriger vers la porte du cabinet tout en l'enfilant dans un claquement de langue agacé.
« A-Attendez.. ! »
Essaya de le rattraper le médecin alors que le bruit de la porte qui se refermait brutalement se faisait entendre, Tony Tony Chopper se retrouvant seul d'un air dépité dans son cabinet, baissant la tête d'un air accablé. Il voulait aider son patient, mais si celui-ci n'en mettait pas du siens, alors il n'y avait rien d'autre à faire…
Avançant dans les rues d'un pas à la fois pressé et irrité tout en tentant nerveusement d'allumer la flamme de son briquet qui ne cessait de s'éteindre en raison du vent glacial qui rodait tel un prédateur dans la ville, Zoro lâcha un juron agacé, finissant par remettre sa cigarette éteinte dans sa poche, se disant qu'il se l'allumerait une fois à l'abri de cette future rafale qui, par sa fois, n'annonçait rien de bon, les habitants de la ville refermant portes et volets à double tour tout en disparaissant dans leur petites demeures, bien au chaud. Il devait être dans les alentours de dix-sept heure, ayant passé sa matinée avec Luffy qui lui avait proposé –ou plutôt ordonné- d'aller au cinéma avec lui et son colocataire, un type du nom de Ace, tout aussi bruyant et immature que son cadet…
Auparavant, ce genre de sorties étaient le médicament parfait pour lui remonter le moral, lui faire changer les idées, mais depuis quelque temps, elles n'avaient plus effet. Il restait inexpressif, rongés par ses songes nocturnes qui lui pourrissaient la vie, lui pourrissaient l'esprit, et malgré la peine que prenait Luffy pour lui réafficher un vrai sourire sur le visage, Zoro restait vitreux et froid, comme il l'était durant ses mauvais jours anciens.
Alors qu'il changeait de rue tout en remontant le col de sa veste dans un frisson glacé, plissant les yeux tant le vent qui soufflait en sa direction était brutal, le jeune homme aux cheveux verts vint malencontreusement se faire rentrer dedans par une personne qui marchait en sens inverse, celle-ci semblant ne pas s'être rendu compte de sa présence.
« Ah, excusez-moi ! »
S'exclama l'individu tout en relevant la tête vers Zoro qui pour sa part, le fusilla d'un regard assassin avant de reprendre sa route, sifflant d'un air agacé.
« Regardez où vous allez… »
S'il avait été en forme, il lui aurait probablement attribué un joli coup de poing en plein visage, à ce blondinet, pour avoir osé bousculer le grand et inébranlable Roronoa Zoro, mais sa fatigue et son manque de motivation l'en empêcha. Il ne voulait pas chercher la bagarre. Il voulait rentrer chez lui…
Il traça la route sans se retourner sous le regard perplexe de l'individu qui s'était arrêté d'avancer afin de le regarder s'éloigner, enfuyant les mains dans les poches de son éternelle veste en cuir sombre.
Le "vert" s'arrêta un instant sous un abri bus, à l'abri du vent, où une jeune fille semblait attendre patiemment son moyen de transport, ses écouteurs visés dans ses oreilles, une longue queue de cheval bleue retombant derrière son dos, celle-ci relevant un instant son regard marron sur le nouvel arrivant qui essayait pour la énième fois de s'allumer une cigarette, fronçant les sourcils tout en se concentrant sur la flamme éphémère de son briquet qui menaçait de s'éteindre à tout moment.
Lorsqu'il parvint enfin à allumer sa fidèle source de nicotine quotidienne sur laquelle il vint tirer une longue et lente inspiration, il ferma les yeux un instant sous le regard perplexe de la jeune file avant de quitter l'abri bus sans ajouter un mot ou même un regard, retournant dans la tempête grondante tout en baissant la tête, se dépêchant de rentrer chez lui avant que les cieux ne décident de se déchaîner sur sa personne définitivement.
Lorsqu'il arriva chez lui, un long soupir de soulagement s'échappa d'entre ses lèvres, refermant la porte derrière lui avant qu'un miaulement grave ne se fasse entendre, le jeune homme aux cheveux verts venant poser son regard sur son fidèle compagnon d'appartement qui l'observait d'un air hautain du haut de son étagère.
« Salut toi. »
Avançant une main qu'il regretta amèrement en direction du félin, il ne reçut de celui-ci qu'un violent coup de patte en guise de salut, lâchant une exclamation de douleur alors qu'il reculait un pas, observant un instant son bras salement amoché par la bête, un fin filet de sang s'écoulant d'ores et déjà de celui-ci.
« Abruti de chat… »
Grinça-t-il alors que pour sa part, Sweeney semblait être assez fière de lui, parcourant ses babines d'une langue râpeuse alors que Zoro se dirigeait vers la salle de bain pour se soigner.
Du sang…
Il ferma les paupières un instant, une vision peu agréable lui remontant brusquement dans la tête, tel un violent coup de poing accompagné de nausées, s'accrochant de justesse au rebord de l'évier.
Il ne manquait plus que ça… Que ces images cauchemardesques ne viennent le hanter durant sa journée…
Il se soigna en vitesse et de manière agacée avant de rejoindre son salon, venant allumer la télévision afin de donner un bruit de fond à son appartement par sa foi trop silencieux, lorsqu'un cri horrifique se fit entendre dans sa tête, ses yeux s'écarquillant alors qu'il venait saisir son crâne douloureux entre ses deux mains. Son état ne faisait que s'aggraver, il le savait, et pas seulement de manière physique… Comme si quelqu'un s'acharnait ardemment sur lui afin de lui rendre la vie plus horrible de jours en jours.
Les semaines continuèrent à s'écouler à partir de là, tel des lames que l'on rajouterait jour après jour dans une plaie déjà ouverte, ne faisant qu'augmenter la douleur de la blessure que l'on ne pouvait soigner, Zoro étant toujours poursuivit par ces cauchemars dont l'horreur ne faisait qu'augmenter chaque nuit, ses crises d'angoisses se faisant de plus en plus courantes, même lorsqu'il était éveillé, de douloureux flash-back refaisant surface alors il s'y attendait le moins. Mais malgré cela, il continuait à refuser l'aide de ce soit disant psychologue dont tout son entourage ne cessait de lui casser la tête avec son maudit nom, affirmant clairement qu'il n'avait pas besoin de l'aide de ce genre de personne afin d'aller mieux, chose que lui-même savait complètement erronée…
Cependant, un jour alors qu'il travaillait au café, comme lors d'une semaine habituelle, se chargeant de ranger les verres séchés que Luffy s'occupait de nettoyer du mieux qu'il pouvait, en cassant quelqu'un au passage sans même s'en rendre compte, Zoro fut saisit par surprise par un état de panique aussi brutal qu'inattendu, venant perdre l'équilibre alors qu'il chutait violemment contre le carrelage de la petite cuisine, faisant chuter avec lui une pile entière de verres qui vinrent terminer leur course, par chance, autour de son être. Il suffoqua, incapable de reprendre son souffle, comme s'il était pris en plein cauchemar éveillé, tremblant de tout son être alors qu'autour de lui semblait se profiler des ombres, toutes plus horrifiques les unes que les autres, la salle semblant rétrécir sur lui, Zoro essayant de s'accrocher du mieux qu'il pouvait à une dernière once de lumière qui planait à l'horizon, ayant l'impression que le sol croulait sous son être, son cœur semblant résonner de manière inhabituellement forte et rapide dans son esprit brouillé, venant saisir sa tête entre ses mains dans une exclamation de douleur et d'effroi, ses paupières se fermant fortement, essayant de retirer cet état d'esprit de sa tête, tout semblant tourner autour de lui tout en se rapprochant, la voix de Luffy qui essayait d'attirer son attention semblant à présent tel un lointain écho qui se déformait et se brouillait, laissant Zoro seul, perdu dans les ténèbres.
« Foutez-moi la paix.. ! »
Hurla-t-il, saisissant de manière désespérée ses cheveux entre ses doigts tremblant de manière incontrôlée, comme pour essayer de revenir à lui-même, lorsqu'une main sortie de l'obscurité vint se poser lentement sur son épaule, le faisant sursauter.
« Zoro. »
Ses yeux s'ouvrirent subitement, venant fixer un instant le plafond d'un blanc pur qui se trouvait au-dessus de son être alors qu'il essayait de reprendre son souffle, resserrant entre ses mains les draps tout aussi clairs sur lesquels il semblait avoir été allongé. Il se redressa légèrement, venant regarder autour de lui la pièce dans laquelle il se trouvait d'un air à la fois confus et inquiet, se demandant si son cauchemar était enfin terminé ou si son esprit ne faisait que lui jouer des tours.
« Zoro ! »
Un second sursaut s'empara de son être, comme pour le faire revenir à la réalité, venant se retourner brusquement en direction de cette voix qui venait de s'élever dans son dos, apercevant son médecin personnel, debout à ses côtés, l'une de ses mains s'étant posée sur son épaule.
« Eh bien, vous vous êtes enfin réveillé… »
Soupira-t-il, venant baisser quelque peu la tête d'un air soulagé alors que le jeune homme aux cheveux verts le regardait, muet, semblant être toujours aussi déboussolé que précédemment.
« Vous avez fait une crise d'angoisse. Vous avez de la chance que votre ami était là pour vous amener jusqu'ici ! Il était mort d'inquiétude vous savez ! »
Se pinçant les lèvres, Zoro détourna le regard d'un air peu concerné, voir effacé, venant balayer de ses yeux ternes la pièce dans laquelle il se trouvait, la blancheur de celle-ci lui causant de douloureux maux de tête.
« Je suis où.. ? »
« Aux urgences. Cela fait cinq heures que vous dormez. Nous avions presque cru qu'il s'agissait d'un début de coma ! »
Le regard du jeune homme plana sans but à travers la petite pièce, l'air ailleurs. Le cabinet dans lequel ils se trouvaient ressemblait à tous les autres. Des murs blancs, des lumières blanches, un sol blanc… À côté du lit sur lequel il était allongé se trouvait une petite table de chevet, blanche également, à croire que le designer de ce genre d'endroit n'avait pas la moindre once de créativité dans son esprit, sur laquelle étaient situés quelques papiers, un verre d'eau à moitié plein ainsi que divers instruments argentés que le jeune homme ne connaissait pas, ce genre d'objets ressemblant plus à des instruments de tortures qu'à des matériaux de soins médicaux.
« Vous m'avez opéré ? »
Questionna-t-il d'un air à part, relevant son attention sur son médecin qui avait pris place sur un fauteuil en face de lui, remontant ces lunettes sur l'arrête de son nez à l'aide de son indexe.
« Non, je n'en vois pas l'intérêt. Il ne s'agissait que de l'une de vos terreurs nocturnes… Bien qu'en plus aggravée, et dans un état conscient. »
L'attention de Zoro fut soudainement attirée par un petit papier que tenait en main son médecin, celui-ci semblant étrangement tenter de le dissimuler.
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Oh, ça.. ? Eh bien… »
Les sourcils du jeune homme aux cheveux verts se froncèrent d'un air accusateur, se redressant quelque peu sur son lit de patient, tendant sa main en direction du médecin afin de voir ce qu'il tentait de cacher, celui-ci venant se pincer les lèvres d'un air coupable mais sur de lui.
« Je me suis permis de le contacter. »
Il ouvrit ses mains, laissant de ce fait apparaître l'éternelle carte de visite du psychologue, ce soit disant KuroAshi, chose qui fit changer brusquement l'expression de Zoro, un sentiment amer et brûlant montant en lui.
« Je vous ai dit que je n'en avais pas besoin ! »
Il se leva brusquement de son matelas, chose qui fit reculer son médecin, comme par réflexe, avant que celui-ci ne reprenne, essayant de garder un ton de voix stable, fronçant les sourcils.
« Je suis votre médecin, Monsieur Roronoa. Et en tant que tel, je ne peux me permettre de laisser mon patient se détériorer de la sorte. C'est la seule solution afin de faire cesser vos terreurs nocturnes ! Vous le savez autant que moi ! »
Le jeune homme aux cheveux verts serra les dents, se retenant ardemment le faire voler la petite table de chevet à travers la fenêtre tant la rage ardente qui montait en lui semblait vouloir faire surface.
« Votre rendez-vous avec lui aura lieu lundi prochain à quinze heure. En attendant, vous allez devoir rester chez vous le reste de la semaine. Vous avez besoin de repos. »
« De repos ?! »
Le regard de Zoro s'embrasa. Alors là, c'était la meilleure. Non seulement il se réveillait aux urgences en apprenant qu'il avait rendez-vous avec l'un de ces foutus psychologues, mais en plus de cela on lui annonçait qu'il n'aurait pas son salaire d'une semaine car il devait "se reposer" ! Il s'apprêta à quitter la pièce dans un élan de rage, mais le docteur Chopper l'en empêcha, le rattrapant par la manche.
« Il faut que vous y alliez, Monsieur Roronoa ! Nous avons fait des examens, il n'y a pas que votre esprit qui se détériore, votre santé physique en prend un coup également ! »
Le jeune homme lâcha un claquement de langue agacé, restant silencieux avant de faire un mouvement vif du bras afin que le médecin le relâche, venant de ce fait quitter les urgences sans rien ajouter, laissant, pour la énième fois, le petit médecin en plan au milieu de la pièce, celui-ci venant baisser la tête d'un air désespéré alors que pour sa part, Zoro s'éloignait d'un air enragé en direction du bar le plus proche, le besoin de boire une bière se faisant grandement ressentir alors qu'à l'entrée du petit cabinet, une silhouette vêtue d'un long manteau noir semblait le suivre du regard, un léger sourire venant se tracer sur son visage pâle avant qu'elle ne fasse volteface, venant disparaître à l'arrière d'une grande voiture toute aussi sombre que sa tenue, refermant la portière derrière lui.
« Je m'empresse de vous rencontrer, Monsieur Roronoa. »
Domdomdooom !
L'histoire commence lentement mais surement à se former !
Comme d'habitude, n'ayez pas peur de poster de review -Quoi ? C'est vrai qu'il m'arrive de faire peur !- et à dans cinq jour pour la suite !
Encore merci de m'avoir lu !
