Note : Bonjour, bonsoir !
Avec un petit retard, me voilà de retour -non, pas pour vous jouer un mauvais tour, ça suffit !- en compagnie de ce chapitre que vous semblez avoir tant attendu !

Mais avant toutes choses, je souhaitais vous remercier encore énormément pour vos reviews, vous êtes merveilleux, qu'il s'agisse de remarques positives ou de conseils afin de m'améliorer, cela me fait un plaisir immense de voir que mes écrits et leur contenu puissent plaire ainsi, merci de continuer à me suivre et à me lire chaque fois !
You're awesome !

Mais bon, assez parlé, je vous souhaite, encore et toujours, un bonne lecture, et je vous retrouve à la fin pour une dernière petite note !


Entrant dans la pièce d'un air désabusé, Zoro regarda autour de lui le lieu dans lequel il se trouvait, balayant ainsi cette sorte de salon de ses yeux gris perçants. Il s'agissait d'une pièce plutôt spacieuse, pour ne pas dire imposante, d'immenses fenêtres donnant sur la petite ville recouvrant une bonne partie du mur en face de lui, des cadres et une bibliothèques à en couper le souffle tapissant l'autre partie de la pièce. Les murs, ou du moins ce qu'on pouvait en voir, étaient d'un bordeaux profond presque attirant, s'harmonisant parfaitement avec les lattes d'un bois sombre qui recouvraient le sol, un large tapis composé de tons tout autant obscurs habitant l'autre partie de celui-ci.

Longeant le mur du regard, les yeux du jeune homme aux cheveux verts finirent par venir se heurter contre un bureau teint de noir sur lequel étaient placés divers documents, tous semblant avoir été rangés avec minuties et réflexions, choses qui vint faire arquer un sourcil de perplexité à celui-ci. Il n'était pas compliqué de déduire que ce soit disant KuroAshi était quelqu'un qui aimait le soin et le rangement, ses vêtements soigneusement repassés en étant la preuve même. Combien d'argent possédait-il ? Beaucoup, probablement, à en croire ces nombreuses horloges d'un argent lumineux ou encore ce stylo de marque reconnue qui était déposé dans un coin de son bureau.

« Voulez-vous quelque chose à boire, Monsieur Roronoa ? »

La voix posée du psychologue s'élevant derrière lui vint faire sursauter malgré lui le jeune homme qui se retourna vers celui-ci, le regardant un instant d'un air glacial, chose que le blond sembla complètement ignorer, s'avançant au milieu de la pièce, là où deux fauteuils en cuir olive soigneusement placés l'un en face de l'autre à une distance raisonnable se trouvaient.

« Je ne suis pas venu ici pour boire. »

Gronda Zoro, étant bien décidé à montrer à cet abruti de psychologue aux poches remplies d'argent qu'il n'était pas venu ici de son propre chef, avant de poursuivre après un temps d'un air antipathique, son regard se perdant une seconde fois sur les pourtours de la pièce dans laquelle ils se trouvaient.

« C'est ça votre salle de séance ? »

« Effectivement. Vous auriez espérez une salle blanche avec un long fauteuil sur lequel vous allonger ? »

Un sourire amical vint s'afficher sur le visage de KuroAshi avant qu'il ne fasse signe à son nouveau patient de prendre place sur l'un des fauteuils sans même lui laisser le temps de répliquer, chose que Zoro fit à contre cœur, faisant grincer ses dents. Hormis le fait que ce type en costard avait déjà lieu de grandement lui taper sur les nerfs, Zoro avait l'impression que l'atmosphère qui régnait dans cette pièce… l'apaisait, en quelques sortes. Peut-être était-ce cette odeur parfumée qui planait dans la pièce qui lui donnait cet état d'esprit, ou alors ces quelques notes de musique classique qu'il était facile à entendre en fond sonore si l'on y prêtait attention… Quoi qu'il en soit, même s'il ne voulait pas l'avouer, il se sentait à l'aise en ce lieu.

« Bon, alors… Ça ne vous dérange pas que je vous appelle Zoro ? »

Commença le jeune psychologue tout en prenant place sur le fauteuil à l'opposé de son patient, posant son regard azure sur celui-ci dans un léger sourire.

« Si, ça me dérange. »

Plissant légèrement les yeux, Zoro ne lâcha pas du regard celui qui se trouvait en face de lui. Toutefois, suite à cette remarque désagréable, ledit KuroAshi ne sembla pas broncher, ne perdant pas pour autant ce sourire amusé qui s'était dessiné sur son visage.

« Vous n'allez pas faciliter les choses… »

Reprit-il posément, croisant ses jambes avant de reprendre, appuyant sagement son dos au fond de son fauteuil.

« Pourquoi êtes-vous venu ici, Monsieur Roronoa ? »

« Mon médecin a du vous le dire en vous contactant… »

Détournant le regard, Zoro fronça les sourcils d'un air agacé.

« Je veux entendre votre version des choses. Pas celle de votre médecin. Pourquoi êtes-vous venu ici ? »

Gardant ses yeux posés sur un point quelconque se situant sur le sol de la pièce, le jeune homme aux cheveux verts lâcha un léger soupir. S'il était venu, c'était pour une seule raison : parler. Parler de ses problèmes, parler de ce qui lui arrivait depuis à présent plusieurs mois. Mais pour y parvenir, il devait mettre son ego de côté, et ça, il en était parfaitement conscient.
Il garda un instant de silence avant de finalement venir relever ses yeux sur le psychologue, se décidant de reprendre après un court instant.

« Je fais des mauvais rêves. Ça fait des mois que… Je n'ai plus eu une nuit paisible… Même mes journées deviennent invivables depuis peu. »

Il resserra ses mains ses les accoudoirs du fauteuil en cuir.

« Et quels types de mauvais rêves est-ce ? »

Questionna le blond après un temps, croisant ses mains devant son menton d'un air concerné.

« Des souvenirs… » Il marqua un temps de pause avant de reprendre, soupirant légèrement. « C'est principalement le même rêve qui me revient mais… Je ne parviens jamais à m'en souvenir quand je me réveille. Je sens juste un… sentiment horrible qui s'empare de moi… Ce n'est pas vraiment de la peur c'est… quelque chose d'indescriptible. »

Les yeux de Zoro s'écarquillèrent subitement. Jamais il n'avait raconté ce genre de chose à qui que ce soit auparavant, du moins, jamais dans de tels détails. Même Luffy, son ami d'enfance ainsi que son fidèle collègue n'avait jamais entendu cette version des choses. Et pourtant, sans même réfléchir, il venait de tout expliquer à ce parfait inconnu qu'il n'avait encore jamais rencontré précédemment.

« Je vois… Parlez-moi un peu de votre environnement. Vivez-vous seul ? »

Le regard du blond ne se détacha pas de son patient, ayant déposé le petit carnet ainsi que le stylo dont il s'était emparé un peu plus tôt sur la table basse qui se trouvait à ses côtés, portant ainsi son entière attention sur le dialogue partagé avec son nouveau patient qui pour sa part, semblait se gratter nerveusement l'arrière de la nuque.

« Ouai, en quelque sorte… »

« En quelque sorte ? »

Répéta KuroAshi d'un air intrigué.

« J'ai un chat. »

Un léger sourire vint étirer les lèvres du psychologue dans un attendrissement qu'il dissimula afin de ne pas venir irriter son patient, poursuivant simplement sur le même ton employé précédemment.

« Et depuis combien de temps vivez-vous "seul" ? Étiez-vous avec de la famille auparavant ? »

Les sourcils de Zoro se froncèrent, venant baisser légèrement le regard malgré lui. Il semblait que le psychologue venait de toucher un point sensible, à en voir son changement d'expression soudain.

« Ça va faire deux ans… Je… » Il serra les dents, marquant un temps de pause avant de poursuivre. « Je vivais avec mon père adoptif et sa fille. »

« Et qu'est-il advenu pour que vous ne viviez plus avec eux ? »

Un silence plongeant s'empara de la salle de séance, l'atmosphère semblant s'être innovée en quelque chose de différent que le psychologue n'eut pas du mal à détailler, se disant qu'il avait déjà le doigt sur quelque chose.

« Ils ont été assassinés. »

Finit par poursuivre Zoro après avoir fermé un instant les paupières, essayant du mieux qu'il pouvait de ne pas montrer de manière évidentes ses émotions face à ce type aux cheveux blonds qui semblait néanmoins l'écouter avec attention, sans jugements, sans commentaires, juste l'écouter tout en posant des questions, comme tous bons amis aurait pu le faire… Il ne voulait pas montrer ses faiblesses en public, et encore moins devant ce genre de personnes qui semblaient n'attendre que ça.
Se redressant quelque peu dans son fauteuil couleur olive, KuroAshi décroisa ses jambes d'un air captivé, son regard s'étant approfondi alors qu'il continuait à considérer son patient d'un air à la fois détaché et intrigué.

« Je vois… »

Souvenirs tragiques… Traumatismes d'enfance… Ce genre de cas semblait être assez courant en ce qui était lié aux mauvais rêves et autres insomnies semblables, bien que dans ce cas-ci, les choses semblaient avoir une tournure quelque peu différente de ses autres cas...

« Sauriez-vous me dire la manière dont cette nouvelle vous a été… annoncée ? »

À peine le psychologue eu-t-il terminé sa question qu'un mal de crâne aussi soudain que poignant vint s'emparer du jeune homme aux cheveux verts, les sourcils de ceux-ci venant se froncer d'une douleur et d'une curiosité flagrante, ne comprenant pas cette réaction qui ne lui était pas réellement familière.
Il ne parvenait pas à s'en souvenir. Et pourtant, cette pensée le faisait terriblement souffrir, le plongeait dans un état de terreur que lui-même ne comprenait pas.
Ses mains se détachèrent brusquement des accoudoirs, venant fermer ses paupières alors que la douleur ne se faisait plus qu'évidente, un bruit autant aiguë que cinglant venant se faire entendre à travers les oreilles de celui-ci, le psychologue se redressant légèrement sur son fauteuil à la vue de l'étrange réaction de son patient.

« Monsieur Roronoa ? »

La voix du jeune homme aux cheveux blonds qui s'avançait vers lui sembla se déformer et se troubler, Zoro essayant un tant soit peu de contrôler cette crise d'angoisse évidente qui commençait déjà à refaire surface. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Il ne voulait pas montrer son étourdissement, il voulait lutter contre ses chers démons qui ne cessaient de s'emparer de son être. Serrant les dents, il finit par rouvrir brusquement les paupières, se retrouvant face à face avec son psychologue dont les yeux d'un bleu qui semblait s'être éclairci s'étaient posés sur son être dans une expression de surprise.

« Vous êtes avec moi, Monsieur Roronoa.. ? »

Questionna-t-il d'un air qui se voulait inquiet, avançant l'une de ses mains du visage de son patient dont le teint de peau semblait avoir étrangement pâlit, mais celui-ci le repoussa brusquement, semblant être revenu à lui-même.

« J…Je vais parfaitement bien. »

S'enquit-il d'un air glacial, lançant un regard sombre au psychologue qui haussa les sourcils de perplexité, sa main ayant tranché l'air silencieusement.
Le regard du vert s'anima une seconde fois de fougue, ses sourcils s'étant froncés pour la énième fois alors que pour sa part, un léger sourire venait étirer la commissure des lèvres du blond qui se redressa, venant tapoter l'une main distraite le devant de sa veste de costume à haut prix.

« Votre médecin personnel m'a parlé de vos "crises d'angoisses". Il semble que vous venez d'en échapper une. »

Conclut-il tout en regagnant sa place sur son fauteuil en cuir sous le regard accusateur et silencieux de son patient qui semblait s'être quelque peu crispé sur sa place.

« J'en déduis qu'elles sont également l'une des causes de votre venue ici. »

« Elles le sont. »

Trancha simplement le jeune homme aux cheveux verts qui semblait s'être calmé de manière inhabituellement rapide. C'était la première fois que l'une de ses crises s'apaisait ainsi de manière aussi soudaine. À l'habitude, il lui fallait quelque minutes, si part chance il ne perdait pas connaissance entre temps afin de reprendre ses esprits, et pourtant, en ce moment même, il semblait avoir repris un total contrôle de la situation, comme si rien de cela n'était arrivé. Il ne comprenait pas… Comment était-il possible qu'il puisse reprendre un pareil état de calme en un si court laps de temps et sans le moindre médicament…

« Nous nous arrangerons afin qu'elles ne soient plus. »

L'intonation de voix qu'avait employée le psychologue fit relever de perplexité les yeux du patient qui fut surpris d'apercevoir un nouveau sourire dessiné sur le visage pâle de celui-ci, sa joue s'étant appuyée au creux de l'une de ses mains d'un air enjoué, le regard du vert se plissant quelque peu. Ce type… Il avait quelque chose d'étrange. Et pourtant, et à son plus grand agacement, Zoro n'était pas capable de mettre le doigt dessus. Qu'avait-il de si… particulier, de si exceptionnel.. ?

« Eh bien, je pense que nous avons déjà posé le doigt sur quelque chose, pas vous ? »

« Vous n'avez pas pris la moindre note… Et cela fait à peine un quart d'heure que je suis ici. Vous vous foutez de moi ? »

L'intonation de voix du jeune homme se changea en un air empli de menaces, son regard s'étant posé sur le petit carnet qui se trouvait encore et toujours sur la table basse.

« Je n'en vois pas l'intérêt. Quoi qu'il en soit, nous aurons le temps d'en discuter encore lors de nos prochaines séances, pas vrai.. ? »

Le psychologue se releva de son fauteuil sous le regard froid de son patient qui, pour sa part, se contentait de faire grincer ses dents d'un air irrité.

« Qui vous dit qu'il y en aura d'autre ? »

Grinça-t-il froidement alors qu'un léger sourire indescriptible venait animer le visage du blond qui s'était approché de son bureau.

« Simple déduction… »

Le regard océan du jeune homme en costume se reposa sur son patient, lui affichant un sourire chaleureux qui, bien entendu, ne lui revint pas, recevant un simple coup d'œil austère en retour.

Pour une première séance, il était vrai qu'elle eut passé bien plus rapidement que prévu. Mais bien entendu, il devait s'y attendre; il ne recevrait pas une heure entière avec un psychologue hautement reconnu et sans payer le moindre bien. Qu'avait-il réellement fait en fin de compte ? Il ne savait toujours rien de lui, ne serait-ce que quelque vagues détails de sa vie. Et après ? Qu'allait-il faire de ces informations ?
Il fallait admettre que cela avait pour lieu de grandement énerver le jeune homme aux cheveux verts, de se sentir ainsi hors de la situation qui l'attendait.

« Je ne pourrais pas vous recevoir avant la semaine prochaine à la même heure. J'ai un horaire chargé, voyez-vous. »

Tels étaient les mots que cet imbécile de psychologue avait attribué à Zoro avant qu'il ne quitte la salle de séance sans rien ajouter, l'un souriant amicalement, l'autre fronçant les sourcils de manière désagréable.
Allait-il réellement être aussi efficace que tout le monde lui disait ? Il avait du mal à le croire… Et pourtant, en son for intérieur, et même s'il le niait entièrement, Zoro savait qu'il allait y retourner une seconde fois, chez ce psychologue…


Eeet TOP ! Voilà la fin de ce cinquième chapitre !

J'espère qu'il vous aura plu, et je vous remercie encore une fois de m'avoir lu !

En ce qui concerne la suite, bien qu'elle soit déjà préparée d'avance, elle ne risque pas d'arriver avant un bon mois, pour les deux simples raisons que je dois d'urgence me remettre à travailler pour mes examens, et car je serais absente durant deux grosses semaines, et donc l'impossibilité de poster, j'en suis désolée.
Mais j'espère que vous saurez être patients d'ici là, en attendant je vous souhaite de bien vous porter, et à très vite ! ~